• Indéfinition principale :

    femme

    Une des deux divisions principales du genre humain, pouvant dans une approche globalisante faire l’objet de jugements catégoriels portant sur sa corporéité, sa psychologie, sa représentation de soi, des autres, du monde, etc. – Renvoie à une démarcation culturelle, sociale, juridique, politique, religieuse… variable selon les sociétés mais souvent traduite par une forme plus ou moins accentuée et appliquée de domination des hommes et du profit qu’ils tirent de cette situation – Peut alors donner lieu à une revendication d’équité ou de parité – A l’échelle individuelle, toute femme – comme tout homme – ne peut ni ne devrait se concevoir à travers le seul filtre du genre tant est bien plus complexe l’humanité qui les unit.

  • Guéréwol : « quand les femmes jugent la beauté masculine… »

    Tradition peul.
    Rituel annuel.
    Prenant place à la fin de la saison des pluies.

    happen whenS end ofS season ofS rain2

    Les jeunes hommes Wodaabee
    Dansent.
    Sans quitter le rang.
    Les yeux grands ouverts
    Les dents mises en valeur
    La blancheur scintillant de tous ses feux.
    Les bras s’élancent,
    Au gré de sautillements cadencés.

    Maquillés avec grâce,
    Parés des plus beaux ornements,
    Coiffés de plumes,
    Ils seront bientôt jugés…
    … Par un jury de femmes,
    Sujettes à se marier.

    Et ils en sont bien conscients et fébriles…

    Ainsi va le Guéréwol
    Là où vont les Wodaabees.
    Tout particulièrement à Ingall au Niger,
    Prenant part au festival des nomades à Cure Salée.


  • C’est une femme.

    thisis woman

    FR : C’est une femme.

    EN : This is a woman.

    ZH : 这是一个女人

    PI : Zhè shì yīgè nǚrén

    IT : Lei è una donna.

    TAGS FR :

    TAGS EN :

    TAGS IT :

    TAGS ZH :

    CARACTÈRES ZH :


    Polyglotti


    Thème(s) :

  • femme

    15 / octobre

    Journée internationale des femmes rurales (A/RES/62/136)


    Calendrier


    Thème(s) :

    Tags :

  • femme

    8 / mars

    Journée internationale de la femme


    Calendrier


    Thème(s) :

    Tags :

  • #sage-femme

    Celle (celui) qui aide à accueillir la vie / Rassure / Apaise / 5 mai : Journée internationale de la #sage-femme.


    Twitopique


    Thème(s) :

    Tags :

  • femme

    «  J’ai un peu honte à le dire mais jusqu’en 1947, je n’ai jamais vu de femme assisse à table chez nous. Elles étaient debout à la cuisine, mais jamais à table. À table il y avait mon grand-père, il  y avait les enfants, filles et garçons qui étaient de part et d’autre de la table, et les gens de la ferme. Et là mon grand-père écoutait ce que nous avions à raconter, nous l’école, les autres ce qu’ils avaient fait, et lui donnait ses instructions. Les femmes qui étaient près de la cuisine participaient. Amatxi, ma grand-mère, parlait, riait beaucoup avec ses sœurs et les cousines … »


    Les Mots De


    Thème(s) :

    Tags :

  • #femme

    8 mars : journ. intern. des #femmes / Rappel constant à un devoir d’équité ou de parité / Questionne les valeurs ou leur déni +- masqué.


    Twitopique


    Thème(s) :

    Tags :

  • #sage-femme

    Angélique de Coudray : De l’Art des accouchements / Se sert d’un mannequin pour enseigner / Forme des milliers de #sages-femmes.


  • donner

    « Donne la pluie douce comme le sel, donne du mil, des femmes, des enfants à naître… » (Prière au dieu créateur Amma – citée par Geneviève Calame-Griaule)


  • La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien

    « Les habitants du village de Petrykivka décorent leurs habitations, leurs objets domestiques et leurs instruments de musique de peintures ornementales où prédominent des fleurs imaginaires et autres éléments naturels inspirés d’une observation méticuleuse de la flore et de la faune locales. Cet art est riche de symboles : le coq symbolise le feu et l’éveil spirituel, tandis que les oiseaux représentent la lumière, l’harmonie et le bonheur. Dans la croyance populaire, les peintures protégeaient du chagrin et de tous les maux. Les personnes vivant sur place, en particulier les femmes de tous âges, participent à cette tradition artistique populaire. Chaque famille compte au moins un praticien, la peinture décorative faisant ainsi partie intégrante de la vie quotidienne de la communauté. Les traditions picturales, et notamment les éléments ornementaux symboliques, sont transmises, renouvelées et perfectionnées au fil des générations. Les bases de la peinture décorative de Petrykivka sont enseignées dans les écoles locales à tous les niveaux, des institutions préscolaires aux écoles supérieures, où chaque enfant peut les apprendre, et la communauté est prête à transmettre son savoir-faire à tous ceux qui montrent un intérêt pour cet art. La tradition des arts décoratifs et des arts appliqués contribue au renouvellement de la mémoire spirituelle et historique et signe l’identité de toute la communauté. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • Al-Bar’ah, musique et danse des vallées du Dhofar d’Oman

    « L’al-Bar’ah est une tradition musicale bédouine des chaînes montagneuses du Dhofar au sud d’Oman. Elle prend la forme d’une danse à caractère guerrier exécutée au son du tambour et de la poésie chantée dans le dialecte des tribus locales. L’al-Bar’ah est exécutée en demi-cercle par dix à trente hommes et femmes. Tout en chantant et en battant des mains, deux danseurs masculins munis de  »khanjars » (poignards), exécutent des mouvements de danse codifiés, en brandissant leurs poignards au-dessus du niveau de l’épaule. Les pas des danseurs ne sont pas complexes, mais la coordination avec les autres exécutants et avec la musique requiert une habileté considérable. Chaque tribu a sa propre forme caractéristique d’al-Bar’ah, qui diffère des autres par le rythme des percussions et les pas de danse exécutés. L’accompagnement musical est joué par les tambours  »al-kasir, al-rahmâni » et  »ad-daff » et la flûte  »al-qassaba ». La danse est exécutée à l’extérieur, à l’occasion des mariages, des circoncisions et des fêtes religieuses. Comme pour d’autres danses bédouines, les distinctions de classe et autres disparaissent puisque les chefs de tribus dansent aux côtés des plus humbles de la population. La tradition représente l’esprit chevaleresque, la force, le courage, la générosité et l’hospitalité associés aux Bédouins. La danse met aussi l’accent sur les thèmes poétiques de l’amour et de la séduction. L’al-Bar’ah a beaucoup de praticiens du Dhofar qui contribuent à entretenir et à transmettre sa diversité poétique et sa pratique. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Oman

    Date :

    2010

    Thème(s) :

    Tags :

  • La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille

    « En Serbie, les familles chrétiennes orthodoxes célèbrent une fête importante, la Slava, en l’honneur de leur saint patron, qu’elles considèrent comme leur protecteur et garant de leur prospérité. Cette célébration consiste en l’offrande rituelle d’un sacrifice sans effusion de sang et en une fête qui réunit la famille, les voisins et les amis. On allume un cierge spécial dans la maison et on verse du vin sur le gâteau de la Slava, préparé et décoré par la femme de l’hôte, avant de l’inciser en croix, de le faire tourner en l’élevant et de le découper en quatre morceaux. Au cours du rituel, on rend louange au saint et on récite des prières pour obtenir la prospérité. Le découpage du gâteau est effectué par l’hôte, en compagnie de l’invité le plus âgé ou le plus important et d’autres membres de la famille. Le repas commence ensuite par un verre de vin cérémoniel, la dégustation d’un plat et un toast exprimant des vœux de santé, de fertilité et de bien-être pour la famille et les invités. Les connaissances relatives à la Slava sont transmises dans les familles, et les femmes jouent un rôle important dans la transmission des connaissances concernant l’exécution des rituels, leur signification et leur but. Le repas de la Slava renforce les relations sociales et joue un rôle important dans l’établissement et le maintien du dialogue dans les régions pluriethniques et multiconfessionnelles. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • La cérémonie de la Nan Pa’ch

    « La cérémonie de la Paach est un rituel de vénération du maïs célébré à San Pedro Sacatepéquez. La cérémonie vise à remercier la nature pour les bonnes récoltes obtenues, au moyen d’un rituel mettant en lumière les liens étroits entre l’homme et la nature. Elle se caractérise également par des prières en langue mam. Les participants sont pour la plupart d’anciens fermiers, hommes et femmes, fortement liés à la communauté et qui sont reconnus comme meneurs par celle-ci. Quatre diseurs de prières  »parlamenteros » offrent des prières au cours de la cérémonie, bénéficiant du soutien de quatre  »parlamenteros » auxiliaires. Quatre marraines décorent les épis de maïs de façon cérémonielle et coordonnent la préparation et le service de la nourriture. La cérémonie de la Paach renforce l’identité de la communauté de San Pedro ainsi que le savoir communautaire lié au respect de la nature et à sa conservation. La méthode de transmission est à la fois orale et pratique, un meneur de groupe se charge d’instruire les nouveaux membres dans le cadre d’ateliers, tandis que les enfants accompagnent leurs grands-parents à la cérémonie. Depuis quelques années, la cérémonie de la Paach souffre d’un désintérêt, car certains jeunes la considèrent désormais désuète. L’insécurité économique est également un frein, au point de pousser une partie des détenteurs à ne plus prendre part à la célébration. D’autre part, l’âge avancé des anciens détenteurs et le recul des pratiques de transmission pourraient entraîner la disparition de cette expression culturelle. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Guatemala

    Date :

    2013

    Catégorie :

    Immatériel

    Thème(s) :

    Tags :

  • mushingantahe

    « Toutefois, l’institution des Bashingantahe avait atteint au Burundi un degré de perfection qui mérite d’être présenté à l’Afrique et au monde comme un modèle, pour ce qui est de l’animation des milieux naturels de vie. Le Mushingantahe, en effet, était un homme qui avait pour rôle de trancher des litiges autour de lui, réconcilier des personnes ou des familles en conflit, authentifier des contrats de tout genre (mariages, successions, ventes, dons…), assurer la sécurité et la justice autour de lui, représenter la population dans des négociations, conseiller et équilibrer le pouvoir politique, parler au nom de son peuple chaque fois que de besoin. Comme on peut le voir, il s’agit d’un leader naturel dont les responsabilités n’avaient guère de limites. C’était une personnalité sur laquelle et avec laquelle l’on devait compter en temps de paix comme en temps de guerre, dans la joie comme dans la peine, à propos de la vie privée comme à propos de la vie publique. Et il était tenu de rendre ce genre de service, qu’il vente ou qu’il pleuve. C’était son être, du moment qu’il avait obtenu l’investiture. Pour lui, renoncer à ce type de responsabilité, c’était renoncer à son devoir d’être un homme. Il s’agissait du reste d’un état permanent de vie plutôt qu’une fonction passagère, nominative ou élective. Chaque homme ou chaque femme avait le droit de déranger un Mushingantahe comme l’on dérange un membre de la famille : il était père de son milieu, avec tout ce que cela comporte de responsabilité et d’abnégation. C’est pourquoi avant son investiture, il lui était nécessaire de passer par plusieurs étapes de formation et d’épreuves.

    Au cours de ce temps de formation, le Mushingantahe devait acquérir un sens aigu de la vérité et de la justice, une responsabilité sociale poussée, un amour du travail en vue d’un minimum d’aisance économique, une intelligence aiguë, beaucoup de courage, une maturité humaine attendue d’un père, bref, une conduite exemplaire qui, du reste, était conçue comme un modèle culturel, une personnalité de statut pour toute la population. Toutes ces vertus et bien d’autres étaient progressivement acquises avant l’investiture. Il ne s’agissait pas du reste d’une simple charge, mais d’un devenir progressif consacré et rendu irréversible par l’investiture. Celle-ci consistait en un pacte entre le candidat Mushingantahe et la population qui devait exprimer son adhésion. A partir de ce jour, l’individu changeait de statut social et d’engagement intérieur. Il devenait du dedans (ibanga) un responsable volontaire de la paix et de l’harmonie autour de lui. Son investiture constituait le serment des serments qui engendrait un devoir investissant tout l’être de la personne. » – Adrien Ntabona, Institution des Bashingantahe à l’heure du pluralisme politique africain, Au Cœur de l’Afrique, 59, 2-3, 1991, 263-284 (s. : uantwerpen.be)


  • ulu 

    « The knives are strongly associated with women and women’s traditional activities such as sewing and butchering, and are often made by men for their wives and other female relatives. Sometimes ulus are given as wedding gifts.” (« Les couteaux sont fortement associés aux femmes et à leurs activités traditionnelles comme la couture et la découpe de viande, ils sont souvent fabriqués par les hommes pour leurs femmes ou d’autres femmes de la famille. Parfois les ulus sont offerts comme cadeaux de mariage. ») Pamela R. Stern. 2004. Historical Dictionary of the Inuit. Ed. Scarecrow Press.


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  • vêtement 

    « Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l’homme qu’elle aime » Yves Saint Laurent


  • ombre

    L’écrivain Junichirô Tanizaki rédigea un magnifique Eloge de l’ombre, en nous aidant à comprendre combien le Japon préférait à la trop vive lumière, l’obscurité ou la pénombre, et ceci dans bien des domaines, touchant par ex. à la peau des femmes, ou à l’éclat des objets : « D’une manière plus générale, la vue d’un objet étincelant nous procure un certain malaise… Il n’est guère de maison où quelque servante mal avisée ne se soit fait réprimander pour avoir astiquer un ustensile d’argent couvert d’une précieuse patine » .


    Citation


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  • jumeau/lle 

    Certains lieux sont reconnus dans le monde comme ayant un taux exceptionnellement élevé de naissances gémellaires. Ainsi au Nigéria (chez les Yoroubas), au Mexique… ou encore à Kodinji (Etat du Kérala en Inde) : « La moyenne nationale de naissances gémellaires (en Inde) est de 8,1 pour 1 000. Mais ici il y a un minimum de 45 pour 1 000”, indique K. Sribiju, un dermatologue qui collecte les données sur ce phénomène. “Nous n’avons pas encore réalisé d’enquêtes à domicile. Je suis sûr qu’en fait il y en a plus de 500, d’un âge compris entre quelques semaines et plus de 85 ans.”Des experts qui ont observé un phénomène similaire dans une tribu du Nigeria l’ont attribué à la présence importante d’hormones folliculo-stimulantes (FSH) chez les femmes de ce groupe. » – s. : courrierinternational.com.


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  • famine 

    Le droit à l’alimentation est fondamental (déclaration des droits de l’homme) : « C’est le droit de chaque homme, de chaque femme et de chaque enfant, individuellement et en communauté, d’avoir en tout temps accès physiquement à une nourriture adéquate ou de disposer des moyens économiques de l’acquérir dans le respect de la dignité. »


  • conflit 

    « Les conflits armés ont des répercussions aussi bien au niveau des moyens d’existence des particuliers que de l’économie, dans son ensemble. Ils sont synonymes d’insécurité alimentaire et entravent l’exécution des services sociaux. Ils intensifient la pauvreté et la faim; privent les enfants d’école; alourdissent le fardeau des responsabilités et la charge de travail des femmes; augmentent la mortalité infantile et maternelle; contribuent à la propagation du VIH/SIDA, du paludisme et d’autres maladies et alourdissent les mesures prophylactiques et curatives; sont préjudiciables à l’environnement, restreignent l’accès à l’eau potable et aux installations d’assainissement et forcent les personnes déplacées à vivre dans des abris insalubres et surpeuplés; ils minent la gouvernance, épuisent les ressources nationales et creusent la dette nationale » ftp.fao.org


  • arbre 

    « Planter un arbre est un acte dont le symbolisme et la signification profonde transcendent toutes les cultures et sociétés du monde. C’est un moyen pour les hommes, les femmes et les enfants de contribuer à titre individuel à la résolution de la crise environnementale… » Al Gore.


  • Al-Zajal, poésie déclamée ou chantée

    « Al-Zajal est une forme de poésie populaire libanaise déclamée ou chantée lors de célébrations sociales et familiales mais aussi au quotidien. Les interprètes, hommes ou femmes, s’expriment individuellement ou collectivement sur différents thèmes dont la vie, l’amour, la nostalgie, la mort, la politique ou les événements de la vie quotidienne. Lors des joutes poétiques, les troupes de poètes et de musiciens s’installent autour d’une table garnie de plats de mezzé et d’arak et récitent les couplets face à un public diversifié, au rythme du tambourin et de la derbouka. Les poètes récitent les couplets, souvent en se défiant ; ces couplets sont ensuite repris par les choristes et le public. Ces échanges verbaux évoquent la beauté du Liban, l’importance de la tolérance et du dialogue entre les communautés et les religions, et le droit à la différence. La transmission du zajal se fait en grande partie de façon informelle. Il se transmet ou se renouvelle dans le cadre familial ou de façon spontanée par l’observation, l’imitation et la participation. Les troupes et les organisations non gouvernementales sont également très impliquées dans sa pratique et sa recréation. La pluralité religieuse et communautaire du zajal assure sa continuité, et les joutes poétiques servent de soupape de sécurité et jouent un rôle important dans la résolution des conflits et le renforcement de la cohésion sociale. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • Le Fado, chant populaire urbain du Portugal

    « Le Fado est un genre de spectacle associant musique et poésie, très largement pratiqué au sein de diverses communautés de Lisbonne. C’est la synthèse multiculturelle de danses chantées afro-brésiliennes, de genres traditionnels locaux de chants et danses, de traditions musicales des zones rurales du pays apportées par les vagues successives d’immigration intérieure, et des courants de chant urbain cosmopolite du début du XIXe siècle. Le Fado est généralement interprété par un chanteur seul, homme ou femme, traditionnellement accompagné d’une guitare acoustique à cordes métalliques et de la  »guitarra » portugaise, une cithare en forme de poire à douze cordes métalliques, spécifique au Portugal, qui a également un vaste répertoire solo. Depuis quelques décennies, l’accompagnement instrumental s’est enrichi : deux guitares portugaises, une guitare et une guitare basse. Le Fado est chanté par des professionnels dans le cadre de concerts organisés et dans de petites « maisons du Fado », et par des amateurs au sein de nombreuses associations locales dans les vieux quartiers de Lisbonne. Des cours informels par des interprètes plus anciens et respectés sont donnés dans les lieux traditionnels d’exécution du Fado, souvent sur plusieurs générations successives au sein des mêmes familles. La propagation du Fado par le biais de l’émigration et des circuits de la  »world music » a renforcé son image de symbole de l’identité portugaise, débouchant sur un processus d’échanges interculturels avec d’autres traditions musicales. » (source UNESCO : ich.unesco.org)

     


  • Le bài chòi, art traditionnel du Centre du Viet Nam

    « Le bài chòi, art traditionnel du Centre du Viet Nam, est une forme artistique très variée qui associe musique, poésie, théâtre, peinture et littérature. Il se présente sous deux formes principales : les « jeux du bài chòi » et le « spectacle de bài chòi ». Les jeux du bài chòi se pratiquent avec des cartes dans des cabanes de bambou à l’occasion du Nouvel An lunaire. Dans les spectacles de bài chòi, des artistes Hiệu, hommes et femmes, se produisent sur un tapis en rotin. Les artistes voyagent d’un endroit à un autre ou jouent dans un cadre familial privé. Les détenteurs et les praticiens de l’art du bài chòi sont les artistes Hiệu, les acteurs de bài chòi en solo, les artistes traditionnels qui fabriquent les cartes et les artistes traditionnels fabricants de cabanes. L’art du bài chòi est une importante forme de culture et de divertissement dans les communautés villageoises. Les acteurs et leurs familles jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde de la pratique à travers l’enseignement à la jeune génération des répertoires chantés, des techniques de chant et d’interprétation, et des méthodes de fabrication des cartes. Avec les communautés, ces artistes ont constitué près de 90 équipes, troupes et clubs de bài chòi pour la pratique et la transmission de cette forme artistique qui incite la participation de nombreux membres de la communauté. La plupart des artistes de bài chòi apprennent leur savoir-faire dans le cadre familial et le savoir-faire est principalement transmis oralement. Mais certains artistes spécialisés dans le bài chòi transmettent également les connaissances et les savoir-faire dans des clubs, des écoles et des associations. » (source : whc.unesco.org)


     

    Règles du jeu :
    « Au commencement, vous choisissez 1 planchette (…) Sur la planche, se trouvent 3 dessins ainsi que 3 mots en vietnamien. Le jeu commence quand le chanteur aussi appelé Hieu en vietnamien tire un bâton en bambou où se trouve un mot. Ensuite, il  chantera souvent en duo (à Hoi An, c’est le cas ) une chanson folklorique traditionnelle vietnamienne où un mot vietnamien sera prononcé. Une personne passera dans le public avec une planche où sera inscrit le mot ainsi que le dessin correspondant. Pour mettre l’ambiance, n’hésitez pas à taper sur vos planchettes, vous ne serez pas le seul à le faire, n’ayez crainte… Si vous pensez avoir le bon dessin ainsi que le mot, il vous suffira d’avertir cette même personne qui viendra vérifier et vous donnera un drapeau jaune si tout correspond. Faites attention, certains dessins se ressemblent… »


  • Liste 2018 mots

    348 – route

    347 – téléphone

    346 – Kankurang

    345 – espace

    344 – Olonkho

    343 – chiffre

    342 – mort

    341 – /ui-//aes (Twyfelfontein)

    340 – ncegele

    339 – solstice

    338 – appartenir

    337 – coopérative

    336 – année

    335 – Bamiyan

    334 –recherche

    333 – céréale

    332 – Ribeira Grande

    331 – vieillesse

    330 – continent

    329 – Garifuna

    328 – sang

    327 – mouvement

    326 – bajan

    325 – bateau

    324 – Iran

    323 – économie

    322 – vent

    321 – outil

    320 – Cyrène

    319 – fruit

    318 – Comores

    317 – nom

    316 – univers

    315 – printemps

    314 – penser

    313 – Levuka

    312 – signe

    311 – mesure

    310 – religion

    309 – kinyarwanda

    308 – agriculture

    307 – Salvador

    306 – Sanganeb – Dungonab

    305 – art

    304 – tuvaluan

    303 – objet

    302 – couleur

    301 – T’heydinne

    300 – tel

    299 – ville

    298 – train

    297 – Petrykivka

    296 – Nasreddin Hodja

    295 – nudité

    294 – aimer

    293 – Guanacaste

    292 – Al-Bar’ah

    291 – Vatican

    290 – attendre

    289 – fleur

    288 – Slava

    287 – mendé écr (kikaku)

