• Indéfinition principale :

    couleur 

    Sensation optique née de la lumière mise en contact avec la rétine qui, dans un système général d’interprétation marqué par la culture et l’expérience, va désigner la qualité d’une chose ou d’un phénomène. 

  • couleur 

    « Ceux qui composent de lumières colorées la lumière unique et essentiellement blanche, voilà les vrais obscurantistes. »Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) – Maximes et réflexions


  • couleur 

    « La couleur est par excellence la partie de l’art qui détient le don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité. »Eugène Delacroix (1798-1863)


  • couleur 

    « Nous percevons quelque chose dans les objets, dont nous ne savons pas ce que c’est, qui produit en nous une sensation déterminée, nommée sensation de couleur. » René Descartes (1596-1650)


  • C’est ma couleur préférée.

    thisis color whatS me like more

    FR : C’est ma couleur préférée.

    EN : This is my favorite color.

    ZH : 这是我最喜欢的颜色。

    PI : Zhè shì wǒ zuì xǐhuān de yánsè.

    IT : Questo è il mio colore preferito.


    Polyglotti


    Thème(s) :

  • Holi, la fête des couleurs

    Hiranyakashipu avait reçu de Brahma des dons incroyables. On ne pouvait lui porter tort ni le jour, ni la nuit, ni sur Terre, ni dans le Ciel, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur, ni par une arme, ni sans arme, que l’on soit homme ou animal. Or Hiranyakashipu était hostile à Vishnu et voulait absolument lui nuire. Pour contrecarrer ses plans, on parvint à conduire son épouse alors enceinte au Sage Narada qui lui enseigna tout au contraire la gloire de Vishnu. C’est ainsi que lorsqu’il naquit, Prahlad fut entièrement habité de l’esprit du dieu Vishnu et bientôt son père s’en rendit compte, à sa grande colère. Il demanda à ses maîtres de bien le surveiller, de cesser de lui ôter pareille idée ! Mais rien n’y fit, au contraire. A chaque fois qu’il lui demandait ce qui était au monde la chose la plus importante, Prahlad répondait en toute simplicité : « C’est de renoncer au monde et de chercher refuge auprès du Seigneur Vishnu. » Alors Hiranyakashipu fou de rage décida de tuer son fils. Il envoya ses armées sur lui, mais elles échouèrent. Puis les serpents, qui n’y parvinrent pas davantage. Le poison se transforma en nectar dans sa bouche. Quant aux éléphants, ils ne purent davantage le piétiner. Hiranyakashipu finit par se demander où pouvait donc être ce Vishnu qui lui causait tant de tourments et frappa un pilier de son épée. En sortit Narasimha, qui n’était ni homme, ni lion, lequel le saisit et l’emmena sur le seuil du palais (ni dedans, ni dehors), à l’heure du crépuscule (ni jour, ni nuit), et là le tua. Prahlad monta sur le trône et régna avec une infinie sagesse. Mais tout n’était pas fini pour autant car Holika, la sœur de Hiranyakashipu, qui gouvernait le feu, le prit sur ses genoux et voulut le consumer. Or, tout au contraire, c’est elle qui fut réduite en cendres, tandis que Prahlad n’en était pas affecté. On dit qu’avant de mourir, Holika implora son pardon et qu’il lui accorda. C’est en son honneur qu’on fête Holi, le festival des couleurs, pour rappeler aux hommes, la vanité qui brûle et les règles de bonne conduite. (Une autre histoire est liée à la fête de Holi, qui raconte les amours de Krishna et de Râdhâ).


  • #toucouleurs

    Sénégal, Mauritanie… / #Toucouleurs ← Royaume du Tekrour ← Vallée du Nil / Musulmans / Divisés en castes / Proches des Peuls.


    Twitopique


    Thème(s) :

  • #couleur

    → … Le don magique / La #couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité – Delacroix.


  • sè – 色 : « couleur », « plaisir »

    sè – 色 : « couleur », « plaisir ». 颜色 yánsè est la « couleur ». S’associe aux noms de couleurs. Ex. 红色 hóngsè : « rouge », ou encore 绿色 lǜsè : « vert », etc.


    Sinograph


    Thème(s) :

    Tags :

  • 28 janvier 2014 – Décès de Frédéric Bruly Bouabré

    Nous sommes en Côte d’Ivoire le 28 janvier 2014. Ce jour-là décédait à Abidjan à l’âge de 91 ans, un grand témoin et acteur de l’histoire des écritures. Il emportait alors avec lui une extraordinaire aventure dont il fut sa vie durant le vecteur. Son nom : Frédéric Bruly Bouabré. Son mérite : avoir dédié son existence à valoriser, préserver, défendre la culture de son peuple, les Bété. Cheikh Nadro, c’est-à-dire « Celui qui n’oublie pas » ainsi qu’il se désignait, eut sa révélation en 1948. Il adressa en 1957 une lettre à Théodore Monod y mentionnant :

    « … « Quand vous verrez les pierres de Bécloi, on dirait qu’elles sont sculptées »… Voilà le discours que nous enfants bété, entendions très souvent dans les conversations des grandes personnes. Et moi, à chaque fois que j’entendais ce discours, j’avais le désir d’aller à Bécloi, voir de mes propres yeux ces fameuses pierres. »

     

    C’est ce qu’il fit pour finalement consacrer ses jours à la mise en œuvre, au développement et à l’enseignement de l’écriture dite bété comprenant 448 signes différents. Combien sont attachants ces petits cartons qu’il couvrit de couleurs variées et de légendes inscrites en marge. Leur agencement encyclopédique semble chanter le bonheur qui l’envahit toute sa vie à pouvoir ainsi en témoigner. Poète, peintre, c’est à partir de l’exposition des « Magiciens de la Terre » qui se tint en 1989 qu’il se fit plus largement connaître. Le monde lui ouvrit alors les bras, ou plutôt les portes de ses galeries. Puisse désormais son œuvre se préserver et puissent d’autres enfants bété la prolonger toujours plus loin…


    Récits


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  • guarapo 

    « Ce jus sorti de la canne à sucre a une particularité: il faut le consommer récemment pressé. Si on essaie de le stocker, en quelques minutes la couleur vert jaunâtre et la mousse naturelle du liquide disparaissent. C’est pourquoi les tentatives de l’embouteiller pour sa vente massive ont échoué et sa production reste une affaire locale et artisanale. » (s. : cuba24horas.com)


  • enfant 

    Article 2 1. Les États parties s’engagent à respecter les droits qui sont énoncés dans la présente Convention et à les garantir à tout enfant relevant de leur juridiction, sans distinction aucune, indépendamment de toute considération de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou autre de l’enfant ou de ses parents ou représentants légaux, de leur origine nationale, ethnique ou sociale, de leur situation de fortune, de leur incapacité, de leur naissance ou de toute autre situation…


  • Abya Yala 

    Si le terme Amérique est lié à l’explorateur Amerigo Vespucci, si en chinois on associe le caractère du « continent » 洲 à celui de la « beauté »  美, soit 美洲 , Abya Yala est pour sa part le nom retenu par une assemblée de peuples d’origine amérindienne afin de requalifier l’ensemble du continent américain. Idée de rebaptiser ce continent pour rendre hommage aux peuples premiers. Il signifie « Terre dans sa pleine maturité » en langue kuna (Panama). Ainsi des déclarations successives, dont celle par ex. de Quito suite à la convention tenue du 21 au 25 juillet 2004 juste avant le FSA (Forum Social des Amériques) :

    « Nous sommes les peuples originels de Abya Yala. Nos ancêtres, nos grands-parents nous ont enseigné à aimer et vénérer notre féconde Pacha Mama, à vivre en harmonie et liberté avec les êtres naturels et spirituels qui existent en elle. » (s. : Alain Durand & Nicolas Pinet. 2005. L’Amérique latine en perspective. Ed. L’Harmattan – Horizons Amériques latines)

     

    « Abya Yala, cette terre est la nôtre » est également le titre d’un documentaire réalisé par Patrick Vanier (2007) et dont le synopsis dit ceci :

    « Mille voix racontent, autour de l’élection du premier président indigène d’Abya Yala, l’histoire de ce continent envahi par l’Europe. Des visages de toutes les couleurs expriment ce que ce fait historique signifie pour eux : des visages qui parlent ou se taisent, des visages qui chantent et haranguent, des visages pour qui l’histoire commence à peine. Pour les uns c’est un moment d’optimisme débordant, pour les autres la prudence leur conseille un peu de scepticisme, mais pour tous c’est l’histoire d’une victoire annoncée. Le film raconte l’histoire de cette aube nouvelle. »


  • Liste 2018 mots

    348 – route

    347 – téléphone

    346 – Kankurang

    345 – espace

    344 – Olonkho

    343 – chiffre

    342 – mort

    341 – /ui-//aes (Twyfelfontein)

    340 – ncegele

    339 – solstice

    338 – appartenir

    337 – coopérative

    336 – année

    335 – Bamiyan

    334 –recherche

    333 – céréale

    332 – Ribeira Grande

    331 – vieillesse

    330 – continent

    329 – Garifuna

    328 – sang

    327 – mouvement

    326 – bajan

    325 – bateau

    324 – Iran

    323 – économie

    322 – vent

    321 – outil

    320 – Cyrène

    319 – fruit

    318 – Comores

    317 – nom

    316 – univers

    315 – printemps

    314 – penser

    313 – Levuka

    312 – signe

    311 – mesure

    310 – religion

    309 – kinyarwanda

    308 – agriculture

    307 – Salvador

    306 – Sanganeb – Dungonab

    305 – art

    304 – tuvaluan

    303 – objet

    302 – couleur

    301 – T’heydinne

    300 – tel

    299 – ville

    298 – train

    297 – Petrykivka

    296 – Nasreddin Hodja

    295 – nudité

    294 – aimer

    293 – Guanacaste

    292 – Al-Bar’ah

    291 – Vatican

    290 – attendre

    289 – fleur

    288 – Slava

    287 – mendé écr (kikaku)

    286 – Liechtenstein

    285 – juche

    284 – montagne

    283 – famille

    282 – colindat

    281 – Damas

    280 – Lopé-Okanda

    279 – nous

    278 – Bouddhisme

    277 – Uluru-kata tjuta

    276 – Navajos

    275 – question

    274 – communication

    273 – Mashramani

    272 – Triglav

    271 – histoire

    270 – donner

    269 – batana

    268 – samoan

    267 – Ennedi

    266 – Paramaribo

    265 – asseoir (s’)

