• Kazakhstan : en route vers l’alphabet latin…

    En 2017 le Président Nursultan Nazarbayev le déclara officiellement :
    Le Kazakhstan serait appelé à changer son système d’écriture d’ici 2025
    Ainsi que le firent depuis 1991 d’autres pays de langues turques
    Comme l’Ouzbékistan, le Turkménistan ou encore l’Azerbaïdjan

    Alors que le pays avait opté pour l’emploi de l’alphabet cyrillique
    Ce pays, proche de la Russie,
    Et fort d’une importante communauté russe,
    Franchirait le pas au nom d’une volonté de « modernisation et de développement »

    Aux 42 lettres actuellement en usage dans son système cyrillique (adapté)
    Se substituerait donc une série de 32 lettres latines
    Cecine devant pas affecter pas le statut de la langue russe qui demeurerait officielle

    Rappelons-nous que l’alphabet latin fut brièvement utilisé avant 1940
    Succédant à un usage de l’alphabet arabe
    Un peu avant que ne s’impose le cyrillique durant l’ère soviétique…


  • Un million d’abeilles tuées… dans un accident de la route

    Dans la série
    « Sommes-nous devenus fous ? »
    L’accident qui suit
    Occupe une place de choix

    Nous sommes à bord d’un camion
    Au nord de Sacramento
    Interstate 80
    La nuit

    Soudain, tentant d’éviter une collision
    Le véhicule se retourne
    Ainsi que sa cargaison

    Sa cargaison ?
    1 million d’abeilles
    Destinées à polliniser
    Les étendues industrielles des amandiers californiens

    Ce million-là n’y parviendra pas
    N’y parviendra jamais
    Ce million d’êtres vivants
    Disparaîtra sous une déferlante… d’eau savonneuse

    Les commentateurs avisés
    Évaluent la cargaison
    À 1 million de dollars…


  • route de l’encens – villes du désert du néguev

    « Dans le désert du Néguev, les quatre anciennes villes nabatéennes d’Avdat, Haluza, Mamshit et Shivta, ainsi qu’une série de forteresses et de paysages agricoles, jalonnaient la route par laquelle transitaient l’encens et les épices. Tous ces sites constituent un témoignage du commerce extrêmement rentable de l’encens et de la myrrhe, entre le sud de la péninsule Arabique et la Méditerranée, qui prospéra du IIIe siècle av. J.-C. au IIe siècle apr. J.- C. Leurs vestiges de systèmes d’irrigation extrêmement perfectionnés, de constructions urbaines, de fortins et de caravansérails, témoignent de la façon dont ce désert inhospitalier fut colonisé pour le commerce et l’agriculture. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Israël

    Date :

    2005

    Catégorie :

    Culturel
  • routes de la soie : le réseau de routes du corridor de chang’an-tian-shan

    « Cette section des Routes de la soie s’étend sur 5 000 km, de Chang’an/Luoyang, capitale centrale de la Chine sous les dynasties Han et Tang, jusqu’à la région de Jetyssou, en Asie centrale. Ce corridor a pris forme entre le IIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle apr. J.-C. ; il a été utilisé jusqu’au XVIe siècle, reliant de nombreuses civilisations et facilitant des échanges à longue distance en matière de commerce mais aussi de croyances religieuses, de connaissances scientifiques, d’innovations technologiques, de pratiques culturelles et artistiques. Parmi les 33 sites inclus dans la nomination figurent d’importants ensembles de villes/palais de différents empires ou royaumes de khans, des établissements de commerce, des temples de grottes bouddhistes, des voies antiques, des relais de poste, des cols, des tours balises, des parties de la Grand Muraille, des fortifications, des tombes et des édifices religieux. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chine,Kazakhstan,Kirghizistan

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • qhapaq Ñan, réseau de routes andin

    « Ce grand réseau de routes de communication, de commerce et de défense parcourt plus de 30 000 km. Construit par les Incas sur plusieurs siècles et en partie basé sur une infrastructure préinca, ce réseau extraordinaire traversant l’un des terrains géographiques les plus difficiles du monde relie les sommets enneigés des Andes ( à plus de 6 000 m) à la côte en passant par des forêts tropicales humides, des vallées fertiles et des déserts. Le Qhapac Ñan qui a atteint son extension maximale au XVe siècle s’étendait sur toute la longueur et la largeur des Andes. Le bien comprend 273 sites individuels s’étendant sur plus de 6 000 km. Ils ont été choisis pour illustrer les réalisations architecturales, techniques, politiques, sociales du réseau ainsi que son infrastructure associée, destinée au commerce, à l’hébergement et au stockage des marchandises, et des sites d’importance religieuse. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Argentine,Bolivie (État plurinational de),Chili,Colombie,Équateur,Pérou

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • lieu de naissance de jésus : l’église de la nativité et la route de pèlerinage, bethléem

    « Le bien inscrit est situé à 10 km au sud de Jérusalem sur les sites que les Chrétiens reconnaissent traditionnellement, depuis le IIe siècle, comme le lieu de naissance de Jésus. Une église y a été construite en 339 et l’édifice qui lui a été substitué après un incendie survenu au VIe siècle conserve des vestiges du sol du bâtiment original, en mosaïques élaborées. Le site comprend également des églises et des couvents grecs, latins, orthodoxes, franciscains et arméniens ainsi que des clochers, des jardins en terrasses et une route de pèlerinage. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Palestine

    Date :

    2012

    Catégorie :

    Culturel
  • La vache a traversé la route.

    bovidae cross pastS road

    FR : La vache a traversé la route.

    EN : The cow crossed the road.

    ZH : 牛过了马路。

    PI : Niúguòle mǎlù.

    IT : La mucca ha attraversato la strada.

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  • #soie (routes de la)

    Axes marchands / Croisements culturels / De Chang’an à Antioche / Du – 2e au 15e s. / Routes de la #Soie / Déclin après l’ère mongole.


  • #choucroute

    Sauerkraut (allemand : chou acide) / Bonne après avoir été réchauffée sept fois, dit le proverbe / La #choucroute.


    Twitopique


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  • e-estonia

    e-estonia est un projet numérique mis en place par l’Estonie après son indépendance en 1991, qui vise à faire du pays une référence en matière de cibercitoyenneté. e-résidence, e-taxe, e-gouvernance, etc., autant de développements susceptibles de nous faire réfléchir aux mutations majeures initiées par l’ère numérique.

     

    success stories
    When Estonia started building our information society about two decades ago, there was no digital data being collected about our citizens. The general population did not have the internet or even devices with which to use it. It took great courage to invest in IT solutions and take the information technology route. (source : e-estonia.com)

     

    e-Governance
    e-Governance is a strategic choice for Estonia to improve the competitiveness of the state and increase the well-being of its people, while implementing hassle free governance. Citizens can select e-solutions from among a range of public services at a time and place convenient to them, as 99% of public services are now available to citizens as e-services. In most cases there is no need to physically attend the agency providing the service. The efficiency of e-Government is most clearly expressed in terms of the working time ordinary people and officials save, which would otherwise be spent on bureaucracy and document handling. (source : e-estonia.com)

     

    e-Tax
    Modern e-solutions have made setting up and running a business in Estonia quick and easy. Estonian e-solutions for business, such as electronic tax claims, have pared bureaucracy down to a bare minimum and facilitated an environment where business is extremely convenient. Today, you can pay your taxes in Estonia only in one click – all you need is 3-5 minutes for the tax filing process and it’s done! That is why each year, around 95 per cent of all tax declarations in Estonia are filed electronically. (source : e-estonia.com)

     

    X-Road
    Running a modern state is a data-driven endeavour and for e-Estonia the open-source backbone is X-Road. This is the invisible yet crucial environment that allows the nation’s various e-service databases, both in the public and private sector, to link up and operate in harmony, and saves more than 800 years of working time for the state and citizens annually. Bear in mind the unique aspect of e-Estonia is that it lacks a centralised or master database – all information is held in a distributed data system and can be exchanged instantly upon request, providing access 24/7. (source : e-estonia.com)

     

    Digital ID
    Nearly every one of Estonia’s 1.3 million citizens has an ID card, which is much more than simply a legal photo ID. Technically, it is a mandatory national card with a chip that carries embedded files, and using 2048-bit public key encryption, it can function as definitive proof of ID in an electronic environment. Functionally, the ID card provides digital access to all of Estonia’s secure e-services, releasing a person from tedious red tape and making daily tasks faster and more comfortable whether we are talking about banking or business operations, signing documents or obtaining a digital medical prescription. (source : e-estonia.com)

     

    i-Voting
    Estonia was the first nation in history to offer internet voting in a nationwide election in 2005. Completely unrelated to the costly electronic voting systems with their problematic machinery used in some countries, the Estonian open-source voting solution is simple and secure. The groundbreaking i-Voting system allows citizens to vote at their convenience, no matter how far they are from a polling station, since the ballot can be cast from any internet-connected computer anywhere in the world. i-Voting has become a reality only thanks to the fact that the majority of our residents have a unique secure digital identification provided by the state. i-Voting takes just 3 minutes and brings votes from all over the world. (source : e-estonia.com)

     

    Public safety
    The introduction of IT has helped to strengthen public order in Estonia and assist in the case of accidents. The use of IT tools in the security services (e-Police, rescue board, emergency centre) has halved the number of deaths by accident in Estonia over the last 20 years. Employees of the security services are now able to remotely determine 35% of the locations of accident victims to within a 5-metre radius, and 93% of emergency calls are answered within 10 seconds. Estonian police are no longer allowed to stop cars for technical checks, as all the relevant data is available using their onboard computer. This has made the police 50 times more efficient. (source : e-estonia.com)

     

    Blockchain
    When taking the first steps towards becoming an e-state, Estonia understood that the risk of cyber attacks will always be part of the information society – a risk that must be taken seriously. Although blockchain has only become hot technology in recent years, Estonia is leading the way in the blockchain revolution- Estonian government has been testing the technology already since 2008. Since 2012, blockchain has been in operational use in Estonia’s registries, such as national health, judicial, legislative, security and commercial code systems, with plans to extend its use to other spheres such as personal medicine, cyber security and data embassies. Blockchain technology solves many of the problems that data governance professionals have been trying to solve for years. The technology developed by the estonians is also being used by NATO, U.S. Department of Defence, as well as European Union information systems to ensure cyber security. (source : e-estonia.com)

     

    e-Health
    In Estonia, patients own their health data and hospitals have made this available online since 2008. Today, over 95% of the data generated by hospitals and doctors has been digitized, and blockchain technology is used for assuring the integrity of stored electronic medical records as well as system access logs. e-Health solutions allow Estonia to offer more efficient preventative measures, increasing the awareness of patients and also saving billions of euros. Each person in Estonia that has visited a doctor has his or her own online e-Health record, containing their medical case notes, test results, digital prescriptions and X-rays, as well as a full log-file tracking access to the data. Therefore, doctors can access their patient’s electronic records, no matter where they are and make better informed treatment decisions. (source : e-estonia.com)

     

    e-Residency
    e-Residency is Estonia’s gift to the world. It is a transnational digital identity that can provide anyone, anywhere with the opportunity to succeed as an entrepreneur. Like citizens and residents of Estonia, e-residents receive a government-issued digital ID and full access to Estonia’s public e-services. This enables them to establish a trusted EU business with all the tools needed to conduct business globally. They can then use their secure digital identity to manage their company entirely online from anywhere in the world with minimal cost and hassle. (source : e-estonia.com)


  • banquise 

    « Le bathyscaphe Mir-1 est descendu à 4.261 mètres de profondeur sous la calotte glaciaire au niveau du pôle Nord (…) pour mener des expériences scientifiques et planter un drapeau russe sur le fond marin.(…) L’expédition Arctique 2007 entend rappeler les visées russes sur le contrôle de ces territoires, disputés avec d’autres pays dont les Etats-Unis et qui pourraient être riches en pétrole et en gaz. Plusieurs autres pays nordiques tentent d’étendre leurs droits aux ressources sous-marines situées au-delà de leur zone économique exclusive, comme la Norvège et le Danemark (…) Une expédition américaine est en route pour une autre zone de l’Arctique, la dorsale de Gakkel. Le quotidien Novaïa Izvestia ose le jeu de mots : « On parle déjà sérieusement d’une nouvelle guerre froide » (…) » – dépêche AFP – août 2007


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    Thème(s) :

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  • Liste 2018 mots

    348 – route

    347 – téléphone

    346 – Kankurang

    345 – espace

    344 – Olonkho

    343 – chiffre

    342 – mort

    341 – /ui-//aes (Twyfelfontein)

    340 – ncegele

    339 – solstice

    338 – appartenir

    337 – coopérative

    336 – année

    335 – Bamiyan

    334 –recherche

    333 – céréale

    332 – Ribeira Grande

    331 – vieillesse

    330 – continent

    329 – Garifuna

    328 – sang

    327 – mouvement

    326 – bajan

    325 – bateau

    324 – Iran

    323 – économie

    322 – vent

    321 – outil

    320 – Cyrène

    319 – fruit

    318 – Comores

    317 – nom

    316 – univers

    315 – printemps

    314 – penser

    313 – Levuka

    312 – signe

    311 – mesure

    310 – religion

    309 – kinyarwanda

    308 – agriculture

    307 – Salvador

    306 – Sanganeb – Dungonab

    305 – art

    304 – tuvaluan

    303 – objet

    302 – couleur

    301 – T’heydinne

    300 – tel

    299 – ville

    298 – train

    297 – Petrykivka

    296 – Nasreddin Hodja

    295 – nudité

    294 – aimer

    293 – Guanacaste

    292 – Al-Bar’ah

    291 – Vatican

    290 – attendre

    289 – fleur

    288 – Slava

    287 – mendé écr (kikaku)

    286 – Liechtenstein

    285 – juche

    284 – montagne

    283 – famille

    282 – colindat

    281 – Damas

    280 – Lopé-Okanda

    279 – nous

    278 – Bouddhisme

    277 – Uluru-kata tjuta

    276 – Navajos

    275 – question

    274 – communication

    273 – Mashramani

    272 – Triglav

    271 – histoire

    270 – donner

    269 – batana

    268 – samoan

    267 – Ennedi

    266 – Paramaribo

    265 – asseoir (s’)

    264 – nüshu

    263 – Internet

    262 – jeunesse

    261 – maramureş 

    260 – griot

    259 – entreprise

    258 – nan pa’ch

    257 – métal (45-14)

    256 – pierre (45-13)

    255 – force (45-12)

    254 – Antigua

    253 – kartuli ena (géorgien lg)

    252 – sport

    251 – solitude

    250 – marshallais

    249 – ardha

    248 – toilettes

    247 – mushingantahe

    246 – Djibouti

    245 – dormir

    244 – araignée

    243 – Martin Luther

    242 – Porto Rico

    241 – bonjour

    240 – travail

    239 – temps

    238 – pluie

    237 – lune

    236 – distance

    235 – mariage

    234 – Tassili n’Ajjer

    233 – Brunei

    232 – révolution

    231 – handicap

    230 – ordinateur

    229 – tongien

    228 – femme

    227 – justice

    226 – Luxembourg

    225 – Monténégro

    224 – matière

    223 – maïs

    222 – pierre

    221 – autisme

    220 – vallée de mai

    219 – théâtre

    218 – crise

    217 – Uruguay

    216 – Kitabi Dədə Qorqud 

    215 – tigrigna

    214 – âge

    213 – e-estonia

    212  – séga

    211 – singapour 

    210 – sesotho

    209 – slovaque

    208 – Atomium

    207 – Comenius

    206 – océan

    205 –  مكة  (makka / La Mecque)

    204 – Cachoubes

    203 – n’ko alphabet

    202 – Grégoire Ahongbonon

    201 –  蔡伦 (Cai Lun)

    200 – rencontre

    199 – éducation

    198 – fleuve

    197 – atome

    196 – avion

    195 – informer

    194 – Vilnius

    193 – Martenitsa

    192 – ubérisation

    191 – jardin

    190 – numérique

    189 – sel

    188 – dzongkha

    187 – Carthage

    186 – nombre

    185 – santé

    184 – Spaarndam

    183 – wiki

    182 – Al-Zajal

    181 – Bialowieża

    180 – selfie

    179 – lumière

    178 – sarazm

    177 – bamoun

    176 – basque

    175 – intelligence

    174 – soleil

    173 – tupi-guarani

    172 – letton

    171 – gilbertin

    170 – commerce

    169 – Roma

    168 – innovation

    167 – sexe

    166 – eau (45-11)

    165 – sécurité

    164 – frère 

    163 – தமிழ்  (tamoul)

    162 – Sri Lanka

    161 – gouverner

    160 – énergie

    159 – automne

    158 – vérité

    157 – Keïta Salif

    156 – Rabat

    155 – Sapitwa

    154 – ngola

    153 – Copán

    152 – Phiona Mutesi

    151 – Rastafarisme

    150 – Manaschi

    149 – Haïti

    148 – kava

    147 – Pakistan

    146 – fjord

    145 – mano

    144 – jedek

    143 – vitesse

    142 – khoisan

    141 – fête

    140 – algorithme

    139 – 万里长城 (Grande Muraille)

    138 – fado

    137 – shabono

    136 – complexité

    135 – heure

    134 – Nazca

    133 – réussir

    132 – Inuit

    131 – symbole

    130 – paix

    129 – voyage

    128 – Pétra

    127 – Cú Chulainn

    126 – somali

    125 – hiri motu

    124 – Stari Most

    123 – fihavanana

    122 – Κύπρος / Kıbrıs 

    121 – alcool

    120 – nous

    119 – déchet

    118 – vaï (écriture)

    117 – famine

    116 – al-kuwait

    115 – animisme

    114 – Costa do Marfim (Côte d’Ivoire)

    113 – ennui

    112 – abebuu adekai (Cercueils (Ga)

    111 – Equateur

    110 – Grütli 

    109 – Kuomboka

    108 – feu (45-10)

    107 – Zanzibar

    106 – apprendre

    105 – Monomotapa

    104 – Brasilia

    103 – éléphant

    102 – organopónicos

    101 – goût

    100 – brezhoneg (breton)

    99 – Abya Yala

    98 – culture

    97 – encyclopédisme

    96 – indalo

    95 – matière (45-09)

    94 – main (45-08)

    93 – son (45-07)

    92 – Shqipëria

    91 – Salzburg

    90 – sisu

    89 – papillon

    88 – Samarkand

    87 – মুহাম্মদ ইউনূস (Muhammad Yunus)

    86 – Héreros

    85 – अवतार (avatāra)

    84 – Internet of trees (IoT)

    83 – Қазақ тілі

    82 – ລ້ານຊ້າງ (Lan Xang)

    81 – ᏍᏏᏉᏯ (Sequoyah)

    80 – Ruth & Seretse

    79 – nogar

    78 – argent

    77 – Yezidis

    76 –  alphabétisation

    75 – Ibeji

    74 – ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ  (Imazighen)

    73 – རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ (Bonheur National Brut) / BNB

    72 – baleine

    71 – université

    70 – encens

    69 – Rapa Nui

    68 – El Güegüense

    67 – zealandia

    66 – frontière

    65 – chamorro

    64 – Ακρόπολη Αθηνών (Acropole d’Athènes)

    63 – mémoire

    62 – partage

    61 – rugby

    60 – ลอยกระทง (Loy Krathong)

    59 – voir (45-06)

    58 – manger (45-05)

    57 – corps (45-04)

    56 – bài chòi

    55 – гэр (ger)

    54 – Quetzalcoatl

    53 – Serpent arc-en-ciel

    52 – Asubakatchin

    51 – ދިވެހިބަސް  (divehi)

    50 – ˁnḫ (ankh)

    49 – atoll

    48 – guerewol

    47 – Eldorado

    46 – animal (45-03)

    45 – plantes (45-02)

    44 – vie (45-01)

    43 – téranga

    42 – ꦕꦤ꧀ꦣꦶꦧꦫꦧꦸꦣꦸꦂ (Borobudur)

    41 –  بزکشی (bouzkachi)

    40 – binge watching

    39 – Cueva de las manos

    38 – Janteloven (Loi de Jante)

    37 – חג החנוכה (Hanoucca)

    36 – 勿体無い (mottainai)

    35 – plastique

    34 – Jadev Payeng

    33 – sango (–> zo kwe zo)

    32 – naissance

    31 – Çatal Höyük

    30 – Alþingi (Althing)

    29 – Yosemite

    28 – oignon

    27 – Ekeko

    26 – ရိုဟင်ဂျာ / রোহিঙ্গা  (Rohingya)

    25 – pantoun

    24 – Porajmos

    23 – ᐊᔭᒐᖅ (ajagaq)

    22 – مجلس (majlis)

    21 – Μεσοποταμία (Mésopotamie)

    20 – Kibera

    19 – ornithorynque

    18 – bidonville

    17 – អង្គរ (Angkor)

    16 – mot-coeur

    15 – sapeur

    14 – матрёшка (matriochka)

    13 – burkinabè

    12 – bienveillance

    11 –온돌 (ondol)

    10 – braille

    9 – čebela

    8 – ላሊበላ  (Lalibela)

    7 – 共享 (gòngxiǎng)

    6 – Արևախաչ (arevakhach)

    5 – ka’el

    4 – अहिंसा (ahimsa)

    3 – 愚公  (Yu Gong)

    2 – lagom

    1 – ubuntu


  • Yu Gong déplace la montagne

    Yu Gong dont le nom signifie « vieux sot » était un paysan qui pouvait être fier de sa progéniture. Sa famille était prospère, même si cela demandait bien des efforts pour l’alimenter. Efforts d’autant plus importants que deux montagnes entravaient la route qui séparait les champs de la maison. Alors qu’il était déjà bien âgé, Yu Gong prit la décision de les déplacer. Son épouse, ses enfants tentèrent de l’en dissuader, mais rien n’y fit d’autant que la piété filiale ne pouvait se permettre une remise en cause de son autorité… C’est ainsi que toute la famille s’employa à attaquer les montagnes à coups de pioche tout en enlevant les remblais loin de là. Leur projet ne manqua pas d’attirer l’attention du village et les voisins vinrent de toutes parts pour s’associer au vieil homme et aux siens. Au bout de quelque temps l’Empereur Céleste lui-même en fut averti. Ce dernier, ému par l’audace et la valeur de cette œuvre collective, choisit d’envoyer deux immortels qui achevèrent de porter les montagnes loin de là. Et voilà pourquoi Yu Gong parvint à déplacer la montagne.