    286 – Liechtenstein

    285 – juche

    284 – montagne

    283 – famille

    282 – colindat

    281 – Damas

    280 – Lopé-Okanda

    279 – nous

    278 – Bouddhisme

    277 – Uluru-kata tjuta

    276 – Navajos

    275 – question

    274 – communication

    273 – Mashramani

    272 – Triglav

    271 – histoire

    270 – donner

    269 – batana

    268 – samoan

    267 – Ennedi

    266 – Paramaribo

    265 – asseoir (s’)

    264 – nüshu

    263 – Internet

    262 – jeunesse

    261 – maramureş 

    260 – griot

    259 – entreprise

    258 – nan pa’ch

    257 – métal (45-14)

    256 – pierre (45-13)

    255 – force (45-12)

    254 – Antigua

    253 – kartuli ena (géorgien lg)

    252 – sport

    251 – solitude

    250 – marshallais

    249 – ardha

    248 – toilettes

    247 – mushingantahe

    246 – Djibouti

    245 – dormir

    244 – araignée

    243 – Martin Luther

    242 – Porto Rico

    241 – bonjour

    240 – travail

    239 – temps

    238 – pluie

    237 – lune

    236 – distance

    235 – mariage

    234 – Tassili n’Ajjer

    233 – Brunei

    232 – révolution

    231 – handicap

    230 – ordinateur

    229 – tongien

    228 – femme

    227 – justice

    226 – Luxembourg

    225 – Monténégro

    224 – matière

    223 – maïs

    222 – pierre

    221 – autisme

    220 – vallée de mai

    219 – théâtre

    218 – crise

    217 – Uruguay

    216 – Kitabi Dədə Qorqud 

    215 – tigrigna

    214 – âge

    213 – e-estonia

    212  – séga

    211 – singapour 

    210 – sesotho

    209 – slovaque

    208 – Atomium

    207 – Comenius

    206 – océan

    205 –  مكة  (makka / La Mecque)

    204 – Cachoubes

    203 – n’ko alphabet

    202 – Grégoire Ahongbonon

    201 –  蔡伦 (Cai Lun)

    200 – rencontre

    199 – éducation

    198 – fleuve

    197 – atome

    196 – avion

    195 – informer

    194 – Vilnius

    193 – Martenitsa

    192 – ubérisation

    191 – jardin

    190 – numérique

    189 – sel

    188 – dzongkha

    187 – Carthage

    186 – nombre

    185 – santé

    184 – Spaarndam

    183 – wiki

    182 – Al-Zajal

    181 – Bialowieża

    180 – selfie

    179 – lumière

    178 – sarazm

    177 – bamoun

    176 – basque

    175 – intelligence

    174 – soleil

    173 – tupi-guarani

    172 – letton

    171 – gilbertin

    170 – commerce

    169 – Roma

    168 – innovation

    167 – sexe

    166 – eau (45-11)

    165 – sécurité

    164 – frère 

    163 – தமிழ்  (tamoul)

    162 – Sri Lanka

    161 – gouverner

    160 – énergie

    159 – automne

    158 – vérité

    157 – Keïta Salif

    156 – Rabat

    155 – Sapitwa

    154 – ngola

    153 – Copán

    152 – Phiona Mutesi

    151 – Rastafarisme

    150 – Manaschi

    149 – Haïti

    148 – kava

    147 – Pakistan

    146 – fjord

    145 – mano

    144 – jedek

    143 – vitesse

    142 – khoisan

    141 – fête

    140 – algorithme

    139 – 万里长城 (Grande Muraille)

    138 – fado

    137 – shabono

    136 – complexité

    135 – heure

    134 – Nazca

    133 – réussir

    132 – Inuit

    131 – symbole

    130 – paix

    129 – voyage

    128 – Pétra

    127 – Cú Chulainn

    126 – somali

    125 – hiri motu

    124 – Stari Most

    123 – fihavanana

    122 – Κύπρος / Kıbrıs 

    121 – alcool

    120 – nous

    119 – déchet

    118 – vaï (écriture)

    117 – famine

    116 – al-kuwait

    115 – animisme

    114 – Costa do Marfim (Côte d’Ivoire)

    113 – ennui

    112 – abebuu adekai (Cercueils (Ga)

    111 – Equateur

    110 – Grütli 

    109 – Kuomboka

    108 – feu (45-10)

    107 – Zanzibar

    106 – apprendre

    105 – Monomotapa

    104 – Brasilia

    103 – éléphant

    102 – organopónicos

    101 – goût

    100 – brezhoneg (breton)

    99 – Abya Yala

    98 – culture

    97 – encyclopédisme

    96 – indalo

    95 – matière (45-09)

    94 – main (45-08)

    93 – son (45-07)

    92 – Shqipëria

    91 – Salzburg

    90 – sisu

    89 – papillon

    88 – Samarkand

    87 – মুহাম্মদ ইউনূস (Muhammad Yunus)

    86 – Héreros

    85 – अवतार (avatāra)

    84 – Internet of trees (IoT)

    83 – Қазақ тілі

    82 – ລ້ານຊ້າງ (Lan Xang)

    81 – ᏍᏏᏉᏯ (Sequoyah)

    80 – Ruth & Seretse

    79 – nogar

    78 – argent

    77 – Yezidis

    76 –  alphabétisation

    75 – Ibeji

    74 – ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ  (Imazighen)

    73 – རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ (Bonheur National Brut) / BNB

    72 – baleine

    71 – université

    70 – encens

    69 – Rapa Nui

    68 – El Güegüense

    67 – zealandia

    66 – frontière

    65 – chamorro

    64 – Ακρόπολη Αθηνών (Acropole d’Athènes)

    63 – mémoire

    62 – partage

    61 – rugby

    60 – ลอยกระทง (Loy Krathong)

    59 – voir (45-06)

    58 – manger (45-05)

    57 – corps (45-04)

    56 – bài chòi

    55 – гэр (ger)

    54 – Quetzalcoatl

    53 – Serpent arc-en-ciel

    52 – Asubakatchin

    51 – ދިވެހިބަސް  (divehi)

    50 – ˁnḫ (ankh)

    49 – atoll

    48 – guerewol

    47 – Eldorado

    46 – animal (45-03)

    45 – plantes (45-02)

    44 – vie (45-01)

    43 – téranga

    42 – ꦕꦤ꧀ꦣꦶꦧꦫꦧꦸꦣꦸꦂ (Borobudur)

    41 –  بزکشی (bouzkachi)

    40 – binge watching

    39 – Cueva de las manos

    38 – Janteloven (Loi de Jante)

    37 – חג החנוכה (Hanoucca)

    36 – 勿体無い (mottainai)

    35 – plastique

    34 – Jadev Payeng

    33 – sango (–> zo kwe zo)

    32 – naissance

    31 – Çatal Höyük

    30 – Alþingi (Althing)

    29 – Yosemite

    28 – oignon

    27 – Ekeko

    26 – ရိုဟင်ဂျာ / রোহিঙ্গা  (Rohingya)

    25 – pantoun

    24 – Porajmos

    23 – ᐊᔭᒐᖅ (ajagaq)

    22 – مجلس (majlis)

    21 – Μεσοποταμία (Mésopotamie)

    20 – Kibera

    19 – ornithorynque

    18 – bidonville

    17 – អង្គរ (Angkor)

    16 – mot-coeur

    15 – sapeur

    14 – матрёшка (matriochka)

    13 – burkinabè

    12 – bienveillance

    11 –온돌 (ondol)

    10 – braille

    9 – čebela

    8 – ላሊበላ  (Lalibela)

    7 – 共享 (gòngxiǎng)

    6 – Արևախաչ (arevakhach)

    5 – ka’el

    4 – अहिंसा (ahimsa)

    3 – 愚公  (Yu Gong)

    2 – lagom

    1 – ubuntu


  • masonjoany

    Masque de beauté des femmes Sakalava à Madagascar fabriqué à partir du bois de santal. Très utilisé contre la brûlure du soleil.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Khama Seretse

    Premier Président du Botswana à partir de l’indépendance en 1966, Seretse Khama (1921-1980) est le témoin d’une transformation d’ampleur de son pays à laquelle lui-même a largement contribué. Transformation qui s’appuya entre autres sur la découverte de ressources diamantaires qui devait faire de ce pays extrêmement pauvre, un champion de la croissance. Il est également connu pour son mariage avec une femme anglaise Ruth Williams qui déclencha le courroux et la tentative d’obstruction de la part de tous les partisans de la ségrégation raciale. Le courage et la détermination de leur couple eurent raison de l’adversité, et malgré leur exil (ou peut-être en partie en raison de celui-ci), son retour au pays devait lui valoir le respect des défenseurs de l’indépendance.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • 8 septembre : Fardowsa accède à la lettre…

    La lettre, le signe
    Puissance d’une transmission
    Accès au sens, à l’idée, à l’émotion

    8 septembre
    Journée internationale de l’alphabétisation
    Pour lutter contre l’ignorance du signe
    Contre l’obscurité de la lettre
    Contre les interdits qui y sont attachés

    Une journée pour rappeler
    Qu’environ une personne sur 8 dans le monde
    Demeure illettrée
    Dont une majorité de femmes

    Histoire ordinaire de Fardowsa
    Jeune fille somalienne
    Nous rappelant au devoir de justice
    D’équité, d’éducation

    « Je suis très différente
    Depuis que je sais lire et écrire »
    « Malgré plusieurs attaques et attentats
    Perpétrés cette année à proximité de notre centre d’apprentissage communautaire,
    Je continuerai de suivre mon rêve… »


  • 26 – être humain – human being – 人 – Mensch – uomo – hombre – 人 – челове́к

    L’être humain, une énigme permanente
    humanbeing
    être humain
    Capable d’humanité
    humanity
    humanité
    Et de la renier

    L’être humain, homme ou femme
    man woman
    homme / femme
    Garçon ou fille*
    boy girl
    garçon / fille
    Seul ou en groupe
    group
    groupe

    Qui renvoie à soi
    self
    soi
    Et donc à l’autre
    other2
    autre
    Le moi et le toi
    me you
    moi / toi
    Lui et elle
    he she
    lui / elle
    Nous et vous
    we youplur
    nous / vous
    L’espèce humaine
    humankind
    humanité



  • Effet Genre

    Être un homme, être une femme, voilà bien une affaire ordinaire que les êtres humains ont trop souvent emberlificotée, quelquefois pour le meilleur, si souvent pour le pire. Et pourtant une affaire constante, omniprésente dont l’oubli un instant ne manque jamais de se rappeler à l’ordre par une pointe de sexisme, de brutalité, d’ironie qui se veut de l’humour*… L’effet genre s’observe dans bien des actualités. Que ce soit dans les thèmes auxquels elles font écho. Dans leurs protagonistes. Ou encore dans la manière dont l’exposé en est fait. Ou encore dans ce qu’il suscite chez son destinataire, et que celui-ci, celle-ci, peut traduire en commentaire*…


  • Effet Euphémisme

    Dans la série des emprunts aux figures de style, l’effet euphémisme n’est pas le moins usité. Il faut dire que par sa prétention, plus ou moins honorée, à atténuer les coups et blessures du monde, il a du pain sur la planche. Particulièrement prisé en matière de vocabulaire où les « disparus » prennent la place des « morts », et les « technicien/nes de surface » celle des femmes (/hommes) de ménage, il ne s’y cantonne pourtant pas. L’univers de l’image fixe ou animée lui a fourni un champ inespéré et infini d’expression !


  • Au Sepik oriental : vote et sorcellerie…

    Province du Sepik oriental
    Papouasie-Nouvelle-Guinée
    Capitale Wewak

    Des élections
    Entachées d’irrégularités…

    En cause ?
    Des accusations de sorcellerie

    De quoi rappeler que le Sorcery Act datant de 1971
    N’a été abrogé qu’en 2013
    Suite à des violences et crimes sans nom
    Dont les victimes étaient en particulier des femmes
    Accusées de pratiques occultes…

    Ainsi de cette jeune femme de 20 ans
    Brûlée vivante sur un marché villageois

    Abrogation de 2013 qui s’est vue accompagner
    D’un alourdissement des peines
    À l’encontre des crimes commis
    Dont un renforcement de la peine de mort…


  • Les jeunes filles kreungs : à la recherche de l’âme sœur…

    Chez les Kreungs au Cambodge
    L’heure est à la recherche de l’âme sœur
    Ou du corps frère

    Pour y aider
    Les parents de la jeune fille de 13, 14 ans
    Ont construit une hutte en bois
    Qu’ils ont confiée à sa garde

    Désormais, chaque nuit
    Elle pourra y recevoir ses prétendants
    Et tester leur amour

    Forte de son choix
    Ayant pu juger, apprécier ou rejeter les demandeurs
    En toute liberté, et sans qu’ils puissent s’en offusquer
    Elle présentera bientôt l’élu de son cœur à ses parents

    On dit que chez les Kreungs
    Existe une égalité parfaite entre hommes et femmes…


  • vegaøyan – archipel de vega

    « Ce groupe d’une douzaine d’îles autour de Vega, au sud du cercle arctique, constitue un paysage culturel de 103 710 ha dont 6 930 ha de terres. Les îles attestent d’un mode de vie frugal fondé sur la pêche et la collecte du duvet d’eider (une espèce de canard) dans un environnement hostile. On y trouve des villages de pêcheurs avec des quais, entrepôts et bâtiments servant de nichoirs pour les canards eiders, ainsi que d’un paysage agricole, des phares et des balises. Les traces de peuplement humain remontent à l’âge de la pierre. Au IXe siècle, les îles étaient devenues un grand centre d’approvisionnement du duvet, lequel représentait probablement un tiers des revenus des îliens. L’archipel de Vega illustre la façon dont les pêcheurs/agriculteurs subsistaient depuis 1 500 ans et le rôle des femmes dans la collecte du duvet d’eider. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Norvège,Norvège,Norvège,Norvège

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • sites de bagnes australiens

    « Le bien comprend une sélection de onze sites pénitentiaires, parmi les milliers établis par l’Empire britannique sur le sol australien aux XVIIIe et XIXe siècles. Les sites sont disséminés à travers le pays, de Fremantle en Australie occidentale, à Kingston et Arthur’s Vale sur l’île de Norfolk, à l’est ; et des environs de Sidney, en Nouvelle-Galles du Sud, au nord, jusqu’aux sites de Tasmanie, au sud. Près de 166 000 hommes, femmes et enfants furent envoyés en Australie pendant plus de 80 ans, entre 1787 et 1868, condamnés par la justice britannique à la déportation dans les colonies pénitentiaires. Chacun des sites avait une vocation propre, qu’il s’agisse d’enfermement punitif ou de rééducation par le travail forcé au service du projet colonial. Le bien présente les meilleurs exemples survivants de la déportation à grande échelle de condamnés et de l’expansion colonisatrice des puissances européennes par la présence et le travail des bagnards. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Australie

    Date :

    2010

    Catégorie :

    Culturel
  • mont athos

    « Foyer spirituel orthodoxe depuis 1054, la « Sainte Montagne », interdite aux femmes et aux enfants, dotée d’un statut autonome depuis Byzance, est aussi un haut lieu artistique. Le plan type de ses monastères (dont une vingtaine abritent actuellement 1 400 moines) a eu une influence jusqu’en Russie, et son école de peinture a marqué l’histoire de l’art orthodoxe. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Grèce

    Date :

    1988

    Catégorie :

    Mixed
  • ensemble du couvent novodievitchi

    « Le couvent Novodievitchi, au sud-ouest de Moscou, fut édifié durant le XVIe et le XVIIe siècle dans le style baroque moscovite. Il faisait partie d’un ensemble monastique s’inscrivant dans le système de défense de la ville. Le couvent a été directement associé à l’histoire politique, culturelle et religieuse de la Russie, et plus étroitement encore au Kremlin de Moscou. Il était fréquenté par des femmes de la famille du tsar et de l’aristocratie. Des membres de la famille et de l’entourage du tsar reposent dans son cimetière. Le couvent offre un des exemples les plus brillants de l’architecture russe, avec ses intérieurs richement ornés et une vaste collection de peintures et d’objets précieux. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Fédération de Russie

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • cathédrale saint-jacques de Šibenik

    « La cathédrale Saint-Jacques (1431 – 1535) à Šibenik, sur la côte dalmate, témoigne des échanges considérables qui se sont déroulés entre l’Italie du Nord, la Dalmatie et la Toscane du XVe au XVIe siècle dans les domaine des arts monumentaux. Les trois architectes qui se sont succédés sur le chantier de la cathédrale – Francesco di Giacomo, Georgius Mathei Dalmaticus et Niccolò di Giovanni Fiorentino – ont développé une structure bâtie entièrement en pierre et des techniques de constructions uniques, notamment pour les voûtes et la coupole de l’édifice. La forme et les éléments décoratifs de la cathédrale, telle cette remarquable frise ornée de soixante et onze portraits sculptés de femmes, d’hommes et d’enfants, illustrent également la fusion réussie de l’art gothique et de la Renaissance. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Croatie

    Date :

    2000

    Catégorie :

    Culturel
  • béguinages flamands

    « Les béguines, ces femmes qui consacraient leur vie à Dieu sans pour autant se retirer du monde, fondèrent au XIIIe siècle des béguinages, ensembles clos répondant à leurs besoins spirituels et matériels. Les béguinages flamands forment des ensembles architecturaux composés de maisons, d’églises, de dépendances et d’espaces verts organisés suivant une conception spatiale d’origine urbaine ou rurale et construits dans les styles spécifiques à la région culturelle flamande. Ils constituent un témoignage exceptionnel de la tradition des béguines qui s’est développée dans le nord-ouest de l’Europe au Moyen âge. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Belgique

    Date :

    1998

    Catégorie :

    Culturel
  • art rupestre de chongoni

    « Situé sur un groupe de collines boisées de granite, la réserve de Chongoni occupe 126,4 km2 sur le haut plateau central du Malawi. Sur 127 sites, elle abrite le plus dense des ensembles d’art rupestre de la région. L’ensemble de Chongoni reflète la tradition – relativement rare – de l’art rupestre des agriculteurs mais aussi les peintures des chasseurs-cueilleurs BaTwa qui habitèrent le secteur à partir de l’âge de pierre tardif. Les agriculteurs Chewa, dont les ancêtres vivaient dans la région depuis l’âge de fer tardif, pratiquèrent la peinture rupestre jusqu’à une époque avancée du XXe siècle. Les symboles de l’art rupestre, étroitement associés aux femmes, sont toujours d’une grande pertinence culturelle parmi les Chewa, et les sites sont associés à des cérémonies et rituels qui ont toujours cours. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Malawi

    Date :

    2006

    Catégorie :

    Culturel
  • ancienne ville de ghadamès

    « Bâtie dans une oasis, Ghadamès, « la perle du désert », est une des plus anciennes cités présahariennes et un exemple exceptionnel d’habitat traditionnel. Son architecture domestique se caractérise par les différentes fonctions assignées à chaque niveau : rez-de-chaussée servant de réserve à provisions, étage familial surplombant des passages couverts aveugles qui permettent une circulation presque souterraine dans la ville et terrasses à ciel ouvert réservées aux femmes. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Libye

    Date :

    1986

    Catégorie :

    Culturel
  • L’araignée et la lumière

    Chez les Cherokees,
    La terre était jadis dans l’obscurité.
    La lumière se trouvait
    De l’autre côté du monde.

    earth * past * without light

    La terre * dans le passé * sans / lumière

    Ceux qui la possédaient
    Ainsi qu’il est de coutume
    Refusaient de la partager.

    Alors, on décida de s’en emparer.

    L’opossum fut envoyé le premier,
    Qui hélas se brûla les yeux et la queue.
    Puis vint le tour du busard.
    Qui, pour sa part,
    Se brûla le crâne.

    En définitive c’est la petite araignée qui,
    Après avoir fabriqué un pot,
    Se rendit de l’autre côté du monde.

    Elle était si minuscule,
    si insignifiante
    Qu’elle passa inaperçue.

    C’est ainsi qu’elle put accueillir
    Un rayon de lumière
    Dans le pot qu’elle avait apporté.
    Et s’en revint triomphante.

    Depuis lors les araignées tissent leur toile
    En forme de disque solaire,
    Et les femmes cherokees fabriquent des pots…

    spider pluralS * produce * cobweb * with shape ofS sun circle

    Les araignées * produisent * leur toile * avec / une forme / de disque solaire (soleil / cercle)


  • Mottainai

    Mottainai : un terme japonais.
    Idée d’un malaise dû au gaspillage.

    dissatisfaction * imply3 waste toomuch
    insatisfaction / causée / par / un gaspillage (déchets) / excessif(s)

    Tradition shintoïste
    Selon laquelle tous les objets ont une âme.
    De ce fait, il faut les respecter,
    Et le gaspillage s’oppose à cette idée de respect.
    Tradition bouddhiste
    Où l’état d’esprit doit être empreint d’humilité
    Et de respect à l’égard du monde,
    Ce qui explique le sentiment de regret face au gaspillage.

    Peut se traduire dans des actions concrètes au sein d’une société
    Ici japonaise.
    Organiser les comportements de consommation…
    Optimiser la consommation des ressources…
    Valoriser le tri, l’économie circulaire…

    Wangari Maathai, scientifique et femme politique kenyane,
    Lauréate du prix Nobel de la paix en 2004,
    Découvre le mot « mottainai » en 2005.
    Elle l’utilise pour baptiser une campagne de protection environnementale.


  • Luxembourg

    En 963, un comte du nom de Sigefroi, de sang carolingien – par sa mère il descend de Charlemagne – acquiert de l’abbaye de St.- Maximin de Trèves un promontoire rocheux surplombant la rivière de l’Alzette. Selon la charte qui enregistre la transaction, un petit fort appelé « Lucilinburhuc » s’y trouvait à ce moment-là. Il était probablement d’origine romaine. Voilà que le nom de Luxembourg apparaît à la lumière de l’histoire. Le nom passera à la ville qui se forme autour, puis se transmettra au pays qui se constitue autour de la ville. Aujourd’hui, la ville et le pays portent le même nom.
    (…) Selon la légende le comte Sigefroi se serait uni à Mélusine, femme-poisson qui fait partie du folklore européen et qui aurait disparu dans les flots de l’Alzette. Quoi qu’il en soit de cette légende, Sigefroi est à l’origine de la maison de Luxembourg qui, au XIVe siècle et dans la première moitié du XVe, donnera quatre empereurs à l’Empire et quatre rois à la Bohême. (source : luxembourg-city.com)

    continent : Europe

    nom dans la langue : Groussherzogtum Lëtzebuerg

    localisation : Pays d’Europe de l’ouest

    type constitutionnel : Monarchie constitutionnelle parlementaire unitaire

    capitale : Luxembourg

    coordonnées de la capitale : 49.36’N/06.08E

    gentilé : luxembourgeois/e

    monnaie : euro (EUR)

    langue(s) : luxembourgeois / français / allemand 

    nom en anglais : Luxembourg

    indépendance : 1815 (P.B.)

    unideo_pays :

    LULU


  • Une Croissance Culturelle de l’Humanite (CCH)

    Prologue

    Une croissance culturelle de l’humanité (CCH) est en marche, impliquant une autre perception de la notion de « croissance », qu’elle soit médiatique, sociale, pédagogique, sémiotique, environnementale, économique, numérique…

    Chacun, chacune d’entre nous peut en être tout à la fois le bénéficiaire et l’acteur/rice, transformant notre rapport au monde, à l’autre et à soi.