    264 – nüshu

    263 – Internet

    262 – jeunesse

    261 – maramureş 

    260 – griot

    259 – entreprise

    258 – nan pa’ch

    257 – métal (45-14)

    256 – pierre (45-13)

    255 – force (45-12)

    254 – Antigua

    253 – kartuli ena (géorgien lg)

    252 – sport

    251 – solitude

    250 – marshallais

    249 – ardha

    248 – toilettes

    247 – mushingantahe

    246 – Djibouti

    245 – dormir

    244 – araignée

    243 – Martin Luther

    242 – Porto Rico

    241 – bonjour

    240 – travail

    239 – temps

    238 – pluie

    237 – lune

    236 – distance

    235 – mariage

    234 – Tassili n’Ajjer

    233 – Brunei

    232 – révolution

    231 – handicap

    230 – ordinateur

    229 – tongien

    228 – femme

    227 – justice

    226 – Luxembourg

    225 – Monténégro

    224 – matière

    223 – maïs

    222 – pierre

    221 – autisme

    220 – vallée de mai

    219 – théâtre

    218 – crise

    217 – Uruguay

    216 – Kitabi Dədə Qorqud 

    215 – tigrigna

    214 – âge

    213 – e-estonia

    212  – séga

    211 – singapour 

    210 – sesotho

    209 – slovaque

    208 – Atomium

    207 – Comenius

    206 – océan

    205 –  مكة  (makka / La Mecque)

    204 – Cachoubes

    203 – n’ko alphabet

    202 – Grégoire Ahongbonon

    201 –  蔡伦 (Cai Lun)

    200 – rencontre

    199 – éducation

    198 – fleuve

    197 – atome

    196 – avion

    195 – informer

    194 – Vilnius

    193 – Martenitsa

    192 – ubérisation

    191 – jardin

    190 – numérique

    189 – sel

    188 – dzongkha

    187 – Carthage

    186 – nombre

    185 – santé

    184 – Spaarndam

    183 – wiki

    182 – Al-Zajal

    181 – Bialowieża

    180 – selfie

    179 – lumière

    178 – sarazm

    177 – bamoun

    176 – basque

    175 – intelligence

    174 – soleil

    173 – tupi-guarani

    172 – letton

    171 – gilbertin

    170 – commerce

    169 – Roma

    168 – innovation

    167 – sexe

    166 – eau (45-11)

    165 – sécurité

    164 – frère 

    163 – தமிழ்  (tamoul)

    162 – Sri Lanka

    161 – gouverner

    160 – énergie

    159 – automne

    158 – vérité

    157 – Keïta Salif

    156 – Rabat

    155 – Sapitwa

    154 – ngola

    153 – Copán

    152 – Phiona Mutesi

    151 – Rastafarisme

    150 – Manaschi

    149 – Haïti

    148 – kava

    147 – Pakistan

    146 – fjord

    145 – mano

    144 – jedek

    143 – vitesse

    142 – khoisan

    141 – fête

    140 – algorithme

    139 – 万里长城 (Grande Muraille)

    138 – fado

    137 – shabono

    136 – complexité

    135 – heure

    134 – Nazca

    133 – réussir

    132 – Inuit

    131 – symbole

    130 – paix

    129 – voyage

    128 – Pétra

    127 – Cú Chulainn

    126 – somali

    125 – hiri motu

    124 – Stari Most

    123 – fihavanana

    122 – Κύπρος / Kıbrıs 

    121 – alcool

    120 – nous

    119 – déchet

    118 – vaï (écriture)

    117 – famine

    116 – al-kuwait

    115 – animisme

    114 – Costa do Marfim (Côte d’Ivoire)

    113 – ennui

    112 – abebuu adekai (Cercueils (Ga)

    111 – Equateur

    110 – Grütli 

    109 – Kuomboka

    108 – feu (45-10)

    107 – Zanzibar

    106 – apprendre

    105 – Monomotapa

    104 – Brasilia

    103 – éléphant

    102 – organopónicos

    101 – goût

    100 – brezhoneg (breton)

    99 – Abya Yala

    98 – culture

    97 – encyclopédisme

    96 – indalo

    95 – matière (45-09)

    94 – main (45-08)

    93 – son (45-07)

    92 – Shqipëria

    91 – Salzburg

    90 – sisu

    89 – papillon

    88 – Samarkand

    87 – মুহাম্মদ ইউনূস (Muhammad Yunus)

    86 – Héreros

    85 – अवतार (avatāra)

    84 – Internet of trees (IoT)

    83 – Қазақ тілі

    82 – ລ້ານຊ້າງ (Lan Xang)

    81 – ᏍᏏᏉᏯ (Sequoyah)

    80 – Ruth & Seretse

    79 – nogar

    78 – argent

    77 – Yezidis

    76 –  alphabétisation

    75 – Ibeji

    74 – ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ  (Imazighen)

    73 – རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ (Bonheur National Brut) / BNB

    72 – baleine

    71 – université

    70 – encens

    69 – Rapa Nui

    68 – El Güegüense

    67 – zealandia

    66 – frontière

    65 – chamorro

    64 – Ακρόπολη Αθηνών (Acropole d’Athènes)

    63 – mémoire

    62 – partage

    61 – rugby

    60 – ลอยกระทง (Loy Krathong)

    59 – voir (45-06)

    58 – manger (45-05)

    57 – corps (45-04)

    56 – bài chòi

    55 – гэр (ger)

    54 – Quetzalcoatl

    53 – Serpent arc-en-ciel

    52 – Asubakatchin

    51 – ދިވެހިބަސް  (divehi)

    50 – ˁnḫ (ankh)

    49 – atoll

    48 – guerewol

    47 – Eldorado

    46 – animal (45-03)

    45 – plantes (45-02)

    44 – vie (45-01)

    43 – téranga

    42 – ꦕꦤ꧀ꦣꦶꦧꦫꦧꦸꦣꦸꦂ (Borobudur)

    41 –  بزکشی (bouzkachi)

    40 – binge watching

    39 – Cueva de las manos

    38 – Janteloven (Loi de Jante)

    37 – חג החנוכה (Hanoucca)

    36 – 勿体無い (mottainai)

    35 – plastique

    34 – Jadev Payeng

    33 – sango (–> zo kwe zo)

    32 – naissance

    31 – Çatal Höyük

    30 – Alþingi (Althing)

    29 – Yosemite

    28 – oignon

    27 – Ekeko

    26 – ရိုဟင်ဂျာ / রোহিঙ্গা  (Rohingya)

    25 – pantoun

    24 – Porajmos

    23 – ᐊᔭᒐᖅ (ajagaq)

    22 – مجلس (majlis)

    21 – Μεσοποταμία (Mésopotamie)

    20 – Kibera

    19 – ornithorynque

    18 – bidonville

    17 – អង្គរ (Angkor)

    16 – mot-coeur

    15 – sapeur

    14 – матрёшка (matriochka)

    13 – burkinabè

    12 – bienveillance

    11 –온돌 (ondol)

    10 – braille

    9 – čebela

    8 – ላሊበላ  (Lalibela)

    7 – 共享 (gòngxiǎng)

    6 – Արևախաչ (arevakhach)

    5 – ka’el

    4 – अहिंसा (ahimsa)

    3 – 愚公  (Yu Gong)

    2 – lagom

    1 – ubuntu


  • 06 – voir – see – 看 – sehen – vedere – ver – 見る – ви́деть

    Voir
    sight see
    vision / voir
    Ou ne pas voir
    blind
    aveugle / cécité

    Voir les couleurs
    color color2
    couleur (et simplifiée)
    En les désignant au gré de nos comparaisons, comme le bleu, couleur attribuée (ici) au ciel
    blue
    bleu
    Ou de manière plus directe
    blue2
    bleu (2)

    Chercher à voir
    search
    chercher
    Tandis qu’une chose, qu’un être ont été cachés
    hide
    cacher
    Et parfois les trouver
    find
    trouver

    Voir une image
    picture
    image
    Une photo
    photography
    photographie
    Voir une vidéo
    video
    vidéo
    Grâce à un appareil photo
    camera
    appareil photo
    Ou une caméra
    camera2
    caméra

    Voir une chose, un être en train d’apparaître
    appear
    apparaître
    Ou de disparaître
    disappear
    disparaître
    Voir en transparence
    transparent
    transparent/e

    Aider à voir, au moyen de lunettes
    glasses
    lunettes



  • wiphala

    Désigne le drapeau multicolore utilisé par les peuples andins et tout particulièrement aymara – Il peut ainsi manifester l’attachement à la cause des Amérindiens – Une version se compose de 49 carrés de 7 couleurs.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


    Indéfinition


    Thème(s) :

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    Écriture(s) :

    WIVIWIC :

    17-rainbow
  • zone de monuments historiques de tlacotalpan

    « Tlacotalpan, port fluvial colonial espagnol situé sur la côte du golfe du Mexique, fut fondée au milieu du XVIe siècle et son tissu urbain d’origine est particulièrement bien conservé. Tout son caractère apparaît dans ses rues larges, aux maisons à colonnades bâties dans une exubérante diversité de styles et de couleurs, aux nombreux arbres anciens ornant les espaces publics et les jardins privés. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    1998

    Catégorie :

    Culturel
  • sanctuaire shinto d’itsukushima

    « Lieu saint du shintoïsme depuis les temps les plus reculés, l’île d’Itsukushima, dans la mer intérieure de Seto, aurait accueilli ses premiers sanctuaires au VIe siècle. Le sanctuaire actuel date du XIIe siècle et ses bâtiments harmonieusement disposés témoignent d’une grande qualité artistique et technique. Composition jouant, entre mer et montagne, sur les contrastes de couleurs et de masses, le sanctuaire d’Itsukushima illustre parfaitement le concept japonais de la beauté d’un panorama unissant paysage naturel et création humaine. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Japon

    Date :

    1996

    Catégorie :

    Culturel
  • peintures rupestres de la sierra de san francisco

    « Dans la réserve d’El Vizcaíno, en Basse-Californie, la Sierra de San Francisco a abrité, depuis 100 av. J.-C. jusqu’à 1300 apr. J.-C., un peuple aujourd’hui disparu, qui a laissé un des plus beaux et des plus importants ensembles de peintures rupestres du monde. Celles-ci, remarquablement conservées en raison du climat sec et des difficultés d’accès, représentent des êtres humains et de nombreuses espèces animales. Elles reflètent la relation entre l’homme et son environnement et constituent l’expression la plus raffinée de la culture de ce peuple. La composition et la dimension des peintures, ainsi que la précision des tracés et la variété des couleurs, mais surtout le nombre de sites, font de ce travail artistique un témoin exceptionnel d’une tradition unique. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    1993

