• Indéfinition principale :

    fleuve 

    Cours d’eau et écosystème qui prend sa source en un lieu donné, et parcourt un espace de dimension variable qu’il irrigue, fertilise, parfois inonde, avant de se jeter dans la mer – La vie en la périphérie du fleuve a partout suscité la création de points de rassemblements des espèces, notamment humaine, occasionnant des formes de relations spécifiques : marchandes, politiques, culturelles, cultuelles, etc., mettant en lumière la nature souvent diversifiée de ses rives, de sa traversée, de son appropriation, etc.

  • aires protégées des trois fleuves parallèles au yunnan

    « Composé de huit groupes d’aires protégées contenues dans le Parc national des trois fleuves parallèles, dans le nord-ouest montagneux de la province du Yunnan, ce site de 1,7 million d’hectares comprend des secteurs du cours supérieur de trois des grands fleuves d’Asie : le Yangtze, le Mékong et le Salouen. Ces fleuves coulent pratiquement en parallèle, du nord vers le sud, à travers des gorges vertigineuses qui peuvent atteindre 3 000 mètres de profondeur et sont bordés de hauts sommets dont les pics glacés dépassent 6 000 mètres. Cette région tempérée est la plus riche du monde en diversité biologique, et elle est également un épicentre de la biodiversité en Chine. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chine

    Date :

    2003

    Catégorie :

    Naturel
  • #fleuve

    #Fleuve / Source en un lieu donné / Irrigue, fertilise, parfois inonde / Avant de se jeter dans la mer / Point de rassemblement des espèces.


    Twitopique


    Thème(s) :

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  • chuān – 川 : « fleuve »

    chuān – 川 : « fleuve », « rivière » (lesquels se disent également 河 hé). 川 se retrouve dans la province du Sìchuān  四川  qui est littér. celle des « quatre rivières ». Une expression chinoise nous dit : 川流不息 chuān liú bù xī, et signifie « un flot ininterrompu ». / 川 se dit kawa en japonais. On va le retrouver dans la Voie Lactée  天の川 (amanogawa) par exemple, ou encore dans l’expression 川の字 kawa no ji, dormir en « caractère de rivière » désignant l’enfant qui dort dans le lit de ses parents (observez bien les trois traits alignés ,-).


    Sinograph


    Thème(s) :

    Tags :

  • nager

    Les peuples de l’antiquité faisaient grand cas de la natation. Caton enseignait lui-même à son fils à traverser les rivières les plus rapides, les torrents les plus impétueux. L’enpereur Auguste enseignait aussi à nager à son neveu. C’est à la tête de ses légions que Jules César traversait les fleuves à la nage. Charlemagne était un des meilleurs nageurs de son temps. Louis XI nageait souvent dans la Seine avec ses courtisans. (…) Chez les Francs, faisait une partie essentielle de l’éducation physique, et c’était par l’épithète de « nageurs » que Sidonius Appolinaris les distinguait des autres Barbares. Plutarque. Suétone. » (s. : P.-H. Clias. 1853. Traité élémentaire de gymnastique rationnelle, hygiénique et orthopédique. Ed. J. Cherbuliez – Genève)


  • extinction 

    « Depuis que la vie est apparue sur la Terre il y a quelque 3 milliards et demi d’années, l’extinction des espèces est un phénomène normal et attendu, comme un bruit de fond récurrent nécessaire à l’émergence de nouveauté et de complexité (…) L’histoire de la vie est donc loin d’être un long fleuve tranquille, jalonnée qu’elle fut de crises et de violences dont on peut démontrer qu’elles sont génératrices de diversité biologique. Mais la crise actuelle, dont la sévérité ne sera pas moindre que celles des précédentes, a pour triste particularité d’être due à l’impact de l’homme qui porte donc la lourde responsabilité de s’immiscer dans des processus de nature géologique. » Jacques Blondel


  • Mésopotamie

    « La Mésopotamie est une région de l’Asie occidentale située entre le Tigre et l’Euphrate, la Mésopotamie fut, entre le VIème et le Ier millénaire av. J.-C., un brillant foyer de civilisation.

    Le nom de Mésopotamie vient du grec Mesopotamos et signifie « entre les fleuves ». Ce bassin alluvial d’Asie se situe entre le Tigre et l’Euphrate ; il couvre aujourd’hui en partie l’Irak. La zone a un climat aride. Au sud, les cultures ne sont possibles que par l’irrigation. La Mésopotamie n’en demeure pas moins un creuset de notre histoire universelle. Les savants s’accordent à penser que c’est dans cette région qu’est apparue la plus ancienne écriture connue, vers 3500 av. J.-C. Dans l’histoire ancienne de la Mésopotamie, on distingue la culture sumérienne (IVe – IIIe millénaire), puis la culture suméro-akkadienne (à partir de 2300 av. J.-C. environ). Deux langues alors se succèdent ou se juxtaposent : le sumérien et l’akkadien. L’élevage, les cultures, le commerce et la diffusion des écrits vont assurer un grand essor à la région et confirmer son rayonnement, en particulier à travers ses grandes cités telles Assour, Akkad (ou Agadé), Kish, Lagash, Ourouk et Our (ou Ur), puis Babylone. Politiquement, la Mésopotamie évoluera des cités-Etats vers l’Empire. Mais une césure se produira entre l’Assyrie au nord et Babylone au sud. Au premier millénaire av. J.-C., les empires assyriens et babyloniens seront remplacés par l’empire perse des Achéménides. »


  • ornithorynque

    « Ornithorynque : Mammifère improbable et néanmoins monotrème qui pond des œufs et vit le long des rivières de l’Australie orientale jusqu’à la Tasmanie. L’ornithorynque porte un bec de canard, une queue de castor et des pattes de loutre, ce qui en fait un excellent nageur. Lorsque les naturalistes européens le découvrirent à la fin du dix-huitième siècle, d’abord à travers des dessins et une fourrure, ils crurent à un canular et crièrent à la chimère. On pensait même qu’il était un montage cousu par un taxidermiste facétieux.
    En fait, l’ornithorynque, littéralement le mammifère « à bec d’oiseau comme un canard » a non seulement étonné les Européens, mais déjà les Aborigènes racontaient un mythe selon lequel l’animal résultait d’un accouplement, quelque peu forcé, entre une cane et un rat d’eau. Ailleurs, c’est Dieu lui-même qui commit cette créature en raclant les fonds de tiroir de la morphologie animale. Et ce que j’aime dans l’ornithorynque, c’est que le nom, si poétique qu’on résiste mal à la tentation de l’écrire avec deux « y » pour le rendre plus grec et donc plus étrange, ressemble à la chose ; ce qui, au fond, donne raison à Cratyle contre Platon, conséquence pour le moins inattendue, me direz-vous. Et pourtant il bouge : l’ornithorynque est bien dans notre monde, dans nos pensées, nos fantaisies ; un capriccio bien vivant et agissant, inclassable, qui passe de la loutre au canard (la réciproque est vraie), de l’eau à la terre et de la rive au fleuve, de la réalité au mythe, qui sort de la Préhistoire pour surgir, incongru, dans le temps présent. L’ornithorynque, si étrange pour nous, nous est pourtant bien proche ; il traverse notre imaginaire et il l’élargit à de nouvelles (ou à de très anciennes) dimensions. Il enrichit notre bestiaire fantastique. »


  • Liste 2018 mots

    348 – route

    347 – téléphone

    346 – Kankurang

    345 – espace

    344 – Olonkho

    343 – chiffre

    342 – mort

    341 – /ui-//aes (Twyfelfontein)

    340 – ncegele

    339 – solstice

    338 – appartenir

    337 – coopérative

    336 – année

    335 – Bamiyan

    334 –recherche

    333 – céréale

    332 – Ribeira Grande

    331 – vieillesse

    330 – continent

    329 – Garifuna

    328 – sang

    327 – mouvement

    326 – bajan

    325 – bateau

    324 – Iran

    323 – économie

    322 – vent

    321 – outil

    320 – Cyrène

    319 – fruit

    318 – Comores

    317 – nom

    316 – univers

    315 – printemps

    314 – penser

    313 – Levuka

    312 – signe

    311 – mesure

    310 – religion

    309 – kinyarwanda

    308 – agriculture

    307 – Salvador

    306 – Sanganeb – Dungonab

    305 – art

    304 – tuvaluan

    303 – objet

    302 – couleur

    301 – T’heydinne

    300 – tel

    299 – ville

    298 – train

    297 – Petrykivka

    296 – Nasreddin Hodja

    295 – nudité

    294 – aimer

    293 – Guanacaste

    292 – Al-Bar’ah

    291 – Vatican

    290 – attendre

    289 – fleur

    288 – Slava

    287 – mendé écr (kikaku)

    286 – Liechtenstein

    285 – juche

    284 – montagne

    283 – famille

    282 – colindat

    281 – Damas

    280 – Lopé-Okanda

    279 – nous

    278 – Bouddhisme

    277 – Uluru-kata tjuta

    276 – Navajos

    275 – question

    274 – communication

    273 – Mashramani

    272 – Triglav

    271 – histoire

    270 – donner

    269 – batana

    268 – samoan

    267 – Ennedi

    266 – Paramaribo

    265 – asseoir (s’)

