• Indéfinition principale :

    symbole

    Signe hautement représentatif d’une société, d’une culture, d’un phénomène donné, et qui en offre une idée abstraite.

    Indéfinition


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  • symbole

    « J’appelle symbole toute structure de signification où un sens direct, primaire, littéral, désigne par surcroît un autre sens indirect, secondaire, figuré qui ne peut être appréhendé qu’à travers le premier » (Paul Ricœur).


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  • #symbole

    Un objet coupé en deux / Une moitié à chacun/e / Charge à soi-même ou ses descendant/es de les rassembler / #Symbole.


    Twitopique


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  • La peinture décorative de Petrykivka, expression de l’art populaire ornemental ukrainien

    « Les habitants du village de Petrykivka décorent leurs habitations, leurs objets domestiques et leurs instruments de musique de peintures ornementales où prédominent des fleurs imaginaires et autres éléments naturels inspirés d’une observation méticuleuse de la flore et de la faune locales. Cet art est riche de symboles : le coq symbolise le feu et l’éveil spirituel, tandis que les oiseaux représentent la lumière, l’harmonie et le bonheur. Dans la croyance populaire, les peintures protégeaient du chagrin et de tous les maux. Les personnes vivant sur place, en particulier les femmes de tous âges, participent à cette tradition artistique populaire. Chaque famille compte au moins un praticien, la peinture décorative faisant ainsi partie intégrante de la vie quotidienne de la communauté. Les traditions picturales, et notamment les éléments ornementaux symboliques, sont transmises, renouvelées et perfectionnées au fil des générations. Les bases de la peinture décorative de Petrykivka sont enseignées dans les écoles locales à tous les niveaux, des institutions préscolaires aux écoles supérieures, où chaque enfant peut les apprendre, et la communauté est prête à transmettre son savoir-faire à tous ceux qui montrent un intérêt pour cet art. La tradition des arts décoratifs et des arts appliqués contribue au renouvellement de la mémoire spirituelle et historique et signe l’identité de toute la communauté. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • retraite 

    « Le vin d’honneur de la retraite : véritable crémation sociale à l’issue de laquelle l’exécuté rentre chez lui avec la canne à pêche, symbole d’une nouvelle vie et d’une mort prochaine. » – Philippe Bouvard – Journal


    Citation


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  • inukshuk 

    « Traditionally, the Inuit used inukshuit in a variety of ways, including to mark where caribou, fish, or seal might be located. More abstractly, they are symbols to show people that others have been in that location before; there is spirituality, hope, and goodwill with that.” (“Traditionnellement, les Inuit utilisaient les inukshuit de diverse manière, y compris pour marquer l’endroit où on pouvait trouver des caribous, du poisson, ou des phoques. De façon plus abstraite, ce sont des symboles pour montrer aux gens que d’autres ont occupé cet endroit auparavant; il y a là de la spiritualité, de l’espoir, et de la bonne volonté. ») – John Steckley. 2008. White Lies about the Inuit. Ed. University of Toronto Press.


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  • Le Manas

    « La minorité ethnique kirghize, concentrée dans la région de Xinjiang, à l’ouest de la Chine, tire une grande fierté de sa descendance du héros Manas, dont la vie et la lignée sont célébrées au cours de l’un des éléments les plus renommés de sa tradition orale, l’épopée de Manas. Interprétée traditionnellement par un Manaschi sans accompagnement musical, cette épopée est présentée à l’occasion de réunions mondaines, de célébrations communautaires, de cérémonies telles que noces et funérailles, et de concerts. Malgré des différences d’une région à l’autre, sa composition de base reste inchangée : courts poèmes contenant des phrases qui imprègnent désormais le langage quotidien de la population, mélodies adaptées selon l’histoire et les personnages, et paraboles d’un style très vivant. Cette longue épopée raconte les exploits historiques du peuple kirghize et en cristallise les traditions et les croyances. Pour les Kirghiz vivant en Chine et dans les pays voisins d’Asie centrale (Kirghizistan, Kazakhstan et Tadjikistan), l’épopée de Manas est un symbole emblématique de leur identité culturelle. Elle est aussi la principale forme culturelle de divertissement public, de préservation de l’histoire, de transmission de savoir à la jeunesse et d’invocation propitiatoire. En tant que l’une des « trois grandes épopées de Chine », elle est à la fois une création artistique remarquable et une encyclopédie orale du peuple kirghiz. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • Le Fado, chant populaire urbain du Portugal

    « Le Fado est un genre de spectacle associant musique et poésie, très largement pratiqué au sein de diverses communautés de Lisbonne. C’est la synthèse multiculturelle de danses chantées afro-brésiliennes, de genres traditionnels locaux de chants et danses, de traditions musicales des zones rurales du pays apportées par les vagues successives d’immigration intérieure, et des courants de chant urbain cosmopolite du début du XIXe siècle. Le Fado est généralement interprété par un chanteur seul, homme ou femme, traditionnellement accompagné d’une guitare acoustique à cordes métalliques et de la  »guitarra » portugaise, une cithare en forme de poire à douze cordes métalliques, spécifique au Portugal, qui a également un vaste répertoire solo. Depuis quelques décennies, l’accompagnement instrumental s’est enrichi : deux guitares portugaises, une guitare et une guitare basse. Le Fado est chanté par des professionnels dans le cadre de concerts organisés et dans de petites « maisons du Fado », et par des amateurs au sein de nombreuses associations locales dans les vieux quartiers de Lisbonne. Des cours informels par des interprètes plus anciens et respectés sont donnés dans les lieux traditionnels d’exécution du Fado, souvent sur plusieurs générations successives au sein des mêmes familles. La propagation du Fado par le biais de l’émigration et des circuits de la  »world music » a renforcé son image de symbole de l’identité portugaise, débouchant sur un processus d’échanges interculturels avec d’autres traditions musicales. » (source UNESCO : ich.unesco.org)

     


  • indalo

    L’indalo est un smbole graphique, dont l’une des interprétations y voit un homme tendant les bras, surmonté d’un arc-en-ciel. Pendant longtemps, il a été considéré comme un signe de chance, et sa peinture sur les demeures pouvait servir à la fois à protéger contre les violentes intempéries, une sorte de paratonnerre symbolique, mais aussi contre le mauvais œil. Parmi ses étymologies, on retiendra indal eccius qui signifierait le « messager des dieux » en ibère. Il est devenu un symbole de la province d’Almería (à Mojácar en particulier). Il a été retrouvé sur les parois de nombreuses grottes notamment celle de Los Letreros, dans la municipalité de Vélez-Blanco, datant de la fin du néolithique. Un mouvement conduit dans cette région au XXe siècle par Jésus de Perceval lui aurait attribué de fortes fonctions représentatives de la vie et de son cycle éternel. Notons enfin que certaines communautés, dont celle des Gitans, ont pu adopter ainsi que cet extrait d’un forum en témoigne :

    « Oui comme d’autres j’ai déjà vu ce signe sur des camions et aux Saintes Maries… il paraît que ce signe vient d’Andalousie et qu’il signifie « Homme ». Apparemment, les gitans d’Espagne l’auraient adopté et d’autres aussi … moi je l’ai en porte-clés et vous ? »

    Les amoureux du cinéma n’auront pas manqué de l’observer dans les aventures de Conan le Barbare (1982) favorisant la guérison de son héros (Arnold Schwarzenegger).

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • ankh

    Croix ansée égyptienne qui tire son nom du mot « vie »,  ˁnḫ en ancien égyptien – Elle est un symbole majeur du pouvoir dans l’Egypte antique, tenu par la boucle ou dans chaque main, bras croisés. Elle ne fait pas l’unanimité quant à ses origines, le célèbre égyptologue A. Gardiner y voyant pour sa part un lacet qu’on noue et dénoue.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Liste 2018 mots

    348 – route

    347 – téléphone

    346 – Kankurang

    345 – espace

    344 – Olonkho

    343 – chiffre

    342 – mort

    341 – /ui-//aes (Twyfelfontein)

    340 – ncegele

    339 – solstice

    338 – appartenir

    337 – coopérative

    336 – année

    335 – Bamiyan

    334 –recherche

    333 – céréale

    332 – Ribeira Grande

    331 – vieillesse

    330 – continent

    329 – Garifuna

    328 – sang

    327 – mouvement

    326 – bajan

    325 – bateau

    324 – Iran

    323 – économie

    322 – vent

    321 – outil

    320 – Cyrène

    319 – fruit

    318 – Comores

    317 – nom

    316 – univers

    315 – printemps

    314 – penser

    313 – Levuka

    312 – signe

    311 – mesure

    310 – religion

    309 – kinyarwanda

    308 – agriculture

    307 – Salvador

    306 – Sanganeb – Dungonab

    305 – art

    304 – tuvaluan

    303 – objet

    302 – couleur

    301 – T’heydinne

    300 – tel

    299 – ville

    298 – train

    297 – Petrykivka

    296 – Nasreddin Hodja

    295 – nudité

    294 – aimer

    293 – Guanacaste

    292 – Al-Bar’ah

    291 – Vatican

    290 – attendre

    289 – fleur

    288 – Slava

    287 – mendé écr (kikaku)

    286 – Liechtenstein

    285 – juche

    284 – montagne

    283 – famille

    282 – colindat

    281 – Damas

    280 – Lopé-Okanda

    279 – nous

    278 – Bouddhisme

    277 – Uluru-kata tjuta

    276 – Navajos

    275 – question

    274 – communication

    273 – Mashramani

    272 – Triglav

    271 – histoire

    270 – donner

    269 – batana

    268 – samoan

    267 – Ennedi

    266 – Paramaribo

    265 – asseoir (s’)

    264 – nüshu

    263 – Internet

    262 – jeunesse

    261 – maramureş 

    260 – griot

    259 – entreprise

    258 – nan pa’ch

    257 – métal (45-14)

    256 – pierre (45-13)

    255 – force (45-12)

    254 – Antigua

    253 – kartuli ena (géorgien lg)

    252 – sport

    251 – solitude

    250 – marshallais

    249 – ardha

    248 – toilettes

    247 – mushingantahe

    246 – Djibouti

    245 – dormir

    244 – araignée

    243 – Martin Luther

    242 – Porto Rico

    241 – bonjour

    240 – travail

    239 – temps

    238 – pluie

    237 – lune

    236 – distance

    235 – mariage

    234 – Tassili n’Ajjer

    233 – Brunei

    232 – révolution

    231 – handicap

    230 – ordinateur

    229 – tongien

    228 – femme

    227 – justice

    226 – Luxembourg

    225 – Monténégro

    224 – matière

    223 – maïs

    222 – pierre

    221 – autisme

    220 – vallée de mai

    219 – théâtre

    218 – crise

    217 – Uruguay

    216 – Kitabi Dədə Qorqud 

    215 – tigrigna

    214 – âge

    213 – e-estonia

    212  – séga

    211 – singapour 

    210 – sesotho

    209 – slovaque

    208 – Atomium

    207 – Comenius

    206 – océan

    205 –  مكة  (makka / La Mecque)

    204 – Cachoubes

    203 – n’ko alphabet

    202 – Grégoire Ahongbonon

    201 –  蔡伦 (Cai Lun)

    200 – rencontre

    199 – éducation

    198 – fleuve

    197 – atome

    196 – avion

    195 – informer

    194 – Vilnius

    193 – Martenitsa

    192 – ubérisation

    191 – jardin

    190 – numérique

    189 – sel

    188 – dzongkha

    187 – Carthage

    186 – nombre

    185 – santé

    184 – Spaarndam

    183 – wiki

    182 – Al-Zajal

    181 – Bialowieża

    180 – selfie

    179 – lumière

    178 – sarazm

    177 – bamoun

    176 – basque

    175 – intelligence

    174 – soleil

    173 – tupi-guarani

    172 – letton

    171 – gilbertin

    170 – commerce

    169 – Roma

    168 – innovation

    167 – sexe

    166 – eau (45-11)

    165 – sécurité

    164 – frère 

    163 – தமிழ்  (tamoul)

    162 – Sri Lanka

    161 – gouverner

    160 – énergie

    159 – automne

    158 – vérité

    157 – Keïta Salif

    156 – Rabat

    155 – Sapitwa

    154 – ngola

    153 – Copán

    152 – Phiona Mutesi

    151 – Rastafarisme

    150 – Manaschi

    149 – Haïti

    148 – kava

    147 – Pakistan

    146 – fjord

    145 – mano

    144 – jedek

    143 – vitesse

    142 – khoisan

    141 – fête

    140 – algorithme

    139 – 万里长城 (Grande Muraille)

    138 – fado

    137 – shabono

    136 – complexité

    135 – heure

    134 – Nazca

    133 – réussir

    132 – Inuit

    131 – symbole

    130 – paix

    129 – voyage

    128 – Pétra

    127 – Cú Chulainn

    126 – somali

    125 – hiri motu

    124 – Stari Most

    123 – fihavanana

    122 – Κύπρος / Kıbrıs 

    121 – alcool

    120 – nous

    119 – déchet

    118 – vaï (écriture)