    Catégorie :

    Culturel
  • lacs d’ounianga

    « Le site comprend 18 lacs interconnectés, situés dans le désert du Sahara, dans la région d’Ennedi. Il s’agit d’un large complexe de lacs (62 808 hectares) dans un environnement hyperaride et d’un paysage naturel exceptionnel qui doit sa beauté à la variété spectaculaire des formes et des couleurs. Les lacs – salé, hypersalé ou d’eau douce – sont alimentés par des eaux souterraines et se divisent en deux groupes, séparés par une quarantaine de kilomètres. Ounianga Kebir comprend quatre lacs dont le plus grand – le lac Yoan – s’étend sur 358 hectares avec une profondeur de 27 mètres. Ses eaux hypersalées ne recèlent que des algues et quelques micro-organismes. Le deuxième groupe, Ounianga Serir, comprend quatorze lacs séparés par des dunes de sable. Des roseaux flottants, qui couvrent presque la moitié de ces lacs, atténuent l’évaporation. Avec 436 hectares, le lac Teli est le plus vaste de ce groupe mais sa profondeur ne dépasse pas 10 mètres. Grâce à la bonne qualité de leurs eaux douces, certains de ces lacs abritent une faune aquatique, notamment des poissons. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Tchad

    Date :

    2012

    Catégorie :

    Naturel
  • lagon sud des îles chelbacheb

    « Ce site de 100 200 hectares compte 445 îlots calcaires inhabités. D’origine volcanique, les îlots ont souvent la forme de champignons entourés de lagons couleur turquoise et de récifs coralliens. La beauté du site est renforcée par un système complexe de récifs comptant 385 espèces de coraux et différents types d’habitat. Ces derniers hébergent une grande variété de plantes, d’oiseaux et d’animaux marins, notamment des dugongs et au moins treize espèces de requins. Le site représente la plus grande concentration de lacs marins au monde. Ces masses d’eau de mer, isolées de l’océan par une barrière terrestre, sont caractéristiques de ces îles et se traduisent par un endémisme élevé qui peut laisser espérer la découverte de nouvelles espèces. Les vestiges des villages en pierre, ainsi que l’art rupestre et les sépultures, apportent un témoignage exceptionnel sur l’organisation des communautés des petites îles pendant plus de trois millénaires. L’abandon des villages des îles Chelbacheb aux XVIIe et XVIIIe siècles illustre les conséquences du changement climatique, de l’essor démographique et du comportement de subsistance dans une société vivant dans un environnement marin marginal. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Palaos

    Date :

    2012

    Catégorie :

    Mixed
  • centre historique de salvador de bahia

    « Première capitale du Brésil de 1549 à 1763, Salvador de Bahia a été un point de convergence des cultures européennes, africaines et amérindiennes. Elle a également été, dès 1558, le premier marché d’esclaves du Nouveau Monde à destination des plantations de cannes à sucre. La ville a pu préserver de nombreux exemples exceptionnels d’architecture Renaissance. Les maisons polychromes aux couleurs vives, souvent ornées de décorations en stuc de grande qualité, sont une des caractéristiques de la vieille ville. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Brésil

    Date :

    1985

    Catégorie :

    Culturel
  • Petit voyage dans les langues…

    (Ce texte reprend une conférence donnée à l’UNESCO le 21 février 2013 – Journée internationale de la langue maternelle…)

    By: Harald Deischinger

    1 – Les langues turciques…

    Nous commencerons notre périple dans les langues turciques au sein de l’ancienne famille altaïque, glissant dans les étendues kazakh, turkmène, ouzbek, pour plonger sur le lac Son- Koul au Kirghizistan. Là, nous nous approcherons d’un conteur manaschi, pour l’entendre réciter l’une des plus longues épopées humaines, celle de Manas, en sa modernité retrouvée :

    Dans mon rêve de la nuit dernière,
    Je me suis installé au sommet d’Ala-Too
    Et j’y ai attrapé un jeune aigle baarchin.
    Quand je l’ai emmené à la chasse,
    Le bruit de ses ailes battantes s’est aussitôt fait entendre,
    Impossible de résister à sa colère…

    By: François Philipp

    2 – Les langues mongoles…

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.

    By: Kitty Terwolbeck

    3 – Les langues toungouses et paléo-sibériennes…

    Après avoir fréquenté les langues toungouses, mandchou, evenki, nanai… nous remonterons vers l’espace sibérien au sein de langues diverses qu’elles soient ienisseïennes, tchoukotko-kamtchatkiennes, ou encore youkaguir. Dans le foisonnement des peuples, nous parviendront les voix itelmène, koriak, ket, chukchi … Parmi tous ceux-là, dans une hutte proche de celle du chamane, une vieille dame nous racontera en langue nivkh les histoires du brave Tchoril et de la belle Tcholtchinaï … de leur promesse d’engagement à la déchirure de leur séparation, puis à leurs retrouvailles jusqu’à ce qu’elle tresse ses nattes, d’amour.

    By: Ludovic Tristan

    4 – La langue coréenne…

    Bientôt nous ferons halte en – 2333 dans l’espace coréen (autrefois rattaché par certains à l’ensemble altaïque) où nous trouverons Tangun, le fondateur, né de Hwanung et de l’ourse Ungnyeo. Puis des milliers d’années plus tard, un nouvel épisode nous fera partager la naissance de l’alphabet coréen, à l’initiative du sage Sejong qui déclara :

    La langue coréenne étant différente de la langue chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffisamment. C’est pourquoi, les gens du peuple désirent une chose et n’arrivent pas à exposer leurs sentiments: cela est fréquent. Ému de pitié, j’ai inventé vingt-huit caractères qui seront facilement appris de tous et serviront aux usages quotidiens. – (préface de l’Hunmin Chongum)

    By: Cyril Bèle

    5 – Les langues japoniques…

    Par un trait rapide sur la mer du Japon, et après nous être avisés de la richesse du peuple aïnu, nous traverserons l’archipel du Soleil Levant, d’une laque à un court poème, d’un pétale à une ombrelle… Au virage du premier millénaire, et dans la fraîche maîtrise des kanas, la dame Sei Shonagon nous emportera dans son fascinant registre des Choses, des « Choses qui font battre le cœur », des « Choses qui semblent vulgaires », des « Choses impatientantes », et combien d’autres :

    L’idée d’écrire ces notes me vint dans les circonstances suivantes : Un jour, le frère de l’Impératrice Sadako ayant offert une liasse de papier blanc à sa soeur, celle-ci me dit : « Que peut-on écrire là-dessus ? L’Empereur a déjà fait copier L’Histoire de Chine connue sous le nom de Shiki… » Je lui répondis que je voudrais faire un oreiller de cette jolie liasse de papier blanc. L’Impératrice me répondit : « Eh bien, prenez-le ! »

    Je l’utilisai alors à écrire toutes ces choses, toutes ces bagatelles qu’on trouvera, sans doute, bien frivoles : des histoires amusantes, des histoires édifiantes, mes impressions, des poésies, ce que je pense des arbres, des oiseaux, des insectes, et tout cela est, certes, moins intéressant que je ne l’imaginais.
    Ceux qui liront ces notes verront ce que je suis, mon degré de culture et d’éducation, et me critiqueront. Tant pis !
    J’ai écrit ces notes pour m’amuser, sans ordre ni prétention, comme elles me venaient à l’esprit.– (Makura no soshi)

    By: Nicolas Vollmer

    6 – Les langues chinoises…

    Revenus sur le continent, nous aborderons les côtes de la vaste Chine et de sa civilisation unique en tout point. Plus que jamais nous y comprendrons que la vie, qu’une vie ne saurait suffire à dévoiler ne serait-ce que la surface de ses richesses. Et c’est bien pourquoi nous nous laisserons guider par nos hôtes qui nous emmèneront en ce jour sur la montagne Huangshan, surplombant la longévité d’une histoire inégalée et de son exceptionnelle sédimentation. Au son tonal des langues chinoises, mandarin, wu, hakka, cantonais, min…, nous savourerons par le verbe et par le signe, des œuvres prestigieuses de la littérature universelle. Celles-ci nous tiendront éveillés tard dans la nuit, tandis que nous découvrirons les épisodes du « Rêve dans le Pavillon rouge », « Au bord de l’eau », « Le Pèlerinage vers l’Ouest », « l’Histoire des trois royaumes ». L’immensité de l’écriture chinoise nous entraînera ainsi dans une forêt sans limites où nous serons initiés à l’existence de dizaines de milliers de formes, en leur combinaison et leur évolution continue.