  • Naypyidaw

    Naypyidaw est la capitale de la Birmanie depuis 2005 voulue par la junte militaire comme un exemple d’urbanisation et de sécurité – Les bâtiments y sont répartis sur une aire gigantesque, reliés par des routes sous haute surveillance. Une ville dans la ville y aurait été construite, exclusivement réservée aux militaires. Exemple d’aboutissement pour ses créateurs et leur inspiration astrologique, elle apparaît comme une grande curiosité pour les observateurs extérieurs qui en pointent le vide et l’anachronisme.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


    Indéfinition


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    WIVIWIC :

    20-capital
  • 21 – voie – way – 道 – Weg – via – vía – 道 – доро́га

    Les voies
    way
    voie
    Qu’on emprunte d’un point à l’autre
    Parfois sans but

    Les ponts
    bridge
    pont
    Et les tunnels
    tunnel
    tunnel

    Les trottoirs
    pavement
    trottoir
    Les rues
    street
    rue
    Et les impasses
    deadend
    impasse

    Appel de la route
    road
    route



  • Gandhi Mohandas Karamchand

    Mohandas Karamchand Gandhi (1869/1948) est une des plus hautes figures de l’Inde, reconnu pour son combat prônant la non-violence (ahimsa), et son investissement entier pour l’indépendance de l’Inde. Il naît dans le Gujarat, dans une famille de caste marchande (vaishyas). Il se destinait à la carrière d’avocat et effectua donc ses études en Angleterre. Appelé pour une affaire en Afrique du sud, il y demeurera plus de vingt ans (1893-1915) jusqu’à ce qu’il revienne en Inde. La dernière partie de sa vie (1915-1948) le voit s’engager sur la route de l’indépendance qu’il va mener au nom de certains principes qui feront sa réputation de Mahatma (sanskr. « grande âme »). De nombreux épisodes jalonnent cette période dont celui hautement symbolique de la Marche du sel. Il mourra assassiné par un ultra-hindou le tenant – entre autres – pour responsable de la partition de l’Inde.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • 12 signes, 5 éléments : le zodiaque chinois…

    Il y a longtemps de cela
    L’Empereur de Jade
    Fut interpellé par le tigre, le phénix et le dragon.
    La raison ?
    La maltraitance que l’homme leur faisait subir.

    L’Empereur en fut courroucé
    Et jugea qu’il fallait rappeler ce dernier à l’ordre.
    Il lança donc un vaste concours
    À l’ensemble des animaux de la création.
    Objectif : venir le trouver.

    Bien loin de là
    Le chat qui en avait été informé
    En renseigna le rat
    Lui indiquant qu’il prendrait la route dès demain.
    Celui-ci jugea que l’affaire valait d’être partagée.
    Aimant toutefois la grasse matinée
    Le chat fit promettre au rat
    De le réveiller dès l’aube.

    Le lendemain, ce dernier
    Craignant que le chat ne soit plus rapide que lui
    Profita d’un lever matinal,
    Et, sans réveiller son comparse,
    Se hâta sur le chemin.
    De cette tromperie
    Devait naître l’inimitié entre ces deux-là !

    En route le rat rencontra le buffle
    Qui semblait bien engagé
    Et déterminé à arriver le premier.
    Tandis qu’ils s’approchaient d’une rivière tumultueuse,
    Prétextant une constitution plus faible,
    Le rat lui demanda de grimper sur son dos.
    Ce que le buffle accepta de bonne grâce.

    Peu de temps après,
    Il fut le premier à se présenter.
    Mais alors qu’il s’apprêtait
    À saluer le sérénissime,
    Le rat le devança d’un saut vif et malin.

    Il fut donc accueilli en vainqueur.
    Puis le buffle
    Et tour à tour, chacun des douze animaux
    Qui avaient répondu à l’appel…

    Ainsi se succédèrent
    Le Rat rusé,
    L’énergique Buffle,
    Le Tigre souriant,
    Le Lapin prudent,
    L’étincelant Dragon,
    Le sage Serpent,
    Le Cheval talentueux,
    La Chèvre sensible,
    Le malin Singe,
    Le Coq fier,
    Le Chien fidèle
    Et pour finir le Cochon scrupuleux.

    Chacun d’eux se vit attribuer une année
    Qui lui serait désormais consacrée
    Tous les douze ans.
    En observant au passage
    Qu’un des cinq éléments naturels chinois
    Lui serait systématiquement adjoint :
    Terre, métal, eau, feu ou bois.


    Veillée


    Thème(s) :

    Zone(s) :

  • ville minière de røros et la circonférence

    « L’histoire de la ville de Røros est liée à l’exploitation des mines de cuivre découvertes au XVIIe siècle et exploitées pendant 333 ans, jusqu’en 1977. le site comprend la ville et ses paysages culturels industrialo-ruraux, Femundsytta, une fonderie avec sa zone associée et la route de transport d’hiver. Entièrement reconstruite après sa destruction par les troupes suédoises en 1679, elle possède environ 2000 maisons en bois à un ou deux étages et une fonderie. Nombre d’entre elles ont conservé leurs façades en bois noirci qui donnent à la ville un aspect médiéval. Entouré d’une zone tampon coïncidant avec la zone de privilèges (la Circonférence) accordés à l’entreprise minière par la couronne dano-norvégienne (1646), le bien illustre l’établissement d’une culture fondée sur l’extraction minière du cuivre dans une région isolée. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Norvège

    Date :

    1980

    Catégorie :

    Culturel
  • ville portugaise de mazagan (el jadida)

    « Les fortifications portugaises de Mazagan, qui font aujourd’hui partie de la ville d’El Jadida, à 90 km au sud-ouest de Casablanca, furent édifiées comme colonie fortifiée sur la côte atlantique au début du XVIe siècle. La colonie fut reprise par les Marocains en 1769. Les fortifications, avec leurs bastions et remparts, constituent un exemple précoce de l’architecture militaire de la Renaissance. Les édifices portugais encore visibles sont la citerne et l’église de l’Assomption, construite dans le style manuélin (gothique tardif). La ville portugaise de Mazagan, l’un des premiers établissements en Afrique occidentale des explorateurs portugais qui faisaient route vers l’Inde, offre un témoignage exceptionnel des influences croisées entre les cultures européenne et marocaine, qui apparaissent clairement dans l’architecture, la technologie et l’urbanisme. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Maroc

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • ville protégée de san miguel et sanctuaire de jésus nazareno de atotonilco

    « La ville fortifiée, établie au XVIe siècle pour protéger la route intérieure royale, a atteint son apogée au XVIIIe siècle quand de nombreux édifices religieux et civils ont été construits dans le style baroque mexicain. Certains de ces bâtiments sont des chefs-d’œuvre de ce style qui a évolué durant la transition du baroque au néoclassique. Situé à 14 km de la ville, le sanctuaire jésuite, datant également du XVIIIe siècle, est un des plus beaux exemples de l’art et de l’architecture baroques en Nouvelle Espagne. Il est constitué d’une grande église et de plusieurs chapelles plus petites, toutes décorées avec des peintures à l’huile de Rodriguez Juá;rez et des peintures murales de Miguel Antonio Martínez de Pocasangre. De par sa position, San Miguel de Allende a fait office de creuset où se mêlaient les influences culturelles espagnoles, créoles et amérindiennes. Le sanctuaire, lui, constitue un exemple exceptionnel d’échanges culturels entre l’Europe et l’Amérique latine. Son architecture et sa décoration intérieure sont des témoins de l’influence de la doctrine de Saint Ignace de Loyola. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    2008

    Catégorie :

    Culturel
  • ville de safranbolu

    « Du XIIIe siècle à l’apparition du chemin de fer au début du XXe siècle, Safranbolu a été un poste caravanier important sur la principale route commerciale entre l’Orient et l’Occident. Sa Vieille Mosquée, ses bains, et la medersa de Shleyman Pacha ont été construits en 1322. à son apogée au XVIIe siècle, son architecture a influencé le développement urbain d’une grande partie de l’Empire ottoman. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Turquie

    Date :

    1994

    Catégorie :

    Culturel
  • ville historique de djeddah, la porte de la mecque

    « Sur la rive orientale de la mer Rouge, Djedda a été à partir du VIIe siècle l’un des ports les plus importants sur les routes commerciales de l’océan Indien. C’est ici qu’arrivaient les marchandises à destination de La Mecque. C’était aussi le port d’arrivée pour les pèlerins voyageant par la mer. Ce double rôle a permis le développement d’une ville multiculturelle, caractérisée par une tradition architecturale originale, née de la fusion des traditions de construction en corail de la région côtière de la mer Rouge avec des idées et savoir-faire glanés le long des routes commerciales. Au XIXe siècle, les élites marchandes y ont notamment bâti de superbes maisons-tours. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Arabie saoudite

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • vieille ville de zamość

    « La ville a été fondée au XVIe siècle par le chancelier Jan Zamoysky sur la route commerciale reliant l’Europe de l’Ouest et du Nord à la mer Noire. Conçue sur le modèle des théories italiennes de la ville idéale et construite par l’architecte Bernando Morando, originaire de Padoue, Zamosc reste un parfait exemple d’une ville Renaissance de la fin du XVIe siècle qui a conservé son plan d’origine, ses fortifications et un grand nombre de bâtiments où se mêlent les traditions architecturales de l’Italie et celles de l’Europe centrale. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Pologne

    Date :

    1992

    Catégorie :

    Culturel
  • vallée du madriu-perafita-claror

    « Le paysage culturel de la vallée du Madriu-Perafita-Claror est un microcosme qui témoigne du génie déployé par les populations des Pyrénées au cours du millénaire pour exploiter les ressources locales. Ses paysages spectaculaires de montagnes déchiquetées et de glaciers, avec ses alpages et ses profondes vallées boisées, couvrent une zone de 4 247 ha, soit 9% de la superficie totale de l’Andorre. La vallée reflète les mutations du climat, des conditions économiques et des systèmes sociaux, ainsi que la permanence du pastoralisme et d’une forte culture montagnarde, illustrée notamment par la permanence d’un système de gestion communale des terrains datant du XIIIe siècle. Le site, dernier endroit du pays à ne pas disposer de route, comprend des habitations notamment des cabanes d’été pour les bergers, des champs en terrasse, des sentiers empierrés et des vestiges de fonderie. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Andorre

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • tels bibliques – megiddo, hazor, beer-sheba

    « Les tels, des tertres préhistoriques de peuplement, sont caractéristiques des plaines de la Méditerranée orientale, notamment du Liban, de la Syrie, d’Israël et de l’est de la Turquie. Sur plus de 200 tels en Israël, Megiddo, Hazor et Beer-Sheba sont représentatifs de ceux qui abritent d’importants vestiges de cités aux liens bibliques. Ces trois tels présentent également quelques-uns des plus beaux exemples de systèmes d’adduction d’eaux souterraines dans le Levant, datant de l’âge du fer, très élaborés et créés pour desservir de denses communautés urbaines. Les traces de leur construction au cours des millénaires reflètent l’existence d’une autorité centralisée, d’une agriculture prospère et du contrôle de routes commerciales importantes. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Israël

    Date :

    2005

    Catégorie :

    Culturel

    Thème(s) :

    Tags :

    Zone(s) :

  • shirakami-sanchi

    « Dans les montagnes du nord de Honshu, le site, dépourvu de routes et de sentiers, a conservé les derniers peuplements vierges de forêts tempérées froides de hêtres de Siebold qui couvraient jadis les pentes des montagnes au nord du Japon. Ses forêts abritent l’ours noir, le serow et 87 espèces d’oiseaux. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Japon

    Date :

    1993

    Catégorie :

    Naturel
  • site archéologique d’ani

    « Le site est situé au nord-est de la Turquie sur un plateau isolé, en surplomb d’un ravin constituant une frontière naturelle avec l’Arménie. Cette cité médiévale associe des structures résidentielles, religieuses et militaires, caractéristiques d’un  urbanisme médiéval construit au fil des siècles par les dynasties chrétiennes puis musulmanes. La ville connaît son apogée aux X »e« et XI »e« siècles après J.-C. lorsqu’elle devient la capitale du royaume médiéval arménien des Bagratides et tire sa richesse de la maitrise des échanges d’une des branches de la route de la soie. Plus tard, sous les souverainetés byzantine, seldjoukide et géorgienne, elle maintient son statut de carrefour important pour les caravanes marchandes. L’invasion mongole et un séisme destructeur en 1319 marquent le début du déclin de la cité. Ani offre un large panorama du développement architectural médiéval grâce à la présence de presque tous les types architecturaux qui ont émergé dans la région entre le VIIe et le XIIIe siècle après J.-C. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Turquie

    Date :

    2016

    Catégorie :

    Culturel
  • site archéologique de philippes

    « Les vestiges de cette cité fortifiée s’étalent au pied d’une acropole située dans l’actuelle région de la Macédoine-orientale-et-Thrace, sur l’ancienne route qui relie l’Europe à l’Asie, la »Via Egnatia« . Fondée en 356 avant J.-C. sous le roi macédonien Philippe II, la ville se développe ensuite comme une « petite Rome » avec la création de l’Empire romain dans les décennies qui suivent la bataille de Philippes, en 42 avant J.-C. Les monuments hellénistiques tels que le grand théâtre et l’hérôon funéraire (temple) sont alors complétés par des édifices romains comme le forum. La ville devient ensuite un centre de la foi chrétienne après la visite de l’apôtre Paul en 49-50 de notre ère. Les vestiges de ses églises sont un témoignage exceptionnel de l’établissement primitif du christianisme.  »


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Grèce

    Date :

    2016

    Catégorie :

    Culturel
  • shahr-i-sokhta

    « Shahr-i-Sokhta, qui signifie « ville brûlée », est situé à la jonction de routes commerciales de l’âge du bronze traversant le plateau iranien. Les vestiges de la ville en briques de terre crue représentent l’émergence des premières sociétés complexes dans l’est de l’Iran. Fondée vers 3200 av. J.-C., la ville fut habitée au cours de quatre principales périodes jusque vers 1800 av. J.-C. au cours desquelles se développèrent plusieurs quartiers distincts de la ville. Ils comprennent une aire monumentale, des quartiers résidentiels, des quartiers d’artisans et une nécropole. Un changement du lit du cours d’eau et un changement climatique ont conduit à l’abandon de la ville au début du second millénaire avant notre ère. Les structures, la nécropole et le grand nombre d’objets importants mis au jour lors de fouilles et leur bon état de conservation dû au climat sec du désert font de ce site une source riche d’informations sur l’émergence de sociétés complexes et sur les contacts entre elles au troisième millénaire avant notre ère. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Iran (République islamique d')

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • pyrénées – mont perdu

    « Ce paysage de montagne exceptionnel, qui rayonne des deux côtés des frontières nationales actuelles de France et d’Espagne, est centré sur le pic du Mont-Perdu, massif calcaire qui culmine à 3 352 m. Le site, d’une superficie totale de 30 639 ha, comprend deux des canyons les plus grands et les plus profonds d’Europe sur le versant sud, du côté espagnol, et trois cirques importants sur le versant nord, plus abrupt, du côté français – formes géologiques terrestres classiques. Ce site est également un paysage pastoral qui reflète un mode de vie agricole autrefois répandu dans les régions montagneuses d’Europe. Il est resté inchangé au XXe siècle en ce seul endroit des Pyrénées, et présente des témoignages inestimables sur la société européenne d’autrefois à travers son paysage de villages, de fermes, de champs, de hauts pâturages et de routes de montagne. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    France,Espagne

    Date :

    1997

    Catégorie :

    Mixed
  • paysage culturel de mapungubwe

    « Mapungubwe est adossé à la frontière nord qui sépare l’Afrique du Sud du Zimbabwe et du Botswana. C’est un vaste paysage de savane parsemé d’arbres, de quelques épineux, de baobabs colossaux, autour de terrasses de grès s’élevant au-dessus de la plaine. Au confluent du Limpopo et de la Shashe et enjambant les routes nord/sud et est/ouest dans le sud de Afrique, Mapungubwe fut le plus grand royaume du sous-continent avant son abandon au XIVe siècle. Il en survit des vestiges quasi intacts des sites des palais, avec toute la zone de peuplement qui en dépend, et deux capitales antérieures. L’ensemble offre un panorama inégalé du développement de structures sociales et politiques sur quelque 400 ans. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Afrique du Sud

    Date :

    2003

    Catégorie :

    Culturel
  • parc national du gros-morne

    « Situé sur la côte ouest de l’île de Terre-Neuve, le parc offre un exemple rare de l’évolution de la dérive des continents où la croûte océanique profonde et les rochers du manteau terrestre sont exposés. L’action glaciaire plus récente a sculpté un paysage spectaculaire composé de basses terres côtières, de plateaux alpins, de fjords, de vallées glaciaires, de falaises abruptes, de chutes et de plusieurs lacs inviolés. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Canada

    Date :

    1987

    Catégorie :

    Naturel
  • parc national historique et culturel de l’« ancienne merv »

    « Merv est la plus ancienne et la mieux préservée des cités-oasis le long de la Route de la soie en Asie centrale. Les vestiges de cette vaste oasis couvrent quatre milliers d’années d’histoire humaine, et un certain nombre de monuments, particulièrement des deux derniers millénaires, restent visibles. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Turkménistan

    Date :

    1999

    Catégorie :

    Culturel
  • parc national de purnululu

    « Le Parc national de Purnululu (239 723 ha), situé dans l’état d’Australie occidentale, contient le massif très découpé des Bungle Bungle, composé de grès quartzique du dévonien érodé pendant 20 millions d’années. Il en reste un ensemble de tourelles et de cônes en forme de ruches aux flancs abrupts, à la surface striée de bandes horizontales de croûte gris foncé de cyanobactéries (organismes photosynthétiques unicellulaires). Ces exemples exceptionnels de karst à cônes de grès doivent leur existence et leur caractère unique à l’interaction de plusieurs phénomènes géologiques, biologiques, climatiques et de l’érosion. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Australie

    Date :

    2003

    Catégorie :

    Naturel
  • monuments historiques de novgorod et de ses environs

    « Située sur l’ancienne route commerciale entre l’Asie centrale et l’Europe du Nord, Novgorod était la première capitale de la Russie au IXe siècle. Entourée d’églises et de monastères, elle devint un foyer de spiritualité orthodoxe ainsi qu’un centre de l’architecture russe. Ses monuments médiévaux et les fresques du XIVe siècle de Théophane le Grec (professeur d’Andreï Roublev), illustrent le développement de cette architecture et de cette créativité culturelle remarquables. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Fédération de Russie

    Date :

    1992

    Catégorie :

    Culturel
  • montagne sacrée de sulaiman-too

    « La Montagne sacrée de Sulaiman-Too domine le paysage de la vallée du Fergana et forme l’arrière-plan de la ville d’Osh, au croisement d’importantes routes de la soie d’Asie centrale. Pendant plus d’un millénaire et demi, Sulaiman-Too a été un phare pour les voyageurs, une montagne sacrée révérée par tous. Ses cinq pics et ses flancs abritent de nombreux anciens lieux de culte et des grottes ornées de pétroglyphes, ainsi que deux mosquées plus tardives (XVIème siècle) et largement reconstruites. Sur le site, on a recensé 101 emplacements comportant des pétroglyphes représentant humains, animaux ou formes géométriques. On y trouve aussi de nombreux sites rituels dont 17 sont encore utilisés. Dispersés autour des pics, ils sont reliés par des sentiers et sont associés à des croyances : cures soignant la stérilité, les migraines, le mal de dos et accroissant la longévité. Ce lieu de vénération mélange croyances préislamiques et islamiques. Le site est considéré comme un parfait exemple de montagne sacrée d’Asie centrale, adorée à travers plusieurs millénaires. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Kirghizistan