    117 – famine

    116 – al-kuwait

    115 – animisme

    114 – Costa do Marfim (Côte d’Ivoire)

    113 – ennui

    112 – abebuu adekai (Cercueils (Ga)

    111 – Equateur

    110 – Grütli 

    109 – Kuomboka

    108 – feu (45-10)

    107 – Zanzibar

    106 – apprendre

    105 – Monomotapa

    104 – Brasilia

    103 – éléphant

    102 – organopónicos

    101 – goût

    100 – brezhoneg (breton)

    99 – Abya Yala

    98 – culture

    97 – encyclopédisme

    96 – indalo

    95 – matière (45-09)

    94 – main (45-08)

    93 – son (45-07)

    92 – Shqipëria

    91 – Salzburg

    90 – sisu

    89 – papillon

    88 – Samarkand

    87 – মুহাম্মদ ইউনূস (Muhammad Yunus)

    86 – Héreros

    85 – अवतार (avatāra)

    84 – Internet of trees (IoT)

    83 – Қазақ тілі

    82 – ລ້ານຊ້າງ (Lan Xang)

    81 – ᏍᏏᏉᏯ (Sequoyah)

    80 – Ruth & Seretse

    79 – nogar

    78 – argent

    77 – Yezidis

    76 –  alphabétisation

    75 – Ibeji

    74 – ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ  (Imazighen)

    73 – རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ (Bonheur National Brut) / BNB

    72 – baleine

    71 – université

    70 – encens

    69 – Rapa Nui

    68 – El Güegüense

    67 – zealandia

    66 – frontière

    65 – chamorro

    64 – Ακρόπολη Αθηνών (Acropole d’Athènes)

    63 – mémoire

    62 – partage

    61 – rugby

    60 – ลอยกระทง (Loy Krathong)

    59 – voir (45-06)

    58 – manger (45-05)

    57 – corps (45-04)

    56 – bài chòi

    55 – гэр (ger)

    54 – Quetzalcoatl

    53 – Serpent arc-en-ciel

    52 – Asubakatchin

    51 – ދިވެހިބަސް  (divehi)

    50 – ˁnḫ (ankh)

    49 – atoll

    48 – guerewol

    47 – Eldorado

    46 – animal (45-03)

    45 – plantes (45-02)

    44 – vie (45-01)

    43 – téranga

    42 – ꦕꦤ꧀ꦣꦶꦧꦫꦧꦸꦣꦸꦂ (Borobudur)

    41 –  بزکشی (bouzkachi)

    40 – binge watching

    39 – Cueva de las manos

    38 – Janteloven (Loi de Jante)

    37 – חג החנוכה (Hanoucca)

    36 – 勿体無い (mottainai)

    35 – plastique

    34 – Jadev Payeng

    33 – sango (–> zo kwe zo)

    32 – naissance

    31 – Çatal Höyük

    30 – Alþingi (Althing)

    29 – Yosemite

    28 – oignon

    27 – Ekeko

    26 – ရိုဟင်ဂျာ / রোহিঙ্গা  (Rohingya)

    25 – pantoun

    24 – Porajmos

    23 – ᐊᔭᒐᖅ (ajagaq)

    22 – مجلس (majlis)

    21 – Μεσοποταμία (Mésopotamie)

    20 – Kibera

    19 – ornithorynque

    18 – bidonville

    17 – អង្គរ (Angkor)

    16 – mot-coeur

    15 – sapeur

    14 – матрёшка (matriochka)

    13 – burkinabè

    12 – bienveillance

    11 –온돌 (ondol)

    10 – braille

    9 – čebela

    8 – ላሊበላ  (Lalibela)

    7 – 共享 (gòngxiǎng)

    6 – Արևախաչ (arevakhach)

    5 – ka’el

    4 – अहिंसा (ahimsa)

    3 – 愚公  (Yu Gong)

    2 – lagom

    1 – ubuntu


  • Les cinq voies pantopiques…

    La diversité de l’espèce humaine est des plus fascinantes. Tout autant que l’est son unité. Leur considération croisée permet de construire la paix sur des bases solides, celle du respect de nos différences comme de nos similitudes. Elle bâtit les ponts qui nous mènent vers un monde apaisé, favorisant le dialogue, la découverte de l’autre et de soi-même. Pourtant il semblerait que nous ayons parfois quelque difficulté à établir ce rapport de connaissance et reconnaissance mutuelles. Affrontement des vérités, volonté de conflit et de nuisance, faiblesse du partage, manque d’empathie… les raisons ne manquent pas. Et le prix en est élevé car, pendant ce temps, des questions essentielles restent posées, relatives à l’environnement, à l’économie, au pouvoir, à l’éducation, au numérique, parmi d’autres, toutes reliées à cette diversité dans l’unité du genre humain.

    La Pantopie a été voulue afin de promouvoir leur rapprochement, notre rapprochement, et propose de le faire au fil de cinq voies complémentaires. On y trouvera celles des langages (langues, écritures, autres), de l’espace-temps (histoire, patrimoine, veillée, environnement…), des rencontres (interviews, citations…), de la signification (indéfinitions, représentations…) et de la créativité (nouveaux moyens de communication et de savoir, monde numérique…). Y convoquant une langue, une actualité, un portrait, un mot ou encore une innovation, y valorisant les interactions qui tissent la toile de l’humanité et de son rapport plus harmonieux aux autres espèces, nous affirmons ici que « le centre du monde est partout et la périphérie nulle part » (Nicolas de Cues). Nous nous fixons ainsi le cap de ce 21e siècle afin de partager quelques récits prenant formes d’un conte, d’un entretien, d’une chronique, d’une indéfinition… Nous y croyons en une forme de Renaissance contemporaine, un mouvement de « tous les lieux » (grec pan-, pantos : « tout », topos : « lieu ») pour un progrès plus responsable de l’humanité.

    La voie des langages

    Les langues et langages sont inséparables de l’idée même de diversité. Ils en sont l’un des piliers les plus représentatifs. Avec 5000 à 7000 langues pratiquées aujourd’hui dans le monde, avec des dizaines d’écritures contemporaines, avec d’innombrables codes et symboles, ce matériau exceptionnel appelle à une découverte illimitée. La Pantopie souhaite y contribuer directement en y donnant accès par une forme d’invitation au voyage. Une invitation constamment renouvelée, rebondissant de système en système, de lieu en lieu, d’invention en invention.

    Toutefois nous aimerions aller un plus loin encore. Nous voudrions en effet saisir cette invitation afin de favoriser des formes multiples d’initiation à ces systèmes et pratiques. Comment faire nôtre la compréhension des écritures qui s’affichent dans les gares, les menus des restaurants et les écrans du monde ? En quoi par exemple l’écriture chinoise offre-t-elle une occasion rare de penser le signe ? En quoi tel ou tel alphabet ou syllabaire ouvre-t-il la porte d’un monde singulier ? Comment prêter oreille à cette voix captée au hasard d’une rencontre ou d’une vidéo, et à la langue qu’elle véhicule ? Comment déchiffrer ce symbole pour éviter un malentendu ? En vérité, ce ne sont pas les occasions qui manquent en matière de langages pour confirmer l’extraordinaire diversité de l’espèce humaine, et en clamer l’universalité. Alors prenons le plaisir de la partager, la défendre et l’étendre…

    La voie de l’espace et du temps

    Nous sommes toutes et tous liés à des lieux et à des époques qui nous caractérisent. Ainsi en va-t-il de notre espèce depuis la nuit des temps. Des sociétés, des pays, des histoires collectives, s’y sont fixés et constituent un patrimoine dont nous sommes les héritiers. Or nous voici à un moment de ce cheminement où de grandes questions se posent. Questions relatives à notre faculté de concorde, ou de discorde, à notre aptitude à dépasser les contentieux au lieu de nous y asservir et à forger des équilibres durables. Questions également relatives à l’environnement naturel, culturel, urbain, que nous voulons défendre et transmettre, à la mesure d’un défi planétaire.

    La Pantopie en ce sens qu’elle se veut de chaque lieu comme de chaque temps, souhaite prêter écoute à l’ensemble de ces questions et aux problématiques qu’elles nous adressent. Dès lors, une histoire plurielle pourrait-elle par exemple y émerger, tenant compte de l’honnêteté des parties engagées et de leur vision différenciée ? Une veillée collectant contes, mythes et légendes, y serait-elle envisageable donnant écho à la sagesse des humanités ? Un calendrier universel n’y aurait-il pas lui aussi toute sa place nous informant de nos fêtes, commémorations et rites ? Une prise de conscience de notre patrimoine universel ne mériterait-elle pas quant à elle un plus grand engagement de notre part ? Et que dire dans ce patrimoine, de l’aspect déterminant de nos espaces naturels dont nous savons aujourd’hui la mise en danger ?… Autant de pistes, autant de fragments d’une vaste mosaïque de l’espace-temps dont nous voulons ici clamer l’unité fondamentale, dans toute sa diversité de pensées et d’actes.

    La voie du sens

    Au regard de la diversité de nos pratiques, cultures, savoirs, opinions, il est peu de dire que nous n’avons pas toujours la même idée quant à la marche du monde. Et pas davantage du reste, quant aux petites choses de la vie. Il suffira de nous demander quel sens nous attribuons à des termes comme « famille », « santé », « justice », « amour » pour nous apercevoir de la fréquente sinon constante différenciation de nos approches. Ainsi va la vie qu’elle nous autorise à conduire notre chemin, à nous y forger un sens personnel de tout ce qui s’y déploie même si celui-ci est souvent conditionné par l’espace-temps qui l’enveloppe. Nous serions alors bien inspirés de nous en féliciter ! Car la force et la beauté du dialogue, le rejet d’une pensée unique, la défense du libre-arbitre, sont sans nul doute à ce prix-là.

    Oui, nos significations varient en bien des points, dirons-nous presque tous. Mais alors, comment en prendre mieux conscience ? Comment suivre cette fabrique du sens au cours des âges de la vie ? Et surtout comment nous en enrichir mutuellement ? La Pantopie suggère ici la voie de l’indéfinition. Une manière d’en appeler à nos propres définitions au gré de 100 thèmes qui vont de la vie aux arts, de la table aux sentiments. Alors, n’hésitons pas. Prenons la plume et le clavier et œuvrons ensemble à un dictionnaire inachevé de nos indéfinitions, source inépuisable de plaisir et de compréhension mutuelle…

    La voie de la rencontre

    Nous sommes en grande partie le fruit de nos rencontres. Celles-ci accompagnent notre existence et en déterminent souvent ce que nous appelons le « succès » ou « l’échec ». Elles sont faites de cette matière quotidienne qui tisse la vie, dans leur préparation ou leur spontanéité, dans leur ouverture ou leur secret. Ces rencontres permettent d’accéder à l’autre tout en nous aidant à mieux comprendre qui nous sommes. C’est pourquoi la Pantopie a souhaité faire relais de rencontres diverses telles que nous pourrions les glaner au détour de la vie.

    Allant au devant de personnes susceptibles de témoigner de leur parcours de manière sincère et vivante, ou bien captant l’écho de certaines existences dans les traces qu’elles en ont laissées, nous tentons ici de verser une pièce essentielle dans ce rapport tout autant à la diversité qu’à l’unité de notre espèce. Une charte, intitulée « les êtres humains », en dessine les contours génériques tandis que chaque portrait, chaque témoignage, chaque partage, lui donne corps et âme. Le tout, en constant prolongement, est une ode à la rencontre, ferment de tout, y compris le meilleur…

    La voie de la créativité

    Oui notre monde est divers. Nos langages, nos espaces, nos histoires, nos significations, et tous ces profils appelant à de possibles rencontres, en attestent aisément. Oui, ce que notre monde nous lègue et dont il nous confie la charge est marqué en tout point par cette diversité. Oui, une forme d’unité relie tout cela dont nous aurons tenté d’esquisser la présence, au nom d’une espèce dont les devoirs l’enjoignent à plus de respect, tant à l’égard d’elle-même que des autres espèces.