    By: Bernard Goldbach

    7 – Les langues des minorités nationales chinoises… et himalayennes…

    Sur ce même espace de Chine aux accents d’infini, nous nous émerveillerons des innombrables variations issues de 55 minorités nationales parsemées sur tout le territoire et clamant la vitalité de bien d’autres groupes linguistiques : Zhuang, Hui, Miao, Yi, Pumi, Bonan, Uygur, etc. Au cœur de la province du Yunnan, nous nous intéresserons chez les Naxi à l’incroyable écriture dite dongba, aux envolées pictographiques comparables à nulle autre. Bientôt au grand sud-ouest, nous accueilleront les vertigineuses étendues des chaînes himalayennes. Occasion de nous familiariser avec des représentants des langues tibéto-birmanes (tibétain, dzongkha, gurung, sherpa…), mais aussi de langues indo-européennes comme le népalais… Après l’évocation du Bardo Thödol, Livre des morts tibétain, nous ouvrirons le grand Livre de Gesar qui nous permettra de mieux comprendre le lien entre peuples tibétain et mongol…

    By: Juan Antonio F. Segal

    8 – Les langues indiennes…

    Puis nous dévalerons les pentes himalayennes, pour mettre le pied en Inde et dans les pays proches, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, terres spirituelles par excellence… Nous y serons attentifs aux influences indo-européennes et aux langues qui les ont diffusées (sanskrit, hindi, bengali ou bangla, ourdou, panjābī , singhalais, romani, gujarātī , etc.)… Puis nous nous placerons à l’écoute des langues dravidiennes (tamoul, malayalam, telougou, kannada, brahui, gondî…). Un jour de Vijayadashami, jour de victoire célébrant les exploits de Rama, comme ceux de Durga, jour idéal pour commencer l’apprentissage des écritures, nous nous laisserons gagner par la puissance des textes anciens. Ainsi des vers du Rig Veda :

    Je chante Agni, le dieu prêtre et pontife, le magnifique héraut du sacrifice…
    Illustre Vâyou, viens, et prends ta part de ces liqueurs préparées avec soin ; écoute notre prière…
    Indra et Vâyou ! C’est pour vous que sont ces libations ; venez prendre les mets que nous vous offrons ; voici des boissons qui vous attendent…
    J’invoque Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi : (ces dieux) accordent la pluie à la prière qui les implore…

    By: Juan Antonio F. Segal

    9 – Les langues d’Asie du sud-est…

    Cheminant à la croisée des cultures locales et des influences indiennes et chinoises, nous traverserons Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam… et serons admiratifs des trésors culturels qui en témoignent. Outre la poursuite de notre approche des langues tibéto-birmanes, birman, akha, karen… diverses autres familles linguistiques nous y recevront dans les atours les plus colorés… Partagées avec la Chine ce seront ici les langues tai-kadai (thaï, lao, gelao…), là les langues miao-yao également dites hmong-mien, et là encore les langues austro-asiatiques dont certaines pointeront vers l’Inde (môn, khmer, vietnamien, nicobarais, munda…). Nous fêterons le Nouvel An khmer (Chaul Chnam Thmey) dans la citadelle d’Angkor Vat, et nous souviendrons au Vietnam de la fête du Trang-Nguyên et de ses élans poétiques. Nous partagerons les mystères du pays du million d’éléphants et lirons la Chronique du Palais de cristal au royaume de Pagan. Nous arpenterons les allées de Sukhothaï afin de rendre hommage au roi Rama Kamheng et à l’écriture qu’il mit au point…

    By: Benoit Mahe

    10 – Les langues austronésiennes…

    Puis nous nous dirigerons plus au sud à la découverte de la vaste famille des langues austronésiennes s’étendant de Madagascar (malgache) à l’Île de Pâques (pascuan), et ayant une branche dite formosane. C’est alors une immensité de nature et de cultures qui s’ouvrira devant nous en plusieurs étapes au gré des langues malayo-polynésiennes occidentales, centrales ou orientales. Dans la branche occidentale, indonésien, malais, javanais, batak, tagalog, makassar, balinais, et combien d’autres joueront ici du gamelan, et là du théâtre… Dans la branche orientale, les espaces des langues halmahera et des langues océaniennes s’entremêleront pour exprimer la vitalité des peuples et des eaux qui les ont disséminés : maba, fidjien, gilbertin, nauruan, langues kanak… Parmi eux, l’aventure polynésienne aux rythmes samoan, tonguien, tuvaluan… tracera l’épopée d’une lointaine migration et de ses épisodes successifs. Un vieux sage maori nous parlera de l’île originelle d’Hawaiki.

    By: Kiko Turteliny

    11 – Les langues papoues…

    Quel ne sera pas notre enchantement lorsque posant le pied sur le sol papou, nous y serons confrontés par-delà la créolité du tok pisin et le pidgin hiri motu, aux 800 langues qui s’y sont manifestées. Nous irons les trouver entre montagnes et vallées, à la rencontre des habitats sur pilotis, de la préparation du sagou ou encore de magnifiques ornements et parures. Langues angan, chimbu, dani, goilalan, ndu, sentani… y animeront un ballet d’une exceptionnelle diversité !

    By: Les Haines

    12 – Les langues aborigènes australiennes…

    Jadis, la terre était à portée de marche pour se rendre toujours plus au sud, et c’est bien ce chemin qu’auraient emprunté il y a 40000 ans les ancêtres des Aborigènes australiens. Nous y côtoierons les héritiers du Rêve du djugurba qui nous conteront le Serpent Arc-en-ciel, et les êtres premiers qui peuplèrent ces terres et en configurèrent le moindre aspect. À la découverte de groupes linguistiques australiens et de langues comptées par centaines, qu’elles soient pama-nyungan ou non, pitjantjara, mardu, warlpiri, yolngu, arrernte… nous nous interrogerons sur leur ascendance, leur patrimoine, leurs correspondances, comme leur fragilité. Pour conforter notre espérance et notre confiance dans la continuité du temps, un soir venu, proches du feu, un ancien nous dira le monde de Bur Buk Boon, et l’apparition du didgeridoo qui entonnera son chant…

    By: Maurizio Costanzo

    13 – Les langues d’Amérique du sud…

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.

    By: Rafael Saldaña

    14 – Les langues d’Amérique centrale…

    C’est dans un tel tourbillon que nous gagnerons l’Amérique centrale pleinement alertés de la grande diversité de ces langues amérindiennes qui après les familles tupi-guarani, macro-jê, quechua, pano-tacanane ou jivaroane… se feront à présent oto-mangue, avec les langues zapotèques, mixtèques ou popolocanes… uto-aztèque en pointant vers le nord, shoshone, hopi, huichol…  ou encore maya. Là sur les terres mayas et celle de leurs langues, cakchiquel, k’iche’, chol, tzotzil…, nous sera contée l’histoire du Popol Vuh et de l’insondable sagesse du maïs. Ici en nahuatl, des héritiers de la grande civilisation aztèque, nous parleront de l’Aztlan originelle comme hier leurs frères polynésiens nous contaient les sources d’Hawaiki. Et en ces mêmes latitudes, nous effectuerons une navigation dans les mers Caraïbes et leurs langues, notamment créoles,  pour notre plus grand bonheur…

    By: Museum of Photographic Arts

    15 – Les langues d’Amérique du nord…

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons  avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora…   Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas… 

    By: Internet Archive Book Images

    16 – Les langues eskimo-aléoutes…

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !

    By: Davide Santicola

    17 – – Les langues scandinaves…

    Glissant sur l’étendue du Groenland, nous y trouverons la trace des peuples scandinaves et nous nous laisserons aller à imaginer les populations qui les colportèrent jadis. Suédois, norvégien, danois, islandais… nous attireront dans leurs filets linguistiques indo-européens, sur le versant germanique. Avec la lecture des Eddas scandinaves, ce ne sera pas seulement l’éclairage d’une récente trilogie qui s’en trouvera facilitée, mais la continuité d’un patrimoine forgé par des peuples qui rayonnèrent bien loin de leur base. Qui mieux alors que les runes, et tout particulièrement cette pierre de Jelling, considérée comme l’acte de fondation du Danemark, pourra en témoigner !

    « Le roi Harald fit faire »
    « Ces stèles pour Gorm son père  »
    « et, ce pour Thyra sa mère »

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    18 – Les langues finno-ougriennes…

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.

    Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… 

    By: OliBac

    19 – Les langues slaves…

    Empruntant le couloir carélien, nous entrerons dans les espaces slaves. Le terme Rus lui-même ne désignait-il pas les Vikings installés en Russie ? Moment rêvé pour faire le lien et nous éveiller, des Balkans à l’Oural, de Moscou à Sofia, entre écriture cyrillique et alphabet latin, à des cultures que les langues reflètent à merveille : russe, biélorusse, ukrainien, polonais, sorabe, tchèque, slovaque, serbe, croate, slovène, bosnien, bulgare… Là dans l’atmosphère d’une cabane sylvicole, on nous avisera des esprits de la forêt comme ceux de la maison. L’évocation d’un domovoï nous aidera à comprendre qu’il faut se les concilier…

    By: Blok 70

    20 – Les langues germaniques…

    La Russie ouvrira ainsi définitivement les portes de l’Europe où des groupes linguistiques successifs, continueront à nous conter l’extraordinaire famille que constituent les langues indo-européennes. Après la branche scandinave, nous élargirons notre regard sur le groupe germanique, non seulement avec l’allemand, l’anglais, le néerlandais, mais aussi le saxon, le frison, le flamand, ou encore l’afrikaans parlé bien loin de là. Des ensembles littéraires majestueux leur emboîteront le pas, dans lesquels il sera possible de puiser indéfiniment !

    Je me sens toujours heureux, savez vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.  Avant de détester, aimez et avant de mourir, Vivez !  – Shakespeare

    By: Alejandro

    21 – Les langues romanes…

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.

    By: Steve Snodgrass

    22 – Les langues celtiques…

    Et voici que les langues celtiques, breton, gallois, cornique, irlandais, écossais, mannois… sortiront du grand chaudron du Dagda, qui garantit à tous de ne pas vieillir, et de surmonter les épreuves.

    23 – Les langues albanaise et grecques…

    Mais la famille indo-européenne n’en sera pas elle-même épuisée pour autant, car bientôt se révèleront les branches albanaise et  grecque. Sur ces terres, bien de nouveaux élans nous porteront à comprendre combien la langue y a joué un rôle moteur. En Grèce, nous nous laisserons porter par une avalanche de repères livrés aux civilisations, alors qu’une écriture, une fois encore, donnera sa puissance en ce lieu où l’on commença à noter les voyelles.

    By: esyckr

    24 – Les langues basque et méditerranéennes…

    Après une escale au pays basque et en sa langue inclassable, euskara, diversement apparentée selon les uns aux Imazighen (Berbères), selon d’autres au Caucase, nous voguerons à présent sur la Méditerranée, bercés par le flot des langues maltaise, corse, sicilienne, sarde… Et voici l’instant où nous mettrons le pied sur le vaste continent africain, celui de nos origines communes, en ce berceau premier à l’aventure humaine. Juste retour aux sources, aux sources de nos migrations, fervent hommage à la diversité du genre humain renvoyant à la pluralité linguistique de ce continent et à l’oubli auquel sa négligence prolongée pourrait nous condamner.

    By: Guillaume Lecoquierre

    25 – Les langues berbères…

    Partageant la beauté des espaces linguistiques berbères, ouvrant notre vision à l’écriture tifinagh, nous serons tout particulièrement attentifs à la place que prennent ces langues dans le dispositif de territoires complexes où d’autres vecteurs se sont affirmés en interrogeant la pratique, la reconnaissance… Tamazight, kabyle, tachelhit, chaoui, tamacheq, tarifit et bien d’autres viendront dans une grande assemblée proclamer la force de peuples dignes et justement fiers de leur ascendance et de leur destin.

    By: hdptcar

    26 – Les langues nigéro-congolaises…

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».