    Date :

    2009

    Catégorie :

    Culturel
  • montagnes bleues et monts john crow

    « Le bien comprend une région montagneuse accidentée et très boisée au sud-est de la Jamaïque qui offrait un refuge aux marrons (anciens peuples esclaves), d’abord les Taïnos, peuple autochtone, puis les Africains réduits en esclavage. Ils résistèrent au système colonial européen dans cette région isolée en établissant un réseau de pistes, de repaires et d’établissements qui forment la Route du patrimoine de Nanny Town. Les forêts offraient aux marrons tout ce dont ils avaient besoin pour survivre. Ils ont développé de fortes associations spirituelles avec ces montagnes exprimées aujourd’hui encore au travers d’expressions culturelles immatérielles (rites religieux, médecine traditionnelle, danses…). Le site est également un point chaud de la biodiversité des îles Caraïbes, présentant un fort taux d’endémisme pour les plantes, notamment les lichens, les mousses et certaines plantes à fleur. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Jamaïque

    Date :

    2015

    Catégorie :

    Mixed
  • mine d’argent d’iwami ginzan et son paysage culturel

    « Le site est un ensemble de montagnes riches en minerai d’argent qui s’élève à 600 m d’altitude dans le sud-ouest de l’île de Honshu et qui est entrecoupé de profondes vallées fluviales. On y trouve les vestiges archéologiques de vastes mines, de sites de fonte et de raffinage, ainsi que des peuplements miniers en usage du XVIe au XXe siècle. Des routes permettaient d’acheminer le minerai d’argent jusqu’à la côte et aux ports d’où il partait pour la Corée et la Chine. Les mines contribuèrent de façon substantielle au développement économique global du Japon et de l’Asie du Sud-Est aux XVIe et XVIIe siècles. Elles donnèrent une impulsion à la production en masse d’argent et d’or au Japon. La région minière est aujourd’hui très boisée. On y trouve des forteresses, des sanctuaires, des tronçons des routes de transport de Kaidô vers la côte, ainsi que trois villes portuaires Tomogaura, Okidomari et Yunotsu d’où partait le minerai. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Japon

    Date :

    2007

    Catégorie :

    Culturel
  • les causses et les cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen

    « Le site, s’étendant sur 302 319 ha au sud du Massif central français, constitue un paysage de montagnes tressées de profondes vallées qui est représentatif de la relation existant entre les systèmes agropastoraux et leur environnement biophysique, notamment au travers des drailles ou routes de transhumance. Les villages et les grandes fermes en pierre situées sur les terrasses profondes des Causses reflètent l’organisation des grandes abbayes à partir du XIe siècle. Le mont Lozère, faisant partie du site, est l’un des derniers lieux où l’on pratique toujours la transhumance estivale de la manière traditionnelle, en utilisant les drailles. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    France

    Date :

    2011

    Catégorie :

    Culturel
  • les grottes de maresha et de bet-guvrin en basse judée, un microcosme du pays des grottes

    « Le site archéologique comprend quelque 3500 chambres souterraines réparties en districts distincts creusés dans un sous-sol de calcaire crayeux épais et homogène en Basse Judée, sous les anciennes villes de Maresha et Bet Guvrin. Situé au carrefour des routes de commerce de Mésopotamie et d’Egypte, le site témoigne de la mosaïque de cultures de la région et de leur évolution sur plus de 2000 ans, du 8è siècle av. J.C., lorsque Maresha – la plus ancienne des deux villes – fut construite, jusqu’à l’époque des Croisés. Ces caves servaient de citernes, de moulin à huile, de bains, de colombiers, d’étable, de lieux de culte, d’abris pour les périodes de troubles et, à la périphérie des villes, de zones funéraires. Certaines des chambres les plus vastes présentent des voutes en arche et leur piliers de soutènement. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Israël

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • juridiction de saint-Émilion

    « La viticulture a été introduite dans cette région fertile d’Aquitaine par les Romains et s’est intensifiée au Moyen âge. Le territoire de Saint-émilion a bénéficié de sa situation sur la route de pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle et plusieurs églises, monastères et hospices y ont été construits à partir du XIe siècle. Le statut particulier de juridiction lui a été accordé au cours de la période du gouvernement anglais au XIIe siècle. Il s’agit d’un paysage exceptionnel, entièrement consacré à la viticulture, dont les villes et villages comptent de nombreux monuments historiques de qualité. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    France

    Date :

    1999

    Catégorie :

    Culturel
  • Île de mozambique

    « La ville fortifiée de Mozambique est située sur cette île, qui était un ancien comptoir portugais sur la route des Indes. Son étonnante unité architecturale est due à l’utilisation constante, depuis le XVIe siècle, des mêmes techniques et matériaux (pierre ou macuti) et des mêmes principes décoratifs. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mozambique

    Date :

    1991

    Catégorie :

    Culturel
  • grottes de mogao

    « Situées en un point stratégique de la Route de la soie, à un carrefour de la circulation des richesses et des influences religieuses, intellectuelles et culturelles, les 492 cellules et sanctuaires rupestres de Mogao sont célèbres pour leurs statues et leurs peintures murales, qui reflètent un millénaire d’art bouddhique. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chine

    Date :

    1987

    Catégorie :

    Culturel
  • ensemble du bazar historique de tabriz

    « Lieu d’échange culturel depuis l’Antiquité, l’ensemble du bazar historique de Tabriz est l’un des plus importants centres de commerce le long de la Route de la Soie. L’ensemble du bazar historique de Tabriz se compose d’une série d’enceintes et de structures couvertes en briques reliées entre elles et d’enceintes aux fonctions variées. Tabriz et son bazar étaient déjà prospères et célèbres au 13e siècle, lorsque Tabriz, située dans la province d’Azerbaïdjan-Oriental, devint la capitale du royaume safavide. La ville, qui perdit son statut de capitale au XVIe siècle, conserva son rôle de pôle commercial majeur jusqu’à la fin du XVIIIe siècle avec l’essor du pouvoir ottoman. Il s’agit d’un des exemples les plus complets de système commercial et culturel traditionnel d’Iran. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Iran (République islamique d')

    Date :

    2010

    Catégorie :

    Culturel
  • droogmakerij de beemster (polder de beemster)

    « Datant du début du XVIIe siècle, le polder de Beemster est un exemple exceptionnel de terre conquise sur l’eau aux Pays-Bas. Il a conservé intact son paysage régulier de champs, routes, canaux, digues et villages dessinés selon les principes d’aménagement de l’Antiquité et de la Renaissance. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Pays-Bas,Pays-Bas

    Date :

    1999

    Catégorie :

    Culturel
  • chemins de saint-jacques-de-compostelle en france

    « Tout au long du Moyen âge, Saint-Jacques-de-Compostelle fut la plus importante de toutes les destinations pour d’innombrables pèlerins venant de toute l’Europe. Pour atteindre l’Espagne, les pèlerins devaient traverser la France, et les monuments historiques notables qui constituent la présente inscription sur la Liste du patrimoine mondial étaient des jalons sur les quatre routes qu’ils empruntaient. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    France

    Date :

    1998

    Catégorie :

    Culturel
  • centre historique de boukhara

    « Située sur la Route de la soie, Boukhara a plus de 2 000 ans. C’est l’exemple le plus complet d’une ville médiévale d’Asie centrale dont le tissu urbain est resté majoritairement intact, avec de nombreux monuments dont la célèbre tombe d’Ismaël Samani, chef-d’œuvre de l’architecture musulmane du Xe siècle, et de nombreuses medersa du XVIIe siècle. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Ouzbékistan

    Date :

    1993

    Catégorie :

    Culturel
  • centre historique de camagüey

    « Camagüey – un des sept premiers villages fondés par les Espagnols à Cuba – a joué un rôle de premier plan en tant que centre urbain d’un territoire consacré à l’élevage et à l’industrie sucrière. Installée à son emplacement actuel en 1528, la ville s’est développée sur la base d’un tracé urbain irrégulier qui comprend un système de places et de placettes, de rues et de ruelles sinueuses et de pâtés de maisons irréguliers, très peu courant dans l’Amérique latine coloniale. Le centre historique de Camagüey, couvrant 54 ha, constitue un exemple exceptionnel d’installation urbaine traditionnelle relativement isolée des routes principales. Les colons espagnols étaient soumis aux influences urbaines médiévales européennes, visibles dans le tracé urbain, ainsi qu’aux techniques traditionnelles de construction, apportées aux Amériques par les premiers maçons et maîtres constructeurs. Le site reflète l’influence de nombreux styles, apparus à différents stades de son développement : néoclassique, éclectique, Art déco, néocolonial et, dans une moindre mesure, Art nouveau et rationaliste. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Cuba

    Date :

    2008

    Catégorie :

    Culturel
  • behistun

    « Behistun se trouve sur l’ancienne route marchande reliant le haut plateau iranien à la Mésopotamie et possède des vestiges de l’époque préhistorique aux périodes mède, achéménide, sassanide et ilkhanide. Le monument principal de ce site archéologique est un bas-relief et une inscription cunéiforme commandés par Darius I le Grand, quand il monta sur le trône de l’Empire perse, en 521 avant JC. Ce bas-relief représente Darius tenant un arc, symbole de sa souveraineté, et écrasant le torse d’un homme allongé sur le dos devant lui. Selon la légende, ce personnage serait Gaumata, le mage mède prétendant au trône dont l’assassinat permit à Darius la conquête du pouvoir. Sous le bas-relief et autour, quelque 1 200 lignes d’inscriptions retracent l’histoire des batailles que Darius a dû livrer en 521 – 520 avant JC contre les gouverneurs qui tentèrent de diviser l’empire fondé par Cyrus. L’inscription est rédigée en trois langues. La plus ancienne est un texte élamite faisant référence aux légendes qui décrivent le roi et les rébellions. Elle est suivie par une version babylonienne de légendes similaires. La dernière partie de l’inscription est particulièrement importante, car c’est là que Darius introduisit pour la première fois la version en vieux perse de ses res gestae (ce qu’il a accompli). C’est l’unique inscription monumentale achéménide connu sur la re-fondation de l’Empire par Darius I. Elle constitue également un témoignage sur les influences mutuelles dans le développement de l’art monumental et de l’écriture dans la région de l’Empire perse. On trouve aussi à Behistun des vestiges de la période mède (8e au 7e siècle avant JC) ainsi que des périodes achéménide (6e au 4e siècles) et post-achéménide. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Iran (République islamique d')

    Date :

    2006

    Catégorie :

    Culturel
  • camino real de tierra adentro

    « Le Camino Real de Tierra Adentro était la route royale intérieure, également connue sous le nom de Route de l’argent. Le bien inscrit, qui se compose de 55 sites et de cinq autres déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, concerne une section de 1400 km de cette route d’une longueur totale de 2600 km qui partait du nord de Mexico pour se prolonger jusqu’au Texas et au Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis. Cette route, utilisée de la moitié du 16e au 19e siècle, servait principalement à convoyer l’argent extrait des mines de Zacatecas, de Guanajuato et de San Luis Potosí et le mercure importé d’Europe. Bien qu’elle doive son existence et sa consolidation à l’industrie minière, cette route favorisa aussi la création de liens sociaux, culturels et religieux, en particulier entre les cultures espagnole et amérindienne. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    2010

    Catégorie :

    Culturel
  • bam et son paysage culturel

    « Bam et son paysage culturel s’inscrivent dans un environnement désertique, à la lisière sud du haut plateau iranien. On peut retracer les origines de Bam jusqu’à la période achéménide (VIe au IVe siècle av. J.-C.). Située au carrefour d’importantes routes marchandes et réputée pour la production de soie et de vêtements de coton, elle connut son apogée du VIIe au XIe siècle. La vie dans l’oasis reposait sur les canaux d’irrigation souterrains, les qanāts, dont Bam a préservé quelques-uns des plus anciens en Iran. Arg-e Bam est l’exemple le plus représentatif d’une ville médiévale fortifiée construite selon une technique vernaculaire, à l’aide de couches de terre (chineh). » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Iran (République islamique d')

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • ancienne ville d’alep

    « Au carrefour de plusieurs routes commerciales depuis le IIe millénaire av. J.-C., Alep a successivement subi la domination des Hittites, des Assyriens, des Arabes, des Mongols, des Mamelouks et des Ottomans. Sa citadelle du XIIIe siècle, sa Grande Mosquée du XIIe siècle et plusieurs medersa, palais, caravansérails et hammams du XVIIe siècle donnent au tissu urbain d’Alep un caractère harmonieux et unique, maintenant menacé par la surpopulation. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République arabe syrienne

    Date :

    1986

    Catégorie :

    Culturel
  • ancienne ville de bosra

    « Jadis capitale de la province romaine d’Arabie et importante étape sur l’ancienne route caravanière de La Mecque, Bosra conserve, enserrées dans ses épaisses murailles, un magnifique théâtre romain du IIe siècle, des ruines paléochrétiennes et plusieurs mosquées. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République arabe syrienne

    Date :

    1980

    Catégorie :

    Culturel
  • Un espace numérique humaniste (ENH)

    Prologue

    Un espace numérique humaniste (ENH) est possible, entendons un espace respectueux de chacun/e, aspirant à de nouvelles formes de partage des ressources, du temps, des savoirs, un espace enclin à favoriser les projets et la créativité. Nous l’envisageons à la rencontre de douze variables : l’être humain (1), l’intelligence (2), le corps (3), les activités (4), le mouvement (5), la communication (6), le pouvoir (7), le commerce (8), le temps (9), l’espace (10), les techniques (11) et la matière (12). Tandis que le numérique [01] est effectivement en train de transformer le monde et la relation qui nous lie affectant ces variables et quelques autres, nous proposons de prendre ensemble la mesure et le cap d’un numérique humaniste, questionnant les avancées contemporaines et tentant de ne pas nous y laisser enfermer…

    En somme douze variables pour concourir à éclairer des évolutions contradictoires, et y repérer les éléments favorables au progrès responsable des humanités…

    By: Daniel Voyager

    1. Le [01] et l’être humain

    1.1 Le [01] modifie les interactions sociales et familiales
    1.2 Le [01] revisite la représentation de soi
    1.3 Le [01] aspire-t-il à réinventer l’être humain ?

    By: ICT Authority

    2. Le [01] et l’intellect

    2.1 Le [01] modifie notre idée de l’intelligence
    2.2 Le [01] transforme notre relation aux savoirs et apprentissages
    2.3 Le [01] introduit de nouveaux (?) signes
    2.4 Le [01] enregistre (tout) pour l’éternité ?
    2.5 Le [01] vise-t-il à installer le pouvoir des algorithmes ?
    2.6 Le [01] réinvente la culture et stimule la créativité
    2.7 Le [01] conduit-il à une forme d’utopie, de dystopie ou de pantopie ?

    By: z s

    3. Le [01] et le corps

    3.1 Le [01] transforme le rapport à la santé et à l’hygiène
    3.2 Le [01] vise à « augmenter » les fonctions corporelles
    3.3 Le [01] change la manière de manger, de dormir
    3.4 Le sexe occupe une place centrale dans le [01]

    By: PAN ANT

    4. Le [01] et les activités

    4.1 Le [01] revisite la relation aux activités
    4.2 Le [01] repense la relation au travail
    4.3 Le [01] amplifie les effets de l’automatisation

    By: Andrew Turner

    5. Le [01] et le mouvement

    5.1 Le [01] initie un mouvement constant
    5.2 Le [01] trace tout et tous
    5.3 Le [01] revoit la locomotion

    By: KamiPhuc

    6. Le [01] et la communication

    6.1 Le [01] « augmente » le flux d’information
    6.2 Le [01] amplifie la puissance de l’opinion… fondée ou non
    6.3 Le [01] développe de nouveaux (?) langages
    6.4 Le [01] agit sur la dénomination
    6.5 Le [01] donne naissance à de nouveaux communicant/es
    6.6 Le [01] change l’idée du journalisme
    6.7 Le [01] influence nos émotions et les prédétermine

    By: Kevin Dooley

    7. Le [01] et le pouvoir

    7.1 Chaque pays fixe sa relation au [01]
    7.2 Le [01] questionne la démocratie en introduisant des formes de cybercitoyenneté
    7.3 La sécurité est au centre des problématiques [01]
    7.4 Le [01] réinvente les règles et normes… à sa manière
    7.5 Le [01] démultiplie le pouvoir de dire… et de nuire
    7.6 Le [01] requiert une nouvelle forme de droit
    7.7 Le [01] change les visages de la guerre
    7.8 Le [01] soutient de nouvelles formes de résistance (?)

    By: Satya Murthy

    8. Le [01] et le commerce

    8.1 Le [01] fait commerce… de tout
    8.2 Le [01] repense le rapport à l’argent et l’idée que l’on s’en fait
    8.3 Le [01] revoit le fonctionnement et le rôle de l’entreprise

    By: pallina60 Loon

    9. Le [01] et le temps

    9.1 Le [01] revisite le rapport au temps
    9.2 Le [01] questionne le rapport à la vie, à la mort … et aux êtres vivants
    9.3 Le [01] redistribue la perception de l’histoire
    9.4 Le [01] reconstruit-il le réel ?

    By: Anthony Luco

    10. Le [01] et l’espace

    10.1 Le [01] revoit le rapport à « l’espace »
    10.2 Le [01] repense la distance
    10.3 Le [01] réinvente la ville
    10.4 Le [01] change l’idée de la route

    By: Robin Zebrowski

    11. Le [01] et les techniques

    11.1 Le [01] est connexion
    11.2 Le [01] se rappelle qu’il était une fois l’ordinateur
    11.3 Le [01] nous rend – plus ou moins – geek
    11.4 Le [01] nous fait entrer plus avant dans l’ère des robots

    By: David

    12. Le [01] et la matière

    12.1 Le [01] mobilise les ressources
    12.2 Le [01] développe les objets « connectés »
    12.3 Le [01] produit des déchets


  • Vers une histoire universelle…

    01 – Australia – A lesson in spinning string, Central Australia – Wellcome Images – Wikimedia

    Avant – 10000

    • D’après les cosmologistes, l’univers serait entré en expansion il y a 13,8 milliards d’années.
    • L’âge de la Terre serait de 4,55 milliards d’années.
    • L’homo habilis aurait vécu en Afrique il y a 2,5 à 1,5 millions d’années.
    • D’après les théories les plus récentes, certains encouragent à différencier homo ergaster localisé en Afrique (entre 1,8 et 1 million d’années) et homo erectus sur l’espace eurasiatique (de 1 million à 300000 ans).
    • L’homo sapiens apparaît selon les théories il y a 200000 ans (ou plus récemment) se caractérisant par le développement du crâne, la diminution des canines, la survenance du langage et  une locomotion bipède. Certains penchent pour une apparition en plusieurs endroits simultanés de la planète (hypothèse pluricentrée). D’autres y voient plutôt une évolution depuis l’Afrique exclusivement (hypothèse monocentrée dite Out of Africa).
    • Il y a plus de 40000 ans, des populations dites aujourd’hui aborigènes (lat. aborigenes, de origo, -inis : « origine ») s’implantent en Australie.
    • Les San (Bushmen) aujourd’hui localisés dans le vaste désert de Kalahari, sont les plus anciens habitants de l’Afrique australe où ils se seraient implantés voici au moins 20 000 ans. Ils se définissent comme « ceux qui suivent l’éclair ».
    02 – Karas Region, southern Namibia – Hans Stieglitz – 2012 – Wikimedia

    -10000 à -5000

    • Catal Höyük (Anatolie), fondée vers 7000 av. J.-C., est considérée comme l’une des plus vieilles agglomérations du monde.
    • 5000 ans av. J.-C., un art rupestre s’impose dans le Sahara, au Tassili de l’Ajjer.
    03 – Sunrise on the Congo River near Mossaka – Republic of the Congo – Bsm15 – 2009 – Wikimedia

    -5000 à -3000

    • En Mésopotamie, au IVe millénaire débute l’époque urbaine d’Uruk. Parallèlement, apparaît l’écriture à Sumer.
    • Le calendrier juif débute en – 3761.
    • 3200 ans av. J.-C., Ménès (Narmer) unifie la Haute et la Basse-Égypte. Plus de 30 dynasties vont dès lors se succéder.
    04 – La tombe de Toutankhamon.