    Pourtant une chose vient à présent s’immiscer dans ce mouvement, et en quelque sorte l’amplifier. En fait, nous l’avons déjà croisée çà et là, dans les couloirs du sens, ou ceux de l’espace, tout comme dans la forêt des signes. Celle-ci tient à la créativité inhérente à l’humanité. Et c’est bien cette cinquième voie qui vient faire écho à toutes les autres, scrutant leur constant renouvellement. Chaque génération reçoit ainsi ce contrat d’avenir par lequel elle n’est pas seulement appelée à préserver ce qui fut établi avant elle, mais à le prolonger, le transformer. Qu’il s’agisse de l’innovation au service d’un progrès responsable, qu’il s’agisse d’une vision numérique forte d’un humanisme capable d’écoute et d’empathie, qu’il s’agisse également de réinventer les outils de notre communication planétaire, partageons ici ces actes et intentions qui font le futur et disent la confiance que nous y plaçons. La Pantopie se veut ouverte à ces initiatives et, d’une écriture idéographique contemporaine à l’esquisse d’une encyclopédie tweetée, d’une démarche innovante en matière de dépense d’énergie ou de sauvegarde de la forêt à une activité numérique susceptible de mieux relier les individus, prêtons ici écho à cette fabrique d’un monde de paix, plus digne et plus juste. Il y a tant et tant à faire et presqu’autant de générosité qui partout s’y emploie. Que les esprits bouillonnent donc et que les corps s’agitent, le monde est non seulement à espérer mais à entreprendre au quotidien.


  • arevakhach

    Symbole de l’éternité en Arménie, que l’on peut observer sur les khatchkars ou sur les parois des lieux de culte.

    arevakach – symbole arménien de l’éternité – Wikimedia

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.

    Armenian eternity sign, frequently carved on khachkars and on walls of churches.

    An indefinition is never final - you can modify or supplement it according to your own practices, opinions, knowledge, cultures or history.


  • Effet Calendrier

    Certaines actualités aiment à s’inscrire dans le temps calendaire. Elles y prennent leur place en réponse à un cadre donné, celui des journées mondiales et internationales par exemple, celui des fêtes aussi. On aurait bien tort d’y voir une certaine routine, un effet de banalisation*. Nombre d’entre elles mobilisent bien davantage un effet calendrier, y compris et surtout lorsqu’il nous faut en deviner la trace, en référence à un événement passé, chargé ou non de symbole.


  • 28 – oui – yes – 是 – ja – sì – sí – はい – да

    Oui ou non ?
    yes no
    oui / non
    Osons le demander
    ask
    demander
    Peut-être nous répondra-t-on
    answer
    répondre
    Ceci
    this
    ceci
    Ou cela
    that
    cela

    Être certain ou pas
    certain
    certain/e
    Choisir
    choose
    choisir
    Décider
    decide
    décider
    Hésiter
    hesitate
    hésiter
    Promettre
    promise
    promettre
    Faire preuve de volonté
    will
    vouloir

    Être d’accord
    agreement
    accord
    Ou ne pas l’être
    disagreement
    désaccord

    Chercher la vérité
    truth
    vérité
    Être dans l’erreur
    error
    erreur
    Se tromper
    mistake
    se tromper

    Chercher le sens*
    meaning
    sens
    Comprendre un signe
    sign
    signe
    Un signal
    signal
    signal
    Un symbole
    symbol
    symbole

    Choisir un mot
    word
    mot
    Choisir un nom
    name
    nom

    Tenter de définir un mot, le monde…
    define
    définir
    Dictionnaires
    dictionary
    dictionnaire



  • Ararat

    Le Mont Ararat (39°42N / 44°17E) est une montagne située aujourd’hui en Turquie, sur le haut-plateau arménien, et qui constitue une référence biblique puisque selon les textes, s’y serait posée l’Arche de Noé après le déluge. Il figure à ce titre comme l’un des symboles majeurs pour les Arméniens, présent sur le drapeau national.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • vieille ville de saint-jacques-de-compostelle

    « Ce célèbre lieu de pèlerinage situé dans le nord-ouest de l’Espagne est devenu un symbole de la lutte des chrétiens espagnols contre l’islam. Détruite par les musulmans à la fin du Xe siècle, la ville a été complètement reconstruite au siècle suivant. La vieille ville de Saint-Jacques constitue l’un des plus beaux quartiers urbains du monde avec ses monuments romans, gothiques et baroques. Les monuments les plus anciens sont regroupés autour de la tombe de saint Jacques et de la cathédrale qui s’ouvre par le magnifique portail de la Gloire. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Espagne

    Date :

    1985

    Catégorie :

    Culturel
  • usine van nelle

    « Réalisée au cours des années 1920 le long d’un canal de la zone industrielle du Spaanse polder, à Rotterdam, l’usine Van Nelle est un des fleurons de l’architecture industrielle du XXe siècle. Il s’agit d’un ensemble d’usines aux façades de verre et d’acier utilisant à grande échelle le principe du « mur-rideau ». Conçue comme une usine idéale, elle est ouverte sur l’extérieur et l’espace intérieur est évolutif en fonction des besoins. La lumière y est mise au service du confort au travail. Elle se veut une usine nouvelle, véritable symbole de la culture architecturale moderniste et fonctionnaliste de l’entre-deux-guerres. Elle témoigne aussi de la longue tradition portuaire et économique néerlandaise dans les domaines du conditionnement de produits agro-alimentaires importés (café, thé, tabac) et leur commercialisation en Europe. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Pays-Bas

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • tiya

    « Sur quelque 160 sites archéologiques découverts jusqu’à présent dans la région du Soddo, au sud d’Addis-Abeba, celui de Tiya est l’un des plus importants. Il comprend 36 monuments, dont 32 stèles présentant une figuration sculptée faite d’épées et de symboles demeurés énigmatiques. Ces stèles témoignent d’une culture proto-historique d’éthiopie que l’on n’a pas encore pu dater avec précision. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Éthiopie

    Date :

    1980

    Catégorie :

    Culturel
  • tour de londres

    « La massive tour Blanche, archétype de l’architecture militaire normande, qui exerça son influence dans tout le royaume, fut construite au bord de la Tamise par Guillaume le Conquérant pour protéger la ville de Londres et affirmer son pouvoir. Autour d’elle s’est développée la Tour de Londres, imposante forteresse riche de souvenirs historiques et devenue l’un des symboles de la monarchie. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

    Date :

    1988

    Catégorie :

    Culturel
  • site archéologique de delphes

    « Le sanctuaire panhellénique de Delphes où parlait l’oracle d’Apollon abritait l’Omphalos, « nombril du monde ». En harmonie avec une nature superbe, investie d’une signification sacrée, il était au VIe siècle av. J.-C. le véritable centre et le symbole de l’unité du monde grec. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Grèce

    Date :

    1987

    Catégorie :

    Culturel
  • résidences des savoie

    « Lorsque le duc de Savoie, Emmanuel-Philibert, choisit de déplacer la capitale du duché à Turin en 1562, il entreprit un vaste programme de construction, symbole du pouvoir de la maison royale des Savoie, qui allait être mené à bien par ses successeurs. Cet ensemble de bâtiments de haute qualité, conçu et décoré par les plus grands architectes et artistes du temps, rayonne sur la campagne environnante, à partir du palais royal situé dans la « zone de commandement » de Turin, pour atteindre de nombreuses résidences de campagne et des pavillons de chasse. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Italie

    Date :

    1997

    Catégorie :

    Culturel
  • quartier du vieux pont de la vieille ville de mostar

    « La ville historique de Mostar, nichée dans la profonde vallée de Neretva, est une ancienne ville frontière ottomane qui s’est développée aux XVe et XVIe siècles, et durant la période austro-hongroise des XIXe et XXe siècles. Mostar se caractérise par ses maisons turques anciennes et par le vieux pont, Stari Most, qui lui a valu son nom. Lors des conflits des années 1990, la majeure partie de la ville historique et le vieux pont du célèbre architecte Sinan ont cependant été détruits. Le vieux pont a été reconstruit et de nombreux édifices de la vieille ville ont été restaurés ou rebâtis avec l’aide d’un comité scientifique international mis en place par l’UNESCO. Le quartier du vieux pont, avec ses caractéristiques architecturales (pré-ottomanes, ottomanes de l’Est, méditerranéennes et d’Europe occidentale), est un exemple remarquable d’occupation urbaine multiculturelle. Le pont reconstruit et la vieille ville de Mostar sont un symbole de la coopération internationale et de la coexistence de diverses communautés culturelles, ethniques et religieuses. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Bosnie-Herzégovine

    Date :

    2005

    Catégorie :

    Culturel

    Thème(s) :

    Tags :

    Zone(s) :

    Langue(s) :

  • paysage culturel de sukur

    « Le paysage culturel de Sukur – avec le palais du Hidi (chef) sur une colline dominant les villages en contrebas, ses champs en terrasses et leurs symboles sacrés, ainsi que les vestiges omniprésents de l’ancienne industrie florissante du fer – reflète fidèlement la société qui l’a créé il y a des siècles et sa culture spirituelle et matérielle. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Nigéria

    Date :

    1999

    Catégorie :

    Culturel
  • paysage culturel du café de la colombie

    « Le paysage culturel du café de Colombie est un exemple exceptionnel d’un paysage culturel productif et durable qui est unique et représentatif d’une tradition devenue un symbole fort en Colombie mais aussi dans d’autres régions caféières du monde. Le bien comprend six paysages agricoles et 18 centres urbains situés au pied des collines des chaines orientale et centrale de la cordillère des Andes, dans l’ouest du pays. Il reflète une tradition centenaire de la culture du café sur de petites parcelles prises sur la haute forêt et la façon dont les paysans ont adapté la culture au difficile environnement montagneux. Les zones urbaines, situées principalement sur les plateaux au sommet des collines surplombant les plantations de café, sont caractérisées par l’architecture de la colonisation d’Antioquia, influencée par le style espagnol. Les matériaux de construction étaient, et demeurent dans certaines zones, le torchis et les cannes tressées pour former les murs tandis que les toits sont constitués de tuiles d’argile. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Colombie

    Date :

    2011

    Catégorie :

    Culturel
  • paysage culturel du morne

    « Le Paysage culturel du Morne est une montagne accidentée qui s’avance dans l’océan Indien au sud-ouest de l’île Maurice et qui a été utilisée comme refuge par les esclaves en fuite, les marrons, au cours du XVIIIe siècle et des premières années du XIXe. Protégés par les versants abrupts de la montagne, quasi-inaccessibles et couverts de forêts, les esclaves évadés ont formé des petits peuplements dans des grottes et au sommet du Morne. La tradition orale autour des marrons a fait de cette montagne le symbole de la souffrance des esclaves, de leur lutte pour la liberté et de leur sacrifice, autant des drames qui ont trouvé un écho jusque dans les pays d’où venaient les esclaves : le continent africain, Madagascar, l’Inde et le sud-est de l’Asie. Maurice, une grande escale du commerce des esclaves, a même été connue comme la « République des marrons » à cause du nombre important d’esclaves échappés qui s’étaient installés sur la montagne du morne. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Maurice

    Date :

    2008

    Catégorie :

    Culturel
  • namhansanseong

    « Conçue comme une capitale refuge de la dynastie des Choson (1392-1910), Namhansanseong se trouve dans une zone montagneuse à 25 km au sud-est de Séoul. Construite et défendue par des moines-soldats bouddhistes,  elle pouvait accueillir 4 000 personnes et jouait un important rôle administratif et militaire. Ses vestiges les plus anciens remontent au VIIe siècle mais elle a été reconstruite à plusieurs reprises, notamment au début du XVIIe siècle, en prévision d’une attaque de la dynastie sino-mandchoue des Qing. Elle exprime une synthèse du génie militaire défensif de l’époque, à partir d’influences chinoises et japonaises, et des évolutions de l’art de la fortification, suite à l’arrivée des armes à feu venues d’Occident. Cité habitée en permanence et longtemps capitale provinciale, elle comprend dans son enceinte fortifiée des témoignages de divers bâtiments militaires, civils et religieux. Elle constitue un symbole de la souveraineté coréenne. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République de Corée

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • monastère royal de santa maría de guadalupe

    « D’un intérêt exceptionnel parce qu’il illustre quatre siècles d’architecture religieuse espagnole, ce monastère rappelle deux événements historiques majeurs remontant tous deux à 1492 : l’achèvement de la reconquête de la péninsule Ibérique par les rois catholiques et l’arrivée en Amérique de Christophe Colomb. La célèbre statue de la Vierge qui s’y trouve devint un symbole puissant pour la christianisation d’une grande partie du Nouveau Monde. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Espagne

    Date :

    1993

    Catégorie :

    Culturel
  • mont taishan

    « Objet d’un culte impérial pendant près de deux millénaires, le mont sacré Tai abrite des chefs-d’œuvre artistiques en parfaite harmonie avec la nature environnante. Il a toujours été une source d’inspiration pour les artistes et les lettrés chinois et il est le symbole même des civilisations et des croyances de la Chine ancienne. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chine

    Date :

    1987

    Catégorie :

    Mixed
  • mémorial de la paix d’hiroshima (dôme de genbaku)

    « Le Mémorial de la Paix d’Hiroshima, ou Dôme de Genbaku, fut le seul bâtiment à rester debout près du lieu où explosa la première bombe atomique, le 6 août 1945. Il a été préservé tel qu’il était juste après le bombardement grâce à de nombreux efforts, dont ceux des habitants d’Hiroshima, en espérant une paix durable et l’élimination finale de toutes les armes nucléaires de la planète. C’est un symbole dur et puissant de la force la plus destructrice que l’homme ait jamais créée, qui incarne en même temps l’espoir de la paix. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Japon