    By: South African Tourism

    27 – Les langues bantoues…

    Les langues bantoues (parfois reliées aux langues nigéro-congolaises) se détacheront à leur tour alors que nous nous envolerons vers de nouveaux espaces enrichis d’une mosaïque d’identités et de savoirs. D’une zone à l’autre, entraînant notre  découverte, les mondes zoulou, xhosa, sotho, ndebele, tswana, umbundu, lingala, kikongo, chichewa, swahili, kikuyu, luganda… joueront de leurs apports respectifs.  On nous soufflera à l’oreille qu’à l’occasion d’une vaste enquête internationale, un mot tshiluba fut reconnu comme le plus difficile à traduire au monde : ilunga, ou comment accepter une offense, peut-être même deux, mais pas la troisième !

    Par-delà toutes ces évocations, un éclat de rire cristallin traversera l’immensité africaine,  renvoyant à tant et tant d’histoires, où les enfants de Nommo au pays dogon, et ceux de la sage parole d’Ifa au pays yoruba, où les pierres de Békora au pays bété de Frédéric Bruly Bouabré, et l’histoire bamoun des enfants de Njoya, s’associeront par la magie d’une constante vitalité et de son perpétuel renouveau. Une devise en langue sango nous confiera, zo kwe zo : « tout homme en vaut un autre. »

    By: Benjamin Hollis

    28 – Les langues khoïsanes…

    Sur les terres du Sud, une dernière halte nous aura introduits dans l’aire des langues khoïsanes, kūn, juǀʼhoan, sandawe… et de leurs étonnants clics… nous rappelant au passage que ces populations furent il y a longtemps les premières à occuper ce sol, clamant toute la justice et l’écoute qu’on leur doit. Les San ne sont-ils pas « ceux qui suivent l’éclair » !

    By: Mark Knobil

    29 – Les langues nilo-sahariennes, kordofaniennes, afro-asiatiques (africaines)…

    Cette traversée africaine se conclura par une remontée vers le nord, enchaînant quelques dernières familles linguistiques, nilo-sahariennes, qu’elles soient songhaï ou soudaniques, dinka, nuer… ou encore kordofaniennes (rattachées pour certains à la famille nigéro-congolaise), lafofa, koalib… Amorcé par les langues berbères, un grand ensemble dit afro-asiatique (ou encore chamito-sémitique) s’y nourrira – entre autres – de noms qui nous rappelleront à l’antique récit de Noé, et de sa descendance : Cham, Sem ou Koush. Ainsi des langues couchitiques, afar, somali, oromo… sémitiques, amharique, tigrigna (ou tigrinya), tigré… mais aussi omotiques, gimira, gamo… tchadiques, haoussa, mandara…, enfin égyptiennes, avec la présence du copte.

    By: Lazhar Neftien

    30 – Les langues sémitiques…

    Nous traverserons la Mer rouge au contact d’autres langues sémitiques, alors que des mondes anciens se réveilleront qu’ils soient de Babylone, de Phénicie, d’Ougarit, d’Akkad… Les stèles d’Hammourabi y surgiront dressées dans tout l’apparat de leurs lois, pendant que des fouilles seront entreprises à Ninive pour en extraire des milliers de tablettes. Bientôt s’y déploieront les langues araméenne et hébreu, ainsi que le berceau de la langue arabe et de ses variations dialectales…, mais aussi de fascinants mondes d’écriture et de calligraphie, peuplant notre regard de leur étonnante contribution à l’aventure des civilisations et de leur spiritualité.

    By: grego1402

    31 – Les langues caucasiennes et arménienne…

    Retrouvant la famille turque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.

    By: Hamed Saber

    32 – Les langues iraniennes…

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…

    Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi.

    33 – La génération aux 7000 langues…

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.


  • Voyage dans les écritures

    By: Cristian Ordenes

    Des signes rupestres…

    Voici 35000 ans, les parois de certaines grottes se couvrirent de signes que leurs auteurs allaient léguer à la postérité. Mobilisant pigments et lampes à mèche, rampant jusqu’au fond de cavités profondes, élevant des échafaudages, ils réalisèrent en ces lieux les premières cathédrales sémiotiques de l’histoire humaine. Que ce soit d’Australie, d’Afrique du Sud, de Chine, d’Europe ou d’ailleurs, partout ces signes rupestres nous racontent une histoire de créativité, de vie, et sans aucun doute de leur spiritualité ! Javelots et flèches, femmes enceintes, empreintes de mains et de pieds, chevaux, cerfs, bouquetins (ibex), mammouths, rhinocéros laineux, bisons et aurochs, ou encore wallabies et kangourous, s’y côtoient dans un fascinant ballet qui nous entraîne aux tout débuts d’une histoire du signe écrit et de sa contribution à l’aventure de l’humanité.

    By: Felipe Gomes

    Et l’on inventa l’écriture…

    La Mésopotamie vit naître il y a 10000 ans à l’époque néolithique, de grandes agglomérations qui allaient entraîner bien des bouleversements dans les modes de vie. Parmi eux, le besoin de contrôler les transactions commerciales vit le jour. On estime que ce serait là la raison d’établissement de ce qu’on nommera les calculi (lat. calculus : « caillou »), jetons d’argile enfermés dans des enveloppes qui furent utilisés pour accompagner l’enregistrement des actes de commerce. Cette innovation produite il y a 6000 ans aurait donné naissance à l’écriture au gré de plusieurs évolutions de forme et d’emploi qui devaient conduire aux écritures dites cunéiformes (lat. cuneus : « coin, clou ») vers – 3300. La maîtrise de l’argile, mais aussi celle du roseau, y occupèrent une place déterminante. Des peuples prestigieux s’y succédèrent : Sumériens, Akkadiens, Babyloniens, Assyriens…

    By: Fondo Antiguo de la Biblioteca de la Universidad de Sevilla

    Sous la surveillance de Thot !

    L’écriture égyptienne, placée sous la surveillance du dieu Thot, saisit d’emblée par son exceptionnelle beauté ! Sa pratique aurait débuté 3200 ans av. J.-C. Les hiéroglyphes qui renvoient bien à leur caractère sacré (gr. hieros), puis les formes hiératique et démotique, enjambent 4000 ans d’usage. L’écriture se divisait en trois grandes catégories de signes. Les premiers étaient ce qu’on appelle des logogrammes, à savoir que chacun des signes de ce type représentait un mot, lequel renvoyait à un objet, une idée. Les seconds étaient des phonogrammes, les signes en question étant utilisés par référence à la prononciation de ce qu’ils désignaient, pour leur valeur phonétique. Enfin il existait des déterminatifs dont la mission était de préciser l’appartenance à une catégorie. Un édit romain du IVe siècle devait interrompre leurs usages, les condamnant à l’oubli jusqu’à ce qu’en 1822 un certain Champollion dit le Jeune, en déchiffre les mystères.

    By: Public.Resource.Org

    L’Indus : une écriture indéchiffrée…

    C’est dans la vallée de l’Indus (act. Pakistan) sur les sites de Mohenjo-Daro et Harappa, qu’on trouve trace des plus anciennes écritures indiennes. On se situe env. 2500 ans av. J.-C., et une brillante civilisation s’y déploie. Le mystère demeure aujourd’hui entier car à défaut d’une pierre de Rosette facilitant le travail des épigraphes, son déchiffrement n’a pas encore eu lieu. Il faudra attendre près de deux millénaires pour que l’écriture refasse surface sur le sol indien (→ brahmi).

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    L’énigme du disque de Phaistos…

    Phaistos est une grande ville de Crète qui connut ses heures de gloire. En 1908, un certain docteur Pernier, membre d’une expédition italienne, déterra dans les fouilles du Palais, un petit disque d’argile de 16 cm de diamètre. Ce disque est épais de deux centimètres et écrit sur les deux faces ! On estime sa réalisation entre – 1850 et – 1600. Les 45 signes différents qui s’y combinent demeurent à ce jour, malgré bien des essais, indéchiffrés. D’aucuns mettent en doute son authenticité.

    By: Spudgun67

    À la découverte des linéaires A et B

    Les travaux de l’archéologue Arthur Evans au début du XXe siècle sur le site de Cnossos (Crète), ont permis la mise au jour de la civilisation qu’il qualifiera de « minoenne », mais aussi celle de divers systèmes d’écriture. Parmi eux, la reconnaissance du linéaire B fut possible grâce aux travaux de M. Ventris (qui avait très jeune assisté à une conférence de Sir Evans) et J. Chadwick. Le linéaire A reste pour sa part indéchiffré.

    By: Verity Cridland

    Des hiéroglyphes … hittites

    Les Hittites vécurent au – IIe millénaire. Leur cité la plus célèbre fut Hattousa, aux prestigieuses murailles. Ils eurent deux types d’écriture : d’un côté hiéroglyphique, d’un autre cunéiforme lesquelles sont attestées entre les XVIIe et XVe siècles av. J.-C.

    By: François Philipp

    Le chinois : une exceptionnelle longévité !

    Avec son époustouflante forêt de dizaines de milliers de signes, l’écriture chinoise affirme son unicité. Chose d’autant plus remarquable si l’on tient compte de son exceptionnelle longévité ! Outre les récits légendaires qui la feraient remonter à 5000 ans avec le devin Cāngjié, on en trouve trace durant la dynastie des Shang (il y a plus de 3500 ans). Il n’est pas anodin qu’elle ait été adoptée par les Coréens, les Vietnamiens, les Japonais, attestant d’un des intérêts majeurs d’une telle écriture.

    By: Internet Archive Book Images

    Le phénicien : alors naquit l’alphabet…

    Il est convenu d’attribuer aux Phéniciens, peuple marchand à l’immense prestige, l’invention de l’alphabet au XIe siècle av. J.-C. En vérité, des précurseurs sont à observer du côté de l’alphabet ougaritique notamment (auj. Ras Shamra en Syrie). Quoiqu’il en soit, l’influence du phénicien sera sans égale puisque, empruntant les voies d’un commerce prospère sur les vastes mers, il servira de base aux alphabets grec, étrusque, latin, cyrillique, araméen, hébreu, arabe… parmi d’autres !