    264 – nüshu

    263 – Internet

    262 – jeunesse

    261 – maramureş 

    260 – griot

    259 – entreprise

    258 – nan pa’ch

    257 – métal (45-14)

    256 – pierre (45-13)

    255 – force (45-12)

    254 – Antigua

    253 – kartuli ena (géorgien lg)

    252 – sport

    251 – solitude

    250 – marshallais

    249 – ardha

    248 – toilettes

    247 – mushingantahe

    246 – Djibouti

    245 – dormir

    244 – araignée

    243 – Martin Luther

    242 – Porto Rico

    241 – bonjour

    240 – travail

    239 – temps

    238 – pluie

    237 – lune

    236 – distance

    235 – mariage

    234 – Tassili n’Ajjer

    233 – Brunei

    232 – révolution

    231 – handicap

    230 – ordinateur

    229 – tongien

    228 – femme

    227 – justice

    226 – Luxembourg

    225 – Monténégro

    224 – matière

    223 – maïs

    222 – pierre

    221 – autisme

    220 – vallée de mai

    219 – théâtre

    218 – crise

    217 – Uruguay

    216 – Kitabi Dədə Qorqud 

    215 – tigrigna

    214 – âge

    213 – e-estonia

    212  – séga

    211 – singapour 

    210 – sesotho

    209 – slovaque

    208 – Atomium

    207 – Comenius

    206 – océan

    205 –  مكة  (makka / La Mecque)

    204 – Cachoubes

    203 – n’ko alphabet

    202 – Grégoire Ahongbonon

    201 –  蔡伦 (Cai Lun)

    200 – rencontre

    199 – éducation

    198 – fleuve

    197 – atome

    196 – avion

    195 – informer

    194 – Vilnius

    193 – Martenitsa

    192 – ubérisation

    191 – jardin

    190 – numérique

    189 – sel

    188 – dzongkha

    187 – Carthage

    186 – nombre

    185 – santé

    184 – Spaarndam

    183 – wiki

    182 – Al-Zajal

    181 – Bialowieża

    180 – selfie

    179 – lumière

    178 – sarazm

    177 – bamoun

    176 – basque

    175 – intelligence

    174 – soleil

    173 – tupi-guarani

    172 – letton

    171 – gilbertin

    170 – commerce

    169 – Roma

    168 – innovation

    167 – sexe

    166 – eau (45-11)

    165 – sécurité

    164 – frère 

    163 – தமிழ்  (tamoul)

    162 – Sri Lanka

    161 – gouverner

    160 – énergie

    159 – automne

    158 – vérité

    157 – Keïta Salif

    156 – Rabat

    155 – Sapitwa

    154 – ngola

    153 – Copán

    152 – Phiona Mutesi

    151 – Rastafarisme

    150 – Manaschi

    149 – Haïti

    148 – kava

    147 – Pakistan

    146 – fjord

    145 – mano

    144 – jedek

    143 – vitesse

    142 – khoisan

    141 – fête

    140 – algorithme

    139 – 万里长城 (Grande Muraille)

    138 – fado

    137 – shabono

    136 – complexité

    135 – heure

    134 – Nazca

    133 – réussir

    132 – Inuit

    131 – symbole

    130 – paix

    129 – voyage

    128 – Pétra

    127 – Cú Chulainn

    126 – somali

    125 – hiri motu

    124 – Stari Most

    123 – fihavanana

    122 – Κύπρος / Kıbrıs 

    121 – alcool

    120 – nous

    119 – déchet

    118 – vaï (écriture)

    117 – famine

    116 – al-kuwait

    115 – animisme

    114 – Costa do Marfim (Côte d’Ivoire)

    113 – ennui

    112 – abebuu adekai (Cercueils (Ga)

    111 – Equateur

    110 – Grütli 

    109 – Kuomboka

    108 – feu (45-10)

    107 – Zanzibar

    106 – apprendre

    105 – Monomotapa

    104 – Brasilia

    103 – éléphant

    102 – organopónicos

    101 – goût

    100 – brezhoneg (breton)

    99 – Abya Yala

    98 – culture

    97 – encyclopédisme

    96 – indalo

    95 – matière (45-09)

    94 – main (45-08)

    93 – son (45-07)

    92 – Shqipëria

    91 – Salzburg

    90 – sisu

    89 – papillon

    88 – Samarkand

    87 – মুহাম্মদ ইউনূস (Muhammad Yunus)

    86 – Héreros

    85 – अवतार (avatāra)

    84 – Internet of trees (IoT)

    83 – Қазақ тілі

    82 – ລ້ານຊ້າງ (Lan Xang)

    81 – ᏍᏏᏉᏯ (Sequoyah)

    80 – Ruth & Seretse

    79 – nogar

    78 – argent

    77 – Yezidis

    76 –  alphabétisation

    75 – Ibeji

    74 – ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ  (Imazighen)

    73 – རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ (Bonheur National Brut) / BNB

    72 – baleine

    71 – université

    70 – encens

    69 – Rapa Nui

    68 – El Güegüense

    67 – zealandia

    66 – frontière

    65 – chamorro

    64 – Ακρόπολη Αθηνών (Acropole d’Athènes)

    63 – mémoire

    62 – partage

    61 – rugby

    60 – ลอยกระทง (Loy Krathong)

    59 – voir (45-06)

    58 – manger (45-05)

    57 – corps (45-04)

    56 – bài chòi

    55 – гэр (ger)

    54 – Quetzalcoatl

    53 – Serpent arc-en-ciel

    52 – Asubakatchin

    51 – ދިވެހިބަސް  (divehi)

    50 – ˁnḫ (ankh)

    49 – atoll

    48 – guerewol

    47 – Eldorado

    46 – animal (45-03)

    45 – plantes (45-02)

    44 – vie (45-01)

    43 – téranga

    42 – ꦕꦤ꧀ꦣꦶꦧꦫꦧꦸꦣꦸꦂ (Borobudur)

    41 –  بزکشی (bouzkachi)

    40 – binge watching

    39 – Cueva de las manos

    38 – Janteloven (Loi de Jante)

    37 – חג החנוכה (Hanoucca)

    36 – 勿体無い (mottainai)

    35 – plastique

    34 – Jadev Payeng

    33 – sango (–> zo kwe zo)

    32 – naissance

    31 – Çatal Höyük

    30 – Alþingi (Althing)

    29 – Yosemite

    28 – oignon

    27 – Ekeko

    26 – ရိုဟင်ဂျာ / রোহিঙ্গা  (Rohingya)

    25 – pantoun

    24 – Porajmos

    23 – ᐊᔭᒐᖅ (ajagaq)

    22 – مجلس (majlis)

    21 – Μεσοποταμία (Mésopotamie)

    20 – Kibera

    19 – ornithorynque

    18 – bidonville

    17 – អង្គរ (Angkor)

    16 – mot-coeur

    15 – sapeur

    14 – матрёшка (matriochka)

    13 – burkinabè

    12 – bienveillance

    11 –온돌 (ondol)

    10 – braille

    9 – čebela

    8 – ላሊበላ  (Lalibela)

    7 – 共享 (gòngxiǎng)

    6 – Արևախաչ (arevakhach)

    5 – ka’el

    4 – अहिंसा (ahimsa)

    3 – 愚公  (Yu Gong)

    2 – lagom

    1 – ubuntu


  • 17 – terre – earth – 地球 – Erde – terra – tierra – 地球 – земля́

    Mère nourricière, la Terre
    earth
    birth
    Dans la pluralité de ses reliefs, désert
    desert
    désert
    Montagnes
    mountain
    montagne
    Vallées
    valley
    vallée
    Volcans
    volcano
    volcan

    La terre dont les sols
    soil
    sol
    Parfois tremblent
    earthquake
    tremblement de terre

    La terre divisée en continents
    continent
    continent

    La terre dont le climat varie
    climate
    birth
    Ici la pluie
    rain
    pluie
    la neige
    snow
    neige
    Et là le vent
    wind
    vent

    Puissance des eaux, de la mer
    sea
    mer
    Des fleuves et des lacs
    river lake
    fleuve / lac

    La terre, un monde
    world
    monde



  • Effet Impermanence

    Héraclite nous en avait prévenus : l’on ne se baigne pas deux fois dans un même fleuve. Pourquoi l’oublie-t-on si souvent ? Pourquoi demeure-t-on à ce point attaché à ce que certaines choses ne varient pas ? Les Bouddhistes parlent ici d’impermanence, de l’inéluctable renouvellement du monde et de soi-même. De quoi susciter un effet impermanence, afin de lâcher prise ou de constater que ce n’est pas le cas…


  • Kuomboka

    Kuomboka est une cérémonie annuelle en Zambie, au cours de laquelle le roi des Lozis (le litunga) quitte Lealui gagnée par les eaux, pour se rendre en embarcation (dite Nalikwanda) à Limulunga en région sèche via le fleuve Zambèze. A cette occasion, une fête importante est célébrée, mêlant la population et l’entourage du roi dans une atmosphère de danses et de musique. La reine emprunte elle-même cette voie avec sa propre embarcation (Nalwange) surmontée d’une aigrette.