    Date :

    1996

    Catégorie :

    Culturel
  • missions de san antonio

    « « Il s’agit d’une série de cinq ensembles d’avant-postes religieux, de part et d’autre de la rivière San Antonio, dans l’Etat du Texas, ainsi que d’un ranch situé à 37 kilomètres au sud. Le bien se compose notamment de structures architecturales et archéologiques, de terres agricoles, d’habitations, d’églises, de greniers ou encore de systèmes de distribution de l’eau. Fondé par les missionnaires franciscains au XVIIIe siècle, le bien illustre les efforts déployés par la couronne espagnole pour coloniser, évangéliser et défendre la frontière nord de la Nouvelle Espagne. Les missions de San Antonio sont également un exemple de l’imbrication des cultures espagnole et coahuiltèque, illustrés entre autre par les éléments décoratifs des églises qui associent les symboles catholiques avec l’esthétique naturaliste autochtone. » (source : whc.unesco.org) »


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    États-Unis d'Amérique

    Date :

    2015

    Catégorie :

    Culturel
  • masada

    « Dressée sur un éperon rocheux, Masada est une forteresse naturelle d’une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert de Judée. Symbole de l’ancien royaume d’Israël et de sa destruction brutale, elle fut la dernière poche de résistance des patriotes juifs face à l’armée romaine, en 73 de notre ère. Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l’empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d’assaut qui entourent le monument sont l’exemple le plus complet de travaux de siège de l’époque romaine conservés jusqu’à ce jour. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Israël

    Date :

    2001

    Catégorie :

    Culturel
  • koutammakou, le pays des batammariba

    « Le paysage du Koutammakou, situé dans le nord-est du Togo et s’étendant par-delà la frontière jusqu’au Bénin, abrite les Batammariba dont les remarquables maisons à tourelles en terre sont devenues un symbole du Togo. Dans ce paysage, la nature est étroitement associée aux rituels et aux croyances de la société. Le paysage culturel de 50 000 ha doit son aspect remarquable à ses takienta, maisons à tourelles qui sont le reflet de la structure sociale, ainsi qu’à ses terres agricoles et ses forêts, et à l’association entre le peuple et le paysage. De nombreux édifices sont à deux étages, et ceux dotés d’un grenier sont caractérisés par une forme quasi sphérique surmontant une base cylindrique. Certains bâtiments possèdent des toits plats, d’autres des toits de chaume coniques. Les maisons sont regroupées en villages qui comprennent également des espaces cérémoniels, des sources, des rochers et des sites réservés aux cérémonies d’initiation. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Togo

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • jardin botanique (orto botanico), padoue

    « Le premier jardin botanique du monde a été créé à Padoue en 1545. Il a conservé son plan d’origine – un jardin clos circulaire, symbole du monde, entouré d’un ruban d’eau. Par la suite, des éléments nouveaux ont été ajoutés, à la fois architecturaux (entrées monumentales et balustrades) et pratiques (installation de pompage et serres). Il continue, comme par le passé, à inspirer la recherche scientifique. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Italie

    Date :

    1997

    Catégorie :

    Culturel
  • Île de gorée

    « Au large des côtes du Sénégal, en face de Dakar, Gorée a été du XVe au XIXe siècle le plus grand centre de commerce d’esclaves de la côte africaine. Tour à tour sous domination portugaise, néerlandaise, anglaise et française, son architecture est caractérisée par le contraste entre les sombres quartiers des esclaves et les élégantes maisons des marchands d’esclaves. L’île de Gorée reste encore aujourd’hui un symbole de l’exploitation humaine et un sanctuaire pour la réconciliation. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Sénégal

    Date :

    1978

    Catégorie :

    Culturel
  • fujisan, lieu sacré et source d’inspiration artistique

    « La beauté de ce volcan solitaire, souvent couronné de neige, s’élevant au-dessus de villages, de la mer et de lacs bordés d’arbres, a inspiré artistes et poètes. Il s’agit d’un lieu de pèlerinage depuis des siècles. Le site inscrit comprend 25 biens qui reflètent l’esprit de ce paysage artistique sacré. Au XIIe siècle, le Mont Fuji est devenu un centre de formation du bouddhisme ascétique (fusion du bouddhisme et du shintoïsme). Situés dans les 1 500 mètres supérieurs du volcan de 3 776 mètres, des chemins de pèlerinage et des sanctuaires du cratère ont été inscrits, mais aussi des sites répartis au pied du volcan, notamment les sanctuaires Sengenjinja, les auberges traditionnelles Oshi et des formations volcaniques traditionnelles telles que les arbres moulés dans la lave, les lacs, les sources et les chutes d’eau qui sont vénérés car considérés comme sacrés. Sa représentation dans l’art japonais remonte au XIXe siècle mais les estampes sur bois du XIXe siècle, notamment celles représentant des plages de sable et des pinèdes, ont fait de Fujisan un symbole internationalement reconnu du Japon et ont eu une profonde influence sur l’art occidental de l’époque. » « »


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Japon

    Date :

    2013

    Catégorie :

    Culturel
  • gare chhatrapati shivaji (anciennement gare victoria)

    « La gare Chhatrapati Shivaji, autrefois appelée gare Victoria, à Mumbai, est un remarquable exemple d’architecture néogothique victorienne en Inde, mêlée à des éléments issus de l’architecture traditionnelle indienne. Le bâtiment, conçu par l’architecte britannique F.W. Stevens, allait devenir le symbole de Bombay, la « ville gothique » et le plus important port marchand d’Inde. Le terminal, dont la construction, commencée en 1878, dura dix ans, obéit à une conception du gothique victorien s’inspirant des modèles de la fin du Moyen âge en Italie. Certains éléments remarquables comme le dôme de pierre, les tourelles, les arcs brisés et le plan excentré rappellent l’architecture des palais indiens traditionnels. C’est un exemple exceptionnel de la rencontre de deux cultures, les architectes britanniques ayant fait appel à des artisans indiens pour intégrer la tradition architecturale indienne afin de créer un style nouveau, propre à Bombay. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Inde

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • gorge d’ironbridge

    « à Ironbridge, localité minière devenue le symbole de la révolution industrielle, se trouvent tous les éléments de l’essor de cette région industrielle au XVIIIe siècle, depuis le centre d’extraction jusqu’au chemin de fer. à proximité, le haut-fourneau de Coalbrookdale, créé en 1708, rappelle la découverte de la fonte au coke. Quant au pont d’Ironbridge, premier pont métallique du monde, il eut une influence considérable sur l’évolution de la technologie et de l’architecture. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

    Date :

    1986

    Catégorie :

    Culturel
  • forêt sacrée d’osun-oshogbo

    « La dense forêt sacrée d’Osun, à la périphérie de la ville d’Oshogbo, est l’une des dernières zones de la forêt primaire qui subsiste au sud du Nigéria. Elle est considérée comme la demeure d’Osun, une des divinités du panthéon yoruba. La forêt, sillonnée par la rivière Osun, abrite des sanctuaires, des sculptures et des œuvres d’art érigés en l’honneur d’Osun et d’autres divinités yorubas. La forêt, désormais considérée par tout le peuple yoruba comme un symbole identitaire, est probablement la dernière forêt sacrée de la culture yoruba. Elle témoigne de la coutume, jadis très répandue, qui consistait à établir des lieux sacrés loin de toute habitation humaine. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Nigéria

    Date :

    2005

    Catégorie :

    Culturel
  • couvent du christ à tomar

    « Conçu à l’origine pour célébrer la Reconquête, le couvent des Templiers de Tomar, devenu en 1334 le siège de l’ordre des Chevaliers du Christ, se transforma à l’époque manuéline en un symbole inverse, celui de l’ouverture du Portugal à d’autres civilisations. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Portugal

    Date :

    1983

    Catégorie :

    Culturel
  • centre historique de oaxaca et zone archéologique de monte alban

    « Depuis plus de 1 500 ans, les Olmèques, les Zapotèques et les Mixtèques ont successivement habité le site. Les terrasses, barrages, canaux, pyramides et tertres artificiels de Monte Albá;n ont été littéralement sculptés dans la montagne et sont les symboles d’une topographie sacrée. Tout près, le plan en damier de la ville d’Oaxaca est un bon exemple d’urbanisme de la période coloniale espagnole. La stabilité et le volume de l’architecture qui s’est développée dans cette ville témoignent de manière exceptionnelle d’une adaptation de la construction et du style au terrain sismique sur lequel ont été bâtis ces chefs-d’œuvre architecturaux. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    1987

    Catégorie :

    Culturel
  • centre historique de san gimignano

    « La ville de San Gimignano delle belle Torri est située en Toscane, à 56 km au sud de Florence. C’était un important point de relais pour les pèlerins qui se rendaient à Rome ou en revenaient par la Via Francigena. Les familles nobles qui contrôlaient la ville avaient bâti quelque 72 maisons-tours (jusqu’ à 50 m de hauteur), symboles de leurs richesses et de leur pouvoir. Il ne reste que 14 de ces tours mais San Gimignano a conservé son ambiance et son apparence féodales. La ville recèle également des chefs-d’œuvre de l’art italien des XIVe et XVe siècles. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Italie

    Date :

    1990

    Catégorie :

    Culturel
  • centre historique de florence

    « Construite sur un site étrusque, Florence, symbole de la Renaissance, a joué un rôle économique et culturel prépondérant sous les Médicis aux XVe et XVIe siècles. Ses six siècles d’une créativité artistique extraordinaire sont avant tout illustrés dans sa cathédrale du XIIIe siècle, Santa Maria del Fiore, l’église Santa Croce, le palais des Offices et le palais Pitti qui sont l’œuvre d’artistes comme Giotto, Brunelleschi, Botticelli et Michel-Ange. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Italie

    Date :

    1982

    Catégorie :

    Culturel
  • beffrois de belgique et de france

    « Vingt-trois beffrois, situés dans le nord de la France, et le beffroi de Gembloux, en Belgique, ont été inscrits en tant que groupe et comme une extension des 32 beffrois belges inscrits en 1999 sous le nom de Beffrois de Flandre et de Wallonie. Construits entre le XIe et le XVIIe siècle, ils illustrent les styles architecturaux roman, gothique, Renaissance et baroque. Ils constituent des symboles hautement significatifs de la conquête des libertés civiques. à une époque où la plupart des villes italiennes, allemandes et anglaises s’attachaient surtout à construire des hôtels de ville, dans une partie de l’Europe nord-occidentale, l’accent était mis sur l’édification de beffrois. Par opposition au donjon (symbole des seigneurs) et au clocher (symbole de l’église), le beffroi, troisième tour du paysage urbain, représentait le pouvoir des échevins. Au fil des siècles, il est devenu le symbole de la puissance et de la prospérité des communes. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Belgique,France

    Date :

    1999

    Catégorie :

    Culturel
  • behistun

    « Behistun se trouve sur l’ancienne route marchande reliant le haut plateau iranien à la Mésopotamie et possède des vestiges de l’époque préhistorique aux périodes mède, achéménide, sassanide et ilkhanide. Le monument principal de ce site archéologique est un bas-relief et une inscription cunéiforme commandés par Darius I le Grand, quand il monta sur le trône de l’Empire perse, en 521 avant JC. Ce bas-relief représente Darius tenant un arc, symbole de sa souveraineté, et écrasant le torse d’un homme allongé sur le dos devant lui. Selon la légende, ce personnage serait Gaumata, le mage mède prétendant au trône dont l’assassinat permit à Darius la conquête du pouvoir. Sous le bas-relief et autour, quelque 1 200 lignes d’inscriptions retracent l’histoire des batailles que Darius a dû livrer en 521 – 520 avant JC contre les gouverneurs qui tentèrent de diviser l’empire fondé par Cyrus. L’inscription est rédigée en trois langues. La plus ancienne est un texte élamite faisant référence aux légendes qui décrivent le roi et les rébellions. Elle est suivie par une version babylonienne de légendes similaires. La dernière partie de l’inscription est particulièrement importante, car c’est là que Darius introduisit pour la première fois la version en vieux perse de ses res gestae (ce qu’il a accompli). C’est l’unique inscription monumentale achéménide connu sur la re-fondation de l’Empire par Darius I. Elle constitue également un témoignage sur les influences mutuelles dans le développement de l’art monumental et de l’écriture dans la région de l’Empire perse. On trouve aussi à Behistun des vestiges de la période mède (8e au 7e siècle avant JC) ainsi que des périodes achéménide (6e au 4e siècles) et post-achéménide. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Iran (République islamique d')

    Date :

    2006

    Catégorie :

    Culturel
  • campus central de la cité universitaire de l’universidad nacional autónoma de mexico (unam)