    By: Ken and Nyetta

    L’expansion de l’araméen…

    Les Araméens vivaient en proximité directe des Phéniciens. Leur conquête de l’alphabet suivit de près celle de leur voisin. On estime la création de leur alphabet vers le IXe siècle av. J.-C. Peuple guerrier, les Araméens furent toutefois défaits par les Babyloniens. Ces derniers procédèrent à leur déportation massive. Or c’est en raison même de cet échec, qu’on assista à la diffusion non seulement de la langue araméenne, mais de leur écriture. Les vainqueurs pratiquant des écritures cunéiformes, comprirent que l’alphabet araméen était en vérité bien plus commode. C’est pourquoi la langue et l’écriture araméennes devinrent progressivement le standard dans les relations diplomatiques.

    By: zeevveez

    22 lettres, de droite à gauche : l’hébreu !

    Il existe une écriture dite paléo-hébraïque dérivée du phénicien et contemporaine du roi David (- Xe siècle). Mais l’hébreu carré employé aujourd’hui provient plutôt de l’araméen. L’alphabet dit carré composé de 22 lettres est lié à l’épisode de l’exil à Babylone au – VIe siècle. On parle à son sujet d’abjad : alphabet consonantique (i.e. dans lequel on ne note pas les voyelles, lesquelles furent ajoutées par des signes diacritiques au VIIIe siècle).

    By: ANA BELÉN CANTERO PAZ

    Cadmos : inventeur de l’alphabet grec !

    Ayant mission de retrouver sa sœur Europe (enlevée par Zeus), le phénicien Cadmos partit sur les routes de l’Ouest où il fonda la ville de Thèbes. Sa légende le place également à l’origine de l’écriture grecque. Celle-ci aurait vu le jour au – IXe siècle, tout en ouvrant à une innovation décisive : la notation des voyelles ! Dans la multiplicité des alphabets grecs qui virent jour, c’est la variante de Milet qui s’affirma en – 403.

    By: Internet Archive Book Images

    L’étrusque, parmi les écritures italiques…

    Le pays des Étrusques, l’Étrurie, fut prospère et puissant. Alliés des Carthaginois contre les Grecs, les Étrusques ne manquèrent jamais d’imposer cette puissance à leurs voisins. Au – VIe siècle, ils s’emparèrent de Rome sous la dynastie des Tarquin. Au siècle suivant, leur pouvoir commença cependant à décliner face à l’alliance des Grecs et des Latins, et aux envahisseurs Celtes. Ils utilisaient un alphabet issu du grec.

    By: Internet Archive Book Images

    Le latin, une écriture planétaire…

    Issu de l’alphabet étrusque au VIIe siècle, l’alphabet latin connut une évolution constante. Le passage des majuscules aux minuscules, son exploitation par l’imprimerie à la Renaissance, ainsi que sa diffusion planétaire, en font sur plus de 2500 ans un témoin exceptionnel de nombreuses sociétés humaines.

    By: DDohler

    Le géorgien et ses diverses origines !

    Les origines de l’alphabet géorgien sont controversées. L’une d’elles le lie au roi géorgien Parnavaz 1er au -IIIe siècle. Il existe plusieurs variantes de l’alphabet géorgien, qu’elles soient de caractère ecclésiastique, ou plus cursif.

    By: Photo Dharma

    Le retour de l’écriture en Inde…

    Deux écritures indiennes naquirent au – IIIe siècle. La première s’appelle kharosthi. C’est une écriture syllabique qui apparut dans le Nord-Ouest de l’Inde et disparut néanmoins sans laisser de descendance. La seconde est la brahmi et c’est à elle que se rattachent toutes les écritures indiennes employées aujourd’hui. On les différencie selon les ensembles linguistiques auxquelles elles sont liées, qu’ils soient indo-européens (écritures devanagari, bengali, gujarati, etc.) ou dravidiens (écritures tamoul, telougou, malayalam…).

    By: OliBac

    Le copte : fusion du grec et du démotique…

    Le terme copte n’est autre que celui d’« égyptien » en grec. Il correspond aujourd’hui à la communauté chrétienne d’Égypte. Il existe un alphabet copte, fusion de l’alphabet grec et de 7 signes empruntés au démotique, qui se manifesta au – IIIe siècle.

    Le tifinagh, « notre invention »…

    Les Imazighen (Berbères) sont implantés en Afrique du Nord où ils ont développé des langues diverses, mais aussi une écriture : le tifinagh. L’étymologie de ce mot est controversée, et certains y voient l’expression « notre invention », « notre trouvaille ». On atteste des traces du tifinagh à plus de 2000 voire 2500 ans.

    By: guldfisken

    Runar : le « secret » …

    Le mot « rune » vient du vieil islandais runar, qui signifie « secret ». C’est dire sous quels cieux mystérieux, ces écritures naquirent. N’oublions pas ici les croyances que pratiquaient ces populations placées sous la domination de dieux guerriers. Odin, leur dieu suprême, serait ainsi l’inventeur de cette écriture. Et quelle invention ! On raconte en effet que le dieu resta pendu neuf jours et neuf nuits à l’arbre du monde, afin d’en assimiler toute la signification ! Employés dès le début de l’ère chrétienne, on estime que les runes cesseront d’être utilisés au XIVe siècle. Le nom de cet alphabet, dit futhark, lui a été donné par l’association de ses six premières lettres.

    By: vaticanus

    Itzamna : inventeur de l’écriture maya…

    L’apogée des Mayas se situe entre les IIIe et IXe siècles. Ils y mobilisèrent une écriture, inventée par le Dieu Itzamna, et dont les manuscrits devaient au XVIe siècle faire l’objet d’une destruction systématique par les Conquistadores. On sait aujourd’hui que leur système était constitué de plusieurs sous-systèmes. Certains signes étaient des logogrammes: ils représentaient un mot. D’autres signes étaient syllabiques : ils notaient des syllabes. Enfin il existait des compléments phonétiques, c’est à dire des signes qui indiquaient comment prononcer, et des compléments sémantiques, précisant le sens. Le tout posa longtemps de sérieux problèmes de déchiffrement à la communauté scientifique.

    By: Lindsay Joye

    L’écriture arabe et la diffusion de l’Islam…

    Héritière du nabatéen ou du syriaque, l’écriture arabe atteignit sa forme actuelle au IVe siècle. Toutefois c’est trois siècles plus tard qu’un essor considérable allait lui être donné, avec la naissance et l’expansion de l’Islam. C’est une écriture qui s’écrit comme l’hébreu de droite à gauche et dont les lettres changent de forme selon la position qu’elles occupent dans le mot. Observons que se très nombreux styles calligraphiques furent inventés tout au long de l’histoire de cette écriture.

    By: A.Davey

    L’écriture éthiopienne et ses variations…

    L’Éthiopie possède une langue classique, le guèze, et une plus moderne, l’amharique, ainsi que de nombreuses autres langues. Un alphasyllabaire est placé à leur service, qui se formalisa au IVe siècle. Cette écriture propose à partir de 26 lettres, pas moins de 182 combinaisons syllabiques différentes ! La forme de la lettre change systématiquement selon la voyelle qui accompagne la consonne, soit sept variations selon que la syllabe se prononce ka, kuu, kii, kaa… ou encore koo !

    Pour évangéliser les Goths…

    L’évêque Wulfila (ou Ulfila) naquit en 311 sur le bord de la Mer Noire et il est l’inventeur de l’écriture gotique. On sait peu de choses à son sujet, sinon qu’il fut remarqué très tôt pour ses talents. On lui incomba de propager la foi auprès de ses ouailles, les barbares Wisigoths, dont on devinait clairement qu’ils constitueraient très bientôt une menace pour l’Empire. Pour parvenir à ses fins, Wulfila s’inspira principalement de l’alphabet grec, sauf pour huit lettres qui pourraient bien provenir des runes.

    By: Robert Linsdell

    L’ogham…

    L’écriture oghamique doit son nom au dieu celte Ogme. Elle comprend vingt lettres qui portent des noms d’arbres et fut employée à partir du IVe siècle sur les Iles britanniques.

    By: Rita Willaert

    L’arménien : l’œuvre de Mesrop Machtots !

    C’est à la demande du Catholikos Sahak 1er et de son roi, que le moine Mesrop Machtots se mit en quête d’une écriture propre à la langue arménienne. La raison en était simple : l’Arménie venait un siècle plus tôt d’adopter le christianisme comme religion d’État et l’enseignement de la liturgie ne pouvait continuer à se réaliser dans d’autres langues ! On dit que Mesrop acheva de la mettre au point, avec l’aide divine, en 405.

    By: shankar s.

    L’empire khmer et son écriture…

    Le monde khmer se reflète dans l’apogée que constitua la cité d’Angkor et son rayonnement sur toute la région, du IXe siècle jusqu’en 1431. L’écriture pour sa part s’y était implantée plus tôt, sous influence indienne, ses premières traces remontant au VIIe siècle.

    By: nevil zaveri

    Le syllabaire tibétain, influencé par le prestige de l’Inde…

    Le roi Srong-Bcan Sgam-Po confia au VIIe siècle à son ministre Thonmi Sambhota la mission d’étudier en Inde. Sambhota lors de son séjour indien s’intéressa ainsi à la religion, aux langues, mais aussi bien entendu à la question de l’écriture. Il s’agissait de trouver le moyen de transmettre les textes bouddhiques à la communauté tibétaine, tout en créant au passage une écriture adaptée à sa langue. Le syllabaire tibétain en naquit. Dès le retour au pays, le prestige de Thonmi Sambhota fut tel que le roi lui offrit un palais où il résida désormais.

    By: Jorge Láscar

    Les moines Cyrille et Méthode et les peuples slaves…

    Les moines Cyrille et Méthode, sont deux frères originaires de Salonique au IXe siècle. On raconte que le nouvel empereur de Byzance les aurait choisis justement parce qu’ils étaient de cette cité. En fait la réputation de Salonique quant à la pratique des langues slaves n’était plus à démontrer : « Vous êtes Saloniciens, se serait exclamé l’empereur, donc vous parlez slave ! » Effectivement, leur mission consista à évangéliser les Slaves, à commencer par la Moravie, mission au cours de laquelle ils créèrent soit le glagolitique, soit une première forme du cyrillique. La forme achevée du cyrillique daterait quant à elle du XIIIe siècle.

    By: A.Davey

    L’adaptation de l’arabe à la langue persane…

    Trois siècles après la conquête musulmane de la Perse sassanide intervenue en 642, la langue persane se dota d’un nouveau système de transcription fondé sur l’arabe. Après avoir ainsi écrit en cunéiforme puis en araméen, cette adaptation nécessita quelques ajouts étant donné la différence entre l’arabe, appartenant aux langues sémitiques, et le persan, faisant partie de la famille indo-européenne.