    Dix raisons à cela…

    By: The British Library

    Article 1

    La CCH en appelle à une nouvelle vision du monde.

    1.1 Cette vision est aujourd’hui confrontée aux crises, tensions et conflits de toutes sortes au sein desquelles chacun/e tente – avec plus ou moins de succès – d’établir son propre équilibre.
    1.2 Nous devons y faire face à une grande diversité de concepts, d’opinions, de faits et à la nécessité permanente de les décoder.
    1.3 Une complexité s’y manifeste, à la croisée de nombreux systèmes idéologiques, religieux, scientifiques, sociaux, financiers, cognitifs… et des turbulences qu’ils rencontrent.
    1.4 Au regard de cette période confuse, la CCH interroge les conditions qui favoriseraient l’avènement d’un progrès plus responsable de l’humanité.

    By: Jordan Wade

    Article 2

    La CCH s’appuie sur une approche transculturelle en vue d’une reconnaissance de nos différences et similitudes.

    2.1 Pour y parvenir, deux idées de la culture aspirent à converger : la culture en tant qu’héritage et patrimoine, mais aussi en tant qu’« idéal à atteindre », projet à conduire.
    2.2 La CCH vise à dépasser ethnocentrismes, stéréotypes et préjugés, en soulignant que le « centre du monde est partout, et la périphérie nulle part » (Nicolas de Cues).

    By: Jay

    Article 3

    La CCH requiert une pédagogie innovante à la hauteur des enjeux de nos temps.
    3.1 La CCH accorde une place importante à la manière dont chacun/e de nous acquiert sa culture (processus d’enculturation) et dont elle interagit avec les autres (interculturation).
    3.2 L’idée d’une intelligence plurielle, à la fois intellectuelle, émotionnelle et corporelle, y prend une place centrale aidant à notre meilleur épanouissement.
    3.3 La CCH défend un meilleur accès et partage des savoirs, sous la forme d’un encyclopédisme contemporain, humble et volontaire.
    3.4 La relation à la croyance, de soi, d’autrui, et à l’incroyance, y est un enjeu déterminant, facteur de paix ou germe d’innombrables conflits.
    3.5 La créativité artistique y occupe, dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, une place décisive à la fois transculturelle et transdisciplinaire.

    By: Franck Michel

    Article 4

    Notre relation au sens est au cœur de la CCH.

    4.1 La CCH nous invite à mieux considérer la grande pluralité de nos langages (langues, écritures, autres codes…) et leurs bénéfices quotidiens dans notre rapport au monde et aux autres.
    4.2 La CCH soutient une meilleure prise en compte de nos variations de sens (processus d’indéfinition) afin de réduire malentendus et préjugés.
    4.3 La CCH manifeste un intérêt majeur aux fonctions symboliques et à leur rôle essentiel dans notre saisie du sens.

    By: Masaru Kamikura

    Article 5

    Une communication plus humaniste fonde la CCH et participe naturellement à sa diffusion.

    5.1 La CCH rappelle que la communication est avant tout écoute réciproque, « mise en commun » et que cela nécessite une réelle présence à l’autre.
    5.2 La CCH est également attentive aux formes de médiation susceptibles de comprendre ou résoudre les conflits, contentieux et désaccords qui divisent l’humanité, y interrogeant tout particulièrement le rôle des médias.
    5.4 La CCH voit dans le numérique et dans ses conséquences un levier déterminant des changements en cours et de leurs possibles évolutions invitant à les aborder sous un angle plus humaniste.

    By: www.hacienda-la-colora.com

    Article 6

    La CCH est vecteur de renouveau économique et entrepreneurial.

    6.1 La CCH encourage à bien comprendre la part que les cultures peuvent apporter aux équilibres économiques, notamment dans l’innovation en faveur de nouvelles formes de partage et d’échange, redessinant la carte des valeurs.
    6.2 La CCH est source d’emplois et de valeur ajoutée, s’inscrivant dans de nombreux pans d’activité, incluant le secteur culturel.

    By: Kevin Steinhardt

    Article 7

    La CCH trouve sa pleine mesure collective dans de nouvelles formes d’organisation et de responsabilité sociale, fondées sur la coopération et le partage non seulement des biens matériels, mais du temps, des compétences, des savoirs…

    7.1 La CCH est un atout décisif pour toute collectivité territoriale dont elle peut consolider le projet politique et la gouvernance à court, moyen et long terme.
    7.2 La reconnaissance mutuelle de nos identités, dans leurs attaches historiques, leurs évolutions constantes, leurs raisons migratoires et leur dialogue apaisé, et bien entendu leur transmission, y est essentielle.
    7.3 Une meilleure gestion de l’espace habité, dans sa complexité naturelle et culturelle, dans ses équilibres individuels et collectifs, en est un corollaire.
    7.4 Afin de promouvoir cette dynamique dans toutes les composantes de la société, la CCH s’appuie sur l’idée d’une alliance intergénérationnelle placée au service de chacun/e.

    By: Department of Foreign Affairs and Trade

    Article 8

    Considérant le besoin urgent de solutions durables, la CCH pointe l’obligation de mieux défendre la Vie sous toutes ses formes car sa présente mise en danger ne menace pas seulement nos cultures mais notre espèce même.

    8.1 La CCH est soucieuse de l’équilibre et de la fragilité des écosystèmes, de leur dérèglement climatique ainsi que de la gestion des ressources (océans, forêts, eau, énergie…), liés à nos modes de production et de consommation, à nos usages énergétiques et à leurs déchets, c’est-à-dire à notre vision du monde.
    8.2 La CCH veut contribuer à un développement plus harmonieux, plus responsable et plus équitable des activités humaines au regard tant de leur équilibre que de leur impact sur les écosystèmes.
    8.3 La CCH est attentive à notre état de santé, incluant nos besoins alimentaires, et aux interactions avec les écosystèmes qui l’autorisent ou la contrarient.

    By: Swedish National Heritage Board

    Article 9

    Ainsi qu’il apparaît, chacun/e de nous est susceptible de mettre en œuvre la CCH.

    9.1 Loin de se réduire à une idée conventionnelle de la croissance, la CCH peut accompagner tout projet de vie, dans la recherche d’un équilibre quotidien au monde, aux autres et à soi-même.
    9.2 Le respect mutuel s’y impose comme une condition à son émergence que l’on soit homme ou femme, enfant ou adulte.

    By: seyed mostafa zamani

    Article 10

    Résolument tournée vers un avenir pacifique de l’humanité, sa prise de conscience et ses exigences constantes, appelant à la responsabilité et à l’engagement de chacun/e, la CCH se veut une alliée sur le chemin de progrès de l’espèce humaine.

    10.1 La CCH souhaite ainsi contribuer à la transition de notre temps qui ne doit pas être obligée mais désirée.
    10.2 La CCH y défend l’idée d’une Renaissance inédite, forte de l’enthousiasme des générations présentes et à venir, reposant sur le choix de nous y engager.


  • Vers une histoire universelle…

    01 – Australia – A lesson in spinning string, Central Australia – Wellcome Images – Wikimedia

    Avant – 10000

    • D’après les cosmologistes, l’univers serait entré en expansion il y a 13,8 milliards d’années.
    • L’âge de la Terre serait de 4,55 milliards d’années.
    • L’homo habilis aurait vécu en Afrique il y a 2,5 à 1,5 millions d’années.
    • D’après les théories les plus récentes, certains encouragent à différencier homo ergaster localisé en Afrique (entre 1,8 et 1 million d’années) et homo erectus sur l’espace eurasiatique (de 1 million à 300000 ans).
    • L’homo sapiens apparaît selon les théories il y a 200000 ans (ou plus récemment) se caractérisant par le développement du crâne, la diminution des canines, la survenance du langage et  une locomotion bipède. Certains penchent pour une apparition en plusieurs endroits simultanés de la planète (hypothèse pluricentrée). D’autres y voient plutôt une évolution depuis l’Afrique exclusivement (hypothèse monocentrée dite Out of Africa).
    • Il y a plus de 40000 ans, des populations dites aujourd’hui aborigènes (lat. aborigenes, de origo, -inis : « origine ») s’implantent en Australie.
    • Les San (Bushmen) aujourd’hui localisés dans le vaste désert de Kalahari, sont les plus anciens habitants de l’Afrique australe où ils se seraient implantés voici au moins 20 000 ans. Ils se définissent comme « ceux qui suivent l’éclair ».
    02 – Karas Region, southern Namibia – Hans Stieglitz – 2012 – Wikimedia

    -10000 à -5000

    • Catal Höyük (Anatolie), fondée vers 7000 av. J.-C., est considérée comme l’une des plus vieilles agglomérations du monde.
    • 5000 ans av. J.-C., un art rupestre s’impose dans le Sahara, au Tassili de l’Ajjer.
    03 – Sunrise on the Congo River near Mossaka – Republic of the Congo – Bsm15 – 2009 – Wikimedia

    -5000 à -3000

    • En Mésopotamie, au IVe millénaire débute l’époque urbaine d’Uruk. Parallèlement, apparaît l’écriture à Sumer.
    • Le calendrier juif débute en – 3761.
    • 3200 ans av. J.-C., Ménès (Narmer) unifie la Haute et la Basse-Égypte. Plus de 30 dynasties vont dès lors se succéder.
    04 – La tombe de Toutankhamon.

    -3000 à -1000

    • 2500 ans av. J.-C., se déploie la civilisation de l’Indus avec Mohenjo-Daro, Harappa. Une écriture (encore) indéchiffrée y est pratiquée.
    • Sous Sargon d’Akkad (- 2334 / 2279), fondateur de l’empire akkadien, est élaborée une première carte du monde.
    • Les Olmèques apparaissent au Mexique au IIe millénaire av. J.-C. Leur culture atteint son apogée entre 1200 et 600 avant J.-C.
    • Hammurabi est roi de Babylone de – 1792 à – 1750. Sous son règne est élaboré le Code qui porte son nom.
    • Du XVIIe au XIIe siècles av. J.-C. se développe la civilisation des Hittites au centre de l’Anatolie.
    • Au XVIe siècle av. J.-C. en Chine, se met en place la dynastie Shang durant laquelle apparaît l’écriture.
    • 15 siècles av. J.-C., commencent à se développer en Polynésie les cultures dites de Lapita.
    • Vers – 1500, les Indo-Aryens envahissent le Nord de l’Inde.
    • 14 siècles av. J.-C., la civilisation mycénienne s’étend en Grèce et dans tout son environnement.
    • Moïse conduit les Hébreux hors d’Egypte jusqu’en Terre promise au XIIIe siècle av. J.-C.
    • Les Phéniciens sont un peuple marchand dont le prestige va se répandre, en même temps que leur alphabet mis au point au XIe siècle av. J.-C.
    • En – 1046, la dynastie des Zhou remplace celle des Shang – Elle s’achèvera en – 256.
    • David (- 1040 / – 970) unifie le royaume d’Israël et installe sa capitale à Jérusalem.
    05 – Flickr_-_dalbera_-_La_naissance_du_Buddha_(musée_Guimet) – Wikimedia

    -1000 à -500

    • Salomon, fils de David, lui succède comme roi d’Israël de – 970 à – 931. Il fait bâtir le Temple.
    • Carthage est fondée en – 814.
    • Dans le Salzkammergut (act. Autriche), la civilisation de Hallstatt se développe durant la première période de l’âge du fer (VIIIe siècle av. J.-C.).
    • Situé au VIIIe siècle, Homère serait l’auteur de l’Iliade et l’Odyssée.
    • La période dite des Printemps et Automnes a lieu en Chine entre le VIIIe siècle av. J.-C. et la période des Royaumes Combattants au Ve siècle av. J.-C.
    • En – 776 ont lieu les Premiers Jeux Olympiques en Grèce.
    • En – 753 aurait été fondée la ville de Rome par Romulus et Rémus.
    • Sous le règne d’Assurbanipal (- 669 / – 627), l’Assyrie atteint son apogée.
    • Jimmu est en – 660 le premier empereur du Japon.
    • Vie du prophète Zarathoustra en Perse (sa date exacte varie selon les analystes de 10 à 6 siècles av.J.-C.).
    • En Chine, Lao zi (- VIe siècle) lègue une pensée, qui prendra plus tard forme du Daodejing (taoïsme).
    • En – 587, le royaume de Juda est envahi par Nabuchodonosor qui emmène une partie du peuple hébreu en captivité à Babylone. Le temple est détruit (il sera reconstruit en – 515).
    • Crésus est roi de Lydie de – 561 à – 547.
    • Siddharta Gautama (- 560 / – 480), du clan des Shakyas, parvient à l’« éveil » (bodhi). Le bouddhisme va s’étendre progressivement à toute l’Asie (Indochine, Chine, Tibet, Corée, Japon…).
    • En – 556 se développe l’empire perse achéménide qui durera jusqu’en – 330. Darius 1er (- 550 / – 486) en sera l’un des grands rois.
    • Mahâvira, 24ème et dernier guide du jaïnisme, mourut et atteignit le nirvâna en 527 av. J.-C. à l’âge de 72 ans.
    • Il y a 2500 ans, au Nigéria, apparaît la culture de Nok.
    06 – Vercingetorix jette ses armes aux pieds de Jules César – Lionel Royer – 1852 – 1926 – Wikimedia

    -500 à 0

    • Les Ibères se déploient sur la péninsule ibérique. Leur culture atteint son apogée entre le Ve et le IIIe siècles av. J.-C.
    • Du Ve siècle av. J.-C. jusqu’en 221 a lieu la période des Royaumes combattants en Chine.
    • Entre le Ve et le Ier siècle av. J.-C., durant l’époque dite de la Tène, les Celtes diffusent leur culture à travers l’Europe.
    • En – 490, l’armée perse est mise en déroute par les Grecs à Marathon.
    • A Rome la Loi dite des 12 Tables est rédigée en – 451.
    • Vie de Socrate (- 470 / – 399) et de Platon (- 428 / – 348), philosophes grecs.
    • Le Macédonien Alexandre le Grand (- 356 / – 323), fils de Philippe et d’Olympias, après avoir renversé le Perse Darius, établit un gigantesque empire qui le conduit jusqu’en Inde.
    • Ptolémée ( – 368 / – 283), général d’Alexandre, crée une ultime dynastie en Egypte (dite ptolémaïque ou lagide) qui régnera de – 323 à – 30.
    • Séleucos (- 358 / – 280), général d’Alexandre, crée la dynastie des Séleucides (syro-iranienne) qui durera de – 305 à – 64.
    • Ashoka, empereur de la dynastie Maurya en Inde, se convertit au bouddhisme après la sanglante bataille de Kalinga en – 261. Il va désormais s’efforcer d’imposer les principes bouddhistes dans l’empire.
    • La dynastie parthe arsacide règne de – 250 à 224 ap. J.-C.
    • La dynastie Qin arrive au pouvoir en – 221. Qin Shi Huangdi va unifier la Chine sous son autorité : l’écriture chinoise en profite directement. Il engage la construction de la Grande muraille.
    • La dynastie Han succède à celle des Qin de – 206 à 220 apr. J.-C. Elle se divise en deux : Les Han de l’Ouest qui ont pour capitale Chang’an (jusqu’en – 9), puis les Han de l’Est.
    • Les Maccabées, Juifs pieux, se révoltent contre les Séleucides de – 175 à – 140. En résulte la dynastie des Hasmonéens (- 140 / – 37).
    • L’ancien esclave et gladiateur Spartacus mène la guerre contre Rome de – 73 à – 71.
    • A partir de – 57, commence en Corée la période des trois royaumes : Koguryo, Paekche et Silla.
    • En – 52, le Gaulois Vercingétorix est vaincu sur l’oppidum d’Alésia par Jules César.
    • La nuit du 11 au 12 janvier 49 avant J.-C., César franchit le Rubicon.
    07 – Raindeer Rajd by Johan Turi died in1936 – 2013 – Wikimedia

    0 à 250

    • Entre 29 et 33, Jésus de Nazareth est crucifié à Jérusalem.
    • Les Han de l’Est déplacent leur pouvoir à Luoyang (à partir de 25 jusqu’en 220). Les Han constituent aujourd’hui 90 % de la population chinoise.
    • La reine Boudicca (Boadicée) (30 / 61) mène la révolte contre l’envahisseur romain en Bretagne et brûle Londres en 60.
    • Suite à la révolte des Juifs, les Romains détruisent le temple de Jérusalem pour la seconde fois en 70.
    • Pompéi et Herculanum sont détruites par l’éruption du Vésuve.
    • Les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc sont rédigées.
    • La dernière révolte juive est conduite par Simon Bar Kokhba de 132 à 135.
    • Marc-Aurèle, l’empereur philosophe, succède à Antonin en 161.
    • Renversant les Arsacides, la dynastie sassanide est fondée par Ardachêr en Perse en 224. Elle régnera jusqu’à la conquête musulmane en 654.
    08 – Gregory the Illuminator, Portrait of Saint – Ashnag – 2009 – Wikimedia

    250 à 500

    • Entre le IIIe et le Xe siècles, la civilisation maya atteint son apogée.
    • Le premier évêché éthiopien est fondé en 340 dans le royaume d’Axoum.
    • A la mort de l’Empereur Théodose en 395, l’empire romain est partagé entre ses fils : Honorius (Occident) et Arcadius (Orient).
    • En 392, la Bible est traduite en latin par Jérôme (la Vulgate).
    • Les Vandales, les Suèves, les Alains, déferlent sur la Gaule puis l’Espagne dès le début du Ve siècle.
    • En 410 les Wisigoths pillent Rome. Ils s’installeront ensuite en Aquitaine et Espagne (avec pour centre Toulouse).
    • Les Vandales donnent leur nom à l’Andalousie puis se dirigent en Afrique romaine.
    • Saint Patrick évangélise l’Irlande.
    • Angles, Saxons, Jutes, profitent du départ des Romains de Bretagne pour s’y installer.
    • Le Hun Attila est défait durant la bataille des Champs Catalauniques en 451.
    • En 476, le germain Odoacre met un terme à l’Empire romain d’Occident. C’est l’entrée dans le Moyen Âge.
    • Benoît de Nursie (480 / 547) dit Saint Benoît, fonde l’ordre des Bénédictins.
    • En 498, le roi franc Clovis est baptisé à Reims.
    09 – omeyyades – Detail of the Dome of the Treasury -Guillaume Piolle – 2010 – Wikimedia

    500  à 750

    • Par la victoire de Vouillé sur les Wisigoths en 507, l’Aquitaine est rattachée au royaume franc.
    • Les Slaves colonisent les Balkans à partir de 580.
    • La dynastie Sui (581 / 618), fondée par le général Yang Jian, rétablit l’unité de la Chine malmenée depuis 4 siècles.
    • La dynastie Tang règne sur la Chine de 618 à 907. Sa capitale est Chang’an. De grands poètes s’y font connaître comme Li Bai (701 / 762) ou Wang Wei (701 / 761).
    • En 622, le prophète Mohammed quitte La Mecque pour Médine : c’est l’Hégire, début du calendrier musulman.
    • En 628, le mathématicien indien Brahmagupta utilise les nombres négatifs et invente le zéro.
    • En 641, le roi tibétain Srong-btsan Sgam-po fonde Lhassa, se convertit au bouddhisme, influence la création de l’écriture tibétaine, et épouse deux princesses, l’une d’origine chinoise, l’autre népalaise.
    • L’Empire songhaï est fondé au VIIe siècle.
    • En Corée Silla, s’appuyant sur l’aide des Tang, annexe Paekche en 660, puis Koguryo en 668.
    • En 661 est fondée la dynastie des califes Omeyyades qui installe son centre à Damas.
    • L’expansion musulmane se produit d’est et d’ouest.
    • La ville de Nara est capitale du Japon de 710 à 784.
    • Le royaume de Nanzhao se développe dans le Sud de la Chine en 737.
    • En 750, une nouvelle dynastie de califes, celle des Abbassides, renverse celle des Omeyyades.
    10 – Chichen Itza – North Temple – Rob Young – 2012 – Wikimedia

    750 à 1000

    • En 756 est fondé l’Emirat de Cordoue (Espagne) par les Omeyyades.
    • En Chine un terme est mis à la révolte d’An Lushan en 757.
    • Les Abbassides s’installent à Bagdad en 762.
    • Le premier raid viking est effectué sur les îles britanniques au monastère de Lindisfarne.
    • Charlemagne est nommé empereur en 800.
    • Le temple de Borobodur est construit au VIIIe siècle à Java.
    • Le calife abbaside Al-Mamun (786 / 833) ouvre la « Maison de la sagesse et « l’Observatoire de Bagdad ».
    • À la fin du IXe siècle, Yasovarman fonde sa capitale sur le site d’Angkor. La cité cessera d’exercer son influence sur la région en 1431.
    • En Chine apparaît la dynastie Liao (907 / 1125) issue des Khitan.
    • La dynastie fatimide est fondée en Afrique du Nord en 909. Elle règnera sur l’Egypte à partir de 969.
    • En 918 est établi le royaume de Goryeo (Koryo) succédant à Silla en Corée.
    • Le Vietnam acquiert son indépendance en 939.
    • La dynastie Song s’impose en Chine (960 / 1279).
    11 – ronin – Utagawa Hiroshige – Wikimedia

    1000 à 1100

    • Knut II, roi du Danemark, et bientôt de Norvège, devient également roi d’Angleterre de 1016 à 1035.
    • Les Turcs Seldjoukides établissent leur dynastie en Asie Mineure qu’ils prolongeront tant bien que mal – selon les branches – jusqu’à la fin du XIIIe siècle.
    • Les Almoravides se développent (Maroc, Sénégal) de 1040 à 1147.
    • En 1066, la bataille d’Hastings ouvre le royaume d’Angleterre à Guillaume le Conquérant.
    • En 1071 la bataille de Manzikert (Malazgirt, act. Turquie), voit la victoire des Seldjoukides sur les Byzantins.
    • Les premières universités européennes apparaissent : Bologne (1088), Paris (1150)… qui seront bientôt suivies d’Oxford (1166), Salamanque 1218)…
    • En 1099, la prise de Jérusalem suite à l’appel du pape et l’élection de Godefroy de Bouillon, marquent le début des croisades. Huit expéditions se succéderont jusqu’au XIIIe siècle.
    12 – Une femme et une petite fille soninkées. Selibaby, Guidimakha, Mauritanie – Martin Baran – 2007 – Wikimedia

    1100 à 1200

    • La dynastie Jin s’installe sur la Chine du Nord de 1115 à 1134.
    • En 1119 est fondé l’Ordre des Templiers.
    • Le pouvoir des Almohades (al Muwwahhidun) rayonne de 1147 à 1269 sur le Nord de l’Afrique et une grande partie de l’Espagne.
    • Minamoto no Yoritomo (1147 / 1199) fonde le shogunat au Japon qui durera jusqu’au milieu du XIXe siècle. La figure du samouraï et son code, le bushidô, y prendront toute leur primauté.
    • Saladin s’empare de Jérusalem.
    • En 1191, l’Ordre des chevaliers teutoniques est reconnu comme hospitalier par le Pape.