    « Le campus qui est constitué d’un ensemble de bâtiments, d’équipements sportifs et d’espaces ouverts dans la zone méridionale de Mexico a été construit entre 1949 et 1952. Plus de 60 architectes, ingénieurs et artistes ont travaillé au projet. Le campus est un superbe exemple du modernisme du XXe siècle, il illustre l’intégration de l’urbanisme, de l’architecture, de l’ingénierie, de l’architecture de paysage et des beaux-arts et leur association avec des références aux traditions locales, notamment le passé préhispanique du Mexique. L’ensemble incarne des valeurs sociales et culturelles de portée universelle. Reconnu dans le monde entier, ce campus est l’un des grands symboles de la modernité en Amérique latine. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    2007

    Catégorie :

    Culturel
  • art rupestre de chongoni

    « Situé sur un groupe de collines boisées de granite, la réserve de Chongoni occupe 126,4 km2 sur le haut plateau central du Malawi. Sur 127 sites, elle abrite le plus dense des ensembles d’art rupestre de la région. L’ensemble de Chongoni reflète la tradition – relativement rare – de l’art rupestre des agriculteurs mais aussi les peintures des chasseurs-cueilleurs BaTwa qui habitèrent le secteur à partir de l’âge de pierre tardif. Les agriculteurs Chewa, dont les ancêtres vivaient dans la région depuis l’âge de fer tardif, pratiquèrent la peinture rupestre jusqu’à une époque avancée du XXe siècle. Les symboles de l’art rupestre, étroitement associés aux femmes, sont toujours d’une grande pertinence culturelle parmi les Chewa, et les sites sont associés à des cérémonies et rituels qui ont toujours cours. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Malawi

    Date :

    2006

    Catégorie :

    Culturel
  • auschwitz birkenau – camp allemand nazi de concentration et d’extermination (1940-1945)

    « Les enceintes, les barbelés, les miradors, les baraquements, les potences, les chambres à gaz et les fours crématoires de l’ancien camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, le plus vaste du IIIe Reich, attestent les conditions dans lesquelles fonctionnait le génocide hitlérien. Selon des recherches historiques, 1,1 à 1,5 million de personnes – dont de très nombreux Juifs – furent systématiquement affamées, torturées et assassinées dans ce camp, symbole de la cruauté de l’homme pour l’homme au XXe siècle. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Pologne

    Date :

    1979

    Catégorie :

    Culturel
  • angkor

    « Angkor est l’un des principaux sites archéologiques de l’Asie du Sud-Est. S’étendant sur quelque 400 km2 couverts en partie par la forêt, le parc archéologique d’Angkor recèle les admirables vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer qui rayonna entre le IXe et le XVe siècle : le célèbre temple d’Angkor Vat et, à Angkor Thom, le temple du Bayon orné d’innombrables sculptures. L’UNESCO a mis en œuvre un vaste programme de sauvegarde de ce site symbole et de son environnement. » (source : whc.unesco.org)


    Nous marchons au nord du Tonlé Sap
    Dans un lieu classé au patrimoine mondial depuis 1992 :
    Bienvenue sur le site d’Angkor incluant, parmi bien d’autres…
    … Angkor Vat ប្រាសាទអង្គរវត្ត
    Dans toute sa majesté
    … Le Baray oriental បារាយណ៍ខាងកើត
    Plan d’eau contenant des dizaines de millions de m3
    … Angkor Thom អង្គរធំ
    Cité royale construite par Jayavarman VII
    et son incroyable Bayon ប្រាសាទបាយ័ន, dernier des temples-montagnes
    … ou encore le splendide temple de Banteay Srei ប្រាសាទបន្ទាយស្រី

    Oui, Angkor, l’exceptionnelle cité, s’étendant sur plus de 400 km2,
    L’un des plus vastes complexes urbains de l’ère pré-industrielle


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Cambodge

    Date :

    1992

    Catégorie :

    Culturel

    Thème(s) :

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    Zone(s) :

  • acropole d’athènes

    « L’Acropole d’Athènes et ses monuments sont le symbole universel de l’esprit et de la civilisation classiques, et forment le plus extraordinaire ensemble architectural et artistique légué par la Grèce antique au reste du monde. Dans la seconde moitié du Ve siècle avant JC, Athènes, suite à sa victoire sur les Perses et à l’établissement de la démocratie, prit un ascendant sur les autres Cités-états du monde antique. Durant cette période, alors que l’art et la pensée florissaient, un groupe exceptionnel d’artistes mit en œuvre les plans ambitieux de Périclès, homme d’état athénien, et transforma, sous la direction éclairée du sculpteur Phéidias, la colline rocheuse en un monument unique d’esprit et d’arts. Les principaux monuments furent érigés à cette époque : le Parthénon, construit par Ictinus, l’érechthéion, les Propylées, l’entrée monumentale de l’Acropole, dessinés par Mnesiclès et le petit temple d’Athéna Nikê. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Grèce

    Date :

    1987

    Catégorie :

    Culturel
  • Le fil d’amour

    Le « Fil d’amour… » est le premier texte à avoir fait l’objet d’un encodage en UNIDEO… Nous le publions ici par fragments successifs (merci de votre patience), à titre de prologue à une autre manière de construire et partager le sens… 

    1. On raconte qu’un visiteur parvint un soir à la Cité des dieux… Mille feux brillaient à son arrivée, étoiles de nacre tressées sur les imposantes murailles. Le voyage était réputé si long et si périlleux qu’on fêta le nouvel arrivant par un déploiement d’amabilité et d’enthousiasme.

    tell2 whatS * man whoS come for seeaccess pastS day * town ofS god pluralS

    (on) raconte / que * un visiteur (homme / qui / vient / pour / voir) * parvint (accéder / passé) * (un) jour / (à la) cité / de(s) / dieu(x)

    2. On le conduisit aussitôt à un palais de jade hissé sur un monticule planté de cèdres, d’oliviers et d’amandiers de l’essence la plus rare. Il fut convié à s’y délasser aussi longtemps qu’il le souhaiterait bercé par les senteurs raffinées et les sonorités célestes.

    smell pluralS imply2 satisfaction very * andSsound pluralS ofS heaven

    les senteurs / raffinées (qui entraînent / une satisfaction / élevée) * et * les sons / du / ciel

    3. Du point culminant de son observatoire, face à un horizon sans fin, l’homme plusieurs jours et plusieurs nuits contempla la Cité. Tandis que les douceurs et les attentions les plus exquises le noyaient de leur enivrante présence, il semblait perdu dans un songe dont nul ne se hâtait à voler le secret. Puis il en sortit par ces changements inexplicables dont on savait ici capable l’espèce humaine.

    infrontof horizon without limit * man * observe satisfaction pastS * whatS town * day night several

    devant / un horizon / sans / limite * l’homme * observa (observer / satisfaction / passé) * (objet) la cité * (temps) jour / nuit / plusieurs

    4. Quittant ce havre de paix, l’homme commença à visiter les lieux. Les allées y étaient cinq fois plus larges que dans la plus majestueuse des cités qu’il avait pu traverser. Les demeures rivalisaient de merveilles. Leurs cours intérieures aux larges péristyles lui paraissaient d’une perfection inégalée. Un parfum de myrrhe, mêlé de jasmin, troublait chacun de ses pas.

    after leave place calm maximal * man * start2 pastS * visit town

    après / avoir quitté / (ce) lieu / calme (maximal) * l’homme / commença (commencer / passé) * (à) visiter / la Cité

    5. Mais surtout, à la moindre de ses haltes, les résidents l’accueillaient avec chaleur et simplicité. Leur verbe était léger, aussi délicat que le vin qu’ils versaient dans de fines coupes serties d’améthyste – car nul n’ignore que cette pierre combat l’ivresse.

    everyone * know * whatS stone this * against disease ofS alcohol

    Tout le monde * sait * que / cette pierre (pierre / cette) * contre / ivresse (maladie / de l’alcool)

    6. Au cours de ses pérégrinations l’homme souhaita s’informer de quantité de choses dont il était naturellement intéressé. Car tout ce qui pouvait se penser, se dire ou se faire, prenait en ces lieux corps et âme. On y filait les cotons et les soies les plus variées. On y martelait toutes sortes de métaux. On y chantait des mélopées anciennes. On y incrustait le sens dans des sonnets d’albâtre. On y érigeait des constructions imaginaires de forme et d’esprit. La Cité, ainsi que les hommes en avaient solidement établi la réputation était un lieu d’enchantement. Et le séjour y glissait. Sans écueil.

    hit pastS species all ofS metal ** sing pastS * song old2 for say

    (On y) frappait (battre / passé) * toutes sortes (espèce / toutes) / de métal ** (On y) chantait (chanter / passé) / des chansons récitatives (chanson pour dire) / anciennes

    7. Toutefois, lors d’une halte, le visiteur, tel qu’on le nommait déjà, fut pris à parti par le dieu de la guerre. On chuchotait alors que ce dernier était irrité par cette présence étrangère qu’il qualifiait d’hérétique et d’intrigante.

    presence ofS foreigner * imply2 pastS * dissatisfaction ofS god ofS war

    (la) présence / de / (cet) étranger * entraînaît * le déplaisir / du / dieu de la guerre

    8. « Dis-moi, étranger, entreprit le dieu sans détour, quelle folie t’a mené en ces lieux ? Pourquoi avoir pris tant de risques ? » L’étranger pressentant l’importance de sa réponse, demeura silencieux. Le dieu de la guerre formula donc la question de manière plus incisive : « Qu’es-tu venu chercher ? »

    9. « Je suis venu apprendre. » répondit l’homme dont le visage s’était subitement illuminé. « Apprendre, reprit l’autre quelque peu interloqué. Mais, apprendre quoi ?! » « Je suis venu apprendre à apprendre, poursuivit le visiteur, dont le cœur se faisait toujours plus léger. »

    10. Le dieu de la guerre, au torse puissant, prêt à toutes sortes de combat, trouva celui-ci de bien médiocre espèce. Il décida en conséquence de laisser cet hôte poursuivre sa quête insensée, puisqu’il avait parcouru un si long chemin afin de la conduire.

    11. Il lui signala néanmoins qu’un prédécesseur avait hier commis pêché de s’emparer d’un feu qui lui avait valu d’être enchaîné sur de lointaines montagnes. Si tel était le destin des hommes de renouveler cette erreur, qu’il en soit donc ainsi. Le visiteur fut troublé par cet avertissement. Il sembla différent après l’entrevue, comme si la menace voilée de son puissant interlocuteur avait sonné l’heure précoce d’un rappel.

    12. Délaissant toujours plus tôt son promontoire, et les douceurs qui y affluaient en grand nombre, l’homme s’attacha avec application à glaner quantité d’informations disparates, détails insignifiants, connaissances éparses. Et il fut grandement étonné de ce qu’il constata car, malgré tant de richesses, tous ou presque en négligeaient l’existence.

    13. En vérité, ici comme partout ailleurs, régnaient de grands cloisonnements. Chacun attaché à son savoir, sa culture, son pouvoir, son langage, mettait un point d’honneur à ne les partager qu’en d’exceptionnelles circonstances. Ici comme ailleurs, pour la grenouille au fond du puits, le ciel se limitait à la margelle.

    14. De la fabrique des dentelles les plus fines, à la connaissance du calendrier lunaire, de la pratique de jeux équestres, à l’usage d’une clepsydre ou d’une lyre divine, pas un aspect de ce foisonnement ne sembla échapper à sa collecte. Tant et si bien qu’on se demandait quel bric-à-brac une telle assemblée de choses finirait par constituer.

    15. Puis, un soir venu, à la tablée nocturne à laquelle il était convié, le visiteur souhaita faire une déclaration. Un silence peu familier à ces lieux s’installa soudain. Le visiteur informa alors ses hôtes de son désir de quitter la Cité à l’aube du troisième jour.

    16. Chacun se mit à observer cet homme à la présence duquel on s’était accoutumé. Le visiteur partirait de la Cité à l’aube du troisième jour, telle était sa parole. Nul ne songerait à s’y opposer. On l’avisa néanmoins que le Grand Conseil se réunirait le lendemain matin. Contrairement aux usages il était invité à s’y associer.

    17. Dans cette salle aux colonnades massives qui portait les symboles des anciens, et dont le visiteur décryptait mal le message, étaient réunis les membres les plus prestigieux de la Cité. Déployés en un vaste arc de cercle, ils étreignirent tour à tour leur hôte en leurs bras amicaux.

    18. Nombre parmi ces hauts dignitaires qui connaissaient l’histoire des deux mondes, et celles des nombreuses âmes qui les avaient peuplés, étaient en effet peinés à l’idée de ce départ. Car l’étranger, dans sa quête méthodique et curieuse, avait finalement aidé plus d’un à se rappeler à la richesse de ces lieux, ternie par l’habitude d’un trop grand luxe.