    By: momo

    L’écriture birmane et le contact avec les Mon…

    C’est dans le cadre des influences indiennes, que l’écriture birmane naquit de contacts entre les populations locales, en l’occurrence mon et birmane. Les Birmans défirent les Mon au XIe siècle. Pourtant, de même que nous l’avons noté en d’autres lieux de ce monde, comme par exemple avec les Araméens vaincus par les Assyriens, c’est en raison de leur défaite que les lettrés mon désormais captifs influencèrent la création de l’alphabet birman.

    By: Paul Downey

    Les écritures mongoles…

    On doit une première écriture mongole à un scribe de la cour de Gengis Khan ; il la réalisa sur base ouïghour. Un deuxième système dit phags-pa (ou phagpa) du nom de Drogön Chögyal Phagspa fut mis au point au XIIIe siècle. Enfin l’écriture soyombo date de la fin du XVIIe siècle.

    By: Patrick Gray

    Les Incas et les cordelettes à nœuds…

    À la différence des Mayas et des Aztèques, les Incas ne possédaient pas d’écriture véritable, mais un système de quipus. Les quipus (en quechua, « nœud ») étaient un système ingénieux (qu’on retrouve également en Chine par ex.). Ils consistaient en des nœuds réalisés sur des cordelettes dont la signification était liée à la couleur, au nombre, à la torsion.

    By: Justin Ennis

    Quetzalcoatl : inventeur de l’écriture…

    Les Aztèques connaissaient l’écriture. Pour eux c’était le dieu Quetzalcoatl, fils du Soleil et de la Lune, dieu civilisateur, qui fut à l’origine non seulement de la plupart des techniques, de la culture du maïs, mais également de l’écriture. Les Aztèques subirent de plein fouet la visée destructrice des conquérants. Leur capitale Tenochtitlan tomba en 1524.

    By: Jeffrey Tripp

    L’alphabet coréen et son œuvre éducative…

    C’est en 1443 qu’apparaît l’alphabet coréen, voulu par le roi Sejong. Selon lui il fallait absolument adopter une nouvelle écriture, alphabétique, plus simple, plus facile à apprendre que le chinois alors en usage. Et c’est bien ce qu’il fit, non sans susciter l’opposition d’une partie des lettrés à cette écriture selon eux incomparable à la noblesse du chinois. Baptisée hangeul ou han-gûl (« la grande écriture »), elle est considérée comme l’un des systèmes de transcription le plus fidèle au monde.

    By: Jocelyn Saurini

    L’incroyable pictographie des Naxi !

    Il existe dans le sud de la Chine (province du Yunnan) une minorité nationale en tout point exceptionnelle au regard de l’écriture utilisée. En effet, l’on y trouve le seul système pictographique contemporain, nommé dongba (du nom des prêtres qui le maîtrisent). Ici « tigres », « loups » « amoureux », y prennent des formes figuratives qui se distribuent le plus souvent sur des carnets rectangulaires. Un débat porte sur son ancienneté (jugée le plus souvent à quelques siècles).

    By: Mondo79

    Les évolutions de l’écriture vietnamienne…

    Tout comme les Coréens ou les Japonais, les Vietnamiens utilisèrent très tôt l’écriture chinoise, qu’ils adaptèrent tout particulièrement à la langue vietnamienne après 939. Toutefois l’arrivée du christianisme et de l’alphabet latin marqua dès le XVIIe siècle un tournant décisif. Un jésuite, le père Alexandre de Rhodes, perfectionna ainsi une écriture sur une base latine. Le vietnamien étant une langue à six tons, ce système, appelé chữ quốc ngữ , les note par des accents différents.

    Sequoyah – wikimedia

    Le syllabaire cherokee et l’âme des Amérindiens…

    Un certain Sequoyah (lequel a donné son nom à l’arbre !) est à la base de l’alphabet employé par les Cherokee. Il s’employa à le réaliser au début du XIXe siècle, en exploitant une casse d’imprimerie. On estime souvent que l’existence de cette écriture a contribué à maintenir l’unité de la nation cherokee.

    Pictograma-vai – Wikimedia

    L’écriture vaï et les « feuilles parlantes »…

    Les Vaï (Libéria) ont bénéficié dès la première moitié du XIXe siècle d’une écriture syllabique comportant pas moins de 226 signes ! Certains assurent que son créateur Momolu Duwalu Bukele aurait en fait adapté une écriture ancienne. D’autres lui voient une influence cherokee. On raconte qu’à la demande du chef de la communauté, Bukele fut prié de faire la démonstration de l’efficacité de son écriture. Tous s’étaient alors assemblés en un vaste cercle, au centre duquel Bukele avait placé sa fille en face de lui. Il lui adressa un petit morceau de papier sur lequel il avait griffonné un message. On emploie à ce sujet l’expression de « feuilles parlantes ». La feuille, ou la fille, « parla » correctement et, devant cette réussite, on décida d’ouvrir des écoles pour diffuser cette écriture.

    800px-Brest2012_-_exemple_ecriture_Inuktitut – Vigneron – 2012 – Wikimedia

    L’inuktitut : un système à apprendre !

    Les Inuit emploient aujourd’hui deux écritures: l’inuktitut, inspiré du cri, et l’alphabet latin. L’inuktitut fut mis au point vers 1830 siècle pour les Indiens Ojibwé, puis un peu plus tard pour les Cris. Cette écriture fut réalisée par le missionnaire James Evans, sur un modèle dit sténographique. Comme tous les systèmes de ce genre, ses formes sont assez élémentaires, et leurs dérivations logiques, favorisant fortement son apprentissage.

    By: Ralph Aichinger

    Le braille : une géniale adaptation !

    L’exploit de Louis Braille consiste très certainement à avoir su améliorer un système de lecture en points-reliefs, mais peut-être plus encore à avoir ainsi autorisé son adaptation à toute langue y recourant. Il commença à bien se diffuser à partir de la moitié du XIXe siècle.

    Njoya and his wives, in Cameroon (IMP-DEFAP CMCFGB-CP045 2)

    Sous l’influence du sultan bamoun…

    Parmi les créations d’écritures africaines, celle du sultan Njoya en 1895 fait figure d’exemple. Ayant inventé une écriture au service de son peuple, de son histoire, de son éducation, ayant impulsé la création du palais de Foumban, ou des travaux de médecine, il fut toutefois contraint à l’exil. Des 510 signes originaux, le système a connu plusieurs révisions successives jusqu’à être ramené aujourd’hui à 70 signes.

    Le mendé, une écriture au service d’un peuple…

    Les Mendé sont établis principalement au Sierra Leone (mais aussi au Libéria et en Guinée). L’écriture mendé, dite kikaku, fut mise au point par Mohamed Turay en 1917. Elle fut ensuite améliorée par Kisimi Kamara. L’écriture mendé fut très concurrencée par l’alphabet latin.

    La langue turque change d’écriture…

    Le turc comme le persan a utilisé diverses écritures. Antérieurement à l’arabe, on employa ainsi des écritures ouïgours. C’est toutefois l’écriture arabe qui fut majoritairement employée par les Turcs… jusqu’en 1928 ! À cette date, Mustapha Kemal décida en effet d’abandonner l’écriture arabe qu’il jugeait particulièrement inadaptée à la langue turque. C’est alors que la Turquie emprunta l’alphabet latin. Mustapha Kemal montra lui-même l’exemple, en allant « enseigner » ce nouveau mode de transcription dans les campagnes.

    By: Internet Archive Book Images

    Le masaba, écriture bambara…

    L’écriture masaba a été mise au point par Woyo Couloubayi en 1930. Cette écriture employée par les Bambaras comporte 123 caractères.

    Le mandombe, et l’Église kimbanguiste…

    Liée à la prédication de Simon Kimbangu, l’écriture mandombe fut mise au point par David Wabeladio Payi en 1978. Elle vise à se placer au service de toutes les langues africaines.


  • Les perles de Tahiti…

    À Tahiti, on dit que les huîtres attirées par l’éclat de la lune, viennent à la surface, et là une goutte de lumière les inonde en les baignant de toutes les couleurs. Bien entendu c’est cette goutte qui se transforme en perle. Mais en vérité, l’histoire est bien plus ancienne puisqu’elle remonte au début du monde. Tane, le dieu créateur, prit ainsi les perles de Tahiti pour modèles afin d’illuminer le ciel et de créer les étoiles. Puis il les envoya à Rua Hatu, dieu de l’Océan, qui s’en servit à son tour pour éclairer son monde. Oro, qui était le serviteur de Tane, et présidait à la guerre et à la paix, les employa à son tour pour séduire les plus belles des femmes. On dit que deux perles étaient d’une beauté sans égale : l’une s’appelait Poe Rava, aussi belle qu’un miroir d’eau scintillante , la seconde était Poe Konini, et portait des anneaux sculptés comme ceux de Saturne. C’est alors qu’elles furent confiées aux hommes, et la perle de Tahiti se nomma Te Ufi.