    -3000 à -1000

    • 2500 ans av. J.-C., se déploie la civilisation de l’Indus avec Mohenjo-Daro, Harappa. Une écriture (encore) indéchiffrée y est pratiquée.
    • Sous Sargon d’Akkad (- 2334 / 2279), fondateur de l’empire akkadien, est élaborée une première carte du monde.
    • Les Olmèques apparaissent au Mexique au IIe millénaire av. J.-C. Leur culture atteint son apogée entre 1200 et 600 avant J.-C.
    • Hammurabi est roi de Babylone de – 1792 à – 1750. Sous son règne est élaboré le Code qui porte son nom.
    • Du XVIIe au XIIe siècles av. J.-C. se développe la civilisation des Hittites au centre de l’Anatolie.
    • Au XVIe siècle av. J.-C. en Chine, se met en place la dynastie Shang durant laquelle apparaît l’écriture.
    • 15 siècles av. J.-C., commencent à se développer en Polynésie les cultures dites de Lapita.
    • Vers – 1500, les Indo-Aryens envahissent le Nord de l’Inde.
    • 14 siècles av. J.-C., la civilisation mycénienne s’étend en Grèce et dans tout son environnement.
    • Moïse conduit les Hébreux hors d’Egypte jusqu’en Terre promise au XIIIe siècle av. J.-C.
    • Les Phéniciens sont un peuple marchand dont le prestige va se répandre, en même temps que leur alphabet mis au point au XIe siècle av. J.-C.
    • En – 1046, la dynastie des Zhou remplace celle des Shang – Elle s’achèvera en – 256.
    • David (- 1040 / – 970) unifie le royaume d’Israël et installe sa capitale à Jérusalem.
    05 – Flickr_-_dalbera_-_La_naissance_du_Buddha_(musée_Guimet) – Wikimedia

    -1000 à -500

    • Salomon, fils de David, lui succède comme roi d’Israël de – 970 à – 931. Il fait bâtir le Temple.
    • Carthage est fondée en – 814.
    • Dans le Salzkammergut (act. Autriche), la civilisation de Hallstatt se développe durant la première période de l’âge du fer (VIIIe siècle av. J.-C.).
    • Situé au VIIIe siècle, Homère serait l’auteur de l’Iliade et l’Odyssée.
    • La période dite des Printemps et Automnes a lieu en Chine entre le VIIIe siècle av. J.-C. et la période des Royaumes Combattants au Ve siècle av. J.-C.
    • En – 776 ont lieu les Premiers Jeux Olympiques en Grèce.
    • En – 753 aurait été fondée la ville de Rome par Romulus et Rémus.
    • Sous le règne d’Assurbanipal (- 669 / – 627), l’Assyrie atteint son apogée.
    • Jimmu est en – 660 le premier empereur du Japon.
    • Vie du prophète Zarathoustra en Perse (sa date exacte varie selon les analystes de 10 à 6 siècles av.J.-C.).
    • En Chine, Lao zi (- VIe siècle) lègue une pensée, qui prendra plus tard forme du Daodejing (taoïsme).
    • En – 587, le royaume de Juda est envahi par Nabuchodonosor qui emmène une partie du peuple hébreu en captivité à Babylone. Le temple est détruit (il sera reconstruit en – 515).
    • Crésus est roi de Lydie de – 561 à – 547.
    • Siddharta Gautama (- 560 / – 480), du clan des Shakyas, parvient à l’« éveil » (bodhi). Le bouddhisme va s’étendre progressivement à toute l’Asie (Indochine, Chine, Tibet, Corée, Japon…).
    • En – 556 se développe l’empire perse achéménide qui durera jusqu’en – 330. Darius 1er (- 550 / – 486) en sera l’un des grands rois.
    • Mahâvira, 24ème et dernier guide du jaïnisme, mourut et atteignit le nirvâna en 527 av. J.-C. à l’âge de 72 ans.
    • Il y a 2500 ans, au Nigéria, apparaît la culture de Nok.
    06 – Vercingetorix jette ses armes aux pieds de Jules César – Lionel Royer – 1852 – 1926 – Wikimedia

    -500 à 0

    • Les Ibères se déploient sur la péninsule ibérique. Leur culture atteint son apogée entre le Ve et le IIIe siècles av. J.-C.
    • Du Ve siècle av. J.-C. jusqu’en 221 a lieu la période des Royaumes combattants en Chine.
    • Entre le Ve et le Ier siècle av. J.-C., durant l’époque dite de la Tène, les Celtes diffusent leur culture à travers l’Europe.
    • En – 490, l’armée perse est mise en déroute par les Grecs à Marathon.
    • A Rome la Loi dite des 12 Tables est rédigée en – 451.
    • Vie de Socrate (- 470 / – 399) et de Platon (- 428 / – 348), philosophes grecs.
    • Le Macédonien Alexandre le Grand (- 356 / – 323), fils de Philippe et d’Olympias, après avoir renversé le Perse Darius, établit un gigantesque empire qui le conduit jusqu’en Inde.
    • Ptolémée ( – 368 / – 283), général d’Alexandre, crée une ultime dynastie en Egypte (dite ptolémaïque ou lagide) qui régnera de – 323 à – 30.
    • Séleucos (- 358 / – 280), général d’Alexandre, crée la dynastie des Séleucides (syro-iranienne) qui durera de – 305 à – 64.
    • Ashoka, empereur de la dynastie Maurya en Inde, se convertit au bouddhisme après la sanglante bataille de Kalinga en – 261. Il va désormais s’efforcer d’imposer les principes bouddhistes dans l’empire.
    • La dynastie parthe arsacide règne de – 250 à 224 ap. J.-C.
    • La dynastie Qin arrive au pouvoir en – 221. Qin Shi Huangdi va unifier la Chine sous son autorité : l’écriture chinoise en profite directement. Il engage la construction de la Grande muraille.
    • La dynastie Han succède à celle des Qin de – 206 à 220 apr. J.-C. Elle se divise en deux : Les Han de l’Ouest qui ont pour capitale Chang’an (jusqu’en – 9), puis les Han de l’Est.
    • Les Maccabées, Juifs pieux, se révoltent contre les Séleucides de – 175 à – 140. En résulte la dynastie des Hasmonéens (- 140 / – 37).
    • L’ancien esclave et gladiateur Spartacus mène la guerre contre Rome de – 73 à – 71.
    • A partir de – 57, commence en Corée la période des trois royaumes : Koguryo, Paekche et Silla.
    • En – 52, le Gaulois Vercingétorix est vaincu sur l’oppidum d’Alésia par Jules César.
    • La nuit du 11 au 12 janvier 49 avant J.-C., César franchit le Rubicon.
    07 – Raindeer Rajd by Johan Turi died in1936 – 2013 – Wikimedia

    0 à 250

    • Entre 29 et 33, Jésus de Nazareth est crucifié à Jérusalem.
    • Les Han de l’Est déplacent leur pouvoir à Luoyang (à partir de 25 jusqu’en 220). Les Han constituent aujourd’hui 90 % de la population chinoise.
    • La reine Boudicca (Boadicée) (30 / 61) mène la révolte contre l’envahisseur romain en Bretagne et brûle Londres en 60.
    • Suite à la révolte des Juifs, les Romains détruisent le temple de Jérusalem pour la seconde fois en 70.
    • Pompéi et Herculanum sont détruites par l’éruption du Vésuve.
    • Les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc sont rédigées.
    • La dernière révolte juive est conduite par Simon Bar Kokhba de 132 à 135.
    • Marc-Aurèle, l’empereur philosophe, succède à Antonin en 161.
    • Renversant les Arsacides, la dynastie sassanide est fondée par Ardachêr en Perse en 224. Elle régnera jusqu’à la conquête musulmane en 654.
    08 – Gregory the Illuminator, Portrait of Saint – Ashnag – 2009 – Wikimedia

    250 à 500

    • Entre le IIIe et le Xe siècles, la civilisation maya atteint son apogée.
    • Le premier évêché éthiopien est fondé en 340 dans le royaume d’Axoum.
    • A la mort de l’Empereur Théodose en 395, l’empire romain est partagé entre ses fils : Honorius (Occident) et Arcadius (Orient).
    • En 392, la Bible est traduite en latin par Jérôme (la Vulgate).
    • Les Vandales, les Suèves, les Alains, déferlent sur la Gaule puis l’Espagne dès le début du Ve siècle.
    • En 410 les Wisigoths pillent Rome. Ils s’installeront ensuite en Aquitaine et Espagne (avec pour centre Toulouse).
    • Les Vandales donnent leur nom à l’Andalousie puis se dirigent en Afrique romaine.
    • Saint Patrick évangélise l’Irlande.
    • Angles, Saxons, Jutes, profitent du départ des Romains de Bretagne pour s’y installer.
    • Le Hun Attila est défait durant la bataille des Champs Catalauniques en 451.
    • En 476, le germain Odoacre met un terme à l’Empire romain d’Occident. C’est l’entrée dans le Moyen Âge.
    • Benoît de Nursie (480 / 547) dit Saint Benoît, fonde l’ordre des Bénédictins.
    • En 498, le roi franc Clovis est baptisé à Reims.
    09 – omeyyades – Detail of the Dome of the Treasury -Guillaume Piolle – 2010 – Wikimedia

    500  à 750

    • Par la victoire de Vouillé sur les Wisigoths en 507, l’Aquitaine est rattachée au royaume franc.
    • Les Slaves colonisent les Balkans à partir de 580.
    • La dynastie Sui (581 / 618), fondée par le général Yang Jian, rétablit l’unité de la Chine malmenée depuis 4 siècles.
    • La dynastie Tang règne sur la Chine de 618 à 907. Sa capitale est Chang’an. De grands poètes s’y font connaître comme Li Bai (701 / 762) ou Wang Wei (701 / 761).
    • En 622, le prophète Mohammed quitte La Mecque pour Médine : c’est l’Hégire, début du calendrier musulman.
    • En 628, le mathématicien indien Brahmagupta utilise les nombres négatifs et invente le zéro.
    • En 641, le roi tibétain Srong-btsan Sgam-po fonde Lhassa, se convertit au bouddhisme, influence la création de l’écriture tibétaine, et épouse deux princesses, l’une d’origine chinoise, l’autre népalaise.
    • L’Empire songhaï est fondé au VIIe siècle.
    • En Corée Silla, s’appuyant sur l’aide des Tang, annexe Paekche en 660, puis Koguryo en 668.
    • En 661 est fondée la dynastie des califes Omeyyades qui installe son centre à Damas.
    • L’expansion musulmane se produit d’est et d’ouest.
    • La ville de Nara est capitale du Japon de 710 à 784.
    • Le royaume de Nanzhao se développe dans le Sud de la Chine en 737.
    • En 750, une nouvelle dynastie de califes, celle des Abbassides, renverse celle des Omeyyades.
    10 – Chichen Itza – North Temple – Rob Young – 2012 – Wikimedia

    750 à 1000

    • En 756 est fondé l’Emirat de Cordoue (Espagne) par les Omeyyades.
    • En Chine un terme est mis à la révolte d’An Lushan en 757.
    • Les Abbassides s’installent à Bagdad en 762.
    • Le premier raid viking est effectué sur les îles britanniques au monastère de Lindisfarne.
    • Charlemagne est nommé empereur en 800.
    • Le temple de Borobodur est construit au VIIIe siècle à Java.
    • Le calife abbaside Al-Mamun (786 / 833) ouvre la « Maison de la sagesse et « l’Observatoire de Bagdad ».
    • À la fin du IXe siècle, Yasovarman fonde sa capitale sur le site d’Angkor. La cité cessera d’exercer son influence sur la région en 1431.
    • En Chine apparaît la dynastie Liao (907 / 1125) issue des Khitan.
    • La dynastie fatimide est fondée en Afrique du Nord en 909. Elle règnera sur l’Egypte à partir de 969.
    • En 918 est établi le royaume de Goryeo (Koryo) succédant à Silla en Corée.
    • Le Vietnam acquiert son indépendance en 939.
    • La dynastie Song s’impose en Chine (960 / 1279).
    11 – ronin – Utagawa Hiroshige – Wikimedia

    1000 à 1100

    • Knut II, roi du Danemark, et bientôt de Norvège, devient également roi d’Angleterre de 1016 à 1035.
    • Les Turcs Seldjoukides établissent leur dynastie en Asie Mineure qu’ils prolongeront tant bien que mal – selon les branches – jusqu’à la fin du XIIIe siècle.
    • Les Almoravides se développent (Maroc, Sénégal) de 1040 à 1147.
    • En 1066, la bataille d’Hastings ouvre le royaume d’Angleterre à Guillaume le Conquérant.
    • En 1071 la bataille de Manzikert (Malazgirt, act. Turquie), voit la victoire des Seldjoukides sur les Byzantins.
    • Les premières universités européennes apparaissent : Bologne (1088), Paris (1150)… qui seront bientôt suivies d’Oxford (1166), Salamanque 1218)…
    • En 1099, la prise de Jérusalem suite à l’appel du pape et l’élection de Godefroy de Bouillon, marquent le début des croisades. Huit expéditions se succéderont jusqu’au XIIIe siècle.
    12 – Une femme et une petite fille soninkées. Selibaby, Guidimakha, Mauritanie – Martin Baran – 2007 – Wikimedia

    1100 à 1200

    • La dynastie Jin s’installe sur la Chine du Nord de 1115 à 1134.
    • En 1119 est fondé l’Ordre des Templiers.
    • Le pouvoir des Almohades (al Muwwahhidun) rayonne de 1147 à 1269 sur le Nord de l’Afrique et une grande partie de l’Espagne.
    • Minamoto no Yoritomo (1147 / 1199) fonde le shogunat au Japon qui durera jusqu’au milieu du XIXe siècle. La figure du samouraï et son code, le bushidô, y prendront toute leur primauté.
    • Saladin s’empare de Jérusalem.
    • En 1191, l’Ordre des chevaliers teutoniques est reconnu comme hospitalier par le Pape.

    1200 à 1300

    • En 1214 a lieu la bataille de Bouvines qui voit la victoire du royaume capétien.
    • Vers 1220, les Syam de Sukhothai chassent le gouverneur khmer.
    • En 1240 prend fin l’empire du Ghana. L’Empire du Mali lui succède qui s’étendra jusqu’au milieu du XVIe siècle.
    • Les Mongols détruisent Bagdad en 1258, certains Abbassides parviennent à s’enfuir au Caire.
    • Les Mongols règnent sur la Chine sous le nom de Yuan de 1271 à 1368.
    • En 1298, Rustichello, compagnon de geôle de Marco Polo, consigne les souvenirs qui donneront « le livre des merveilles (ou devisement du monde) ».
    14 – Timbre-Maroc-Ibn Khaldun-Wikimedia

    1300 à 1400

    • En 1307, le roi de France Philippe le Bel ordonne l’arrestation et l’exécution des Templiers.
    • D’après leurs récits, les Aztèques fondent en 1325 Mexico, à l’emplacement où leur dieu leur avait donné l’ordre de s’établir car ils y verraient un aigle, perché sur un cactus, en train de dévorer un serpent.
    • La guerre dite de Cent Ans entre la France et l’Angleterre durera de 1337 à 1453.
    • La dynastie Ming s’installe en Chine de 1368 à 1644.
    • Le Grand Schisme d’Occident voit deux papes régner simultanément à Rome et Avignon de 1378 à 1418.
    15 – Portrait of Desiderius Erasmus of Rotterdam with Renaissance Pilaster – Hans Holbein the younger – 1523 – Wikimedia

    1400 à 1500

    • Tamerlan décède en 1405 après avoir conquis une grande part de l’Asie.
    • Jeanne d’Arc est condamnée et meurt sur le bûcher en 1431.
    • En 1443, le roi coréen Sejong commande la création d’un nouvel alphabet.
    • Entre 1452 et 1455 est publiée la Bible de Gutenberg en 42 lignes.
    • En 1453 l’empire ottoman s’empare de Constantinople.
    • Entre 1455 et 1485, la Guerre des Deux-Roses met à mal l’Angleterre.
    • En 1492/1493 Christophe Colomb effectue son premier voyage vers les « Indes ».
    • Le Traité de Tordesillas consacre en 1494 le partage du monde entre Espagne et Portugal.
    16 – Li Shizhen – Peking University Health Science Center statue of Li Shizhen – Wikimedia

    1500 à 1600

    • Henri VIII est roi d’Angleterre de 1509 à 1547. Ses démêlés avec la papauté sont à l’origine de la naissance de l’Anglicanisme.
    • Les Ottomans succèdent aux Abbassides et fondent leur califat en 1517.
    • Les 95 Thèses de Martin Luther enclenchent le mouvement de la Réforme en 1517.
    • Babûr fonde l’Empire Moghol en Inde en 1526.
    • Ivan le terrible est le premier tsar de Russie de 1547 à 1584.
    • En 1533, l’empereur inca, Atahualpa, est exécuté.
    • En 1556, Akhbar prend la tête de l’Empire moghol. Il sera un empereur particulièrement éclairé.
    • En 1582, le pape Grégoire XIII introduit le nouveau calendrier (dit grégorien).
    17 – ottoman -Carreaux de céramique ottomans – 16th century – Coyau – 2014 – Wikimedia

    1600 à 1700

    • Samuel de Champlain fonde la ville de Québec en 1608.
    • En 1620, les émigrants du Mayflower fondent Plymouth (Massachusetts). Le territoire nord-américain compte plusieurs centaines de groupes ethniques.
    • L’Université de Harvard est fondée en 1636.
    • Au Japon, la période d’Edo dure de 1603 à 1867. A partir de 1637, et pour plus de deux siècles, le pays sera fermé aux étrangers. L’ère Meiji y mettra un terme officiel en 1868.
    • Le roi Louis XIV arrive au pouvoir en France en 1643 – Il régnera jusqu’en 1715.
    • La dynastie Qing arrive au pouvoir en Chine en 1644. Elle s’y maintiendra jusqu’en 1911.
    • En 1649, Oliver Cromwell proclame la République en Angleterre.
    • A partir de 1666 débute la dynastie alaouite au Maroc.
    • A la bataille de Mohacs (Hongrie) en 1687, l’expansion des Turcs en Europe est définitivement stoppée.
    18 – expedition guarani kaiowa, dourados-ninja midia-2014-flickr

    1700 à 1800

    • Fondée par le tsar Pierre le grand en mai 1703 qui voulait ainsi ouvrir en Russie « une fenêtre sur l’Europe », Saint-Pétersbourg fut la capitale de l’Empire russe du XVIIIe au XXe siècles.
    • De 1705 à 1957 règne la dynastie husseinite en Tunisie.
    • Au service de la Compagnie des Indes occidentales, Jacob Roggeveen dirige une expédition dans le Pacifique où il découvre l’île de Pâques et les Samoa en 1722.
    • Frédéric II, roi de Prusse de 1740 à 1786, est un modèle de « despote éclairé ».
    • L’Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des arts, des sciences et  des métiers, est conduite par D’Alembert et Diderot entre 1751 et 1772.
    • Sepé Tiaraju est le héros du peuple guarani. Il tombe au combat le 7 février 1756. Plus de 1500 guerriers guaranis, attirés par l’illusion d’un accord de paix, y sont également massacrés.
    • Le 4 juillet 1776 est signée la Déclaration d’indépendance américaine.
    • En 1789 en France, l’Ancien Régime s’effondre. La Révolution commence.
    • C’est finalement la dix millionième partie d’un quart de méridien qui est choisie provisoirement en 1793 pour instituer le mètre.
    19 – Franklin Benjamin – Drawing Electricity from the Sky – Philadelphia Museum of Art – 1816 – Wikimedia

    1800 à 1850

    • Au Vietnam est fondée la dynastie des Nguyên en 1802. Capitale : Huê.
    • Haïti proclame son indépendance sous Jean-Jacques Dessalines (1758 / 1806) en 1804.
    • Napoléon est sacré Empereur en 1804.
    • La Finlande est annexée par la Russie en 1809.
    • Le Venezuela proclame son indépendance en 1811.
    • Les armées prussiennes et anglaises ont raison de la Grande Armée napoléonienne à Waterloo en 1815.
    • Chaka est roi des Zoulous de 1816 à 1828.
    • Bolivar proclame la république de Grande Colombie en 1819.
    • Johann Gregor Mendel (1822-1884), moine et botaniste autrichien, est communément reconnu comme le père fondateur de la génétique.
    • Jean-François Champollion déchiffre les hiéroglyphes en 1822.
    • Le 6 août 1825, les députés du Haut Pérou donnent à leur pays le nom de República Bolívar, qui sera la Bolivie. Le Libertador élabore pour elle un projet de Constitution en reprenant ses idées exposées à Angostura.
    • La Belgique proclame son indépendance en 1830, se séparant des Pays-Bas.
    • Abd el Kader mène la résistance à l’occupation française de l’Algérie.
    • En Afrique du Sud a lieu le Grand Trek des Boers.
    • De 1837 à 1901, Victoria portera l’Empire britannique à son apogée.
    • Salvador, Costa Rica, Nicaragua et Honduras (re)deviennent indépendants.
    • La France abolit l’esclavage dans les colonies.
    20 – Minik in New York, 1897 photograph – Lennart.larsen – Wikimedia

