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Trancher le nœud gordien

Trancher, trancher le nœud gordien…
Bien des situations humaines, et parmi elles quantité de décisions peuvent mériter ce titre,
Au regard de la fulgurance ou de la surprise de leur résolution,
Au regard aussi de leur brutalité… de leur efficacité ?
Mais au juste, à qui, à quoi doit-on cette expression ?

… Nous voici à Gordion,
Ville située au cœur de l’Anatolie, dans l’antique Phrygie.
Alexandre vient de s’y rendre.
Il a 23 ans, et il visite le temple de Zeus.
C’est là qu’est exposé le char de Gordios, père de Midas,
Célèbre en raison de la royauté qu’il lui accorda
Mais aussi d’un entrelacs de nœuds qui en noue le joug et le timon.
N’est-il pas dit que quiconque le défera, se rendra maître de l’Asie !

Alexandre se trouve à présent devant le char
Et chacun retient son souffle.
Certains commencent à se moquer,
D’autres, de son entourage, semblent inquiets.

Le nœud en question est en effet inextricable
Et bien malin qui saura en déjouer l’énigme !

Qu’à cela ne tienne,
Alexandre sort son glaive et tranche le nœud :
Il sera le maître de l’Asie !

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4 Janvier : Journée mondiale du braille…

C’est l’histoire d’un petit garçon qui, à l’âge de trois ans,
Jouait avec un poinçon dans l’atelier de cuir de son père.
Malheureusement, l’outil ripa à la surface de la peau, et blessa gravement l’un de ses yeux.
Bientôt ce fut au tour de l’autre œil d’être également infecté.
À l’âge de cinq ans, le petit garçon devint complètement aveugle.

Cependant grâce aux soins attentionnés de ses parents,
Il mena peu ou prou la vie de tout autre enfant de son âge
Parvenant même à impressionner les gens par ses facultés de réflexion et de créativité.

C’est ainsi qu’il fut reçu au prestigieux Institut national des jeunes aveugles.
C’est là qu’il découvrit entre autres des livres conçus par Valentin Haüy (1745-1822)
Lesquels utilisaient une technique de gaufrage sur papier épais.
Bien qu’instatisfait en raison des limites de ce processus,
Son attention se porta particulièrement sur le sens du toucher ici éveillé.

Puis, grâce au système de communication nocturne inventé pour l’armée par le capitaine Charles Barbier,
Il se rendit compte qu’un tel processus, utilisant un code de points et de tirets imprimé sur du papier,
Pourrait être d’une importance décisive pour les non et mal-voyants.
Cela le persuada de créer son propre système à points en relief qui bientôt porterait son nom : le système braille.
Pour accomplir cette tâche, il est dit que Louis Braille (1809-1852) utilisa un poinçon rappelant l’outil qui l’avait blessé de nombreuses années auparavant.

Pour rendre hommage à son génie et à l’aide admirable qu’il apporta à nombre d’entre nous,
La Journée mondiale du braille est célébrée chaque année le 4 janvier.


Parler, ne pas parler

« Ceux qui savent ne parlent pas / Ceux qui parlent ne savent pas. » – Laozi 老子

Parler.
Ne pas parler.
Parler à voix basse, ou à haute voix.
Parler pour ne rien dire.
Parler au nom des autres.
Parler avec aisance.
Diction – éloquence.
Hésiter à parler.

Murmurer – Confier – Clamer – Crier.
Baragouiner.
Monter en chaire
S’installer au pupitre
Pour livrer un message ou un discours.

Sortir sur le perron
Pour alimenter les potins du jour.
Donner sa parole
La reprendre.

Parler une langue ou plusieurs.
Parler, un acte d’humanité,
Dans toute sa beauté, sa fragilité
Et ses contradictions.

Proposition d’indéfinition :
« Parler – Extérioriser sa pensée, sa connaissance d’un sujet ou encore son émotion au moyen d’une ou plusieurs langues diversement maîtrisée/s, d’une certaine diction voire d’une éloquence, en prenant ainsi le plaisir ou la responsabilité de la communiquer, avec tout l’impact heureux ou moins heureux, et les diverses conséquences qui peuvent en dépendre. »


Le wiphala : un symbole d’identité…

Wiphala vient d’un mot aymara signifiant « drapeau ». Il est un emblème carré qui représente les nations andines et qui est constitué des 7 couleurs de l’arc-en-ciel représentées soit en bandes simples, soit en 49 petits carrés. Leur combinaison détermine les diverses régions de l’empire inca (dont la principale diagonale détermine la couleur de référence). L’une de ces combinaisons (Wiphala du Collasuyo) est représentative du peuple aymara. Il est utilisé aujourd’hui comme un drapeau de revendication par divers mouvements sociaux. Les couleurs sont toutes attachées à des valeurs essentielles : le rouge rappelant la planète terre (dite Pachamama dans la cosmogonie andine) ainsi que l’être humain, le orange désigne la société et culture, le jaune l’énergie, le blanc le temps, le vert les ressources naturelles, le bleu l’espace céleste et le violet la politique et l’idéologie andine.


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Boadicée, Reine des Icéniens…

C’était le temps où Londres brûlait. Non pas à cause du Blitz et de la campagne de bombardement entreprise par l’aviation allemande entre 1940 et 1941, mais en raison d’une vengeance terrible perpétrée par Boadicée (en gallois Buddug) et les siens au nom de la liberté et de la dignité de son peuple celte. C’était le temps où les Romains avaient souillé la Terre de ses ancêtres, le corps de ses deux filles, Isolda et Sorya, et le sien même par une série de coups de fouets, le tout visant à humilier la reine des Icéniens et à prouver l’autorité que tout dominateur – aussi provisoire soit-il – croit pouvoir exercer impunément. C’était en 61 ap. J.-C. et Boadicée prit la tête de la révolte. On disait qu’elle était rousse flamboyante, vêtue d’une tunique multicolore, et portant lance, et qu’elle inspirait la terreur sur son passage. Unissant les siens dans le Norfolk et ceux du Suffolk, les Trinobantes (ou Trinovantes), elle profita de l’orgueil de ses ennemis, qui se croyaient à l’abri et avaient mal jugé la fierté de ceux qu’ils avaient dépouillés et spoliés. Tardivement associé au cri de « Y gwir erbyn y Byd ! » (La Vérité contre le Monde), la colère des prétendus vaincus s’abattit sans distinction. Ainsi furent massacrés les habitants de Camulodunum (Colchester ?) tandis que la ville fut brûlée. Puis vint le tour de Londinium (Londres) qui connut le même sort. Pris à la gorge, le loup romain sentit combien il avait méjugé son adversaire. C’est alors que Paulinius à la tête de la Légion, et pourtant face au surnombre de l’armée bretonne, porta un coup décisif dans les Midlands. On assure que refusant de se laisser prendre, Boadicée se serait suicidée. Et d’aucuns disent que ses deux filles, qui avaient combattu à ses côtés sur son char même, l’accompagnèrent dans ce destin. Mais d’autres racontent plutôt que l’une des deux filles, changeant de nom se serait mariée des années plus tard… La légende n’en demandait pas tant pour se colporter !


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