  • Ganga…

    En ces heures germinales, en une époque où s’affrontaient dieux et démons, ces derniers avaient coutume de se réfugier dans les océans. C’est pourquoi les dieux demandèrent au yogi Agastya de leur rendre un petit service : celui d’avaler les eaux océaniques. Ce qu’il fit bien entendu sans hésiter. Et l’aide fut hautement appréciée car les démons ne pouvaient plus désormais se cacher. Ils furent réduits à néant. C’est alors qu’on pria Agastya de libérer l’océan qu’il avait englouti. Hélas, il l’avait digéré ! Débutèrent des temps de désolation. La sécheresse s’abattit, le désert gagna, et bien des activités essentielles et vitales, jusqu’aux rites de purification, furent contraintes d’être abandonnées. Pendant ce temps le roi Saagar qui avait de grands desseins s’apprêtait à sacrifier le cheval annuel qu’il laissait de coutume en liberté. Mais lorsqu’il voulut y procéder, ô comble de malheur, le cheval avait disparu. Il chargea ses soixante mille fils de le retrouver. Ceux-ci ne le déçurent point, car ils réussirent à le localiser chez le sage Kapila où l’animal avait effectivement choisi de faire halte. Ils ne tardèrent pas à l’accuser de vol ! Or, irrité par leurs accusations infantiles alors qu’il était en méditation, celui-ci ouvrit les yeux et les réduisit en cendres ! Le malheur frappa le cœur de Saagar qui pria Kapila de lui dire comment réparer cette erreur. Aussi le sage précisa-t-il que seul le Gange pourrait apaiser leur souffrance en baignant leurs âmes errantes. Il fallut alors implorer Brahmâ. Mais la mort vint trouver Saagar. Ainsi passèrent sept générations jusqu’à ce qu’un descendant, Bhagirath, reprît à son tour la prière pour le repos de ses ancêtres. Brahmâ en fut touché mais avertit que le déferlement du Gange serait terrifiant. C’est pourquoi il conseilla d’invoquer Shiva afin que celui-ci puisse retenir le Gange dans ses cheveux. C’est bien ce qui se produisit et grâce à ces sages conseils, les âmes des défunts purent s’y tremper et se libérer. Et la Terre regagna ses couleurs loin de la sécheresse qui s’était abattue sur elle…Le Gange devint ainsi le centre d’une sacralisation qui fait que les mariés accrochent des guirlandes d’une rive à l’autre, que les paysans du Bihar enterrent des pots remplis d’eau du Gange dans leurs champs ensemencés, et que s’y baigner, et mourir sa proximité, constituent l’aboutissement de toute vie chez les Hindous. Du reste, pour en revenir aux critiques hygiénistes soulevées plus haut, certains soutiennent que ses capacités d’auto-dépollution sont inégalées. Mais bien sûr, on nous dira qu’il faut y croire…


  • Comme les papillons…

    Autrefois il n’existait aucun papillon. Les couleurs de l’arc-en-ciel ne brillaient pas encore sur leurs ailes. Mais elles recouvraient la peau des serpents. Hélas personne ne leur prêtait attention. Une femme nommée Fleur de printemps faisait exception. Elle était dotée de grands pouvoirs et savait qu’elle les devait à ces créatures que tous dédaignaient. En effet à chaque guérison qu’elle effectuait, elle ne manquait pas de constater que les serpents arc-en-ciel l’assistaient dans son œuvre. Plus encore, l’arc-en-ciel occupait également ses rêves car d’étranges créatures volantes parées de toutes couleurs venaient l’y visiter. Elles lui apprirent le pouvoir de chaque couleur et lui indiquèrent qu’à sa mort, elle continuerait à dispenser son savoir aux hommes. C’est ainsi qu’elle changea de nom et devint « celle qui tisse dans l’air des arcs-en-ciel »… Puis le temps passa. Elle se maria à un voyant, continuant à faire le bien autour d’elle. Deux enfants naquirent de leur union, beaux et forts, et eux aussi furent doués des mêmes pouvoirs. Mais bientôt vint le terme de son existence et, à l’approche de la mort, un serpent arc-en-ciel s’approcha d’elle. Ils avaient été ses plus fidèles compagnons et ils se désolaient de ne plus pouvoir répandre leurs pouvoirs à travers elle. Ils convinrent ensemble de tout faire pour ne pas interrompre cet art de la guérison. Au matin, le mari de « celle qui tisse dans l’air des arcs-en-ciel » fut triste de son départ. Mais dans son rêve, les esprits lui avaient communiqué ce qu’il devait faire à présent. C’est pourquoi le jour de l’enterrement, lorsque tout le monde fut parti, il fit ce que le serpent lui demanda. Il le plaça auprès de son aimée dans la tombe et les recouvrit de terre. Peu de temps après, une créature surgit de cette même terre aux ailes parées de l’arc-en-ciel. Elle voleta jusqu’à son épaule et lui parla. C’était l’esprit de son aimée qui le priait de ne pas être triste et lui apprit que lui aussi se transformerait ainsi à sa mort et qu’ils continueraient tous deux à dispenser leur savoir de guérisseur aux hommes. C’est ainsi que les papillons embellissent depuis cette époque le ciel et le cœur des gens, leur apportant tous leurs bienfaits.


  • #sénégal

    Un peuple, un but, une foi / #Sénégal / Royaumes hist. du Tekrour, du Djolof / Wolofs, Toucouleurs, Peuls, Sérères, Diolas… / Cap. Dakar.


  • #sérères

    Sénégal, Gambie / #Sérères / Royaumes des Sine et Saloum / Organisés en castes / Unis aux Toucouleurs par le kalir (parenté à plaisanterie).


  • #sang

    Substance liquide et vitale de couleur rouge / Représentative de la vie, son cycle / 14 juin : journée mondiale du donneur de #sang.


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  • folie

    « On a tous la possibilité de se voir acculé à des troubles mentaux. On a tous des spores de démence en soi, qui s’activent par moments. L’activation de la folie, réversible ou non, apporte de la couleur, douce ou intense, à la vie. Plus elle est intense, plus elle est dérangeante. Avec elle, on explore un nouveau tableau de vie… Non, ce n’est pas si beau que ça. La folie est rude. Néanmoins, il n’est pas moins vrai qu’elle permet de voir différemment les choses, d’entrevoir l’inconnu, et si l’on a de la chance, de le saisir. »


    Les Mots De


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  • naissance

    « Je suis née avec un handicap visuel. En fait, j’ai vu un petit peu jusqu’à l’âge de 8 ans. Les ombres, les couleurs… Pour moi, la mer ou le rouge ne sont pas du tout abstraits… »


  • #peinture

    Produire sur des surfaces des compositions de formes et couleurs / Instruments et matières / Esthétique, religion, commerce / Peinture#.


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  • cuisine

    « Une autre façon de voyager, d’inventer, de composer, de créer. Assemblages de saveurs, de textures, d’herbes et d’épices , composition de couleurs , mélanges d’influences et de cultures. A la fois dépaysement et rattachement aux racines. »


    Les Mots De


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  • #mondrian piet

    Pieter (Piet) Cornelis #Mondrian (1872/1944) / Cofonde l’art abstrait / Abstraction géométrique / Néoplasticisme / 3 couleurs primaires.


  • #maxwell james clerk

    James Clerk #Maxwell (1831/1879) / Théorie cinétique des gaz / Equations sur le champ électromagnétique / Travaux sur lumière et couleur.


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  • #lituanie

    Union des tribus sous Mindaugas au 13e / Vilnius / → contrée étrange, vaporeuse, voilée, murmurante, amoureuse des couleurs : La #Lituanie.


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  • #holi

    Hiranyakashipu hostile à Vishnu / Son fils Prahlad au contraire le vénère / Lutte sans merci / Prahlad gagne / #Holi : fête des couleurs.


  • vert/e

    De la couleur des feuilles des arbres au printemps – Incarne en cela la fraîcheur, le renouveau, la renaissance, ou quelquefois le manque de maturité – Symbole de la nature.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • #gay parade

    Arc-en-ciel / Ralliement du mouvement homosexuel / 6 couleurs, rouge en haut / Créé par G. Baker / 1ère #gay parade à San Francisco – 1978.


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  • sang 

    Substance liquide et vitale de couleur rouge qui circule dans le corps, y remplissant des fonctions diverses liées à la plupart des organes – Constitue en cela un élément symbolique fondamental, représentatif de la vie, de son cycle, de son flux.

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  • rouge

    Couleur du sang, à la forte charge symbolique

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    Indéfinition


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  • racisme

    Idéologie qui s’appuie sur une discrimination et une hiérarchisation des individus classés grossièrement selon des ensembles généraux liés à la couleur de la peau, à l’ethnie, au pays, à la religion…

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  • peinture

    Art consistant à produire sur des surfaces diverses des compositions variées de formes et couleurs mobilisant des instruments et matières, dans un but donné (purement esthétique, religieux, commercial, …)

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    Indéfinition


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  • or

    Métal précieux de couleur jaune qui peut faire l’objet d’admiration ou/et de convoitise.

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  • noir/e

    De la couleur de la nuit, il peut être ainsi associé à tout ce que l’obscurité peut évoquer comme mystère, inconnu – Souvent opposé au blanc, il peut aussi être envisagé comme son complémentaire naturel.

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  • #courge

    Latin citrus : citron, vu sa couleur / Calabaza espagnole / Kürbis allemand rattaché aux #courges / Originaire d’Amérique / Citrouille.


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  • jade

    Pierre précieuse très dure de couleur verte le plus souvent mais aussi blanche, rouge, violette…

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  • jaune

    Qui a la couleur du citron, de l’or et rappelle souvent celle du soleil.

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  • go

    Jeu de stratégie d’origine chinoise, se pratiquant sur un damier, consistant au moyen de pions de deux couleurs à encercler son adversaire – Requiert patience et réflexion.

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  • fleur

    Organe des plantes supérieures souvent coloré et/ou couleur au parfum agréable. La diversité des fleurs offre de longue date une palette infinie d’usages et de représentations dans laquelle les arts, l’architecture, mais aussi la gastronomie, la science… n’ont jamais cessé de puiser leur inspiration. Souvent perçue pour son côté relativement éphémère, la fleur est également pour ces mêmes raisons l’une des meilleures représentantes de la beauté de l’existence et un hymne à sa fragilité. Elle traverse l’ensemble des cultures de sa présence symbolique, allant jusqu’à susciter des formes de langages.

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  • mǐ – 米 : « riz », « mètre »

    mǐ – 米 : « riz (décortiqué) », mais aussi le « mètre ». On y voit originellement un assemblage de grains de riz. Il sert à composer diverses notions y ayant rapport comme « l’alcool de riz » 米酒 mǐjiǔ ou la couleur « beige » 米色 mǐsè.


    Sinograph


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  • chapeau

    Objet vestimentaire destiné à couvrir la tête, faisant l’objet d’une fabrication plus ou moins élaborée et onéreuse, de formes, de couleurs et de matériaux divers, pouvant répondre à des fonctions variées : protection, ornement, hiérarchie, rôle, jeu, etc. – La place du chapeau est variable selon les sociétés et les époques, en faisant un indicateur plus ou moins discret de leurs évolutions. 

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  • blanc/che

    Couleur du lait ou de la neige, hautement chargée de symbolique laquelle varie selon les cultures (mariage, mort…) – Souvent ramenée à une idée de la pureté.

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  • arc-en-ciel

    Phénomène coloré qui se produit dans le ciel en accompagnement de contextes orageux et de la présence du soleil ◊ Ses couleurs ont été revendiquées comme symbole de ralliement tant des populations incas (→ wiphala) que du mouvement des homosexuels ◊ Dans les représentations traditionnelles, l’arc-en-ciel est hautement personnifié et renvoie au message des Dieux.

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  • 26

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».