    1850 à 1900

    • La révolte Taiping en Chine s’étend de 1851 à 1864.
    • Le Crystal Palace rayonne durant l’exposition universelle de Londres en 1851.
    • En 1852, Napoléon III est proclamé empereur des Français.
    • Le Japon est contraint à s’ouvrir en 1853 au commerce avec l’Occident.
    • Valachie et Moldavie sont réunies pour former la Roumanie en 1858.
    • Aux Etats-Unis, la guerre de sécession oppose de 1861 à 1865 les Etats du Sud  à ceux du Nord. Abraham Lincoln fait abolir l’esclavage en 1862 – Il sera assassiné en 1865.
    • Henri Dunant (1828 / 1910) fonde la Croix-Rouge en 1864.
    • L’ère Meiji commence au Japon en 1868. Après une longue période de fermeture, le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire.
    • La France est défaite par la Prusse en 1870.
    • L’Allemagne réalise son unité (IIe Reich) en 1871.
    • Le général Custer est défait à Little Bighorn par Cray Horse et Sitting Bull en 1876.
    • De 1881 à 1889, le Mahdi mène une révolte contre Egyptiens et Anglais au Soudan.
    • De fin 1884 à début 1885, la Conférence de Berlin organise le partage de l’Afrique entre puissances coloniales.
    • En 1889 (un siècle après la Révolution française), Gustave Eiffel construit à Paris, à l’occasion de l’Exposition Universelle, la Tour qui portera désormais son nom.
    • En 1897, l’explorateur Robert Peary (futur « découvreur » du pôle nord – 1909) ramène avec lui à New-York, plusieurs esquimaux polaires dont le petit Minik qui a alors 8 ans.
    • Le premier congrès sioniste a lieu à Bâle en 1897 sous l’influence de Theodor Herzl (auteur de l’Etat juif en 1895).
    21 – Einstein Albert, official 1921 Nobel Prize in Physics photograph – Wikimedia

    1900 à 1925

    • Un fragment d’astéroïde ou de noyau cométaire s’abat sur la Sibérie orientale en 1908. C’est un événement qui portera les scientifiques à s’intéresser à cette région de la Toungouska habitée par les Evenks.
    • L’Archiduc d’Autriche François-Ferdinand est tué à Sarajevo en 1914. La Première Guerre Mondiale en est la conséquence.
    • Le 25 octobre 1917, les Bolcheviks prennent le pouvoir en Russie.
    • Dans l’enfer de la première guerre mondiale, le massacre massif de la population arménienne sur le sol ottoman constitue pour de nombreux analystes le premier génocide du XXe siècle. Sa reconnaissance par la Turquie, successeur de l’Empire ottoman, est l’objet de controverses.
    • L’armistice est signé le 11 Novembre 1918 mettant fin à la Première Guerre Mondiale.
    • La Société Des Nations (SDN) est créée en 1920.
    • La Marche sur Rome (ou marche fasciste) en 1922 assure à Mussolini la prise du pouvoir.
    22 – Марка СССР – Post of USSR – 2008 – Wikimedia

    1925 à 1950

    • En 1926 débute au Japon l’ère Showa.
    • Un Krach boursier survenu à Wall Street (New-York) ébranle l’ordre économique mondial.
    • Hailé Sélassié est proclamé Empereur d’Ethiopie.
    • Hitler accède à la chancellerie du IIIe Reich en janvier 1933.
    • Batista installe sa dictature à Cuba (1933 / 1959).
    • Les communistes chinois effectuent la « Longue marche » qui les conduit de 1934 à 1936 jusqu’à Yanan.
    • En 1936, Jesse Owens (1912-1980) est quadruple champion aux Jeux Olympiques de Berlin.
    • Après avoir créé le Mandchukuo en 1932/1933 dans le Nord de la Chine (en Mandchourie), le Japon envahit la Chine.
    • La Seconde Guerre Mondiale débute (1939 / 1945).
    • Après des années du plus terrible chaos, et la conduite d’une politique de destruction systématique, après avoir tenté d’éradiquer des populations entières (Juifs, Tsiganes, Personnes handicapées, homosexuels…), le IIIe  Reich s’effondre et la Seconde Guerre Mondiale s’achève le 8 mai 1945.
    • La Conférence de Yalta se déroule en 1945 entre Etats-Unis, URSS et Royaume-Uni.
    • Juan Peron est Président d’Argentine de 1946 à 1955. Il le sera à nouveau pour une courte durée de 1973 à 1974. Sa deuxième épouse Eva Peron (1919 / 1952) jouera un rôle iconique important dans l’histoire du pays.
    • L’indépendance de l’Inde est proclamée en 1947 conduisant à la partition qui mènera à la création du Pakistan à l’ouest, et du Bengale oriental à l’est (puis Pakistan oriental, enfin Bangladesh).
    • Le Mahatma (« grande âme ») Gandhi, après une vie consacrée à la philosophie de la non violence, et avoir été le principal artisan de l’indépendance de l’Inde, est assassiné le 30 janvier 1948 par des ultra-nationalistes hindous.
    • Mao Zedong arrive au pouvoir en Chine avec l’installation de la République Populaire de Chine en 1949.
    23 – Malcolm X – Ed Ford, World Telegram staff photographer – 1964 – Wikimedia

    1950 à 1975

    • La Guerre de Corée se livre entre 1950 et 1953 et aboutit à la division du pays de part et d’autre du 38° parallèle.
    • La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) est créée en 1952.
    • En 1952 Nasser mène un coup d’Etat en Egypte.
    • En 1955, la Conférence de Bandung signe l’entrée sur la scène internationale des pays non alignés.
    • Léopold Sédar Senghor devient premier président de la République du Sénégal en 1960.
    • A Berlin est construit le Mur en 1961.
    • La République arabe du Yémen est proclamée en 1962.
    • Le Président des Etats-Unis J.F. Kennedy est assassiné à Dallas en 1963.
    • Est créée en 1963 l’Organisation de l’Unité Africaine.
    • Martin Luther King est désigné prix Nobel de la Paix en 1964.
    • Le 21 juillet 1969, Armstrong et Aldrin deviennent les premiers hommes à marcher sur la Lune, tandis que Collins est en orbite autour de l’astre.
    • Mao Zedong lance la Révolution culturelle en 1966. Elle plonge le pays dans le chaos.
    • Les Emirats Arabes Unis sont créés en 1971.
    • En 1973 a lieu le premier choc pétrolier.
    • Le Général Pinochet (1915 / 2006) renverse le Président Allende au Chili en 1973, et prend le pouvoir qu’il tiendra par la force militaire jusqu’en 1990 entraînant l’arrestation, la torture, l’exil de centaines de milliers de ses compatriotes.
    • En 1975, à la mort de Franco, Juan Carlos devient roi d’Espagne.
    • Le 17 Avril 1975, les Khmers Rouges emmenés par le Maréchal Pol Pot prennent Phnom Penh imposant la terreur.
    • L’Angola et le Mozambique gagnent leur indépendance par rapport au Portugal en 1975.
    • La Papouasie-Nouvelle-Guinée devient indépendante en 1975.
    24 – Brundtland Dr. Gro Harlem – Joi – 2008 – Wikimedia

    1975 à 2000

    • La République Socialiste du Vietnam est installée en 1976.
    • En 1977 au Pakistan, Ali Butto est renversé par le Général Zia.
    • En 1978, Begin et Sadate signent les accords de Camp David.
    • Le Vietnam envahit le Cambodge en 1978 chassant les Khmers Rouges du pouvoir.
    • En 1979 a lieu le deuxième choc pétrolier.
    • La révolution islamique conduite en Iran par l’ayatollah Khomeyni chasse le chah et impose un nouveau régime religieux.
    • En  1980 est créé en Pologne le syndicat Solidarnosc.
    • En France, la Gauche arrive au pouvoir avec François Mitterrand en 1981.
    • Entraîné par la perestroika de Gorbatchev, un vent de libéralisation souffle sur l’ancien bloc de l’Est. Le Mur de Berlin s’écroule en novembre 1989, augurant de la réunification de l’Allemagne en 1990, et de nombreuses conséquences dans les pays anciennement dits de l’Est.
    • L’Irak est à l’origine de la guerre du Koweit (ou deuxième guerre du golfe) en 1990-1991 qui se soldera par l’échec de sa tentative face à une coalition de 34 Etats.
    • Le World Wide Web (WWW) est réalisé par le CERN en 1991. Tim Berners-Lee en est le développeur.
    • La politique ségrégationniste de l’apartheid est abolie en Afrique du Sud en 1991. Nelson Mandela devient président en 1994.
    • En 1994 le génocide des Tutsis organisé par les radicaux Hutus fait près de 800000 morts.
    • L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) entre en vigueur en 1995.
    • La Conférence de Kyôto en 1997 réunit 160 pays et élabore un protocole sur le réchauffement climatique.
    25 – Woman in truck window, Holguin, Cuba. January – Adam Jones Adam63 – 2003 – Wikimedia

    Après 2000

    • En mars 2001, les Talibans détruisent les trois Bouddhas de Bâmiyân vieux de 15 siècles et témoins de l’art gréco-bouddhique du Gandhara.
    • Le 11 Septembre 2001 les quatre attentats perpétrés par le réseau Al-Qaïda sur le sol des États-Unis occasionnent des milliers de victimes et font basculer le monde dans une nouvelle ère.
    • La déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle est prononcée en 2001.
    • EN 2002, le Sommet de la Terre a lieu à Johannesburg.
    • La guerre d’Irak (ou troisième guerre du golfe) est conduite en 2003 à l’initiative des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de quelques alliés. Elle mène au renversement de Saddam Hussein (1937 / 2006).
    • Benoit XVI devient pape en 2005.
    • Une crise financière planétaire secoue les équilibres internationaux.
    • Aung San Suu Kyi est libérée en 2010 et devient députée en 2012.
    • Un tremblement de terre et un tsunami d’une exceptionnelle violence frappent le Japon en mars 2011.
    • Ben Ali est chassé du pouvoir en Tunisie en 2011.
    • En 2011, le régime de Mouammar Khadafi (1942 / 2011) est renversé en Lybie.
    • Le Soudan du Sud prend son indépendance en 2011.
    • En Egypte, Hosni Moubarak est renversé en 2011. Mohamed Morsi, issu des rangs des Frères musulmans, devient président en 2012, et en est écarté en 2013.
    • Une crise destructrice majeure débute en Syrie en 2011 qui va s’amplifier avec la montée en puissance du dit Etat Islamique.
    • En février 2013, le Pape Benoit XVI démissionne, fait extrêmement rare dans la papauté. Le Pape François originaire d’Argentine lui succède.
    • Xi Jinping prend la tête de la Chine en mars 2013.
    • Le dit Etat Islamique auto-proclame un « califat » sur l’Irak et la Syrie, suscitant une coalition internationale destinée à le réduire. Des attentats successifs sont commis en son nom dans divers pays.
    • La COP 21 se tient à Paris fin 2015 dans le but de lutter plus efficacement contre le réchauffement mondial.
    • Le milliardaire Donald Trump est élu Président des Etats-Unis.

  • Petit voyage dans les langues…

    (Ce texte reprend une conférence donnée à l’UNESCO le 21 février 2013 – Journée internationale de la langue maternelle…)

    By: Harald Deischinger

    1 – Les langues turciques…

    Nous commencerons notre périple dans les langues turciques au sein de l’ancienne famille altaïque, glissant dans les étendues kazakh, turkmène, ouzbek, pour plonger sur le lac Son- Koul au Kirghizistan. Là, nous nous approcherons d’un conteur manaschi, pour l’entendre réciter l’une des plus longues épopées humaines, celle de Manas, en sa modernité retrouvée :

    Dans mon rêve de la nuit dernière,
    Je me suis installé au sommet d’Ala-Too
    Et j’y ai attrapé un jeune aigle baarchin.
    Quand je l’ai emmené à la chasse,
    Le bruit de ses ailes battantes s’est aussitôt fait entendre,
    Impossible de résister à sa colère…

    By: François Philipp

    2 – Les langues mongoles…

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.

    By: Kitty Terwolbeck

    3 – Les langues toungouses et paléo-sibériennes…

    Après avoir fréquenté les langues toungouses, mandchou, evenki, nanai… nous remonterons vers l’espace sibérien au sein de langues diverses qu’elles soient ienisseïennes, tchoukotko-kamtchatkiennes, ou encore youkaguir. Dans le foisonnement des peuples, nous parviendront les voix itelmène, koriak, ket, chukchi … Parmi tous ceux-là, dans une hutte proche de celle du chamane, une vieille dame nous racontera en langue nivkh les histoires du brave Tchoril et de la belle Tcholtchinaï … de leur promesse d’engagement à la déchirure de leur séparation, puis à leurs retrouvailles jusqu’à ce qu’elle tresse ses nattes, d’amour.

    By: Ludovic Tristan

    4 – La langue coréenne…

    Bientôt nous ferons halte en – 2333 dans l’espace coréen (autrefois rattaché par certains à l’ensemble altaïque) où nous trouverons Tangun, le fondateur, né de Hwanung et de l’ourse Ungnyeo. Puis des milliers d’années plus tard, un nouvel épisode nous fera partager la naissance de l’alphabet coréen, à l’initiative du sage Sejong qui déclara :

    La langue coréenne étant différente de la langue chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffisamment. C’est pourquoi, les gens du peuple désirent une chose et n’arrivent pas à exposer leurs sentiments: cela est fréquent. Ému de pitié, j’ai inventé vingt-huit caractères qui seront facilement appris de tous et serviront aux usages quotidiens. – (préface de l’Hunmin Chongum)

    By: Cyril Bèle

    5 – Les langues japoniques…

    Par un trait rapide sur la mer du Japon, et après nous être avisés de la richesse du peuple aïnu, nous traverserons l’archipel du Soleil Levant, d’une laque à un court poème, d’un pétale à une ombrelle… Au virage du premier millénaire, et dans la fraîche maîtrise des kanas, la dame Sei Shonagon nous emportera dans son fascinant registre des Choses, des « Choses qui font battre le cœur », des « Choses qui semblent vulgaires », des « Choses impatientantes », et combien d’autres :

    L’idée d’écrire ces notes me vint dans les circonstances suivantes : Un jour, le frère de l’Impératrice Sadako ayant offert une liasse de papier blanc à sa soeur, celle-ci me dit : « Que peut-on écrire là-dessus ? L’Empereur a déjà fait copier L’Histoire de Chine connue sous le nom de Shiki… » Je lui répondis que je voudrais faire un oreiller de cette jolie liasse de papier blanc. L’Impératrice me répondit : « Eh bien, prenez-le ! »

    Je l’utilisai alors à écrire toutes ces choses, toutes ces bagatelles qu’on trouvera, sans doute, bien frivoles : des histoires amusantes, des histoires édifiantes, mes impressions, des poésies, ce que je pense des arbres, des oiseaux, des insectes, et tout cela est, certes, moins intéressant que je ne l’imaginais.
    Ceux qui liront ces notes verront ce que je suis, mon degré de culture et d’éducation, et me critiqueront. Tant pis !
    J’ai écrit ces notes pour m’amuser, sans ordre ni prétention, comme elles me venaient à l’esprit.– (Makura no soshi)

    By: Nicolas Vollmer

    6 – Les langues chinoises…

    Revenus sur le continent, nous aborderons les côtes de la vaste Chine et de sa civilisation unique en tout point. Plus que jamais nous y comprendrons que la vie, qu’une vie ne saurait suffire à dévoiler ne serait-ce que la surface de ses richesses. Et c’est bien pourquoi nous nous laisserons guider par nos hôtes qui nous emmèneront en ce jour sur la montagne Huangshan, surplombant la longévité d’une histoire inégalée et de son exceptionnelle sédimentation. Au son tonal des langues chinoises, mandarin, wu, hakka, cantonais, min…, nous savourerons par le verbe et par le signe, des œuvres prestigieuses de la littérature universelle. Celles-ci nous tiendront éveillés tard dans la nuit, tandis que nous découvrirons les épisodes du « Rêve dans le Pavillon rouge », « Au bord de l’eau », « Le Pèlerinage vers l’Ouest », « l’Histoire des trois royaumes ». L’immensité de l’écriture chinoise nous entraînera ainsi dans une forêt sans limites où nous serons initiés à l’existence de dizaines de milliers de formes, en leur combinaison et leur évolution continue.

    By: Bernard Goldbach

    7 – Les langues des minorités nationales chinoises… et himalayennes…

    Sur ce même espace de Chine aux accents d’infini, nous nous émerveillerons des innombrables variations issues de 55 minorités nationales parsemées sur tout le territoire et clamant la vitalité de bien d’autres groupes linguistiques : Zhuang, Hui, Miao, Yi, Pumi, Bonan, Uygur, etc. Au cœur de la province du Yunnan, nous nous intéresserons chez les Naxi à l’incroyable écriture dite dongba, aux envolées pictographiques comparables à nulle autre. Bientôt au grand sud-ouest, nous accueilleront les vertigineuses étendues des chaînes himalayennes. Occasion de nous familiariser avec des représentants des langues tibéto-birmanes (tibétain, dzongkha, gurung, sherpa…), mais aussi de langues indo-européennes comme le népalais… Après l’évocation du Bardo Thödol, Livre des morts tibétain, nous ouvrirons le grand Livre de Gesar qui nous permettra de mieux comprendre le lien entre peuples tibétain et mongol…

    By: Juan Antonio F. Segal

    8 – Les langues indiennes…

    Puis nous dévalerons les pentes himalayennes, pour mettre le pied en Inde et dans les pays proches, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, terres spirituelles par excellence… Nous y serons attentifs aux influences indo-européennes et aux langues qui les ont diffusées (sanskrit, hindi, bengali ou bangla, ourdou, panjābī , singhalais, romani, gujarātī , etc.)… Puis nous nous placerons à l’écoute des langues dravidiennes (tamoul, malayalam, telougou, kannada, brahui, gondî…). Un jour de Vijayadashami, jour de victoire célébrant les exploits de Rama, comme ceux de Durga, jour idéal pour commencer l’apprentissage des écritures, nous nous laisserons gagner par la puissance des textes anciens. Ainsi des vers du Rig Veda :

    Je chante Agni, le dieu prêtre et pontife, le magnifique héraut du sacrifice…
    Illustre Vâyou, viens, et prends ta part de ces liqueurs préparées avec soin ; écoute notre prière…
    Indra et Vâyou ! C’est pour vous que sont ces libations ; venez prendre les mets que nous vous offrons ; voici des boissons qui vous attendent…
    J’invoque Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi : (ces dieux) accordent la pluie à la prière qui les implore…

    By: Juan Antonio F. Segal

    9 – Les langues d’Asie du sud-est…

    Cheminant à la croisée des cultures locales et des influences indiennes et chinoises, nous traverserons Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam… et serons admiratifs des trésors culturels qui en témoignent. Outre la poursuite de notre approche des langues tibéto-birmanes, birman, akha, karen… diverses autres familles linguistiques nous y recevront dans les atours les plus colorés… Partagées avec la Chine ce seront ici les langues tai-kadai (thaï, lao, gelao…), là les langues miao-yao également dites hmong-mien, et là encore les langues austro-asiatiques dont certaines pointeront vers l’Inde (môn, khmer, vietnamien, nicobarais, munda…). Nous fêterons le Nouvel An khmer (Chaul Chnam Thmey) dans la citadelle d’Angkor Vat, et nous souviendrons au Vietnam de la fête du Trang-Nguyên et de ses élans poétiques. Nous partagerons les mystères du pays du million d’éléphants et lirons la Chronique du Palais de cristal au royaume de Pagan. Nous arpenterons les allées de Sukhothaï afin de rendre hommage au roi Rama Kamheng et à l’écriture qu’il mit au point…

    By: Benoit Mahe

    10 – Les langues austronésiennes…

    Puis nous nous dirigerons plus au sud à la découverte de la vaste famille des langues austronésiennes s’étendant de Madagascar (malgache) à l’Île de Pâques (pascuan), et ayant une branche dite formosane. C’est alors une immensité de nature et de cultures qui s’ouvrira devant nous en plusieurs étapes au gré des langues malayo-polynésiennes occidentales, centrales ou orientales. Dans la branche occidentale, indonésien, malais, javanais, batak, tagalog, makassar, balinais, et combien d’autres joueront ici du gamelan, et là du théâtre… Dans la branche orientale, les espaces des langues halmahera et des langues océaniennes s’entremêleront pour exprimer la vitalité des peuples et des eaux qui les ont disséminés : maba, fidjien, gilbertin, nauruan, langues kanak… Parmi eux, l’aventure polynésienne aux rythmes samoan, tonguien, tuvaluan… tracera l’épopée d’une lointaine migration et de ses épisodes successifs. Un vieux sage maori nous parlera de l’île originelle d’Hawaiki.

