• Indéfinition principale :

    travail 

    Activité régulière ou non donnant généralement lieu à une rémunération, et qui suppose souvent un certain apprentissage initial. L’accès au travail et ses conditions d’exercice sont considérés comme facteurs d’intégration sociale et constituent une des questions fondamentales dans l’équilibre des individus et des sociétés contemporaines (tant du point de vue de son obtention, de sa pénibilité, que de la mesure de la satisfaction qu’il apporte).

  • (2) Elle n’a pas de contrat de travail.

    FR : Elle n'a pas de contrat de travail.

    EN : She has no employment contract.

    ZH : 她没有工作契约。

    PI : Tā méiyǒu gōngzuò qìyuē.


    Polyglotti


    Thème(s) :

  • Elle travaille beaucoup.

    she work alot

    FR : Elle travaille beaucoup.

    EN : She works a lot.

    ZH : 她工作勤奋。

    PI : Tā gōngzuò qínfèn.

    IT : Lei lavora molto.

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    CARACTÈRES ZH :


    Polyglotti


    Thème(s) :

  • Je travaille beaucoup.

    me work alot

    FR : Je travaille beaucoup.

    EN : I work a lot.

    ZH : 我工作努力。

    PI : Wǒ gōngzuò nǔlì.

    IT : Io lavoro molto.

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    CARACTÈRES ZH :


    Polyglotti


    Thème(s) :

  • travail

    30,28 / avril

    Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail 


  • #travail

    Du latin tripalium : constitué de trois pieux utilisé pour ferrer ou soigner les animaux … et instrument de torture / Origine du #travail.


    Twitopique


    Thème(s) :

  • travail

    « Au départ, je n’ai pas eu de mal à trouver du travail car il existait une association (l’ASATAF) qui ne s’occupait que des personnes non voyantes ayant une formation de standardiste. Il y avait un représentant de l’association dans chaque région et cette personne là était chargée d’aller prospecter pour faire des placements. A l’époque, j’ai bénéficié de ça. »


    Les Mots De


    Thème(s) :

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  • travailler

    Exercer une activité régulière ou non donnant généralement lieu à une rémunération, et qui suppose souvent un certain apprentissage initial.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • travailleur/se

    Personne qui exerce une activité régulière ou non donnant généralement lieu à une rémunération, et qui suppose souvent un certain apprentissage initial.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • 14 avril 1949 – Solomana Kanté et le n’ko

    « Je dis », soit n’ko en langues mandingues. N’ko : une écriture mise au point ou perfectionnée par Solomana Kanté (1922-1987) qui l’aurait introduite en 1949. Le travail admirable de Solomana Kanté a permis d’en dynamiser l’usage en Guinée, au Mali, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, principalement dans le sillon des langues mandingues. Celles-ci constituent un groupe important de la famille des langues mandées (nigéro-congolaises) et incluent entre autres le bambara parlé au Mali, le dioula en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, le mandinka au Sénégal, en Gambie, en Guinée… ou encore le maninka en Guinée. Certes nombre de ces langues bénéficient ou ont bénéficié de transcriptions autres que le n’ko. Par exemple le masaba* ou le latin pour le bambara, ou encore les alphabets latin ou arabe pour le mandinka, etc.  Quant à Solomana Kanté, celui-ci est d’origine guinéenne. C’est toutefois en Côte d’Ivoire, et plus précisément à Bingerville, un 14 avril 1949, qu’il fit l’annonce introductive du n’ko donnant le départ à la publication de 183 ouvrages. Le 3 décembre 2006, année d’introduction du n’ko dans la table UNICODE*, était instituée en Guinée l’Organisation Académique de l’Alphabet n’ko avec pour objectifs : « 1. Créer un Système permettant de partager les informations sur les syntaxes et morphologies grammaticales en vue d’harmoniser les écrits dans les œuvres produites ; 2. Contribuer à l’amendement des travaux de recherche de l’inventeur de l’alphabet n’ko, notamment l’enrichissement du dictionnaire, l’élaboration des outils pédagogiques, les traductions, les corrections…; 3. Œuvrer pour la recherche, l’édition, la publication, la vulgarisation et la validation en n’ko. » (source : trainemergenceguineenne.com) …


  • 5 mars 1764 – Naissance de Mikiel Anton Vassalli, « père de la langue maltaise »

    Le maltais, langue nationale de Malte, appartient à la famille des langues sémitiques, Il est proche de l’arabe sicilien. Le plus vieux texte écrit connu serait le poème Il-Kantilena attribué à un certain Pietru Caxaro (env. 1400 – 1485). Le maltais est transcrit en alphabet latin, ce qui en fait un cas extrêmement singulier parmi les langues sémitiques. Ce fut un processus assez long puisqu’il s’échelonna sur près de deux siècles. Parmi divers noms qui ont nourri et porté cette volonté, on y retiendra tout spécialement l’œuvre de Mikiel Anton Vassalli (1764-1829) considéré comme le « père de la langue maltaise ». Patriote, homme engagé dans le mouvement des Lumières, il est en 1788 l’auteur de Alfabeto Maltese (Alphabet maltais), travail qu’il poursuivra et amendera au fil des décennies. L’alphabet maltais se fixe finalement le 1er janvier 1934. Il comprend aujourd’hui 30 graphèmes incluant un certain nombre de signes diacritiques. Quant à la langue maltaise, elle poursuit son aventure sous le regard vigilant du Conseil national de la langue maltaise (Kunsill Nazzjonali ta’ l-Ilsien Malti) fondé en 2005.

    A

    B Ċ D

    E

    a

    b ċ d e
    F Ġ G

    H

    f

    ġ g h
    Ħ I IE J

    K

    ħ

    i ie j k

    L

    M N O P
    l m n o

    p

    Q

    R S T U
    q r s t

    u

    V

    W X Z Ż
    v w x z

    ż


    Récits


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  • Les pratiques et expressions culturelles liées au balafon des communautés Sénoufo du Mali, du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire

    « Le balafon des communautés Sénoufo du Mali, du Burkina Faso et de Côte d’Ivoire est un xylophone pentatonique, connu localement sous le nom de  »ncegele ». Le  »ncegele » est composé de onze à vingt-et-une lames d’inégales longueurs, taillées dans du bois et rangées sur un support de forme trapézoïdale, également en bois ou en bambou. L’instrument a pour résonateurs des calebasses, elles aussi d’inégales grandeurs, rangées sous le support, proportionnellement aux planchettes. Elles sont perforées et garnies de membranes d’oothèques d’araignées pour donner de la vibration au son. L’accord du  »ncegele » est réglé sur une division de l’octave en cinq intervalles égaux. Les sons s’obtiennent en frappant les lames avec des baguettes de bois portant aux extrémités par une tête en caoutchouc. Joué en solo ou en ensemble instrumental, le discours musical se fonde sur une offre de multiples mélodies rythmées. Le  »ncegele » anime des fêtes, accompagne des prières dans des paroisses et dans les bois sacrés, stimule l’ardeur au travail, ponctue la musique funéraire et soutient l’enseignement des systèmes de valeurs, des traditions, des croyances, du droit coutumier, des règles d‘éthique régissant la société et l’individu dans les actes quotidiens. Le joueur apprend d’abord sur des balafons pour enfant, puis se perfectionne sur des balafons « normaux » sous la direction d’un maître. »  (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • Mashramani

    23 / février

    L’indépendance du Guyana est tout particulièrement fêtée le 23 février durant le festival Mashramani correspondant à une sorte de Carnaval. Une parmi ses particularités a été de rechercher un nom original, et c’est bien ce qui s’est produit avec le choix de ce mot arawak qui signifierait selon certains « Célébration de la récolte » pour d’autres « Célébration du travail accompli », ou encore (pour le Ministère de la culture guyanien) « effort de coopération ». Souvent résumé à « Mash », ce festival a eu lieu la 1ère fois à Linden en 1970 durant trois journées de festivité marquant l’avènement de la République. (s. : mcys.gov.gy)


  • mushingantahe

    « Toutefois, l’institution des Bashingantahe avait atteint au Burundi un degré de perfection qui mérite d’être présenté à l’Afrique et au monde comme un modèle, pour ce qui est de l’animation des milieux naturels de vie. Le Mushingantahe, en effet, était un homme qui avait pour rôle de trancher des litiges autour de lui, réconcilier des personnes ou des familles en conflit, authentifier des contrats de tout genre (mariages, successions, ventes, dons…), assurer la sécurité et la justice autour de lui, représenter la population dans des négociations, conseiller et équilibrer le pouvoir politique, parler au nom de son peuple chaque fois que de besoin. Comme on peut le voir, il s’agit d’un leader naturel dont les responsabilités n’avaient guère de limites. C’était une personnalité sur laquelle et avec laquelle l’on devait compter en temps de paix comme en temps de guerre, dans la joie comme dans la peine, à propos de la vie privée comme à propos de la vie publique. Et il était tenu de rendre ce genre de service, qu’il vente ou qu’il pleuve. C’était son être, du moment qu’il avait obtenu l’investiture. Pour lui, renoncer à ce type de responsabilité, c’était renoncer à son devoir d’être un homme. Il s’agissait du reste d’un état permanent de vie plutôt qu’une fonction passagère, nominative ou élective. Chaque homme ou chaque femme avait le droit de déranger un Mushingantahe comme l’on dérange un membre de la famille : il était père de son milieu, avec tout ce que cela comporte de responsabilité et d’abnégation. C’est pourquoi avant son investiture, il lui était nécessaire de passer par plusieurs étapes de formation et d’épreuves.

    Au cours de ce temps de formation, le Mushingantahe devait acquérir un sens aigu de la vérité et de la justice, une responsabilité sociale poussée, un amour du travail en vue d’un minimum d’aisance économique, une intelligence aiguë, beaucoup de courage, une maturité humaine attendue d’un père, bref, une conduite exemplaire qui, du reste, était conçue comme un modèle culturel, une personnalité de statut pour toute la population. Toutes ces vertus et bien d’autres étaient progressivement acquises avant l’investiture. Il ne s’agissait pas du reste d’une simple charge, mais d’un devenir progressif consacré et rendu irréversible par l’investiture. Celle-ci consistait en un pacte entre le candidat Mushingantahe et la population qui devait exprimer son adhésion. A partir de ce jour, l’individu changeait de statut social et d’engagement intérieur. Il devenait du dedans (ibanga) un responsable volontaire de la paix et de l’harmonie autour de lui. Son investiture constituait le serment des serments qui engendrait un devoir investissant tout l’être de la personne. » – Adrien Ntabona, Institution des Bashingantahe à l’heure du pluralisme politique africain, Au Cœur de l’Afrique, 59, 2-3, 1991, 263-284 (s. : uantwerpen.be)


  • Autisme : Pour une neurodiversité…

    Nous avons dit « autisme » ?
    Bien sûr, nous pensons à juste titre à la difficulté
    Que représente un tel handicap
    Dans la relation aux autres, aux siens, à la vie.

    Bien sûr nous imaginons toutes les situations d’incompréhension réciproque,
    De mutisme, l’altération des interactions sociales…

    Pourtant chaque 2 avril,
    Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme,
    Une invitation s’anime qui gagnerait à se diffuser plus largement :

    « Les recherches sur ce sujet laissent entendre
    Que les employeurs passent à côté de certaines capacités
    Que les personnes autistes possèdent en abondance
    Par rapport à des travailleurs « neurotypiques »,
    Notamment en matière de reconnaissance des formes
    Et de raisonnement logique,
    Ainsi qu’une plus grande attention aux détails.
    Ces qualités rendent ces individus idéalement adaptés
    À certains types d’emplois,
    Comme les tests de logiciels, la saisie de données,
    Les travaux de laboratoires et la relecture,
    Pour ne citer que ces exemples. » (s. : un.org)

    Alors, à quand une vraie mobilisation
    Afin d’accompagner le mouvement d’un programme de formation aux vocations,
    D’un soutien mieux adapté au placement dans l’emploi,
    Et d’une lutte plus forte contre cette forme de discrimination ?

    Nous avons dit progrès ? Assurément,
    Il est des avancées qui ne sont pas inaccessibles,
    Dès lors que nous nous « employons » à les rendre plus claires.
    À chacun/e d’en illustrer les possibles…


  • VUCA

    « C’est devenu un acronyme de gestion à la mode : VUCA, un raccourci pour Volatilité, Incertitude (Uncertainty), Complexité et Ambiguïté, une sorte de fourre-tout pour signifier qu’« ils sont devenus fous là-bas! » C’est aussi un terme assez dérangeant : VUCA mêle quatre types distincts de défis lesquels exigent quatre types distincts de réponses. Cela rend difficile de savoir comment aborder une situation délicate ou inextricable, et il devient ainsi facile d’utiliser l’expression « VUCA » telle une béquille, une façon de rejeter le travail acharné de stratégie et planification car, après tout, on ne peut pas se préparer à un « monde VUCA », n’est-ce pas ? » (s. hbr.org / Nathan Bennett & G. James Lemoine)


  • innovation 

    Le Manuel d’Oslo définit quatre types d’innovation : les innovations de produit, les innovations de procédé, les innovations de commercialisation et les innovations d’organisation. (Manuel d’Oslo: Principes directeurs pour le recueil et l’interprétation des données sur l’innovation, 3e édition. 2005) – L’innovation de produit : L’introduction d’un bien ou d’un service nouveau. Cette définition inclut les améliorations sensibles des spécifications techniques, des composants et des matières, du logiciel intégré, de la convivialité ou autres caractéristiques fonctionnelles. – L’innovation de procédé : La mise en oeuvre d’une méthode de production ou de distribution nouvelle ou sensiblement améliorée. Cette notion implique des changements significatifs dans les techniques, le matériel et/ou le logiciel. – L’innovation de commercialisation : La mise en œuvre d’une nouvelle méthode de commercialisation impliquant des changements significatifs de la conception ou du conditionnement, du placement, de la promotion ou de la tarification d’un produit. – L’innovation d’organisation : La mise en œuvre d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures de la firme. » (s. : oecd.org)


  • mesurer

    « Le processus de développement durable est une démarche d’amélioration continue. Pour juger de l’amélioration, il faut nécessairement mesurer les progrès, ceci se fait au moyen d’indicateurs. Dans le cadre du développement durable, ces indicateurs se doivent de traduire l’ensemble des interrogations : environnement, économie, socioculturel, qui sont souvent croisées : environnement et économie, social et économie, social environnement,… Mais l’enjeu est aussi de disposer d’indicateurs qui soient renseignables à l’échelle utilisée, mis à jour, lisibles par tous, suffisamment porteurs de sens… La tâche est peu aisée mais ce premier travail, bien qu’encore très perfectible, cherche à y répondre en fournissant à tout un chacun les informations de base sur son lieu de vie. » www.territoires-durables.fr


  • enfant 

    Article 32 1. Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social…


    Citation


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  • fihavanana 

    Le fihavanana renvoie à l’esprit d’entraide malgache : « On était solidaire parce qu’on se réclamait de la même lignée. On était solidaire en raison du voisinage et de la proximité, face aux périls et aux nécessités. L’aide mutuelle s’exerçait spontanément dans de nombreux domaines et de nombreuses circonstances. On était ensemble pour le travail des rizières, pour l’entretien des terres des personnes malades ou absentes. On était ensemble pour réparer ou construire les tombeaux. On portait secours aux vieillards, aux infirmes, aux souffrants. En cas de décès, c’était la communauté qui se chargeait de tout. Dans le contrat social, on était les uns pour les autres. » – RABEMANANJARA (2001) – cité par Frédéric Sandron. 2008. Le fihavanana à Madagascar : lien social et économique des communautés rurales. Ed. Revue Tiers Monde.


  • éducation 

    « L’éducation pour le développement durable est un impératif en Jordanie, comme dans l’ensemble du monde arabe, car si le développement durable n’est plus une abstraction, il n’est pas encore entré dans les moeurs … 5,7 millions de nos enfants ne sont pas scolarisés (dont près de trois millions et demi de filles), 8,9 millions de jeunes sont analphabètes, et nous avons un des taux de chômage des jeunes parmi les plus élevés : seulement un jeune sur quatre a un emploi. Ce n’est pas l’avenir dont je rêve pour la jeunesse arabe. Nous devons doter (les jeunes) des compétences et des outils dont ils auront besoin pour être compétitifs sur le marché mondial et régional du travail, et selon nous, l’Éducation pour le développement durable est la pierre angulaire de ce processus. » reine Rania Al-Abdullah de Jordanie – portal.unesco.org


    Citation


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  • commerce équitable

    « Le journaliste demande au Père Francisco Vanderhoff si le commerce équitable n’était pas de la charité ; le Père s’est mis en colère et a répondu que le commerce équitable n’était pas un commerce de charité mais un commerce juste – il aurait pu ajouter solidaire – dans lequel les agriculteurs sont payés de manière à vivre décemment de leur travail. Le commerce équitable est l’exemple parfait d’une action qui intègre charité bien comprise et solidarité, respecte la dignité de l’homme et apporte des réponses sur le plan économique pour plus d’équité dans les relations commerciales. » refondationducapitalisme.blogspot.com


  • conflit 

    « Les conflits armés ont des répercussions aussi bien au niveau des moyens d’existence des particuliers que de l’économie, dans son ensemble. Ils sont synonymes d’insécurité alimentaire et entravent l’exécution des services sociaux. Ils intensifient la pauvreté et la faim; privent les enfants d’école; alourdissent le fardeau des responsabilités et la charge de travail des femmes; augmentent la mortalité infantile et maternelle; contribuent à la propagation du VIH/SIDA, du paludisme et d’autres maladies et alourdissent les mesures prophylactiques et curatives; sont préjudiciables à l’environnement, restreignent l’accès à l’eau potable et aux installations d’assainissement et forcent les personnes déplacées à vivre dans des abris insalubres et surpeuplés; ils minent la gouvernance, épuisent les ressources nationales et creusent la dette nationale » ftp.fao.org


  • culture 

    « La culture (au sens général), c’est la manière dont l’être humain se conçoit, se travaille et se dirige. Ces trois aspects forment un ensemble indissociable car, si la culture offre une vision de l’homme, une conception de ce qu’est un être humain, elle insiste également sur ce que l’homme pourrait être en fonction d’une direction, d’un idéal à atteindre. Selon moi, la culture devrait favoriser le travail sur soi et aider l’être humain à exprimer ce qu’il peut avoir de meilleur. » – Kenneth White – Traité de Géopoétique


  • agriculture

    « Le chronométrage est peu appliqué en agriculture : il est difficile de le faire admettre par le personnel. Certains agriculteurs ont été amenés à effectuer les opérations de chronométrage par personnes interposées. À cet effet, c’est le contremaître, chargé du contrôle et responsable de l’exécution de la tâche, qui est chronométré. Le contremaître, qui est généralement un ancien ouvrier, connaît la technique du travail; il peut donc exécuter celui-ci dans les mêmes conditions que les tâcherons. » Piel-Desruisseaux – Dictionnaire Larousse agricole -1952


  • Une affaire de goût…

    sur une inspiration de Marine M.

