Les voies du partage…

Il était une fois le partage…
À la base de toute humanité.

Le partage comme sens de la vie. Le partage comme vision du monde.

Partage des richesses, matérielles, immatérielles.
Partage du savoir, des cultures, de sa présence à l’autre.
Partage du temps, du regard,
De nos impressions en respect de leur dialogue,
en écoute de leur complémentarité.

Partage de la beauté du monde,
Mais aussi de sa dureté pour mieux l’apaiser.

Partage de nos rires, mais aussi de nos peines.

Partage pour mieux vivre, ensemble,
Dans la solidarité de nos actes, gestes, intentions, pensées.

Les cultures du monde ont appréhendé le partage de bien des manières,
Potlatch nord-amérindien,
Téranga sénégalaise,
Fihavanana malgache…

Le même sens y demeure, s’y inscrit, y rayonne :
Idées de l’hospitalité, du lien, du tiss’âge.

Le partage est porteur des valeurs les plus nobles,
Par-delà les appropriations exclusives
Et les accès morbides de cupidité.

Puisant dans la générosité de l’instant,
Ou de l’existence,
Puisse le partage paraître plus naturel
À celles et ceux qui douteraient encore de sa radieuse nécessité.


Kazakhstan : en route vers l’alphabet latin…

C’est décidé
Le Président Nursultan Nazarbayev l’a officiellement déclaré :
Le Kazakhstan changera son système d’écriture d’ici 2025
Ainsi que le firent depuis 1991 d’autres pays de langues turques
Comme l’Ouzbékistan, le Turkménistan ou encore l’Azerbaïdjan

Alors que le pays emploie actuellement l’alphabet cyrillique
Ce pays, proche de la Russie,
Et fort d’une importante communauté russe,
Franchira le pas au nom d’une volonté de « modernisation et de développement »

Aux 42 lettres actuellement en usage dans son système cyrillique (adapté)
Il substituera donc une série de 32 lettres latines
Ceci n’affectera pas le statut de la langue russe qui demeurera officielle

Rappelons-nous que l’alphabet latin fut brièvement utilisé avant 1940
Succédant à un usage de l’alphabet arabe
Un peu avant que ne s’impose le cyrillique durant l’ère soviétique…


L’oignon, l’un des plus vieux légumes du monde …

løg (DA), cebola (PT), タマネギ (tamanegi – JA), بصل (baṣal – AR), hagyma (HU)…

L’oignon est l’un des plus vieux légumes du monde
Connu en Mésopotamie et Égypte
Vraisemblablement originaire d’Asie centrale

Des oignons d’Égypte, les Hébreux garderont le fervent souvenir, relaté dans la Bible :
« Nous nous rappelons encore le poisson que nous mangions pour rien en Égypte, et les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail ! »

Il existait en Europe (Allemagne, Angleterre) au 16° siècle,
Une charmante tradition
Que les jeunes filles pratiquaient afin de connaître le nom de leur futur époux
Pour cela, elles inscrivaient différents noms
Sur des bulbes d’oignon à l’époque de Noël
Le premier à germer annonçait la future victoire du prétendant

Le terme oignon vient du latin unus : « un »
En ce sens dit-on parfois qu’il aurait un bulbe unique
Les Latins le nommaient caepa
Qui est à rapprocher de ses équivalents en italien, slovène, slovaque, portugais, occitan…
Ou encore en français de « ciboule » et « civet » (plat agrémenté de cives)


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Pour mimer un récit : l’ajagaq

L’ajagaq ᐊᔭᒐᖅ est un jeu inuit
Qui se pratique avec un stylet pointu
Uni par un lien à un corps percé de petits orifices,
Sorte de bilboquet

Robert Gessain qui y a consacré une étude typologique
Les classe de la manière suivante :
T(Type) 1 – humérus de phoque…
T2 – omoplate…
T5 – fémur de chien…
T10 – sections d’os long d’oiseau…
T16 – ours…
(s. : Journal de la société des américanistes – 1952 – vol. 41)

L’on s’en sert notamment pour mimer un récit et
Chaque fois qu’on lance
Ou que l’on rattrape le bilboquet,
On évoque un événement,
Comme une rencontre effectuée par le chasseur
Ou la perte de son couteau…

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I want to be a pilot…

On les appelle : « bidonvilles »
(évoquant originellement les constructions faites à partir de bidons),
« favelas » au Brésil ou encore « slums », « townships »…
Et ils concernent une proportion croissante de la population mondiale.
On estimerait aujourd’hui leur nombre à près d’1 milliard de personnes.

Nous voici aujourd’hui à Kibera
Vraisemblablement le plus grand bidonville d’Afrique

Kibera signifierait « forêt » en langue nubienne.
Rappelant qu’il fut prioritairement mis en place au début du XXe siècle
Durant la période de l’Empire britannique
Afin d’accueillir des soldats nubiens des King’s African Rifles

En 2006 le réalisateur Diego Quemada-Diez
Entreprend de raconter la réalité de Kibera
Avec son court-métrage : I want to be a pilot
(iwantobeapilot.com).
À l’instar des orphelins qui s’y multiplient,
Frappés par divers fléaux dont le SIDA,
Le jeune Omondi* nous y emmène à la rencontre de son existence… et de ses rêves.

En 2014, la Journée mondiale de l’habitat avait « pour vocation de donner voix au chapitre aux habitants des bidonvilles. Souvent, ces derniers vivent pratiquement dans l’anonymat, ils n’ont pas d’adresse, ne sont pas recensés et ignorent quand leurs conditions de vie s’amélioreront. […] Laissons les habitants des bidonvilles nous dire ce qui marche et ce qui ne marche pas, et ce qu’il nous faut faire. » – Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU.

*Omondi signifie que « quand je suis né, j’ai réveillé ma mère très tôt le matin »…


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