    By: Kiko Turteliny

    11 – Les langues papoues…

    Quel ne sera pas notre enchantement lorsque posant le pied sur le sol papou, nous y serons confrontés par-delà la créolité du tok pisin et le pidgin hiri motu, aux 800 langues qui s’y sont manifestées. Nous irons les trouver entre montagnes et vallées, à la rencontre des habitats sur pilotis, de la préparation du sagou ou encore de magnifiques ornements et parures. Langues angan, chimbu, dani, goilalan, ndu, sentani… y animeront un ballet d’une exceptionnelle diversité !

    By: Les Haines

    12 – Les langues aborigènes australiennes…

    Jadis, la terre était à portée de marche pour se rendre toujours plus au sud, et c’est bien ce chemin qu’auraient emprunté il y a 40000 ans les ancêtres des Aborigènes australiens. Nous y côtoierons les héritiers du Rêve du djugurba qui nous conteront le Serpent Arc-en-ciel, et les êtres premiers qui peuplèrent ces terres et en configurèrent le moindre aspect. À la découverte de groupes linguistiques australiens et de langues comptées par centaines, qu’elles soient pama-nyungan ou non, pitjantjara, mardu, warlpiri, yolngu, arrernte… nous nous interrogerons sur leur ascendance, leur patrimoine, leurs correspondances, comme leur fragilité. Pour conforter notre espérance et notre confiance dans la continuité du temps, un soir venu, proches du feu, un ancien nous dira le monde de Bur Buk Boon, et l’apparition du didgeridoo qui entonnera son chant…

    By: Maurizio Costanzo

    13 – Les langues d’Amérique du sud…

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.

    By: Rafael Saldaña

    14 – Les langues d’Amérique centrale…

    C’est dans un tel tourbillon que nous gagnerons l’Amérique centrale pleinement alertés de la grande diversité de ces langues amérindiennes qui après les familles tupi-guarani, macro-jê, quechua, pano-tacanane ou jivaroane… se feront à présent oto-mangue, avec les langues zapotèques, mixtèques ou popolocanes… uto-aztèque en pointant vers le nord, shoshone, hopi, huichol…  ou encore maya. Là sur les terres mayas et celle de leurs langues, cakchiquel, k’iche’, chol, tzotzil…, nous sera contée l’histoire du Popol Vuh et de l’insondable sagesse du maïs. Ici en nahuatl, des héritiers de la grande civilisation aztèque, nous parleront de l’Aztlan originelle comme hier leurs frères polynésiens nous contaient les sources d’Hawaiki. Et en ces mêmes latitudes, nous effectuerons une navigation dans les mers Caraïbes et leurs langues, notamment créoles,  pour notre plus grand bonheur…

    By: Museum of Photographic Arts

    15 – Les langues d’Amérique du nord…

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons  avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora…   Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas… 

    By: Internet Archive Book Images

    16 – Les langues eskimo-aléoutes…

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !

    By: Davide Santicola

    17 – – Les langues scandinaves…

    Glissant sur l’étendue du Groenland, nous y trouverons la trace des peuples scandinaves et nous nous laisserons aller à imaginer les populations qui les colportèrent jadis. Suédois, norvégien, danois, islandais… nous attireront dans leurs filets linguistiques indo-européens, sur le versant germanique. Avec la lecture des Eddas scandinaves, ce ne sera pas seulement l’éclairage d’une récente trilogie qui s’en trouvera facilitée, mais la continuité d’un patrimoine forgé par des peuples qui rayonnèrent bien loin de leur base. Qui mieux alors que les runes, et tout particulièrement cette pierre de Jelling, considérée comme l’acte de fondation du Danemark, pourra en témoigner !

    « Le roi Harald fit faire »
    « Ces stèles pour Gorm son père  »
    « et, ce pour Thyra sa mère »

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    18 – Les langues finno-ougriennes…

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.

    Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… 

    By: OliBac

    19 – Les langues slaves…

    Empruntant le couloir carélien, nous entrerons dans les espaces slaves. Le terme Rus lui-même ne désignait-il pas les Vikings installés en Russie ? Moment rêvé pour faire le lien et nous éveiller, des Balkans à l’Oural, de Moscou à Sofia, entre écriture cyrillique et alphabet latin, à des cultures que les langues reflètent à merveille : russe, biélorusse, ukrainien, polonais, sorabe, tchèque, slovaque, serbe, croate, slovène, bosnien, bulgare… Là dans l’atmosphère d’une cabane sylvicole, on nous avisera des esprits de la forêt comme ceux de la maison. L’évocation d’un domovoï nous aidera à comprendre qu’il faut se les concilier…

    By: Blok 70

    20 – Les langues germaniques…

    La Russie ouvrira ainsi définitivement les portes de l’Europe où des groupes linguistiques successifs, continueront à nous conter l’extraordinaire famille que constituent les langues indo-européennes. Après la branche scandinave, nous élargirons notre regard sur le groupe germanique, non seulement avec l’allemand, l’anglais, le néerlandais, mais aussi le saxon, le frison, le flamand, ou encore l’afrikaans parlé bien loin de là. Des ensembles littéraires majestueux leur emboîteront le pas, dans lesquels il sera possible de puiser indéfiniment !

    Je me sens toujours heureux, savez vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.  Avant de détester, aimez et avant de mourir, Vivez !  – Shakespeare

    By: Alejandro

    21 – Les langues romanes…

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.

    By: Steve Snodgrass

    22 – Les langues celtiques…

    Et voici que les langues celtiques, breton, gallois, cornique, irlandais, écossais, mannois… sortiront du grand chaudron du Dagda, qui garantit à tous de ne pas vieillir, et de surmonter les épreuves.

    23 – Les langues albanaise et grecques…

    Mais la famille indo-européenne n’en sera pas elle-même épuisée pour autant, car bientôt se révèleront les branches albanaise et  grecque. Sur ces terres, bien de nouveaux élans nous porteront à comprendre combien la langue y a joué un rôle moteur. En Grèce, nous nous laisserons porter par une avalanche de repères livrés aux civilisations, alors qu’une écriture, une fois encore, donnera sa puissance en ce lieu où l’on commença à noter les voyelles.

    By: esyckr

    24 – Les langues basque et méditerranéennes…

    Après une escale au pays basque et en sa langue inclassable, euskara, diversement apparentée selon les uns aux Imazighen (Berbères), selon d’autres au Caucase, nous voguerons à présent sur la Méditerranée, bercés par le flot des langues maltaise, corse, sicilienne, sarde… Et voici l’instant où nous mettrons le pied sur le vaste continent africain, celui de nos origines communes, en ce berceau premier à l’aventure humaine. Juste retour aux sources, aux sources de nos migrations, fervent hommage à la diversité du genre humain renvoyant à la pluralité linguistique de ce continent et à l’oubli auquel sa négligence prolongée pourrait nous condamner.

    By: Guillaume Lecoquierre

    25 – Les langues berbères…

    Partageant la beauté des espaces linguistiques berbères, ouvrant notre vision à l’écriture tifinagh, nous serons tout particulièrement attentifs à la place que prennent ces langues dans le dispositif de territoires complexes où d’autres vecteurs se sont affirmés en interrogeant la pratique, la reconnaissance… Tamazight, kabyle, tachelhit, chaoui, tamacheq, tarifit et bien d’autres viendront dans une grande assemblée proclamer la force de peuples dignes et justement fiers de leur ascendance et de leur destin.

    By: hdptcar

    26 – Les langues nigéro-congolaises…

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».

    By: South African Tourism

    27 – Les langues bantoues…

    Les langues bantoues (parfois reliées aux langues nigéro-congolaises) se détacheront à leur tour alors que nous nous envolerons vers de nouveaux espaces enrichis d’une mosaïque d’identités et de savoirs. D’une zone à l’autre, entraînant notre  découverte, les mondes zoulou, xhosa, sotho, ndebele, tswana, umbundu, lingala, kikongo, chichewa, swahili, kikuyu, luganda… joueront de leurs apports respectifs.  On nous soufflera à l’oreille qu’à l’occasion d’une vaste enquête internationale, un mot tshiluba fut reconnu comme le plus difficile à traduire au monde : ilunga, ou comment accepter une offense, peut-être même deux, mais pas la troisième !

    Par-delà toutes ces évocations, un éclat de rire cristallin traversera l’immensité africaine,  renvoyant à tant et tant d’histoires, où les enfants de Nommo au pays dogon, et ceux de la sage parole d’Ifa au pays yoruba, où les pierres de Békora au pays bété de Frédéric Bruly Bouabré, et l’histoire bamoun des enfants de Njoya, s’associeront par la magie d’une constante vitalité et de son perpétuel renouveau. Une devise en langue sango nous confiera, zo kwe zo : « tout homme en vaut un autre. »

    By: Benjamin Hollis

    28 – Les langues khoïsanes…

    Sur les terres du Sud, une dernière halte nous aura introduits dans l’aire des langues khoïsanes, kūn, juǀʼhoan, sandawe… et de leurs étonnants clics… nous rappelant au passage que ces populations furent il y a longtemps les premières à occuper ce sol, clamant toute la justice et l’écoute qu’on leur doit. Les San ne sont-ils pas « ceux qui suivent l’éclair » !

    By: Mark Knobil

    29 – Les langues nilo-sahariennes, kordofaniennes, afro-asiatiques (africaines)…

    Cette traversée africaine se conclura par une remontée vers le nord, enchaînant quelques dernières familles linguistiques, nilo-sahariennes, qu’elles soient songhaï ou soudaniques, dinka, nuer… ou encore kordofaniennes (rattachées pour certains à la famille nigéro-congolaise), lafofa, koalib… Amorcé par les langues berbères, un grand ensemble dit afro-asiatique (ou encore chamito-sémitique) s’y nourrira – entre autres – de noms qui nous rappelleront à l’antique récit de Noé, et de sa descendance : Cham, Sem ou Koush. Ainsi des langues couchitiques, afar, somali, oromo… sémitiques, amharique, tigrigna (ou tigrinya), tigré… mais aussi omotiques, gimira, gamo… tchadiques, haoussa, mandara…, enfin égyptiennes, avec la présence du copte.

    By: Lazhar Neftien

    30 – Les langues sémitiques…

    Nous traverserons la Mer rouge au contact d’autres langues sémitiques, alors que des mondes anciens se réveilleront qu’ils soient de Babylone, de Phénicie, d’Ougarit, d’Akkad… Les stèles d’Hammourabi y surgiront dressées dans tout l’apparat de leurs lois, pendant que des fouilles seront entreprises à Ninive pour en extraire des milliers de tablettes. Bientôt s’y déploieront les langues araméenne et hébreu, ainsi que le berceau de la langue arabe et de ses variations dialectales…, mais aussi de fascinants mondes d’écriture et de calligraphie, peuplant notre regard de leur étonnante contribution à l’aventure des civilisations et de leur spiritualité.

    By: grego1402

    31 – Les langues caucasiennes et arménienne…

    Retrouvant la famille turque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.

    By: Hamed Saber

    32 – Les langues iraniennes…

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…

    Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi.

    33 – La génération aux 7000 langues…

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.


  • Voyage dans les écritures

    By: Cristian Ordenes

    Des signes rupestres…

    Voici 35000 ans, les parois de certaines grottes se couvrirent de signes que leurs auteurs allaient léguer à la postérité. Mobilisant pigments et lampes à mèche, rampant jusqu’au fond de cavités profondes, élevant des échafaudages, ils réalisèrent en ces lieux les premières cathédrales sémiotiques de l’histoire humaine. Que ce soit d’Australie, d’Afrique du Sud, de Chine, d’Europe ou d’ailleurs, partout ces signes rupestres nous racontent une histoire de créativité, de vie, et sans aucun doute de leur spiritualité ! Javelots et flèches, femmes enceintes, empreintes de mains et de pieds, chevaux, cerfs, bouquetins (ibex), mammouths, rhinocéros laineux, bisons et aurochs, ou encore wallabies et kangourous, s’y côtoient dans un fascinant ballet qui nous entraîne aux tout débuts d’une histoire du signe écrit et de sa contribution à l’aventure de l’humanité.

    By: Felipe Gomes

    Et l’on inventa l’écriture…

    La Mésopotamie vit naître il y a 10000 ans à l’époque néolithique, de grandes agglomérations qui allaient entraîner bien des bouleversements dans les modes de vie. Parmi eux, le besoin de contrôler les transactions commerciales vit le jour. On estime que ce serait là la raison d’établissement de ce qu’on nommera les calculi (lat. calculus : « caillou »), jetons d’argile enfermés dans des enveloppes qui furent utilisés pour accompagner l’enregistrement des actes de commerce. Cette innovation produite il y a 6000 ans aurait donné naissance à l’écriture au gré de plusieurs évolutions de forme et d’emploi qui devaient conduire aux écritures dites cunéiformes (lat. cuneus : « coin, clou ») vers – 3300. La maîtrise de l’argile, mais aussi celle du roseau, y occupèrent une place déterminante. Des peuples prestigieux s’y succédèrent : Sumériens, Akkadiens, Babyloniens, Assyriens…

    By: Fondo Antiguo de la Biblioteca de la Universidad de Sevilla

    Sous la surveillance de Thot !

    L’écriture égyptienne, placée sous la surveillance du dieu Thot, saisit d’emblée par son exceptionnelle beauté ! Sa pratique aurait débuté 3200 ans av. J.-C. Les hiéroglyphes qui renvoient bien à leur caractère sacré (gr. hieros), puis les formes hiératique et démotique, enjambent 4000 ans d’usage. L’écriture se divisait en trois grandes catégories de signes. Les premiers étaient ce qu’on appelle des logogrammes, à savoir que chacun des signes de ce type représentait un mot, lequel renvoyait à un objet, une idée. Les seconds étaient des phonogrammes, les signes en question étant utilisés par référence à la prononciation de ce qu’ils désignaient, pour leur valeur phonétique. Enfin il existait des déterminatifs dont la mission était de préciser l’appartenance à une catégorie. Un édit romain du IVe siècle devait interrompre leurs usages, les condamnant à l’oubli jusqu’à ce qu’en 1822 un certain Champollion dit le Jeune, en déchiffre les mystères.

    By: Public.Resource.Org

    L’Indus : une écriture indéchiffrée…

    C’est dans la vallée de l’Indus (act. Pakistan) sur les sites de Mohenjo-Daro et Harappa, qu’on trouve trace des plus anciennes écritures indiennes. On se situe env. 2500 ans av. J.-C., et une brillante civilisation s’y déploie. Le mystère demeure aujourd’hui entier car à défaut d’une pierre de Rosette facilitant le travail des épigraphes, son déchiffrement n’a pas encore eu lieu. Il faudra attendre près de deux millénaires pour que l’écriture refasse surface sur le sol indien (→ brahmi).

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    L’énigme du disque de Phaistos…

    Phaistos est une grande ville de Crète qui connut ses heures de gloire. En 1908, un certain docteur Pernier, membre d’une expédition italienne, déterra dans les fouilles du Palais, un petit disque d’argile de 16 cm de diamètre. Ce disque est épais de deux centimètres et écrit sur les deux faces ! On estime sa réalisation entre – 1850 et – 1600. Les 45 signes différents qui s’y combinent demeurent à ce jour, malgré bien des essais, indéchiffrés. D’aucuns mettent en doute son authenticité.

    By: Spudgun67

    À la découverte des linéaires A et B

    Les travaux de l’archéologue Arthur Evans au début du XXe siècle sur le site de Cnossos (Crète), ont permis la mise au jour de la civilisation qu’il qualifiera de « minoenne », mais aussi celle de divers systèmes d’écriture. Parmi eux, la reconnaissance du linéaire B fut possible grâce aux travaux de M. Ventris (qui avait très jeune assisté à une conférence de Sir Evans) et J. Chadwick. Le linéaire A reste pour sa part indéchiffré.

    By: Verity Cridland

    Des hiéroglyphes … hittites

    Les Hittites vécurent au – IIe millénaire. Leur cité la plus célèbre fut Hattousa, aux prestigieuses murailles. Ils eurent deux types d’écriture : d’un côté hiéroglyphique, d’un autre cunéiforme lesquelles sont attestées entre les XVIIe et XVe siècles av. J.-C.

    By: François Philipp

    Le chinois : une exceptionnelle longévité !

    Avec son époustouflante forêt de dizaines de milliers de signes, l’écriture chinoise affirme son unicité. Chose d’autant plus remarquable si l’on tient compte de son exceptionnelle longévité ! Outre les récits légendaires qui la feraient remonter à 5000 ans avec le devin Cāngjié, on en trouve trace durant la dynastie des Shang (il y a plus de 3500 ans). Il n’est pas anodin qu’elle ait été adoptée par les Coréens, les Vietnamiens, les Japonais, attestant d’un des intérêts majeurs d’une telle écriture.

    By: Internet Archive Book Images

    Le phénicien : alors naquit l’alphabet…

    Il est convenu d’attribuer aux Phéniciens, peuple marchand à l’immense prestige, l’invention de l’alphabet au XIe siècle av. J.-C. En vérité, des précurseurs sont à observer du côté de l’alphabet ougaritique notamment (auj. Ras Shamra en Syrie). Quoiqu’il en soit, l’influence du phénicien sera sans égale puisque, empruntant les voies d’un commerce prospère sur les vastes mers, il servira de base aux alphabets grec, étrusque, latin, cyrillique, araméen, hébreu, arabe… parmi d’autres !

    By: Ken and Nyetta

    L’expansion de l’araméen…

    Les Araméens vivaient en proximité directe des Phéniciens. Leur conquête de l’alphabet suivit de près celle de leur voisin. On estime la création de leur alphabet vers le IXe siècle av. J.-C. Peuple guerrier, les Araméens furent toutefois défaits par les Babyloniens. Ces derniers procédèrent à leur déportation massive. Or c’est en raison même de cet échec, qu’on assista à la diffusion non seulement de la langue araméenne, mais de leur écriture. Les vainqueurs pratiquant des écritures cunéiformes, comprirent que l’alphabet araméen était en vérité bien plus commode. C’est pourquoi la langue et l’écriture araméennes devinrent progressivement le standard dans les relations diplomatiques.

    By: zeevveez

    22 lettres, de droite à gauche : l’hébreu !

    Il existe une écriture dite paléo-hébraïque dérivée du phénicien et contemporaine du roi David (- Xe siècle). Mais l’hébreu carré employé aujourd’hui provient plutôt de l’araméen. L’alphabet dit carré composé de 22 lettres est lié à l’épisode de l’exil à Babylone au – VIe siècle. On parle à son sujet d’abjad : alphabet consonantique (i.e. dans lequel on ne note pas les voyelles, lesquelles furent ajoutées par des signes diacritiques au VIIIe siècle).

    By: ANA BELÉN CANTERO PAZ

    Cadmos : inventeur de l’alphabet grec !

    Ayant mission de retrouver sa sœur Europe (enlevée par Zeus), le phénicien Cadmos partit sur les routes de l’Ouest où il fonda la ville de Thèbes. Sa légende le place également à l’origine de l’écriture grecque. Celle-ci aurait vu le jour au – IXe siècle, tout en ouvrant à une innovation décisive : la notation des voyelles ! Dans la multiplicité des alphabets grecs qui virent jour, c’est la variante de Milet qui s’affirma en – 403.

    By: Internet Archive Book Images

    L’étrusque, parmi les écritures italiques…

    Le pays des Étrusques, l’Étrurie, fut prospère et puissant. Alliés des Carthaginois contre les Grecs, les Étrusques ne manquèrent jamais d’imposer cette puissance à leurs voisins. Au – VIe siècle, ils s’emparèrent de Rome sous la dynastie des Tarquin. Au siècle suivant, leur pouvoir commença cependant à décliner face à l’alliance des Grecs et des Latins, et aux envahisseurs Celtes. Ils utilisaient un alphabet issu du grec.

    By: Internet Archive Book Images

    Le latin, une écriture planétaire…

    Issu de l’alphabet étrusque au VIIe siècle, l’alphabet latin connut une évolution constante. Le passage des majuscules aux minuscules, son exploitation par l’imprimerie à la Renaissance, ainsi que sa diffusion planétaire, en font sur plus de 2500 ans un témoin exceptionnel de nombreuses sociétés humaines.

    By: DDohler

    Le géorgien et ses diverses origines !

    Les origines de l’alphabet géorgien sont controversées. L’une d’elles le lie au roi géorgien Parnavaz 1er au -IIIe siècle. Il existe plusieurs variantes de l’alphabet géorgien, qu’elles soient de caractère ecclésiastique, ou plus cursif.