    Le goût :
    « Un sens par lequel nous percevons les saveurs… »
    Assurément ! Mais encore ?

    Le gôut qui crée les attachements, et les détachements.
    Le goût qui se forme, dès la naissance,
    Ou plutôt la grossesse.

    Le goût qui s’immisce dans la raison de nos satisfactions
    Dans leur recherche
    Dans leur accomplissement… ou non.

    Le mot « goût » qui serait apparenté au mot « choisir »
    via le gotique kausjan

    Le goût, taste (EN), 味道 (ZH), вкус (RU), smaak (NE)…

    De bon ou de mauvais goût,
    Prendre goût,
    Perdre le goût du pain…

    It’s a matter of taste
    Everyone to his taste…

    津津有味
    (savoureusement / avec grand plaisir)

    Tentative d’indéfinition :
    « Sens par lequel nous percevons les saveurs,
    Qui se développe dès les premières heures
    Par l’entremise d’une chimie sans cesse renouvelée,
    Tout en recevant l’influence des environnements naturels et culturels,
    Et des contextes éducatifs –
    Peut s’orienter, se travailler,
    Se perdre, s’altérer (agueusie, dysgueusie) –
    Conditionne non seulement notre rapport à l’alimentation,
    Mais à la vie qui va son chemin,
    Suscitant plaisir, indifférence ou répulsion (et dégoût) –
    Constitue une base solide à la connaissance et à la découverte des humanités
    En vue de leur compréhension mutuelle. »


  • goût

    Sens par lequel nous percevons les saveurs, qui se développe dès les premières heures par l’entremise d’une chimie sans cesse renouvelée, tout en recevant l’influence des environnements naturels et culturels, et des contextes éducatifs – Peut s’orienter, se travailler, se perdre, s’altérer (agueusie, dysgueusie) – Conditionne non seulement notre rapport à l’alimentation, mais à la vie qui va son chemin, suscitant plaisir, indifférence ou répulsion (et dégoût) – Constitue une base solide à la connaissance et à la découverte des humanités en vue de leur compréhension mutuelle.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Liste 2018 mots

    348 – route

    347 – téléphone

    346 – Kankurang

    345 – espace

    344 – Olonkho

    343 – chiffre

    342 – mort

    341 – /ui-//aes (Twyfelfontein)

    340 – ncegele

    339 – solstice

    338 – appartenir

    337 – coopérative

    336 – année

    335 – Bamiyan

    334 –recherche

    333 – céréale

    332 – Ribeira Grande

    331 – vieillesse

    330 – continent

    329 – Garifuna

    328 – sang

    327 – mouvement

    326 – bajan

    325 – bateau

    324 – Iran

    323 – économie

    322 – vent

    321 – outil

    320 – Cyrène

    319 – fruit

    318 – Comores

    317 – nom

    316 – univers

    315 – printemps

    314 – penser

    313 – Levuka

    312 – signe

    311 – mesure

    310 – religion

    309 – kinyarwanda

    308 – agriculture

    307 – Salvador

    306 – Sanganeb – Dungonab

    305 – art

    304 – tuvaluan

    303 – objet

    302 – couleur

    301 – T’heydinne

    300 – tel

    299 – ville

    298 – train

    297 – Petrykivka

    296 – Nasreddin Hodja

    295 – nudité

    294 – aimer

    293 – Guanacaste

    292 – Al-Bar’ah

    291 – Vatican

    290 – attendre

    289 – fleur

    288 – Slava

    287 – mendé écr (kikaku)

    286 – Liechtenstein

    285 – juche

    284 – montagne

    283 – famille

    282 – colindat

    281 – Damas

    280 – Lopé-Okanda

    279 – nous

    278 – Bouddhisme

    277 – Uluru-kata tjuta

    276 – Navajos

    275 – question

    274 – communication

    273 – Mashramani

    272 – Triglav

    271 – histoire

    270 – donner

    269 – batana

    268 – samoan

    267 – Ennedi

    266 – Paramaribo

    265 – asseoir (s’)

    264 – nüshu

    263 – Internet

    262 – jeunesse

    261 – maramureş 

    260 – griot

    259 – entreprise

    258 – nan pa’ch

    257 – métal (45-14)

    256 – pierre (45-13)

    255 – force (45-12)

    254 – Antigua

    253 – kartuli ena (géorgien lg)

    252 – sport

    251 – solitude

    250 – marshallais

    249 – ardha

    248 – toilettes

    247 – mushingantahe

    246 – Djibouti

    245 – dormir

    244 – araignée

    243 – Martin Luther

    242 – Porto Rico

    241 – bonjour

    240 – travail

    239 – temps

    238 – pluie

    237 – lune

    236 – distance

    235 – mariage

    234 – Tassili n’Ajjer

    233 – Brunei

    232 – révolution

    231 – handicap

    230 – ordinateur

    229 – tongien

    228 – femme

    227 – justice

    226 – Luxembourg

    225 – Monténégro

    224 – matière

    223 – maïs

    222 – pierre

    221 – autisme

    220 – vallée de mai

    219 – théâtre

    218 – crise

    217 – Uruguay

    216 – Kitabi Dədə Qorqud 

    215 – tigrigna

    214 – âge

    213 – e-estonia

    212  – séga

    211 – singapour 

    210 – sesotho

    209 – slovaque

    208 – Atomium

    207 – Comenius

    206 – océan

    205 –  مكة  (makka / La Mecque)

    204 – Cachoubes

    203 – n’ko alphabet

    202 – Grégoire Ahongbonon

    201 –  蔡伦 (Cai Lun)

    200 – rencontre

    199 – éducation

    198 – fleuve

    197 – atome

    196 – avion

    195 – informer

    194 – Vilnius

    193 – Martenitsa

    192 – ubérisation

    191 – jardin

    190 – numérique

    189 – sel

    188 – dzongkha

    187 – Carthage

    186 – nombre

    185 – santé

    184 – Spaarndam

    183 – wiki

    182 – Al-Zajal

    181 – Bialowieża

    180 – selfie

    179 – lumière

    178 – sarazm

    177 – bamoun

    176 – basque

    175 – intelligence

    174 – soleil

    173 – tupi-guarani

    172 – letton

    171 – gilbertin

    170 – commerce

    169 – Roma

    168 – innovation

    167 – sexe

    166 – eau (45-11)

    165 – sécurité

    164 – frère 

    163 – தமிழ்  (tamoul)

    162 – Sri Lanka

    161 – gouverner

    160 – énergie

    159 – automne

    158 – vérité

    157 – Keïta Salif

    156 – Rabat

    155 – Sapitwa

    154 – ngola

    153 – Copán

    152 – Phiona Mutesi

    151 – Rastafarisme

    150 – Manaschi

    149 – Haïti

    148 – kava

    147 – Pakistan

    146 – fjord

    145 – mano

    144 – jedek

    143 – vitesse

    142 – khoisan

    141 – fête

    140 – algorithme

    139 – 万里长城 (Grande Muraille)

    138 – fado

    137 – shabono

    136 – complexité

    135 – heure

    134 – Nazca

    133 – réussir

    132 – Inuit

    131 – symbole

    130 – paix

    129 – voyage

    128 – Pétra

    127 – Cú Chulainn

    126 – somali

    125 – hiri motu

    124 – Stari Most

    123 – fihavanana

    122 – Κύπρος / Kıbrıs 

    121 – alcool

    120 – nous

    119 – déchet

    118 – vaï (écriture)

    117 – famine

    116 – al-kuwait

    115 – animisme

    114 – Costa do Marfim (Côte d’Ivoire)

    113 – ennui

    112 – abebuu adekai (Cercueils (Ga)

    111 – Equateur

    110 – Grütli 

    109 – Kuomboka

    108 – feu (45-10)

    107 – Zanzibar

    106 – apprendre

    105 – Monomotapa

    104 – Brasilia

    103 – éléphant

    102 – organopónicos

    101 – goût

    100 – brezhoneg (breton)

    99 – Abya Yala

    98 – culture

    97 – encyclopédisme

    96 – indalo

    95 – matière (45-09)

    94 – main (45-08)

    93 – son (45-07)

    92 – Shqipëria

    91 – Salzburg

    90 – sisu

    89 – papillon

    88 – Samarkand

    87 – মুহাম্মদ ইউনূস (Muhammad Yunus)

    86 – Héreros

    85 – अवतार (avatāra)

    84 – Internet of trees (IoT)

    83 – Қазақ тілі

    82 – ລ້ານຊ້າງ (Lan Xang)

    81 – ᏍᏏᏉᏯ (Sequoyah)

    80 – Ruth & Seretse

    79 – nogar

    78 – argent

    77 – Yezidis

    76 –  alphabétisation

    75 – Ibeji

    74 – ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ  (Imazighen)

    73 – རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ (Bonheur National Brut) / BNB

    72 – baleine

    71 – université

    70 – encens

    69 – Rapa Nui

    68 – El Güegüense

    67 – zealandia

    66 – frontière

    65 – chamorro

    64 – Ακρόπολη Αθηνών (Acropole d’Athènes)

    63 – mémoire

    62 – partage

    61 – rugby

    60 – ลอยกระทง (Loy Krathong)

    59 – voir (45-06)

    58 – manger (45-05)

    57 – corps (45-04)

    56 – bài chòi

    55 – гэр (ger)

    54 – Quetzalcoatl

    53 – Serpent arc-en-ciel

    52 – Asubakatchin

    51 – ދިވެހިބަސް  (divehi)

    50 – ˁnḫ (ankh)

    49 – atoll

    48 – guerewol

    47 – Eldorado

    46 – animal (45-03)

    45 – plantes (45-02)

    44 – vie (45-01)

    43 – téranga

    42 – ꦕꦤ꧀ꦣꦶꦧꦫꦧꦸꦣꦸꦂ (Borobudur)

    41 –  بزکشی (bouzkachi)

    40 – binge watching

    39 – Cueva de las manos

    38 – Janteloven (Loi de Jante)

    37 – חג החנוכה (Hanoucca)

    36 – 勿体無い (mottainai)

    35 – plastique

    34 – Jadev Payeng

    33 – sango (–> zo kwe zo)

    32 – naissance

    31 – Çatal Höyük

    30 – Alþingi (Althing)

    29 – Yosemite

    28 – oignon

    27 – Ekeko

    26 – ရိုဟင်ဂျာ / রোহিঙ্গা  (Rohingya)

    25 – pantoun

    24 – Porajmos

    23 – ᐊᔭᒐᖅ (ajagaq)

    22 – مجلس (majlis)

    21 – Μεσοποταμία (Mésopotamie)

    20 – Kibera

    19 – ornithorynque

    18 – bidonville

    17 – អង្គរ (Angkor)

    16 – mot-coeur

    15 – sapeur

    14 – матрёшка (matriochka)

    13 – burkinabè

    12 – bienveillance

    11 –온돌 (ondol)

    10 – braille

    9 – čebela

    8 – ላሊበላ  (Lalibela)

    7 – 共享 (gòngxiǎng)

    6 – Արևախաչ (arevakhach)

    5 – ka’el

    4 – अहिंसा (ahimsa)

    3 – 愚公  (Yu Gong)

    2 – lagom

    1 – ubuntu


  • Les êtres humains

    Introduction à la Pantopie :

    Nous vivons une époque de grands défis écologiques, socio-politiques, économiques, religieux, éducatifs, numériques… De la manière dont nous envisagerons leur résolution, dépend bien davantage que le confort de certain/es. Il en va de chacun/e, dans nos forces comme nos fragilités. Il en va tout autant de la projection non seulement de notre espèce, mais de la Vie face aux contradictions de notre temps. Le texte qui suit tente d’en poser l’interaction entre l’ensemble des variables qui s’y enchevêtrent… Introduction à cet espace, il énonce les 100 variables que nous nous proposons d’y enquêter au fil des outils pantopiques.

    1. Les êtres humains naissent, vivent [1], grandissent, parfois vieillissent [2] et meurent [3].
    2. Les êtres humains mangent, boivent, cuisinent [4] diverses sortes d’aliments [5] qu’il leur appartient de se procurer plus ou moins aisément en nombre et qualité variables, entre pénurie et excès.
    3. Les êtres humains jouent [6] et pratiquent des sports [7] selon des motifs et des règles qui peuvent différer d’un âge et d’une société à l’autre.
    4. Les êtres humains échangent, commercent [8], font usage de moyens de paiement [9], contribuent à des formes d’économie [10], créent des entreprises [11], gèrent des biens qu’ils possèdent ou non en quantité plus ou moins importante [12].
    5. Les êtres humains communiquent [13], parlent [14], écrivent [15], informent [16], animent des instances médiatiques [17] et s’appuient sur des développements numériques qui viennent en bouleverser et en amplifier de nombreux aspects [18]. Ils nomment en outre les choses, les phénomènes et les êtres [19].
    6. Les êtres humains sont en mouvement [20], se déplacent [21] et transportent [22] au gré d’aptitudes et de moyens de locomotion variés : bateau [23], automobile [24], train [25], avion [26], deux-roues [27]…
    7. Les êtres humains ont un corps [28] constitué d’un certain nombre d’organes [29], reflétant un état de santé [30] et d’hygiène [31]. Le maintien de leur équilibre requiert un certain repos [32], renvoyant à des positions diverses [33]. Ils disposent en outre d’une forme de sexualité [34] qui occupe une place plus ou moins importante selon les sociétés et les individus.
    8. Les êtres humains développent des sciences et techniques [35] au fil du temps, parmi lesquelles les instruments [36] de toutes sortes ont constamment joué un rôle décisif, et tout particulièrement l’ordinateur [37].
    9. Les êtres humains cohabitent sur Terre avec d’autres espèces animales [38], invertébrés [39] et vertébrés [40], ainsi que végétales [41], dont ils exploitent largement les ressources avec ou sans dignité.
    10. Les êtres humains établissent une relation au pouvoir [42], aux formes d’administration et de gouvernement [43], à travers la grande variété des pays et entités géographiques, historiques, idéologiques [44]. Ils y défendent ou non une certaine idée de la justice [45], de la sécurité [46], intérieure et extérieure, et y ont diversement recours à des forces armées [47].
    11. Les êtres humains évoluent généralement en relation à une ou plusieurs familles [48], au sein desquelles ils peuvent contracter mariage [49].
    12. Les êtres humains exploitent toutes sortes de matière [50], au regard de leur variété et propriétés atomiques [51]. Ils y produisent quantité de déchets [52]. Ils y ont une relation forte et dépendante au feu [53], à l’eau [54], ainsi qu’aux formes diverses d’énergie [55].
    13. Les êtres humains habitent en un ou plusieurs lieux donnés [56], objet d’attentions plus ou moins soignées, tant sur le plan de leur construction, des moyens d’accès que de leurs usages. Des agglomérations s’y déploient [57], mettant en lumière l’importance des voies de communication [58].
    14. Les êtres humains occupent un certain espace [59], pouvant être appréhendé par rapport à son orientation [60] ou encore à certaines distances [61]. Cet espace se situe au sein d’un plus vaste ensemble, l’univers [62], dont la Terre [63] est l’une des composantes, elle-même couverte pour grande part d’eau [64] séparant les continents [65]. Les êtres humains y vivent une certaine relation aux phénomènes météorologiques [66] ainsi qu’aux saisons [67].
    15. Les êtres humains entretiennent une forte relation au temps [68], à son comptage [69], ainsi qu’aux événements qui s’y produisent [70].
    16. Les êtres humains disposent d’un intellect [71] à travers lequel ils pensent et exploitent diversement leur réalité, leurs savoirs [72], objets d’éducation, d’apprentissage, d’enseignement [73]. D’innombrables signes s’y colportent [74], formant ou non systèmes. Ils y affirment et nient [75], tandis qu’ils se font une certaine idée de la vérité [76].
    17. Les êtres humains vivent et entreprennent le plus souvent en société [77], parfois s’en écartent. Ils y organisent toutes sortes de festivités [78].
    18. Les êtres humains développent des formes de spiritualité, de relation aux croyances [79]. Des religions [80] s’y manifestent proposant d’organiser en tout ou partie la manière de les vivre.
    19. Les êtres humains ont un usage des nombres [81], de la mesure [82], des dimensions géométriques [83].
    20. Les êtres humains peuvent recourir à une très large gamme de sentiments [84] qu’ils partagent plus ou moins avec autrui selon les sociétés, les époques, les tempéraments. Ils font usage de salutations souvent codifiées [85].
    21. Les êtres humains agissent, font, fabriquent [86], selon des finalités [87] variables. Parmi ces activités, certaines sont perçues comme un travail [88] donnant lieu ou non à encadrement et rémunération. De grands secteurs s’y déploient comme ceux des services renvoyant à nombre des champs évoqués, de l’agriculture [89] ou encore de l’industrie [90].
    22. Les êtres humains mobilisent leurs sens [91], parfois différemment en raison d’un handicap, façonnant  une perception du monde qui les environne que ce soit sur un plan olfactif, gustatif, visuel [92], auditif [93], tactile [94].
    23. Les êtres humains [95] se définissent en tant que ce qu’ils sont par rapport aux autres espèces ou à la conscience qu’ils ont d’eux-mêmes. L’idée du soi [96] et de l’autre y joue un rôle central.
    24. Les êtres humains sont entourés d’objets [97], aux fonctions diverses. Ils produisent des textiles [98], dont ils se revêtent notamment.
    25. Les êtres humains produisent des œuvres d’art [99], selon des techniques, des formes d’expression et des intentions extrêmement variées qui franchissent ou non la barrière du temps…

  • Loi de Jante

    Ensemble de principes de conduite que l’écrivain dano-norvégien Aksel Sandemose a formulé en 1933 dans son roman Un fugitif recoupe ses traces et qui, selon lui, serait assez caractéristique du comportement de ses compatriotes, tout en étendant l’idée à l’ensemble de la Scandinavie. Elle met en avant la primauté du collectif sur l’individuel, la coopération sur la compétition. Peut susciter l’adhésion ou le rejet, selon l’idée que l’on se fait de la société et de nos possibles manières d’être.