  • L’argent : … « ne se mange pas. »

    Quand le dernier arbre aura été abattu,
    Le dernier poisson capturé,
    Le dernier fleuve empoisonné,
    Nous nous rendrons compte que l’argent ne se mange pas.
    Alanis Obomsawin


    (« When the last tree has been cut down, the last fish caught, the last river poisoned, only then will we realize that one cannot eat money. »)

    Argent, Geld, 钱 (qián)
    Money, novac, peningar…

    (suite…)


  • vat phou et les anciens établissements associés du paysage culturel de champassak

    « Le paysage culturel de Champassak, y compris l’ensemble du temple de Vat Phou, représente une zone de paysage planifiée remontant à plus de mille ans et remarquablement bien conservée. Afin d’exprimer la conception hindoue des rapports entre la nature et l’homme, il a été façonné selon un axe compris entre le sommet de la montagne et les rives du fleuve dans un entrelacs géométrique de temples, de sanctuaires et d’ouvrages hydrauliques s’étendant sur quelque 10 km. Le site comprend aussi deux villes anciennes, construites sur les rives du Mékong et la montagne de Phou Kao, l’ensemble représentant un processus d’aménagement s’étendant sur plus de mille ans, du Ve au XVe siècle, associé surtout à l’Empire khmer. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République démocratique populaire lao

    Date :

    2001

    Catégorie :

    Culturel
  • secteur central de la cité impériale de thang long-hanoï

    « La cité impériale de Thang Long, édifiée au XIe siècle par la dynastie Viêt des Ly, concrétise l’indépendance du Dai Viêt. Elle a été construite sur les vestiges d’une citadelle chinoise remontant au 7e siècle, dans les terrains drainés du delta du fleuve Rouge à Hanoï. Elle fut le lieu du pouvoir politique régional de manière continue pendant près de treize siècles. Les édifices de la cité impériale et les vestiges de la zone archéologique 18 Hoang Diêu expriment une culture originale du Sud-Est asiatique propre à la basse vallée du fleuve Rouge, à l’intersection des influences venues de la Chine, au nord, et de l’ancien royaume du Champa au sud. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Viet Nam

    Date :

    2010

    Catégorie :

    Culturel
  • réserve de faune à okapis

    « La réserve de faune à okapis occupe environ un cinquième de la forêt d’Ituri au nord-est du pays. Le bassin du fleuve Congo, dont la réserve et la forêt font partie, est un des plus grands systèmes de drainage d’Afrique. La réserve de faune abrite des espèces menacées de primates et d’oiseaux et environ 5000 okapis, sur les 30 000 vivant à l’état sauvage. La réserve possède également des sites panoramiques exceptionnels, dont des chutes sur l’Ituri et l’Epulu. Elle est habitée par des populations nomades traditionnelles de Pygmées Mbuti et de chasseurs Efe. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République démocratique du Congo

    Date :

    1996

    Catégorie :

    Naturel
  • réserve de faune du dja

    « C’est l’une des forêts humides d’Afrique les plus vastes et les mieux protégées, 90 % de sa superficie restant inviolée. Pratiquement encerclée par le fleuve Dja, qui en forme la limite naturelle, la réserve est surtout remarquable pour sa biodiversité et pour la très grande variété des primates qui y vivent. Elle abrite 107 espèces de mammifères, dont cinq sont menacées. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Cameroun

    Date :

    1987

    Catégorie :

    Naturel
  • réserve naturelle du suriname central

    « Cette réserve naturelle couvre 1,6 million d’hectares de forêt primaire tropicale au centre-ouest du Suriname. Elle protège le haut bassin versant du fleuve Coppename, les sources des fleuves Lucie, Oost, Zuid, Saramaccz et Gran Rio, et contient toute une gamme de reliefs et d’écosystèmes importants pour la conservation en raison de leur état inaltéré. Les forêts de montagne et de plaine abritent une grande diversité de plantes avec plus de 5 000 espèces de plantes vasculaires répertoriées à ce jour. On y trouve des populations viables d’animaux typiques de la région, comme le jaguar, le tatou géant, la loutre géante, le tapir, le paresseux, huit espèces de primates et 400 espèces d’oiseaux comme la harpie, le coq de roche de Guyane et l’ara au plumage écarlate. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Suriname

    Date :

    2000

    Catégorie :

    Naturel
  • paysage culturel du lac de l’ouest de hangzhou

    « Le paysage inscrit a inspiré des poètes, artistes et érudits renommés depuis le IXe siècle. Il comprend de nombreux temples, pagodes, pavillons, jardins, arbres d’ornement, ainsi que des chaussées et des îles artificielles. Ces éléments ont été ajoutés afin de parfaire le paysage à l’ouest de la ville de Hangzhou, au sud du fleuve Yangtze. » (source : whc.unesco.org) « Le lac de l’Ouest a influencé de façon durable l’aménagement paysager et l’art des jardins en Chine, au Japon et dans la péninsule coréenne depuis des siècles. Il s’agit d’un témoignage exceptionnel d’une tradition culturelle d’embellissement des paysages en vue de créer une série de panoramas reflétant une fusion idéalisée entre les hommes et la nature. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chine

    Date :

    2011

    Catégorie :

    Culturel
  • paysage industriel de fray bentos

    « « Construit sur une avancée de terre sur le fleuve Uruguay, à l’ouest de la ville de Fray Bentos, le complexe industriel est né du développement d’une usine de salaison de viandes fondée en 1859 dans le but de tirer partie de l’élevage de bétail qu’abritaient les immenses prairies voisines. Illustrant toute la chaîne de la viande – approvisionnement, transformation, emballage et expédition – le site comprend des bâtiments et des équipements de la Liebig Extract of Meat Company, qui exporta du concentré de viande et du »corned-beef« sur le marché européen à partir de 1865 et de l’Anglo Meat Packing Plant, qui exporta de la viande surgelée à partir de 1924. La combinaison du lieu, de l’ensemble industriel, des logements et des institutions sociales présents sur le site permet de comprendre tout le processus d’une production de viande d’envergure mondiale. » (source : whc.unesco.org) »


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Uruguay

    Date :

    2015

    Catégorie :

    Culturel
  • paysage panoramique du mont emei, incluant le paysage panoramique du grand bouddha de leshan

    « C’est ici, dans le paysage d’une grande beauté sur du mont Emei, dans le Sichuan, que fut édifié au Ie r siècle le premier temple bouddhiste chinois. La multiplication ultérieure des temples fit de ce site l’un des principaux lieux sacrés du bouddhisme. Au cours des siècles, les trésors culturels s’y accumulèrent, le plus saisissant étant le grand Bouddha de Leshan érigé au VIIIe siècle. Cette statue taillée à flanc de colline, qui domine le confluent de trois fleuves de ses 71 m de haut, est la plus grande statue de Bouddha du monde. Le mont Emei se distingue également par la grande diversité de sa flore, depuis les zones végétales subtropicales jusqu’aux forêts de conifères subalpines, dont certains arbres ont plus de 1 000 ans. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chine

    Date :

    1996

    Catégorie :

    Mixed
  • parc national des everglades

    « De ce site qui se trouve à la pointe sud de la Floride, on a dit qu’il était un fleuve d’herbe coulant imperceptiblement de l’intérieur des terres vers la mer. L’exceptionnelle variété de ses habitats aquatiques en fait le sanctuaire d’un nombre considérable d’oiseaux, de reptiles et d’espèces menacées comme le lamantin. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    États-Unis d'Amérique

    Date :

    1979

    Catégorie :

    Naturel
  • parc national des oiseaux du djoudj

    « Dans le delta du fleuve Sénégal, le parc est une zone humide de 16 000 ha comprenant un grand lac entouré de ruisseaux, d’étangs et de bras morts, qui constituent un sanctuaire vital, mais fragile, pour un million et demi d’oiseaux tels que le pélican blanc, le héron pourpre, la spatule africaine, la grande aigrette et le cormoran. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Sénégal

    Date :

    1981

    Catégorie :

    Naturel
  • parc national de la salonga

    « Au cœur du bassin central du fleuve Congo, ce parc est la plus grande réserve de forêt tropicale pluviale, très isolée et accessible seulement par voie d’eau. C’est l’habitat de plusieurs espèces endémiques menacées, comme le chimpanzé nain, le paon du Congo, l’éléphant de forêt et le gavial africain, ou « faux crocodile ». » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République démocratique du Congo

    Date :

    1984

    Catégorie :

    Naturel
  • parc national de mana pools, aires de safari sapi et chewore

    « Au bord du Zambèze, de grands escarpements surplombent le fleuve et les plaines inondables où l’on trouve une concentration remarquable de faune sauvage comprenant notamment éléphants, buffles, léopards et guépards. Les crocodiles du Nil y sont également très nombreux. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Zimbabwe