    19. Hélas chacun savait que le temps d’homme est compté, et qu’il lui faudrait très bientôt repartir s’il voulait reposer parmi les siens. Le chef du conseil drapé de son prestige ouvrit la réunion : « Visiteur, tu es homme en vérité. Toutefois, nous n’avons eu durant ton séjour qu’à nous louer de ta présence. Celle-ci a contribué par sa fraîcheur à nous rappeler à la réalité de ces lieux dont trop nombreux avaient ici négligé l’abondance (…)

    20. (…) Nous avons entendu que tu désires nous quitter à l’aube du troisième jour. Et tu nous en vois triste. C’est pourquoi, après délibération du conseil et à l’unanimité de ses membres, nous avons décidé de t’offrir l’immortalité et te garder ainsi parmi nous. »

    21. À ces mots, seul le clan guerrier manifesta un réel mécontentement. Partout ailleurs rayonnait une satisfaction commune, faite d’entendement et de tacite acquiescement. Une force inconnue des hommes semblait émaner de l’hémisphère, révélant la rare unité des dieux.

    22. L’homme prit à son tour la parole : « Je suis, divin conseil, honoré au plus haut point d’un présent si majestueux. Nous pourrions si j’en crois les registres consultés, compter sur les doigts d’une seule main ceux qui parmi mes semblables eurent accès à un tel honneur. »

    23. Tous convinrent de la sagesse de ce propos. Déjà les congratulations se préparaient, toujours somptueuses lors de l’accueil d’un nouveau membre. De grandes jarres seraient apportées depuis les sources primitives. Bientôt le bain lustral consacrerait l’immortalité.

    24. Le visiteur poursuivit cependant : « Pareil honneur me rend d’autant plus difficile de vous signaler mon impossibilité d’accepter un tel présent. » On fut choqué par cette réponse aussi absurde que discourtoise. Comment un homme sensé pouvait-il refuser le plus précieux, le plus divin des dons qu’on pût recevoir ?

    25. La vaste salle s’anima aussitôt de chahuts et de râles. S’il n’avait été la sérénité du chef du conseil, sans doute cette audience se serait-elle disloquée dans la cohue. Celui-ci obtint cependant un silence immédiat : « Soit ! entreprit-il avec une exceptionnelle gravité, tu te trouves donc dans « l’impossibilité » de recevoir l’immortalité, et les motifs de cette interdiction t’appartiennent…

    26. … Toutefois, visiteur, en qualité de l’amitié que tu ne saurais une seconde fois rejeter, et en vertu des sept éléments naturels dont j’ai la charge, j’attends que tu nous dises quel présent tu souhaites emporter avec toi. »

    27. Cette offre parut excessive à bien des membres de l’assistance. Mais le visiteur ne leur laissa guère le temps d’y songer car sa réponse fut tranchée et sans appel : « Je désirerais haut représentant du conseil, et noble assemblée, recevoir quelques longueurs divines de ce que vous nommez, je crois, le fil d’amour. »

    28. « Le fil d’amour ?! reprit le chef du Conseil interloqué ». « Le fil d’amour ?! entendit-on de part et d’autre. » « Le fil d’amour, répéta l’homme. » Ainsi qu’il en va dans l’ensemble des groupes, un retournement immédiat s’accomplit alors. Une sorte d’allégresse retrouvée se répandit parmi les esprits, y compris en proximité du clan le plus réfractaire.

    29. « Voilà qui est pour le moins inattendu, répliqua le chef du conseil masquant mal son amusement. Pourtant qu’il en soit ainsi. Le dieu des passions te remettra quelques longueurs de ce fil dont nous t’encourageons tout de même à faire un usage parcimonieux … » Ainsi entouré des rires et des félicitations, le visiteur fut invité à suivre un page qui le conduisit sans délai dans la fabrique du fil d’amour.

    30. L’étranger avait voici quelque temps visité cette fabrique, et les artisans s’étaient plu à l’instruire de l’objet qu’on y produisait. Le fil en question servait en effet à tisser les passions, à nouer les amours, parfois aussi à dévoiler le complot des amants.

    31. Ce fil était invisible et extensible à souhait. Seul un mécanisme de clés optiques, qu’on ajustait comme on porte des lunettes, en autorisait l’observation à celui qui s’en trouvait muni. Si les dieux voilà longtemps y avaient accordé une certaine attention, son emploi avait été délaissé pour d’autres pratiques.

    32. L’homme se vit donc remettre plusieurs coudées de ce fil mystérieux, ainsi qu’une certaine quantité de clés optiques permettant de le localiser. Nanti de ce précieux objet, l’homme consacra alors ses dernières heures dans la Cité, à un empressement inhabituel, une activité redoublée.

    33. Il n’était pas une personne, pas un lieu, précédemment visités, qu’il ne vint saluer. Il s’assurait de détails de toutes sortes, dessinant des croquis de surface et de volume, notant scrupuleusement divers indices auxquels il accordait une étonnante importance.

    34. L’aube du troisième jour ne tarda pas à se présenter. Le point d’adieu avait été fixé à la Porte du Grand Ouest, là où s’assemblent les trois grandes stèles. Quelques membres de la Cité s’y étaient rendus en cortège. L’homme dans un instant les quitterait sans possible retour.

    35. Parmi cette assemblée céleste, se trouvait présent le dieu de la guerre, tout auréolé de sa victoire sur le bon sens. L’homme une fois encore n’avait-il pas prouvé sa légèreté, préférant le jeu des sentiments à l’immortalité ! C’est à lui que le visiteur s’adressa en premier : « Dis-moi, dieu de la guerre, pourrais-tu nous dire à quoi ressemble « la corne d’asjinc »? »

    36. On fut quelque peu troublé par cette question, et le dieu pour sa part la trouva plutôt moqueuse et déplacée. À l’évidence tous ignoraient ce qu’était la corne dite « d’asjinc », et lui-même n’en connaissait pas le bruit, ni davantage le métal !

    37. Le visiteur sortit à cet instant un trousseau de clés optiques, semblable à ceux dont on se servait afin de dévoiler la présence du fil d’amour. Puis il demanda au dieu de la guerre de bien vouloir utiliser le trousseau afin d’aviser chacun de la nature de la corne dite d’asjinc.

    38. L’irritation du dieu guerrier devait ici atteindre son comble, celui-ci se refusant à de tels enfantillages ! L’impatience de son entourage eut raison de son adversité. Manipulant alors les clés avec un certain embarras, le dieu vit soudain apparaître des formes étranges et des significations enchevêtrées.

    39. Leur assemblée tenait un langage qu’il ignorait, et pouvait cependant aisément entendre. Il y accéda à de nouvelles significations, et celle de la corne d’asjinc y figurait. Puis le visiteur remit à chacun un exemplaire du trousseau optique, et tous purent s’enquérir de cet objet auparavant mystérieux.

    40. Une muse se risqua à demander : « Serait-ce donc… le fil d’amour ? » L’homme lui fit savoir que son intuition était exacte. Tel était bien le fil d’amour qui reliait les significations les plus diverses, renvoyant au monde des êtres et des choses.

    41. Durant ses derniers jours, affairé comme seuls le sont les marchands, le visiteur s’était employé à mille activités. Il avait ainsi relié l’ensemble des connaissances de la Cité en un vaste réseau de correspondances secrètes. Chacun pouvait s’y aventurer à présent sans risquer de s’y perdre. À la surprise générale avait succédé une forme d’émerveillement enfantin.

    42. Sortant d’une ivresse passagère, le dieu de la guerre entra dans une impressionnante colère : « Es-tu en train de nous dire, étranger, que nous dieux, avons employé ce fil mystérieux pour de vils usages ? Es-tu en train de dire que nous dieux, ignorions ce qu’est la corne d’asjinc et que nous la connaîtrions enfin grâce à toi et tes manipulations puériles ? »

    43. « Je dis, dieu de la guerre, l’interrompit le visiteur, que je remercie cette cité de m’avoir tant appris. Je dis, mes amis, que les hommes ne sont pas encore prêts à se servir de ce fil pour un amour qu’ils ne veulent pas tous entendre. Mais une étape intermédiaire pourrait les aider à y accéder car vous nous permettez aujourd’hui d’y songer. »

    44. « Je dis également qu’il me faut désormais arpenter le monde, pour qu’un jour prochain y apparaisse que tout n’est que correspondances, relations de formes et de sens. Enfin je te dis plus particulièrement, dieu de la guerre, que c’est là la promesse d’un ultime combat. Un combat que l’homme ne livrera plus contre l’autre, mais pour lui-même. Certes ceci est un rêve, mais je suis sûr qu’il se répandra bientôt à la surface du monde… »

    45. « Un rêve ? De quel rêve parles-tu donc ? » s’exclama le dieu de la guerre, au comble de l’incompréhension. Nulle voix ne lui répondit, car la silhouette du visiteur se fondait déjà sur le chemin du retour…

    (Le fil d’amour – 1995)

    à suivre…

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  • Petit voyage dans les langues…

    (Ce texte reprend une conférence donnée à l’UNESCO le 21 février 2013 – Journée internationale de la langue maternelle…)

    By: Harald Deischinger

    1 – Les langues turciques…

    Nous commencerons notre périple dans les langues turciques au sein de l’ancienne famille altaïque, glissant dans les étendues kazakh, turkmène, ouzbek, pour plonger sur le lac Son- Koul au Kirghizistan. Là, nous nous approcherons d’un conteur manaschi, pour l’entendre réciter l’une des plus longues épopées humaines, celle de Manas, en sa modernité retrouvée :

    Dans mon rêve de la nuit dernière,
    Je me suis installé au sommet d’Ala-Too
    Et j’y ai attrapé un jeune aigle baarchin.
    Quand je l’ai emmené à la chasse,
    Le bruit de ses ailes battantes s’est aussitôt fait entendre,
    Impossible de résister à sa colère…

    By: François Philipp

    2 – Les langues mongoles…

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.

    By: Kitty Terwolbeck

    3 – Les langues toungouses et paléo-sibériennes…

    Après avoir fréquenté les langues toungouses, mandchou, evenki, nanai… nous remonterons vers l’espace sibérien au sein de langues diverses qu’elles soient ienisseïennes, tchoukotko-kamtchatkiennes, ou encore youkaguir. Dans le foisonnement des peuples, nous parviendront les voix itelmène, koriak, ket, chukchi … Parmi tous ceux-là, dans une hutte proche de celle du chamane, une vieille dame nous racontera en langue nivkh les histoires du brave Tchoril et de la belle Tcholtchinaï … de leur promesse d’engagement à la déchirure de leur séparation, puis à leurs retrouvailles jusqu’à ce qu’elle tresse ses nattes, d’amour.

    By: Ludovic Tristan

    4 – La langue coréenne…

    Bientôt nous ferons halte en – 2333 dans l’espace coréen (autrefois rattaché par certains à l’ensemble altaïque) où nous trouverons Tangun, le fondateur, né de Hwanung et de l’ourse Ungnyeo. Puis des milliers d’années plus tard, un nouvel épisode nous fera partager la naissance de l’alphabet coréen, à l’initiative du sage Sejong qui déclara :

    La langue coréenne étant différente de la langue chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffisamment. C’est pourquoi, les gens du peuple désirent une chose et n’arrivent pas à exposer leurs sentiments: cela est fréquent. Ému de pitié, j’ai inventé vingt-huit caractères qui seront facilement appris de tous et serviront aux usages quotidiens. – (préface de l’Hunmin Chongum)

    By: Cyril Bèle

    5 – Les langues japoniques…

    Par un trait rapide sur la mer du Japon, et après nous être avisés de la richesse du peuple aïnu, nous traverserons l’archipel du Soleil Levant, d’une laque à un court poème, d’un pétale à une ombrelle… Au virage du premier millénaire, et dans la fraîche maîtrise des kanas, la dame Sei Shonagon nous emportera dans son fascinant registre des Choses, des « Choses qui font battre le cœur », des « Choses qui semblent vulgaires », des « Choses impatientantes », et combien d’autres :

    L’idée d’écrire ces notes me vint dans les circonstances suivantes : Un jour, le frère de l’Impératrice Sadako ayant offert une liasse de papier blanc à sa soeur, celle-ci me dit : « Que peut-on écrire là-dessus ? L’Empereur a déjà fait copier L’Histoire de Chine connue sous le nom de Shiki… » Je lui répondis que je voudrais faire un oreiller de cette jolie liasse de papier blanc. L’Impératrice me répondit : « Eh bien, prenez-le ! »

    Je l’utilisai alors à écrire toutes ces choses, toutes ces bagatelles qu’on trouvera, sans doute, bien frivoles : des histoires amusantes, des histoires édifiantes, mes impressions, des poésies, ce que je pense des arbres, des oiseaux, des insectes, et tout cela est, certes, moins intéressant que je ne l’imaginais.
    Ceux qui liront ces notes verront ce que je suis, mon degré de culture et d’éducation, et me critiqueront. Tant pis !
    J’ai écrit ces notes pour m’amuser, sans ordre ni prétention, comme elles me venaient à l’esprit.– (Makura no soshi)

    By: Nicolas Vollmer

    6 – Les langues chinoises…

    Revenus sur le continent, nous aborderons les côtes de la vaste Chine et de sa civilisation unique en tout point. Plus que jamais nous y comprendrons que la vie, qu’une vie ne saurait suffire à dévoiler ne serait-ce que la surface de ses richesses. Et c’est bien pourquoi nous nous laisserons guider par nos hôtes qui nous emmèneront en ce jour sur la montagne Huangshan, surplombant la longévité d’une histoire inégalée et de son exceptionnelle sédimentation. Au son tonal des langues chinoises, mandarin, wu, hakka, cantonais, min…, nous savourerons par le verbe et par le signe, des œuvres prestigieuses de la littérature universelle. Celles-ci nous tiendront éveillés tard dans la nuit, tandis que nous découvrirons les épisodes du « Rêve dans le Pavillon rouge », « Au bord de l’eau », « Le Pèlerinage vers l’Ouest », « l’Histoire des trois royaumes ». L’immensité de l’écriture chinoise nous entraînera ainsi dans une forêt sans limites où nous serons initiés à l’existence de dizaines de milliers de formes, en leur combinaison et leur évolution continue.