     

    Enoncé de la loi :

    1. Du skal ikke tro du er noget ! – Tu ne dois pas croire que tu es quelqu’un de spécial !
    2. Du skal ikke tro du er lige meget som os ! – Tu ne dois pas croire que tu vaux autant que nous !
    3. Du skal ikke tro du er kloger en os ! – Tu ne dois pas croire que tu es plus malin/sage que nous !
    4. Du skal ikke innbille dig at du er bedre en os ! – Tu ne dois pas t’imaginer que tu es meilleur que nous !
    5. Du skal ikke tro du ved mere en os ! – Tu ne dois pas croire que tu sais mieux que nous !
    6. Du skal ikke tro du er mere en os ! – Tu ne dois pas croire que tu es plus que nous !
    7. Du skal ikke tro at du duger til noget ! – Tu ne dois pas croire que tu es capable de quoi que ce soit !
    8. Du skal ikke grine af os ! – Tu ne dois pas rire de nous !
    9. Du skal ikke tro at nogen kan lige dig ! – Tu ne dois pas croire que quelqu’un s’intéresse/s’inquiète à ton sujet !
    10. Du skal ikke tro du kan lære os noget ! – Tu ne dois pas croire que tu peux nous apprendre quelque chose !

     

    … The concept of Janteloven is intertwined in the fabric of Danish Culture/Society. From early years children are taught to honour collaboration over competition. The education system teaches to the middle of the class and encourages group work and cooperative learning. The social systems of the state stress the right to be taken care as a group regardless of social status. No one is better than the next guy. » cité par Charon Jernice Austin – Tapping into my soul (from Denmark for Foreign Students – Ed. Copenhague Business School Press – 1999)

     

    («… Le concept de Janteloven est imbriqué dans le tissu de la culture ou de la société danoise. Dès les premières années, les enfants apprennent à préférer la collaboration à la compétition. Le système éducatif enseigne au milieu de la classe et encourage le travail en groupe et l’apprentissage coopératif. Les systèmes sociaux de l’état soulignent le droit d’être pris en charge en tant que groupe indépendamment du statut social. Personne n’est meilleur qu’un autre. » Cité par Charon Jernice Austin – Tapping into my soul (à partir de Le Danemark pour les étudiants étrangers – Ed. Copenhague Business School Press – 1999)…»)

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • 35 – faire – do – 做 – machen – fare – hacer – 買い物をする – де́лать

    Faire ou ne pas faire
    do make
    faire
    Être prêt ou ne pas l’être
    ready
    prêt/e
    Rendre possible
    possible
    possible
    Ou impossible
    impossible
    impossible
    Répondre à son devoir
    duty
    devoir
    Être responsable
    responsible
    responsable

    Préparer quelque chose
    prepare
    préparer
    S’appuyer sur son expérience
    experience
    expérience
    Concevoir un projet
    project
    projet
    Créer
    create
    créer
    Mettre en œuvre un programme
    program
    programme
    Produire
    produce
    produire

    Commencer, terminer
    start2 end2
    commencer / terminer

    Travailler
    work
    travailler
    Ne pas, ne plus travailler
    unemployment
    chômage
    Travailler dans l’agriculture
    agriculture
    agriculture
    Travailler dans l’industrie
    industry
    industrie
    Recevoir un revenu
    income
    revenu
    Songer à ses loisirs
    leisure
    loisir
    Partir en vacances
    holiday
    vacances
    Partir à la retraite
    retired
    retraité/e



  • ville minière de sewell

    « Située à plus de 2 000 m d’altitude dans les Andes, à 60 km à l’est de Rancagua, dans un environnement marqué par un climat extrême, la ville minière de Sewell a été construite par la société Bradden Copper en 1905 pour héberger les mineurs travaillant dans ce qui était en train de devenir la plus grande mine souterraine de cuivre du monde, El Teniente. C’est un exemple exceptionnel de ces villes qui ont été « implantées » dans de nombreuses parties reculées du monde pour exploiter une mine et transformer des ressources naturelles de grande valeur, en utilisant à la fois une main d’œuvre locale et les moyens financiers et techniques d’un pays industrialisé. Installée sur un terrain trop abrupt pour les véhicules à roues, la ville a été construite autour d’un grand escalier central partant de la gare. Le long de la pente, des places de forme irrégulière, embellies par des arbres et des plantes, constituaient les principaux espaces publics de la ville. Les immeubles construits le long des rues sont en bois, souvent peints dans des tons vifs de vert, jaune, rouge et bleu. A son apogée, Sewell a compté jusqu’à 15 000 habitants mais elle a été largement abandonnée dans les années 1970. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chili

    Date :

    2006

    Catégorie :

    Culturel
  • ville de vicence et les villas de palladio en vénétie

    « Fondée au IIe siècle av. J.-C. dans le nord de l’Italie, la cité a prospéré sous la domination vénitienne, du début du XVe à la fin du XVIIIe siècle. L’œuvre d’Andrea Palladio (1508-1580), fondée sur une étude approfondie de l’architecture romaine classique, donna à la ville son apparence unique. Ses interventions urbaines et ses villas, dont il parsema toute la Vénétie, eurent une influence décisive sur le cours ultérieur de l’architecture. Son travail a inspiré un style architectural caractéristique (le palladianisme) qui s’est répandu en Angleterre, dans d’autres pays d’Europe et en Amérique du Nord. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Italie

    Date :

    1994

    Catégorie :

    Culturel
  • usine van nelle

    « Réalisée au cours des années 1920 le long d’un canal de la zone industrielle du Spaanse polder, à Rotterdam, l’usine Van Nelle est un des fleurons de l’architecture industrielle du XXe siècle. Il s’agit d’un ensemble d’usines aux façades de verre et d’acier utilisant à grande échelle le principe du « mur-rideau ». Conçue comme une usine idéale, elle est ouverte sur l’extérieur et l’espace intérieur est évolutif en fonction des besoins. La lumière y est mise au service du confort au travail. Elle se veut une usine nouvelle, véritable symbole de la culture architecturale moderniste et fonctionnaliste de l’entre-deux-guerres. Elle témoigne aussi de la longue tradition portuaire et économique néerlandaise dans les domaines du conditionnement de produits agro-alimentaires importés (café, thé, tabac) et leur commercialisation en Europe. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Pays-Bas

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • usines de salpêtre de humberstone et de santa laura

    « Les usines de Humberstone et de Santa Laura représentent plus de 200 anciens sites d’extraction du salpêtre, où des ouvriers, venus du Chili, du Pérou et de Bolivie, vécurent dans des cités minières et forgèrent une culture pampina commune. Cette culture se manifeste dans la richesse de la langue, la créativité et les liens de solidarité, et surtout dans les luttes pionnières menées par les pampinos pour la justice sociale, luttes dont l’impact fut profond sur l’histoire sociale. Installés dans la Pampa désertique et reculée, l’un des déserts les plus arides du globe, des milliers de pampinos ont vécu et travaillé, à partir de 1880 et pendant plus de soixante ans, dans un environnement hostile pour exploiter le plus grand gisement de salpêtre du monde et produire le nitrate de soude, un engrais qui allait transformer le paysage agricole de l’Amérique du Nord et du Sud, ainsi que celui de l’Europe, tout en procurant de grandes richesses au Chili. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Chili

    Date :

    2005

    Catégorie :

    Culturel
  • sites de bagnes australiens

    « Le bien comprend une sélection de onze sites pénitentiaires, parmi les milliers établis par l’Empire britannique sur le sol australien aux XVIIIe et XIXe siècles. Les sites sont disséminés à travers le pays, de Fremantle en Australie occidentale, à Kingston et Arthur’s Vale sur l’île de Norfolk, à l’est ; et des environs de Sidney, en Nouvelle-Galles du Sud, au nord, jusqu’aux sites de Tasmanie, au sud. Près de 166 000 hommes, femmes et enfants furent envoyés en Australie pendant plus de 80 ans, entre 1787 et 1868, condamnés par la justice britannique à la déportation dans les colonies pénitentiaires. Chacun des sites avait une vocation propre, qu’il s’agisse d’enfermement punitif ou de rééducation par le travail forcé au service du projet colonial. Le bien présente les meilleurs exemples survivants de la déportation à grande échelle de condamnés et de l’expansion colonisatrice des puissances européennes par la présence et le travail des bagnards. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Australie

    Date :

    2010

    Catégorie :

    Culturel
  • pont mehmed pacha sokolović de višegrad

    « Construit à la fin du XVIe siècle sur la rivière Drina, à l’est de la Bosnie-Herzégovine, le pont Mehmed Pacha Sokolović de Višegrad a été construit par Mimar Koca Sinan, l’architecte de la cour, sur ordre du grand vizir Mehmed Pacha Sokolović. Il est caractéristique de l’apogée de l’architecture monumentale et du génie civil ottomans. Il possède 11 arches maçonnées dont les ouvertures sont comprises entre 11 et 15 m, ainsi qu’une rampe d’accès à l’orthogonale de quatre arches sur la rive gauche de la rivière. Ce pont, long de 179,5 m, est une réalisation majeure de Sinan, un des plus grands architectes et ingénieurs du style ottoman classique et un contemporain de la Renaissance italienne, avec laquelle son travail peut être comparé. L’élégance de ses proportions et la noblesse monumentale uniques du bien témoignent de la grandeur de ce style d’architecture. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Bosnie-Herzégovine

    Date :

    2007

    Catégorie :

    Culturel
  • peintures rupestres de la sierra de san francisco

    « Dans la réserve d’El Vizcaíno, en Basse-Californie, la Sierra de San Francisco a abrité, depuis 100 av. J.-C. jusqu’à 1300 apr. J.-C., un peuple aujourd’hui disparu, qui a laissé un des plus beaux et des plus importants ensembles de peintures rupestres du monde. Celles-ci, remarquablement conservées en raison du climat sec et des difficultés d’accès, représentent des êtres humains et de nombreuses espèces animales. Elles reflètent la relation entre l’homme et son environnement et constituent l’expression la plus raffinée de la culture de ce peuple. La composition et la dimension des peintures, ainsi que la précision des tracés et la variété des couleurs, mais surtout le nombre de sites, font de ce travail artistique un témoin exceptionnel d’une tradition unique. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    1993

    Catégorie :

    Culturel
  • paysage culturel de lednice-valtice

    « Entre le XVIIe et le XXe siècle, la famille ducale de Liechtenstein a fait de ses domaines du sud de la Moravie un paysage exceptionnel. à l’architecture baroque œuvre principalement de Johann Bernhard Fischer von Erlach classique et néogothique des châteaux de Lednice et Valtice, répond une nature travaillée selon les conceptions romantiques anglaises de l’art paysager. S’étendant sur 200 km2 , c’est un des paysages les plus vastes créés par l’homme en Europe. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République tchèque

    Date :

    1996

    Catégorie :

    Culturel
  • palais stoclet

    « Le Palais a été conçu en 1905 à la demande du banquier et collectionneur Adolphe Stoclet par l’un des chefs de file du mouvement artistique de la Sécession viennoise, l’architecte Josef Hoffman. Ce dernier a pu travailler sans limite financière ou esthétique. Avec leur géométrisme épuré, le palais et le jardin (terminés en 1911) marquent un changement radical au sein de l’Art nouveau, changement qui annonce l’Art déco et le mouvement moderniste en architecture. Le Palais Stoclet est une des réalisations les plus abouties de la Sécession viennoise. Il abrite des œuvres de Koloman Moser et de Gustav Klimt, liées à la conception du Gesamtkunstwerk (architecture, sculpture, peinture et arts décoratifs s’intègrent dans une même œuvre). Le Palais témoigne du renouveau artistique de l’architecture européenne et présente un haut niveau d’intégrité dans ses dimensions d’architecture extérieure, d’architecture et de décoration intérieures, avec des meubles et objets originaux. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Belgique

    Date :

    2009

    Catégorie :

    Culturel
  • Œuvres d’antoni gaudí

    « Sept biens construits par l’architecte Antoni Gaudí (1852-1926), à Barcelone ou à proximité, inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1984 témoignent de la contribution créative exceptionnelle de Gaudí au développement de l’architecture et des techniques de construction à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Ces monuments sont l’expression d’un style à la fois éclectique et très personnel qui s’est donné libre cours non seulement dans l’architecture mais aussi dans l’art des jardins, la sculpture et toutes les formes d’arts décoratifs. Les 7 bâtiments sont : le parc Güell, le palais Güell, la Casa Mila, la Casa Vicens, le travail de Gaudí sur la façade de la Nativité et la crypte de la cathédrale de la Sagrada Familia, la Casa Batlló, la crypte de la Colònia Güell. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Espagne

    Date :

    1984

    Catégorie :

    Culturel
  • maison-atelier de luis barragán

    « Construite en 1948, la maison-atelier de Luis Barragá;n dans la banlieue de Mexico constitue un exemple exceptionnel du travail créateur de l’architecte dans la période qui suit la Seconde Guerre mondiale. Le bâtiment de béton, d’une superficie totale de 1 161 m2, comprend un rez-de-chaussée et deux étages ainsi qu’un petit jardin privatif. L’œuvre de Barragá;n associe des courants et éléments artistiques modernes et traditionnels en une nouvelle synthèse qui a exercé une influence considérable, notamment sur la conception contemporaine des jardins, des places et des paysages. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    2004

    Catégorie :

    Culturel
  • les climats du vignoble de bourgogne

    « « Les climats sont des parcelles de vignes précisément délimitées sur les pentes de la côte de Nuits et de Beaune, au sud de Dijon. Elles se distinguent les unes des autres par leurs conditions naturelles spécifiques (géologie, exposition, cépage…) qui ont été façonnées par le travail humain et peu à peu identifiées par rapport au vin qu’elles produisent. Ce paysage culturel est composé de deux éléments : le premier couvre des parcelles viticoles, les unités de production associées, des villages et la ville de Beaune. Cette première composante représente la dimension commerciale du système de production. La seconde composante est le centre historique de Dijon qui matérialise l’impulsion politique donnée à la formation du système des climats. Le site est un exemple remarquable de production viti-vinicole développé depuis le haut Moyen âge. » (source : whc.unesco.org) »


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    France

    Date :

    2015

    Catégorie :

    Culturel
  • le qanat perse

    « « Dans l’ensemble des régions arides de l’Iran, l’agriculture est soutenue par l’ancien système de qanats qui puisent l’eau des sources aquifères en amont des vallées et la font circuler par gravité le long de tunnels souterrains, souvent sur de nombreux kilomètres. Les onze qanats qui composent ce site et représentent ce système comprennent aussi des aires de repos pour les travailleurs, des réservoirs d’eau et des moulins à eau. Le système de gestion traditionnel encore en place permet un partage et une distribution de l’eau équitables et durables. Les qanats apportent un témoignage exceptionnel sur des traditions culturelles et des civilisations de zones désertiques au climat aride. » (source : whc.unesco.org) »


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Iran (République islamique d')

    Date :

    2016

    Catégorie :

    Culturel
  • la chaux-de-fonds / le locle, urbanisme horloger

    « Dans les montagnes du Jura suisse, sur des terrains peu propices à l’agriculture, les villes voisines de La Chaux-de-Fonds et Le Locle illustrent un développement urbain original qui reflète les besoins d’organisation rationnelle de la production horlogère. Planifiées au début du XIXème siècle, après trois grands incendies, les villes sont entièrement destinées à cette production. Leurs tracés selon un schéma ouvert et en bandes parallèles, imbriquant l’habitat et les ateliers, correspondent aux besoins de la culture professionnelle horlogère qui remonte au XVIIème siècle mais se maintient encore aujourd’hui. Le site constitue un remarquable exemple de villes ordonnées par une activité mono-industrielle, bien conservées et toujours en activité. La planification urbaine des deux villes s’est adaptée au passage d’une production artisanale avec travail à domicile à une production manufacturière plus intégrée, avec les usines de la fin du XIXème et du XXème siècle. Quand il analyse la division du travail dans Le Capital, Karl Marx prend comme exemple l’industrie horlogère du Jura suisse et invente à propos de La Chaux-de-Fonds le terme de « ville-manufacture ». » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Suisse

    Date :

    2009

    Catégorie :

    Culturel
  • fortifications de vauban

    « L’œuvre de Vauban comprend 12 groupes de bâtiments fortifiés et de constructions le long des frontières nord, est et ouest de la France. Ils constituent les meilleurs exemples du travail de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), l’architecte militaire de Louis XIV. Cette série comprend des villes neuves créées ex-nihilo, des citadelles, des enceintes urbaines à bastions et des tours bastionnées. Y figurent aussi des forts de montagne, des forts de côte, une batterie de montagne et deux structures de communication en montagne. Ces sites sont inscrits en tant que témoins de l’apogée de la fortification bastionnée classique, typique de l’architecture militaire occidentale. Vauban a joué un rôle majeur dans l’histoire des fortifications en influençant l’architecture militaire en Europe, mais aussi sur les autres continents jusqu’au milieu du XIXe siècle. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    France