    Date :

    1984

    Catégorie :

    Naturel
  • le pont du forth

    « Le pont ferroviaire, qui enjambe l’estuaire du fleuve Forth en Ecosse  « avait, quand il fut inaugur »« é en 1890 »« , » « les travées les plus »« longue »« s »« du monde (541m).  Le pont demeure l »« ’un des plus grands ponts cantilever au monde et »il fonctionne encore « quotidiennement, »permettant le transport de passagers et de marchandises.  Son esthétique industrielle caractéristique résulte de la présentation« , » franche et dépouillée« , » de ses éléments structurels. Le pont du Forth, novateur dans son style, ses matériaux et son envergure, marque un jalon important dans la conception et la construction des ponts durant « la »période au cours de laquelle les lignes de chemins de fer se sont imposées dans les voyages longue distance par voie terrestre. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

    Date :

    2015

    Catégorie :

    Culturel
  • Île de saint-louis

    « Fondée par les colons français au XVIIe siècle, Saint-Louis s’urbanisa au milieu du XIXe siècle. Elle fut la capitale du Sénégal de 1872 à 1957 et joua un rôle culturel et économique prépondérant dans l’ensemble de l’Afrique occidentale. La situation de la ville sur une île à l’embouchure du fleuve Sénégal, son plan urbain régulier, son système de quais et son architecture coloniale caractéristique confèrent à Saint-Louis sa qualité particulière et son identité. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Sénégal

    Date :

    2000

    Catégorie :

    Culturel
  • Île kunta kinteh et sites associés

    « L’île James et les sites associés témoignent des principales époques et aspects de la rencontre entre l’Afrique et l’Europe le long du fleuve Gambie, un continuum qui s’étend de la période pré-coloniale et pré-esclavagiste à l’indépendance. Ce site est d’une importance toute particulière pour son association tant avec les débuts du commerce d’esclaves qu’avec son abolition. Il témoigne aussi des premières voies ouvertes vers l’intérieur de l’Afrique. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Gambie

    Date :

    2003

    Catégorie :

    Culturel
  • ensemble du fort rouge

    « Palais-fort de Shahjahanabad – la nouvelle capitale de Shah Jahan (1628-1658), 5e empereur moghol d’Inde –, le Fort Rouge doit son nom à ses murs d’enceinte imposants en grès rouge. Il est voisin d’un autre fort, le fort Salimgarh, construit par Islam Shah Suri en 1546. à eux deux, ils forment l’ensemble du Fort Rouge. Les appartements privés consistent en une rangée de pavillons reliés par un canal que l’on appelle le Nahr-i-Bihisht, ou Fleuve du Paradis. On considère que le Fort Rouge représente l’apogée de la créativité moghole qui, sous l’empereur Shah Jahan, atteint un nouveau degré de raffinement. La disposition du palais est d’inspiration islamique, mais chaque pavillon dévoile des éléments architecturaux typiques des bâtiments moghols, reflétant une fusion des traditions perses, timourides et hindoues. La conception novatrice et le style architectural du Fort Rouge, notamment l’aménagement de ses jardins, ont fortement influencé les constructions et les jardins ultérieurs au Rajasthan, à Delhi, à Agra et dans les régions avoisinantes. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Inde

    Date :

    2007

    Catégorie :

    Culturel
  • delta du saloum

    « La pêche et la cueillette ont fourni des ressources vitales aux communautés humaines sur ce bien de 5000 km2, formé par les bras de trois fleuves. Le site englobe des canaux d’eau saumâtre et près de 200 îles et îlots, des mangroves, un environnement maritime Atlantique et une zone boisée sèche. » (source : whc.unesco.org) « Le bien est marqué par 218 amas coquilliers, dont certains font plusieurs centaines de mètres de long, qui résultent de l’activité humaine au cours des millénaires. Sur ces amas coquilliers, on dénombre 28 sites funéraires en forme de tumulus. Des objets remarquables y ont été découverts, ce qui devrait permettre une meilleure compréhension des cultures associées aux différents âges de l’occupation du delta et témoigner sur l’histoire de l’occupation humaine le long des côtes de l’Afrique de l’Ouest. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Sénégal

    Date :

    2011

    Catégorie :

    Culturel
  • complexe paysager de trang an

    « Situé sur la rive méridionale du  delta du fleuve Rouge, Trang An est un spectaculaire paysage de pitons karstiques sillonné de vallées, pour certaines immergées, et encadré de falaises abruptes, presque verticales. L’exploration de quelques-unes des grottes les plus en altitude qui ponctuent ce paysage a mis au jour des traces archéologiques d’une activité humaine qui remonte à 30 000 ans environ. Elles illustrent l’occupation de ce massif par des chasseurs-cueilleurs et leur adaptation aux changements climatiques et environnementaux. Le bien comprend aussi Hoa Lu, l’ancienne capitale du Viet Nam aux Xe et XIe siècles, ainsi que des temples, des pagodes et des paysages de rizières, de villages et de lieux sacrés. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Viet Nam

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Mixed
  • citadelle de la dynastie hô

    « La Citadelle de la dynastie Hô du XIVe siècle, construit selon les principes du feng shui, témoigne de l’épanouissement du néoconfucianisme dans le Viet Nam de la fin du XIVe siècle et de sa diffusion dans d’autres parties d’Extrême-Orient. En vertu de ces principes, il est situé dans un paysage aux panoramas d’une grande beauté sur un axe reliant les montagnes de Tuong Son et de Don Son dans une plaine entre les fleuves Ma et Buoi. Les bâtiments de la Citadelle représentent un exemple exceptionnel d’un nouveau style de ville impériale du Sud-Est asiatique. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Viet Nam

    Date :

    2011

    Catégorie :

    Culturel
  • cercles mégalithiques de sénégambie

    « Ces quatre grands groupes de cercles mégalithiques constituent une concentration extraordinaire – plus de 1 000 monuments – sur une bande de 100 km de large qui longe sur 350 km le fleuve Gambie. Les quatre groupes, Sine Ngayène, Wanar, Wassu et Kerbatch rassemblent 93 cercles et de nombreux tumuli, monticules funéraires. Certains ont été fouillés et ont révélé un matériel archéologique que l’on peut dater entre le IIIe siècle av. J.-C et le XVIe siècle de notre ère. Les cercles de pierres de latérite soigneusement taillées et leurs tumuli associés présentent un vaste paysage sacré qui s’est constitué sur plus de 1 500 ans et rendent compte d’une société prospère, pérenne et hautement organisée. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Gambie,Sénégal

    Date :

    2006

    Catégorie :

    Culturel
  • centre historique de porto, pont luiz i et monastère de serra do pilar

    « à l’embouchure du Douro, la ville de Porto, s’étageant sur les collines dominant le fleuve, forme un paysage urbain exceptionnel qui témoigne d’une histoire de deux millénaires. Sa croissance continue, liée à l’activité maritime – ce sont les Romains qui la baptisèrent Portus, le port –, se lit dans la profusion des monuments qui s’y côtoient, de la cathédrale au chœur roman à la Bourse néoclassique en passant par l’église Santa Clara de style manuélin typique du Portugal. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Portugal

    Date :

    1996

    Catégorie :

    Culturel
  • centre historique de santa cruz de mompox

    « Fondée en 1540 sur les rives de la Magdalena, Mompox joua un rôle clé dans l’emprise espagnole sur le nord de l’Amérique du Sud. Du XVIe au XIXe siècle, la ville se développa parallèlement au fleuve, la première rue servant de digue. Le centre historique a préservé l’harmonie et l’intégrité de son paysage urbain. La majorité des bâtiments conservent aujourd’hui leur fonction d’origine, offrant ainsi l’image exceptionnelle de ce que fut une ville coloniale espagnole. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Colombie

    Date :

    1995

    Catégorie :

    Culturel
  • aire de conservation du pantanal

    « L’aire de conservation du Pantanal comporte quatre aires protégées d’une superficie totale de 187 818 ha. Située au centre-ouest du Brésil, à l’extrémité sud-ouest de l’Etat du Mato Grosso, elle embrasse les sources des fleuves Cuiabá; et Paraguay. Le site représente 1,3 % du Pantanal brésilien, secteur principal de l’un des écosystèmes de zones humides d’eau douce les plus vastes du monde. L’abondance et la diversité de sa végétation et de sa faune en sont la caractéristique la plus spectaculaire. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Brésil

    Date :

    2000

    Catégorie :

    Naturel
  • aire de conservation du parc national du grand himalaya

    « Ce parc national se trouve dans le secteur occidental de l’Himalaya, dans l’état indien septentrional de l’Himachal Pradesh. Il se caractérise par de hauts sommets alpins, des prairies alpines et des forêts riveraines. Les 90 540 ha du bien englobent les sources, nées des hautes montagnes glacées et de la fonte des neiges, de plusieurs fleuves et les bassins-versants des eaux qui alimentent de façon vitale des millions de personnes vivant en aval. Le site protège les forêts touchées par la mousson et les prairies alpines des chaînes frontales de l’Himalaya. Le bien, qui protège aussi une partie du « haut lieu de biodiversité » de l’Himalaya, comprend 25 types de forêts et un riche assemblage associé d’espèces de la faune, dont plusieurs sont menacées. Cela lui confère une importance exceptionnelle pour la conservation de la biodiversité. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Inde

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Naturel
  • Kuomboka : « sortir de l’eau »…

    Chaque année fin mars-début avril,
    Tandis qu’aux abords du fleuve Zambèze gagne l’inondation,
    Vient le temps de Kuomboka.
    Littéralement « sortir de l’eau ».