    1200 à 1300

    • En 1214 a lieu la bataille de Bouvines qui voit la victoire du royaume capétien.
    • Vers 1220, les Syam de Sukhothai chassent le gouverneur khmer.
    • En 1240 prend fin l’empire du Ghana. L’Empire du Mali lui succède qui s’étendra jusqu’au milieu du XVIe siècle.
    • Les Mongols détruisent Bagdad en 1258, certains Abbassides parviennent à s’enfuir au Caire.
    • Les Mongols règnent sur la Chine sous le nom de Yuan de 1271 à 1368.
    • En 1298, Rustichello, compagnon de geôle de Marco Polo, consigne les souvenirs qui donneront « le livre des merveilles (ou devisement du monde) ».
    14 – Timbre-Maroc-Ibn Khaldun-Wikimedia

    1300 à 1400

    • En 1307, le roi de France Philippe le Bel ordonne l’arrestation et l’exécution des Templiers.
    • D’après leurs récits, les Aztèques fondent en 1325 Mexico, à l’emplacement où leur dieu leur avait donné l’ordre de s’établir car ils y verraient un aigle, perché sur un cactus, en train de dévorer un serpent.
    • La guerre dite de Cent Ans entre la France et l’Angleterre durera de 1337 à 1453.
    • La dynastie Ming s’installe en Chine de 1368 à 1644.
    • Le Grand Schisme d’Occident voit deux papes régner simultanément à Rome et Avignon de 1378 à 1418.
    15 – Portrait of Desiderius Erasmus of Rotterdam with Renaissance Pilaster – Hans Holbein the younger – 1523 – Wikimedia

    1400 à 1500

    • Tamerlan décède en 1405 après avoir conquis une grande part de l’Asie.
    • Jeanne d’Arc est condamnée et meurt sur le bûcher en 1431.
    • En 1443, le roi coréen Sejong commande la création d’un nouvel alphabet.
    • Entre 1452 et 1455 est publiée la Bible de Gutenberg en 42 lignes.
    • En 1453 l’empire ottoman s’empare de Constantinople.
    • Entre 1455 et 1485, la Guerre des Deux-Roses met à mal l’Angleterre.
    • En 1492/1493 Christophe Colomb effectue son premier voyage vers les « Indes ».
    • Le Traité de Tordesillas consacre en 1494 le partage du monde entre Espagne et Portugal.
    16 – Li Shizhen – Peking University Health Science Center statue of Li Shizhen – Wikimedia

    1500 à 1600

    • Henri VIII est roi d’Angleterre de 1509 à 1547. Ses démêlés avec la papauté sont à l’origine de la naissance de l’Anglicanisme.
    • Les Ottomans succèdent aux Abbassides et fondent leur califat en 1517.
    • Les 95 Thèses de Martin Luther enclenchent le mouvement de la Réforme en 1517.
    • Babûr fonde l’Empire Moghol en Inde en 1526.
    • Ivan le terrible est le premier tsar de Russie de 1547 à 1584.
    • En 1533, l’empereur inca, Atahualpa, est exécuté.
    • En 1556, Akhbar prend la tête de l’Empire moghol. Il sera un empereur particulièrement éclairé.
    • En 1582, le pape Grégoire XIII introduit le nouveau calendrier (dit grégorien).
    17 – ottoman -Carreaux de céramique ottomans – 16th century – Coyau – 2014 – Wikimedia

    1600 à 1700

    • Samuel de Champlain fonde la ville de Québec en 1608.
    • En 1620, les émigrants du Mayflower fondent Plymouth (Massachusetts). Le territoire nord-américain compte plusieurs centaines de groupes ethniques.
    • L’Université de Harvard est fondée en 1636.
    • Au Japon, la période d’Edo dure de 1603 à 1867. A partir de 1637, et pour plus de deux siècles, le pays sera fermé aux étrangers. L’ère Meiji y mettra un terme officiel en 1868.
    • Le roi Louis XIV arrive au pouvoir en France en 1643 – Il régnera jusqu’en 1715.
    • La dynastie Qing arrive au pouvoir en Chine en 1644. Elle s’y maintiendra jusqu’en 1911.
    • En 1649, Oliver Cromwell proclame la République en Angleterre.
    • A partir de 1666 débute la dynastie alaouite au Maroc.
    • A la bataille de Mohacs (Hongrie) en 1687, l’expansion des Turcs en Europe est définitivement stoppée.
    18 – expedition guarani kaiowa, dourados-ninja midia-2014-flickr

    1700 à 1800

    • Fondée par le tsar Pierre le grand en mai 1703 qui voulait ainsi ouvrir en Russie « une fenêtre sur l’Europe », Saint-Pétersbourg fut la capitale de l’Empire russe du XVIIIe au XXe siècles.
    • De 1705 à 1957 règne la dynastie husseinite en Tunisie.
    • Au service de la Compagnie des Indes occidentales, Jacob Roggeveen dirige une expédition dans le Pacifique où il découvre l’île de Pâques et les Samoa en 1722.
    • Frédéric II, roi de Prusse de 1740 à 1786, est un modèle de « despote éclairé ».
    • L’Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des arts, des sciences et  des métiers, est conduite par D’Alembert et Diderot entre 1751 et 1772.
    • Sepé Tiaraju est le héros du peuple guarani. Il tombe au combat le 7 février 1756. Plus de 1500 guerriers guaranis, attirés par l’illusion d’un accord de paix, y sont également massacrés.
    • Le 4 juillet 1776 est signée la Déclaration d’indépendance américaine.
    • En 1789 en France, l’Ancien Régime s’effondre. La Révolution commence.
    • C’est finalement la dix millionième partie d’un quart de méridien qui est choisie provisoirement en 1793 pour instituer le mètre.
    19 – Franklin Benjamin – Drawing Electricity from the Sky – Philadelphia Museum of Art – 1816 – Wikimedia

    1800 à 1850

    • Au Vietnam est fondée la dynastie des Nguyên en 1802. Capitale : Huê.
    • Haïti proclame son indépendance sous Jean-Jacques Dessalines (1758 / 1806) en 1804.
    • Napoléon est sacré Empereur en 1804.
    • La Finlande est annexée par la Russie en 1809.
    • Le Venezuela proclame son indépendance en 1811.
    • Les armées prussiennes et anglaises ont raison de la Grande Armée napoléonienne à Waterloo en 1815.
    • Chaka est roi des Zoulous de 1816 à 1828.
    • Bolivar proclame la république de Grande Colombie en 1819.
    • Johann Gregor Mendel (1822-1884), moine et botaniste autrichien, est communément reconnu comme le père fondateur de la génétique.
    • Jean-François Champollion déchiffre les hiéroglyphes en 1822.
    • Le 6 août 1825, les députés du Haut Pérou donnent à leur pays le nom de República Bolívar, qui sera la Bolivie. Le Libertador élabore pour elle un projet de Constitution en reprenant ses idées exposées à Angostura.
    • La Belgique proclame son indépendance en 1830, se séparant des Pays-Bas.
    • Abd el Kader mène la résistance à l’occupation française de l’Algérie.
    • En Afrique du Sud a lieu le Grand Trek des Boers.
    • De 1837 à 1901, Victoria portera l’Empire britannique à son apogée.
    • Salvador, Costa Rica, Nicaragua et Honduras (re)deviennent indépendants.
    • La France abolit l’esclavage dans les colonies.
    20 – Minik in New York, 1897 photograph – Lennart.larsen – Wikimedia

    1850 à 1900

    • La révolte Taiping en Chine s’étend de 1851 à 1864.
    • Le Crystal Palace rayonne durant l’exposition universelle de Londres en 1851.
    • En 1852, Napoléon III est proclamé empereur des Français.
    • Le Japon est contraint à s’ouvrir en 1853 au commerce avec l’Occident.
    • Valachie et Moldavie sont réunies pour former la Roumanie en 1858.
    • Aux Etats-Unis, la guerre de sécession oppose de 1861 à 1865 les Etats du Sud  à ceux du Nord. Abraham Lincoln fait abolir l’esclavage en 1862 – Il sera assassiné en 1865.
    • Henri Dunant (1828 / 1910) fonde la Croix-Rouge en 1864.
    • L’ère Meiji commence au Japon en 1868. Après une longue période de fermeture, le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire.
    • La France est défaite par la Prusse en 1870.
    • L’Allemagne réalise son unité (IIe Reich) en 1871.
    • Le général Custer est défait à Little Bighorn par Cray Horse et Sitting Bull en 1876.
    • De 1881 à 1889, le Mahdi mène une révolte contre Egyptiens et Anglais au Soudan.
    • De fin 1884 à début 1885, la Conférence de Berlin organise le partage de l’Afrique entre puissances coloniales.
    • En 1889 (un siècle après la Révolution française), Gustave Eiffel construit à Paris, à l’occasion de l’Exposition Universelle, la Tour qui portera désormais son nom.
    • En 1897, l’explorateur Robert Peary (futur « découvreur » du pôle nord – 1909) ramène avec lui à New-York, plusieurs esquimaux polaires dont le petit Minik qui a alors 8 ans.
    • Le premier congrès sioniste a lieu à Bâle en 1897 sous l’influence de Theodor Herzl (auteur de l’Etat juif en 1895).
    21 – Einstein Albert, official 1921 Nobel Prize in Physics photograph – Wikimedia

    1900 à 1925

    • Un fragment d’astéroïde ou de noyau cométaire s’abat sur la Sibérie orientale en 1908. C’est un événement qui portera les scientifiques à s’intéresser à cette région de la Toungouska habitée par les Evenks.
    • L’Archiduc d’Autriche François-Ferdinand est tué à Sarajevo en 1914. La Première Guerre Mondiale en est la conséquence.
    • Le 25 octobre 1917, les Bolcheviks prennent le pouvoir en Russie.
    • Dans l’enfer de la première guerre mondiale, le massacre massif de la population arménienne sur le sol ottoman constitue pour de nombreux analystes le premier génocide du XXe siècle. Sa reconnaissance par la Turquie, successeur de l’Empire ottoman, est l’objet de controverses.
    • L’armistice est signé le 11 Novembre 1918 mettant fin à la Première Guerre Mondiale.
    • La Société Des Nations (SDN) est créée en 1920.
    • La Marche sur Rome (ou marche fasciste) en 1922 assure à Mussolini la prise du pouvoir.
    22 – Марка СССР – Post of USSR – 2008 – Wikimedia

    1925 à 1950

    • En 1926 débute au Japon l’ère Showa.
    • Un Krach boursier survenu à Wall Street (New-York) ébranle l’ordre économique mondial.
    • Hailé Sélassié est proclamé Empereur d’Ethiopie.
    • Hitler accède à la chancellerie du IIIe Reich en janvier 1933.
    • Batista installe sa dictature à Cuba (1933 / 1959).
    • Les communistes chinois effectuent la « Longue marche » qui les conduit de 1934 à 1936 jusqu’à Yanan.
    • En 1936, Jesse Owens (1912-1980) est quadruple champion aux Jeux Olympiques de Berlin.
    • Après avoir créé le Mandchukuo en 1932/1933 dans le Nord de la Chine (en Mandchourie), le Japon envahit la Chine.
    • La Seconde Guerre Mondiale débute (1939 / 1945).
    • Après des années du plus terrible chaos, et la conduite d’une politique de destruction systématique, après avoir tenté d’éradiquer des populations entières (Juifs, Tsiganes, Personnes handicapées, homosexuels…), le IIIe  Reich s’effondre et la Seconde Guerre Mondiale s’achève le 8 mai 1945.
    • La Conférence de Yalta se déroule en 1945 entre Etats-Unis, URSS et Royaume-Uni.
    • Juan Peron est Président d’Argentine de 1946 à 1955. Il le sera à nouveau pour une courte durée de 1973 à 1974. Sa deuxième épouse Eva Peron (1919 / 1952) jouera un rôle iconique important dans l’histoire du pays.
    • L’indépendance de l’Inde est proclamée en 1947 conduisant à la partition qui mènera à la création du Pakistan à l’ouest, et du Bengale oriental à l’est (puis Pakistan oriental, enfin Bangladesh).
    • Le Mahatma (« grande âme ») Gandhi, après une vie consacrée à la philosophie de la non violence, et avoir été le principal artisan de l’indépendance de l’Inde, est assassiné le 30 janvier 1948 par des ultra-nationalistes hindous.
    • Mao Zedong arrive au pouvoir en Chine avec l’installation de la République Populaire de Chine en 1949.
    23 – Malcolm X – Ed Ford, World Telegram staff photographer – 1964 – Wikimedia

    1950 à 1975

    • La Guerre de Corée se livre entre 1950 et 1953 et aboutit à la division du pays de part et d’autre du 38° parallèle.
    • La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) est créée en 1952.
    • En 1952 Nasser mène un coup d’Etat en Egypte.
    • En 1955, la Conférence de Bandung signe l’entrée sur la scène internationale des pays non alignés.
    • Léopold Sédar Senghor devient premier président de la République du Sénégal en 1960.
    • A Berlin est construit le Mur en 1961.
    • La République arabe du Yémen est proclamée en 1962.
    • Le Président des Etats-Unis J.F. Kennedy est assassiné à Dallas en 1963.
    • Est créée en 1963 l’Organisation de l’Unité Africaine.
    • Martin Luther King est désigné prix Nobel de la Paix en 1964.
    • Le 21 juillet 1969, Armstrong et Aldrin deviennent les premiers hommes à marcher sur la Lune, tandis que Collins est en orbite autour de l’astre.
    • Mao Zedong lance la Révolution culturelle en 1966. Elle plonge le pays dans le chaos.
    • Les Emirats Arabes Unis sont créés en 1971.
    • En 1973 a lieu le premier choc pétrolier.
    • Le Général Pinochet (1915 / 2006) renverse le Président Allende au Chili en 1973, et prend le pouvoir qu’il tiendra par la force militaire jusqu’en 1990 entraînant l’arrestation, la torture, l’exil de centaines de milliers de ses compatriotes.
    • En 1975, à la mort de Franco, Juan Carlos devient roi d’Espagne.
    • Le 17 Avril 1975, les Khmers Rouges emmenés par le Maréchal Pol Pot prennent Phnom Penh imposant la terreur.
    • L’Angola et le Mozambique gagnent leur indépendance par rapport au Portugal en 1975.
    • La Papouasie-Nouvelle-Guinée devient indépendante en 1975.
    24 – Brundtland Dr. Gro Harlem – Joi – 2008 – Wikimedia

    1975 à 2000

    • La République Socialiste du Vietnam est installée en 1976.
    • En 1977 au Pakistan, Ali Butto est renversé par le Général Zia.
    • En 1978, Begin et Sadate signent les accords de Camp David.
    • Le Vietnam envahit le Cambodge en 1978 chassant les Khmers Rouges du pouvoir.
    • En 1979 a lieu le deuxième choc pétrolier.
    • La révolution islamique conduite en Iran par l’ayatollah Khomeyni chasse le chah et impose un nouveau régime religieux.
    • En  1980 est créé en Pologne le syndicat Solidarnosc.
    • En France, la Gauche arrive au pouvoir avec François Mitterrand en 1981.
    • Entraîné par la perestroika de Gorbatchev, un vent de libéralisation souffle sur l’ancien bloc de l’Est. Le Mur de Berlin s’écroule en novembre 1989, augurant de la réunification de l’Allemagne en 1990, et de nombreuses conséquences dans les pays anciennement dits de l’Est.
    • L’Irak est à l’origine de la guerre du Koweit (ou deuxième guerre du golfe) en 1990-1991 qui se soldera par l’échec de sa tentative face à une coalition de 34 Etats.
    • Le World Wide Web (WWW) est réalisé par le CERN en 1991. Tim Berners-Lee en est le développeur.
    • La politique ségrégationniste de l’apartheid est abolie en Afrique du Sud en 1991. Nelson Mandela devient président en 1994.
    • En 1994 le génocide des Tutsis organisé par les radicaux Hutus fait près de 800000 morts.
    • L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) entre en vigueur en 1995.
    • La Conférence de Kyôto en 1997 réunit 160 pays et élabore un protocole sur le réchauffement climatique.
    25 – Woman in truck window, Holguin, Cuba. January – Adam Jones Adam63 – 2003 – Wikimedia

    Après 2000

    • En mars 2001, les Talibans détruisent les trois Bouddhas de Bâmiyân vieux de 15 siècles et témoins de l’art gréco-bouddhique du Gandhara.
    • Le 11 Septembre 2001 les quatre attentats perpétrés par le réseau Al-Qaïda sur le sol des États-Unis occasionnent des milliers de victimes et font basculer le monde dans une nouvelle ère.
    • La déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle est prononcée en 2001.
    • EN 2002, le Sommet de la Terre a lieu à Johannesburg.
    • La guerre d’Irak (ou troisième guerre du golfe) est conduite en 2003 à l’initiative des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de quelques alliés. Elle mène au renversement de Saddam Hussein (1937 / 2006).
    • Benoit XVI devient pape en 2005.
    • Une crise financière planétaire secoue les équilibres internationaux.
    • Aung San Suu Kyi est libérée en 2010 et devient députée en 2012.
    • Un tremblement de terre et un tsunami d’une exceptionnelle violence frappent le Japon en mars 2011.
    • Ben Ali est chassé du pouvoir en Tunisie en 2011.
    • En 2011, le régime de Mouammar Khadafi (1942 / 2011) est renversé en Lybie.
    • Le Soudan du Sud prend son indépendance en 2011.
    • En Egypte, Hosni Moubarak est renversé en 2011. Mohamed Morsi, issu des rangs des Frères musulmans, devient président en 2012, et en est écarté en 2013.
    • Une crise destructrice majeure débute en Syrie en 2011 qui va s’amplifier avec la montée en puissance du dit Etat Islamique.
    • En février 2013, le Pape Benoit XVI démissionne, fait extrêmement rare dans la papauté. Le Pape François originaire d’Argentine lui succède.
    • Xi Jinping prend la tête de la Chine en mars 2013.
    • Le dit Etat Islamique auto-proclame un « califat » sur l’Irak et la Syrie, suscitant une coalition internationale destinée à le réduire. Des attentats successifs sont commis en son nom dans divers pays.
    • La COP 21 se tient à Paris fin 2015 dans le but de lutter plus efficacement contre le réchauffement mondial.
    • Le milliardaire Donald Trump est élu Président des Etats-Unis.

  • Petit voyage dans les langues…

    (Ce texte reprend une conférence donnée à l’UNESCO le 21 février 2013 – Journée internationale de la langue maternelle…)

    By: Harald Deischinger

    1 – Les langues turciques…

    Nous commencerons notre périple dans les langues turciques au sein de l’ancienne famille altaïque, glissant dans les étendues kazakh, turkmène, ouzbek, pour plonger sur le lac Son- Koul au Kirghizistan. Là, nous nous approcherons d’un conteur manaschi, pour l’entendre réciter l’une des plus longues épopées humaines, celle de Manas, en sa modernité retrouvée :

    Dans mon rêve de la nuit dernière,
    Je me suis installé au sommet d’Ala-Too
    Et j’y ai attrapé un jeune aigle baarchin.
    Quand je l’ai emmené à la chasse,
    Le bruit de ses ailes battantes s’est aussitôt fait entendre,
    Impossible de résister à sa colère…

    By: François Philipp

    2 – Les langues mongoles…

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.

    By: Kitty Terwolbeck

    3 – Les langues toungouses et paléo-sibériennes…

    Après avoir fréquenté les langues toungouses, mandchou, evenki, nanai… nous remonterons vers l’espace sibérien au sein de langues diverses qu’elles soient ienisseïennes, tchoukotko-kamtchatkiennes, ou encore youkaguir. Dans le foisonnement des peuples, nous parviendront les voix itelmène, koriak, ket, chukchi … Parmi tous ceux-là, dans une hutte proche de celle du chamane, une vieille dame nous racontera en langue nivkh les histoires du brave Tchoril et de la belle Tcholtchinaï … de leur promesse d’engagement à la déchirure de leur séparation, puis à leurs retrouvailles jusqu’à ce qu’elle tresse ses nattes, d’amour.