    By: Photo Dharma

    Le retour de l’écriture en Inde…

    Deux écritures indiennes naquirent au – IIIe siècle. La première s’appelle kharosthi. C’est une écriture syllabique qui apparut dans le Nord-Ouest de l’Inde et disparut néanmoins sans laisser de descendance. La seconde est la brahmi et c’est à elle que se rattachent toutes les écritures indiennes employées aujourd’hui. On les différencie selon les ensembles linguistiques auxquelles elles sont liées, qu’ils soient indo-européens (écritures devanagari, bengali, gujarati, etc.) ou dravidiens (écritures tamoul, telougou, malayalam…).

    By: OliBac

    Le copte : fusion du grec et du démotique…

    Le terme copte n’est autre que celui d’« égyptien » en grec. Il correspond aujourd’hui à la communauté chrétienne d’Égypte. Il existe un alphabet copte, fusion de l’alphabet grec et de 7 signes empruntés au démotique, qui se manifesta au – IIIe siècle.

    Le tifinagh, « notre invention »…

    Les Imazighen (Berbères) sont implantés en Afrique du Nord où ils ont développé des langues diverses, mais aussi une écriture : le tifinagh. L’étymologie de ce mot est controversée, et certains y voient l’expression « notre invention », « notre trouvaille ». On atteste des traces du tifinagh à plus de 2000 voire 2500 ans.

    By: guldfisken

    Runar : le « secret » …

    Le mot « rune » vient du vieil islandais runar, qui signifie « secret ». C’est dire sous quels cieux mystérieux, ces écritures naquirent. N’oublions pas ici les croyances que pratiquaient ces populations placées sous la domination de dieux guerriers. Odin, leur dieu suprême, serait ainsi l’inventeur de cette écriture. Et quelle invention ! On raconte en effet que le dieu resta pendu neuf jours et neuf nuits à l’arbre du monde, afin d’en assimiler toute la signification ! Employés dès le début de l’ère chrétienne, on estime que les runes cesseront d’être utilisés au XIVe siècle. Le nom de cet alphabet, dit futhark, lui a été donné par l’association de ses six premières lettres.

    By: vaticanus

    Itzamna : inventeur de l’écriture maya…

    L’apogée des Mayas se situe entre les IIIe et IXe siècles. Ils y mobilisèrent une écriture, inventée par le Dieu Itzamna, et dont les manuscrits devaient au XVIe siècle faire l’objet d’une destruction systématique par les Conquistadores. On sait aujourd’hui que leur système était constitué de plusieurs sous-systèmes. Certains signes étaient des logogrammes: ils représentaient un mot. D’autres signes étaient syllabiques : ils notaient des syllabes. Enfin il existait des compléments phonétiques, c’est à dire des signes qui indiquaient comment prononcer, et des compléments sémantiques, précisant le sens. Le tout posa longtemps de sérieux problèmes de déchiffrement à la communauté scientifique.

    By: Lindsay Joye

    L’écriture arabe et la diffusion de l’Islam…

    Héritière du nabatéen ou du syriaque, l’écriture arabe atteignit sa forme actuelle au IVe siècle. Toutefois c’est trois siècles plus tard qu’un essor considérable allait lui être donné, avec la naissance et l’expansion de l’Islam. C’est une écriture qui s’écrit comme l’hébreu de droite à gauche et dont les lettres changent de forme selon la position qu’elles occupent dans le mot. Observons que se très nombreux styles calligraphiques furent inventés tout au long de l’histoire de cette écriture.

    By: A.Davey

    L’écriture éthiopienne et ses variations…

    L’Éthiopie possède une langue classique, le guèze, et une plus moderne, l’amharique, ainsi que de nombreuses autres langues. Un alphasyllabaire est placé à leur service, qui se formalisa au IVe siècle. Cette écriture propose à partir de 26 lettres, pas moins de 182 combinaisons syllabiques différentes ! La forme de la lettre change systématiquement selon la voyelle qui accompagne la consonne, soit sept variations selon que la syllabe se prononce ka, kuu, kii, kaa… ou encore koo !

    Pour évangéliser les Goths…

    L’évêque Wulfila (ou Ulfila) naquit en 311 sur le bord de la Mer Noire et il est l’inventeur de l’écriture gotique. On sait peu de choses à son sujet, sinon qu’il fut remarqué très tôt pour ses talents. On lui incomba de propager la foi auprès de ses ouailles, les barbares Wisigoths, dont on devinait clairement qu’ils constitueraient très bientôt une menace pour l’Empire. Pour parvenir à ses fins, Wulfila s’inspira principalement de l’alphabet grec, sauf pour huit lettres qui pourraient bien provenir des runes.

    By: Robert Linsdell

    L’ogham…

    L’écriture oghamique doit son nom au dieu celte Ogme. Elle comprend vingt lettres qui portent des noms d’arbres et fut employée à partir du IVe siècle sur les Iles britanniques.

    By: Rita Willaert

    L’arménien : l’œuvre de Mesrop Machtots !

    C’est à la demande du Catholikos Sahak 1er et de son roi, que le moine Mesrop Machtots se mit en quête d’une écriture propre à la langue arménienne. La raison en était simple : l’Arménie venait un siècle plus tôt d’adopter le christianisme comme religion d’État et l’enseignement de la liturgie ne pouvait continuer à se réaliser dans d’autres langues ! On dit que Mesrop acheva de la mettre au point, avec l’aide divine, en 405.

    By: shankar s.

    L’empire khmer et son écriture…

    Le monde khmer se reflète dans l’apogée que constitua la cité d’Angkor et son rayonnement sur toute la région, du IXe siècle jusqu’en 1431. L’écriture pour sa part s’y était implantée plus tôt, sous influence indienne, ses premières traces remontant au VIIe siècle.

    By: nevil zaveri

    Le syllabaire tibétain, influencé par le prestige de l’Inde…

    Le roi Srong-Bcan Sgam-Po confia au VIIe siècle à son ministre Thonmi Sambhota la mission d’étudier en Inde. Sambhota lors de son séjour indien s’intéressa ainsi à la religion, aux langues, mais aussi bien entendu à la question de l’écriture. Il s’agissait de trouver le moyen de transmettre les textes bouddhiques à la communauté tibétaine, tout en créant au passage une écriture adaptée à sa langue. Le syllabaire tibétain en naquit. Dès le retour au pays, le prestige de Thonmi Sambhota fut tel que le roi lui offrit un palais où il résida désormais.

    By: Jorge Láscar

    Les moines Cyrille et Méthode et les peuples slaves…

    Les moines Cyrille et Méthode, sont deux frères originaires de Salonique au IXe siècle. On raconte que le nouvel empereur de Byzance les aurait choisis justement parce qu’ils étaient de cette cité. En fait la réputation de Salonique quant à la pratique des langues slaves n’était plus à démontrer : « Vous êtes Saloniciens, se serait exclamé l’empereur, donc vous parlez slave ! » Effectivement, leur mission consista à évangéliser les Slaves, à commencer par la Moravie, mission au cours de laquelle ils créèrent soit le glagolitique, soit une première forme du cyrillique. La forme achevée du cyrillique daterait quant à elle du XIIIe siècle.

    By: A.Davey

    L’adaptation de l’arabe à la langue persane…

    Trois siècles après la conquête musulmane de la Perse sassanide intervenue en 642, la langue persane se dota d’un nouveau système de transcription fondé sur l’arabe. Après avoir ainsi écrit en cunéiforme puis en araméen, cette adaptation nécessita quelques ajouts étant donné la différence entre l’arabe, appartenant aux langues sémitiques, et le persan, faisant partie de la famille indo-européenne.

    By: momo

    L’écriture birmane et le contact avec les Mon…

    C’est dans le cadre des influences indiennes, que l’écriture birmane naquit de contacts entre les populations locales, en l’occurrence mon et birmane. Les Birmans défirent les Mon au XIe siècle. Pourtant, de même que nous l’avons noté en d’autres lieux de ce monde, comme par exemple avec les Araméens vaincus par les Assyriens, c’est en raison de leur défaite que les lettrés mon désormais captifs influencèrent la création de l’alphabet birman.

    By: Paul Downey

    Les écritures mongoles…

    On doit une première écriture mongole à un scribe de la cour de Gengis Khan ; il la réalisa sur base ouïghour. Un deuxième système dit phags-pa (ou phagpa) du nom de Drogön Chögyal Phagspa fut mis au point au XIIIe siècle. Enfin l’écriture soyombo date de la fin du XVIIe siècle.

    By: Patrick Gray

    Les Incas et les cordelettes à nœuds…

    À la différence des Mayas et des Aztèques, les Incas ne possédaient pas d’écriture véritable, mais un système de quipus. Les quipus (en quechua, « nœud ») étaient un système ingénieux (qu’on retrouve également en Chine par ex.). Ils consistaient en des nœuds réalisés sur des cordelettes dont la signification était liée à la couleur, au nombre, à la torsion.

    By: Justin Ennis

    Quetzalcoatl : inventeur de l’écriture…

    Les Aztèques connaissaient l’écriture. Pour eux c’était le dieu Quetzalcoatl, fils du Soleil et de la Lune, dieu civilisateur, qui fut à l’origine non seulement de la plupart des techniques, de la culture du maïs, mais également de l’écriture. Les Aztèques subirent de plein fouet la visée destructrice des conquérants. Leur capitale Tenochtitlan tomba en 1524.

    By: Jeffrey Tripp

    L’alphabet coréen et son œuvre éducative…

    C’est en 1443 qu’apparaît l’alphabet coréen, voulu par le roi Sejong. Selon lui il fallait absolument adopter une nouvelle écriture, alphabétique, plus simple, plus facile à apprendre que le chinois alors en usage. Et c’est bien ce qu’il fit, non sans susciter l’opposition d’une partie des lettrés à cette écriture selon eux incomparable à la noblesse du chinois. Baptisée hangeul ou han-gûl (« la grande écriture »), elle est considérée comme l’un des systèmes de transcription le plus fidèle au monde.

    By: Jocelyn Saurini

    L’incroyable pictographie des Naxi !

    Il existe dans le sud de la Chine (province du Yunnan) une minorité nationale en tout point exceptionnelle au regard de l’écriture utilisée. En effet, l’on y trouve le seul système pictographique contemporain, nommé dongba (du nom des prêtres qui le maîtrisent). Ici « tigres », « loups » « amoureux », y prennent des formes figuratives qui se distribuent le plus souvent sur des carnets rectangulaires. Un débat porte sur son ancienneté (jugée le plus souvent à quelques siècles).

    By: Mondo79

    Les évolutions de l’écriture vietnamienne…

    Tout comme les Coréens ou les Japonais, les Vietnamiens utilisèrent très tôt l’écriture chinoise, qu’ils adaptèrent tout particulièrement à la langue vietnamienne après 939. Toutefois l’arrivée du christianisme et de l’alphabet latin marqua dès le XVIIe siècle un tournant décisif. Un jésuite, le père Alexandre de Rhodes, perfectionna ainsi une écriture sur une base latine. Le vietnamien étant une langue à six tons, ce système, appelé chữ quốc ngữ , les note par des accents différents.

    Sequoyah – wikimedia

    Le syllabaire cherokee et l’âme des Amérindiens…

    Un certain Sequoyah (lequel a donné son nom à l’arbre !) est à la base de l’alphabet employé par les Cherokee. Il s’employa à le réaliser au début du XIXe siècle, en exploitant une casse d’imprimerie. On estime souvent que l’existence de cette écriture a contribué à maintenir l’unité de la nation cherokee.

    Pictograma-vai – Wikimedia

    L’écriture vaï et les « feuilles parlantes »…

    Les Vaï (Libéria) ont bénéficié dès la première moitié du XIXe siècle d’une écriture syllabique comportant pas moins de 226 signes ! Certains assurent que son créateur Momolu Duwalu Bukele aurait en fait adapté une écriture ancienne. D’autres lui voient une influence cherokee. On raconte qu’à la demande du chef de la communauté, Bukele fut prié de faire la démonstration de l’efficacité de son écriture. Tous s’étaient alors assemblés en un vaste cercle, au centre duquel Bukele avait placé sa fille en face de lui. Il lui adressa un petit morceau de papier sur lequel il avait griffonné un message. On emploie à ce sujet l’expression de « feuilles parlantes ». La feuille, ou la fille, « parla » correctement et, devant cette réussite, on décida d’ouvrir des écoles pour diffuser cette écriture.

    800px-Brest2012_-_exemple_ecriture_Inuktitut – Vigneron – 2012 – Wikimedia

    L’inuktitut : un système à apprendre !

    Les Inuit emploient aujourd’hui deux écritures: l’inuktitut, inspiré du cri, et l’alphabet latin. L’inuktitut fut mis au point vers 1830 siècle pour les Indiens Ojibwé, puis un peu plus tard pour les Cris. Cette écriture fut réalisée par le missionnaire James Evans, sur un modèle dit sténographique. Comme tous les systèmes de ce genre, ses formes sont assez élémentaires, et leurs dérivations logiques, favorisant fortement son apprentissage.

    By: Ralph Aichinger

    Le braille : une géniale adaptation !

    L’exploit de Louis Braille consiste très certainement à avoir su améliorer un système de lecture en points-reliefs, mais peut-être plus encore à avoir ainsi autorisé son adaptation à toute langue y recourant. Il commença à bien se diffuser à partir de la moitié du XIXe siècle.

    Njoya and his wives, in Cameroon (IMP-DEFAP CMCFGB-CP045 2)

    Sous l’influence du sultan bamoun…

    Parmi les créations d’écritures africaines, celle du sultan Njoya en 1895 fait figure d’exemple. Ayant inventé une écriture au service de son peuple, de son histoire, de son éducation, ayant impulsé la création du palais de Foumban, ou des travaux de médecine, il fut toutefois contraint à l’exil. Des 510 signes originaux, le système a connu plusieurs révisions successives jusqu’à être ramené aujourd’hui à 70 signes.

    Le mendé, une écriture au service d’un peuple…

    Les Mendé sont établis principalement au Sierra Leone (mais aussi au Libéria et en Guinée). L’écriture mendé, dite kikaku, fut mise au point par Mohamed Turay en 1917. Elle fut ensuite améliorée par Kisimi Kamara. L’écriture mendé fut très concurrencée par l’alphabet latin.

    La langue turque change d’écriture…

    Le turc comme le persan a utilisé diverses écritures. Antérieurement à l’arabe, on employa ainsi des écritures ouïgours. C’est toutefois l’écriture arabe qui fut majoritairement employée par les Turcs… jusqu’en 1928 ! À cette date, Mustapha Kemal décida en effet d’abandonner l’écriture arabe qu’il jugeait particulièrement inadaptée à la langue turque. C’est alors que la Turquie emprunta l’alphabet latin. Mustapha Kemal montra lui-même l’exemple, en allant « enseigner » ce nouveau mode de transcription dans les campagnes.

    By: Internet Archive Book Images

    Le masaba, écriture bambara…

    L’écriture masaba a été mise au point par Woyo Couloubayi en 1930. Cette écriture employée par les Bambaras comporte 123 caractères.

    Le mandombe, et l’Église kimbanguiste…

    Liée à la prédication de Simon Kimbangu, l’écriture mandombe fut mise au point par David Wabeladio Payi en 1978. Elle vise à se placer au service de toutes les langues africaines.


  • Tupi et Guarani…

    Les langues tupi-guaraní constituent un ensemble de langues pratiquées en Amérique Latine qui s’étend sur une vaste aire englobant : Paraguay, Brésil, Bolivie, Pérou, Equateur… Le tupi et le guaraní en sont les principaux représentants. Le déplacement constant est du reste l’une des particularités de ce groupe, renvoyant à une antique légende opposant les deux frères Tupi et Guaraní, et leurs tribus. Ce différend débuta à propos d’un magnifique gua’á, un splendide perroquet (faut-il observer au passage que le mot « ara » est justement un emprunt au tupi). Refusant de se laisser entraîner dans une guerre fratricide, Guaraní implora l’aide des esprits et celle-ci lui fut accordée. On lui indiqua ainsi comment prendre la route en suivant de jour l’ombre d’un nuage, et de nuit, un rayon de lune. Depuis lors, les Guaranis sont à la recherche de la « Terre sans mal », un lieu où ils pourront vivre dans le bonheur et l’absence de souffrances.


  • Dans les effluves du khât…

    On raconte qu’une jeune fille prit époux et que dès qu’ils furent mariés les amoureux partirent s’installer loin de la demeure de ses parents. Or ceux-ci voyant les mois passer, se languirent bientôt de leur enfant tant aimée. C’est pourquoi ils décidèrent de lui rendre visite. Le père comme la mère désiraient ardemment entreprendre ce voyage, mais celui-ci était long et périlleux. Aussi fut-il finalement conclu que seul l’homme s’y rendrait en prenant soin d’être accompagné de ses meilleurs amis. Le voyage débuta, et on chargea une brebis des victuailles et de l’indispensable qât (ou khat), qui rend fort. Mais très vite, la fatigue se fit sentir et à la tombée de la nuit, les compagnons jugèrent plus sage de prendre des forces d’autant que le chemin était à présent plongé dans l’obscurité. Ils résolurent alors de s’arrêter à un jawal, petit refuge, le temps que la lune apparût et les éclaire de sa bienveillante lumière. Après s’être un peu restauré, ils constatèrent que leur projet de reprendre la route nocturne serait bientôt compromis car la fatigue aidant, le sommeil commençait à les gagner. « Et si on prenait un peu de khat, proposa l’un d’eux » Aussitôt la joyeuse équipe se mit à mâcher les feuilles euphorisantes et la force ne tarda pas à les rejoindre. Mais, tandis qu’ils retrouvaient de l’élan, une autre conséquence ne manqua pas de se manifester. Dans leur euphorie, les sept amis eurent bientôt des visions. Et une forme d’inquiétude les gagna. N’était-on pas au cœur de la nuit, au moment où les esprits rôdent ! Et si l’un d’entre eux avait été dévoré par une bête sauvage. D’ailleurs, étaient-ils toujours sept ? Il fallait absolument se compter pour en avoir le cœur net. L’un d’entre eux débuta le décompte et, comble d’horreur, n’en trouva que six. Un autre le bouscula un peu, et se mit à recompter. Hélas il parvint au même résultat. Il faut bien dire que le qât agissant à la faveur de leurs excès, les encourageait à effectuer un calcul sans se compter eux-mêmes dans le lot. Et tous parvenaient à la conclusion qu’un membre du groupe avait été avalé par une créature monstrueuse. À cet instant, la brebis passant sa tête dans l’embrasure de la porte les en persuada. N’avait-elle pas des yeux de hyène ! Pauvre compagnon ! Des pleurs et des cris s’échappèrent de toutes parts car, à n’en pas douter, c’était là le sort qu’elle leur réservait à tous. Or un voyageur passant par là ne tarda pas à les entendre. « Que vous arrive-t-il ? s’interrogea-t-il alarmé par tant de frayeur. Ils lui expliquèrent par le détail ce qui s’était passé et l’homme ne mit pas beaucoup de temps à s’apercevoir qu’ils étaient sous l’emprise du khat. D’autant qu’une odeur singulière inondait la pièce. Il leur proposa donc de vérifier leurs dires et se posta à l’entrée du jawal tout en demanda à chacun à son tour d’en sortir. Ils convinrent que c’était là une bonne idée et chacun franchit le seuil. À chaque passage, le voyageur asséna un grand coup de bâton dans le dos de l’infortuné en lui demandant de hurler le chiffre de son passage. « Un » hurla le premier tout en se tenant le dos tout endolori. « Deux » « Trois » … « Sept » Ainsi fut démontré à tous que la pauvre brebis n’y avait rien à voir et les sept compagnons se promirent de poursuivre leur voyage en modérant leur consommation de khat. D’après ‘Alî Muhammad ‘Abduh – Sanaa, 1985.