    Son puissant des tambours,
    Assemblée des pagayeurs royaux.
    Bientôt en une journée de pleine lune,
    Sur Nalikwanda, le bateau sacré,
    Surmonté d’un éléphant noir,
    Embarque le roi, le litunga.

    Au fil du jour,
    Le roi a revêtu son uniforme d’amiral britannique,
    Souvenir des accords passés en 1902
    Entre le peuple lozi et le roi Edward VII.
    Sur le bateau, une fumée indique à tous
    Que le roi est en pleine santé
    Et en possession de ses pouvoirs.

    Sur Nalwange, autre embarcation sacrée
    Ornée d’une aigrette,
    Prend place son épouse.

    Au rythme des mélopées,
    Voguent les Lozis de Lealui à Limulunga.
    Ils reviendront dans six mois…


  • Uruguay

    Uruguay doit son nom au fleuve Urugua’ý qui en guarani, signifie « rivière des oiseaux peints ».

     

    continent : Amérique

    nom dans la langue : República Oriental del Uruguay

    localisation : Pays d’Amérique du sud

    type constitutionnel : République à régime présidentiel

    capitale : Montevideo

    coordonnées de la capitale : 34.53S/56.10O

    gentilé : uruguayen/ne

    monnaie : peso uruguayen (UYU​)

    langue(s) : espagnol

    nom en anglais : Uruguay

    indépendance : 1825/1830 (Brésil)

    unideo_pays :

    UYUY


  • Petit voyage dans les langues…

    (Ce texte reprend une conférence donnée à l’UNESCO le 21 février 2013 – Journée internationale de la langue maternelle…)

    By: Harald Deischinger

    1 – Les langues turciques…

    Nous commencerons notre périple dans les langues turciques au sein de l’ancienne famille altaïque, glissant dans les étendues kazakh, turkmène, ouzbek, pour plonger sur le lac Son- Koul au Kirghizistan. Là, nous nous approcherons d’un conteur manaschi, pour l’entendre réciter l’une des plus longues épopées humaines, celle de Manas, en sa modernité retrouvée :

    Dans mon rêve de la nuit dernière,
    Je me suis installé au sommet d’Ala-Too
    Et j’y ai attrapé un jeune aigle baarchin.
    Quand je l’ai emmené à la chasse,
    Le bruit de ses ailes battantes s’est aussitôt fait entendre,
    Impossible de résister à sa colère…

    By: François Philipp

    2 – Les langues mongoles…

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.

    By: Kitty Terwolbeck

    3 – Les langues toungouses et paléo-sibériennes…

    Après avoir fréquenté les langues toungouses, mandchou, evenki, nanai… nous remonterons vers l’espace sibérien au sein de langues diverses qu’elles soient ienisseïennes, tchoukotko-kamtchatkiennes, ou encore youkaguir. Dans le foisonnement des peuples, nous parviendront les voix itelmène, koriak, ket, chukchi … Parmi tous ceux-là, dans une hutte proche de celle du chamane, une vieille dame nous racontera en langue nivkh les histoires du brave Tchoril et de la belle Tcholtchinaï … de leur promesse d’engagement à la déchirure de leur séparation, puis à leurs retrouvailles jusqu’à ce qu’elle tresse ses nattes, d’amour.

    By: Ludovic Tristan

    4 – La langue coréenne…

    Bientôt nous ferons halte en – 2333 dans l’espace coréen (autrefois rattaché par certains à l’ensemble altaïque) où nous trouverons Tangun, le fondateur, né de Hwanung et de l’ourse Ungnyeo. Puis des milliers d’années plus tard, un nouvel épisode nous fera partager la naissance de l’alphabet coréen, à l’initiative du sage Sejong qui déclara :

    La langue coréenne étant différente de la langue chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffisamment. C’est pourquoi, les gens du peuple désirent une chose et n’arrivent pas à exposer leurs sentiments: cela est fréquent. Ému de pitié, j’ai inventé vingt-huit caractères qui seront facilement appris de tous et serviront aux usages quotidiens. – (préface de l’Hunmin Chongum)

    By: Cyril Bèle

    5 – Les langues japoniques…

    Par un trait rapide sur la mer du Japon, et après nous être avisés de la richesse du peuple aïnu, nous traverserons l’archipel du Soleil Levant, d’une laque à un court poème, d’un pétale à une ombrelle… Au virage du premier millénaire, et dans la fraîche maîtrise des kanas, la dame Sei Shonagon nous emportera dans son fascinant registre des Choses, des « Choses qui font battre le cœur », des « Choses qui semblent vulgaires », des « Choses impatientantes », et combien d’autres :

    L’idée d’écrire ces notes me vint dans les circonstances suivantes : Un jour, le frère de l’Impératrice Sadako ayant offert une liasse de papier blanc à sa soeur, celle-ci me dit : « Que peut-on écrire là-dessus ? L’Empereur a déjà fait copier L’Histoire de Chine connue sous le nom de Shiki… » Je lui répondis que je voudrais faire un oreiller de cette jolie liasse de papier blanc. L’Impératrice me répondit : « Eh bien, prenez-le ! »

    Je l’utilisai alors à écrire toutes ces choses, toutes ces bagatelles qu’on trouvera, sans doute, bien frivoles : des histoires amusantes, des histoires édifiantes, mes impressions, des poésies, ce que je pense des arbres, des oiseaux, des insectes, et tout cela est, certes, moins intéressant que je ne l’imaginais.
    Ceux qui liront ces notes verront ce que je suis, mon degré de culture et d’éducation, et me critiqueront. Tant pis !
    J’ai écrit ces notes pour m’amuser, sans ordre ni prétention, comme elles me venaient à l’esprit.– (Makura no soshi)

    By: Nicolas Vollmer

    6 – Les langues chinoises…

    Revenus sur le continent, nous aborderons les côtes de la vaste Chine et de sa civilisation unique en tout point. Plus que jamais nous y comprendrons que la vie, qu’une vie ne saurait suffire à dévoiler ne serait-ce que la surface de ses richesses. Et c’est bien pourquoi nous nous laisserons guider par nos hôtes qui nous emmèneront en ce jour sur la montagne Huangshan, surplombant la longévité d’une histoire inégalée et de son exceptionnelle sédimentation. Au son tonal des langues chinoises, mandarin, wu, hakka, cantonais, min…, nous savourerons par le verbe et par le signe, des œuvres prestigieuses de la littérature universelle. Celles-ci nous tiendront éveillés tard dans la nuit, tandis que nous découvrirons les épisodes du « Rêve dans le Pavillon rouge », « Au bord de l’eau », « Le Pèlerinage vers l’Ouest », « l’Histoire des trois royaumes ». L’immensité de l’écriture chinoise nous entraînera ainsi dans une forêt sans limites où nous serons initiés à l’existence de dizaines de milliers de formes, en leur combinaison et leur évolution continue.

    By: Bernard Goldbach

    7 – Les langues des minorités nationales chinoises… et himalayennes…

    Sur ce même espace de Chine aux accents d’infini, nous nous émerveillerons des innombrables variations issues de 55 minorités nationales parsemées sur tout le territoire et clamant la vitalité de bien d’autres groupes linguistiques : Zhuang, Hui, Miao, Yi, Pumi, Bonan, Uygur, etc. Au cœur de la province du Yunnan, nous nous intéresserons chez les Naxi à l’incroyable écriture dite dongba, aux envolées pictographiques comparables à nulle autre. Bientôt au grand sud-ouest, nous accueilleront les vertigineuses étendues des chaînes himalayennes. Occasion de nous familiariser avec des représentants des langues tibéto-birmanes (tibétain, dzongkha, gurung, sherpa…), mais aussi de langues indo-européennes comme le népalais… Après l’évocation du Bardo Thödol, Livre des morts tibétain, nous ouvrirons le grand Livre de Gesar qui nous permettra de mieux comprendre le lien entre peuples tibétain et mongol…

    By: Juan Antonio F. Segal

    8 – Les langues indiennes…

    Puis nous dévalerons les pentes himalayennes, pour mettre le pied en Inde et dans les pays proches, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, terres spirituelles par excellence… Nous y serons attentifs aux influences indo-européennes et aux langues qui les ont diffusées (sanskrit, hindi, bengali ou bangla, ourdou, panjābī , singhalais, romani, gujarātī , etc.)… Puis nous nous placerons à l’écoute des langues dravidiennes (tamoul, malayalam, telougou, kannada, brahui, gondî…). Un jour de Vijayadashami, jour de victoire célébrant les exploits de Rama, comme ceux de Durga, jour idéal pour commencer l’apprentissage des écritures, nous nous laisserons gagner par la puissance des textes anciens. Ainsi des vers du Rig Veda :