    By: Ludovic Tristan

    4 – La langue coréenne…

    Bientôt nous ferons halte en – 2333 dans l’espace coréen (autrefois rattaché par certains à l’ensemble altaïque) où nous trouverons Tangun, le fondateur, né de Hwanung et de l’ourse Ungnyeo. Puis des milliers d’années plus tard, un nouvel épisode nous fera partager la naissance de l’alphabet coréen, à l’initiative du sage Sejong qui déclara :

    La langue coréenne étant différente de la langue chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffisamment. C’est pourquoi, les gens du peuple désirent une chose et n’arrivent pas à exposer leurs sentiments: cela est fréquent. Ému de pitié, j’ai inventé vingt-huit caractères qui seront facilement appris de tous et serviront aux usages quotidiens. – (préface de l’Hunmin Chongum)

    By: Cyril Bèle

    5 – Les langues japoniques…

    Par un trait rapide sur la mer du Japon, et après nous être avisés de la richesse du peuple aïnu, nous traverserons l’archipel du Soleil Levant, d’une laque à un court poème, d’un pétale à une ombrelle… Au virage du premier millénaire, et dans la fraîche maîtrise des kanas, la dame Sei Shonagon nous emportera dans son fascinant registre des Choses, des « Choses qui font battre le cœur », des « Choses qui semblent vulgaires », des « Choses impatientantes », et combien d’autres :

    L’idée d’écrire ces notes me vint dans les circonstances suivantes : Un jour, le frère de l’Impératrice Sadako ayant offert une liasse de papier blanc à sa soeur, celle-ci me dit : « Que peut-on écrire là-dessus ? L’Empereur a déjà fait copier L’Histoire de Chine connue sous le nom de Shiki… » Je lui répondis que je voudrais faire un oreiller de cette jolie liasse de papier blanc. L’Impératrice me répondit : « Eh bien, prenez-le ! »

    Je l’utilisai alors à écrire toutes ces choses, toutes ces bagatelles qu’on trouvera, sans doute, bien frivoles : des histoires amusantes, des histoires édifiantes, mes impressions, des poésies, ce que je pense des arbres, des oiseaux, des insectes, et tout cela est, certes, moins intéressant que je ne l’imaginais.
    Ceux qui liront ces notes verront ce que je suis, mon degré de culture et d’éducation, et me critiqueront. Tant pis !
    J’ai écrit ces notes pour m’amuser, sans ordre ni prétention, comme elles me venaient à l’esprit.– (Makura no soshi)

    By: Nicolas Vollmer

    6 – Les langues chinoises…

    Revenus sur le continent, nous aborderons les côtes de la vaste Chine et de sa civilisation unique en tout point. Plus que jamais nous y comprendrons que la vie, qu’une vie ne saurait suffire à dévoiler ne serait-ce que la surface de ses richesses. Et c’est bien pourquoi nous nous laisserons guider par nos hôtes qui nous emmèneront en ce jour sur la montagne Huangshan, surplombant la longévité d’une histoire inégalée et de son exceptionnelle sédimentation. Au son tonal des langues chinoises, mandarin, wu, hakka, cantonais, min…, nous savourerons par le verbe et par le signe, des œuvres prestigieuses de la littérature universelle. Celles-ci nous tiendront éveillés tard dans la nuit, tandis que nous découvrirons les épisodes du « Rêve dans le Pavillon rouge », « Au bord de l’eau », « Le Pèlerinage vers l’Ouest », « l’Histoire des trois royaumes ». L’immensité de l’écriture chinoise nous entraînera ainsi dans une forêt sans limites où nous serons initiés à l’existence de dizaines de milliers de formes, en leur combinaison et leur évolution continue.

    By: Bernard Goldbach

    7 – Les langues des minorités nationales chinoises… et himalayennes…

    Sur ce même espace de Chine aux accents d’infini, nous nous émerveillerons des innombrables variations issues de 55 minorités nationales parsemées sur tout le territoire et clamant la vitalité de bien d’autres groupes linguistiques : Zhuang, Hui, Miao, Yi, Pumi, Bonan, Uygur, etc. Au cœur de la province du Yunnan, nous nous intéresserons chez les Naxi à l’incroyable écriture dite dongba, aux envolées pictographiques comparables à nulle autre. Bientôt au grand sud-ouest, nous accueilleront les vertigineuses étendues des chaînes himalayennes. Occasion de nous familiariser avec des représentants des langues tibéto-birmanes (tibétain, dzongkha, gurung, sherpa…), mais aussi de langues indo-européennes comme le népalais… Après l’évocation du Bardo Thödol, Livre des morts tibétain, nous ouvrirons le grand Livre de Gesar qui nous permettra de mieux comprendre le lien entre peuples tibétain et mongol…

    By: Juan Antonio F. Segal

    8 – Les langues indiennes…

    Puis nous dévalerons les pentes himalayennes, pour mettre le pied en Inde et dans les pays proches, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, terres spirituelles par excellence… Nous y serons attentifs aux influences indo-européennes et aux langues qui les ont diffusées (sanskrit, hindi, bengali ou bangla, ourdou, panjābī , singhalais, romani, gujarātī , etc.)… Puis nous nous placerons à l’écoute des langues dravidiennes (tamoul, malayalam, telougou, kannada, brahui, gondî…). Un jour de Vijayadashami, jour de victoire célébrant les exploits de Rama, comme ceux de Durga, jour idéal pour commencer l’apprentissage des écritures, nous nous laisserons gagner par la puissance des textes anciens. Ainsi des vers du Rig Veda :

    Je chante Agni, le dieu prêtre et pontife, le magnifique héraut du sacrifice…
    Illustre Vâyou, viens, et prends ta part de ces liqueurs préparées avec soin ; écoute notre prière…
    Indra et Vâyou ! C’est pour vous que sont ces libations ; venez prendre les mets que nous vous offrons ; voici des boissons qui vous attendent…
    J’invoque Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi : (ces dieux) accordent la pluie à la prière qui les implore…

    By: Juan Antonio F. Segal

    9 – Les langues d’Asie du sud-est…

    Cheminant à la croisée des cultures locales et des influences indiennes et chinoises, nous traverserons Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam… et serons admiratifs des trésors culturels qui en témoignent. Outre la poursuite de notre approche des langues tibéto-birmanes, birman, akha, karen… diverses autres familles linguistiques nous y recevront dans les atours les plus colorés… Partagées avec la Chine ce seront ici les langues tai-kadai (thaï, lao, gelao…), là les langues miao-yao également dites hmong-mien, et là encore les langues austro-asiatiques dont certaines pointeront vers l’Inde (môn, khmer, vietnamien, nicobarais, munda…). Nous fêterons le Nouvel An khmer (Chaul Chnam Thmey) dans la citadelle d’Angkor Vat, et nous souviendrons au Vietnam de la fête du Trang-Nguyên et de ses élans poétiques. Nous partagerons les mystères du pays du million d’éléphants et lirons la Chronique du Palais de cristal au royaume de Pagan. Nous arpenterons les allées de Sukhothaï afin de rendre hommage au roi Rama Kamheng et à l’écriture qu’il mit au point…

    By: Benoit Mahe

    10 – Les langues austronésiennes…

    Puis nous nous dirigerons plus au sud à la découverte de la vaste famille des langues austronésiennes s’étendant de Madagascar (malgache) à l’Île de Pâques (pascuan), et ayant une branche dite formosane. C’est alors une immensité de nature et de cultures qui s’ouvrira devant nous en plusieurs étapes au gré des langues malayo-polynésiennes occidentales, centrales ou orientales. Dans la branche occidentale, indonésien, malais, javanais, batak, tagalog, makassar, balinais, et combien d’autres joueront ici du gamelan, et là du théâtre… Dans la branche orientale, les espaces des langues halmahera et des langues océaniennes s’entremêleront pour exprimer la vitalité des peuples et des eaux qui les ont disséminés : maba, fidjien, gilbertin, nauruan, langues kanak… Parmi eux, l’aventure polynésienne aux rythmes samoan, tonguien, tuvaluan… tracera l’épopée d’une lointaine migration et de ses épisodes successifs. Un vieux sage maori nous parlera de l’île originelle d’Hawaiki.

    By: Kiko Turteliny

    11 – Les langues papoues…

    Quel ne sera pas notre enchantement lorsque posant le pied sur le sol papou, nous y serons confrontés par-delà la créolité du tok pisin et le pidgin hiri motu, aux 800 langues qui s’y sont manifestées. Nous irons les trouver entre montagnes et vallées, à la rencontre des habitats sur pilotis, de la préparation du sagou ou encore de magnifiques ornements et parures. Langues angan, chimbu, dani, goilalan, ndu, sentani… y animeront un ballet d’une exceptionnelle diversité !

    By: Les Haines

    12 – Les langues aborigènes australiennes…

    Jadis, la terre était à portée de marche pour se rendre toujours plus au sud, et c’est bien ce chemin qu’auraient emprunté il y a 40000 ans les ancêtres des Aborigènes australiens. Nous y côtoierons les héritiers du Rêve du djugurba qui nous conteront le Serpent Arc-en-ciel, et les êtres premiers qui peuplèrent ces terres et en configurèrent le moindre aspect. À la découverte de groupes linguistiques australiens et de langues comptées par centaines, qu’elles soient pama-nyungan ou non, pitjantjara, mardu, warlpiri, yolngu, arrernte… nous nous interrogerons sur leur ascendance, leur patrimoine, leurs correspondances, comme leur fragilité. Pour conforter notre espérance et notre confiance dans la continuité du temps, un soir venu, proches du feu, un ancien nous dira le monde de Bur Buk Boon, et l’apparition du didgeridoo qui entonnera son chant…

    By: Maurizio Costanzo

    13 – Les langues d’Amérique du sud…

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.

    By: Rafael Saldaña

    14 – Les langues d’Amérique centrale…

    C’est dans un tel tourbillon que nous gagnerons l’Amérique centrale pleinement alertés de la grande diversité de ces langues amérindiennes qui après les familles tupi-guarani, macro-jê, quechua, pano-tacanane ou jivaroane… se feront à présent oto-mangue, avec les langues zapotèques, mixtèques ou popolocanes… uto-aztèque en pointant vers le nord, shoshone, hopi, huichol…  ou encore maya. Là sur les terres mayas et celle de leurs langues, cakchiquel, k’iche’, chol, tzotzil…, nous sera contée l’histoire du Popol Vuh et de l’insondable sagesse du maïs. Ici en nahuatl, des héritiers de la grande civilisation aztèque, nous parleront de l’Aztlan originelle comme hier leurs frères polynésiens nous contaient les sources d’Hawaiki. Et en ces mêmes latitudes, nous effectuerons une navigation dans les mers Caraïbes et leurs langues, notamment créoles,  pour notre plus grand bonheur…

    By: Museum of Photographic Arts

    15 – Les langues d’Amérique du nord…

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons  avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora…   Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas… 

    By: Internet Archive Book Images

    16 – Les langues eskimo-aléoutes…

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !

    By: Davide Santicola

    17 – – Les langues scandinaves…

    Glissant sur l’étendue du Groenland, nous y trouverons la trace des peuples scandinaves et nous nous laisserons aller à imaginer les populations qui les colportèrent jadis. Suédois, norvégien, danois, islandais… nous attireront dans leurs filets linguistiques indo-européens, sur le versant germanique. Avec la lecture des Eddas scandinaves, ce ne sera pas seulement l’éclairage d’une récente trilogie qui s’en trouvera facilitée, mais la continuité d’un patrimoine forgé par des peuples qui rayonnèrent bien loin de leur base. Qui mieux alors que les runes, et tout particulièrement cette pierre de Jelling, considérée comme l’acte de fondation du Danemark, pourra en témoigner !

    « Le roi Harald fit faire »
    « Ces stèles pour Gorm son père  »
    « et, ce pour Thyra sa mère »

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    18 – Les langues finno-ougriennes…

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.

    Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… 

    By: OliBac

    19 – Les langues slaves…

    Empruntant le couloir carélien, nous entrerons dans les espaces slaves. Le terme Rus lui-même ne désignait-il pas les Vikings installés en Russie ? Moment rêvé pour faire le lien et nous éveiller, des Balkans à l’Oural, de Moscou à Sofia, entre écriture cyrillique et alphabet latin, à des cultures que les langues reflètent à merveille : russe, biélorusse, ukrainien, polonais, sorabe, tchèque, slovaque, serbe, croate, slovène, bosnien, bulgare… Là dans l’atmosphère d’une cabane sylvicole, on nous avisera des esprits de la forêt comme ceux de la maison. L’évocation d’un domovoï nous aidera à comprendre qu’il faut se les concilier…

    By: Blok 70

    20 – Les langues germaniques…

    La Russie ouvrira ainsi définitivement les portes de l’Europe où des groupes linguistiques successifs, continueront à nous conter l’extraordinaire famille que constituent les langues indo-européennes. Après la branche scandinave, nous élargirons notre regard sur le groupe germanique, non seulement avec l’allemand, l’anglais, le néerlandais, mais aussi le saxon, le frison, le flamand, ou encore l’afrikaans parlé bien loin de là. Des ensembles littéraires majestueux leur emboîteront le pas, dans lesquels il sera possible de puiser indéfiniment !

    Je me sens toujours heureux, savez vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.  Avant de détester, aimez et avant de mourir, Vivez !  – Shakespeare

    By: Alejandro

    21 – Les langues romanes…

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.

    By: Steve Snodgrass

    22 – Les langues celtiques…

    Et voici que les langues celtiques, breton, gallois, cornique, irlandais, écossais, mannois… sortiront du grand chaudron du Dagda, qui garantit à tous de ne pas vieillir, et de surmonter les épreuves.

    23 – Les langues albanaise et grecques…

    Mais la famille indo-européenne n’en sera pas elle-même épuisée pour autant, car bientôt se révèleront les branches albanaise et  grecque. Sur ces terres, bien de nouveaux élans nous porteront à comprendre combien la langue y a joué un rôle moteur. En Grèce, nous nous laisserons porter par une avalanche de repères livrés aux civilisations, alors qu’une écriture, une fois encore, donnera sa puissance en ce lieu où l’on commença à noter les voyelles.

    By: esyckr

    24 – Les langues basque et méditerranéennes…

    Après une escale au pays basque et en sa langue inclassable, euskara, diversement apparentée selon les uns aux Imazighen (Berbères), selon d’autres au Caucase, nous voguerons à présent sur la Méditerranée, bercés par le flot des langues maltaise, corse, sicilienne, sarde… Et voici l’instant où nous mettrons le pied sur le vaste continent africain, celui de nos origines communes, en ce berceau premier à l’aventure humaine. Juste retour aux sources, aux sources de nos migrations, fervent hommage à la diversité du genre humain renvoyant à la pluralité linguistique de ce continent et à l’oubli auquel sa négligence prolongée pourrait nous condamner.

    By: Guillaume Lecoquierre

    25 – Les langues berbères…

    Partageant la beauté des espaces linguistiques berbères, ouvrant notre vision à l’écriture tifinagh, nous serons tout particulièrement attentifs à la place que prennent ces langues dans le dispositif de territoires complexes où d’autres vecteurs se sont affirmés en interrogeant la pratique, la reconnaissance… Tamazight, kabyle, tachelhit, chaoui, tamacheq, tarifit et bien d’autres viendront dans une grande assemblée proclamer la force de peuples dignes et justement fiers de leur ascendance et de leur destin.

    By: hdptcar

    26 – Les langues nigéro-congolaises…

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».

    By: South African Tourism

    27 – Les langues bantoues…

    Les langues bantoues (parfois reliées aux langues nigéro-congolaises) se détacheront à leur tour alors que nous nous envolerons vers de nouveaux espaces enrichis d’une mosaïque d’identités et de savoirs. D’une zone à l’autre, entraînant notre  découverte, les mondes zoulou, xhosa, sotho, ndebele, tswana, umbundu, lingala, kikongo, chichewa, swahili, kikuyu, luganda… joueront de leurs apports respectifs.  On nous soufflera à l’oreille qu’à l’occasion d’une vaste enquête internationale, un mot tshiluba fut reconnu comme le plus difficile à traduire au monde : ilunga, ou comment accepter une offense, peut-être même deux, mais pas la troisième !

    Par-delà toutes ces évocations, un éclat de rire cristallin traversera l’immensité africaine,  renvoyant à tant et tant d’histoires, où les enfants de Nommo au pays dogon, et ceux de la sage parole d’Ifa au pays yoruba, où les pierres de Békora au pays bété de Frédéric Bruly Bouabré, et l’histoire bamoun des enfants de Njoya, s’associeront par la magie d’une constante vitalité et de son perpétuel renouveau. Une devise en langue sango nous confiera, zo kwe zo : « tout homme en vaut un autre. »

    By: Benjamin Hollis

    28 – Les langues khoïsanes…

    Sur les terres du Sud, une dernière halte nous aura introduits dans l’aire des langues khoïsanes, kūn, juǀʼhoan, sandawe… et de leurs étonnants clics… nous rappelant au passage que ces populations furent il y a longtemps les premières à occuper ce sol, clamant toute la justice et l’écoute qu’on leur doit. Les San ne sont-ils pas « ceux qui suivent l’éclair » !

    By: Mark Knobil

    29 – Les langues nilo-sahariennes, kordofaniennes, afro-asiatiques (africaines)…

    Cette traversée africaine se conclura par une remontée vers le nord, enchaînant quelques dernières familles linguistiques, nilo-sahariennes, qu’elles soient songhaï ou soudaniques, dinka, nuer… ou encore kordofaniennes (rattachées pour certains à la famille nigéro-congolaise), lafofa, koalib… Amorcé par les langues berbères, un grand ensemble dit afro-asiatique (ou encore chamito-sémitique) s’y nourrira – entre autres – de noms qui nous rappelleront à l’antique récit de Noé, et de sa descendance : Cham, Sem ou Koush. Ainsi des langues couchitiques, afar, somali, oromo… sémitiques, amharique, tigrigna (ou tigrinya), tigré… mais aussi omotiques, gimira, gamo… tchadiques, haoussa, mandara…, enfin égyptiennes, avec la présence du copte.

    By: Lazhar Neftien

    30 – Les langues sémitiques…

    Nous traverserons la Mer rouge au contact d’autres langues sémitiques, alors que des mondes anciens se réveilleront qu’ils soient de Babylone, de Phénicie, d’Ougarit, d’Akkad… Les stèles d’Hammourabi y surgiront dressées dans tout l’apparat de leurs lois, pendant que des fouilles seront entreprises à Ninive pour en extraire des milliers de tablettes. Bientôt s’y déploieront les langues araméenne et hébreu, ainsi que le berceau de la langue arabe et de ses variations dialectales…, mais aussi de fascinants mondes d’écriture et de calligraphie, peuplant notre regard de leur étonnante contribution à l’aventure des civilisations et de leur spiritualité.

    By: grego1402

    31 – Les langues caucasiennes et arménienne…

    Retrouvant la famille turque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.

    By: Hamed Saber

    32 – Les langues iraniennes…

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…

    Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi.

    33 – La génération aux 7000 langues…

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.


  • Voyage dans les écritures

    By: Cristian Ordenes

    Des signes rupestres…

    Voici 35000 ans, les parois de certaines grottes se couvrirent de signes que leurs auteurs allaient léguer à la postérité. Mobilisant pigments et lampes à mèche, rampant jusqu’au fond de cavités profondes, élevant des échafaudages, ils réalisèrent en ces lieux les premières cathédrales sémiotiques de l’histoire humaine. Que ce soit d’Australie, d’Afrique du Sud, de Chine, d’Europe ou d’ailleurs, partout ces signes rupestres nous racontent une histoire de créativité, de vie, et sans aucun doute de leur spiritualité ! Javelots et flèches, femmes enceintes, empreintes de mains et de pieds, chevaux, cerfs, bouquetins (ibex), mammouths, rhinocéros laineux, bisons et aurochs, ou encore wallabies et kangourous, s’y côtoient dans un fascinant ballet qui nous entraîne aux tout débuts d’une histoire du signe écrit et de sa contribution à l’aventure de l’humanité.

    By: Felipe Gomes

    Et l’on inventa l’écriture…

    La Mésopotamie vit naître il y a 10000 ans à l’époque néolithique, de grandes agglomérations qui allaient entraîner bien des bouleversements dans les modes de vie. Parmi eux, le besoin de contrôler les transactions commerciales vit le jour. On estime que ce serait là la raison d’établissement de ce qu’on nommera les calculi (lat. calculus : « caillou »), jetons d’argile enfermés dans des enveloppes qui furent utilisés pour accompagner l’enregistrement des actes de commerce. Cette innovation produite il y a 6000 ans aurait donné naissance à l’écriture au gré de plusieurs évolutions de forme et d’emploi qui devaient conduire aux écritures dites cunéiformes (lat. cuneus : « coin, clou ») vers – 3300. La maîtrise de l’argile, mais aussi celle du roseau, y occupèrent une place déterminante. Des peuples prestigieux s’y succédèrent : Sumériens, Akkadiens, Babyloniens, Assyriens…

    By: Fondo Antiguo de la Biblioteca de la Universidad de Sevilla

    Sous la surveillance de Thot !

    L’écriture égyptienne, placée sous la surveillance du dieu Thot, saisit d’emblée par son exceptionnelle beauté ! Sa pratique aurait débuté 3200 ans av. J.-C. Les hiéroglyphes qui renvoient bien à leur caractère sacré (gr. hieros), puis les formes hiératique et démotique, enjambent 4000 ans d’usage. L’écriture se divisait en trois grandes catégories de signes. Les premiers étaient ce qu’on appelle des logogrammes, à savoir que chacun des signes de ce type représentait un mot, lequel renvoyait à un objet, une idée. Les seconds étaient des phonogrammes, les signes en question étant utilisés par référence à la prononciation de ce qu’ils désignaient, pour leur valeur phonétique. Enfin il existait des déterminatifs dont la mission était de préciser l’appartenance à une catégorie. Un édit romain du IVe siècle devait interrompre leurs usages, les condamnant à l’oubli jusqu’à ce qu’en 1822 un certain Champollion dit le Jeune, en déchiffre les mystères.

    By: Public.Resource.Org

    L’Indus : une écriture indéchiffrée…

    C’est dans la vallée de l’Indus (act. Pakistan) sur les sites de Mohenjo-Daro et Harappa, qu’on trouve trace des plus anciennes écritures indiennes. On se situe env. 2500 ans av. J.-C., et une brillante civilisation s’y déploie. Le mystère demeure aujourd’hui entier car à défaut d’une pierre de Rosette facilitant le travail des épigraphes, son déchiffrement n’a pas encore eu lieu. Il faudra attendre près de deux millénaires pour que l’écriture refasse surface sur le sol indien (→ brahmi).

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    L’énigme du disque de Phaistos…

    Phaistos est une grande ville de Crète qui connut ses heures de gloire. En 1908, un certain docteur Pernier, membre d’une expédition italienne, déterra dans les fouilles du Palais, un petit disque d’argile de 16 cm de diamètre. Ce disque est épais de deux centimètres et écrit sur les deux faces ! On estime sa réalisation entre – 1850 et – 1600. Les 45 signes différents qui s’y combinent demeurent à ce jour, malgré bien des essais, indéchiffrés. D’aucuns mettent en doute son authenticité.

    By: Spudgun67

    À la découverte des linéaires A et B

    Les travaux de l’archéologue Arthur Evans au début du XXe siècle sur le site de Cnossos (Crète), ont permis la mise au jour de la civilisation qu’il qualifiera de « minoenne », mais aussi celle de divers systèmes d’écriture. Parmi eux, la reconnaissance du linéaire B fut possible grâce aux travaux de M. Ventris (qui avait très jeune assisté à une conférence de Sir Evans) et J. Chadwick. Le linéaire A reste pour sa part indéchiffré.