    Date :

    2008

    Catégorie :

    Culturel
  • de la grande saline de salins-les-bains à la saline royale d’arc-et-senans, la production du sel ignigène

    « La Saline Royale d’Arc-et-Senans, à proximité de Besançon, est l’œuvre de Claude Nicolas Ledoux. Sa construction, qui débuta en 1775 sous le règne de Louis XVI, est la première grande réalisation d’architecture industrielle qui reflète l’idéal de progrès du siècle des Lumières. Ce vaste ouvrage semi circulaire fut conçu pour permettre une organisation rationnelle et hiérarchisée du travail. La construction initiale devait être suivie de l’édification d’une cité idéale, qui demeura à l’état de projet. » (source : whc.unesco.org) « La Grande Saline de Salins-les-Bains fut en activité pendant 1200 ans, jusqu’en 1962. De 1780 à 1895, son eau salée a été acheminée sur une distance de 21km par des saumoducs jusqu’à la Saline Royale d’Arc-et-Senans, construite à proximité d’un massif forestier important pour en assurer le combustible. La Saline de Salins abrite une galerie souterraine du XIIIe siècle avec une pompe hydraulique du XIXe toujours en fonctionnement. La salle des Poêles laisse imaginer la pénibilité du travail des sauniers pour récolter l’Or Blanc. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    France

    Date :

    1982

    Catégorie :

    Culturel
  • complexe maison-ateliers-musée plantin-moretus

    « Le musée Plantin-Moretus est une imprimerie et maison d’édition datant de la Renaissance et de l’époque baroque. Situé à Anvers – avec Paris et Venise, l’une des trois villes les plus importantes pour les débuts de l’imprimerie en Europe –, il est étroitement lié à l’histoire de l’invention et de la diffusion de la typographie. Son nom rend hommage au plus grand imprimeur-éditeur de la seconde moitié du XVIe siècle : Christophe Plantin (vers 1520-1589). Outre sa valeur architecturale exceptionnelle, le monument contient une importante collection d’objets témoignant de la vie et du travail dans l’imprimerie et maison d’édition la plus prolifique d’Europe à la fin du XVIe siècle. L’entreprise est restée en activité jusqu’en 1867 et son bâtiment renferme une vaste collection d’anciens équipements d’imprimerie, une grande bibliothèque, de précieuses archives et des œuvres d’art, notamment un tableau de Rubens. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Belgique

    Date :

    2005

    Catégorie :

    Culturel
  • campus central de la cité universitaire de l’universidad nacional autónoma de mexico (unam)

    « Le campus qui est constitué d’un ensemble de bâtiments, d’équipements sportifs et d’espaces ouverts dans la zone méridionale de Mexico a été construit entre 1949 et 1952. Plus de 60 architectes, ingénieurs et artistes ont travaillé au projet. Le campus est un superbe exemple du modernisme du XXe siècle, il illustre l’intégration de l’urbanisme, de l’architecture, de l’ingénierie, de l’architecture de paysage et des beaux-arts et leur association avec des références aux traditions locales, notamment le passé préhispanique du Mexique. L’ensemble incarne des valeurs sociales et culturelles de portée universelle. Reconnu dans le monde entier, ce campus est l’un des grands symboles de la modernité en Amérique latine. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Mexique

    Date :

    2007

    Catégorie :

    Culturel
  • assise, la basilique de san francesco et autres sites franciscains

    « Assise, ville médiévale édifiée sur une colline, est le lieu de naissance de Saint François et elle est étroitement associée au travail de l’Ordre des franciscains. Ses chefs-d’œuvre de l’art médiéval – basilique Saint-François et peintures de Cimabue, Pietro Lorenzetti, Simone Martini et Giotto – ont fait d’Assise une référence fondamentale du développement artistique et architectural de l’Italie et de l’Europe. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Italie

    Date :

    2000

    Catégorie :

    Culturel
  • aapravasi ghat

    « Ce site de 1 640 m2 situé dans le district de Port Louis est l’endroit où commença la moderne diaspora des travailleurs sous contrat ou « engagés ». En 1834, le gouvernement britannique choisit l’île de Maurice pour en faire le premier site de sa « grande expérience », l’utilisation de travailleurs libres plutôt que d’esclaves. Entre 1834 et 1920, presque un demi-million de travailleurs sous contrat arriva d’Inde à l’Aapravasi Ghat pour travailler dans les plantations sucrières de Maurice ou pour être transférés de là à l’île de la Réunion, en Australie, en Afrique australe et orientale, dans les Caraïbes. Les bâtiments de l’Aapravasi Ghat sont l’une des premières manifestations explicites de ce qui devait devenir par la suite un système économique mondial et l’une des plus grandes vagues migratrices de l’histoire. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Maurice

    Date :

    2006

    Catégorie :

    Culturel
  • tigrigna

    Après une guerre qui a duré trente ans, la plus longue qu’ait connue le continent africain, l’Erythrée a accédé à l’indépendance en mai 1993. L’Etat érythréen a désormais trois langues officielles qui sont aussi des langues de travail : le tigrigna, l’arabe et l’anglais. Les citoyens appartiennent à neuf ethnies nationales différentes, chacune ayant sa propre langue maternelle (ou langue vernaculaire). Deux langues servent de langues de communication (ou langues véhiculaires) : l’arabe (dans une variété parlée spécifique) et, à un degré moindre, le tigrigna. Selon leurs fonctions et leur statut institutionnel, les langues en Erythrée peuvent donc être réparties en trois groupes : les langues officielles, les langues vernaculaires et les langues véhiculaires. (Marie-Claude Simeone-Senelle – Panorama de la situation linguistique en Erythrée – journals.openedition.org)

     

    (…) L’arabe a longtemps servi, et sert encore, de langue de communication entre les musulmans qui ont pour langue maternelle soit une autre langue sémitique, soit une langue couchitique ou nilo-saharienne. Les contacts avec l’autre rive de la mer Rouge remontent à la nuit des temps. L’islamisation de l’Afrique de l’Est est partie de cette région (Zula et Dahlak) et les contacts commerciaux réguliers perdurent de nos jours avec l’Arabie saoudite et surtout le Yémen (la côte de la Tihâma mais aussi Aden et la côte de l’océan Indien). L’arabe véhiculaire porte les traces de ces influences ainsi que celles des variétés apprises au Front ou dans l’émigration. Né de ces contacts entre dialectes arabes mais aussi des contacts avec les langues maternelles différentes, c’est un parler en perpétuelle évolution. Malgré cela, il reste caractéristique de cette région par certains traits phonétiques, morphologiques, syntaxiques et lexicaux. (Marie-Claude Simeone-Senelle – Panorama de la situation linguistique en Erythrée – journals.openedition.org)

     

    (…) Pour le tigrigna, le nombre de locuteurs est estimé à 1 600 000 sur un total de 3 200 000 habitants, soit 50 % de la population. Il est la langue maternelle des habitants des hauts plateaux du centre du pays, en majorité chrétiens orthodoxes. Les variétés parlées du tigrigna diffèrent de la langue tigrigna officielle, mais, comme elle, ces variétés portent la marque des contacts avec les langues couchitiques, surtout en ce qui concerne le lexique. (Marie-Claude Simeone-Senelle – Panorama de la situation linguistique en Erythrée – journals.openedition.org)

    ትግርኛ 

    nom en anglais : Tigrinya

    ISO : tir

    PAYS : Erythrée, Ethiopie

    Famille : afro-asiatiques / sémitiques


  • breton

    Le breton ou brezhoneg appartient aux langues celtiques – famille des langues indo-européennes, dans l’ensemble dit britonnique avec le gallois et le cornique. On considère après le celtique ancien, plusieurs phases d’évolution avec le vieux breton (à partir du Ve siècle) dont env. 3000 termes subsistent, le moyen breton (dès le XIe siècle), enfin le breton moderne (à partir du XVIIIe siècle)… La construction de la phrase bretonne est assez souple, dans la mesure où le mot important est mis en avant, pouvant donner SVO (Sujet Verbe Objet) si tel est l’ordre de priorité sémantique, ou OVS si l’objet est à mettre en valeur… Le Conseil Régional de Bretagne a reconnu en 2004 le breton et le gallo, langue d’oïl, comme langues officielles de la région aux côtés du français… Le regain d’intérêt pour la langue bretonne est en grande partie solidaire du travail effectué dans les écoles associatives, dites diwan, dont le nom signifie « germer », « pousser », « sortir de terre »… Dan Ar Braz leur rendit un fervent hommage avec sa chanson interpété lors du concours de l’Eurovision Diwanit Bugale (1996).

     

     

    brezhoneg

    nom en anglais : Breton

    ISO : bre

    PAYS : France

    Famille : indo-européennes / celtiques / brittoniques


  • Un espace numérique humaniste (ENH)

    Prologue

    Un espace numérique humaniste (ENH) est possible, entendons un espace respectueux de chacun/e, aspirant à de nouvelles formes de partage des ressources, du temps, des savoirs, un espace enclin à favoriser les projets et la créativité. Nous l’envisageons à la rencontre de douze variables : l’être humain (1), l’intelligence (2), le corps (3), les activités (4), le mouvement (5), la communication (6), le pouvoir (7), le commerce (8), le temps (9), l’espace (10), les techniques (11) et la matière (12). Tandis que le numérique [01] est effectivement en train de transformer le monde et la relation qui nous lie affectant ces variables et quelques autres, nous proposons de prendre ensemble la mesure et le cap d’un numérique humaniste, questionnant les avancées contemporaines et tentant de ne pas nous y laisser enfermer…

    En somme douze variables pour concourir à éclairer des évolutions contradictoires, et y repérer les éléments favorables au progrès responsable des humanités…

    By: Daniel Voyager

    1. Le [01] et l’être humain

    1.1 Le [01] modifie les interactions sociales et familiales
    1.2 Le [01] revisite la représentation de soi
    1.3 Le [01] aspire-t-il à réinventer l’être humain ?

    By: ICT Authority

    2. Le [01] et l’intellect

    2.1 Le [01] modifie notre idée de l’intelligence
    2.2 Le [01] transforme notre relation aux savoirs et apprentissages
    2.3 Le [01] introduit de nouveaux (?) signes
    2.4 Le [01] enregistre (tout) pour l’éternité ?
    2.5 Le [01] vise-t-il à installer le pouvoir des algorithmes ?
    2.6 Le [01] réinvente la culture et stimule la créativité
    2.7 Le [01] conduit-il à une forme d’utopie, de dystopie ou de pantopie ?

    By: z s

    3. Le [01] et le corps

    3.1 Le [01] transforme le rapport à la santé et à l’hygiène
    3.2 Le [01] vise à « augmenter » les fonctions corporelles
    3.3 Le [01] change la manière de manger, de dormir
    3.4 Le sexe occupe une place centrale dans le [01]

    By: PAN ANT

    4. Le [01] et les activités

    4.1 Le [01] revisite la relation aux activités
    4.2 Le [01] repense la relation au travail
    4.3 Le [01] amplifie les effets de l’automatisation

    By: Andrew Turner

    5. Le [01] et le mouvement

    5.1 Le [01] initie un mouvement constant
    5.2 Le [01] trace tout et tous
    5.3 Le [01] revoit la locomotion

    By: KamiPhuc

    6. Le [01] et la communication

    6.1 Le [01] « augmente » le flux d’information
    6.2 Le [01] amplifie la puissance de l’opinion… fondée ou non
    6.3 Le [01] développe de nouveaux (?) langages
    6.4 Le [01] agit sur la dénomination
    6.5 Le [01] donne naissance à de nouveaux communicant/es
    6.6 Le [01] change l’idée du journalisme
    6.7 Le [01] influence nos émotions et les prédétermine

    By: Kevin Dooley

    7. Le [01] et le pouvoir

    7.1 Chaque pays fixe sa relation au [01]
    7.2 Le [01] questionne la démocratie en introduisant des formes de cybercitoyenneté
    7.3 La sécurité est au centre des problématiques [01]
    7.4 Le [01] réinvente les règles et normes… à sa manière
    7.5 Le [01] démultiplie le pouvoir de dire… et de nuire
    7.6 Le [01] requiert une nouvelle forme de droit
    7.7 Le [01] change les visages de la guerre
    7.8 Le [01] soutient de nouvelles formes de résistance (?)

    By: Satya Murthy

    8. Le [01] et le commerce

    8.1 Le [01] fait commerce… de tout
    8.2 Le [01] repense le rapport à l’argent et l’idée que l’on s’en fait
    8.3 Le [01] revoit le fonctionnement et le rôle de l’entreprise

    By: pallina60 Loon

    9. Le [01] et le temps

    9.1 Le [01] revisite le rapport au temps
    9.2 Le [01] questionne le rapport à la vie, à la mort … et aux êtres vivants
    9.3 Le [01] redistribue la perception de l’histoire
    9.4 Le [01] reconstruit-il le réel ?

    By: Anthony Luco

    10. Le [01] et l’espace

    10.1 Le [01] revoit le rapport à « l’espace »
    10.2 Le [01] repense la distance
    10.3 Le [01] réinvente la ville
    10.4 Le [01] change l’idée de la route

    By: Robin Zebrowski

    11. Le [01] et les techniques

    11.1 Le [01] est connexion
    11.2 Le [01] se rappelle qu’il était une fois l’ordinateur
    11.3 Le [01] nous rend – plus ou moins – geek
    11.4 Le [01] nous fait entrer plus avant dans l’ère des robots

    By: David

    12. Le [01] et la matière

    12.1 Le [01] mobilise les ressources
    12.2 Le [01] développe les objets « connectés »
    12.3 Le [01] produit des déchets


  • Petit voyage dans les langues…

    (Ce texte reprend une conférence donnée à l’UNESCO le 21 février 2013 – Journée internationale de la langue maternelle…)

    By: Harald Deischinger

    1 – Les langues turciques…

    Nous commencerons notre périple dans les langues turciques au sein de l’ancienne famille altaïque, glissant dans les étendues kazakh, turkmène, ouzbek, pour plonger sur le lac Son- Koul au Kirghizistan. Là, nous nous approcherons d’un conteur manaschi, pour l’entendre réciter l’une des plus longues épopées humaines, celle de Manas, en sa modernité retrouvée :

    Dans mon rêve de la nuit dernière,
    Je me suis installé au sommet d’Ala-Too
    Et j’y ai attrapé un jeune aigle baarchin.
    Quand je l’ai emmené à la chasse,
    Le bruit de ses ailes battantes s’est aussitôt fait entendre,
    Impossible de résister à sa colère…

    By: François Philipp

    2 – Les langues mongoles…

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.

    By: Kitty Terwolbeck

    3 – Les langues toungouses et paléo-sibériennes…

    Après avoir fréquenté les langues toungouses, mandchou, evenki, nanai… nous remonterons vers l’espace sibérien au sein de langues diverses qu’elles soient ienisseïennes, tchoukotko-kamtchatkiennes, ou encore youkaguir. Dans le foisonnement des peuples, nous parviendront les voix itelmène, koriak, ket, chukchi … Parmi tous ceux-là, dans une hutte proche de celle du chamane, une vieille dame nous racontera en langue nivkh les histoires du brave Tchoril et de la belle Tcholtchinaï … de leur promesse d’engagement à la déchirure de leur séparation, puis à leurs retrouvailles jusqu’à ce qu’elle tresse ses nattes, d’amour.

    By: Ludovic Tristan

    4 – La langue coréenne…

    Bientôt nous ferons halte en – 2333 dans l’espace coréen (autrefois rattaché par certains à l’ensemble altaïque) où nous trouverons Tangun, le fondateur, né de Hwanung et de l’ourse Ungnyeo. Puis des milliers d’années plus tard, un nouvel épisode nous fera partager la naissance de l’alphabet coréen, à l’initiative du sage Sejong qui déclara :

    La langue coréenne étant différente de la langue chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffisamment. C’est pourquoi, les gens du peuple désirent une chose et n’arrivent pas à exposer leurs sentiments: cela est fréquent. Ému de pitié, j’ai inventé vingt-huit caractères qui seront facilement appris de tous et serviront aux usages quotidiens. – (préface de l’Hunmin Chongum)

    By: Cyril Bèle

    5 – Les langues japoniques…

    Par un trait rapide sur la mer du Japon, et après nous être avisés de la richesse du peuple aïnu, nous traverserons l’archipel du Soleil Levant, d’une laque à un court poème, d’un pétale à une ombrelle… Au virage du premier millénaire, et dans la fraîche maîtrise des kanas, la dame Sei Shonagon nous emportera dans son fascinant registre des Choses, des « Choses qui font battre le cœur », des « Choses qui semblent vulgaires », des « Choses impatientantes », et combien d’autres :

    L’idée d’écrire ces notes me vint dans les circonstances suivantes : Un jour, le frère de l’Impératrice Sadako ayant offert une liasse de papier blanc à sa soeur, celle-ci me dit : « Que peut-on écrire là-dessus ? L’Empereur a déjà fait copier L’Histoire de Chine connue sous le nom de Shiki… » Je lui répondis que je voudrais faire un oreiller de cette jolie liasse de papier blanc. L’Impératrice me répondit : « Eh bien, prenez-le ! »

    Je l’utilisai alors à écrire toutes ces choses, toutes ces bagatelles qu’on trouvera, sans doute, bien frivoles : des histoires amusantes, des histoires édifiantes, mes impressions, des poésies, ce que je pense des arbres, des oiseaux, des insectes, et tout cela est, certes, moins intéressant que je ne l’imaginais.
    Ceux qui liront ces notes verront ce que je suis, mon degré de culture et d’éducation, et me critiqueront. Tant pis !
    J’ai écrit ces notes pour m’amuser, sans ordre ni prétention, comme elles me venaient à l’esprit.– (Makura no soshi)

    By: Nicolas Vollmer

    6 – Les langues chinoises…

    Revenus sur le continent, nous aborderons les côtes de la vaste Chine et de sa civilisation unique en tout point. Plus que jamais nous y comprendrons que la vie, qu’une vie ne saurait suffire à dévoiler ne serait-ce que la surface de ses richesses. Et c’est bien pourquoi nous nous laisserons guider par nos hôtes qui nous emmèneront en ce jour sur la montagne Huangshan, surplombant la longévité d’une histoire inégalée et de son exceptionnelle sédimentation. Au son tonal des langues chinoises, mandarin, wu, hakka, cantonais, min…, nous savourerons par le verbe et par le signe, des œuvres prestigieuses de la littérature universelle. Celles-ci nous tiendront éveillés tard dans la nuit, tandis que nous découvrirons les épisodes du « Rêve dans le Pavillon rouge », « Au bord de l’eau », « Le Pèlerinage vers l’Ouest », « l’Histoire des trois royaumes ». L’immensité de l’écriture chinoise nous entraînera ainsi dans une forêt sans limites où nous serons initiés à l’existence de dizaines de milliers de formes, en leur combinaison et leur évolution continue.