    Je chante Agni, le dieu prêtre et pontife, le magnifique héraut du sacrifice…
    Illustre Vâyou, viens, et prends ta part de ces liqueurs préparées avec soin ; écoute notre prière…
    Indra et Vâyou ! C’est pour vous que sont ces libations ; venez prendre les mets que nous vous offrons ; voici des boissons qui vous attendent…
    J’invoque Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi : (ces dieux) accordent la pluie à la prière qui les implore…

    By: Juan Antonio F. Segal

    9 – Les langues d’Asie du sud-est…

    Cheminant à la croisée des cultures locales et des influences indiennes et chinoises, nous traverserons Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam… et serons admiratifs des trésors culturels qui en témoignent. Outre la poursuite de notre approche des langues tibéto-birmanes, birman, akha, karen… diverses autres familles linguistiques nous y recevront dans les atours les plus colorés… Partagées avec la Chine ce seront ici les langues tai-kadai (thaï, lao, gelao…), là les langues miao-yao également dites hmong-mien, et là encore les langues austro-asiatiques dont certaines pointeront vers l’Inde (môn, khmer, vietnamien, nicobarais, munda…). Nous fêterons le Nouvel An khmer (Chaul Chnam Thmey) dans la citadelle d’Angkor Vat, et nous souviendrons au Vietnam de la fête du Trang-Nguyên et de ses élans poétiques. Nous partagerons les mystères du pays du million d’éléphants et lirons la Chronique du Palais de cristal au royaume de Pagan. Nous arpenterons les allées de Sukhothaï afin de rendre hommage au roi Rama Kamheng et à l’écriture qu’il mit au point…

    By: Benoit Mahe

    10 – Les langues austronésiennes…

    Puis nous nous dirigerons plus au sud à la découverte de la vaste famille des langues austronésiennes s’étendant de Madagascar (malgache) à l’Île de Pâques (pascuan), et ayant une branche dite formosane. C’est alors une immensité de nature et de cultures qui s’ouvrira devant nous en plusieurs étapes au gré des langues malayo-polynésiennes occidentales, centrales ou orientales. Dans la branche occidentale, indonésien, malais, javanais, batak, tagalog, makassar, balinais, et combien d’autres joueront ici du gamelan, et là du théâtre… Dans la branche orientale, les espaces des langues halmahera et des langues océaniennes s’entremêleront pour exprimer la vitalité des peuples et des eaux qui les ont disséminés : maba, fidjien, gilbertin, nauruan, langues kanak… Parmi eux, l’aventure polynésienne aux rythmes samoan, tonguien, tuvaluan… tracera l’épopée d’une lointaine migration et de ses épisodes successifs. Un vieux sage maori nous parlera de l’île originelle d’Hawaiki.

    By: Kiko Turteliny

    11 – Les langues papoues…

    Quel ne sera pas notre enchantement lorsque posant le pied sur le sol papou, nous y serons confrontés par-delà la créolité du tok pisin et le pidgin hiri motu, aux 800 langues qui s’y sont manifestées. Nous irons les trouver entre montagnes et vallées, à la rencontre des habitats sur pilotis, de la préparation du sagou ou encore de magnifiques ornements et parures. Langues angan, chimbu, dani, goilalan, ndu, sentani… y animeront un ballet d’une exceptionnelle diversité !

    By: Les Haines

    12 – Les langues aborigènes australiennes…

    Jadis, la terre était à portée de marche pour se rendre toujours plus au sud, et c’est bien ce chemin qu’auraient emprunté il y a 40000 ans les ancêtres des Aborigènes australiens. Nous y côtoierons les héritiers du Rêve du djugurba qui nous conteront le Serpent Arc-en-ciel, et les êtres premiers qui peuplèrent ces terres et en configurèrent le moindre aspect. À la découverte de groupes linguistiques australiens et de langues comptées par centaines, qu’elles soient pama-nyungan ou non, pitjantjara, mardu, warlpiri, yolngu, arrernte… nous nous interrogerons sur leur ascendance, leur patrimoine, leurs correspondances, comme leur fragilité. Pour conforter notre espérance et notre confiance dans la continuité du temps, un soir venu, proches du feu, un ancien nous dira le monde de Bur Buk Boon, et l’apparition du didgeridoo qui entonnera son chant…

    By: Maurizio Costanzo

    13 – Les langues d’Amérique du sud…

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.

    By: Rafael Saldaña

    14 – Les langues d’Amérique centrale…

    C’est dans un tel tourbillon que nous gagnerons l’Amérique centrale pleinement alertés de la grande diversité de ces langues amérindiennes qui après les familles tupi-guarani, macro-jê, quechua, pano-tacanane ou jivaroane… se feront à présent oto-mangue, avec les langues zapotèques, mixtèques ou popolocanes… uto-aztèque en pointant vers le nord, shoshone, hopi, huichol…  ou encore maya. Là sur les terres mayas et celle de leurs langues, cakchiquel, k’iche’, chol, tzotzil…, nous sera contée l’histoire du Popol Vuh et de l’insondable sagesse du maïs. Ici en nahuatl, des héritiers de la grande civilisation aztèque, nous parleront de l’Aztlan originelle comme hier leurs frères polynésiens nous contaient les sources d’Hawaiki. Et en ces mêmes latitudes, nous effectuerons une navigation dans les mers Caraïbes et leurs langues, notamment créoles,  pour notre plus grand bonheur…

    By: Museum of Photographic Arts

    15 – Les langues d’Amérique du nord…

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons  avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora…   Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas… 

    By: Internet Archive Book Images

    16 – Les langues eskimo-aléoutes…

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !

    By: Davide Santicola

    17 – – Les langues scandinaves…

    Glissant sur l’étendue du Groenland, nous y trouverons la trace des peuples scandinaves et nous nous laisserons aller à imaginer les populations qui les colportèrent jadis. Suédois, norvégien, danois, islandais… nous attireront dans leurs filets linguistiques indo-européens, sur le versant germanique. Avec la lecture des Eddas scandinaves, ce ne sera pas seulement l’éclairage d’une récente trilogie qui s’en trouvera facilitée, mais la continuité d’un patrimoine forgé par des peuples qui rayonnèrent bien loin de leur base. Qui mieux alors que les runes, et tout particulièrement cette pierre de Jelling, considérée comme l’acte de fondation du Danemark, pourra en témoigner !

    « Le roi Harald fit faire »
    « Ces stèles pour Gorm son père  »
    « et, ce pour Thyra sa mère »

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    18 – Les langues finno-ougriennes…

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.

    Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… 

    By: OliBac

    19 – Les langues slaves…

    Empruntant le couloir carélien, nous entrerons dans les espaces slaves. Le terme Rus lui-même ne désignait-il pas les Vikings installés en Russie ? Moment rêvé pour faire le lien et nous éveiller, des Balkans à l’Oural, de Moscou à Sofia, entre écriture cyrillique et alphabet latin, à des cultures que les langues reflètent à merveille : russe, biélorusse, ukrainien, polonais, sorabe, tchèque, slovaque, serbe, croate, slovène, bosnien, bulgare… Là dans l’atmosphère d’une cabane sylvicole, on nous avisera des esprits de la forêt comme ceux de la maison. L’évocation d’un domovoï nous aidera à comprendre qu’il faut se les concilier…

    By: Blok 70

    20 – Les langues germaniques…

    La Russie ouvrira ainsi définitivement les portes de l’Europe où des groupes linguistiques successifs, continueront à nous conter l’extraordinaire famille que constituent les langues indo-européennes. Après la branche scandinave, nous élargirons notre regard sur le groupe germanique, non seulement avec l’allemand, l’anglais, le néerlandais, mais aussi le saxon, le frison, le flamand, ou encore l’afrikaans parlé bien loin de là. Des ensembles littéraires majestueux leur emboîteront le pas, dans lesquels il sera possible de puiser indéfiniment !

    Je me sens toujours heureux, savez vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.  Avant de détester, aimez et avant de mourir, Vivez !  – Shakespeare

    By: Alejandro

    21 – Les langues romanes…

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.

    By: Steve Snodgrass

    22 – Les langues celtiques…

    Et voici que les langues celtiques, breton, gallois, cornique, irlandais, écossais, mannois… sortiront du grand chaudron du Dagda, qui garantit à tous de ne pas vieillir, et de surmonter les épreuves.

    23 – Les langues albanaise et grecques…

    Mais la famille indo-européenne n’en sera pas elle-même épuisée pour autant, car bientôt se révèleront les branches albanaise et  grecque. Sur ces terres, bien de nouveaux élans nous porteront à comprendre combien la langue y a joué un rôle moteur. En Grèce, nous nous laisserons porter par une avalanche de repères livrés aux civilisations, alors qu’une écriture, une fois encore, donnera sa puissance en ce lieu où l’on commença à noter les voyelles.

