Repensons le plastique…

Une aventure au fil des siècles
Clamant le génie de l’humanité
D’invention en invention
Les techniques s’y affinent
Histoire du plastique

Découverte du caoutchouc, de la vulcanisation
Apparition du mot polymère (1866)
Mise au point du celluloïd (1856/1870) puis de la cellophane (1908)
Après un siècle de perfectionnement, fabrication industrielle du polychlorure de vinyle – PVC (1931)
Apparition des polyamides en 1935 : le nylon !
Découverte du polycarbonate en 1953…

Depuis 1950
Production de 8,3 milliards de tonnes de plastiques
Et la belle aventure a viré au cauchemar
L’invention géniale s’est disséminée
9 % ont été recyclés,
12 % incinérés
Et 79 % ont été accumulés dans des décharges ou dans la nature

Surexploitation des combustibles fossiles
Additifs toxiques
Substances chimiques
Perturbateurs endocriniens
Matières non biodégradables
Menace majeure pour nos océans

– STOP –
Dans nos actes
Dans nos comportements
Dans nos pensées
Repensons le plastique…

Pour lutter contre la pollution, le Kenya bannit les sacs en plastique

Dans le but de lutter contre la pollution, le Kenya interdit, depuis lundi 28 août, l’utilisation, la fabrication et l’importation de sacs en plastique. L’interdiction, qui vise principalement les sacs distribués par les commerçants et ne concerne ni les biens emballés dans du plastique, ni les sacs spécifiques utilisés pour les ordures, est entrée en vigueur après le rejet par la Haute Cour, vendredi, d’une plainte des importateurs de sacs en plastique, qui arguaient d’une importante perte d’emplois.
Des dizaines d’autres pays ont déjà interdit ou limité l’usage des sacs en plastique, comme le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire… Mais la loi kényane semble particulièrement dure pour les délits les plus graves, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 32 000 euros et des peines de prison de quatre ans maximum.
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les supermarchés kényans distribuent jusqu’à 100 millions de sacs en plastique par an. Le directeur du PNUE, Erik Solheim, a dès lors qualifié l’interdiction d’« étape gigantesque » en vue de mettre un terme à la pollution provoquée par le plastique dans un pays où ces sacs jonchent souvent les bas-côtés, se retrouvent régulièrement bloqués dans les branches des arbres, obstruent certaines voies d’égout, sont parfois ingérés par le bétail et se retrouvent dans les cours d’eau et l’océan Indien.
Sacs écologiques
L’interdiction avait été annoncée six mois plus tôt afin de laisser aux consommateurs et commerçants le temps de s’adapter à la législation à venir. L’Agence kényane de gestion de l’environnement (NEMA) avait à cet effet publié des annonces dans les principaux journaux afin de l’expliciter.
Malgré cela, l’entrée en vigueur a perturbé les opérations de certains supermarchés. De longues files se sont formées aux caisses et de nombreux clients ont été obligés d’emporter leurs courses dans les bras ou dans des caisses en carton, en l’absence des sacs en plastique. L’Association des commerçants au détail du Kenya a indiqué que les supermarchés prévoient de commercialiser d’ici peu des sacs écologiques et réutilisables à prix modique.
Le Kenya avait déjà tenté deux fois pendant la décennie écoulée d’interdire les sacs en plastique, en vain. Mais la mesure semble cette fois bénéficier d’un large soutien, tant le problème de la pollution au plastique est devenu visible. Quelques Kényans se sont toutefois plaints sur les réseaux sociaux, affirmant que des policiers arrêtent certaines voitures dans le centre de Nairobi pour vérifier qu’aucun sac en plastique ne s’y trouve et, le cas échéant, demander un pot-de-vin.

Le Monde.fr avec AFP Le 28.08.2017 à 17h18

Lien : http://lemde.fr/2wW1F1K


Les Yezidis et l’ange-paon…

Yézidisme
Une religion des plus antiques
Forte de près de 7000 ans

Une communauté apparentée aux Kurdes
Parlant le kurmandji
Croyant en un dieu unique,
Servi par les sept anges
Dirigés par l’ange-paon, Malek Taous

Présents dans le Caucase, le Kurdistan…

Lalish, leur lieu saint,
Dans la plaine de l’antique Ninive
Sur les terres de l’Irak d’aujourd’hui

Les Yézidis
Qualifiés de diaboliques, de mécréants
En butte à l’incompréhension
À la haine et à la destruction

Les Yézidis, brisés, meurtris
Et renaissant perpétuellement de leurs cendres…

LE CAUCHEMAR DES YÉZIDIES

Elles ont été battues, violées. On les a privées de leurs parents, de leurs enfants. Leurs maris ont été exécutés sous leurs yeux. Même lorsqu’elles ont pu échapper à leurs bourreaux, le cauchemar des femmes yézidies, enlevées et réduites à l’esclavage sexuel par les combattants de Daesh, ne s’arrête pas à leur libération. Dans le camp de Chamisku, à la frontière turque, elles trouvent auprès des équipes de Médecins du Monde un soutien primordial. Une chance de tenter de se reconstruire alors que la douleur des persécutions, de la perte et de l’humiliation continue de les harceler.