    By: Verity Cridland

    Des hiéroglyphes … hittites

    Les Hittites vécurent au – IIe millénaire. Leur cité la plus célèbre fut Hattousa, aux prestigieuses murailles. Ils eurent deux types d’écriture : d’un côté hiéroglyphique, d’un autre cunéiforme lesquelles sont attestées entre les XVIIe et XVe siècles av. J.-C.

    By: François Philipp

    Le chinois : une exceptionnelle longévité !

    Avec son époustouflante forêt de dizaines de milliers de signes, l’écriture chinoise affirme son unicité. Chose d’autant plus remarquable si l’on tient compte de son exceptionnelle longévité ! Outre les récits légendaires qui la feraient remonter à 5000 ans avec le devin Cāngjié, on en trouve trace durant la dynastie des Shang (il y a plus de 3500 ans). Il n’est pas anodin qu’elle ait été adoptée par les Coréens, les Vietnamiens, les Japonais, attestant d’un des intérêts majeurs d’une telle écriture.

    By: Internet Archive Book Images

    Le phénicien : alors naquit l’alphabet…

    Il est convenu d’attribuer aux Phéniciens, peuple marchand à l’immense prestige, l’invention de l’alphabet au XIe siècle av. J.-C. En vérité, des précurseurs sont à observer du côté de l’alphabet ougaritique notamment (auj. Ras Shamra en Syrie). Quoiqu’il en soit, l’influence du phénicien sera sans égale puisque, empruntant les voies d’un commerce prospère sur les vastes mers, il servira de base aux alphabets grec, étrusque, latin, cyrillique, araméen, hébreu, arabe… parmi d’autres !

    By: Ken and Nyetta

    L’expansion de l’araméen…

    Les Araméens vivaient en proximité directe des Phéniciens. Leur conquête de l’alphabet suivit de près celle de leur voisin. On estime la création de leur alphabet vers le IXe siècle av. J.-C. Peuple guerrier, les Araméens furent toutefois défaits par les Babyloniens. Ces derniers procédèrent à leur déportation massive. Or c’est en raison même de cet échec, qu’on assista à la diffusion non seulement de la langue araméenne, mais de leur écriture. Les vainqueurs pratiquant des écritures cunéiformes, comprirent que l’alphabet araméen était en vérité bien plus commode. C’est pourquoi la langue et l’écriture araméennes devinrent progressivement le standard dans les relations diplomatiques.

    By: zeevveez

    22 lettres, de droite à gauche : l’hébreu !

    Il existe une écriture dite paléo-hébraïque dérivée du phénicien et contemporaine du roi David (- Xe siècle). Mais l’hébreu carré employé aujourd’hui provient plutôt de l’araméen. L’alphabet dit carré composé de 22 lettres est lié à l’épisode de l’exil à Babylone au – VIe siècle. On parle à son sujet d’abjad : alphabet consonantique (i.e. dans lequel on ne note pas les voyelles, lesquelles furent ajoutées par des signes diacritiques au VIIIe siècle).

    By: ANA BELÉN CANTERO PAZ

    Cadmos : inventeur de l’alphabet grec !

    Ayant mission de retrouver sa sœur Europe (enlevée par Zeus), le phénicien Cadmos partit sur les routes de l’Ouest où il fonda la ville de Thèbes. Sa légende le place également à l’origine de l’écriture grecque. Celle-ci aurait vu le jour au – IXe siècle, tout en ouvrant à une innovation décisive : la notation des voyelles ! Dans la multiplicité des alphabets grecs qui virent jour, c’est la variante de Milet qui s’affirma en – 403.

    By: Internet Archive Book Images

    L’étrusque, parmi les écritures italiques…

    Le pays des Étrusques, l’Étrurie, fut prospère et puissant. Alliés des Carthaginois contre les Grecs, les Étrusques ne manquèrent jamais d’imposer cette puissance à leurs voisins. Au – VIe siècle, ils s’emparèrent de Rome sous la dynastie des Tarquin. Au siècle suivant, leur pouvoir commença cependant à décliner face à l’alliance des Grecs et des Latins, et aux envahisseurs Celtes. Ils utilisaient un alphabet issu du grec.

    By: Internet Archive Book Images

    Le latin, une écriture planétaire…

    Issu de l’alphabet étrusque au VIIe siècle, l’alphabet latin connut une évolution constante. Le passage des majuscules aux minuscules, son exploitation par l’imprimerie à la Renaissance, ainsi que sa diffusion planétaire, en font sur plus de 2500 ans un témoin exceptionnel de nombreuses sociétés humaines.

    By: DDohler

    Le géorgien et ses diverses origines !

    Les origines de l’alphabet géorgien sont controversées. L’une d’elles le lie au roi géorgien Parnavaz 1er au -IIIe siècle. Il existe plusieurs variantes de l’alphabet géorgien, qu’elles soient de caractère ecclésiastique, ou plus cursif.

    By: Photo Dharma

    Le retour de l’écriture en Inde…

    Deux écritures indiennes naquirent au – IIIe siècle. La première s’appelle kharosthi. C’est une écriture syllabique qui apparut dans le Nord-Ouest de l’Inde et disparut néanmoins sans laisser de descendance. La seconde est la brahmi et c’est à elle que se rattachent toutes les écritures indiennes employées aujourd’hui. On les différencie selon les ensembles linguistiques auxquelles elles sont liées, qu’ils soient indo-européens (écritures devanagari, bengali, gujarati, etc.) ou dravidiens (écritures tamoul, telougou, malayalam…).

    By: OliBac

    Le copte : fusion du grec et du démotique…

    Le terme copte n’est autre que celui d’« égyptien » en grec. Il correspond aujourd’hui à la communauté chrétienne d’Égypte. Il existe un alphabet copte, fusion de l’alphabet grec et de 7 signes empruntés au démotique, qui se manifesta au – IIIe siècle.

    Le tifinagh, « notre invention »…

    Les Imazighen (Berbères) sont implantés en Afrique du Nord où ils ont développé des langues diverses, mais aussi une écriture : le tifinagh. L’étymologie de ce mot est controversée, et certains y voient l’expression « notre invention », « notre trouvaille ». On atteste des traces du tifinagh à plus de 2000 voire 2500 ans.

    By: guldfisken

    Runar : le « secret » …

    Le mot « rune » vient du vieil islandais runar, qui signifie « secret ». C’est dire sous quels cieux mystérieux, ces écritures naquirent. N’oublions pas ici les croyances que pratiquaient ces populations placées sous la domination de dieux guerriers. Odin, leur dieu suprême, serait ainsi l’inventeur de cette écriture. Et quelle invention ! On raconte en effet que le dieu resta pendu neuf jours et neuf nuits à l’arbre du monde, afin d’en assimiler toute la signification ! Employés dès le début de l’ère chrétienne, on estime que les runes cesseront d’être utilisés au XIVe siècle. Le nom de cet alphabet, dit futhark, lui a été donné par l’association de ses six premières lettres.

    By: vaticanus

    Itzamna : inventeur de l’écriture maya…

    L’apogée des Mayas se situe entre les IIIe et IXe siècles. Ils y mobilisèrent une écriture, inventée par le Dieu Itzamna, et dont les manuscrits devaient au XVIe siècle faire l’objet d’une destruction systématique par les Conquistadores. On sait aujourd’hui que leur système était constitué de plusieurs sous-systèmes. Certains signes étaient des logogrammes: ils représentaient un mot. D’autres signes étaient syllabiques : ils notaient des syllabes. Enfin il existait des compléments phonétiques, c’est à dire des signes qui indiquaient comment prononcer, et des compléments sémantiques, précisant le sens. Le tout posa longtemps de sérieux problèmes de déchiffrement à la communauté scientifique.

    By: Lindsay Joye

    L’écriture arabe et la diffusion de l’Islam…

    Héritière du nabatéen ou du syriaque, l’écriture arabe atteignit sa forme actuelle au IVe siècle. Toutefois c’est trois siècles plus tard qu’un essor considérable allait lui être donné, avec la naissance et l’expansion de l’Islam. C’est une écriture qui s’écrit comme l’hébreu de droite à gauche et dont les lettres changent de forme selon la position qu’elles occupent dans le mot. Observons que se très nombreux styles calligraphiques furent inventés tout au long de l’histoire de cette écriture.

    By: A.Davey

    L’écriture éthiopienne et ses variations…

    L’Éthiopie possède une langue classique, le guèze, et une plus moderne, l’amharique, ainsi que de nombreuses autres langues. Un alphasyllabaire est placé à leur service, qui se formalisa au IVe siècle. Cette écriture propose à partir de 26 lettres, pas moins de 182 combinaisons syllabiques différentes ! La forme de la lettre change systématiquement selon la voyelle qui accompagne la consonne, soit sept variations selon que la syllabe se prononce ka, kuu, kii, kaa… ou encore koo !

    Pour évangéliser les Goths…

    L’évêque Wulfila (ou Ulfila) naquit en 311 sur le bord de la Mer Noire et il est l’inventeur de l’écriture gotique. On sait peu de choses à son sujet, sinon qu’il fut remarqué très tôt pour ses talents. On lui incomba de propager la foi auprès de ses ouailles, les barbares Wisigoths, dont on devinait clairement qu’ils constitueraient très bientôt une menace pour l’Empire. Pour parvenir à ses fins, Wulfila s’inspira principalement de l’alphabet grec, sauf pour huit lettres qui pourraient bien provenir des runes.

    By: Robert Linsdell

    L’ogham…

    L’écriture oghamique doit son nom au dieu celte Ogme. Elle comprend vingt lettres qui portent des noms d’arbres et fut employée à partir du IVe siècle sur les Iles britanniques.

    By: Rita Willaert

    L’arménien : l’œuvre de Mesrop Machtots !

    C’est à la demande du Catholikos Sahak 1er et de son roi, que le moine Mesrop Machtots se mit en quête d’une écriture propre à la langue arménienne. La raison en était simple : l’Arménie venait un siècle plus tôt d’adopter le christianisme comme religion d’État et l’enseignement de la liturgie ne pouvait continuer à se réaliser dans d’autres langues ! On dit que Mesrop acheva de la mettre au point, avec l’aide divine, en 405.

    By: shankar s.

    L’empire khmer et son écriture…

    Le monde khmer se reflète dans l’apogée que constitua la cité d’Angkor et son rayonnement sur toute la région, du IXe siècle jusqu’en 1431. L’écriture pour sa part s’y était implantée plus tôt, sous influence indienne, ses premières traces remontant au VIIe siècle.

    By: nevil zaveri

    Le syllabaire tibétain, influencé par le prestige de l’Inde…

    Le roi Srong-Bcan Sgam-Po confia au VIIe siècle à son ministre Thonmi Sambhota la mission d’étudier en Inde. Sambhota lors de son séjour indien s’intéressa ainsi à la religion, aux langues, mais aussi bien entendu à la question de l’écriture. Il s’agissait de trouver le moyen de transmettre les textes bouddhiques à la communauté tibétaine, tout en créant au passage une écriture adaptée à sa langue. Le syllabaire tibétain en naquit. Dès le retour au pays, le prestige de Thonmi Sambhota fut tel que le roi lui offrit un palais où il résida désormais.

    By: Jorge Láscar

    Les moines Cyrille et Méthode et les peuples slaves…

    Les moines Cyrille et Méthode, sont deux frères originaires de Salonique au IXe siècle. On raconte que le nouvel empereur de Byzance les aurait choisis justement parce qu’ils étaient de cette cité. En fait la réputation de Salonique quant à la pratique des langues slaves n’était plus à démontrer : « Vous êtes Saloniciens, se serait exclamé l’empereur, donc vous parlez slave ! » Effectivement, leur mission consista à évangéliser les Slaves, à commencer par la Moravie, mission au cours de laquelle ils créèrent soit le glagolitique, soit une première forme du cyrillique. La forme achevée du cyrillique daterait quant à elle du XIIIe siècle.

    By: A.Davey

    L’adaptation de l’arabe à la langue persane…

    Trois siècles après la conquête musulmane de la Perse sassanide intervenue en 642, la langue persane se dota d’un nouveau système de transcription fondé sur l’arabe. Après avoir ainsi écrit en cunéiforme puis en araméen, cette adaptation nécessita quelques ajouts étant donné la différence entre l’arabe, appartenant aux langues sémitiques, et le persan, faisant partie de la famille indo-européenne.

    By: momo

    L’écriture birmane et le contact avec les Mon…

    C’est dans le cadre des influences indiennes, que l’écriture birmane naquit de contacts entre les populations locales, en l’occurrence mon et birmane. Les Birmans défirent les Mon au XIe siècle. Pourtant, de même que nous l’avons noté en d’autres lieux de ce monde, comme par exemple avec les Araméens vaincus par les Assyriens, c’est en raison de leur défaite que les lettrés mon désormais captifs influencèrent la création de l’alphabet birman.

    By: Paul Downey

    Les écritures mongoles…

    On doit une première écriture mongole à un scribe de la cour de Gengis Khan ; il la réalisa sur base ouïghour. Un deuxième système dit phags-pa (ou phagpa) du nom de Drogön Chögyal Phagspa fut mis au point au XIIIe siècle. Enfin l’écriture soyombo date de la fin du XVIIe siècle.

    By: Patrick Gray

    Les Incas et les cordelettes à nœuds…

    À la différence des Mayas et des Aztèques, les Incas ne possédaient pas d’écriture véritable, mais un système de quipus. Les quipus (en quechua, « nœud ») étaient un système ingénieux (qu’on retrouve également en Chine par ex.). Ils consistaient en des nœuds réalisés sur des cordelettes dont la signification était liée à la couleur, au nombre, à la torsion.

    By: Justin Ennis

    Quetzalcoatl : inventeur de l’écriture…

    Les Aztèques connaissaient l’écriture. Pour eux c’était le dieu Quetzalcoatl, fils du Soleil et de la Lune, dieu civilisateur, qui fut à l’origine non seulement de la plupart des techniques, de la culture du maïs, mais également de l’écriture. Les Aztèques subirent de plein fouet la visée destructrice des conquérants. Leur capitale Tenochtitlan tomba en 1524.

    By: Jeffrey Tripp

    L’alphabet coréen et son œuvre éducative…

    C’est en 1443 qu’apparaît l’alphabet coréen, voulu par le roi Sejong. Selon lui il fallait absolument adopter une nouvelle écriture, alphabétique, plus simple, plus facile à apprendre que le chinois alors en usage. Et c’est bien ce qu’il fit, non sans susciter l’opposition d’une partie des lettrés à cette écriture selon eux incomparable à la noblesse du chinois. Baptisée hangeul ou han-gûl (« la grande écriture »), elle est considérée comme l’un des systèmes de transcription le plus fidèle au monde.

    By: Jocelyn Saurini

    L’incroyable pictographie des Naxi !

    Il existe dans le sud de la Chine (province du Yunnan) une minorité nationale en tout point exceptionnelle au regard de l’écriture utilisée. En effet, l’on y trouve le seul système pictographique contemporain, nommé dongba (du nom des prêtres qui le maîtrisent). Ici « tigres », « loups » « amoureux », y prennent des formes figuratives qui se distribuent le plus souvent sur des carnets rectangulaires. Un débat porte sur son ancienneté (jugée le plus souvent à quelques siècles).

    By: Mondo79

    Les évolutions de l’écriture vietnamienne…

    Tout comme les Coréens ou les Japonais, les Vietnamiens utilisèrent très tôt l’écriture chinoise, qu’ils adaptèrent tout particulièrement à la langue vietnamienne après 939. Toutefois l’arrivée du christianisme et de l’alphabet latin marqua dès le XVIIe siècle un tournant décisif. Un jésuite, le père Alexandre de Rhodes, perfectionna ainsi une écriture sur une base latine. Le vietnamien étant une langue à six tons, ce système, appelé chữ quốc ngữ , les note par des accents différents.

    Sequoyah – wikimedia

    Le syllabaire cherokee et l’âme des Amérindiens…

    Un certain Sequoyah (lequel a donné son nom à l’arbre !) est à la base de l’alphabet employé par les Cherokee. Il s’employa à le réaliser au début du XIXe siècle, en exploitant une casse d’imprimerie. On estime souvent que l’existence de cette écriture a contribué à maintenir l’unité de la nation cherokee.

    Pictograma-vai – Wikimedia

    L’écriture vaï et les « feuilles parlantes »…

    Les Vaï (Libéria) ont bénéficié dès la première moitié du XIXe siècle d’une écriture syllabique comportant pas moins de 226 signes ! Certains assurent que son créateur Momolu Duwalu Bukele aurait en fait adapté une écriture ancienne. D’autres lui voient une influence cherokee. On raconte qu’à la demande du chef de la communauté, Bukele fut prié de faire la démonstration de l’efficacité de son écriture. Tous s’étaient alors assemblés en un vaste cercle, au centre duquel Bukele avait placé sa fille en face de lui. Il lui adressa un petit morceau de papier sur lequel il avait griffonné un message. On emploie à ce sujet l’expression de « feuilles parlantes ». La feuille, ou la fille, « parla » correctement et, devant cette réussite, on décida d’ouvrir des écoles pour diffuser cette écriture.

    800px-Brest2012_-_exemple_ecriture_Inuktitut – Vigneron – 2012 – Wikimedia

    L’inuktitut : un système à apprendre !

    Les Inuit emploient aujourd’hui deux écritures: l’inuktitut, inspiré du cri, et l’alphabet latin. L’inuktitut fut mis au point vers 1830 siècle pour les Indiens Ojibwé, puis un peu plus tard pour les Cris. Cette écriture fut réalisée par le missionnaire James Evans, sur un modèle dit sténographique. Comme tous les systèmes de ce genre, ses formes sont assez élémentaires, et leurs dérivations logiques, favorisant fortement son apprentissage.

    By: Ralph Aichinger

    Le braille : une géniale adaptation !

    L’exploit de Louis Braille consiste très certainement à avoir su améliorer un système de lecture en points-reliefs, mais peut-être plus encore à avoir ainsi autorisé son adaptation à toute langue y recourant. Il commença à bien se diffuser à partir de la moitié du XIXe siècle.

    Njoya and his wives, in Cameroon (IMP-DEFAP CMCFGB-CP045 2)

    Sous l’influence du sultan bamoun…

    Parmi les créations d’écritures africaines, celle du sultan Njoya en 1895 fait figure d’exemple. Ayant inventé une écriture au service de son peuple, de son histoire, de son éducation, ayant impulsé la création du palais de Foumban, ou des travaux de médecine, il fut toutefois contraint à l’exil. Des 510 signes originaux, le système a connu plusieurs révisions successives jusqu’à être ramené aujourd’hui à 70 signes.

    Le mendé, une écriture au service d’un peuple…

    Les Mendé sont établis principalement au Sierra Leone (mais aussi au Libéria et en Guinée). L’écriture mendé, dite kikaku, fut mise au point par Mohamed Turay en 1917. Elle fut ensuite améliorée par Kisimi Kamara. L’écriture mendé fut très concurrencée par l’alphabet latin.

    La langue turque change d’écriture…

    Le turc comme le persan a utilisé diverses écritures. Antérieurement à l’arabe, on employa ainsi des écritures ouïgours. C’est toutefois l’écriture arabe qui fut majoritairement employée par les Turcs… jusqu’en 1928 ! À cette date, Mustapha Kemal décida en effet d’abandonner l’écriture arabe qu’il jugeait particulièrement inadaptée à la langue turque. C’est alors que la Turquie emprunta l’alphabet latin. Mustapha Kemal montra lui-même l’exemple, en allant « enseigner » ce nouveau mode de transcription dans les campagnes.

    By: Internet Archive Book Images

    Le masaba, écriture bambara…

    L’écriture masaba a été mise au point par Woyo Couloubayi en 1930. Cette écriture employée par les Bambaras comporte 123 caractères.

    Le mandombe, et l’Église kimbanguiste…

    Liée à la prédication de Simon Kimbangu, l’écriture mandombe fut mise au point par David Wabeladio Payi en 1978. Elle vise à se placer au service de toutes les langues africaines.


  • La valeur du sel…

    Un roi avait trois filles qu’il adorait tendrement. Son affection était sincère et pleine d’autant que leur mère avait disparu prématurément et qu’il souhaitait sauvegarder le souvenir de sa douceur. C’est pourquoi il décida un jour de confier à l’une d’elles son pouvoir. Il faut dire que dans ce pays, les femmes pouvaient accéder au trône. Aussi s’y préparèrent-elles avec tout le sérieux qui convient à la tâche. Toutefois laquelle choisir ? Le roi, leur père, eut ici la plus étonnante des idées afin d’assurer cette succession. Alors que son anniversaire approchait, il leur demanda de lui offrir en présent ce qu’elles jugeraient chacune indispensable à la vie, ainsi qu’à l’exercice de la charge suprême. Lorsque l’anniversaire eut lieu, elles se mirent toutes trois en rang devant lui porteuses d’un présent qu’elles avaient sélectionné en réponse à l’attente de leur père. Celui-ci passa leurs cadeaux en revue, manifestant tantôt joie, tantôt curiosité, voire même un peu d’agacement, puis leur fit savoir sa décision. Il appela la fille aînée laquelle lui remit une tunique mauve brodée d’or et incrustée de joyaux. « Voilà père, dit-elle, un attribut indispensable à votre charge et je suis heureuse de vous le remettre. Dieu nous fit tous nus à l’origine et nous dûmes nous couvrir. Mais chacun le fait selon ses moyens et sa charge, et le roi se doit de manifester ici son rang. » Il ne manqua pas de la féliciter car, assurément, la fonction d’un roi ne saurait s’exercer sans les qualités de représentation qui lui sont attachées. Or, seul le roi, pouvait être ainsi vêtu et ainsi en serait-il aussi de celle qui lui succèderait. Après les compliments qu’il lui adressa, il l’embrassa doucement sur le front et convoqua sa seconde fille qui à son tour lui offrit un objet précieux, et qu’il remercia tout aussi chaleureusement. Mais quand vint le tour de la troisième, celle-ci lui tendit une salière… en bois. Telle était à ses yeux, l’une des choses au monde dont la valeur était indépassable. Le roi, son père, entra alors dans une impressionnante colère. Pensant que sa plus jeune fille se moquait de lui, il la chassa du palais sur-le-champ lui ordonnant de ne plus jamais se présenter devant lui. Abattue et croulant sous le poids de toute son incompréhension, la jeune fille prit le chemin et ne cessa sa marche, des semaines plus tard, qu’au terme de son total épuisement. Elle avait atteint les limites du royaume, et par chance, une auberge l’y attendait. La propriétaire ne lui demandant pas les raisons de son infortune ni qui elle était, la recueillit chaleureusement. Et les années passèrent. Années inattendues, car la jeune princesse y acquit un savoir-faire exceptionnel. S’appuyant sur les connaissances culinaires de sa protectrice, elle développa un réel talent et finit par être connue à des lieues à la ronde. Pendant ce temps, sa sœur aînée s’apprêtait à se marier et les préparatifs allaient bon train. Naturellement, on convoqua au palais tous ceux qui pourraient assurer le succès de cette fête. La réputation de cette lointaine cuisinière d’exception n’avait pas échappé à la cour, et on la fit prier de diriger la mise en place du festin. Ce qu’elle accepta. Le jour venu, tous les convives étaient attablés, et commençaient à se régaler des mets les plus délicieux qui fussent. À cette précision près, que la cuisinière avait préparé un plat particulier pour le roi, son préféré, et celui-ci se félicitait déjà de cette marque d’attention. Pourtant à peine y eut-il goûté, qu’un dégoût s’empara de lui. Ce plat était immangeable ! Il fit venir la responsable sans tarder et la somma de s’expliquer. Il ne lui fallut guère de temps pour s’apercevoir qu’il avait sa plus jeune fille en face de lui, laquelle lui tendit pour la deuxième fois une salière en bois. Et cette fois-ci il comprit la valeur qu’elle lui avait jadis assignée et qu’il était aujourd’hui en devoir de reconnaître. On dit que les rires qui fusèrent durant tout ce mariage ne valurent pas les larmes de réconciliation que ces deux là partagèrent en cet instant.