    By: esyckr

    24 – Les langues basque et méditerranéennes…

    Après une escale au pays basque et en sa langue inclassable, euskara, diversement apparentée selon les uns aux Imazighen (Berbères), selon d’autres au Caucase, nous voguerons à présent sur la Méditerranée, bercés par le flot des langues maltaise, corse, sicilienne, sarde… Et voici l’instant où nous mettrons le pied sur le vaste continent africain, celui de nos origines communes, en ce berceau premier à l’aventure humaine. Juste retour aux sources, aux sources de nos migrations, fervent hommage à la diversité du genre humain renvoyant à la pluralité linguistique de ce continent et à l’oubli auquel sa négligence prolongée pourrait nous condamner.

    By: Guillaume Lecoquierre

    25 – Les langues berbères…

    Partageant la beauté des espaces linguistiques berbères, ouvrant notre vision à l’écriture tifinagh, nous serons tout particulièrement attentifs à la place que prennent ces langues dans le dispositif de territoires complexes où d’autres vecteurs se sont affirmés en interrogeant la pratique, la reconnaissance… Tamazight, kabyle, tachelhit, chaoui, tamacheq, tarifit et bien d’autres viendront dans une grande assemblée proclamer la force de peuples dignes et justement fiers de leur ascendance et de leur destin.

    By: hdptcar

    26 – Les langues nigéro-congolaises…

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».

    By: South African Tourism

    27 – Les langues bantoues…

    Les langues bantoues (parfois reliées aux langues nigéro-congolaises) se détacheront à leur tour alors que nous nous envolerons vers de nouveaux espaces enrichis d’une mosaïque d’identités et de savoirs. D’une zone à l’autre, entraînant notre  découverte, les mondes zoulou, xhosa, sotho, ndebele, tswana, umbundu, lingala, kikongo, chichewa, swahili, kikuyu, luganda… joueront de leurs apports respectifs.  On nous soufflera à l’oreille qu’à l’occasion d’une vaste enquête internationale, un mot tshiluba fut reconnu comme le plus difficile à traduire au monde : ilunga, ou comment accepter une offense, peut-être même deux, mais pas la troisième !

    Par-delà toutes ces évocations, un éclat de rire cristallin traversera l’immensité africaine,  renvoyant à tant et tant d’histoires, où les enfants de Nommo au pays dogon, et ceux de la sage parole d’Ifa au pays yoruba, où les pierres de Békora au pays bété de Frédéric Bruly Bouabré, et l’histoire bamoun des enfants de Njoya, s’associeront par la magie d’une constante vitalité et de son perpétuel renouveau. Une devise en langue sango nous confiera, zo kwe zo : « tout homme en vaut un autre. »

    By: Benjamin Hollis

    28 – Les langues khoïsanes…

    Sur les terres du Sud, une dernière halte nous aura introduits dans l’aire des langues khoïsanes, kūn, juǀʼhoan, sandawe… et de leurs étonnants clics… nous rappelant au passage que ces populations furent il y a longtemps les premières à occuper ce sol, clamant toute la justice et l’écoute qu’on leur doit. Les San ne sont-ils pas « ceux qui suivent l’éclair » !

    By: Mark Knobil

    29 – Les langues nilo-sahariennes, kordofaniennes, afro-asiatiques (africaines)…

    Cette traversée africaine se conclura par une remontée vers le nord, enchaînant quelques dernières familles linguistiques, nilo-sahariennes, qu’elles soient songhaï ou soudaniques, dinka, nuer… ou encore kordofaniennes (rattachées pour certains à la famille nigéro-congolaise), lafofa, koalib… Amorcé par les langues berbères, un grand ensemble dit afro-asiatique (ou encore chamito-sémitique) s’y nourrira – entre autres – de noms qui nous rappelleront à l’antique récit de Noé, et de sa descendance : Cham, Sem ou Koush. Ainsi des langues couchitiques, afar, somali, oromo… sémitiques, amharique, tigrigna (ou tigrinya), tigré… mais aussi omotiques, gimira, gamo… tchadiques, haoussa, mandara…, enfin égyptiennes, avec la présence du copte.

    By: Lazhar Neftien

    30 – Les langues sémitiques…

    Nous traverserons la Mer rouge au contact d’autres langues sémitiques, alors que des mondes anciens se réveilleront qu’ils soient de Babylone, de Phénicie, d’Ougarit, d’Akkad… Les stèles d’Hammourabi y surgiront dressées dans tout l’apparat de leurs lois, pendant que des fouilles seront entreprises à Ninive pour en extraire des milliers de tablettes. Bientôt s’y déploieront les langues araméenne et hébreu, ainsi que le berceau de la langue arabe et de ses variations dialectales…, mais aussi de fascinants mondes d’écriture et de calligraphie, peuplant notre regard de leur étonnante contribution à l’aventure des civilisations et de leur spiritualité.

    By: grego1402

    31 – Les langues caucasiennes et arménienne…

    Retrouvant la famille turque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.

    By: Hamed Saber

    32 – Les langues iraniennes…

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…

    Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi.

    33 – La génération aux 7000 langues…

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.


  • Bateaux-dragons…

    Chaque année en Chine, le 5° jour du 5° mois (lunaire) a lieu la fête des bateaux-dragons. À cette occasion de grands bateaux ornés des motifs les plus colorés et représentant des dragons s’élancent sur les fleuves tandis que les familles se préparent à de belles réjouissances. Cette fête commémore le sacrifice de Qu Yuan屈原 (v. 340 / v. 278), grand poète et ministre du royaume de Chu. Inquiet devant la puissance grandissante de Qin, il mit tout en œuvre pour encourager à la résistance. Hélas, la cour le désavoua, le condamna à l’exil et seule la poésie put le consoler. Mais cela n’empêcha pas le pire d’arriver et, comme il l’avait prédit, la capitale de Chu tomba sous les assauts de Qin. Qu Yuan décida alors de composer un dernier poème, et se suicida dans le fleuve Miluo. Estimé au plus haut point par les gens du peuple, ceux-ci se précipitèrent pour retrouver son corps et les bateaux en grand nombre sillonnèrent tous les recoins de la rivière. Pour éviter que son corps ne soit attaqué par les poissons, certains jetèrent dans l’eau des boulettes de riz. Et on dit même que quelqu’un eut l’idée de les enivrer. La coutume demeure plus de 2000 ans plus tard à grands renforts de courses de bateaux, de riz gluant emballé dans des feuilles de bambou, et de vin de riz soufré.


  • Là-haut…

    « Lorsque là-haut le ciel n’avait pas encore de nom / Et qu’ici-bas la terre ferme n’avait pas de nom / Seul Apsou le premier, le progéniteur / Et Tiamat la génitrice qui les enfanta tous / Mêlaient en un seul tout, leurs eaux / Ni bancs de roseaux n’y étaient agglomérés / Ni cannaies n’y étaient discernables / Des Dieux nul n’était encore apparu / Ils n’étaient ni appelés de noms, ni lotis de destin… » Enuma Elish … Ainsi débute le grand texte sacré mésopotamien de l’Enuma Elish (qui en akkadien renvoie aux premiers mots : « Là-haut »). La suite raconte comment de l’Union de Tiamat, mère des eaux salées, et d’Apsou, père des eaux douces, naquirent les premiers dieux. Parmi eux se trouvaient An, qui lui-même enfanta Enki, mais aussi les Igigi et les Anunnaki, etc. Leur progéniture fut toutefois si vaste, et leur engeance si bruyante qu’Apsou conçut le dessein d’y mettre un terme. Or Enki en fut averti et, le devançant, le mit à mort. Puis il prit épouse et enfanta le divin Mardouk. Ce fut alors que Tiamat, pleurant la mort de son époux, entra dans un courroux sans égal. Naquirent en ces temps d’épouvantables monstres et Kingu, auquel fut confié le Destin. Mardouk fut chargé d’affronter pareille adversité. Mais il en fixa le prix : celui de régner sans partage. Il parvint alors à défaire ses ennemis, et en premier lieu Tiamat qu’il découpa en deux, créant le Ciel et la Terre, ainsi que montagnes, fleuves et au centre de tout : Babylone, la Cité sans pareille. Enfin furent créés les hommes, du sang de Kingu mêlé à l’argile. Hélas ceux-ci s’avèrent à leur tour trop dérangeants et un déluge les effaça de la surface de la Terre épargnant seulement l’un d’eux ainsi qu’un couple de chaque créature vivante.