    By: Bernard Goldbach

    7 – Les langues des minorités nationales chinoises… et himalayennes…

    Sur ce même espace de Chine aux accents d’infini, nous nous émerveillerons des innombrables variations issues de 55 minorités nationales parsemées sur tout le territoire et clamant la vitalité de bien d’autres groupes linguistiques : Zhuang, Hui, Miao, Yi, Pumi, Bonan, Uygur, etc. Au cœur de la province du Yunnan, nous nous intéresserons chez les Naxi à l’incroyable écriture dite dongba, aux envolées pictographiques comparables à nulle autre. Bientôt au grand sud-ouest, nous accueilleront les vertigineuses étendues des chaînes himalayennes. Occasion de nous familiariser avec des représentants des langues tibéto-birmanes (tibétain, dzongkha, gurung, sherpa…), mais aussi de langues indo-européennes comme le népalais… Après l’évocation du Bardo Thödol, Livre des morts tibétain, nous ouvrirons le grand Livre de Gesar qui nous permettra de mieux comprendre le lien entre peuples tibétain et mongol…

    By: Juan Antonio F. Segal

    8 – Les langues indiennes…

    Puis nous dévalerons les pentes himalayennes, pour mettre le pied en Inde et dans les pays proches, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, terres spirituelles par excellence… Nous y serons attentifs aux influences indo-européennes et aux langues qui les ont diffusées (sanskrit, hindi, bengali ou bangla, ourdou, panjābī , singhalais, romani, gujarātī , etc.)… Puis nous nous placerons à l’écoute des langues dravidiennes (tamoul, malayalam, telougou, kannada, brahui, gondî…). Un jour de Vijayadashami, jour de victoire célébrant les exploits de Rama, comme ceux de Durga, jour idéal pour commencer l’apprentissage des écritures, nous nous laisserons gagner par la puissance des textes anciens. Ainsi des vers du Rig Veda :

    Je chante Agni, le dieu prêtre et pontife, le magnifique héraut du sacrifice…
    Illustre Vâyou, viens, et prends ta part de ces liqueurs préparées avec soin ; écoute notre prière…
    Indra et Vâyou ! C’est pour vous que sont ces libations ; venez prendre les mets que nous vous offrons ; voici des boissons qui vous attendent…
    J’invoque Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi : (ces dieux) accordent la pluie à la prière qui les implore…

    By: Juan Antonio F. Segal

    9 – Les langues d’Asie du sud-est…

    Cheminant à la croisée des cultures locales et des influences indiennes et chinoises, nous traverserons Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam… et serons admiratifs des trésors culturels qui en témoignent. Outre la poursuite de notre approche des langues tibéto-birmanes, birman, akha, karen… diverses autres familles linguistiques nous y recevront dans les atours les plus colorés… Partagées avec la Chine ce seront ici les langues tai-kadai (thaï, lao, gelao…), là les langues miao-yao également dites hmong-mien, et là encore les langues austro-asiatiques dont certaines pointeront vers l’Inde (môn, khmer, vietnamien, nicobarais, munda…). Nous fêterons le Nouvel An khmer (Chaul Chnam Thmey) dans la citadelle d’Angkor Vat, et nous souviendrons au Vietnam de la fête du Trang-Nguyên et de ses élans poétiques. Nous partagerons les mystères du pays du million d’éléphants et lirons la Chronique du Palais de cristal au royaume de Pagan. Nous arpenterons les allées de Sukhothaï afin de rendre hommage au roi Rama Kamheng et à l’écriture qu’il mit au point…

    By: Benoit Mahe

    10 – Les langues austronésiennes…

    Puis nous nous dirigerons plus au sud à la découverte de la vaste famille des langues austronésiennes s’étendant de Madagascar (malgache) à l’Île de Pâques (pascuan), et ayant une branche dite formosane. C’est alors une immensité de nature et de cultures qui s’ouvrira devant nous en plusieurs étapes au gré des langues malayo-polynésiennes occidentales, centrales ou orientales. Dans la branche occidentale, indonésien, malais, javanais, batak, tagalog, makassar, balinais, et combien d’autres joueront ici du gamelan, et là du théâtre… Dans la branche orientale, les espaces des langues halmahera et des langues océaniennes s’entremêleront pour exprimer la vitalité des peuples et des eaux qui les ont disséminés : maba, fidjien, gilbertin, nauruan, langues kanak… Parmi eux, l’aventure polynésienne aux rythmes samoan, tonguien, tuvaluan… tracera l’épopée d’une lointaine migration et de ses épisodes successifs. Un vieux sage maori nous parlera de l’île originelle d’Hawaiki.

    By: Kiko Turteliny

    11 – Les langues papoues…

    Quel ne sera pas notre enchantement lorsque posant le pied sur le sol papou, nous y serons confrontés par-delà la créolité du tok pisin et le pidgin hiri motu, aux 800 langues qui s’y sont manifestées. Nous irons les trouver entre montagnes et vallées, à la rencontre des habitats sur pilotis, de la préparation du sagou ou encore de magnifiques ornements et parures. Langues angan, chimbu, dani, goilalan, ndu, sentani… y animeront un ballet d’une exceptionnelle diversité !

    By: Les Haines

    12 – Les langues aborigènes australiennes…

    Jadis, la terre était à portée de marche pour se rendre toujours plus au sud, et c’est bien ce chemin qu’auraient emprunté il y a 40000 ans les ancêtres des Aborigènes australiens. Nous y côtoierons les héritiers du Rêve du djugurba qui nous conteront le Serpent Arc-en-ciel, et les êtres premiers qui peuplèrent ces terres et en configurèrent le moindre aspect. À la découverte de groupes linguistiques australiens et de langues comptées par centaines, qu’elles soient pama-nyungan ou non, pitjantjara, mardu, warlpiri, yolngu, arrernte… nous nous interrogerons sur leur ascendance, leur patrimoine, leurs correspondances, comme leur fragilité. Pour conforter notre espérance et notre confiance dans la continuité du temps, un soir venu, proches du feu, un ancien nous dira le monde de Bur Buk Boon, et l’apparition du didgeridoo qui entonnera son chant…

    By: Maurizio Costanzo

    13 – Les langues d’Amérique du sud…

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.

    By: Rafael Saldaña

    14 – Les langues d’Amérique centrale…

    C’est dans un tel tourbillon que nous gagnerons l’Amérique centrale pleinement alertés de la grande diversité de ces langues amérindiennes qui après les familles tupi-guarani, macro-jê, quechua, pano-tacanane ou jivaroane… se feront à présent oto-mangue, avec les langues zapotèques, mixtèques ou popolocanes… uto-aztèque en pointant vers le nord, shoshone, hopi, huichol…  ou encore maya. Là sur les terres mayas et celle de leurs langues, cakchiquel, k’iche’, chol, tzotzil…, nous sera contée l’histoire du Popol Vuh et de l’insondable sagesse du maïs. Ici en nahuatl, des héritiers de la grande civilisation aztèque, nous parleront de l’Aztlan originelle comme hier leurs frères polynésiens nous contaient les sources d’Hawaiki. Et en ces mêmes latitudes, nous effectuerons une navigation dans les mers Caraïbes et leurs langues, notamment créoles,  pour notre plus grand bonheur…

    By: Museum of Photographic Arts

    15 – Les langues d’Amérique du nord…

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons  avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora…   Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas… 

    By: Internet Archive Book Images

    16 – Les langues eskimo-aléoutes…

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !

    By: Davide Santicola

    17 – – Les langues scandinaves…

    Glissant sur l’étendue du Groenland, nous y trouverons la trace des peuples scandinaves et nous nous laisserons aller à imaginer les populations qui les colportèrent jadis. Suédois, norvégien, danois, islandais… nous attireront dans leurs filets linguistiques indo-européens, sur le versant germanique. Avec la lecture des Eddas scandinaves, ce ne sera pas seulement l’éclairage d’une récente trilogie qui s’en trouvera facilitée, mais la continuité d’un patrimoine forgé par des peuples qui rayonnèrent bien loin de leur base. Qui mieux alors que les runes, et tout particulièrement cette pierre de Jelling, considérée comme l’acte de fondation du Danemark, pourra en témoigner !

    « Le roi Harald fit faire »
    « Ces stèles pour Gorm son père  »
    « et, ce pour Thyra sa mère »

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    18 – Les langues finno-ougriennes…

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.

    Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… 

    By: OliBac

    19 – Les langues slaves…

    Empruntant le couloir carélien, nous entrerons dans les espaces slaves. Le terme Rus lui-même ne désignait-il pas les Vikings installés en Russie ? Moment rêvé pour faire le lien et nous éveiller, des Balkans à l’Oural, de Moscou à Sofia, entre écriture cyrillique et alphabet latin, à des cultures que les langues reflètent à merveille : russe, biélorusse, ukrainien, polonais, sorabe, tchèque, slovaque, serbe, croate, slovène, bosnien, bulgare… Là dans l’atmosphère d’une cabane sylvicole, on nous avisera des esprits de la forêt comme ceux de la maison. L’évocation d’un domovoï nous aidera à comprendre qu’il faut se les concilier…

    By: Blok 70

    20 – Les langues germaniques…

    La Russie ouvrira ainsi définitivement les portes de l’Europe où des groupes linguistiques successifs, continueront à nous conter l’extraordinaire famille que constituent les langues indo-européennes. Après la branche scandinave, nous élargirons notre regard sur le groupe germanique, non seulement avec l’allemand, l’anglais, le néerlandais, mais aussi le saxon, le frison, le flamand, ou encore l’afrikaans parlé bien loin de là. Des ensembles littéraires majestueux leur emboîteront le pas, dans lesquels il sera possible de puiser indéfiniment !

    Je me sens toujours heureux, savez vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.  Avant de détester, aimez et avant de mourir, Vivez !  – Shakespeare

    By: Alejandro

    21 – Les langues romanes…

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.

    By: Steve Snodgrass

    22 – Les langues celtiques…

    Et voici que les langues celtiques, breton, gallois, cornique, irlandais, écossais, mannois… sortiront du grand chaudron du Dagda, qui garantit à tous de ne pas vieillir, et de surmonter les épreuves.

    23 – Les langues albanaise et grecques…

    Mais la famille indo-européenne n’en sera pas elle-même épuisée pour autant, car bientôt se révèleront les branches albanaise et  grecque. Sur ces terres, bien de nouveaux élans nous porteront à comprendre combien la langue y a joué un rôle moteur. En Grèce, nous nous laisserons porter par une avalanche de repères livrés aux civilisations, alors qu’une écriture, une fois encore, donnera sa puissance en ce lieu où l’on commença à noter les voyelles.

    By: esyckr

    24 – Les langues basque et méditerranéennes…

    Après une escale au pays basque et en sa langue inclassable, euskara, diversement apparentée selon les uns aux Imazighen (Berbères), selon d’autres au Caucase, nous voguerons à présent sur la Méditerranée, bercés par le flot des langues maltaise, corse, sicilienne, sarde… Et voici l’instant où nous mettrons le pied sur le vaste continent africain, celui de nos origines communes, en ce berceau premier à l’aventure humaine. Juste retour aux sources, aux sources de nos migrations, fervent hommage à la diversité du genre humain renvoyant à la pluralité linguistique de ce continent et à l’oubli auquel sa négligence prolongée pourrait nous condamner.