    By: Bernard Goldbach

    7 – Les langues des minorités nationales chinoises… et himalayennes…

    Sur ce même espace de Chine aux accents d’infini, nous nous émerveillerons des innombrables variations issues de 55 minorités nationales parsemées sur tout le territoire et clamant la vitalité de bien d’autres groupes linguistiques : Zhuang, Hui, Miao, Yi, Pumi, Bonan, Uygur, etc. Au cœur de la province du Yunnan, nous nous intéresserons chez les Naxi à l’incroyable écriture dite dongba, aux envolées pictographiques comparables à nulle autre. Bientôt au grand sud-ouest, nous accueilleront les vertigineuses étendues des chaînes himalayennes. Occasion de nous familiariser avec des représentants des langues tibéto-birmanes (tibétain, dzongkha, gurung, sherpa…), mais aussi de langues indo-européennes comme le népalais… Après l’évocation du Bardo Thödol, Livre des morts tibétain, nous ouvrirons le grand Livre de Gesar qui nous permettra de mieux comprendre le lien entre peuples tibétain et mongol…

    By: Juan Antonio F. Segal

    8 – Les langues indiennes…

    Puis nous dévalerons les pentes himalayennes, pour mettre le pied en Inde et dans les pays proches, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, terres spirituelles par excellence… Nous y serons attentifs aux influences indo-européennes et aux langues qui les ont diffusées (sanskrit, hindi, bengali ou bangla, ourdou, panjābī , singhalais, romani, gujarātī , etc.)… Puis nous nous placerons à l’écoute des langues dravidiennes (tamoul, malayalam, telougou, kannada, brahui, gondî…). Un jour de Vijayadashami, jour de victoire célébrant les exploits de Rama, comme ceux de Durga, jour idéal pour commencer l’apprentissage des écritures, nous nous laisserons gagner par la puissance des textes anciens. Ainsi des vers du Rig Veda :

    Je chante Agni, le dieu prêtre et pontife, le magnifique héraut du sacrifice…
    Illustre Vâyou, viens, et prends ta part de ces liqueurs préparées avec soin ; écoute notre prière…
    Indra et Vâyou ! C’est pour vous que sont ces libations ; venez prendre les mets que nous vous offrons ; voici des boissons qui vous attendent…
    J’invoque Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi : (ces dieux) accordent la pluie à la prière qui les implore…

    By: Juan Antonio F. Segal

    9 – Les langues d’Asie du sud-est…

    Cheminant à la croisée des cultures locales et des influences indiennes et chinoises, nous traverserons Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam… et serons admiratifs des trésors culturels qui en témoignent. Outre la poursuite de notre approche des langues tibéto-birmanes, birman, akha, karen… diverses autres familles linguistiques nous y recevront dans les atours les plus colorés… Partagées avec la Chine ce seront ici les langues tai-kadai (thaï, lao, gelao…), là les langues miao-yao également dites hmong-mien, et là encore les langues austro-asiatiques dont certaines pointeront vers l’Inde (môn, khmer, vietnamien, nicobarais, munda…). Nous fêterons le Nouvel An khmer (Chaul Chnam Thmey) dans la citadelle d’Angkor Vat, et nous souviendrons au Vietnam de la fête du Trang-Nguyên et de ses élans poétiques. Nous partagerons les mystères du pays du million d’éléphants et lirons la Chronique du Palais de cristal au royaume de Pagan. Nous arpenterons les allées de Sukhothaï afin de rendre hommage au roi Rama Kamheng et à l’écriture qu’il mit au point…

    By: Benoit Mahe

    10 – Les langues austronésiennes…

    Puis nous nous dirigerons plus au sud à la découverte de la vaste famille des langues austronésiennes s’étendant de Madagascar (malgache) à l’Île de Pâques (pascuan), et ayant une branche dite formosane. C’est alors une immensité de nature et de cultures qui s’ouvrira devant nous en plusieurs étapes au gré des langues malayo-polynésiennes occidentales, centrales ou orientales. Dans la branche occidentale, indonésien, malais, javanais, batak, tagalog, makassar, balinais, et combien d’autres joueront ici du gamelan, et là du théâtre… Dans la branche orientale, les espaces des langues halmahera et des langues océaniennes s’entremêleront pour exprimer la vitalité des peuples et des eaux qui les ont disséminés : maba, fidjien, gilbertin, nauruan, langues kanak… Parmi eux, l’aventure polynésienne aux rythmes samoan, tonguien, tuvaluan… tracera l’épopée d’une lointaine migration et de ses épisodes successifs. Un vieux sage maori nous parlera de l’île originelle d’Hawaiki.

    By: Kiko Turteliny

    11 – Les langues papoues…

    Quel ne sera pas notre enchantement lorsque posant le pied sur le sol papou, nous y serons confrontés par-delà la créolité du tok pisin et le pidgin hiri motu, aux 800 langues qui s’y sont manifestées. Nous irons les trouver entre montagnes et vallées, à la rencontre des habitats sur pilotis, de la préparation du sagou ou encore de magnifiques ornements et parures. Langues angan, chimbu, dani, goilalan, ndu, sentani… y animeront un ballet d’une exceptionnelle diversité !

    By: Les Haines

    12 – Les langues aborigènes australiennes…

    Jadis, la terre était à portée de marche pour se rendre toujours plus au sud, et c’est bien ce chemin qu’auraient emprunté il y a 40000 ans les ancêtres des Aborigènes australiens. Nous y côtoierons les héritiers du Rêve du djugurba qui nous conteront le Serpent Arc-en-ciel, et les êtres premiers qui peuplèrent ces terres et en configurèrent le moindre aspect. À la découverte de groupes linguistiques australiens et de langues comptées par centaines, qu’elles soient pama-nyungan ou non, pitjantjara, mardu, warlpiri, yolngu, arrernte… nous nous interrogerons sur leur ascendance, leur patrimoine, leurs correspondances, comme leur fragilité. Pour conforter notre espérance et notre confiance dans la continuité du temps, un soir venu, proches du feu, un ancien nous dira le monde de Bur Buk Boon, et l’apparition du didgeridoo qui entonnera son chant…

    By: Maurizio Costanzo

    13 – Les langues d’Amérique du sud…

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.

    By: Rafael Saldaña

    14 – Les langues d’Amérique centrale…

    C’est dans un tel tourbillon que nous gagnerons l’Amérique centrale pleinement alertés de la grande diversité de ces langues amérindiennes qui après les familles tupi-guarani, macro-jê, quechua, pano-tacanane ou jivaroane… se feront à présent oto-mangue, avec les langues zapotèques, mixtèques ou popolocanes… uto-aztèque en pointant vers le nord, shoshone, hopi, huichol…  ou encore maya. Là sur les terres mayas et celle de leurs langues, cakchiquel, k’iche’, chol, tzotzil…, nous sera contée l’histoire du Popol Vuh et de l’insondable sagesse du maïs. Ici en nahuatl, des héritiers de la grande civilisation aztèque, nous parleront de l’Aztlan originelle comme hier leurs frères polynésiens nous contaient les sources d’Hawaiki. Et en ces mêmes latitudes, nous effectuerons une navigation dans les mers Caraïbes et leurs langues, notamment créoles,  pour notre plus grand bonheur…

    By: Museum of Photographic Arts

    15 – Les langues d’Amérique du nord…

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons  avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora…   Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas… 

    By: Internet Archive Book Images

    16 – Les langues eskimo-aléoutes…

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !

    By: Davide Santicola

    17 – – Les langues scandinaves…

    Glissant sur l’étendue du Groenland, nous y trouverons la trace des peuples scandinaves et nous nous laisserons aller à imaginer les populations qui les colportèrent jadis. Suédois, norvégien, danois, islandais… nous attireront dans leurs filets linguistiques indo-européens, sur le versant germanique. Avec la lecture des Eddas scandinaves, ce ne sera pas seulement l’éclairage d’une récente trilogie qui s’en trouvera facilitée, mais la continuité d’un patrimoine forgé par des peuples qui rayonnèrent bien loin de leur base. Qui mieux alors que les runes, et tout particulièrement cette pierre de Jelling, considérée comme l’acte de fondation du Danemark, pourra en témoigner !

    « Le roi Harald fit faire »
    « Ces stèles pour Gorm son père  »
    « et, ce pour Thyra sa mère »

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    18 – Les langues finno-ougriennes…

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.

    Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… 

    By: OliBac

    19 – Les langues slaves…

    Empruntant le couloir carélien, nous entrerons dans les espaces slaves. Le terme Rus lui-même ne désignait-il pas les Vikings installés en Russie ? Moment rêvé pour faire le lien et nous éveiller, des Balkans à l’Oural, de Moscou à Sofia, entre écriture cyrillique et alphabet latin, à des cultures que les langues reflètent à merveille : russe, biélorusse, ukrainien, polonais, sorabe, tchèque, slovaque, serbe, croate, slovène, bosnien, bulgare… Là dans l’atmosphère d’une cabane sylvicole, on nous avisera des esprits de la forêt comme ceux de la maison. L’évocation d’un domovoï nous aidera à comprendre qu’il faut se les concilier…

    By: Blok 70

    20 – Les langues germaniques…

    La Russie ouvrira ainsi définitivement les portes de l’Europe où des groupes linguistiques successifs, continueront à nous conter l’extraordinaire famille que constituent les langues indo-européennes. Après la branche scandinave, nous élargirons notre regard sur le groupe germanique, non seulement avec l’allemand, l’anglais, le néerlandais, mais aussi le saxon, le frison, le flamand, ou encore l’afrikaans parlé bien loin de là. Des ensembles littéraires majestueux leur emboîteront le pas, dans lesquels il sera possible de puiser indéfiniment !

    Je me sens toujours heureux, savez vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.  Avant de détester, aimez et avant de mourir, Vivez !  – Shakespeare

    By: Alejandro

    21 – Les langues romanes…

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.

    By: Steve Snodgrass

    22 – Les langues celtiques…

    Et voici que les langues celtiques, breton, gallois, cornique, irlandais, écossais, mannois… sortiront du grand chaudron du Dagda, qui garantit à tous de ne pas vieillir, et de surmonter les épreuves.

    23 – Les langues albanaise et grecques…

    Mais la famille indo-européenne n’en sera pas elle-même épuisée pour autant, car bientôt se révèleront les branches albanaise et  grecque. Sur ces terres, bien de nouveaux élans nous porteront à comprendre combien la langue y a joué un rôle moteur. En Grèce, nous nous laisserons porter par une avalanche de repères livrés aux civilisations, alors qu’une écriture, une fois encore, donnera sa puissance en ce lieu où l’on commença à noter les voyelles.

    By: esyckr

    24 – Les langues basque et méditerranéennes…

    Après une escale au pays basque et en sa langue inclassable, euskara, diversement apparentée selon les uns aux Imazighen (Berbères), selon d’autres au Caucase, nous voguerons à présent sur la Méditerranée, bercés par le flot des langues maltaise, corse, sicilienne, sarde… Et voici l’instant où nous mettrons le pied sur le vaste continent africain, celui de nos origines communes, en ce berceau premier à l’aventure humaine. Juste retour aux sources, aux sources de nos migrations, fervent hommage à la diversité du genre humain renvoyant à la pluralité linguistique de ce continent et à l’oubli auquel sa négligence prolongée pourrait nous condamner.

    By: Guillaume Lecoquierre

    25 – Les langues berbères…

    Partageant la beauté des espaces linguistiques berbères, ouvrant notre vision à l’écriture tifinagh, nous serons tout particulièrement attentifs à la place que prennent ces langues dans le dispositif de territoires complexes où d’autres vecteurs se sont affirmés en interrogeant la pratique, la reconnaissance… Tamazight, kabyle, tachelhit, chaoui, tamacheq, tarifit et bien d’autres viendront dans une grande assemblée proclamer la force de peuples dignes et justement fiers de leur ascendance et de leur destin.

    By: hdptcar

    26 – Les langues nigéro-congolaises…

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».

    By: South African Tourism

    27 – Les langues bantoues…

    Les langues bantoues (parfois reliées aux langues nigéro-congolaises) se détacheront à leur tour alors que nous nous envolerons vers de nouveaux espaces enrichis d’une mosaïque d’identités et de savoirs. D’une zone à l’autre, entraînant notre  découverte, les mondes zoulou, xhosa, sotho, ndebele, tswana, umbundu, lingala, kikongo, chichewa, swahili, kikuyu, luganda… joueront de leurs apports respectifs.  On nous soufflera à l’oreille qu’à l’occasion d’une vaste enquête internationale, un mot tshiluba fut reconnu comme le plus difficile à traduire au monde : ilunga, ou comment accepter une offense, peut-être même deux, mais pas la troisième !

    Par-delà toutes ces évocations, un éclat de rire cristallin traversera l’immensité africaine,  renvoyant à tant et tant d’histoires, où les enfants de Nommo au pays dogon, et ceux de la sage parole d’Ifa au pays yoruba, où les pierres de Békora au pays bété de Frédéric Bruly Bouabré, et l’histoire bamoun des enfants de Njoya, s’associeront par la magie d’une constante vitalité et de son perpétuel renouveau. Une devise en langue sango nous confiera, zo kwe zo : « tout homme en vaut un autre. »

    By: Benjamin Hollis

    28 – Les langues khoïsanes…

    Sur les terres du Sud, une dernière halte nous aura introduits dans l’aire des langues khoïsanes, kūn, juǀʼhoan, sandawe… et de leurs étonnants clics… nous rappelant au passage que ces populations furent il y a longtemps les premières à occuper ce sol, clamant toute la justice et l’écoute qu’on leur doit. Les San ne sont-ils pas « ceux qui suivent l’éclair » !

    By: Mark Knobil

    29 – Les langues nilo-sahariennes, kordofaniennes, afro-asiatiques (africaines)…

    Cette traversée africaine se conclura par une remontée vers le nord, enchaînant quelques dernières familles linguistiques, nilo-sahariennes, qu’elles soient songhaï ou soudaniques, dinka, nuer… ou encore kordofaniennes (rattachées pour certains à la famille nigéro-congolaise), lafofa, koalib… Amorcé par les langues berbères, un grand ensemble dit afro-asiatique (ou encore chamito-sémitique) s’y nourrira – entre autres – de noms qui nous rappelleront à l’antique récit de Noé, et de sa descendance : Cham, Sem ou Koush. Ainsi des langues couchitiques, afar, somali, oromo… sémitiques, amharique, tigrigna (ou tigrinya), tigré… mais aussi omotiques, gimira, gamo… tchadiques, haoussa, mandara…, enfin égyptiennes, avec la présence du copte.

    By: Lazhar Neftien

    30 – Les langues sémitiques…

    Nous traverserons la Mer rouge au contact d’autres langues sémitiques, alors que des mondes anciens se réveilleront qu’ils soient de Babylone, de Phénicie, d’Ougarit, d’Akkad… Les stèles d’Hammourabi y surgiront dressées dans tout l’apparat de leurs lois, pendant que des fouilles seront entreprises à Ninive pour en extraire des milliers de tablettes. Bientôt s’y déploieront les langues araméenne et hébreu, ainsi que le berceau de la langue arabe et de ses variations dialectales…, mais aussi de fascinants mondes d’écriture et de calligraphie, peuplant notre regard de leur étonnante contribution à l’aventure des civilisations et de leur spiritualité.

    By: grego1402

    31 – Les langues caucasiennes et arménienne…

    Retrouvant la famille turque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.

    By: Hamed Saber

    32 – Les langues iraniennes…

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…

    Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi.

    33 – La génération aux 7000 langues…

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.


  • Voyage dans les écritures

    By: Cristian Ordenes

    Des signes rupestres…

    Voici 35000 ans, les parois de certaines grottes se couvrirent de signes que leurs auteurs allaient léguer à la postérité. Mobilisant pigments et lampes à mèche, rampant jusqu’au fond de cavités profondes, élevant des échafaudages, ils réalisèrent en ces lieux les premières cathédrales sémiotiques de l’histoire humaine. Que ce soit d’Australie, d’Afrique du Sud, de Chine, d’Europe ou d’ailleurs, partout ces signes rupestres nous racontent une histoire de créativité, de vie, et sans aucun doute de leur spiritualité ! Javelots et flèches, femmes enceintes, empreintes de mains et de pieds, chevaux, cerfs, bouquetins (ibex), mammouths, rhinocéros laineux, bisons et aurochs, ou encore wallabies et kangourous, s’y côtoient dans un fascinant ballet qui nous entraîne aux tout débuts d’une histoire du signe écrit et de sa contribution à l’aventure de l’humanité.