Amener les femmes qui ont été victimes de Daesh à s’exprimer, à raconter leur calvaire est un véritable défi. Défi que relève quotidiennement Hairan, elle-même yézidie, psychologue pour Médecins du Monde à Chamisku. Avec sa famille, la jeune femme a fui le district de Sinjar en 2014 pour échapper aux massacres et aux enlèvements. Elle a choisi de rester dans le camp où, étant également déplacée dans son propre pays et forte d’une culture commune avec ses patientes, elle organise des séances de thérapie de groupe ou individuelles et des activités psychosociales. Ainsi les femmes qui portent en elles de profondes blessures psychologies trouvent-elles dans l’écoute attentive et des ateliers thérapeutiques une voie pour atténuer l’angoisse, les troubles du sommeil ou la dépression.

LE TEMPS NE POURRA RIEN Y FAIRE

Haifa a été enlevée en 2013. Elle a passé plus de deux ans aux mains de Daesh. « J’ai été détenue successivement par huit à dix combattants, tous Lybiens. Ce fut un véritable cauchemar. Pendant un an, j’ai passé mes journées seule, enfermée dans le noir. J’ai été maltraitée, battue et violée. La vie n’existait plus, tout était noir, mort, sans vie. Quand je me réveillais, j’avais envie de pleurer ; quand je me couchais, j’avais envie de pleurer. Je comptais les jours, les minutes me paraissaient des heures et les jours des années. Daesh nous isole et nous persécute. On n’est plus un être humain sous leur commandement, j’étais comme une esclave. »

Pendant une courte période, Haifa est enfermée avec une autre femme et son enfant. Pouvoir communiquer avec quelqu’un d’autre lui fait du bien. Mais le soulagement est de courte durée. « J’ai été déplacée de ville en ville. Les combattants de Daesh effectuent cette opération de déplacement la nuit, et je ne savais jamais où j’étais. Un jour j’ai supplié mon « propriétaire », celui qui me détenait, de me vendre et de contacter ma famille pour qu’elle me rachète. Il a diffusé des photos à mes proches pour me mettre en vente : ma famille les a reçues et a payé. »

Quand elle rejoint le camp de Chamisku, le cousin de Haifa qui a acheté sa libération lui conseille de se rendre au centre de Médecins du Monde. « J’ai été auscultée, reçue par un médecin lors d’une consultation. Ce dernier m’a dit d’aller voir Hairan, la psychologue. Elle m’a soulagée en me laissant parler, m’a donné des conseils pour mieux dormir, être moins angoissée. Cela m’a fait énormément de bien de me confier mais je ne lui ai pas tout dit, j’ai encore plein de choses à exprimer sur les traumatismes que j’ai vécus. Je n’oublierai jamais ce que qu’ils m’ont fait subir. C’est impossible à effacer de sa mémoire. Le temps ne pourra rien y faire. »

Impossible pour Haifa d’envisager l’avenir. Elle est trop fatiguée, tant physiquement que mentalement. « Ma tête et mon corps sont épuisés. Mon esprit est encore sous l’emprise de Daesh. La seule chose qui pourrait me redonner espoir est de retrouver ma mère et mes quatre frères. Seuls eux comptaient pour moi dans ma vie et maintenant je n’ai plus rien. »

ILS SONT DANS MA TÊTE

Ce cauchemar que raconte Haifa, Riyan, 33 ans, l’a vécu également. Pendant un an, sa famille et elle ont été prisonnières de véritables monstres, réduites à un quotidien de barbarie, d’humiliations, de faim et de peur. « J’ai été capturée à Sinjar il y a un an, avec mon mari et mes cinq enfants. 18 autres femmes ont été emmenées avec nous de force. Ils nous ont conduits à Baddush, un autre village, où nous sommes restés 15 jours. Certains des prisonniers y ont été exécutés sous nos yeux. »