  • Le Grand Rama…

    Le Ramayana conte l’histoire du grand Rama, septième avatar de Vishnu, qui partit combattre le démon Ravana retranché à Sri Lanka… Son père était le roi d’Ayodhya, Dasaratha, lequel à cette époque n’avait pas de descendance mâle et en était affligé. En ce même temps, les dieux se désolaient du pouvoir du roi des démons Ravana qui empêchait les rites sacrés et contre lesquels ils étaient impuissants. C’est pourquoi Vishnu décida de redescendre sur Terre, sous forme humaine, car si les dieux ne pouvaient le contraindre, un homme lui pouvait vaincre Ravana. Les épouses de Dasaratha furent conviées à boire un philtre magique, et tombèrent simultanément enceintes : quatre fils en naquirent, Rama, Lakshamana, Bharata, Satrughna. Rama et Lakshamana furent très tôt complices, et fort jeunes, ils ne manquèrent pas de prouver leurs exploits. C’est ainsi qu’ils mirent à mal une démone et des cascades de fleurs de lotus se déversèrent sur eux. De même le roi Janaka avait promis que quiconque parviendrait à domestiquer l’arc de Shiva (que 500 hommes ne parvenaient à soulever) emporterait la main de sa fille Sita. Or à peine Rama le prit-il entre ses mains qu’il se brisa. Dasaratha sentait venir sa fin et naturellement il voyait en Rama le plus digne des successeurs. Hélas, l’une de ses épouses lui rappela qu’il avait promis le trône à son fils. Fidèle à sa parole, il dut se résoudre à le lui accorder et exila Rama. Lakshamana et Sita décidèrent de le suivre. 10 années d’errance les menèrent à Panchavati où ils prirent résidence. Quelque temps plus tard une démone, métamorphosée en belle servante, tenta de se rapprocher de Sita. Mais Lakshamana lui coupa le nez et les oreilles. Ravana avertit de l’affaire, conçut dès lors un stratégème pour les perdre. Il envoya tout d’abord un magnifique cerf blanc qui appata Rama. Celui-ci décidé à le chasser traça un cercle magique autour de la demeure pour protéger son épouse. Mais Ravana, dans toute sa ruse, s’en approcha sous les traits d’un vieux mendiant et pria hors du cercle Sita de le nourrir. Ne se méfiant pas, celle-ci tomba dans le piège et il l’enleva sans difficulté. Rama et Lakshamana durent alors mener d’intenses recherches pour la retrouver. Au cours de ces tentatives, ils s’associèrent les mérites de Sugriva, le chef de l’armée des singes. Ceux-ci partirent dans toutes les directions et seule l’armée conduite par Hanuman tarda à rentrer. Pour cause, ils avaient trouvé où Ravana détenait Sita : sur l’île de Sri Lanka. Il parvint à franchir les mers et fit savoir à Sita que Rama n’avait pas abandonné. Puis il revint avec l’un de ses anneaux et en informa Rama qui prit aussitôt la route. Grâce à la construction d’un pont magique, une impressionnante armée s’abttit sur Ravana. Mais celui-ci ne manquait pas de ressources, et les pertes furent terribles. Lakshmana fut ainsi gravement blessé, et Rama lui-même sentit les forces lui manquer. Heureusement les herbes médicinales du Mont Kailash, Surya le dieu-soleil, et in fine l’arme de Brahmâ, parvinrent à vaincre les démons et à tuer Ravana. Rentrés victorieux à Ayodhya, on ne tarda pas toutefois à douter de la vertu de Sita. N’aurait-elle pas été séduite par le démon Ravana ? C’est pourquoi elle se retira en forêt avec l’aide de Lakshamana auprès du sage Vâlmîki. Et c’est là qu’elle enfanta des jumeaux Kusa et Lava, auquels elle apprit l’épopée du Ramayana. Ils devaient quelques années plus tard le conter devant Rama à Ayodhya et tous purent aisément reconnaître en eux, ses fils légitimes. Sita ne manqua pas d’être alors rappelée auprès de lui.


  • Les frères Philène…

    Dans sa Guerre de Jugurtha, Salluste (- 86 / – 35) rappelle la triste et héroïque destinée des frères Philène, carthaginois, qui acceptèrent de se voir enterrer vifs afin de prouver leur bonne foi, face aux accusations des Cyréniens . Ainsi est le récit : « LXXIX. Dans le temps que les Carthaginois donnaient la loi à presque toute l’Afrique, les Cyrénéens n’étaient guère moins riches et moins puissants. Entre les deux Etats était une plaine sablonneuse, toute unie, sans fleuve ni montagne qui marquât leurs limites. (…) Craignant qu’un troisième peuple ne vînt les attaquer, (on convint) à la faveur d’une trêve, qu’à un jour déterminé des envoyés partiraient de chaque ville, et que le lieu où ils se rencontreraient deviendrait la limite des deux territoires. Deux frères nommés Philènes, que choisit Carthage, firent la route avec une grande célérité , les Cyrénéens arrivèrent plus tard. (…) Les Cyrénéens, se trouvant ainsi devancés, craignent, à leur retour dans leur patrie, d’être punis du dommage qu’ils lui avaient fait encourir. Ils accusent les Carthaginois d’être partis de chez eux avant le temps prescrit (…) Les Grecs leur laissent le choix ou d’être enterrés vifs à l’endroit qu’ils prétendaient fixer pour limites de leur pays, ou de laisser avancer leurs adversaires jusqu’où ils voudraient, sous la même condition. Les Philènes acceptent la proposition , ils font à leur patrie le sacrifice de leurs personnes et de leur vie, et sont enterrés vifs. Les Carthaginois élevèrent sur le lieu même des autels aux frères Philènes, et leur décernèrent d’autres honneurs au sein de leur ville. » (trad. Charles Durosoir – Paris, Librairie Garnier. 1865)

    Valère Maxime, historien romain du 1er siècle, après avoir dénoncé (selon lui) la tricherie des frères Philène, et interrogé l’oubli dans lequel Carthage fut plongée suite à son éclatante défaite, ne manque pas de rendre hommage à la vertu des frères et à l’œuvre de la postérité : « Où sont les hautes murailles de l’orgueilleuse Carthage ? Qu’est devenue la gloire maritime de ce port si fameux ? Où est cette flotte qui portait la terreur sur tous les rivages ? Où, tant d’armées ? Où, cette cavalerie formidable ? Où, cette ambition qui étouffait dans l’immense étendue de l’Afrique ? La fortune a partagé tout cela entre les deux Scipions, mais le souvenir des Philènes et de leur noble dévouement a survécu à la ruine même de leur patrie. L’âme et le bras des mortels ne peuvent donc prétendre, si ce n’est par la vertu, à rien d’immortel. »


  • Sur une patte…

    Boccace (1313 – 1375) est l’auteur du Decaméron. Ce nom est lié au récit qu’il fit d’une joute littéraire réalisée par dix jeunes gens (sept femmes, trois hommes), fuyant la peste qui ravagea Florence en 1348. Chacun d’eux y raconte chaque jour un récit durant dix jours d’affilée, ce qui donne à l’arrivée cent récits (plus un introductif). Parmi ceux-là, une histoire croustillante met en scène un cuisinier, son maître et… une grue ! Le dit cuisinier était en train de préparer une grue pour le banquet lorsqu’il fut pris d’une envie forte de s’en délecter. Envie si irrésistible qu’il finit par y céder, et lui vola une cuisse des plus savoureuses. Le méfait accompli, il lui fallut rivaliser d’ingéniosité pour présenter tout de même l’animal sur la table festive. Hélas, tout son talent n’y suffit point et le maître fulmina contre un tel forfait ! On convoqua le cuisinier qui se doutait bien qu’il en allait de sa tête. C’est alors que celui-ci déclara que les grues étaient ainsi faites, c’était bien connu. Le maître tout ouïe ne demanda, bien sûr ironiquement, qu’à le croire et que si preuve en était donnée, il épargnerait le cuistot du fouet qu’il méritait amplement. À quoi le pauvre homme promit d’apporter cette preuve dès l’aube si le maître voulait bien l’accompagner jusqu’au lac où dorment les grues. Levés aux aurores, les voici donc qui prirent la route du lac, s’approchant d’une grue finissant sa nuit. Or, miracle, celle-ci n’avait effectivement qu’une patte (c’est ainsi que dorment les grues). Le maître en convint jusqu’au moment où il claqua bruyamment des mains faisant envoler le volatile et les illusions de son cuisinier d’échapper à la sentence. Toutefois, celui-ci, loin de se décontenancer, fit justement observer que son maître n’avait pas claqué des mains hier, ceci expliquant cela.


  • L’enfant et la digue

    (D’après Mary Mapes Dodge. 1865. Les Patins d’Argent) Hans Brinker était un petit garçon des belles étendues de Hollande, habitant dans la commune de Spaarndam. Amoureux de ce « pays » que l’on a qualifié de « bas » en raison de son souci constant du niveau des eaux, il vivait comme beaucoup de ses camarades et compatriotes proche d’une digue. Et c’est naturellement qu’il empruntait chaque soir le chemin qui la longeait afin de rentrer chez lui. Rien de bien particulier ne s’y passait. Pourtant un soir, alors qu’il revenait à la maison à vélo, fredonnant un air avec insouciance, un bruit inattendu attira son attention. De quoi pouvait-il bien s’agir ? Hans jeta un œil en bas de la digue et un frisson le gagna. Une toute petite brèche laissait passer un filet d’eau. Ô quiconque ne connaît pas la puissance de l’eau, et sa capacité à renverser tous les obstacles placés sur sa route, n’y aurait sans doute pas prêté attention. Mais Hans, comme tout un chacun ici, était un vrai connaisseur des dégâts qu’elle peut occasionner et il se précipita donc au bas de la digue. Que faire ? Personne aux environs… Aucune possibilité de colmater cette petite brèche. Il n’hésita pas plus longtemps et glissa son doigt dans l’interstice d’où s’échappait l’eau. Le « bouchon » fonctionna à merveille. Jusqu’à quand ? Il était soudain prisonnier de la digue mais il savait que c’était son devoir de se comporter ainsi. Alors Hans patienta, et nul ne vint davantage durant l’heure qui s’écoula qui lui parut désespérément longue. Son doigt était enflé à présent, et une douleur communiquée à travers le bras gagnait tout son corps. Le regard perdu au loin à la recherche d’une aide providentielle, Hans savait que la nuit bientôt viendrait. Ce qu’elle fit, inéluctablement. Et de longues et interminables heures, à moins que ce ne soit des siècles, se succédèrent. Au petit matin, le premier passant, un pasteur dit-on le retrouva, transi de douleur, grelottant de froid. Hans avait sauvé le village. Et il devint naturellement un héros. Si vous passez par Haarlem, ne manquez pas de faire un détour par sa statue qui se dresse sur l’une des écluses entrecoupant la digue de Spaarndam.


  • Le rêve de Pharaon

    D’après la Bible – (Genèse 41.1-36) C’est alors que Pharaon rêva. Il vit sept vaches grasses sortir du Nil et brouter dans la prairie. Puis sept vaches maigres en sortirent à leur tour, décharnées, qui engloutirent les premières. Il vit également sept épis de blés, blonds et ronds. Puis sept autres, secs, brûlés par le soleil et le vent. Tous les magiciens convoqués pour expliquer ce songe, furent dans l’incapacité d’éclairer Pharaon. Jusqu’à ce que le chef des boissons se rappelle d’un jeune hébreu, esclave du chef des gardes qui naguère, l’avait éclairé sur l’un de ses rêves et aidé à résoudre sa dispute avec le chef des boulangers. Pharaon exigea quérir qu’on le fasse quérir du fond de sa prison. Joseph fut rasé, habillé, et présenté à Pharaon. Après avoir écouté les rêves, il indiqua que Dieu annonçait clairement sept années d’abondance, suivies de sept autres de misère et de famine. Ainsi conseilla-t-il à Pharaon de prendre sans tarder les mesures qui s’imposaient… et qu’il mette un homme sage à la tête de l’Égypte afin d’administrer les réserves avec raison et lucidité. Et que croyez-vous qu’il advint ? Pharaon fit de Joseph, le responsable de sa maison. Et c’est ainsi que le jeune hébreu devint gouverneur de l’Égypte. Quant à la suite, c’est là une autre histoire…


  • accident

    novembre

    Journée mondiale du souvenir des victimes des accidents de la route (A/RES/60/5)


  • #saba

    On la disait « heureuse » / Culture sabéenne (+Ethiopie) / En partaient les routes de l’encens / …Mais qu’ont-ils fait aux enfants du Yémen?


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  • #sel

    Essentiel à la conservation des aliments / Gemme ou marais salants / Le #sel / Chlorure de sodium / Commerce, routes, exploitation, taxe…


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  • monter

    « (une histoire en passant) Quand le vieil aitatxi a été sur le point de mourir, il a appelé son petit fils et il lui a dit va appeler le curé à Baïgorri. Alors le petit a pris le vélo « Kaxu kaxu bizikleta ! », et il descend avec le vélo, il va au presbytère, et il dit « Monsieur le curé il est en train de … » « Mais on ne se parle plus depuis 20 ans » « Oui mais là il est vraiment pas bien » … Alors le curé monte aussi avec le vélo. Ils montent, ils montent sur cette route qui n’en finit pas. Alors le curé arrive, il va dans la chambre, et il dit au vieux : – « Ah quand même tu m’appelles … » – « Oui oui je t’appelle » – « Donc tu veux te confesser ? » – « Non non je veux pas me confesser » – « Tu ne veux pas te confesser ? Et alors qu’est-ce que tu veux ? » – « Je veux savoir si c’est vrai que tu parles au bon Dieu » – « Si je parle au bon Dieu ? Mais je ne suis pas là pour parler de ces questions là. Tu es près de la fin, tu veux mettre ton âme en paix avec Dieu, je ne suis pas là pour te dire si je parle à Dieu ou si je ne parle pas à Dieu » – « Et bien moi c’est tout ce que je veux savoir » – « Alors je m’en vais » Et il s’en va. Alors 8 jours après, ça va encore plus mal, le gosse redescend … Bon je vous la fais courte parce que quand on la fait en basque on ne s’arrête plus, on descend, on remonte, on s’arrête chez Iribarn… Et le curé remonte, il va dans la chambre, et il dit au vieil homme entêté mourant : – « Ca y est tu vas te confesser ? » – « Non je ne veux pas me confesser. Je veux savoir » – « Oui je parle au bon Dieu, et alors ? « – « Ben moi je veux savoir si on joue au rugby de l’autre côté, là-haut » – « Mais je suis pas là pour rigoler » – « Mais c’est tout ce que je veux savoir » – « Alors je repars » Et il repart. Et encore 8 jours se passent, et là cette fois-ci c’est la fin. Alors le vieux renvoie le petit, qui va chercher le curé, et il lui dit : « Cette fois-ci il faut venir, c’est fini bientôt ». Alors le curé vient à nouveau, il s’approche d’aitatxi. – « Alors ça y est, tu veux bien enfin te confesser ? » – « Oui je veux bien me confesser, mais à une condition, c’est que tu me répondes d’abord : est-ce que tu parles au bon Dieu ? – « Oui ! » – « Et est-ce que de l’autre côté on joue au rugby ? » – « Oui on joue au rugby et tu joues dimanche ! » … »


    Les Mots De


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  • couper

    « Quelqu’un qui m’a marqué, c’est le Général De Gaulle. Tout d’abord dans le Pacifique lors d’une tournée sur les essais nucléaires français. Puis une seconde fois, à l’époque de l’entrée des troupes soviétiques à Prague en 1968. J’étais alors rédacteur en chef adjoint à Nancy, et lors d’un reportage on s’est fait doubler par les gendarmes à moto… On s’est demandé ce qu’on avait encore fait ! Un gendarme s’est approché, nous a salués et a dit : « Est-ce qu’il y a quelqu’un qui s’appelle Jean S. parmi vous ? », j’ai dit : « moi » « Venez avec moi ». Alors je l’ai suivi, dans la sacoche de cuir de son engin, il y avait un téléphone (Il n’y avait pas de portables à l’époque !). Et j’avais Michel Péricard au bout du fil, responsable de l’info. Il m’a dit : « Les Russes viennent d’entrer à Prague ». C’était un dimanche. – « De Gaulle est à Colombey-les-Deux-Eglises et c’est toi qui est le plus prêt. » – « Et alors ? » – « Alors tu y vas ». Il a dit quelque chose au motard, et les motards nous ont ouvert la route jusqu’à Colombey. Nous étions quatre : le chauffeur assistant, le preneur de son, le caméraman et moi. Tante Yvonne est venue avec un petit plateau. Il y avait quatre verres et une bouteille de Dubonnet. Elle nous a servis. On a bu et après on a fait l’enregistrement. On sentait que tout était prêt, Le Général était assis à son bureau. Le preneur de son était par terre avec son Nagra, la caméra derrière moi. – « On peut mon Général ? » – « Oui ». – « Général de Gaulle, une première ! » Je regarde le caméraman et une minute, une minute et demi, mon regard glisse vers le preneur de son. Il était blanc. Il me montre le Nagra et la bobine ne tournait pas. On prenait l’image du Général … mais pas de son ! Dans ces moments là, il faut dire : « Coupez ». Alors j’ai dit : « Coupez ». Il s’est exclamé : « Ho la technique ! ». Et on a recommencé. Exactement les mêmes mots, mot pour mot, et aucun papier ! Là on est allé jusqu’au bout, et on est sorti. Il nous a raccompagné jusqu’à la porte, il y avait les marches, le chauffeur était déjà en place, je me suis retourné : « Madame de Gaulle ! », sans trop m’approcher. Et puis je me suis tourné vers lui : « Merci mon Général, au revoir mon Général ! », et là il m’a tendu la main, et au moment où je descendais, il ne m’a pas retenu mais j’ai eu l’impression que la main ne me lâchait pas immédiatement et il m’a dit : « Jeune homme, il y a loin de Colombey-les-Deux-Eglises aux rives du Pacifique n’est-ce pas ? ». Ouf. Il se souvenait parfaitement bien que nous nous étions connus ailleurs. Ça c’était lui. »


  • gâteau

    « A Sare, sur la route de Zugarramurdi, il y a le musée du gâteau basque, une réelle splendeur avec un type qui fait cuire, et qui parle du gâteau basque … Bien, très bien. On goûte juste en l’écoutant ! »


  • projet

    « Pour Emeline, il fallait toujours qu’il y ait un projet pour s’accrocher : une fête, un gala de danse, un voyage,… C’est ce qui lui permettait de tenir. Elle considérait qu’il fallait vivre à fond le temps présent, tout en mettant des projets en route. » « Quand elle était petite, elle se rendait compte elle-même de la gravité de sa maladie car elle me demandait toujours ce que l’on allait faire le lendemain. »


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  • bidonville

    « Imagine-toi dans ta maison avec ta famille et un jour les pelleteuses sont devant ta porte et tu dois prendre ce que tu peux avec toi pour aller vivre dans un endroit que tu ne connais pas et qui va devenir ton bidonville. Tu essaies de trouver des morceaux de bois et de tôle pour te construire un foyer. Au Cap il y a beaucoup de projets pour améliorer les conditions de vie dans les bidonvilles mais c’est compliqué. Pour construire une route et installer l’eau et l’électricité il faut démolir des constructions. »


    Les Mots De


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  • #ouzbékistan

    De la Mer d’Aral au Pamir / Coton et or / Routes de la soie /Tachkent (Cap.) – Samarkand – Boukhara / #Ouzbékistan / Ouzbek lg (turque).


  • #marathon

    En – 490, l’armée perse est mise en déroute par les Grecs à #Marathon / Il court annoncer la nouvelle … 42 km / Et meurt.


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  • #law john

    John #Law (1671/1729) / Contrôleur Général des Finances / Emission des billets / Compagnie d’Occident / Banqueroute / Fuite / Misère.


  • #labyrinthe

    #Labyrinthes / Crétois, romain, médiéval / Maison de la double hache / En chinois, 迷宫,迷路, le « palais », la « route » où l’on « s’égare ».


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  • #henri le navigateur

    Ouvrant financièrement les routes de l’expansion coloniale / Le Portugais #Henri (dit) le Navigateur (1394/1460).


  • #encens

    La route de l’#encens : comme soie et épices / Tiré du boswellia / Rites romains avant d’être chrétiens / Latin incensum : brûlé.


  • pèlerinage 

    Voyage de dévotion en un lieu consacré, effectué à seul ou à plusieurs, supposant le plus souvent une certaine préparation, renvoyant à l’ensemble des critères qui peuvent l’autoriser et/ou l’accompagner : moyen(s) de locomotion, moyens financiers, accueil (sur la route et à terme), activités successives, rencontres, etc. – Le statut qui en découle place la personne qui l’a effectué dans une position particulière à l’égard de celles et ceux qui ne l’ont pas (encore) accompli.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • #carrefour

    Le #carrefour chinois 十字路口 / Formé de la bouche 口, la route 路, et du caractère 字 dix 十 qui évoque un croisement.


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  • #café

    Fable d’un pauvre derviche d’une vallée de l’Arabie / Une cabane et quelques chèvres / Agitation au pâturage / Elles ont brouté… du #café.


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  • #camion

    Véhicule automobile / Grandes dimensions / Transport des marchandises / Un certain sens de la route et de son environnement / #Camion.


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  • #banque

    #Banque : le banc où l’on tient guichet / Ital. Banca rotta, le banc rompu, pour attester de la faillite : la banqueroute.


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  • #baïdarka

    #Baïdarka aléoute / Embarcation recouverte d’une peau de lion de mer / Bord incisé / Peinte en rouge / Fidèle compagne sur la route de vie.


  • baguette

    Pain long que l’on considère souvent typique de l’esprit français et de ses achats quotidiens, et qui fait l’objet de longues discussions sur sa cuisson, l’équilibre entre croûte et mie, sa conservation, etc.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


    Indéfinition


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  • 13

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.