    By: Felipe Gomes

    Et l’on inventa l’écriture…

    La Mésopotamie vit naître il y a 10000 ans à l’époque néolithique, de grandes agglomérations qui allaient entraîner bien des bouleversements dans les modes de vie. Parmi eux, le besoin de contrôler les transactions commerciales vit le jour. On estime que ce serait là la raison d’établissement de ce qu’on nommera les calculi (lat. calculus : « caillou »), jetons d’argile enfermés dans des enveloppes qui furent utilisés pour accompagner l’enregistrement des actes de commerce. Cette innovation produite il y a 6000 ans aurait donné naissance à l’écriture au gré de plusieurs évolutions de forme et d’emploi qui devaient conduire aux écritures dites cunéiformes (lat. cuneus : « coin, clou ») vers – 3300. La maîtrise de l’argile, mais aussi celle du roseau, y occupèrent une place déterminante. Des peuples prestigieux s’y succédèrent : Sumériens, Akkadiens, Babyloniens, Assyriens…

    By: Fondo Antiguo de la Biblioteca de la Universidad de Sevilla

    Sous la surveillance de Thot !

    L’écriture égyptienne, placée sous la surveillance du dieu Thot, saisit d’emblée par son exceptionnelle beauté ! Sa pratique aurait débuté 3200 ans av. J.-C. Les hiéroglyphes qui renvoient bien à leur caractère sacré (gr. hieros), puis les formes hiératique et démotique, enjambent 4000 ans d’usage. L’écriture se divisait en trois grandes catégories de signes. Les premiers étaient ce qu’on appelle des logogrammes, à savoir que chacun des signes de ce type représentait un mot, lequel renvoyait à un objet, une idée. Les seconds étaient des phonogrammes, les signes en question étant utilisés par référence à la prononciation de ce qu’ils désignaient, pour leur valeur phonétique. Enfin il existait des déterminatifs dont la mission était de préciser l’appartenance à une catégorie. Un édit romain du IVe siècle devait interrompre leurs usages, les condamnant à l’oubli jusqu’à ce qu’en 1822 un certain Champollion dit le Jeune, en déchiffre les mystères.

    By: Public.Resource.Org

    L’Indus : une écriture indéchiffrée…

    C’est dans la vallée de l’Indus (act. Pakistan) sur les sites de Mohenjo-Daro et Harappa, qu’on trouve trace des plus anciennes écritures indiennes. On se situe env. 2500 ans av. J.-C., et une brillante civilisation s’y déploie. Le mystère demeure aujourd’hui entier car à défaut d’une pierre de Rosette facilitant le travail des épigraphes, son déchiffrement n’a pas encore eu lieu. Il faudra attendre près de deux millénaires pour que l’écriture refasse surface sur le sol indien (→ brahmi).

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    L’énigme du disque de Phaistos…

    Phaistos est une grande ville de Crète qui connut ses heures de gloire. En 1908, un certain docteur Pernier, membre d’une expédition italienne, déterra dans les fouilles du Palais, un petit disque d’argile de 16 cm de diamètre. Ce disque est épais de deux centimètres et écrit sur les deux faces ! On estime sa réalisation entre – 1850 et – 1600. Les 45 signes différents qui s’y combinent demeurent à ce jour, malgré bien des essais, indéchiffrés. D’aucuns mettent en doute son authenticité.

    By: Spudgun67

    À la découverte des linéaires A et B

    Les travaux de l’archéologue Arthur Evans au début du XXe siècle sur le site de Cnossos (Crète), ont permis la mise au jour de la civilisation qu’il qualifiera de « minoenne », mais aussi celle de divers systèmes d’écriture. Parmi eux, la reconnaissance du linéaire B fut possible grâce aux travaux de M. Ventris (qui avait très jeune assisté à une conférence de Sir Evans) et J. Chadwick. Le linéaire A reste pour sa part indéchiffré.

    By: Verity Cridland

    Des hiéroglyphes … hittites

    Les Hittites vécurent au – IIe millénaire. Leur cité la plus célèbre fut Hattousa, aux prestigieuses murailles. Ils eurent deux types d’écriture : d’un côté hiéroglyphique, d’un autre cunéiforme lesquelles sont attestées entre les XVIIe et XVe siècles av. J.-C.

    By: François Philipp

    Le chinois : une exceptionnelle longévité !

    Avec son époustouflante forêt de dizaines de milliers de signes, l’écriture chinoise affirme son unicité. Chose d’autant plus remarquable si l’on tient compte de son exceptionnelle longévité ! Outre les récits légendaires qui la feraient remonter à 5000 ans avec le devin Cāngjié, on en trouve trace durant la dynastie des Shang (il y a plus de 3500 ans). Il n’est pas anodin qu’elle ait été adoptée par les Coréens, les Vietnamiens, les Japonais, attestant d’un des intérêts majeurs d’une telle écriture.

    By: Internet Archive Book Images

    Le phénicien : alors naquit l’alphabet…

    Il est convenu d’attribuer aux Phéniciens, peuple marchand à l’immense prestige, l’invention de l’alphabet au XIe siècle av. J.-C. En vérité, des précurseurs sont à observer du côté de l’alphabet ougaritique notamment (auj. Ras Shamra en Syrie). Quoiqu’il en soit, l’influence du phénicien sera sans égale puisque, empruntant les voies d’un commerce prospère sur les vastes mers, il servira de base aux alphabets grec, étrusque, latin, cyrillique, araméen, hébreu, arabe… parmi d’autres !

    By: Ken and Nyetta

    L’expansion de l’araméen…

    Les Araméens vivaient en proximité directe des Phéniciens. Leur conquête de l’alphabet suivit de près celle de leur voisin. On estime la création de leur alphabet vers le IXe siècle av. J.-C. Peuple guerrier, les Araméens furent toutefois défaits par les Babyloniens. Ces derniers procédèrent à leur déportation massive. Or c’est en raison même de cet échec, qu’on assista à la diffusion non seulement de la langue araméenne, mais de leur écriture. Les vainqueurs pratiquant des écritures cunéiformes, comprirent que l’alphabet araméen était en vérité bien plus commode. C’est pourquoi la langue et l’écriture araméennes devinrent progressivement le standard dans les relations diplomatiques.

    By: zeevveez

    22 lettres, de droite à gauche : l’hébreu !

    Il existe une écriture dite paléo-hébraïque dérivée du phénicien et contemporaine du roi David (- Xe siècle). Mais l’hébreu carré employé aujourd’hui provient plutôt de l’araméen. L’alphabet dit carré composé de 22 lettres est lié à l’épisode de l’exil à Babylone au – VIe siècle. On parle à son sujet d’abjad : alphabet consonantique (i.e. dans lequel on ne note pas les voyelles, lesquelles furent ajoutées par des signes diacritiques au VIIIe siècle).

    By: ANA BELÉN CANTERO PAZ

    Cadmos : inventeur de l’alphabet grec !

    Ayant mission de retrouver sa sœur Europe (enlevée par Zeus), le phénicien Cadmos partit sur les routes de l’Ouest où il fonda la ville de Thèbes. Sa légende le place également à l’origine de l’écriture grecque. Celle-ci aurait vu le jour au – IXe siècle, tout en ouvrant à une innovation décisive : la notation des voyelles ! Dans la multiplicité des alphabets grecs qui virent jour, c’est la variante de Milet qui s’affirma en – 403.

    By: Internet Archive Book Images

    L’étrusque, parmi les écritures italiques…

    Le pays des Étrusques, l’Étrurie, fut prospère et puissant. Alliés des Carthaginois contre les Grecs, les Étrusques ne manquèrent jamais d’imposer cette puissance à leurs voisins. Au – VIe siècle, ils s’emparèrent de Rome sous la dynastie des Tarquin. Au siècle suivant, leur pouvoir commença cependant à décliner face à l’alliance des Grecs et des Latins, et aux envahisseurs Celtes. Ils utilisaient un alphabet issu du grec.

    By: Internet Archive Book Images

    Le latin, une écriture planétaire…

    Issu de l’alphabet étrusque au VIIe siècle, l’alphabet latin connut une évolution constante. Le passage des majuscules aux minuscules, son exploitation par l’imprimerie à la Renaissance, ainsi que sa diffusion planétaire, en font sur plus de 2500 ans un témoin exceptionnel de nombreuses sociétés humaines.

    By: DDohler

    Le géorgien et ses diverses origines !

    Les origines de l’alphabet géorgien sont controversées. L’une d’elles le lie au roi géorgien Parnavaz 1er au -IIIe siècle. Il existe plusieurs variantes de l’alphabet géorgien, qu’elles soient de caractère ecclésiastique, ou plus cursif.

    By: Photo Dharma

    Le retour de l’écriture en Inde…

    Deux écritures indiennes naquirent au – IIIe siècle. La première s’appelle kharosthi. C’est une écriture syllabique qui apparut dans le Nord-Ouest de l’Inde et disparut néanmoins sans laisser de descendance. La seconde est la brahmi et c’est à elle que se rattachent toutes les écritures indiennes employées aujourd’hui. On les différencie selon les ensembles linguistiques auxquelles elles sont liées, qu’ils soient indo-européens (écritures devanagari, bengali, gujarati, etc.) ou dravidiens (écritures tamoul, telougou, malayalam…).

    By: OliBac

    Le copte : fusion du grec et du démotique…

    Le terme copte n’est autre que celui d’« égyptien » en grec. Il correspond aujourd’hui à la communauté chrétienne d’Égypte. Il existe un alphabet copte, fusion de l’alphabet grec et de 7 signes empruntés au démotique, qui se manifesta au – IIIe siècle.

    Le tifinagh, « notre invention »…

    Les Imazighen (Berbères) sont implantés en Afrique du Nord où ils ont développé des langues diverses, mais aussi une écriture : le tifinagh. L’étymologie de ce mot est controversée, et certains y voient l’expression « notre invention », « notre trouvaille ». On atteste des traces du tifinagh à plus de 2000 voire 2500 ans.

    By: guldfisken

    Runar : le « secret » …

    Le mot « rune » vient du vieil islandais runar, qui signifie « secret ». C’est dire sous quels cieux mystérieux, ces écritures naquirent. N’oublions pas ici les croyances que pratiquaient ces populations placées sous la domination de dieux guerriers. Odin, leur dieu suprême, serait ainsi l’inventeur de cette écriture. Et quelle invention ! On raconte en effet que le dieu resta pendu neuf jours et neuf nuits à l’arbre du monde, afin d’en assimiler toute la signification ! Employés dès le début de l’ère chrétienne, on estime que les runes cesseront d’être utilisés au XIVe siècle. Le nom de cet alphabet, dit futhark, lui a été donné par l’association de ses six premières lettres.

    By: vaticanus

    Itzamna : inventeur de l’écriture maya…

    L’apogée des Mayas se situe entre les IIIe et IXe siècles. Ils y mobilisèrent une écriture, inventée par le Dieu Itzamna, et dont les manuscrits devaient au XVIe siècle faire l’objet d’une destruction systématique par les Conquistadores. On sait aujourd’hui que leur système était constitué de plusieurs sous-systèmes. Certains signes étaient des logogrammes: ils représentaient un mot. D’autres signes étaient syllabiques : ils notaient des syllabes. Enfin il existait des compléments phonétiques, c’est à dire des signes qui indiquaient comment prononcer, et des compléments sémantiques, précisant le sens. Le tout posa longtemps de sérieux problèmes de déchiffrement à la communauté scientifique.

    By: Lindsay Joye

    L’écriture arabe et la diffusion de l’Islam…

    Héritière du nabatéen ou du syriaque, l’écriture arabe atteignit sa forme actuelle au IVe siècle. Toutefois c’est trois siècles plus tard qu’un essor considérable allait lui être donné, avec la naissance et l’expansion de l’Islam. C’est une écriture qui s’écrit comme l’hébreu de droite à gauche et dont les lettres changent de forme selon la position qu’elles occupent dans le mot. Observons que se très nombreux styles calligraphiques furent inventés tout au long de l’histoire de cette écriture.

    By: A.Davey

    L’écriture éthiopienne et ses variations…

    L’Éthiopie possède une langue classique, le guèze, et une plus moderne, l’amharique, ainsi que de nombreuses autres langues. Un alphasyllabaire est placé à leur service, qui se formalisa au IVe siècle. Cette écriture propose à partir de 26 lettres, pas moins de 182 combinaisons syllabiques différentes ! La forme de la lettre change systématiquement selon la voyelle qui accompagne la consonne, soit sept variations selon que la syllabe se prononce ka, kuu, kii, kaa… ou encore koo !

    Pour évangéliser les Goths…

    L’évêque Wulfila (ou Ulfila) naquit en 311 sur le bord de la Mer Noire et il est l’inventeur de l’écriture gotique. On sait peu de choses à son sujet, sinon qu’il fut remarqué très tôt pour ses talents. On lui incomba de propager la foi auprès de ses ouailles, les barbares Wisigoths, dont on devinait clairement qu’ils constitueraient très bientôt une menace pour l’Empire. Pour parvenir à ses fins, Wulfila s’inspira principalement de l’alphabet grec, sauf pour huit lettres qui pourraient bien provenir des runes.

    By: Robert Linsdell

    L’ogham…

    L’écriture oghamique doit son nom au dieu celte Ogme. Elle comprend vingt lettres qui portent des noms d’arbres et fut employée à partir du IVe siècle sur les Iles britanniques.

    By: Rita Willaert

    L’arménien : l’œuvre de Mesrop Machtots !

    C’est à la demande du Catholikos Sahak 1er et de son roi, que le moine Mesrop Machtots se mit en quête d’une écriture propre à la langue arménienne. La raison en était simple : l’Arménie venait un siècle plus tôt d’adopter le christianisme comme religion d’État et l’enseignement de la liturgie ne pouvait continuer à se réaliser dans d’autres langues ! On dit que Mesrop acheva de la mettre au point, avec l’aide divine, en 405.

    By: shankar s.

    L’empire khmer et son écriture…

    Le monde khmer se reflète dans l’apogée que constitua la cité d’Angkor et son rayonnement sur toute la région, du IXe siècle jusqu’en 1431. L’écriture pour sa part s’y était implantée plus tôt, sous influence indienne, ses premières traces remontant au VIIe siècle.

    By: nevil zaveri

    Le syllabaire tibétain, influencé par le prestige de l’Inde…

    Le roi Srong-Bcan Sgam-Po confia au VIIe siècle à son ministre Thonmi Sambhota la mission d’étudier en Inde. Sambhota lors de son séjour indien s’intéressa ainsi à la religion, aux langues, mais aussi bien entendu à la question de l’écriture. Il s’agissait de trouver le moyen de transmettre les textes bouddhiques à la communauté tibétaine, tout en créant au passage une écriture adaptée à sa langue. Le syllabaire tibétain en naquit. Dès le retour au pays, le prestige de Thonmi Sambhota fut tel que le roi lui offrit un palais où il résida désormais.

    By: Jorge Láscar

    Les moines Cyrille et Méthode et les peuples slaves…

    Les moines Cyrille et Méthode, sont deux frères originaires de Salonique au IXe siècle. On raconte que le nouvel empereur de Byzance les aurait choisis justement parce qu’ils étaient de cette cité. En fait la réputation de Salonique quant à la pratique des langues slaves n’était plus à démontrer : « Vous êtes Saloniciens, se serait exclamé l’empereur, donc vous parlez slave ! » Effectivement, leur mission consista à évangéliser les Slaves, à commencer par la Moravie, mission au cours de laquelle ils créèrent soit le glagolitique, soit une première forme du cyrillique. La forme achevée du cyrillique daterait quant à elle du XIIIe siècle.

    By: A.Davey

    L’adaptation de l’arabe à la langue persane…

    Trois siècles après la conquête musulmane de la Perse sassanide intervenue en 642, la langue persane se dota d’un nouveau système de transcription fondé sur l’arabe. Après avoir ainsi écrit en cunéiforme puis en araméen, cette adaptation nécessita quelques ajouts étant donné la différence entre l’arabe, appartenant aux langues sémitiques, et le persan, faisant partie de la famille indo-européenne.

    By: momo

    L’écriture birmane et le contact avec les Mon…

    C’est dans le cadre des influences indiennes, que l’écriture birmane naquit de contacts entre les populations locales, en l’occurrence mon et birmane. Les Birmans défirent les Mon au XIe siècle. Pourtant, de même que nous l’avons noté en d’autres lieux de ce monde, comme par exemple avec les Araméens vaincus par les Assyriens, c’est en raison de leur défaite que les lettrés mon désormais captifs influencèrent la création de l’alphabet birman.

    By: Paul Downey

    Les écritures mongoles…

    On doit une première écriture mongole à un scribe de la cour de Gengis Khan ; il la réalisa sur base ouïghour. Un deuxième système dit phags-pa (ou phagpa) du nom de Drogön Chögyal Phagspa fut mis au point au XIIIe siècle. Enfin l’écriture soyombo date de la fin du XVIIe siècle.

    By: Patrick Gray

    Les Incas et les cordelettes à nœuds…

    À la différence des Mayas et des Aztèques, les Incas ne possédaient pas d’écriture véritable, mais un système de quipus. Les quipus (en quechua, « nœud ») étaient un système ingénieux (qu’on retrouve également en Chine par ex.). Ils consistaient en des nœuds réalisés sur des cordelettes dont la signification était liée à la couleur, au nombre, à la torsion.

    By: Justin Ennis

    Quetzalcoatl : inventeur de l’écriture…

    Les Aztèques connaissaient l’écriture. Pour eux c’était le dieu Quetzalcoatl, fils du Soleil et de la Lune, dieu civilisateur, qui fut à l’origine non seulement de la plupart des techniques, de la culture du maïs, mais également de l’écriture. Les Aztèques subirent de plein fouet la visée destructrice des conquérants. Leur capitale Tenochtitlan tomba en 1524.