  • Naissance de Tangun…

    Hwan-in, maître du ciel, s’était aperçu que son fils Hwan-ung désirait plus que tout descendre sur Terre. C’est pourquoi il observa le monde des mortels et décida de l’envoyer sur le mont Taebak qui, comme on le sait, est le meilleur endroit qui puisse être. Hwan-ung s’y installa donc avec trois mille subordonnés, éleva un autel près d’un arbre de santal, et nomma ce lieu Shin-Si, ce qui signifie « cité divine ». Puis il enseigna aux humains l’ensemble des arts, la médecine, l’agriculture, etc. Or à cette époque, un tigre et une ourse vivaient ensemble dans une grotte, et partageaient un rtêve : devenir des hommes. Hwan-ung ému par leur souhait, voulut d’abord les mettre à l’épreuve. C’est ainsi qu’il leur confia quelques gousses d’ail et un bouquet d’armoise et leur annonça que s’ils réussissaient à s’en contenter durant 100 jours dans la grotte, leur vœu serait exaucé. Mais le tigre abandonna bien vite, et finalement l’ourse parvint à résister vingt-et-un jours. En récompense, l’ourse devint une superbe femme. Pourtant celle-ci ne fut pas entièrement satisfaite, car elle se sentait bien seule. Aussi Hwan-ung la prit-il pour épouse et de leur union naquit Tan-gun, fondateur en 2333 av. J.-C. du royaume de Ko-Chosŏn qui allait devenir la Corée. Le 3 octobre commémore cet acte de fondation de la Corée. Par ailleurs, la Corée du Nord a ouvert en 1994 un site où aurait été mise au jour la tombe de Tangun, assurant ainsi que la légende se confondait désormais avec les preuves historiques de l’existence de ce fondateur. Cette tombe se trouve au pied du mont Taebak dans le district de Kangdong près de Pyongyang.


  • L’impôt d’un âne…

    On raconte que le calife Harun al-Rashid avait convoqué son grand conseiller Abu Nuwas . Il venait d’apprendre que par tout le pays, les hommes souffraient d’un mal profond: ils avaient peur de leur femme ! Comment se pouvait-il qu’au pays du calife, on en soit à observer pareille chose insensée. L’inverse pouvait se concevoir, et même être conseillé (sic), mais cette situation-là était proprement insupportable. Le calife décida donc de lever un impôt. Tout homme qui serait pris en défaut de craindre sa femme se verrait taxer d’un âne. Abu Nuwas parcourut le pays pour mettre à exécution ce nouvel édit. Quelques mois plus tard, une immense fumée s’approchait de Bagdad. Abu Nuwas revenait, à la tête d’un vaste troupeau d’ânes. En la périphérie de la ville splendide et sans pareille, il fit la rencontre de la noble dame Zubayda, première courtisane de son maître. Puis il se rendit auprès de celui-ci pour lui confirmer le résultat de sa collecte aussi attristant qu’effectif. Le calife s’en désola, lorsqu’Abu Nuwas lui apprit qu’il venait de rencontrer la noble Zubayda. Pris en défaut de quelque autre aventure amoureuse, le calife exprima ses vives craintes de la voir surgir. À quoi Abu Nuwas lui dit qu’il était juste, en tant que calife qu’il paie un impôt deux fois plus élevé que ses sujets, et qu’il soit donc taxé de deux ânes.


  • Le kava…

    Un certain Aso vivait avec sa femme sur Maewo. Un jour ses neveux, des jumeaux, vinrent le visiter. Or ceux-ci savaient qu’il mangeait de la chair humaine. Aussi restèrent-ils sur leurs gardes. Lorsqu’il les envoya déterrer des ignames, ils firent attention à ne pas trop se pencher pour éviter d’être frappés. Puis ils se rendirent tous dans le nakamal (un lieu tabou où l’on se retrouve le soir), et un feu y fut préparé. Lorsque la fumée en fut suffisamment épaisse, Aso leur avoua ses plans : bientôt il se délecterait de ses invités ! Mais les jumeaux ne l’entendirent pas de cette oreille et grâce à leur sang-froid, ils en vinrent à bout et le tuèrent. Puis ils réservèrent ce même sort à son épouse. Après quoi, ils les enterrèrent et repartirent chez eux. Des mois plus tard, lorsqu’ils revinrent, ils constatèrent qu’un cocotier avait poussé à l’emplacement où était inhumé le corps d’Aso, tandis qu’un pied de kava en avait fait de même au-dessus de celui de son épouse, à l’emplacement de son ventre. Or comme ils avaient soif, ils voulurent l’étancher grâce à une noix de coco et décochèrent trois flèches pour la faire tomber. Ceci explique les trois yeux de ce fruit. Seul l’un d’eux put être percé et les désaltéra. Puis ils observèrent un rat grignoter les racines du kava, avant de s’effondrer. Tout d’abord ils le crurent mort mais celui-ci se secoua bientôt de sa torpeur. Ceci les amena à s’y intéresser et à en découvrir les effets aussi puissants qu’apaisants. (d’après Annabel R. Chanteraud. 2001. La saga du kava. Ed. CRET – Bordeaux).


  • Au début était le maïs…

    (récit maya tiré du Popol Vuh ) À l’origine existaient les Dieux qui créèrent la Terre et les Cieux. Ils les peuplèrent des créatures les plus merveilleuses et eurent grand plaisir à les voir se multiplier. Pourtant, ils finirent par éprouver une certaine insatisfaction, car nul ici bas ne chantait leur louange. C’est pourquoi ils décidèrent de donner naissance à un dernier être qui serait doué de raison et de parole. Le Dieu Hurracan choisit de le faire de boue et on l’en complimenta. Hélas, il ne fallut pas attendre longtemps pour se rendre compte que cet être était particulièrement mou. Les sons qu’il articulait péniblement étaient inaudibles et ses mouvements manquaient singulièrement d’énergie. Et que dire lorsque la première pluie manqua de le défaire. Ils décidèrent donc de s’en débarrasser. Puis leur vint l’idée de créer une seconde créature, de bois cette fois-ci. Et là ils ne boudèrent pas leur contentement. Non seulement il parlait correctement, mais il était suffisamment ferme et droit. Il se multiplia à son tour à la surface de la Terre. Toutefois les créatures de bois finirent par se dessécher, physiquement et moralement, et les Dieux s’en lassèrent. Ils décidèrent alors de les noyer sous un déluge. Ils y furent aidés par les animaux et les objets qui se rebellèrent contre ces piètres maîtres lesquels les avaient exploités sans relâche. C’est alors qu’Hurracan eut une idée géniale. Il prit des épis de maïs blanc et jaune et forma quatre créatures. Il leur donna une vision et un savoir sans borne. Et pour la première fois il fut amplement satisfait. Le maïs était un matériau incomparable, ni trop mou, ni trop sec. Et la qualité de ces hommes de maïs était en tout point admirable. Pourtant les dieux commencèrent à se demander si de telles créatures n’allaient pas finalement se retourner contre eux. Alors ils décidèrent de limiter leur vision et leur savoir. Puis ils donnèrent vie à quatre femmes et de leur union naquit l’espèce humaine qui ne tarda pas à s’étendre sur les terres mayas. Les Mayas ne lui doivent-ils pas leur nom !


  • Martenitsa…

    Le 1er Mars est une date importante en Bulgarie. En ce jour un attribut est au centre de leur vie : la martenitsa, une composition faite de fils rouges et blancs qui prend diverses formes (pompons, boules, petits personnages). C’est l’occasion de souhaiter : Tchestita Baba Marta ! (« Heureuse grand mère mars » !). On fixe la martenitsa au poignet, sur la poitrine, et on ne la retire qu’avec l’arrivée du printemps. Une coutume comparable existe en Roumanie connue sous le nom de mărtisor… Bien des légendes courent sur ses origines. L’une d’elles raconte que le Khan Asparukh s’était engagé à envoyer un pigeon pour signaler à sa femme le sort de la bataille qui était en train de se livrer. Or Asparukh fut blessé et les fils blancs noués à la patte du messager furent en partie teintés de son sang. Ainsi son épouse reçut-elle la nouvelle de sa victoire avec une grande émotion. Lorsqu’on aperçoit une cigogne, une hirondelle ou un arbre en fleurs, on peut s’en défaire notamment en la nouant à la branche de cet arbre. Quant au folklore lié à grand-mère Marta, il est à rattacher à la succession des saisons car son sourire fait fondre la neige, tandis que sa mauvaise humeur la glace.


  • Les perles de Tahiti…

    À Tahiti, on dit que les huîtres attirées par l’éclat de la lune, viennent à la surface, et là une goutte de lumière les inonde en les baignant de toutes les couleurs. Bien entendu c’est cette goutte qui se transforme en perle. Mais en vérité, l’histoire est bien plus ancienne puisqu’elle remonte au début du monde. Tane, le dieu créateur, prit ainsi les perles de Tahiti pour modèles afin d’illuminer le ciel et de créer les étoiles. Puis il les envoya à Rua Hatu, dieu de l’Océan, qui s’en servit à son tour pour éclairer son monde. Oro, qui était le serviteur de Tane, et présidait à la guerre et à la paix, les employa à son tour pour séduire les plus belles des femmes. On dit que deux perles étaient d’une beauté sans égale : l’une s’appelait Poe Rava, aussi belle qu’un miroir d’eau scintillante , la seconde était Poe Konini, et portait des anneaux sculptés comme ceux de Saturne. C’est alors qu’elles furent confiées aux hommes, et la perle de Tahiti se nomma Te Ufi.


  • Adonis…

    Adonis incarne une certaine idée de la beauté. Son nom provient du syrien (phénicien) adon « seigneur ». Il naît de la discorde qui oppose Aphrodite à sa future mère Smyrna (ou Myrrha), à propos de leur beauté respective. La déesse avait en effet conçu le plan d’une union contre nature entre Smyrna (dans le cœur de laquelle elle distilla un désir incestueux), et son père qu’elle enivra. Ce dernier recouvrant sa conscience tenta aussitôt d’assassiner sa fille mais Aphrodite la changea en arbre à myrrhe ! C’est en le fendant d’un coup d’épée qu’Adonis en sortit. Puis la déesse confia l’enfant à Perséphone (dans un coffre) laquelle, découvrant sa beauté, en fit son amant. Aphrodite en appela alors à Zeus, et c’est la muse Calliope qui trancha l’affaire en divisant l’année en trois parties égales : un tiers avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone, et un tiers « libre ». Toutefois Aphrodite n’en resta pas là, et par un stratagème s’accorda les faveurs d’Adonis suscitant le courroux d’Arès qui le tua. Aphrodite éplorée créera une fête en son honneur que ne célèbreront que les femmes.


  • Arachné…

    Jeune fille née en Lydie, Arachné est célèbre pour avoir osé défier la déesse Athéna lors d’un tissage. Cette dernière représenta les 12 dieux de l’Olympe en majesté sur une tapisserie qu’elle pensait sans égale, lorsqu’Arachné entreprit quant à elle de les dépeindre dans tous leurs défauts. Sa tapisserie dépassait les mérites de la déesse, aussi celle-ci entra-t-elle dans une rage qui la conduisit à frapper la lydienne de sa navette. Puis elle détruisit l’œuvre de la jeune femme. Plongée dans le désespoir, Arachné se pendit. Athéna décida alors de la transformer en araignée pour que ses talents ne se perdent pas.


  • Bellérophon…

    Bellérophon est le fils de Poséidon et de la reine d’Ephyre, elle-même épouse de Glaucos, fils de Sisyphe. Il doit son nom au meurtre du tyran de Corinthe Belléros, soit « meurtrier de Belléros ». C’est pour l’expier qu’il se rendit à la cour de Tyrinthe auprès du roi Proteos. S’il y fut bien accueilli, la femme de ce dernier tenta de gagner ses faveurs. L’ayant repoussée, elle l’accusa faussement de l’avoir séduite. Proteos ne voulant pas briser les lois de l’hospitalité, décida de l’envoyer auprès de son beau-frère, Iobatès, roi de Lycie tout en le mandant de lui remettre un message scellé qui le condamnait à mort. C’est dans ce but qu’il fut prié de combattre Chimère, assuré de son funeste sort. Mais Athéna vint à son secours en lui permettant d’apprivoiser Pégase, auprès de la fontaine de Pirène. Il affronta donc la monstrueuse Chimère en sa compagnie et grâce à un bloc de plomb qu’il plaça dans sa gueule, lui brûla les entrailles. Revenu auprès de Iobatès, celui-ci lui confia à présent d’autres épreuves qu’il surmonta pareillement. Il défit ainsi les terribles Solymes, vainquit les Amazones… Devant tant de bravoure, Iobatès reconnut son erreur, et lui offrit sa fille Philonoé en mariage dont il eut trois enfants, ainsi que la charge de sa succession. Hélas Bellérophon fut gagné par l’orgueil et c’est pourquoi il revint se venger de Sthénébée qu’il entraîna sous un faux prétexte sur le dos de Pégase avant de la précipiter dans les flots. Puis il voulut gagner l’Olympe et vola avec une telle obstination, que Zeus décida de le punir en le faisant chuter sur terre, où il demeura, pauvre et errant, jusqu’à sa mort.


  • L’Eldorado… et le lac de Bacatá

    (légende chibcha) Il était une fois un roi follement amoureux. Il faut bien dire que son épouse, venant d’une autre tribu, ne manquait pas de rayonner sur tout son entourage. Et aux débuts, leur amour fut prospère, puisqu’une fille en naquit. Hélas, le roi manquait sérieusement à ses devoirs, et il ne tarda pas à délaisser son épouse pour se livrer à toutes sortes de divertissements ! Il passait son temps en compagnie d’autres jeunes femmes, et la reine en fut bouleversée. Elle finit elle-même par se détourner de lui, et porta son regard de braise sur un beau et fier guerrier qui à son tour en fut follement épris. Leur union secrète suivit. Jusqu’à ce qu’un jour, elle fut découverte par le roi. Celui-ci ordonna qu’on le torture… Puis fut annoncée la tenue d’un grand festin pour la reine. Aucun luxe n’avait été mis de côté. Les tables étaient somptueuses et les mets abondants. Plus encore, un plat spécial attendait la souveraine.

    Elle y porta ses lèvres avec appréhension, quand le roi lui apprit qu’il s’agissait du cœur d’un animal rare et sauvage. La reine n’eut alors aucun besoin d’explication pour comprendre qu’il s’agissait du cœur de son amant. Folle de douleur, elle se rua sur sa fille, et l’emmena en courant jusqu’à la lagune de Guatavita, dans les eaux de laquelle elles s’enfoncèrent profondément. C’est à cet instant que le souverain pris de remords comprit enfin sa propre faute et demanda qu’on lui restitue le corps de son épouse, se rappelant combien il l’avait aimée dès le premier regard, et pourtant délaissée sans raison. Les sorciers lui répondirent qu’elle n’était pas morte, mais qu’elle vivait dans un palais au fond du lac, en compagnie d’un dieu-serpent. Le roi se soucia ensuite de sa fille et pria qu’on la lui rende. C’est ce que l’on fit, mais celle-ci était aveugle désormais et on décida donc de la laisser repartir. La reine, à présent divinisée (et transformée en serpent), se vit régulièrement offrir des offrandes d’or lors de cérémonies rituelles. Ces rites furent bientôt conduits pour l’élection d’un nouveau zipa (« roi »). Dans une ambiance de jeûne et de préparation à la fête, des masques et vêtements particulièrement riches étaient produits. Puis le jour venu, le roi se plaçait dans une embarcation et se dirigeait au centre du lac circulaire. Alors au moment même où le soleil levant touchait la barque et son corps, il se débarrassait de sa cape, laissait voir son corps recouvert de poussière d’or. Il ne restait plus qu’à jeter or et émeraudes au fond du lac tandis que débutait la fête. Au fait, ce roi régnait sur Bacatá, qui n’est autre que la cité qui donna son nom à la capitale actuelle de la Colombie, Bogotá (4°36 N / 74°04 O). Quant à cette légende, reprise par les Conquistadores et notamment Benalcázar, elle alimenta sérieusement les rumeurs et donna naissance au mythe de l’Eldorado.


  • Ginungagap…

    Au commencement était un abîme béant, le Ginnungagap. Deux mondes le bordaient. Au Nord Niflheim, royaume de la glace. Au Sud, Muspellheim, domaine du feu. Or c’est à leur rencontre, entre le déferlement des eaux glacées et la vapeur dégagée par les intenses chaleurs, que fut créé Ymir, le Géant de glace ainsi que la vache Audhumla, appelée à le nourrir de son lait abondant. C’est d’Ymir que naquirent les autres Géants. Puis Audhumla lécha la glace, et libéra ainsi le dieu Buri. Le fils de celui-ci épousa la fille d’un Géant, et ils eurent trois fils : Odin, Vili et Vé. Ainsi débuta la guerre entre Dieux et Géants, et Ymir y perdit la vie. Son sang se répandit en telle quantité que toute son engeance fut noyée, à l’exception d’un certain Begelmir et de sa femme. De leur côté, Odin, Vili et Vé trainèrent le corps d’Ymir au beau milieu du Ginnungagap. C’est à cet événement primordial qu’on doit le monde. Son corps devint un vaste cercle, Midgard (la terre du milieu), que protégèrent de hautes murailles, provenant de ses sourcils. Sa chair donna la terre, son sang la mer et les lacs, ses cheveux les arbres, ses os les montagnes et ses dents les roches. Puis les Dieux saisirent quelques asticots se développant sur son corps, lesquels devinrent des nains. Son crâne permit de fixer la voûte céleste sur quatre piliers et pour la soutenir, quatre nains, Nordri, Sudri, Austri et Œstri, furent placés aux quatre orients. Puis de Muspellheim naquirent le Soleil, la Lune et les étoiles. Il ne resta plus alors qu’à créer l’homme, Ask, en se servant du frêne, et la femme, Embla, en exploitant l’orme. Quant à Odin et aux siens, ils s’établirent en Ásgard (terre des dieux). Ainsi se distribuèrent finalement les neufs mondes autour de l’arbre Yggdrasil.


  • Sur une patte…

    Boccace (1313 – 1375) est l’auteur du Decaméron. Ce nom est lié au récit qu’il fit d’une joute littéraire réalisée par dix jeunes gens (sept femmes, trois hommes), fuyant la peste qui ravagea Florence en 1348. Chacun d’eux y raconte chaque jour un récit durant dix jours d’affilée, ce qui donne à l’arrivée cent récits (plus un introductif). Parmi ceux-là, une histoire croustillante met en scène un cuisinier, son maître et… une grue ! Le dit cuisinier était en train de préparer une grue pour le banquet lorsqu’il fut pris d’une envie forte de s’en délecter. Envie si irrésistible qu’il finit par y céder, et lui vola une cuisse des plus savoureuses. Le méfait accompli, il lui fallut rivaliser d’ingéniosité pour présenter tout de même l’animal sur la table festive. Hélas, tout son talent n’y suffit point et le maître fulmina contre un tel forfait ! On convoqua le cuisinier qui se doutait bien qu’il en allait de sa tête. C’est alors que celui-ci déclara que les grues étaient ainsi faites, c’était bien connu. Le maître tout ouïe ne demanda, bien sûr ironiquement, qu’à le croire et que si preuve en était donnée, il épargnerait le cuistot du fouet qu’il méritait amplement. À quoi le pauvre homme promit d’apporter cette preuve dès l’aube si le maître voulait bien l’accompagner jusqu’au lac où dorment les grues. Levés aux aurores, les voici donc qui prirent la route du lac, s’approchant d’une grue finissant sa nuit. Or, miracle, celle-ci n’avait effectivement qu’une patte (c’est ainsi que dorment les grues). Le maître en convint jusqu’au moment où il claqua bruyamment des mains faisant envoler le volatile et les illusions de son cuisinier d’échapper à la sentence. Toutefois, celui-ci, loin de se décontenancer, fit justement observer que son maître n’avait pas claqué des mains hier, ceci expliquant cela.