Les survivants sont ensuite conduits à Tal-Afar, à l’ouest de Mossoul, où ils passeront 6 mois dans le  hall où l’on célèbre les mariages. Certaines des femmes sont alors mariées de force. « Ma fille de 9 ans, mon fils de 11 ans et mon mari ont été pris et emmenés en Syrie. Je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, s’ils sont encore en vie. Je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont pris mes enfants. Après ils nous ont déplacés à Mossoul, puis Raqqa et Der eizzor, en Syrie. Nous vivions comme des esclaves. On n‘avait ni à manger ni à boire : il m’arrivait d’avoir de l’eau seulement 3 à 4 fois pendant deux semaines. J’ai même dû nourrir au sein mon enfant de 4 ans pour qu’il survive. Nous étions battus avec des bouts de bois, sans aucune raison précise la plupart du temps. Nous avons vécu un véritable cauchemar et vu des choses terribles : des gens exécutés, des femmes violées et des enfants assassinés. On ne savait jamais ce qui allait se passer, si nous allions changer de ville ou si nous allions être tués. »

PUBLIÉ LE 8 MARS 2017 - Aurélie Defretin et Thomas Flamerion

Lien : http://bit.ly/2lER0UQ


« Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste »

George Washington (1732-1799), Le Premier
Les 10 Amendements de la Déclaration des Droits (Bill of Rights)
Garantissant les libertés de presse, de parole, de religion, de réunion, le droit de porter des armes, et le droit de propriété

Adams Père auquel succède Thomas Jefferson (1743-1826),
Principal artisan de la Déclaration d’indépendance
James Monroe, auteur d’une Doctrine isolationniste,
Auquel succède Adams Fils

Martin Van Buren (1782-1862), Premier président
Né citoyen américain

Abraham Lincoln (1809-1865),
Abolition de l’esclavage, Guerre de Sécession
Assassiné

William McKinley (1843-1909)
Début de la puissance mondiale, assassiné

Lui succède Theodore Roosevelt (1858-1919),
Chasseur écologiste, inspirateur du Teddy(’s) Bear ?
T. Woodrow Wilson (1856-1924), fait entrer
Le pays dans la 1ère Guerre Mondiale, Prix Nobel de la Paix en 1919

Un second Rososevelt, Franklin Delano (1882-1945),
Ayant épousé la nièce de Theodore, Eleanor,
Réussit l’exploit à être élu pour 4 mandats,
Incluant une réponse à la crise de 1929 avec le New Deal
Et la participation du pays à la Seconde Guerre Mondiale

Puis viendront Harry S. Truman, Dwight D. Eisenhower,
John F. Kennedy, plus jeune président élu, assassiné,
Lyndon B. Johnson, qui restera associé à la Guerre du Viêtnam,
Richard Nixon, qui démissionnera à la suite du Watergate,

Gerald R. Ford, Jimmy Carter, l’acteur Ronald W. Reagan
George H. W. Bush, Bill Clinton, et le fils du précédent, George W. Bush,
Présent lors des attentats du 11 septembre
Barack Obama, père de l’Obomacare, Prix Nobel de la Paix en 2009
Qui laisse sa place à Donald Trump, 45e président,
Magnat de l’immobilier, animateur de télévision,
Auquel son prédécesseur adressa une lettre
Après la passation de pouvoir stipulant que :
« Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste… »

Obama’s Letter to President Trump on Inauguration Day

Dear Mr. President –

Congratulations on a remarkable run. Millions have placed their hopes in you, and all of us, regardless of party, should hope for expanded prosperity and security during your tenure.

This is a unique office, without a clear blueprint for success, so I don’t know that any advice from me will be particularly helpful. Still, let me offer a few reflections from the past 8 years.

First, we’ve both been blessed, in different ways, with great good fortune. Not everyone is so lucky. It’s up to us to do everything we can (to) build more ladders of success for every child and family that’s willing to work hard.

Second, American leadership in this world really is indispensable. It’s up to us, through action and example, to sustain the international order that’s expanded steadily since the end of the Cold War, and upon which our own wealth and safety depend.

Third, we are just temporary occupants of this office. That makes us guardians of those democratic institutions and traditions — like rule of law, separation of powers, equal protection and civil liberties — that our forebears fought and bled for. Regardless of the push and pull of daily politics, it’s up to us to leave those instruments of our democracy at least as strong as we found them.

And finally, take time, in the rush of events and responsibilities, for friends and family. They’ll get you through the inevitable rough patches.