    By: Jeffrey Tripp

    L’alphabet coréen et son œuvre éducative…

    C’est en 1443 qu’apparaît l’alphabet coréen, voulu par le roi Sejong. Selon lui il fallait absolument adopter une nouvelle écriture, alphabétique, plus simple, plus facile à apprendre que le chinois alors en usage. Et c’est bien ce qu’il fit, non sans susciter l’opposition d’une partie des lettrés à cette écriture selon eux incomparable à la noblesse du chinois. Baptisée hangeul ou han-gûl (« la grande écriture »), elle est considérée comme l’un des systèmes de transcription le plus fidèle au monde.

    By: Jocelyn Saurini

    L’incroyable pictographie des Naxi !

    Il existe dans le sud de la Chine (province du Yunnan) une minorité nationale en tout point exceptionnelle au regard de l’écriture utilisée. En effet, l’on y trouve le seul système pictographique contemporain, nommé dongba (du nom des prêtres qui le maîtrisent). Ici « tigres », « loups » « amoureux », y prennent des formes figuratives qui se distribuent le plus souvent sur des carnets rectangulaires. Un débat porte sur son ancienneté (jugée le plus souvent à quelques siècles).

    By: Mondo79

    Les évolutions de l’écriture vietnamienne…

    Tout comme les Coréens ou les Japonais, les Vietnamiens utilisèrent très tôt l’écriture chinoise, qu’ils adaptèrent tout particulièrement à la langue vietnamienne après 939. Toutefois l’arrivée du christianisme et de l’alphabet latin marqua dès le XVIIe siècle un tournant décisif. Un jésuite, le père Alexandre de Rhodes, perfectionna ainsi une écriture sur une base latine. Le vietnamien étant une langue à six tons, ce système, appelé chữ quốc ngữ , les note par des accents différents.

    Sequoyah – wikimedia

    Le syllabaire cherokee et l’âme des Amérindiens…

    Un certain Sequoyah (lequel a donné son nom à l’arbre !) est à la base de l’alphabet employé par les Cherokee. Il s’employa à le réaliser au début du XIXe siècle, en exploitant une casse d’imprimerie. On estime souvent que l’existence de cette écriture a contribué à maintenir l’unité de la nation cherokee.

    Pictograma-vai – Wikimedia

    L’écriture vaï et les « feuilles parlantes »…

    Les Vaï (Libéria) ont bénéficié dès la première moitié du XIXe siècle d’une écriture syllabique comportant pas moins de 226 signes ! Certains assurent que son créateur Momolu Duwalu Bukele aurait en fait adapté une écriture ancienne. D’autres lui voient une influence cherokee. On raconte qu’à la demande du chef de la communauté, Bukele fut prié de faire la démonstration de l’efficacité de son écriture. Tous s’étaient alors assemblés en un vaste cercle, au centre duquel Bukele avait placé sa fille en face de lui. Il lui adressa un petit morceau de papier sur lequel il avait griffonné un message. On emploie à ce sujet l’expression de « feuilles parlantes ». La feuille, ou la fille, « parla » correctement et, devant cette réussite, on décida d’ouvrir des écoles pour diffuser cette écriture.

    800px-Brest2012_-_exemple_ecriture_Inuktitut – Vigneron – 2012 – Wikimedia

    L’inuktitut : un système à apprendre !

    Les Inuit emploient aujourd’hui deux écritures: l’inuktitut, inspiré du cri, et l’alphabet latin. L’inuktitut fut mis au point vers 1830 siècle pour les Indiens Ojibwé, puis un peu plus tard pour les Cris. Cette écriture fut réalisée par le missionnaire James Evans, sur un modèle dit sténographique. Comme tous les systèmes de ce genre, ses formes sont assez élémentaires, et leurs dérivations logiques, favorisant fortement son apprentissage.

    By: Ralph Aichinger

    Le braille : une géniale adaptation !

    L’exploit de Louis Braille consiste très certainement à avoir su améliorer un système de lecture en points-reliefs, mais peut-être plus encore à avoir ainsi autorisé son adaptation à toute langue y recourant. Il commença à bien se diffuser à partir de la moitié du XIXe siècle.

    Njoya and his wives, in Cameroon (IMP-DEFAP CMCFGB-CP045 2)

    Sous l’influence du sultan bamoun…

    Parmi les créations d’écritures africaines, celle du sultan Njoya en 1895 fait figure d’exemple. Ayant inventé une écriture au service de son peuple, de son histoire, de son éducation, ayant impulsé la création du palais de Foumban, ou des travaux de médecine, il fut toutefois contraint à l’exil. Des 510 signes originaux, le système a connu plusieurs révisions successives jusqu’à être ramené aujourd’hui à 70 signes.

    Le mendé, une écriture au service d’un peuple…

    Les Mendé sont établis principalement au Sierra Leone (mais aussi au Libéria et en Guinée). L’écriture mendé, dite kikaku, fut mise au point par Mohamed Turay en 1917. Elle fut ensuite améliorée par Kisimi Kamara. L’écriture mendé fut très concurrencée par l’alphabet latin.

    La langue turque change d’écriture…

    Le turc comme le persan a utilisé diverses écritures. Antérieurement à l’arabe, on employa ainsi des écritures ouïgours. C’est toutefois l’écriture arabe qui fut majoritairement employée par les Turcs… jusqu’en 1928 ! À cette date, Mustapha Kemal décida en effet d’abandonner l’écriture arabe qu’il jugeait particulièrement inadaptée à la langue turque. C’est alors que la Turquie emprunta l’alphabet latin. Mustapha Kemal montra lui-même l’exemple, en allant « enseigner » ce nouveau mode de transcription dans les campagnes.

    By: Internet Archive Book Images

    Le masaba, écriture bambara…

    L’écriture masaba a été mise au point par Woyo Couloubayi en 1930. Cette écriture employée par les Bambaras comporte 123 caractères.

    Le mandombe, et l’Église kimbanguiste…

    Liée à la prédication de Simon Kimbangu, l’écriture mandombe fut mise au point par David Wabeladio Payi en 1978. Elle vise à se placer au service de toutes les langues africaines.


  • Des portiques…

    Ethnie originaire de Mongolie, les Akhas sont présents dans le Sud du Yunnan, le Nord du Vietnam, celui du Laos, ainsi qu’en Birmanie et en Thaïlande. Selon les traditions orales, les onze premiers ancêtres appartenaient au monde des esprits à une époque où les esprits et les êtres humains vivaient sous le même toit, nés des mêmes parents. Mais en raison d’un désaccord entre les esprits et les hommes, ils se séparèrent et convinrent que les premiers resteraient dans la forêt tandis que les êtres humains vivraient dans les villages. Les humains pourraient ainsi œuvrer dans la journée alors que les esprits travailleraient la nuit. Enfin, si les esprits pourraient continuer à voir les êtres humains, l’inverse ne serait plus possible, sauf quelques rares individus qui conserveraient le pouvoir de le faire – Les portiques aux esprits qui sont érigés à l’entrée des villages sont donc des lieux essentiels à l’équilibre des mondes.


  • Le cadeau d’Héphaistos…

    Mais qui était donc le père d’Héphaistos, dieu grec du feu et du travail des métaux (Vulcain chez les Romains) ? Son nom pourrait signifier « brûler » « allumer ». Les auteurs se disputent à ce sujet. En revanche, sa mère est incontestablement Héra avec laquelle il entretint des rapports tumultueux. A sa naissance, Zeus ne voulut croire qu’il n’était pas le fruit d’une union illégitime. Du reste il avait une si piètre allure qu’Héra le jeta du sommet de l’Olympe. Par chance, il fut recueilli dans la mer par les nymphes Thétis et Eurynomé, et il put grandir à leurs côtés malgré la claudication engendrée par sa chute dans une grotte où se développèrent ses talents de forgeron. Il y excella tant et si bien que plus d’une créature divine bénéficia des bijoux et ornements qu’il façonnait à merveille. Certaines légendes racontent qu’il conçut alors le projet d’envoyer un splendide trône en or à Héra. Celle-ci flatté par ce mystérieux présent s’y installa avec plaisir. Mais à peine y fut-elle assise, qu’un mécanisme l’y emprisonna. Tous les dieux tentèrent de l’en délivrer. Sans succès. L’heure de la revanche et de la reconnaissance avait sonné. Il fallut en effet faire appel aux pouvoirs du forgeron divin, Héphaistos pour que le trône relâche son emprise. Occasion rêvée pour faire reconnaître à tous et à Héra tout particulièrement, sa filiation et demander Aphrodite en mariage. La forge divine fut alors installée sur l’Olympe. Héphaistos fut l’artisan de nombreux objets qui traversent les récits : le trident de Poséidon, le char d’Hélios, la ceinture d’Aphrodite, les chaînes de Prométhée… Une autre légende raconte que son infirmité serait due à une dispute entre Zeus et Héra, dans laquelle il aurait pris le parti de cette dernière, suscitant le courroux du dieu des dieux. Ce dernier l’aurait en effet attrapé par les chevilles et précipité (décidément !) du haut de l’Olympe – Il aurait ainsi chuté une journée entière pour finir sur l’île de Lemnos. Une des versions du mythe de Prométhée le voit dérober le feu à la forge terrestre d’Héphaistos précisément à Lemnos.


  • Un parapluie de soie

    (Histoire de Chine) Lu Ban, le grand maître charpentier, et sa sœur se promenaient dans la si belle ville de Hangzhou… Le printemps était en fleurs et le spectacle proche du lac les saisit de beauté. Mais alors qu’ils arrivaient dans un lieu enchanteur, une pluie soudaine s’abattit sur eux et il ne fallut guère de temps pour qu’ils soient entièrement trempés. C’est alors que la sœur de Lu lui fit observer une chose étrange : « Comment, lui dit-elle, tu es un si grand maître qui peut tout réaliser, or une simple pluie suffit à nous mettre dans un tel état ! Je te propose donc que nous fassions un concours. Voyons lequel de nous deux pourrait inventer la meilleure solution à cette situation ! » Lu Ban sourit tout d’abord, pensant que c’était une blague. Pourtant devant l’air sérieux de sa sœur, il finit par comprendre qu’elle avait réellement envie de se lancer dans cette épreuve ! Alors tous deux se mirent d’accord pour y consacrer la nuit suivante. « Nous arrêterons au chant du coq, dit la sœur, et nous verrons alors qui a gagné ! ». Ainsi fut fait. Chacun de son côté commença à travailler et la nuit ne fut pas de peu pour les aider à accomplir une telle tâche. De son côté, Lu Ban, ne tarda pas à construire un premier pavillon à quatre piliers. Ce serait un abri parfait pour venir s’y protéger en cas de pluie. Il était assez heureux de son travail quand il pensa qu’il serait sage d’épier ce que faisait sa sœur. Il se rapprocha de sa chambre : aucun bruit ! Il trouva cela étrange, et repartit donc de plus belle envisageant d’édifier un second pavillon, à six piliers celui-là. Il ne savait pas alors que sa sœur l’observait secrètement et celle-ci s’amusa même à imiter le cri du coq. Aussitôt Lu Ban posa ses outils, bien que le pavillon ne fût pas achevé. Mais bien sûr, il ne tarda pas à constater qu’on lui avait fait une farce, et il reprit son travail un peu irrité. Emporté par son élan, ce ne sont pas moins de neuf pavillons qu’il parvint ainsi à élever en une seule nuit. Un véritable exploit. Et le vrai coq chanta pendant que Lu Ban construisait un dernier pavillon, et qu’il n’en avait achevé que trois côtés. Lu Ban pouvait être satisfait : le spectacle de tous ces pavillons bordant le lac était magnifique. C’est alors que sa sœur sortit de sa chambre. Il l’aperçut de loin tandis qu’elle tenait au-dessus de sa tête un curieux toit mobile. Elle avançait en s’agrippant à un fin pilier et Lu Ban ne comprenait pas vraiment de quoi il pouvait bien s’agir. Quand il l’examina de plus près, Lu Ban fut stupéfait : cet instrument était d’une grande beauté, composé de trente-deux arêtes, recouvertes de soie, décoré du thème du phénix et de la pivoine, capable de s’ouvrir et de se fermer. Ainsi venait d’être inventé le parapluie. Le grand charpentier n’était pas homme à nier le succès d’autrui, et il rendit un vif hommage à sa sœur qui avait réalisé le plus magnifique moyen de se protéger de la pluie. Celle-ci eut beau louer à son tour le prodige de son frère, capable de construire ce qu’aucun autre homme n’aurait pu réaliser en une seule nuit, il n’en démordit pas : ce parapluie mobile était à ses yeux la réponse même au défi qu’ils s’étaient posé la veille. Et c’est ainsi que Lu Ban ne manqua plus jamais de demander conseil à sa sœur dans ses futurs travaux.


  • enfant

    12 / juin

    Journée mondiale contre le travail des enfants


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  • #septante (bible des)

    Démétrios de Phalère (Alexandrie) / Suggère à Ptolémée II / La traduction de la Bible en grec / 72 savants au travail / La #Septante.


  • #sculpture

    #Sculpture / Art de produire des formes en relief / Avec instruments ou la main / Travail des matières +- difficile.


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  • #robot

    Karel Capek (1890/1938) / Pièce : Rossum’s Universal Robots / 1er usage du mot (tchèque) « #robot » : « travail ».


  • voix

    « Ma voix m’a toujours été étrangère. Je ne me suis jamais réconcilié avec elle. De plus, je n’ai jamais été habile à formuler spontanément ce que j’avais envie de dire en langue, notamment à l’oral. Par conséquent, je n’ai jamais aimé « m’exprimer oralement ». J’ai même rêvé de vivre dans un monde où on peut communiquer sans voix mais par télépathie. Dans mon très jeune âge, je me suis instruit dans la calligraphie, la danse classique, et le violon, qui me permettaient tous de m’extérioriser autrement que par l’« expression orale ». Ces expériences m’ont aidé à me sensibiliser à l’élan instinctif jaillissant en moi, aussi dynamique que la voix (il est lié au souffle comme elle), mais muet. Peut-être est-il plus agile, plus profond qu’elle. Depuis la découverte de cet élan muet, je suis conscient de sa présence et de son importance dans mes expressions artistiques, y compris les dessins que je fais aujourd’hui, même s’il n’en a pas vraiment été le sujet central. Contrairement à la langue, il n’est pas finement articulé, du coup, il n’est pas utile pour élaborer les idées. Néanmoins, sa spontanéité naturelle sert à donner un coup décisif aux œuvres. Dans mon cas, j’ai du mal à révéler cet élan muet à travers ma voix. Ça arrive, mais c’est rare. Je vois un décalage entre eux. Celui-là est plus proche de moi-même que celle-ci. Il travaille mieux quand je reste muet. »


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  • langue

    « La langue est un outil commode pour générer le sens. Mais c’est étouffant si l’on ne travaille que la sémantique. C’est une tâche essentiellement cérébrale. Sortez donc du cerveau. Recourez au peps physique. Faites traverser votre corps, vos organes à vos mots. Chantez, théâtralisez. Avec le dynamisme vocal, avec le geste, vous pouvez remuer le sens. Si vous écrivez, ébranlez-le avec un graphisme fantasque. Faites tout ça. Sinon, vous risquerez de vous laisser écraser par le poids du sens. »


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  • chaussure

    « La ville de Kasongo m’a beaucoup marqué car j’y ai assisté à des cas de possession incroyables. C’est là que j’ai vu pour la première fois des tombes entourées de chaînes, pour contenir l’esprit. Tout simplement parce qu’il y a eu beaucoup de gens racontant voir quelqu’un de mort, assis sur sa tombe. Moi, je connaissais un garçon qui était l’adjoint du prêtre avec moi. Une fois, on lui a demandé d’aller travailler près du cimetière. Il a trouvé des chaussures à sa taille sur une tombe. Il n’était pas conscient de l’acte qu’il allait faire, et par curiosité, il a essayé ces chaussures, puis les a laissées. En rentrant à la maison, l’esprit était en lui. Ce camarade était bègue naturellement, mais quand cet esprit montait en lui, il parlait correctement, et des langues différentes … Lui qui ne parlait pas, lui qui n’avait jamais été à l’école ! Puis, il avait une force physique incroyable ! On l’attachait avec des chaînes, il les cassait, et partait en courant plus vite que le vent. Moi j’avais peur que cela m’arrive, et lorsque j’ai posé la question à mes parents, ils m’ont très bien répondu en me disant « les choses peuvent arriver, si nous, les parents, le permettons ». Aucun mal ne peut venir de l’extérieur, s’il n’y a pas de fenêtre ouverte de la part des parents. »


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  • genre

    « Enfant, je n’étais pas à l’unisson avec mon corps : le genre qui m’était attribué, ses caractéristiques corporelles, et les conventions sociales et culturelles qu’il imposait ne me convenaient pas. Depuis, j’ai sans cesse eu besoin de travailler dessus : accepter mon corps. Il m’a fallu beaucoup de temps pour apprendre à m’aimer et à apprécier ma vie. Et je continue encore. »


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  • art

    « Qu’est-ce qu’on attend de l’art ? Dans mon cas, j’apprécie les œuvres issues de recherches approfondies personnelles qui échappent à une compréhension facile et s’imposent comme une proposition énigmatique, tout en dégageant une sensibilité monstrueuse de l’artiste qui agite la conscience et l’inconscience du public. Un travail juste bien fait ne m’intéresse guère. Il m’ennuie. J’attends une interrogation complexe qui me fait réagir. On sent parfois la faculté de penser suspendue à cause de sa complexité éblouissante, mais ça fait partie du plaisir qu’on peut avoir dans l’appréciation de l’art. En effet, c’est une grande extase que les bonheurs de la vie quotidienne ne peuvent pas remplacer (et vice versa). »


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  • #premier mai

    Suite aux manifestations de grévistes réprimées dans le sang (É.U.) / En 1889 est fixée une journ. intern. des travailleurs / #1er mai.