    By: Guillaume Lecoquierre

    25 – Les langues berbères…

    Partageant la beauté des espaces linguistiques berbères, ouvrant notre vision à l’écriture tifinagh, nous serons tout particulièrement attentifs à la place que prennent ces langues dans le dispositif de territoires complexes où d’autres vecteurs se sont affirmés en interrogeant la pratique, la reconnaissance… Tamazight, kabyle, tachelhit, chaoui, tamacheq, tarifit et bien d’autres viendront dans une grande assemblée proclamer la force de peuples dignes et justement fiers de leur ascendance et de leur destin.

    By: hdptcar

    26 – Les langues nigéro-congolaises…

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».

    By: South African Tourism

    27 – Les langues bantoues…

    Les langues bantoues (parfois reliées aux langues nigéro-congolaises) se détacheront à leur tour alors que nous nous envolerons vers de nouveaux espaces enrichis d’une mosaïque d’identités et de savoirs. D’une zone à l’autre, entraînant notre  découverte, les mondes zoulou, xhosa, sotho, ndebele, tswana, umbundu, lingala, kikongo, chichewa, swahili, kikuyu, luganda… joueront de leurs apports respectifs.  On nous soufflera à l’oreille qu’à l’occasion d’une vaste enquête internationale, un mot tshiluba fut reconnu comme le plus difficile à traduire au monde : ilunga, ou comment accepter une offense, peut-être même deux, mais pas la troisième !

    Par-delà toutes ces évocations, un éclat de rire cristallin traversera l’immensité africaine,  renvoyant à tant et tant d’histoires, où les enfants de Nommo au pays dogon, et ceux de la sage parole d’Ifa au pays yoruba, où les pierres de Békora au pays bété de Frédéric Bruly Bouabré, et l’histoire bamoun des enfants de Njoya, s’associeront par la magie d’une constante vitalité et de son perpétuel renouveau. Une devise en langue sango nous confiera, zo kwe zo : « tout homme en vaut un autre. »

    By: Benjamin Hollis

    28 – Les langues khoïsanes…

    Sur les terres du Sud, une dernière halte nous aura introduits dans l’aire des langues khoïsanes, kūn, juǀʼhoan, sandawe… et de leurs étonnants clics… nous rappelant au passage que ces populations furent il y a longtemps les premières à occuper ce sol, clamant toute la justice et l’écoute qu’on leur doit. Les San ne sont-ils pas « ceux qui suivent l’éclair » !

    By: Mark Knobil

    29 – Les langues nilo-sahariennes, kordofaniennes, afro-asiatiques (africaines)…

    Cette traversée africaine se conclura par une remontée vers le nord, enchaînant quelques dernières familles linguistiques, nilo-sahariennes, qu’elles soient songhaï ou soudaniques, dinka, nuer… ou encore kordofaniennes (rattachées pour certains à la famille nigéro-congolaise), lafofa, koalib… Amorcé par les langues berbères, un grand ensemble dit afro-asiatique (ou encore chamito-sémitique) s’y nourrira – entre autres – de noms qui nous rappelleront à l’antique récit de Noé, et de sa descendance : Cham, Sem ou Koush. Ainsi des langues couchitiques, afar, somali, oromo… sémitiques, amharique, tigrigna (ou tigrinya), tigré… mais aussi omotiques, gimira, gamo… tchadiques, haoussa, mandara…, enfin égyptiennes, avec la présence du copte.

    By: Lazhar Neftien

    30 – Les langues sémitiques…

    Nous traverserons la Mer rouge au contact d’autres langues sémitiques, alors que des mondes anciens se réveilleront qu’ils soient de Babylone, de Phénicie, d’Ougarit, d’Akkad… Les stèles d’Hammourabi y surgiront dressées dans tout l’apparat de leurs lois, pendant que des fouilles seront entreprises à Ninive pour en extraire des milliers de tablettes. Bientôt s’y déploieront les langues araméenne et hébreu, ainsi que le berceau de la langue arabe et de ses variations dialectales…, mais aussi de fascinants mondes d’écriture et de calligraphie, peuplant notre regard de leur étonnante contribution à l’aventure des civilisations et de leur spiritualité.

    By: grego1402

    31 – Les langues caucasiennes et arménienne…

    Retrouvant la famille turque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.

    By: Hamed Saber

    32 – Les langues iraniennes…

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…

    Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi.

    33 – La génération aux 7000 langues…

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.


  • Triglav…

    Triglav, les « trois têtes » ! Le terme désigne tout à la fois le sommet de Slovénie, qui figure aujourd’hui sur le drapeau, et le nom d’un dieu équivalent au puissant Svarog, dieu des dieux de la mythologie slave. En son sommet figure la tour d’Aljaž, qui est un autre symbole slovène, construite en 1895… Bien des montagnes slovènes ont légué leur mémoire à la postérité et les légendes les ont immortalisées. Ainsi du Mont Bogatin et de la légende de Zlatorog, le chamois aux cornes d’or. Celui-ci vivait sur le mont, au sein d’un jardin enchanteur, en compagnie des Dames Blanches. Et les temps s’y écoulaient paisiblement. Or un jour, des chasseurs vinrent dans le village de Soča et furent accueillis par un aubergiste et sa fille. Celle-ci était fiancée, mais elle céda aux avances de l’un d’eux, éblouie par sa richesse. Le fiancé en conçut un vif ressentiment, et décida alors de s’enrichir à peu de frais. Son plan ? S’emparer des cornes d’or de Zlatorog. Périlleuse aventure s’il en est qu’il faillit mener à terme, blessant sérieusement l’animal. Hélas pour lui, les reflets scintillants des cornes l’aveuglèrent, et il chuta mortellement. À la suite de quoi, Zlatorog détruisit le paradis où il vivait, et engloutit à tout jamais le trésor dont il avait la garde.


  • Il était une fois deux frères ennemis, Osiris et Seth…

    Osiris était fils de Geb, dieu de la terre, et de Nout, déesse du ciel. Il était aussi le frère de Seth. Or à sa mort, Geb décida de partager son royaume en deux. Partage bien inégal puisqu’il confia à Osiris les terres fertiles, et à Seth les terres rouges du désert. De quoi, on le comprendra, nourrir beaucoup de rancune chez l’infortuné Seth. Puis Osiris épousa Isis et on dit que leur union fut heureuse. Ils dispensèrent leurs bienfaits aux hommes, Osiris leur apportant la culture du blé, la pêche, et Isis la médecine, le tissage. Mais Seth ne s’avoua pas vaincu, et il attendit patiemment son heure. Lors d’un banquet auquel il avait convié 72 de ses amis, il proposa à chacun des convives de s’allonger dans un coffre promettant de l’offrir à celui qui y tiendrait parfaitement. Les complices de Seth s’y essayèrent mais aucun d’eux n’avait la taille voulue. C’est lorsque le tour d’Osiris arriva que tous purent constater qu’il y tenait à merveille, le coffre semblait fait pour lui. En vérité il l’était. Tant et si bien que les auteurs du complot, Seth en tête, fermèrent le coffre sur lui puis le jetèrent dans les eaux du Nil non loin de Byblos. Osiris s’y noya. Mais Isis, épouse fidèle, n’avait pas dit son dernier mot. Elle partit en quête de son corps et, finit par le trouver. Elle le ramena en Egypte. Toutefois Seth profita d’un moment de relâchement pour découper le corps et en éparpiller les morceaux. Isis partit une nouvelle fois à leur recherche et à chaque fois qu’elle en trouva une partie, l’ensevelit sur place. C’est ainsi qu’elle enterra la tête à Abydos, le cou à Héliopolis, et ainsi de suite. Seul son sexe avait été avalé par un crocodile. Puis elle reconstitua son corps, et grâce à l’aide d’Anubis, se fit féconder. Horus devait naître de leur union. Elle embauma le corps, initiant la première momie, et c’est ainsi qu’Osiris devint le seigneur de l’Au-Delà, présidant à la pesée des âmes, assisté de Thot et Anubis. Quant à Horus, dieu à tête de faucon, dont le nom signifie « vengeur de son père », il s’opposa bientôt à Seth, dans une lutte sans merci. Il devait y perdre un œil* mais y gagner l’admiration de tous, devenant ainsi le symbole de la piété filiale.


  • #tarot

    Du mot rota : roue, symbole du destin ? / De l’ar. tariqa : connaissance mystique ? / De la Torah ? / Mystère / Lames, arcanes / Le #tarot.


  • cheval

    « Je pratique l’équitation depuis 7 -8 ans. J’ai commencé parce que j’avais peur de l’animal, mais une peur panique comme on peut avoir peur d’une araignée, d’un serpent. C’est un animal qui me fascine, car il symbolise la liberté. J’ai été bercé par Bruce Lee, mais j’adore les Westerns, les grandes chevauchées, les grandes étendues, et pour moi le cheval c’est un symbole de la liberté. Et donc j’avais cette peur panique du cheval et un jour je me suis dit : « C’est bête d’être comme ça, je vais monter sur le dos d’un cheval … Si je peux ». Alors je me suis inscrit dans un club équestre, et les débuts n’ont pas était simples, mais maintenant c’est bon. »


  • #nouvelle-orléans

    Lac Pontchartrain – Mississippi / Symbole du jazz et d’une joie de vivre / Meurtrie par catastrophes natur. / #Nouvelle-Orléans depuis 1718.


  • smiley

    Inventé par Forrest Gump dans sa folle course, ou plus vraisemblablement par Harvey Ball (1921/2001) pour une compagnie d’assurances en 1963, désigne le dessin simplifié d’un visage jaune et souriant devenu en quelques décennies l’un des meilleurs symboles de la satisfaction moderne – Peut également désigner une autre invention, pour sa part liée à Scott Elliot Fahlman (1948-) qui introduisit en 1982 une magnifique combinaison typographique 🙂 – Selon les usages qui en sont faits, le terme peut pointer une tentative non dénuée d’intérêt d’un langage à prétention plus ou moins universelle ou un certain agacement quant à sa présence abusive.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • éléphant

    Grand mammifère appartenant à la famille des éléphantidés présent en Afrique (éléphant des savanes ou des forêts) et en Asie (plus petit avec des oreilles moins importantes) – Herbivore, muni d’une trompe et de défenses – Objet de culte et de vénération, symbole de sagesse et de mémoire selon les cultures, il est également mis à contribution des activités humaines, agricoles ou encore militaires, dans des conditions – Longtemps chassé ouvertement pour son ivoire, il continue çà et là malgré les lois internationales désormais en vigueur, à faire l’objet d’une traque et d’un abattage clandestin.

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  • #hibou

    Aigle à tête de chat – 猫头鹰 / Eulen nach Athen tragen = bring owls to Athens = Porter de l’eau à la rivière / Le #hibou : symbole d’Athènes.


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  • vert/e

    De la couleur des feuilles des arbres au printemps – Incarne en cela la fraîcheur, le renouveau, la renaissance, ou quelquefois le manque de maturité – Symbole de la nature.

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  • #grenade

    La #grenade, « fruit à petits grains » / Emblème de Junon / Symbole de l’Arménie / Ville de l’Alhambra.


  • #glace

    Eau congelée / Exploitée pour conserver (ou rafraîchir) les aliments Construire des édifices / Symbole du froid / La #glace.


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  • tocororo

    (ou trogon de Cuba) Espèce d’oiseau endémique à l’île de Cuba – Qui en est ainsi devenu un symbole national.

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  • #franc-maçonnerie

    Sources antiques / Règles modernes à partir du 17e en G.-B. (not. Écosse) / Loges, rites, symboles et cooptation / #Franc-maçonnerie.


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  • #drapeau

    #Drapeau : apparenté au drap, désignant un morceau d’étoffe / Un symbole de convergence de valeurs, ou tout au contraire leur rejet.


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  • pH

    Symbole du cœfficient d’acidité ou de basicité d’une solution – Mesure l’activité chimique des ions hydrogène (H+).

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  • #chrysanthème

    La fleur d’or / À pétales simples ou doubles / Symbole de l’Empereur du Japon / Le #chrysanthème.


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  • glace 

    Eau congelée exploitée selon les lieux et les temps afin de conserver (ou rafraîchir) les aliments, construire des édifices, etc. – Symbole du froid.

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  • arc-en-ciel

    Phénomène coloré qui se produit dans le ciel en accompagnement de contextes orageux et de la présence du soleil ◊ Ses couleurs ont été revendiquées comme symbole de ralliement tant des populations incas (→ wiphala) que du mouvement des homosexuels ◊ Dans les représentations traditionnelles, l’arc-en-ciel est hautement personnifié et renvoie au message des Dieux.

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  • 2

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.


  • abeille 

    Insecte qui produit le miel et la cire. Elle est source de pratiques différenciées à travers le monde, et de nombreux symboles. Elle participe à l’existence de 80 % des espèces végétales via la pollinisation. Sa mise en danger est indissociable de la dégradation de la Vie des espèces et de la menace qui pèse ainsi sur la nôtre.

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