Michelle and I wish you and Melania the very best as you embark on this great adventure, and know that we stand ready to help in any ways which we can.

Good luck and Godspeed,

BO

Lien :


La bile d’ours : au prix de l’extrême souffrance…

Dans les arrière-boutiques
Un trafic se livre
Qui fait commerce de souffrance
Comme en bien d’autres lieux hélas

Ici ce sont les ours
Qui en pâtissent
Traînés, recroquevillés, immobilisés
Tandis qu’on perfore leur abdomen
Pour atteindre la vésicule biliaire

Pour leur malheur
Leur bile satisfait la demande
Au nom de médecines traditionnelles

Pour leur sauvegarde
Certains se battent
Sans relâche
Pour que cesse cette abomination
Pour que des solutions viables
Lui soient apportées

Honneur à leur combat…

Le Vietnam va libérer 1.000 ours exploités pour leur bile

Le Vietnam a promis mercredi de libérer plus de 1.000 ours encore exploités dans des fermes pour leur bile, qui sert en médecine traditionnelle, afin de mettre définitivement un terme à ce commerce illégal.

L’animal, dont la chasse, le trafic et l’élevage sont interdits dans le pays communiste, peut légalement être utilisé comme animal de compagnie. Une faille utilisée par des fermes illicites qui produisent de la bile d’ours, utilisée dans la confection de produits de médecine traditionnelle, très demandés dans la région.

Ces dernières années, des centaines sont morts en raison des mauvais traitements – les animaux sont régulièrement drogués et immobilisés dans d’étroites cages, l’abdomen perforé par un cathéter ou une fistule reliés à leur vésicule biliaire.

L’administration vietnamienne des forêts (VNFOREST) ​​et l’ONG Animals Asia ont signé mercredi un accord pour sauver tous les ours restants dans les fermes et s’engager à mettre fin au commerce de la bile dans les cinq ans qui viennent.

« C’est une journée vraiment historique », a déclaré Jill Robinson, président de Animals Asia, lors de la signature à Hanoï. « Cela va permettre de définitivement mettre un terme aux fermes de bile au Vietnam », a-t-il ajouté.

Pour l’organisation, ce programme va coûter jusqu’à 20 millions de dollars (17,3 millions d’euros) pour sauver et construire suffisamment de centres pour les ours.

« Il est difficile de trouver des fonds pour prévenir et arrêter la chasse et sauver les animaux sauvages », a expliqué Cao Chi Cong, directeur adjoint de VNFOREST.

Les fermes d’ours sont officiellement interdites au Vietnam depuis 1992 mais cette interdiction n’est pas du tout respectée.

La bile contient un acide qui peut aider à traiter les maladies du foie et de la vésicule biliaire, mais des alternatives efficaces à base de plantes sont disponibles.

Il y a environ 1.200 ours en captivité au Vietnam et plus de 400 fermes d’ours dans le pays. Ils étaient plus de 4.000 en captivité en 2005.

Le Vietnam est devenu une destination de choix pour les personnes qui cherchent à consommer des espèces rares ainsi que du vin et des médicaments à partir d’animaux considérés comme ayant des propriétés curatives ou aphrodisiaques.

Par AFP le 19.07.2017 à 13h46

Lien : http://bit.ly/2h5WByc


Django parmi les Roms…

Génie de l’artiste
Qui mit en orbite
Le jazz manouche

Django Reinhardt
L’homme aux doigts de fée
Dont ceux de la main gauche
Furent pourtant brûlés dans son enfance…

Mais alors que son existence (1910-1953)
Nous emmène dans les heures ténébreuses
De la Seconde Guerre Mondiale
Un abîme parfois oublié
Refait surface

Qu’on le nomme
« Holocauste tsigane »
Porajmos, « dévoration »
Ou encore Samudaripen, « Tuez-les tous »
Il nous entraîne dans ces tourbillons infâmes
Où périrent des centaines de milliers de personnes

De Roumanie, de France,
De Croatie, de Hongrie, d’URSS
D’Autriche, d’Estonie…
Entendons-nous leurs cris ?

Alors quand au son de la guitare magique
La danse nous prend
Quand le rythme nous vient
Ne perdons pas pour autant la mémoire
Qui est le seul véritable rempart
Contre de tels renouvellements…

 

Etienne Comar réalise Django, un film sorti en 2017 avec Reda Kateb, Cécile de France, Bea Palya… s’articulant autour du départ de Django Reinhardt de Paris en 1943 et de sa présence ainsi que de ses proches à Thonon-les-Bains dans l’espoir de passer en Suisse…


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