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  • polyphonie

    «  La polyphonie je trouve que c’est important, il y a peu de peuples qui soient polyphoniques par essence. Les Corses, les Basques, certains Canaques de Nouvelle Calédonie, les femmes bulgares … J’ai entendu des cœurs de femmes bulgares, qu’est-ce que c’est beau ! Il fut un temps où j’avais envie d’écrire quelque chose, de faire une étude sur la polyphonie chez les Basques, mais je n’avais pas suffisamment de maîtrise de la chose et puis je suis un peu flemmard alors … J’avais un copain qui était instit au Pays, Arrotzarena, et un jour il m’a appelé, il m’a dit viens voir, j’ai quelque chose pour ton étude. J’y suis allé. Il a appelé un gosse qui était dans la cour de récréation, un gamin qui avait environ 11 ans. Il lui a donné une note, avec le guide-chant et lui a dit : « Chante ça » et le gamin l’a fait. Il a poussé la note en question. Je lui dis : « Oui et alors ? » … « Hé bien maintenant regarde ! Je te promets, je n’ai rien préparé ». Dans la cour il en a appelé un autre, qui est venu, et il a dit à ce deuxième : « Ecoute ton petit camarade », et le camarade a refait sa note et il a dit :« Maintenant, tous les deux ensemble » et tac ! Pourquoi est-ce que le second chante automatiquement la tierce inférieure, ou la tierce supérieure d’une note chantée ? Pourquoi ? Quand on demande au gamin, il ne sait pas. La polyphonie c’est ça, quand l’oreille ne peut pas accepter autre chose qu’un accord, quand l’oreille ne peut pas accepter un son à l’unisson. Dans une chorale normale il faut 5 mois pour arriver à travailler des accords comme ça, là tu les lâches dans la cuisine ou ailleurs et ça vient tout seul ! Je crois que ça aussi c’est dans les gènes, ça fabrique la culture. »


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  • coussin

    « J’ai toujours rêvé avoir plein de coussins dans ma maison. J’aime être par terre, chaque fois que je peux. S’affaler dessus. J’ai travaillé dans un collège une fois, un des meilleurs moments de ma vie. Dans une classe de 6ème, plus de la moitié des enfants était d’origine diverse. Donc nous avons fait un gros travail sur les fêtes religieuses, que nous avons appelé fêtes traditionnelles. Chacun avait apporté des choses et on les avait exposées, y compris de la nourriture, des épices… On a tout installé au CDI, ça sentait bon, c’était magique. C’est dans ce collège qu’il y avait deux salles de profs dont l’une était un salon marocain. Dès que j’avais un moment, je m’installais là pour travailler, installée confortablement sur des coussins. Dans ce lieu, personne ne parlait fort… »


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  • lire

    « 2001 : mon année de titularisation dans l’éducation nationale, mon premier poste fixe, à plus de 50 km de chez moi. A la rentrée de septembre, aux informations j’ai appris qu’on demandait du matériel scolaire pour l’Afghanistan. Je voulais commencer mon année par quelque chose de différent et je me suis dit que je ferai un projet sur cette collecte. Or je venais de rencontrer un couple d’enseignants qui rentrait de Kaboul après 20 ans passés là-bas. Ils m’ont donné le nom d’un petit roman : Parvana, une enfance en Afghanistan. Et je me suis dit, je vais commencer avec ça. J’avais deux classes de sixième. Alors on a travaillé sur cette lecture et cela s’est bien passé… Le couple est venu nous apporter des témoignages sur ce pays, il nous a apporté des objets … Mais un jour, un parent m’a appelée. Et la mère, furieuse, m’a dit : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire : pourquoi vous travaillez sur l’Afghanistan !? Il n’y a rien d’autre à lire ? Nous sommes en France ici ! » Premier choc…


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  • combat

    « Dans l’établissement où je travaille, toutes mes notes de service ne me sont pas communiquées étant donné qu’elles ne sont pas en braille. Du coup, ce sont les collègues qui me les lisent. Quand tu es toute seule, tu ne peux pas toujours être en train de te battre, alors tu laisses faire les choses. Quand tu es à deux, tu arrives plus facilement à obtenir des choses. Je pense que si nous étions deux à avoir ce handicap dans le service, je demanderai que plus de choses soient mises en place. »


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  • non résistance

    « La non-résistance, pour moi, c’est la notion la plus importante dans la pratique de l’aïkidô, et j’essaie de l’appliquer dans ma vie de tous les jours. J’ai un travail qui, des fois, m’oblige à dire non à des projets. Je peux donc être confronté à des gens agressifs. Là il y a deux solutions : soit je suis en opposition complète en disant que j’ai raison et puis c’est tout , soit je vais l’amener à lui faire comprendre que son projet n’est pas bon, et je vais l’amener à repenser son projet. Dans la pratique martiale c’est pareil, quand tu as quelqu’un qui te pousse pour essayer de te renverser, il y a deux solutions : soit tu résistes parce que tu es assez fort, soit tu acceptes sa poussée. Ce n’est pas de la soumission, c’est accepter l’autre. Tu me pousses ? Ok. Donc on part dans ce sens là, et une fois que tu seras bien parti, je vais te ramener.  C’est de la non résistance. »


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  • hakama

    « C’est impensable en France qu’un prof ne soit pas en kimono, qu’il ne soit pas avec sa belle ceinture noire, son beau hakama … C’est impensable ! Lui ce n’est pas ça, il ne s’arrête pas sur l’apparence alors que beaucoup de gens qui pratiquent l’aïkido s’y arrêtent« Ah tu ne mets pas le hakama ce soir ? » « Non ». Si je ne mets pas le pantalon de hakama souvent il y a une raison aussi. Comme on fait beaucoup de déplacements de jambes, le hakama tombe au dessus du pied alors on ne voit pas mes déplacements de jambes, donc je l’enlève pour qu’on puisse les voir. Mais c’est un sacrilège de travailler comme ça en France ! »


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  • entropie

    « Léon Brillouin a montré les liens entre l’entropie au sens thermodynamique et au sens de l’information. La seconde consiste à dire qu’un message qui contient des mots peu probables est un message qui est porteur de sens. L’exemple typique c’est quand on ouvre son journal à la télé et qu’on a la même annonce, cela n’apporte aucune information ni de sens. Si on dit en revanche : « La France a peur… » On est forcément attiré… Il y a donc tout un travail qui m’intéresse beaucoup : quel est le lien entre la quantité de désordre de la soupe ou de la création de formes, et la quantité de désordre au sens d’un système qui ne porte que très peu d’information parce que tout est équiprobable. »


  • besoin

    « Je suis agent d’accueil téléphonique (ou standardiste) et aujourd’hui, je travaille sur du matériel adapté. L’intégration n’a pas été forcément toujours très facile étant donné que le matériel n’a pas toujours été adapté à mes besoins. Maintenant, j’ai un ordinateur avec une plage braille et un lecteur d’écran (c’est une synthèse vocale qui me permet d’écouter tout ce que je ne peux pas lire). Aujourd’hui, je travaille au même niveau que mes autres collègues grâce au matériel adapté. J’ai quand même eu une période de quinze ans où le matériel ne correspondait pas du tout à mes besoins, entre 1992 et 2007. Il fallait faire face à ça et ce n’était pas évident du tout. »


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  • différence

    « Dans le cadre de mon travail, on te fait ressentir que tu es différente. Ce n’est pas fait avec méchanceté mais on me le fait ressentir quand même. Peut-être que moi-même, je suis plus exigeante avec les autres. Si avant j’avais peur du regard de l’autre, maintenant, je demanderai plus à ce qu’on ait un regard sur moi. Quelqu’un qui ne me regarde pas lorsqu’il me parle, c’est quelque chose qui me dérange. Je suis également devenue très sensible aux différentes façons de dire les choses. Les gens ne se rendent pas forcément compte de ça. »


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  • intégration

    « A l’école, l’intégration n’existait pas. On n’était qu’avec des handicapés visuels, et quelques autres handicaps très minimes. L’intégration en milieu scolaire a commencé dans les années 80 mais ce n’est pas encore ça, même aujourd’hui.  Je connais un gamin qui a huit ans et qui avait quelques soucis, qui ne parlait pas… Maintenant il est dans une classe spécialisée pour les handicapés (la CLIS) et il est, petit à petit, intégré dans une classe normale. Cette année, il a fait moitié CLIS (classe d’intégration scolaire), moitié CP. Pourtant,  il n’a pas été invité au spectacle de sa classe de CP. C’est triste ! » « A 18 ans, j’ai intégré un foyer de jeunes travailleurs. Je partageais des sorties avec les jeunes du foyer où j’ai bien rigolé. C’était la pleine jeunesse pour moi. Ça été la découverte du monde du travail, les sorties… et puis l’intégration ! Dans le milieu du travail, au sein de foyer, dans les différentes activités… »


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  • confiance

    « Sans confiance tu ne peux pas travailler dans un cirque. Sans confiance tu ne peux pas vivre de vraies relations. Quand un enfant grimpe sur les épaules d’un autre, quand un autre tient une petite dans ses bras au trapèze, ils se font confiance. Les enfants à Zip Zap apprennent à faire confiance à d’autres. Et c’est souvent le début d’amitiés très profondes et très durables. C’est très important pour des jeunes souvent désabusés, abandonnés ou pas acceptés dans d’autres milieux. »


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  • robot

    « J’apprécie le travail du professeur Ishiguro, grand spécialiste des robots humanoïdes. Il met les robots en face de gens et il observe ce qui se passe. Particulièrement les zones actives dans le cerveau. Les gens face à un être humain et un robot mécanique fonctionnent à peu près de la même manière. Par contre avec un robot humanoïde, c’est extrêmement dérangeant. Un monstre doit être monstrueux. Si le monstre ressemble à un personnage ordinaire, c’est beaucoup plus effrayant. »


  • risque

    « J’ai travaillé sur la gestion des risques majeurs. Et il y a une théorie qui m’a marqué et que j’ai essayé à mon tour d’inculquer. Dans la vie on commet pleins d’erreurs, on roule trop vite, on dit une connerie… sauf que le contexte est permissif : il n’y a personne en face, les gens rigolent, etc. Mais de temps en temps le contexte n’est plus permissif, il est accidentogène, et c’est là que l’erreur devient catastrophe… Au sein d’une équipe, nous avions réfléchi à un système expert non pas pour indiquer les erreurs mais pour dire : attention, le contexte est plutôt dans le vert ou dans le rouge… Par ex. dans l’aviation civile, il y a un contexte qui est très connu comme accidentogène, c’est l’ordre de changement de piste au dernier moment… Cela demande un effort de géométrie dans l’espace. Sauf que comme le cerveau est occupé … cela devient un risque majeur. »


  • entraînement

    « Il n’y a que l’entrainement qui paie. Les jeunes doués ne savent pas ce que c’est que de travailler dur pour obtenir un résultat. Les plus acharnés sont toujours les gagnants à la fin. L’entraînement à Zip Zap est très souple et presque en self-service. C’est une des premières leçons qu’un jeune doit apprendre. Si tu n’es pas déterminé personne ne va te pousser. Si tu veux un résultat (faire partie du spectacle par exemple) ça ne tient qu’a toi. C’est très important qu’un jeune sache ça. Ça lui servira pour le reste de sa vie. »


  • lecture

    « La lecture est le plus ancien et le principal de mes loisirs. Je lis beaucoup et de tout : de la poésie bien sûr, mais aussi des romans, des bandes dessinées, des livres d’artistes, des livres jeunesse aux illustrations superbement travaillées, des magazines et parfois des essais. J’ai toujours une pile de lecture en cours et je ne peux pas partir en voyage sans glisser deux ou trois ouvrages dans mes bagages. Même si je ne pars qu’une semaine, voire un week-end. Pour toujours avoir le choix. Et je lis souvent plusieurs ouvrages en même temps. Les livres, la lecture, c’est une autre possibilité de voyage. »


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  • #michel-ange

    #Michel-Ange (1475/1564) / Chapelle Sixtine, Jugement dernier / Dans les remous du siècle, travailleur acharné / Artiste de la Renaissance.


  • #mâle

    Mâle / Chez les humains un critère de démarcation (discrimination?) culturelle / Alimentation, travail, famille, religion… / Parité ?


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  • #joule james p.

    James P. #Joule (1818/1889) / Théorie de la conservation de l’énergie (1ère loi thermodynamique) / J : unité (énergie, travail, chaleur).


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  • #internationale 1ère

    Association internationale des travailleurs – 1864 – Londres / Saint-Martin’s Hall / 1ère #Internationale – Jusqu’en 1872.


  • ubérisation

    Phénomène lié aux usages numériques par lequel une société de services met une plate-forme à la disposition de ses clients afin qu’ils accèdent directement à des fournisseurs individuels moyennant rétribution – Fait l’objet d’un débat contradictoire parfois violent, entre ceux qui en présentent les avantages pour l’usager, supposés ou réels (en particulier un prix moins élevé par rapport à des services plus « traditionnels »), et ceux qui évoquent les risques que fait ou ferait encourir cette révolution à une économie plus classique (relation au travail, sécurité, etc.).

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • #hobo

    #Hoboes, travailleurs migrants américains / La hoboème : un mode de vie / Un langage pour la communauté.


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  • #guyana

    #Guyana / Cap. Georgetown / Indép. 1966 / 10 régions / Festival Mashramani / « Célébration de la récolte » ou « du travail accompli ».


  • #goulag

    Camps de travail forcé en URSS / Conditions de vie terribles / Mort en nombre / Sibérie / Les #goulags / Fermés offic. En 1991.


  • train 

    Enchaînement de wagons à la suite d’une locomotive circulant sur des voies ferrées au sein d’un réseau plus ou moins étendu, évoluant avec les techniques (vitesse, confort, sécurité, etc.), et qui est représentatif des pays et des époques dans ses modes de fonctionnement, de services, d’usages – Tout train constitue à lui seul un espace non seulement de transport mais de vie susceptible d’en décliner les diverses composantes (alimentation, sommeil, jeu, travail…) appelant chez les passagers un sens plus ou moins éveillé à cette communauté d’être (provisoire).

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  • #ford henry

    Préconise la fabrication à la chaîne / Ford T / Automatisation / Cadence de travail / Fordisme / Henry #Ford (1863/1947).


  • sculpture

    Art de produire des formes en relief au moyen de divers instruments ou de la main, en travaillant des matières plus ou moins difficiles.

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  • #eijkman christiaan

    Christiaan #Eijkman (1858/1930) / Travaille sur le béribéri / Aide à la connaissance des vitamines / (Co)Prix Nobel de physiologie 1929.


  • pain 

    Aliment produit à la rencontre de céréales, d’eau et (le plus souvent) de sel, reflétant une grande variété de savoir-faire et de traditions – Objet du travail de la main (pétrissage) et de la marque du temps (notamment lorsqu’il incorpore un levain), donnant lieu à une cuisson dans un four présentant des caractéristiques culturelles spécifiques – Peut également pour des raisons diverses (économie, productivité, empressement) occasionner un traitement industriel, renonçant en partie plus ou moins conséquente aux valeurs qui précèdent.

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  • #white kenneth

    → Culture : Manière dont l’être se conçoit, se travaille et se dirige / Fonction d’une direction, d’un idéal à atteindre – Kenneth #White.


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  • netsuke 

    Objet japonais travaillé avec art servant à retenir les petits sacs accrochés à la ceinture du kimono et dans lesquels sont placées toutes sortes de choses.

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    Indéfinition


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  • #cordoue

    Sur le Guadalquivir, en Andalousie / #Cordoue / Cap. de la prov. rom. De Baetica / Splendeur du temps du califat omeyyade / Travail du cuir.


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    Période(s) :

  • mâle

    Qui est du sexe masculin et présente à ce titre des caractéristiques propres, éventuellement comparées à celles du sexe féminin – Constitue chez les hommes un critère de démarcation culturelle ayant souvent des conséquences sur la plupart des activités humaines (alimentation, travail, famille, religion…).

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  • #chimú

    Après les Mochica / Les #Chimú – nord du Pérou / Capitale et forteresses / Travail des métaux / Réseau routier / Adorateurs de la Lune.


  • jeunisme 

    Désigne le désir jugé par certains excessif et par d’autres naturel de rester jeune en cultivant et entretenant son corps dans un idéal de jeunesse y compris par les moyens de la chirurgie (le terme s’applique aussi – de manière très critique – dans le monde du travail).

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  • exclusion 

    Mécanisme par lequel un individu ou un groupe se trouvent à l’écart d’un fonctionnement jugé normal de la société et de ses équilibres en matière de logement, de travail, de santé, etc. Elle interroge sur les processus qui y conduisent, et plus encore sur ceux qui permettent d’en sortir.

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  • bāng – 帮 : « aider »

    bāng  帮 : « aider », « bande » – anc. 幫.  帮 va s’associer à divers caractères afin d’exprimer cette idée de l’assistance. 帮助  bāngzhù  signifie ainsi « aider », 助 exprimant le même sens.  帮工 (工 désignant le « travail ») pointe pareillement cette idée de « l’aide » que l’on va également trouver dans  帮办bāngbàn (办 : « faire »). Attention le sens de « bande » peut amener l’idée de mauvaise conduite comme dans 匪帮  fěibāng désignant une « clique de voleurs » (匪  fěi étant un « bandit »).

     帮

    Sinograph


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  • concentration

    Faculté à porter son attention sur un objet, un sujet, une tâche à réaliser, renvoyant aux conditions estimées favorables ou non dans laquelle celle-ci s’opère (environnement, interférences…), la motivation ou/et le plaisir à y procéder (nature de la tâche ou de ses enjeux), l’aptitude ou non à s’y employer (habitude, discipline…) – Délicate pour certain/es, plus aisée pour d’autres, cette capacité a souvent réputation d’être un indicateur de certaines réussites (études, sport, travail…)

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  • consommer 

    Consommer, c’est mobiliser un concours d’énergie, de travail et/ou de matière, afin de satisfaire notre besoin fondamental ou accessoire. Toute consommation devrait se refléter dans la validation (ou non) de son bien-fondé et des choix qu’elle met en œuvre.

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  • 18

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.
    « Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… »