  • Les frères Philène…

    Dans sa Guerre de Jugurtha, Salluste (- 86 / – 35) rappelle la triste et héroïque destinée des frères Philène, carthaginois, qui acceptèrent de se voir enterrer vifs afin de prouver leur bonne foi, face aux accusations des Cyréniens . Ainsi est le récit : « LXXIX. Dans le temps que les Carthaginois donnaient la loi à presque toute l’Afrique, les Cyrénéens n’étaient guère moins riches et moins puissants. Entre les deux Etats était une plaine sablonneuse, toute unie, sans fleuve ni montagne qui marquât leurs limites. (…) Craignant qu’un troisième peuple ne vînt les attaquer, (on convint) à la faveur d’une trêve, qu’à un jour déterminé des envoyés partiraient de chaque ville, et que le lieu où ils se rencontreraient deviendrait la limite des deux territoires. Deux frères nommés Philènes, que choisit Carthage, firent la route avec une grande célérité , les Cyrénéens arrivèrent plus tard. (…) Les Cyrénéens, se trouvant ainsi devancés, craignent, à leur retour dans leur patrie, d’être punis du dommage qu’ils lui avaient fait encourir. Ils accusent les Carthaginois d’être partis de chez eux avant le temps prescrit (…) Les Grecs leur laissent le choix ou d’être enterrés vifs à l’endroit qu’ils prétendaient fixer pour limites de leur pays, ou de laisser avancer leurs adversaires jusqu’où ils voudraient, sous la même condition. Les Philènes acceptent la proposition , ils font à leur patrie le sacrifice de leurs personnes et de leur vie, et sont enterrés vifs. Les Carthaginois élevèrent sur le lieu même des autels aux frères Philènes, et leur décernèrent d’autres honneurs au sein de leur ville. » (trad. Charles Durosoir – Paris, Librairie Garnier. 1865)

    Valère Maxime, historien romain du 1er siècle, après avoir dénoncé (selon lui) la tricherie des frères Philène, et interrogé l’oubli dans lequel Carthage fut plongée suite à son éclatante défaite, ne manque pas de rendre hommage à la vertu des frères et à l’œuvre de la postérité : « Où sont les hautes murailles de l’orgueilleuse Carthage ? Qu’est devenue la gloire maritime de ce port si fameux ? Où est cette flotte qui portait la terreur sur tous les rivages ? Où, tant d’armées ? Où, cette cavalerie formidable ? Où, cette ambition qui étouffait dans l’immense étendue de l’Afrique ? La fortune a partagé tout cela entre les deux Scipions, mais le souvenir des Philènes et de leur noble dévouement a survécu à la ruine même de leur patrie. L’âme et le bras des mortels ne peuvent donc prétendre, si ce n’est par la vertu, à rien d’immortel. »


  • Midas et le Pactole

    Les richesses aurifères charriées par le fleuve Pactole, et qui ont donné à ce mot le sens de fortune, de gain important (toucher le pactole) sont liées à la légende de Midas, roi de Phrygie qui aurait vécu de 738 à 696 av. J.-C. (ou 675). Toute l’histoire commença avec un personnage ivre, déambulant dans les rues de sa Cité. Alors que les passants s’apprêtaient à le railler, on dit que Midas tout au contraire leur ordonna de prendre soin de lui. Il fut ainsi conduit au palais et put y profiter de tous les bienfaits. On découvrit alors que ce dernier n’était autre que Silène, satyre, précepteur et père adoptif de Dyonisos. Le Dieu eut vite vent de la protection que Midas avait apportée à Silène, et lui fit savoir qu’il lui accorderait tout ce qu’il désirerait. Or Midas demanda sans bien y réfléchir que tout ce qu’il toucherait soit immédiatement transformé en or. Cela lui fut consenti. Hélas, le résultat dépassa ses espérances, et faillit causer sa mort puisque désormais aucun aliment ne pouvait plus parvenir à ses lèvres sans être transformé en or. Il fut délivré de ce malheur par une autre intervention de Dionysos, qui lui demanda de se laver les mains dans le fleuve Pactole lequel, dès ce jour, fut illustre pour ses qualités aurifères.


  • Cadmos, à la recherche d’Europe…

    Europe était une princesse phénicienne de haute noblesse, fille d’Agénor, roi de Tyr, et de Téléphassa. Reconnue pour son exceptionnelle beauté, elle ne manqua pas d’attirer la convoitise de Zeus. C’est pourquoi celui-ci l’enleva sur les rivages de Phénicie, après s’être métamorphosé en taureau. Alors Agénor ordonna à tous les siens, frères d’Europe ainsi qu’à son épouse, de partir à sa recherche et de n’en point revenir sans l’avoir trouvée. C’est ainsi que Phénix s’installa en Phénicie, Cilix fonda la Cilicie, Thasos prit possession de l’île qui porte son nom, et Phinée, au funeste destin – les dieux le frapperaient de cécité, devint roi de Salmydessos. Le dernier frère, Cadmos, partit avec sa mère Téléphassa et ils s’installèrent en Thrace. C’est là qu’elle y mourut. L’oracle de Delphes lui conseilla alors de suivre une génisse et de ne s’arrêter que lorsque celle-ci ferait halte. Elle le conduisit jusqu’au fleuve Asopos. Voulant y sacrifier la bête, Cadmos fut confronté à un dragon qui gardait farouchement les lieux. Celui-ci se débarrassa de tous les hommes venus avec Cadmos, lequel finalement le terrassa. Sur les conseils d’Athéna, il parsema le sol des dents du monstre. En naquirent alors des géants qui s’entretuèrent à l’exception de cinq d’entre eux. En leur compagnie, il fonda la future Thèbes. Puis il épousa Harmonie, fille d’Arès et d’Aphrodite. On dit aussi que cet épisode donna le jour à l’alphabet grec, et c’est un fait que celui-ci dérive en effet de l’alphabet phénicien que Cadmos apportait avec lui. De leur union naquirent deux fils et quatre filles, qui connurent des histoires diversement heureuses. Quant à Cadmos, il fut accueilli à sa mort parmi les dieux avec tous les honneurs.


  • #zambie

    Anc. Rhodésie du nord / #Zambie / Fleuve Zambèze – Chutes Victoria / 9 provinces / Cap. Lusaka / Indép. 1964.


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    Thème(s) :

  • #yurok lg

    Lg #yurok (algique) / « Peuple (du bas) des rivières » (fleuve Klamath) / Nord de la Californie / En voie d’extinction.


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    Thème(s) :

  • #dernier/ère

    → Au dernier arbre abattu / fleuve pollué / poisson capturé / Vous comprendrez que l’argent ne se mange pas » – #Sagesse indienne.


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    Thème(s) :

    Tags :

  • #sacrifice

    #Sacrifice de Qu Yuan 屈原 (-342 / – 278) / Poète et ministre du royaume de Chu / Fête des bateaux-dragons / Boulettes de riz dans le fleuve.


  • #mésopotamie

    Sumer, Akkad / Assyrie, Babylonie / Elam, Suse, Mitanni / La #Mésopotamie : pays « entre les fleuves ».


  • #ienisseïennes lgs

    En Sibérie / Lgs ket, yug, pompokol … / La plupart éteintes / Lgs #ienisseïennes (fleuve Ienisseï).


  • #himbas

    Eleveurs bantous / Au 16e traversée du fleuve Kunene / Chassés au 19e, deviennent #Himbas : les « mendiants » / Reviennent au 20e / Peau ocre.


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    Thème(s) :

    Tags :

  • #histoire

    #Histoire / Manière de se raconter / Et de véhiculer nos valeurs / De ce côté-ci du fleuve, de la mer ou de la guerre / Un récit pluriel ?


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    Thème(s) :

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  • #gambie

    Sur le fleuve / 1965 Indép. (Commonwealth) / Cap. Banjul / 5 divisions – 1 Municipalité / Mandingues et Wolofs / #Gambie.


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    Période(s) :

  • #baigner

    Izanagi se #baigna dans un fleuve / Décida de se défaire de ses bijoux / Ayant touché l’eau se transformèrent : iris, lotus, chrysanthème.


  • #ayutthaya

    Fondée en 1350 / #Ayutthaya – Du nom de la ville de Rāma / Cap. du royaume à la croisée des fleuves / Détruite par les Birmans.


    Twitopique


    Thème(s) :

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    Zone(s) :

    Période(s) :

  • #autriche

    Hallstatt / Romaine / Carolingienne / Monarchie danubienne / Pays des montagnes, pays sur le fleuve / #Autriche / Cap. Vienne.


    Twitopique


    Thème(s) :

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    Zone(s) :

  • campagne

    Vaste étendue rurale composée de zones agricoles et de villages, entrecoupées par des habitats naturels (bois, fleuves, lacs…). // Désigne également une opération militaire, ou encore une propagande commerciale. 

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • 15

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora… Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier poisson capturé, le dernier fleuve pollué, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas…


  • Jadav Molai Payeng

    Majuli Island.
    Une île située sur le fleuve Brahmapoutre, Assam – Inde.
    Une île en danger en raison de la forte érosion des sols,
    Tandis que 70 pour cent de sa masse ont été perdus
    Au cours des 100 dernières années.
    Et pourtant un endroit où vivent plus de 150 000 personnes.

    Et parmi eux, l’incroyable : Jadav Payeng.
    Jadav « Molai » Payeng appartient au peuple Miri.
    Très jeune il se sent concerné par cette situation.
    Afin de ne pas la laisser entre les mains du hasard,
    Il commence alors en 1979
    A planter des arbres.

    man

    11
    * plant2 * tree 
    11

    homme / un * plante * arbre / un

    (suite…)