  • La mort de Baldr

    (Légende nordique – à partir des Eddas) Baldr est fils d’Odin et de Frigg. Tandis qu’il était enfant, des rêves annoncèrent à sa maman sa mort prochaine. C’est pourquoi celle-ci fit promettre à toutes les créatures du monde qu’elles ne lui feraient jamais aucun mal. Pour bien le prouver à tous, les Ases, dieux nordiques, décidèrent de lancer toutes sortes de projectiles sur Baldr… Aucun ne parvint à l’atteindre, démontrant ainsi son invulnérabilité : Baldr était désormais à l’abri de tout danger. Pourtant le malin Loki vint trouver Frigg et celle-ci eut la mauvaise idée de lui signaler que seul le gui, jugé inoffensif, n’avait pas prêté serment. Alors Loki alla voir Hod, frère jumeau de Baldr, et lui conseilla d’envoyer une branche de gui avec son arc puissant (bien qu’il soit aveugle, Hod était bien connu pour être un formidable archer). C’est ainsi qu’il tua son frère sur le coup à son grand malheur et celui de tous les dieux. Ceux-ci n’abandonnèrent pas pour autant et Odin fit demander à Hel, maîtresse des enfers, à quelle condition elle acceptait de lui rendre son fils. Hel répondit qu’il fallait pour cela que toutes les créatures du monde expriment ce désir. Tous les êtres se mirent donc à se lamenter de la disparition du beau et sage Baldr. Tous, sauf Thokk, une géante qui s’y refusa. Ainsi donc, par ce seul refus, Baldr resta-t-il aux enfers et il n’en serait libéré qu’à la fin des temps, lors du Ragnarök. Mais au juste pourquoi Thokk avait-elle ainsi bloqué ce que tous désiraient ? La réponse était simple, puisque la géante n’était autre que Loki déguisé. L’ayant découvert, la colère des Dieux s’abattit sur lui. Et alors qu’il avait toujours échappé à leur jugement grâce à sa malice, Loki dut cette fois-ci s’enfuir à toutes jambes. C’est dans cette fuite qu’il se transforma en saumon, puis inventa le seul moyen susceptible de l’attraper : le filet de pêche. Ayant été repéré, il le détruisit aussitôt dans le feu, et plongea dans les eaux profondes. Hélas pour lui, il s’était fait observer, et grâce à un filet identique, les dieux finirent par le saisir. Ils l’attachèrent alors sur de grosses pierres et firent goutter un puissant venin au-dessus de lui. Sa femme veillait à ce qu’il ne l’atteigne pas en glissant une coupelle dans laquelle tombaient les gouttes. Mais à chaque fois qu’elle désirait la vider, le venin frappait son visage et ses tressaillements de douleur provoquaient les tremblements de terre. Lui-même ne serait libéré qu’à la fin des temps.


  • Comme les papillons…

    Autrefois il n’existait aucun papillon. Les couleurs de l’arc-en-ciel ne brillaient pas encore sur leurs ailes. Mais elles recouvraient la peau des serpents. Hélas personne ne leur prêtait attention. Une femme nommée Fleur de printemps faisait exception. Elle était dotée de grands pouvoirs et savait qu’elle les devait à ces créatures que tous dédaignaient. En effet à chaque guérison qu’elle effectuait, elle ne manquait pas de constater que les serpents arc-en-ciel l’assistaient dans son œuvre. Plus encore, l’arc-en-ciel occupait également ses rêves car d’étranges créatures volantes parées de toutes couleurs venaient l’y visiter. Elles lui apprirent le pouvoir de chaque couleur et lui indiquèrent qu’à sa mort, elle continuerait à dispenser son savoir aux hommes. C’est ainsi qu’elle changea de nom et devint « celle qui tisse dans l’air des arcs-en-ciel »… Puis le temps passa. Elle se maria à un voyant, continuant à faire le bien autour d’elle. Deux enfants naquirent de leur union, beaux et forts, et eux aussi furent doués des mêmes pouvoirs. Mais bientôt vint le terme de son existence et, à l’approche de la mort, un serpent arc-en-ciel s’approcha d’elle. Ils avaient été ses plus fidèles compagnons et ils se désolaient de ne plus pouvoir répandre leurs pouvoirs à travers elle. Ils convinrent ensemble de tout faire pour ne pas interrompre cet art de la guérison. Au matin, le mari de « celle qui tisse dans l’air des arcs-en-ciel » fut triste de son départ. Mais dans son rêve, les esprits lui avaient communiqué ce qu’il devait faire à présent. C’est pourquoi le jour de l’enterrement, lorsque tout le monde fut parti, il fit ce que le serpent lui demanda. Il le plaça auprès de son aimée dans la tombe et les recouvrit de terre. Peu de temps après, une créature surgit de cette même terre aux ailes parées de l’arc-en-ciel. Elle voleta jusqu’à son épaule et lui parla. C’était l’esprit de son aimée qui le priait de ne pas être triste et lui apprit que lui aussi se transformerait ainsi à sa mort et qu’ils continueraient tous deux à dispenser leur savoir de guérisseur aux hommes. C’est ainsi que les papillons embellissent depuis cette époque le ciel et le cœur des gens, leur apportant tous leurs bienfaits.


  • Notre trésor…

    (Histoire arménienne) Deux couples vivaient dans des appartements contigus. Le premier couple était d’une infinie richesse : son mobilier, ses murs, ses sols, ses lustres, les mets qui se succédaient à sa table, brillaient de mille acquisitions. Le second était au contraire d’une grande pauvreté, et il n’était pas rare qu’un bouillon maigre soit le seul aliment pour toute une journée. Pourtant le couple qui vivait dans l’opulence et le confort, était affligé d’un grand accablement. À longueur de journée, mari et femme se regardaient tristement, ou plus exactement ne se regardaient plus. Le temps passait dans un indicible ennui. Leur désarroi était d’ailleurs aggravé par une chose bien surprenante : les cris de joie et d’amusement qui venaient de l’appartement voisin. Du matin au soir, des éclats de rire traversaient les cloisons que d’épaisses tentures parvenaient mal à contenir. Et cela ne faisait qu’accroître l’état d’affliction dans lequel eux-mêmes se trouvaient. N’y tenant plus, l’épouse du couple riche alla bientôt frapper à la porte de sa voisine. Celle-ci lui ouvrant s’entendit alors demander avec quelque embarras : « Voisine, pourquoi riez-vous donc à longueur de journée ? » L’autre répondit d’évidence : « C’est simple voisine, avec mon mari, on se passe notre trésor, et cela nous fait beaucoup rire ! » Ayant trouvé là une explication étrange à bien des égards, mais dont l’application ne souffrirait chez eux d’aucun délai, notre couple fortuné après avoir ouvert son coffre, commença à chasser sa tristesse – enfin, s’y essaya. Mari et femme s’envoyèrent donc mutuellement un lingot d’or avec une volonté et un entrain qu’ils n’avaient guère connus depuis longtemps. Hélas le résultat fut décevant. Seuls coups et ecchymoses se multiplièrent sur leurs bras, leurs cuisses et leur torse. Une grande incompréhension les gagna, alors que les rires ne cessaient venant de l’autre appartement. Se saisissant du lingot, l’épouse alla sur-le-champ frapper à la porte de la voisine pour demander éclaircissement : « Je ne comprends pas, lui dit-elle. (Lui montrant le lingot d’or) Voilà des heures que nous nous l’envoyons avec notre mari, mais nous n’obtenons aucun résultat. – Mais, notre trésor [1. Le terme arménien voski top signifie tout à la fois « trésor » et « bébé »], c’est lui, dit alors tristement la voisine en désignant leur enfant de quelques mois. »


  • violence

    25 / novembre

    Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes (A/RES/54/134)


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    WIVIWIC :

    42-thing
  • science

    11 / février

     Journée internationale des femmes de science – (A/RES/70/212)


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  • #ventre (baleine)

    Des habitats aléoutes incarnent le #ventre de la baleine / Pendant que les hommes la chassent, les femmes y feignent l’épuisement.


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  • #ulu

    #Ulu, en inuktitut / Un couteau en forme de demi-lune / Utilisée par les femmes.


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  • #sioux

    Unktehi inonde la Terre / Une femme survit / L’aigle Wanblee Galeshka la sauve / Ascendance des #Sioux.


  • #sirène

    Jadis mi-femme mi-oiseau / Puis mi-poisson / Un chant qui entraîne au fond des océans / Les #sirènes.


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  • île

    «  Quand on arrive sur une île qui n’est pas trop grande et qu’on en voit les limites, on a une impression de puissance et d’appartenance. On se dit « Tiens, c’est mon fief ça ». C’est le premier sentiment que j’ai eu dans toutes les îles où je suis allé. Le deuxième sentiment c’est un extraordinaire sentiment de liberté, de se dire que on est loin de tout, des ennuis, des problèmes, des difficultés … Trouver des trucs à trouver à manger. Ça n’a plus la même dimension qu’en Europe. Et puis il y a la troisième étape, qui est « Ne vous leurrez pas, une île, c’est aussi une prison ». Il faut lire un livre de Françoise Xenakis Elle lui dirait dans l’île, qui est un très bon bouquin sur une femme qui va voir son mari prisonnier politique dans une île. Et elle a des choses à lui dire sur son amour, elle ne lui en a jamais beaucoup parlé et chaque fois qu’elle y va, elle sait ce qu’elle va lui dire, elle le lui dirait quand elle serait dans l’île. Et quand le soir arrive, elle remonte dans le bateau qui la ramène sur le continent, et elle ne lui a toujours pas dit … mais elle le lui dira dans l’île. C’est difficile de communiquer avec les îliens. »


    Les Mots De


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  • polyphonie

    «  La polyphonie je trouve que c’est important, il y a peu de peuples qui soient polyphoniques par essence. Les Corses, les Basques, certains Canaques de Nouvelle Calédonie, les femmes bulgares … J’ai entendu des cœurs de femmes bulgares, qu’est-ce que c’est beau ! Il fut un temps où j’avais envie d’écrire quelque chose, de faire une étude sur la polyphonie chez les Basques, mais je n’avais pas suffisamment de maîtrise de la chose et puis je suis un peu flemmard alors … J’avais un copain qui était instit au Pays, Arrotzarena, et un jour il m’a appelé, il m’a dit viens voir, j’ai quelque chose pour ton étude. J’y suis allé. Il a appelé un gosse qui était dans la cour de récréation, un gamin qui avait environ 11 ans. Il lui a donné une note, avec le guide-chant et lui a dit : « Chante ça » et le gamin l’a fait. Il a poussé la note en question. Je lui dis : « Oui et alors ? » … « Hé bien maintenant regarde ! Je te promets, je n’ai rien préparé ». Dans la cour il en a appelé un autre, qui est venu, et il a dit à ce deuxième : « Ecoute ton petit camarade », et le camarade a refait sa note et il a dit :« Maintenant, tous les deux ensemble » et tac ! Pourquoi est-ce que le second chante automatiquement la tierce inférieure, ou la tierce supérieure d’une note chantée ? Pourquoi ? Quand on demande au gamin, il ne sait pas. La polyphonie c’est ça, quand l’oreille ne peut pas accepter autre chose qu’un accord, quand l’oreille ne peut pas accepter un son à l’unisson. Dans une chorale normale il faut 5 mois pour arriver à travailler des accords comme ça, là tu les lâches dans la cuisine ou ailleurs et ça vient tout seul ! Je crois que ça aussi c’est dans les gènes, ça fabrique la culture. »


    Les Mots De


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  • grandir

    «  J’ai connu aussi quelque chose qui a beaucoup influencé ma vie de petit garçon. Il y avait en face de moi à table, une petite fille qui avait mon âge et qui était une copine de jeu extraordinaire, c’était ma cousine. On s’amusait beaucoup tous les deux. Et un jour, je devais avoir 10 – 11 ans, elle n’était plus à la table du petit déjeuner. J’ai dit à mon grand-père : « Paquita n’est pas là ? », mon grand-père m’a répondu : « Mange ! ». C’était bizarre parce que mon grand-père n’agissait jamais comme ça, il répondait toujours aux questions qu’on lui posait, mais je ne lui avais jamais tenu tête et je n’allais pas commencer ce jour là. À midi elle n’était toujours pas revenue, et quand j’ai levé la tête, j’ai vu qu’elle était à la cuisine. Elle était passée dans le clan des femmes. Comment voulez-vous qu’un petit garçon de 11 ans comprenne cela ? Et qui va le lui expliquer ? Quand j’ai retrouvé Paquita, je lui ai demandé :« Pourquoi ? ». Elle m’a lâché : « Tu peux pas comprendre » et j’ai dit : « Je peux pas comprendre parce que tu m’expliques pas, si tu m’expliques » … « Je peux pas t’expliquer, t’es qu’un gosse ! ». Et elle m’a chassé, elle était passée de l’autre côté bien sûr. J’ai grandi comme ça et c’est beaucoup plus tard que j’ai compris. Aujourd’hui, la télévision explique cela aux enfants. »


    Les Mots De


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  • mère

    « Ma mère a toujours dansé avec de petits groupes. Elle participait à des danses folkloriques lors des mariages ou des baptêmes. Et quand les femmes avaient bu un peu de rhum et fumé, elles se lâchaient un peu… Avec mes sœurs, on suivait ma mère mais mon père n’aimait pas cela. Alors on attendait parfois qu’il s’endorme pour partir en douce… »


    Les Mots De


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  • mariage

    « Chez nous, un mariage dure une semaine (aujourd’hui plutôt 2, 3 jours). Le soir toutes les femmes viennent, avec leurs tambours. Ce sont de petites associations exclusivement composées de femmes… qui vont dans les mariages.  Elles s’occupent de l’animation, et de tout ce qui va autour… Elles contribuent entre elles pour acheter les grands récipients. On ménage un espace dehors… pour installer les feux. On amène le bois. On trie le riz. On pile les épices dans les mortiers. On pile le massala. Puis on prépare les repas : des milliers parfois ! On lave la vaisselle, peu puisque les feuilles de bananiers servent d’assiettes et on mange avec les doigts. C’est un repas végétarien essentiellement, sept plats différents avec du riz, des puris (galettes frites à l’huile), des légumes de saison… Miam… Un mariage est réussi en fonction du nombre d’invités. Les gens se vexent si on n’est pas venu les inviter chez eux. Avec la carte d’invitation… Mais on se vexe encore plus, si quelqu’un nous dit qu’il n’a pas pu venir car il avait du monde à la maison… Il faut que tous viennent ! On réalise aussi des quantités de gâteaux qu’on met dans des sachets pour les invités. Il n’y a pas d’endettement car il y a une entraide très importante. D’ailleurs on prépare le mariage deux ans à l’avance. On économise pour cela. Aussi quand je vais à Maurice, je demande toujours : il n’y a pas un mariage ? »


    Les Mots De


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  • enseigner

    « A une période de ma vie, quand j’avais un peu plus de 10 ans, des Mauriciens allaient en Inde apprendre le sitar, les tablas, etc. Puis ils revenaient mariés à des indiennes. Ces femmes ont ouvert un centre, qui est devenu par la suite l’équivalent d’un conservatoire de danse, musique, chant et beaux-arts… Et moi, j’y suis allée en cachette (j’avais alors 12 ans) mais je ne pouvais pas payer. On habitait alors à la campagne, et on allait à l’école en ville (on devait se lever à 5 h 30). C’était à 1 h 30 par le bus. L’école de danse était juste à côté de mon collège. J’ai commencé à prendre des cours de Bharata Natyam, danse classique du sud de l’Inde. Ma mère savait ce que je faisais mais pas mon père. Puis un jour, j’avais 13 ans, une audition a eu lieu. La grande banque de l’État voulait une danse indienne pour réaliser sa publicité. Le professeur nous a fait jouer : on était une dizaine. Et mon père a vu la pub à la télé… Mais finalement il en a été tellement fier, qu’il n’a rien dit. Alors j’ai continué. Et aujourd’hui quand je reviens à Maurice, je retrouve ce professeur. Et elle me corrige… »


  • #pankhurst emmeline

    Emmeline #Pankhurst (1858/1928) / Féministe / Women’s Social and Political Union / Droit de vote pour les femmes / Méthodes radicales.


  • #paradis

    La femme … prit de son fruit, et en mangea / Elle en donna aussi à son mari / Le #paradis… perdu… ou retrouvé ?


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  • féminisme

    « Il paraît que c’est devenu un gros mot aujourd’hui. Il paraît qu’on n’en a plus besoin aujourd’hui parce que désormais, hommes et femmes seraient définitivement égaux. Je suis féministe. Je l’affirme et je le revendique. Et quand j’entends dire ce genre de choses, cela me révolte. Certes, de nombreuses luttes et combats ont été gagnés. Du moins en Occident. Parce qu’il suffit de retirer ses œillères pour se rendre compte qu’ailleurs, excision, mariage précoce et/ou forcé, interdiction d’école, réclusion dans la sphère du foyer, soumission au père/frère/mari, lapidation, violences et viol etc. sont encore le lot d’innombrables filles et femmes. Et en regardant les choses en face, on s’aperçoit que l’Occident n’est pas épargné, et que même sans aller jusqu’à ces extrémités, les femmes n’ont toujours pas le même salaire ni les mêmes opportunités financières que leurs homologues masculins. Etre féministe, pour moi, ce n’est pas faire partie d’un mouvement, mais tout simplement vouloir les mêmes droits et devoirs pour tout le monde, partout dans le monde. Et rester en veille et vigilant(e) car un droit obtenu n’est jamais définitivement acquis. »


  • nappy

    « Depuis peu, j’ai abandonné le défrisage pour retrouver mes cheveux naturels, frisés, crépus. Par la même occasion, j’ai découvert le mot nappy, contraction de l’anglais natural and happy, à savoir naturel(le) et heureux(se). Ce mot qualifie les personnes qui, comme moi, font le choix du retour au cheveu naturel. Il suffit de le saisir dans Google pour obtenir une foule d’informations sur le retour au naturel, les soins à apporter aux cheveux, des idées de coiffure, etc. Mais pas que. Nappy désigne aussi un réel mouvement identitaire et de revendication, une réappropriation des racines noires, africaines. Au point d’être parfois extrémiste, nappex (nappy extrémiste), et de stigmatiser les femmes noires et métisses qui continuent à se défriser les cheveux et/ou à porter des extensions ! Je revendique mon retour au naturel, pour ma santé et mon bien-être personnel, mais je ne fais partie d’aucun mouvement, surtout s’il est extrémiste. »


  • #inceste

    Traité conjugal entre Huqanna, le barbare, et la sœur du roi hittite / Condamnation de l’#inceste / Attitude envers les femmes du palais.


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  • ventre 

    Partie du corps plus ou moins plate, qui se modifie chez la femme en cas de grossesse l’identifiant ainsi à la vie. 

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


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  • #guéréwol

    #Guéréwol / Ingall (Niger) et ailleurs / Cérémonie / Jeunes hommes Peuls Wodaabe / Maquillage et danse / Jury de femmes / Unions maritales.


  • ulu 

    Couteau utilisé par les femmes de la région arctique (Inuit, Aléoutes, Yupik…), en forme de demi-lune.

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  • #gagarine youri alexeïevitch

    Youri A. #Gagarine (1934/1968) / 1er cosmonaute / Valentina V. Terechkova (1937) / 1ère femme – vol spatial.


  • takarazuka

    Genre théâtral japonais où tous les rôles y compris masculins sont joués par des femmes. 

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  • #fujisan

    3776 m : sommet du #Fujisan / Lieu de pèlerinage / Lieu symbolique / Jadis interdit aux femmes / Par quel côté l’entreprendre ?


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  • #finnbogadottir vigdís

    Vigdís #Finnbogadóttir (1930) / Présidente de l’Islande – 1980 à 1996 /1ère femme au monde élue au suffrage universel pour diriger un état.


  • robe

    Vêtement généralement porté par les femmes (pas toujours selon les cultures) qui couvre tout le corps d’un seul tenant.

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  • #esclave

    #Esclave : lat. sklavus, les Slaves des Balkans faisant l’objet d’un commerce au Moyen Âge / Chin. 奴 : à gauche la femme, à droite une main.


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  • naissance 

    Venue au monde, souvent chargée d’émotion, en l’alliance contractée avec le vivant, les autres êtres, proches ou non, et l’environnement qui les contient. Cette alliance peut donner lieu à une forme de promesse, de projection vers le futur. Toute naissance offre un repère dans le temps et l’espace en renvoyant aux conditions dans lesquelles elle s’est accomplie, aux personnes qui y ont été impliquées au premier rang desquels les géniteurs et les accompagnateurs (sage-femme, obstétricien/ne…)  et à la corporéité qui s’y est manifestée.


    Je suis née à quatre heures du matin, le 9 janvier 1908, dans une chambre aux meubles laqués de blanc (…). Mon père avait trente ans, ma mère vingt et un, et j’étais leur premier enfant… – Simone de Beauvoir

     

    Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté, pour la première fois, un coup d’œil intelligent sur soi-même… – Marguerite Yourcenar (Mémoires d’Hadrien – 1951)

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  • hikimayu 

    Pratique antique de certaines femmes japonaises consistant à se raser les sourcils et à réaliser un arc au pinceau sur le front.

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  • geisha 

    Femme experte dans les arts traditionnels japonais qui accompagne les soirées de divertissement, tout en devant garder sa réserve.

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    Indéfinition


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  • hǎo – 好 : « bon/ne », « bien »

    hǎo – 好 : « bon/ne », « bien ». La femme (à gauche) et l’enfant (à droite), de quoi donner une idée du « bien », du « bon ».


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  • ān 安 – « paix »

    ān 安 – « paix », « tranquillité », « calme », composé d’une femme女 sous un toit宀 / Se dit en jap. an : « calme, tranquille », ou yasu(i) : « bon marché ». De quoi le retrouver dans bien des emplois prestigieux, comme celui d’anciennes capitales Cháng’ān 长安 qui était à l’origine la ville de la « paix perpétuelle » et qui deviendra plus tard avec la dynastie des Ming Xī’ān 西安, la « paix de l’ouest ». On reconnaîtra également ce caractère dans l’illustre placeTiānānmén 天安门, la « porte de la paix céleste » qui se trouve à Běijīng et doit son nom à une porte.


  • #bori

    Culte du #Bori chez les Haoussas / Une femme peut intégrer les rangs des guérisseuses / Surmonter la possession dont elle fait l’objet.


  • fū – 夫 : « mari »

    fū – 夫 : « mari », ou fù – « femme mariée ». Ajoute un trait au caractère 大 « grand » pour désigner qqn d’important. 夫人fūrén « madame », 夫子 fūzǐ « maître », 丈夫 zhàngfū « époux », etc.


    Sinograph


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  • jiě – 姐 : « sœur aînée »

    jiě – 姐 : « sœur aînée », « jeune femme »… Résulte d’une combinaison de 女 « femme » et du composant phonétique 且. On le retrouve dans 姐姐 jiějiě « sœur aînée », 小姐xiǎojiě « mademoiselle » ou encore 姐妹 jiěmèi qui désigne des « sœurs ».


    Sinograph


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  • nuán – 奻 : « se disputer », « duper »

    nuán – 奻 : « se disputer », « duper ». Dans la série des associations du caractère de la femme, 女, l’écriture en propose ici le redoublement. L’ajout d’une troisième clé de la femme avec 姦 jiān (simplifié 奸) désigne : les « rapports sexuels illicites (adultère) », la « méchanceté »…


    Sinograph


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  • jí – 嫉 : « envier », « jalouser »

    jí – 嫉 : « envier », « jalouser » – Ici composé de l’association de la clé de la femme 女 et de celle de la maladie 疾. Tout le monde nous le dira les hommes ne sont jamais jaloux … !


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  • #amazone

    Attaque de femmes de la tribu des Tapuyas survenue le 24 juin 1542 / Le Conquistador Francisco de Orellana les nomme : #Amazones.


  • 16

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !