• Indéfinition principale :

    voyage 

    Un chemin plus ou moins long dans le monde qui, conduisant à l’autre, conduit souvent à soi.

  • Petit voyage dans les langues…

    (Ce texte reprend une conférence donnée à l’UNESCO le 21 février 2013 – Journée internationale de la langue maternelle…)

    By: Harald Deischinger

    1 – Les langues turciques…

    Nous commencerons notre périple dans les langues turciques au sein de l’ancienne famille altaïque, glissant dans les étendues kazakh, turkmène, ouzbek, pour plonger sur le lac Son- Koul au Kirghizistan. Là, nous nous approcherons d’un conteur manaschi, pour l’entendre réciter l’une des plus longues épopées humaines, celle de Manas, en sa modernité retrouvée :

    Dans mon rêve de la nuit dernière,
    Je me suis installé au sommet d’Ala-Too
    Et j’y ai attrapé un jeune aigle baarchin.
    Quand je l’ai emmené à la chasse,
    Le bruit de ses ailes battantes s’est aussitôt fait entendre,
    Impossible de résister à sa colère…

    By: François Philipp

    2 – Les langues mongoles…

    Puis nous partirons vers les steppes mongoles, et leurs langues khalka, bouriate, kalmouk… On nous invitera à y découvrir l’extraordinaire diversité scripturale dont le peuple mongol fut doté. Parmi les créations successives, nous y découvrirons les travaux du scribe Tatar-Tonga à la cour de Gengis Khan, puis ceux du lama Phagspa à celle de Kubilaï, petit-fils du conquérant. Nous nous arrêterons quelques siècles plus tard, sur le symbole de la nation mongole, provenant d’une écriture dite soyombo créée à la fin du XVIIe siècle.

    By: Kitty Terwolbeck

    3 – Les langues toungouses et paléo-sibériennes…

    Après avoir fréquenté les langues toungouses, mandchou, evenki, nanai… nous remonterons vers l’espace sibérien au sein de langues diverses qu’elles soient ienisseïennes, tchoukotko-kamtchatkiennes, ou encore youkaguir. Dans le foisonnement des peuples, nous parviendront les voix itelmène, koriak, ket, chukchi … Parmi tous ceux-là, dans une hutte proche de celle du chamane, une vieille dame nous racontera en langue nivkh les histoires du brave Tchoril et de la belle Tcholtchinaï … de leur promesse d’engagement à la déchirure de leur séparation, puis à leurs retrouvailles jusqu’à ce qu’elle tresse ses nattes, d’amour.

    By: Ludovic Tristan

    4 – La langue coréenne…

    Bientôt nous ferons halte en – 2333 dans l’espace coréen (autrefois rattaché par certains à l’ensemble altaïque) où nous trouverons Tangun, le fondateur, né de Hwanung et de l’ourse Ungnyeo. Puis des milliers d’années plus tard, un nouvel épisode nous fera partager la naissance de l’alphabet coréen, à l’initiative du sage Sejong qui déclara :

    La langue coréenne étant différente de la langue chinoise, les caractères chinois ne la rendent pas suffisamment. C’est pourquoi, les gens du peuple désirent une chose et n’arrivent pas à exposer leurs sentiments: cela est fréquent. Ému de pitié, j’ai inventé vingt-huit caractères qui seront facilement appris de tous et serviront aux usages quotidiens. – (préface de l’Hunmin Chongum)

    By: Cyril Bèle

    5 – Les langues japoniques…

    Par un trait rapide sur la mer du Japon, et après nous être avisés de la richesse du peuple aïnu, nous traverserons l’archipel du Soleil Levant, d’une laque à un court poème, d’un pétale à une ombrelle… Au virage du premier millénaire, et dans la fraîche maîtrise des kanas, la dame Sei Shonagon nous emportera dans son fascinant registre des Choses, des « Choses qui font battre le cœur », des « Choses qui semblent vulgaires », des « Choses impatientantes », et combien d’autres :

    L’idée d’écrire ces notes me vint dans les circonstances suivantes : Un jour, le frère de l’Impératrice Sadako ayant offert une liasse de papier blanc à sa soeur, celle-ci me dit : « Que peut-on écrire là-dessus ? L’Empereur a déjà fait copier L’Histoire de Chine connue sous le nom de Shiki… » Je lui répondis que je voudrais faire un oreiller de cette jolie liasse de papier blanc. L’Impératrice me répondit : « Eh bien, prenez-le ! »

    Je l’utilisai alors à écrire toutes ces choses, toutes ces bagatelles qu’on trouvera, sans doute, bien frivoles : des histoires amusantes, des histoires édifiantes, mes impressions, des poésies, ce que je pense des arbres, des oiseaux, des insectes, et tout cela est, certes, moins intéressant que je ne l’imaginais.
    Ceux qui liront ces notes verront ce que je suis, mon degré de culture et d’éducation, et me critiqueront. Tant pis !
    J’ai écrit ces notes pour m’amuser, sans ordre ni prétention, comme elles me venaient à l’esprit.– (Makura no soshi)

    By: Nicolas Vollmer

    6 – Les langues chinoises…

    Revenus sur le continent, nous aborderons les côtes de la vaste Chine et de sa civilisation unique en tout point. Plus que jamais nous y comprendrons que la vie, qu’une vie ne saurait suffire à dévoiler ne serait-ce que la surface de ses richesses. Et c’est bien pourquoi nous nous laisserons guider par nos hôtes qui nous emmèneront en ce jour sur la montagne Huangshan, surplombant la longévité d’une histoire inégalée et de son exceptionnelle sédimentation. Au son tonal des langues chinoises, mandarin, wu, hakka, cantonais, min…, nous savourerons par le verbe et par le signe, des œuvres prestigieuses de la littérature universelle. Celles-ci nous tiendront éveillés tard dans la nuit, tandis que nous découvrirons les épisodes du « Rêve dans le Pavillon rouge », « Au bord de l’eau », « Le Pèlerinage vers l’Ouest », « l’Histoire des trois royaumes ». L’immensité de l’écriture chinoise nous entraînera ainsi dans une forêt sans limites où nous serons initiés à l’existence de dizaines de milliers de formes, en leur combinaison et leur évolution continue.

    By: Bernard Goldbach

    7 – Les langues des minorités nationales chinoises… et himalayennes…

    Sur ce même espace de Chine aux accents d’infini, nous nous émerveillerons des innombrables variations issues de 55 minorités nationales parsemées sur tout le territoire et clamant la vitalité de bien d’autres groupes linguistiques : Zhuang, Hui, Miao, Yi, Pumi, Bonan, Uygur, etc. Au cœur de la province du Yunnan, nous nous intéresserons chez les Naxi à l’incroyable écriture dite dongba, aux envolées pictographiques comparables à nulle autre. Bientôt au grand sud-ouest, nous accueilleront les vertigineuses étendues des chaînes himalayennes. Occasion de nous familiariser avec des représentants des langues tibéto-birmanes (tibétain, dzongkha, gurung, sherpa…), mais aussi de langues indo-européennes comme le népalais… Après l’évocation du Bardo Thödol, Livre des morts tibétain, nous ouvrirons le grand Livre de Gesar qui nous permettra de mieux comprendre le lien entre peuples tibétain et mongol…

    By: Juan Antonio F. Segal

    8 – Les langues indiennes…

    Puis nous dévalerons les pentes himalayennes, pour mettre le pied en Inde et dans les pays proches, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, terres spirituelles par excellence… Nous y serons attentifs aux influences indo-européennes et aux langues qui les ont diffusées (sanskrit, hindi, bengali ou bangla, ourdou, panjābī , singhalais, romani, gujarātī , etc.)… Puis nous nous placerons à l’écoute des langues dravidiennes (tamoul, malayalam, telougou, kannada, brahui, gondî…). Un jour de Vijayadashami, jour de victoire célébrant les exploits de Rama, comme ceux de Durga, jour idéal pour commencer l’apprentissage des écritures, nous nous laisserons gagner par la puissance des textes anciens. Ainsi des vers du Rig Veda :

    Je chante Agni, le dieu prêtre et pontife, le magnifique héraut du sacrifice…
    Illustre Vâyou, viens, et prends ta part de ces liqueurs préparées avec soin ; écoute notre prière…
    Indra et Vâyou ! C’est pour vous que sont ces libations ; venez prendre les mets que nous vous offrons ; voici des boissons qui vous attendent…
    J’invoque Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi : (ces dieux) accordent la pluie à la prière qui les implore…

    By: Juan Antonio F. Segal

    9 – Les langues d’Asie du sud-est…

    Cheminant à la croisée des cultures locales et des influences indiennes et chinoises, nous traverserons Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Vietnam… et serons admiratifs des trésors culturels qui en témoignent. Outre la poursuite de notre approche des langues tibéto-birmanes, birman, akha, karen… diverses autres familles linguistiques nous y recevront dans les atours les plus colorés… Partagées avec la Chine ce seront ici les langues tai-kadai (thaï, lao, gelao…), là les langues miao-yao également dites hmong-mien, et là encore les langues austro-asiatiques dont certaines pointeront vers l’Inde (môn, khmer, vietnamien, nicobarais, munda…). Nous fêterons le Nouvel An khmer (Chaul Chnam Thmey) dans la citadelle d’Angkor Vat, et nous souviendrons au Vietnam de la fête du Trang-Nguyên et de ses élans poétiques. Nous partagerons les mystères du pays du million d’éléphants et lirons la Chronique du Palais de cristal au royaume de Pagan. Nous arpenterons les allées de Sukhothaï afin de rendre hommage au roi Rama Kamheng et à l’écriture qu’il mit au point…

    By: Benoit Mahe

    10 – Les langues austronésiennes…

    Puis nous nous dirigerons plus au sud à la découverte de la vaste famille des langues austronésiennes s’étendant de Madagascar (malgache) à l’Île de Pâques (pascuan), et ayant une branche dite formosane. C’est alors une immensité de nature et de cultures qui s’ouvrira devant nous en plusieurs étapes au gré des langues malayo-polynésiennes occidentales, centrales ou orientales. Dans la branche occidentale, indonésien, malais, javanais, batak, tagalog, makassar, balinais, et combien d’autres joueront ici du gamelan, et là du théâtre… Dans la branche orientale, les espaces des langues halmahera et des langues océaniennes s’entremêleront pour exprimer la vitalité des peuples et des eaux qui les ont disséminés : maba, fidjien, gilbertin, nauruan, langues kanak… Parmi eux, l’aventure polynésienne aux rythmes samoan, tonguien, tuvaluan… tracera l’épopée d’une lointaine migration et de ses épisodes successifs. Un vieux sage maori nous parlera de l’île originelle d’Hawaiki.

    By: Kiko Turteliny

    11 – Les langues papoues…

    Quel ne sera pas notre enchantement lorsque posant le pied sur le sol papou, nous y serons confrontés par-delà la créolité du tok pisin et le pidgin hiri motu, aux 800 langues qui s’y sont manifestées. Nous irons les trouver entre montagnes et vallées, à la rencontre des habitats sur pilotis, de la préparation du sagou ou encore de magnifiques ornements et parures. Langues angan, chimbu, dani, goilalan, ndu, sentani… y animeront un ballet d’une exceptionnelle diversité !

    By: Les Haines

    12 – Les langues aborigènes australiennes…

    Jadis, la terre était à portée de marche pour se rendre toujours plus au sud, et c’est bien ce chemin qu’auraient emprunté il y a 40000 ans les ancêtres des Aborigènes australiens. Nous y côtoierons les héritiers du Rêve du djugurba qui nous conteront le Serpent Arc-en-ciel, et les êtres premiers qui peuplèrent ces terres et en configurèrent le moindre aspect. À la découverte de groupes linguistiques australiens et de langues comptées par centaines, qu’elles soient pama-nyungan ou non, pitjantjara, mardu, warlpiri, yolngu, arrernte… nous nous interrogerons sur leur ascendance, leur patrimoine, leurs correspondances, comme leur fragilité. Pour conforter notre espérance et notre confiance dans la continuité du temps, un soir venu, proches du feu, un ancien nous dira le monde de Bur Buk Boon, et l’apparition du didgeridoo qui entonnera son chant…

    By: Maurizio Costanzo

    13 – Les langues d’Amérique du sud…

    Traversant le Pacifique vers les grands espaces d’Amérique du Sud, nous en aborderons bientôt les côtes. Et d’emblée, face à l’immensité de ces territoires, un questionnement nous assaillira. Par où entreprendre sa découverte ? Comment en dire l’extraordinaire richesse ? Si l’on renvoie aux milliers de langues amérindiennes présentes avant l’arrivée des Européens, et si l’on tient compte de l’évolution de la représentation linguistique depuis lors, y mêlant les langues espagnole, portugaise, française, néerlandaise, anglaise…, comment accéder à la conscience équitable de ces ensembles et du respect fondamental que nous leur devons ? En réponse à nos attentes, les voix de la Terre et du Ciel, celles de l’Eau et des Arbres, se feront entendre partout sur notre route. Qu’elles proviennent des Aymaras sur les pentes andines ou des Shuars, des Kayapos ou des Yanomamis, des Guaranis, des Mapuche ou des Yagans (Yámanas), ce seront partout traditions et récits qui nous prendront par la main pour nous mener au plus profond des mythes et des songes, en ces terres éternelles où la parole reprendra tout son sens.

    By: Rafael Saldaña

    14 – Les langues d’Amérique centrale…

    C’est dans un tel tourbillon que nous gagnerons l’Amérique centrale pleinement alertés de la grande diversité de ces langues amérindiennes qui après les familles tupi-guarani, macro-jê, quechua, pano-tacanane ou jivaroane… se feront à présent oto-mangue, avec les langues zapotèques, mixtèques ou popolocanes… uto-aztèque en pointant vers le nord, shoshone, hopi, huichol…  ou encore maya. Là sur les terres mayas et celle de leurs langues, cakchiquel, k’iche’, chol, tzotzil…, nous sera contée l’histoire du Popol Vuh et de l’insondable sagesse du maïs. Ici en nahuatl, des héritiers de la grande civilisation aztèque, nous parleront de l’Aztlan originelle comme hier leurs frères polynésiens nous contaient les sources d’Hawaiki. Et en ces mêmes latitudes, nous effectuerons une navigation dans les mers Caraïbes et leurs langues, notamment créoles,  pour notre plus grand bonheur…

    By: Museum of Photographic Arts

    15 – Les langues d’Amérique du nord…

    Filant vers le nord, ses étendues rocheuses et ses plaines, nous nous familiariserons  avec de nouveaux ensembles culturels qui enrichiront notre regard de leur sagesse et de leur sens de vivre, par-delà les soubresauts des temps. De grands ensembles de langues auront tôt fait de témoigner des trésors de ces espaces ouverts au vent, à la lune et au soleil : famille na-dené, avec les langues athapascanes, le tlingit…, famille algique, avec les langues algonquiennes, abénaqui, arapaho, cheyenne, micmac, shawnee, cri, ojibwé… ou encore le yurok, famille siouane, lakota, crow … ou encore famille iroquoienne, huron, cherokee, tuscarora…   Nous entrerons dans l’inipi, et là dans le bien-être de la sudation, nous partagerons la vision de ces espaces sans frontière tandis qu’un avertissement émanant de la sagesse amérindienne résonnera longtemps dans nos mémoires :

    Lorsque le dernier arbre aura été abattu, le dernier fleuve pollué, le dernier poisson capturé, vous vous rendrez compte que l’argent ne se mange pas… 

    By: Internet Archive Book Images

    16 – Les langues eskimo-aléoutes…

    Nous arriverons alors aux Pôles, à la rencontre des familles eskimo-aléoutes. En ces heures de bouleversement climatique qui affecte leur environnement, nous nous demanderons comment une meilleure connaissance de leurs cultures et de leurs langues (aléoute, inuktitut, yupik…) pourrait aider à préserver leurs valeurs et à ouvrir à l’idée d’un attachement plus large à la conscience de l’humanité. Deux femmes inuit se feront face pour nous offrir toute la beauté riante d’un kattajaq !

    By: Davide Santicola

    17 – – Les langues scandinaves…

    Glissant sur l’étendue du Groenland, nous y trouverons la trace des peuples scandinaves et nous nous laisserons aller à imaginer les populations qui les colportèrent jadis. Suédois, norvégien, danois, islandais… nous attireront dans leurs filets linguistiques indo-européens, sur le versant germanique. Avec la lecture des Eddas scandinaves, ce ne sera pas seulement l’éclairage d’une récente trilogie qui s’en trouvera facilitée, mais la continuité d’un patrimoine forgé par des peuples qui rayonnèrent bien loin de leur base. Qui mieux alors que les runes, et tout particulièrement cette pierre de Jelling, considérée comme l’acte de fondation du Danemark, pourra en témoigner !

    « Le roi Harald fit faire »
    « Ces stèles pour Gorm son père  »
    « et, ce pour Thyra sa mère »

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    18 – Les langues finno-ougriennes…

    Après une escale sur les terres samis, en compagnie des élevages de rennes et du chant dit joik, nous ferons un crochet par l’ensemble finno-ougrien auquel est également rattaché le hongrois, lui-même inclus dans l’espace ouralien qui comprend en outre les langues samoyèdes. Occasion également de faire une petite différenciation balte entre l’estonien, membre de cette famille, et ses voisins lituanien et letton, appartenant quant à eux aux langues indo-européennes. Quant au finnois, nous nous rappellerons au travail acharné d’Elias Lönnrot, et de sa fascinante collecte du Kalevala.

    Voici que dans mon âme s’éveille un désir, que dans mon cerveau surgit une pensée : je veux chanter ; je veux moduler des paroles, entonner un chant national, un chant de famille (…) Ô frère bien aimé, compagnon de mon enfance, viens, maintenant, chanter avec moi, maintenant que nous voilà réunis… 

    By: OliBac

    19 – Les langues slaves…

    Empruntant le couloir carélien, nous entrerons dans les espaces slaves. Le terme Rus lui-même ne désignait-il pas les Vikings installés en Russie ? Moment rêvé pour faire le lien et nous éveiller, des Balkans à l’Oural, de Moscou à Sofia, entre écriture cyrillique et alphabet latin, à des cultures que les langues reflètent à merveille : russe, biélorusse, ukrainien, polonais, sorabe, tchèque, slovaque, serbe, croate, slovène, bosnien, bulgare… Là dans l’atmosphère d’une cabane sylvicole, on nous avisera des esprits de la forêt comme ceux de la maison. L’évocation d’un domovoï nous aidera à comprendre qu’il faut se les concilier…

    By: Blok 70

    20 – Les langues germaniques…

    La Russie ouvrira ainsi définitivement les portes de l’Europe où des groupes linguistiques successifs, continueront à nous conter l’extraordinaire famille que constituent les langues indo-européennes. Après la branche scandinave, nous élargirons notre regard sur le groupe germanique, non seulement avec l’allemand, l’anglais, le néerlandais, mais aussi le saxon, le frison, le flamand, ou encore l’afrikaans parlé bien loin de là. Des ensembles littéraires majestueux leur emboîteront le pas, dans lesquels il sera possible de puiser indéfiniment !

    Je me sens toujours heureux, savez vous pourquoi ? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.  Avant de détester, aimez et avant de mourir, Vivez !  – Shakespeare

    By: Alejandro

    21 – Les langues romanes…

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.

    By: Steve Snodgrass

    22 – Les langues celtiques…

    Et voici que les langues celtiques, breton, gallois, cornique, irlandais, écossais, mannois… sortiront du grand chaudron du Dagda, qui garantit à tous de ne pas vieillir, et de surmonter les épreuves.

    23 – Les langues albanaise et grecques…

    Mais la famille indo-européenne n’en sera pas elle-même épuisée pour autant, car bientôt se révèleront les branches albanaise et  grecque. Sur ces terres, bien de nouveaux élans nous porteront à comprendre combien la langue y a joué un rôle moteur. En Grèce, nous nous laisserons porter par une avalanche de repères livrés aux civilisations, alors qu’une écriture, une fois encore, donnera sa puissance en ce lieu où l’on commença à noter les voyelles.

    By: esyckr

    24 – Les langues basque et méditerranéennes…

    Après une escale au pays basque et en sa langue inclassable, euskara, diversement apparentée selon les uns aux Imazighen (Berbères), selon d’autres au Caucase, nous voguerons à présent sur la Méditerranée, bercés par le flot des langues maltaise, corse, sicilienne, sarde… Et voici l’instant où nous mettrons le pied sur le vaste continent africain, celui de nos origines communes, en ce berceau premier à l’aventure humaine. Juste retour aux sources, aux sources de nos migrations, fervent hommage à la diversité du genre humain renvoyant à la pluralité linguistique de ce continent et à l’oubli auquel sa négligence prolongée pourrait nous condamner.

    By: Guillaume Lecoquierre

    25 – Les langues berbères…

    Partageant la beauté des espaces linguistiques berbères, ouvrant notre vision à l’écriture tifinagh, nous serons tout particulièrement attentifs à la place que prennent ces langues dans le dispositif de territoires complexes où d’autres vecteurs se sont affirmés en interrogeant la pratique, la reconnaissance… Tamazight, kabyle, tachelhit, chaoui, tamacheq, tarifit et bien d’autres viendront dans une grande assemblée proclamer la force de peuples dignes et justement fiers de leur ascendance et de leur destin.

    By: hdptcar

    26 – Les langues nigéro-congolaises…

    L’Afrique n’aura donc pas tardé à nous avaler dans son tourbillon de rythmes et de couleurs, de danses et de saveurs. Un immense ensemble linguistique s’imposera alors, celui des langues nigéro-congolaises fortes de leurs groupes mandé, voltaïque, kwa, adamawa-oubanguien, ouest-atlantique… Explosion de cultures, et de rites, de musique, et de mythes… Multiplicité des grandes aventures civilisationnelles avec les Wolofs, les Peuls, les Bambaras, les Akan, les Mossi, les Igbos… Ici en langue ewe, nous apprendrons que les prénoms indiquent subtilement non seulement s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon, mais quel est notre titre, ou encore quel jour de la semaine nous sommes nés. Et là chez les Sérères, des griots nous aideront à prendre conscience du prestigieux pouvoir des traditions orales ! Tout au long de nos chemins, un flot permanent des cultures les plus diverses nous inondera de sa modernité ! Aimé Césaire nous confiera au passage que « l’homme de culture doit être un inventeur d’âmes ».

    By: South African Tourism

    27 – Les langues bantoues…

    Les langues bantoues (parfois reliées aux langues nigéro-congolaises) se détacheront à leur tour alors que nous nous envolerons vers de nouveaux espaces enrichis d’une mosaïque d’identités et de savoirs. D’une zone à l’autre, entraînant notre  découverte, les mondes zoulou, xhosa, sotho, ndebele, tswana, umbundu, lingala, kikongo, chichewa, swahili, kikuyu, luganda… joueront de leurs apports respectifs.  On nous soufflera à l’oreille qu’à l’occasion d’une vaste enquête internationale, un mot tshiluba fut reconnu comme le plus difficile à traduire au monde : ilunga, ou comment accepter une offense, peut-être même deux, mais pas la troisième !

    Par-delà toutes ces évocations, un éclat de rire cristallin traversera l’immensité africaine,  renvoyant à tant et tant d’histoires, où les enfants de Nommo au pays dogon, et ceux de la sage parole d’Ifa au pays yoruba, où les pierres de Békora au pays bété de Frédéric Bruly Bouabré, et l’histoire bamoun des enfants de Njoya, s’associeront par la magie d’une constante vitalité et de son perpétuel renouveau. Une devise en langue sango nous confiera, zo kwe zo : « tout homme en vaut un autre. »

    By: Benjamin Hollis

    28 – Les langues khoïsanes…

    Sur les terres du Sud, une dernière halte nous aura introduits dans l’aire des langues khoïsanes, kūn, juǀʼhoan, sandawe… et de leurs étonnants clics… nous rappelant au passage que ces populations furent il y a longtemps les premières à occuper ce sol, clamant toute la justice et l’écoute qu’on leur doit. Les San ne sont-ils pas « ceux qui suivent l’éclair » !

    By: Mark Knobil

    29 – Les langues nilo-sahariennes, kordofaniennes, afro-asiatiques (africaines)…

    Cette traversée africaine se conclura par une remontée vers le nord, enchaînant quelques dernières familles linguistiques, nilo-sahariennes, qu’elles soient songhaï ou soudaniques, dinka, nuer… ou encore kordofaniennes (rattachées pour certains à la famille nigéro-congolaise), lafofa, koalib… Amorcé par les langues berbères, un grand ensemble dit afro-asiatique (ou encore chamito-sémitique) s’y nourrira – entre autres – de noms qui nous rappelleront à l’antique récit de Noé, et de sa descendance : Cham, Sem ou Koush. Ainsi des langues couchitiques, afar, somali, oromo… sémitiques, amharique, tigrigna (ou tigrinya), tigré… mais aussi omotiques, gimira, gamo… tchadiques, haoussa, mandara…, enfin égyptiennes, avec la présence du copte.

    By: Lazhar Neftien

    30 – Les langues sémitiques…

    Nous traverserons la Mer rouge au contact d’autres langues sémitiques, alors que des mondes anciens se réveilleront qu’ils soient de Babylone, de Phénicie, d’Ougarit, d’Akkad… Les stèles d’Hammourabi y surgiront dressées dans tout l’apparat de leurs lois, pendant que des fouilles seront entreprises à Ninive pour en extraire des milliers de tablettes. Bientôt s’y déploieront les langues araméenne et hébreu, ainsi que le berceau de la langue arabe et de ses variations dialectales…, mais aussi de fascinants mondes d’écriture et de calligraphie, peuplant notre regard de leur étonnante contribution à l’aventure des civilisations et de leur spiritualité.

    By: grego1402

    31 – Les langues caucasiennes et arménienne…

    Retrouvant la famille turque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.

    By: Hamed Saber

    32 – Les langues iraniennes…

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…

    Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi.

    33 – La génération aux 7000 langues…

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.


  • Voyage dans les écritures

    By: Cristian Ordenes

    Des signes rupestres…

    Voici 35000 ans, les parois de certaines grottes se couvrirent de signes que leurs auteurs allaient léguer à la postérité. Mobilisant pigments et lampes à mèche, rampant jusqu’au fond de cavités profondes, élevant des échafaudages, ils réalisèrent en ces lieux les premières cathédrales sémiotiques de l’histoire humaine. Que ce soit d’Australie, d’Afrique du Sud, de Chine, d’Europe ou d’ailleurs, partout ces signes rupestres nous racontent une histoire de créativité, de vie, et sans aucun doute de leur spiritualité ! Javelots et flèches, femmes enceintes, empreintes de mains et de pieds, chevaux, cerfs, bouquetins (ibex), mammouths, rhinocéros laineux, bisons et aurochs, ou encore wallabies et kangourous, s’y côtoient dans un fascinant ballet qui nous entraîne aux tout débuts d’une histoire du signe écrit et de sa contribution à l’aventure de l’humanité.

    By: Felipe Gomes

    Et l’on inventa l’écriture…

    La Mésopotamie vit naître il y a 10000 ans à l’époque néolithique, de grandes agglomérations qui allaient entraîner bien des bouleversements dans les modes de vie. Parmi eux, le besoin de contrôler les transactions commerciales vit le jour. On estime que ce serait là la raison d’établissement de ce qu’on nommera les calculi (lat. calculus : « caillou »), jetons d’argile enfermés dans des enveloppes qui furent utilisés pour accompagner l’enregistrement des actes de commerce. Cette innovation produite il y a 6000 ans aurait donné naissance à l’écriture au gré de plusieurs évolutions de forme et d’emploi qui devaient conduire aux écritures dites cunéiformes (lat. cuneus : « coin, clou ») vers – 3300. La maîtrise de l’argile, mais aussi celle du roseau, y occupèrent une place déterminante. Des peuples prestigieux s’y succédèrent : Sumériens, Akkadiens, Babyloniens, Assyriens…

    By: Fondo Antiguo de la Biblioteca de la Universidad de Sevilla

    Sous la surveillance de Thot !

    L’écriture égyptienne, placée sous la surveillance du dieu Thot, saisit d’emblée par son exceptionnelle beauté ! Sa pratique aurait débuté 3200 ans av. J.-C. Les hiéroglyphes qui renvoient bien à leur caractère sacré (gr. hieros), puis les formes hiératique et démotique, enjambent 4000 ans d’usage. L’écriture se divisait en trois grandes catégories de signes. Les premiers étaient ce qu’on appelle des logogrammes, à savoir que chacun des signes de ce type représentait un mot, lequel renvoyait à un objet, une idée. Les seconds étaient des phonogrammes, les signes en question étant utilisés par référence à la prononciation de ce qu’ils désignaient, pour leur valeur phonétique. Enfin il existait des déterminatifs dont la mission était de préciser l’appartenance à une catégorie. Un édit romain du IVe siècle devait interrompre leurs usages, les condamnant à l’oubli jusqu’à ce qu’en 1822 un certain Champollion dit le Jeune, en déchiffre les mystères.

    By: Public.Resource.Org

    L’Indus : une écriture indéchiffrée…

    C’est dans la vallée de l’Indus (act. Pakistan) sur les sites de Mohenjo-Daro et Harappa, qu’on trouve trace des plus anciennes écritures indiennes. On se situe env. 2500 ans av. J.-C., et une brillante civilisation s’y déploie. Le mystère demeure aujourd’hui entier car à défaut d’une pierre de Rosette facilitant le travail des épigraphes, son déchiffrement n’a pas encore eu lieu. Il faudra attendre près de deux millénaires pour que l’écriture refasse surface sur le sol indien (→ brahmi).

    By: Jean-Pierre Dalbéra

    L’énigme du disque de Phaistos…

    Phaistos est une grande ville de Crète qui connut ses heures de gloire. En 1908, un certain docteur Pernier, membre d’une expédition italienne, déterra dans les fouilles du Palais, un petit disque d’argile de 16 cm de diamètre. Ce disque est épais de deux centimètres et écrit sur les deux faces ! On estime sa réalisation entre – 1850 et – 1600. Les 45 signes différents qui s’y combinent demeurent à ce jour, malgré bien des essais, indéchiffrés. D’aucuns mettent en doute son authenticité.

    By: Spudgun67

    À la découverte des linéaires A et B

    Les travaux de l’archéologue Arthur Evans au début du XXe siècle sur le site de Cnossos (Crète), ont permis la mise au jour de la civilisation qu’il qualifiera de « minoenne », mais aussi celle de divers systèmes d’écriture. Parmi eux, la reconnaissance du linéaire B fut possible grâce aux travaux de M. Ventris (qui avait très jeune assisté à une conférence de Sir Evans) et J. Chadwick. Le linéaire A reste pour sa part indéchiffré.

    By: Verity Cridland

    Des hiéroglyphes … hittites

    Les Hittites vécurent au – IIe millénaire. Leur cité la plus célèbre fut Hattousa, aux prestigieuses murailles. Ils eurent deux types d’écriture : d’un côté hiéroglyphique, d’un autre cunéiforme lesquelles sont attestées entre les XVIIe et XVe siècles av. J.-C.

    By: François Philipp

    Le chinois : une exceptionnelle longévité !

    Avec son époustouflante forêt de dizaines de milliers de signes, l’écriture chinoise affirme son unicité. Chose d’autant plus remarquable si l’on tient compte de son exceptionnelle longévité ! Outre les récits légendaires qui la feraient remonter à 5000 ans avec le devin Cāngjié, on en trouve trace durant la dynastie des Shang (il y a plus de 3500 ans). Il n’est pas anodin qu’elle ait été adoptée par les Coréens, les Vietnamiens, les Japonais, attestant d’un des intérêts majeurs d’une telle écriture.

    By: Internet Archive Book Images

    Le phénicien : alors naquit l’alphabet…

    Il est convenu d’attribuer aux Phéniciens, peuple marchand à l’immense prestige, l’invention de l’alphabet au XIe siècle av. J.-C. En vérité, des précurseurs sont à observer du côté de l’alphabet ougaritique notamment (auj. Ras Shamra en Syrie). Quoiqu’il en soit, l’influence du phénicien sera sans égale puisque, empruntant les voies d’un commerce prospère sur les vastes mers, il servira de base aux alphabets grec, étrusque, latin, cyrillique, araméen, hébreu, arabe… parmi d’autres !

    By: Ken and Nyetta

    L’expansion de l’araméen…

    Les Araméens vivaient en proximité directe des Phéniciens. Leur conquête de l’alphabet suivit de près celle de leur voisin. On estime la création de leur alphabet vers le IXe siècle av. J.-C. Peuple guerrier, les Araméens furent toutefois défaits par les Babyloniens. Ces derniers procédèrent à leur déportation massive. Or c’est en raison même de cet échec, qu’on assista à la diffusion non seulement de la langue araméenne, mais de leur écriture. Les vainqueurs pratiquant des écritures cunéiformes, comprirent que l’alphabet araméen était en vérité bien plus commode. C’est pourquoi la langue et l’écriture araméennes devinrent progressivement le standard dans les relations diplomatiques.

    By: zeevveez

    22 lettres, de droite à gauche : l’hébreu !

    Il existe une écriture dite paléo-hébraïque dérivée du phénicien et contemporaine du roi David (- Xe siècle). Mais l’hébreu carré employé aujourd’hui provient plutôt de l’araméen. L’alphabet dit carré composé de 22 lettres est lié à l’épisode de l’exil à Babylone au – VIe siècle. On parle à son sujet d’abjad : alphabet consonantique (i.e. dans lequel on ne note pas les voyelles, lesquelles furent ajoutées par des signes diacritiques au VIIIe siècle).

    By: ANA BELÉN CANTERO PAZ

    Cadmos : inventeur de l’alphabet grec !

    Ayant mission de retrouver sa sœur Europe (enlevée par Zeus), le phénicien Cadmos partit sur les routes de l’Ouest où il fonda la ville de Thèbes. Sa légende le place également à l’origine de l’écriture grecque. Celle-ci aurait vu le jour au – IXe siècle, tout en ouvrant à une innovation décisive : la notation des voyelles ! Dans la multiplicité des alphabets grecs qui virent jour, c’est la variante de Milet qui s’affirma en – 403.

    By: Internet Archive Book Images

    L’étrusque, parmi les écritures italiques…

    Le pays des Étrusques, l’Étrurie, fut prospère et puissant. Alliés des Carthaginois contre les Grecs, les Étrusques ne manquèrent jamais d’imposer cette puissance à leurs voisins. Au – VIe siècle, ils s’emparèrent de Rome sous la dynastie des Tarquin. Au siècle suivant, leur pouvoir commença cependant à décliner face à l’alliance des Grecs et des Latins, et aux envahisseurs Celtes. Ils utilisaient un alphabet issu du grec.

    By: Internet Archive Book Images

    Le latin, une écriture planétaire…

    Issu de l’alphabet étrusque au VIIe siècle, l’alphabet latin connut une évolution constante. Le passage des majuscules aux minuscules, son exploitation par l’imprimerie à la Renaissance, ainsi que sa diffusion planétaire, en font sur plus de 2500 ans un témoin exceptionnel de nombreuses sociétés humaines.

    By: DDohler

    Le géorgien et ses diverses origines !

    Les origines de l’alphabet géorgien sont controversées. L’une d’elles le lie au roi géorgien Parnavaz 1er au -IIIe siècle. Il existe plusieurs variantes de l’alphabet géorgien, qu’elles soient de caractère ecclésiastique, ou plus cursif.

    By: Photo Dharma

    Le retour de l’écriture en Inde…

    Deux écritures indiennes naquirent au – IIIe siècle. La première s’appelle kharosthi. C’est une écriture syllabique qui apparut dans le Nord-Ouest de l’Inde et disparut néanmoins sans laisser de descendance. La seconde est la brahmi et c’est à elle que se rattachent toutes les écritures indiennes employées aujourd’hui. On les différencie selon les ensembles linguistiques auxquelles elles sont liées, qu’ils soient indo-européens (écritures devanagari, bengali, gujarati, etc.) ou dravidiens (écritures tamoul, telougou, malayalam…).

    By: OliBac

    Le copte : fusion du grec et du démotique…

    Le terme copte n’est autre que celui d’« égyptien » en grec. Il correspond aujourd’hui à la communauté chrétienne d’Égypte. Il existe un alphabet copte, fusion de l’alphabet grec et de 7 signes empruntés au démotique, qui se manifesta au – IIIe siècle.

    Le tifinagh, « notre invention »…

    Les Imazighen (Berbères) sont implantés en Afrique du Nord où ils ont développé des langues diverses, mais aussi une écriture : le tifinagh. L’étymologie de ce mot est controversée, et certains y voient l’expression « notre invention », « notre trouvaille ». On atteste des traces du tifinagh à plus de 2000 voire 2500 ans.

    By: guldfisken

    Runar : le « secret » …

    Le mot « rune » vient du vieil islandais runar, qui signifie « secret ». C’est dire sous quels cieux mystérieux, ces écritures naquirent. N’oublions pas ici les croyances que pratiquaient ces populations placées sous la domination de dieux guerriers. Odin, leur dieu suprême, serait ainsi l’inventeur de cette écriture. Et quelle invention ! On raconte en effet que le dieu resta pendu neuf jours et neuf nuits à l’arbre du monde, afin d’en assimiler toute la signification ! Employés dès le début de l’ère chrétienne, on estime que les runes cesseront d’être utilisés au XIVe siècle. Le nom de cet alphabet, dit futhark, lui a été donné par l’association de ses six premières lettres.

    By: vaticanus

    Itzamna : inventeur de l’écriture maya…

    L’apogée des Mayas se situe entre les IIIe et IXe siècles. Ils y mobilisèrent une écriture, inventée par le Dieu Itzamna, et dont les manuscrits devaient au XVIe siècle faire l’objet d’une destruction systématique par les Conquistadores. On sait aujourd’hui que leur système était constitué de plusieurs sous-systèmes. Certains signes étaient des logogrammes: ils représentaient un mot. D’autres signes étaient syllabiques : ils notaient des syllabes. Enfin il existait des compléments phonétiques, c’est à dire des signes qui indiquaient comment prononcer, et des compléments sémantiques, précisant le sens. Le tout posa longtemps de sérieux problèmes de déchiffrement à la communauté scientifique.

    By: Lindsay Joye

    L’écriture arabe et la diffusion de l’Islam…

    Héritière du nabatéen ou du syriaque, l’écriture arabe atteignit sa forme actuelle au IVe siècle. Toutefois c’est trois siècles plus tard qu’un essor considérable allait lui être donné, avec la naissance et l’expansion de l’Islam. C’est une écriture qui s’écrit comme l’hébreu de droite à gauche et dont les lettres changent de forme selon la position qu’elles occupent dans le mot. Observons que se très nombreux styles calligraphiques furent inventés tout au long de l’histoire de cette écriture.

    By: A.Davey

    L’écriture éthiopienne et ses variations…

    L’Éthiopie possède une langue classique, le guèze, et une plus moderne, l’amharique, ainsi que de nombreuses autres langues. Un alphasyllabaire est placé à leur service, qui se formalisa au IVe siècle. Cette écriture propose à partir de 26 lettres, pas moins de 182 combinaisons syllabiques différentes ! La forme de la lettre change systématiquement selon la voyelle qui accompagne la consonne, soit sept variations selon que la syllabe se prononce ka, kuu, kii, kaa… ou encore koo !

    Pour évangéliser les Goths…

    L’évêque Wulfila (ou Ulfila) naquit en 311 sur le bord de la Mer Noire et il est l’inventeur de l’écriture gotique. On sait peu de choses à son sujet, sinon qu’il fut remarqué très tôt pour ses talents. On lui incomba de propager la foi auprès de ses ouailles, les barbares Wisigoths, dont on devinait clairement qu’ils constitueraient très bientôt une menace pour l’Empire. Pour parvenir à ses fins, Wulfila s’inspira principalement de l’alphabet grec, sauf pour huit lettres qui pourraient bien provenir des runes.

    By: Robert Linsdell

    L’ogham…

    L’écriture oghamique doit son nom au dieu celte Ogme. Elle comprend vingt lettres qui portent des noms d’arbres et fut employée à partir du IVe siècle sur les Iles britanniques.

    By: Rita Willaert

    L’arménien : l’œuvre de Mesrop Machtots !

    C’est à la demande du Catholikos Sahak 1er et de son roi, que le moine Mesrop Machtots se mit en quête d’une écriture propre à la langue arménienne. La raison en était simple : l’Arménie venait un siècle plus tôt d’adopter le christianisme comme religion d’État et l’enseignement de la liturgie ne pouvait continuer à se réaliser dans d’autres langues ! On dit que Mesrop acheva de la mettre au point, avec l’aide divine, en 405.

    By: shankar s.

    L’empire khmer et son écriture…

    Le monde khmer se reflète dans l’apogée que constitua la cité d’Angkor et son rayonnement sur toute la région, du IXe siècle jusqu’en 1431. L’écriture pour sa part s’y était implantée plus tôt, sous influence indienne, ses premières traces remontant au VIIe siècle.

    By: nevil zaveri

    Le syllabaire tibétain, influencé par le prestige de l’Inde…

    Le roi Srong-Bcan Sgam-Po confia au VIIe siècle à son ministre Thonmi Sambhota la mission d’étudier en Inde. Sambhota lors de son séjour indien s’intéressa ainsi à la religion, aux langues, mais aussi bien entendu à la question de l’écriture. Il s’agissait de trouver le moyen de transmettre les textes bouddhiques à la communauté tibétaine, tout en créant au passage une écriture adaptée à sa langue. Le syllabaire tibétain en naquit. Dès le retour au pays, le prestige de Thonmi Sambhota fut tel que le roi lui offrit un palais où il résida désormais.

    By: Jorge Láscar

    Les moines Cyrille et Méthode et les peuples slaves…

    Les moines Cyrille et Méthode, sont deux frères originaires de Salonique au IXe siècle. On raconte que le nouvel empereur de Byzance les aurait choisis justement parce qu’ils étaient de cette cité. En fait la réputation de Salonique quant à la pratique des langues slaves n’était plus à démontrer : « Vous êtes Saloniciens, se serait exclamé l’empereur, donc vous parlez slave ! » Effectivement, leur mission consista à évangéliser les Slaves, à commencer par la Moravie, mission au cours de laquelle ils créèrent soit le glagolitique, soit une première forme du cyrillique. La forme achevée du cyrillique daterait quant à elle du XIIIe siècle.

    By: A.Davey

    L’adaptation de l’arabe à la langue persane…

    Trois siècles après la conquête musulmane de la Perse sassanide intervenue en 642, la langue persane se dota d’un nouveau système de transcription fondé sur l’arabe. Après avoir ainsi écrit en cunéiforme puis en araméen, cette adaptation nécessita quelques ajouts étant donné la différence entre l’arabe, appartenant aux langues sémitiques, et le persan, faisant partie de la famille indo-européenne.

    By: momo

    L’écriture birmane et le contact avec les Mon…

    C’est dans le cadre des influences indiennes, que l’écriture birmane naquit de contacts entre les populations locales, en l’occurrence mon et birmane. Les Birmans défirent les Mon au XIe siècle. Pourtant, de même que nous l’avons noté en d’autres lieux de ce monde, comme par exemple avec les Araméens vaincus par les Assyriens, c’est en raison de leur défaite que les lettrés mon désormais captifs influencèrent la création de l’alphabet birman.

    By: Paul Downey

    Les écritures mongoles…

    On doit une première écriture mongole à un scribe de la cour de Gengis Khan ; il la réalisa sur base ouïghour. Un deuxième système dit phags-pa (ou phagpa) du nom de Drogön Chögyal Phagspa fut mis au point au XIIIe siècle. Enfin l’écriture soyombo date de la fin du XVIIe siècle.

    By: Patrick Gray

    Les Incas et les cordelettes à nœuds…

    À la différence des Mayas et des Aztèques, les Incas ne possédaient pas d’écriture véritable, mais un système de quipus. Les quipus (en quechua, « nœud ») étaient un système ingénieux (qu’on retrouve également en Chine par ex.). Ils consistaient en des nœuds réalisés sur des cordelettes dont la signification était liée à la couleur, au nombre, à la torsion.

    By: Justin Ennis

    Quetzalcoatl : inventeur de l’écriture…

    Les Aztèques connaissaient l’écriture. Pour eux c’était le dieu Quetzalcoatl, fils du Soleil et de la Lune, dieu civilisateur, qui fut à l’origine non seulement de la plupart des techniques, de la culture du maïs, mais également de l’écriture. Les Aztèques subirent de plein fouet la visée destructrice des conquérants. Leur capitale Tenochtitlan tomba en 1524.

    By: Jeffrey Tripp

    L’alphabet coréen et son œuvre éducative…

    C’est en 1443 qu’apparaît l’alphabet coréen, voulu par le roi Sejong. Selon lui il fallait absolument adopter une nouvelle écriture, alphabétique, plus simple, plus facile à apprendre que le chinois alors en usage. Et c’est bien ce qu’il fit, non sans susciter l’opposition d’une partie des lettrés à cette écriture selon eux incomparable à la noblesse du chinois. Baptisée hangeul ou han-gûl (« la grande écriture »), elle est considérée comme l’un des systèmes de transcription le plus fidèle au monde.

    By: Jocelyn Saurini

    L’incroyable pictographie des Naxi !

    Il existe dans le sud de la Chine (province du Yunnan) une minorité nationale en tout point exceptionnelle au regard de l’écriture utilisée. En effet, l’on y trouve le seul système pictographique contemporain, nommé dongba (du nom des prêtres qui le maîtrisent). Ici « tigres », « loups » « amoureux », y prennent des formes figuratives qui se distribuent le plus souvent sur des carnets rectangulaires. Un débat porte sur son ancienneté (jugée le plus souvent à quelques siècles).

    By: Mondo79

    Les évolutions de l’écriture vietnamienne…

    Tout comme les Coréens ou les Japonais, les Vietnamiens utilisèrent très tôt l’écriture chinoise, qu’ils adaptèrent tout particulièrement à la langue vietnamienne après 939. Toutefois l’arrivée du christianisme et de l’alphabet latin marqua dès le XVIIe siècle un tournant décisif. Un jésuite, le père Alexandre de Rhodes, perfectionna ainsi une écriture sur une base latine. Le vietnamien étant une langue à six tons, ce système, appelé chữ quốc ngữ , les note par des accents différents.

    Sequoyah – wikimedia

    Le syllabaire cherokee et l’âme des Amérindiens…

    Un certain Sequoyah (lequel a donné son nom à l’arbre !) est à la base de l’alphabet employé par les Cherokee. Il s’employa à le réaliser au début du XIXe siècle, en exploitant une casse d’imprimerie. On estime souvent que l’existence de cette écriture a contribué à maintenir l’unité de la nation cherokee.

    Pictograma-vai – Wikimedia

    L’écriture vaï et les « feuilles parlantes »…

    Les Vaï (Libéria) ont bénéficié dès la première moitié du XIXe siècle d’une écriture syllabique comportant pas moins de 226 signes ! Certains assurent que son créateur Momolu Duwalu Bukele aurait en fait adapté une écriture ancienne. D’autres lui voient une influence cherokee. On raconte qu’à la demande du chef de la communauté, Bukele fut prié de faire la démonstration de l’efficacité de son écriture. Tous s’étaient alors assemblés en un vaste cercle, au centre duquel Bukele avait placé sa fille en face de lui. Il lui adressa un petit morceau de papier sur lequel il avait griffonné un message. On emploie à ce sujet l’expression de « feuilles parlantes ». La feuille, ou la fille, « parla » correctement et, devant cette réussite, on décida d’ouvrir des écoles pour diffuser cette écriture.

    800px-Brest2012_-_exemple_ecriture_Inuktitut – Vigneron – 2012 – Wikimedia

    L’inuktitut : un système à apprendre !

    Les Inuit emploient aujourd’hui deux écritures: l’inuktitut, inspiré du cri, et l’alphabet latin. L’inuktitut fut mis au point vers 1830 siècle pour les Indiens Ojibwé, puis un peu plus tard pour les Cris. Cette écriture fut réalisée par le missionnaire James Evans, sur un modèle dit sténographique. Comme tous les systèmes de ce genre, ses formes sont assez élémentaires, et leurs dérivations logiques, favorisant fortement son apprentissage.

    By: Ralph Aichinger

    Le braille : une géniale adaptation !

    L’exploit de Louis Braille consiste très certainement à avoir su améliorer un système de lecture en points-reliefs, mais peut-être plus encore à avoir ainsi autorisé son adaptation à toute langue y recourant. Il commença à bien se diffuser à partir de la moitié du XIXe siècle.

    Njoya and his wives, in Cameroon (IMP-DEFAP CMCFGB-CP045 2)

    Sous l’influence du sultan bamoun…

    Parmi les créations d’écritures africaines, celle du sultan Njoya en 1895 fait figure d’exemple. Ayant inventé une écriture au service de son peuple, de son histoire, de son éducation, ayant impulsé la création du palais de Foumban, ou des travaux de médecine, il fut toutefois contraint à l’exil. Des 510 signes originaux, le système a connu plusieurs révisions successives jusqu’à être ramené aujourd’hui à 70 signes.

    Le mendé, une écriture au service d’un peuple…

    Les Mendé sont établis principalement au Sierra Leone (mais aussi au Libéria et en Guinée). L’écriture mendé, dite kikaku, fut mise au point par Mohamed Turay en 1917. Elle fut ensuite améliorée par Kisimi Kamara. L’écriture mendé fut très concurrencée par l’alphabet latin.

    La langue turque change d’écriture…

    Le turc comme le persan a utilisé diverses écritures. Antérieurement à l’arabe, on employa ainsi des écritures ouïgours. C’est toutefois l’écriture arabe qui fut majoritairement employée par les Turcs… jusqu’en 1928 ! À cette date, Mustapha Kemal décida en effet d’abandonner l’écriture arabe qu’il jugeait particulièrement inadaptée à la langue turque. C’est alors que la Turquie emprunta l’alphabet latin. Mustapha Kemal montra lui-même l’exemple, en allant « enseigner » ce nouveau mode de transcription dans les campagnes.

    By: Internet Archive Book Images

    Le masaba, écriture bambara…

    L’écriture masaba a été mise au point par Woyo Couloubayi en 1930. Cette écriture employée par les Bambaras comporte 123 caractères.

    Le mandombe, et l’Église kimbanguiste…

    Liée à la prédication de Simon Kimbangu, l’écriture mandombe fut mise au point par David Wabeladio Payi en 1978. Elle vise à se placer au service de toutes les langues africaines.


  • #voyager

    #Voyage / Un chemin plus ou moins long dans le monde / Qui, conduisant à l’autre, conduit souvent à soi.


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  • #voyager 2

    Quitter le système solaire / #Voyager 1 et 2 (1977), Pioneer 10 (1972) et 11 (1973), New Horizons (2006) / Explorer l’espace interstellaire.


    Twitopique


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  • voyage

    « Presque synonyme de « rêve ». Car, pour moi, le voyage commence dès que je l’envisage, dès que je le prépare. Que je me déplace de quelques kilomètres ou que j’aille à l’autre bout du monde. Voyager, c’est repousser les frontières géographiques, certes, mais aussi culturelles, linguistiques, gastronomiques, humaines. C’est tester à chaque fois ses propres limites. Sortir de sa « zone de confort » pour se frotter à l’inconnu. Lâcher prise pour découvrir et se redécouvrir. Une infinité d’Autres qui vous tendent la main. « Oser » pourrait également être un autre synonyme. Voyager, c’est une ivresse à chaque départ, un blues à chaque retour, avec la furieuse envie de repartir alors qu’on n’a même pas encore fini de défaire ses valises. »


    Les Mots De


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  • voyager

    « Aujourd’hui, Zip Zap est devenu un cirque reconnu d’utilité publique par Nelson Mandela. Il y a deux ans, Laurence a reçu la médaille nationale française de l’ordre du mérite. Zip Zap tourne dans le monde entier, et cela n’a pas toujours été évident car il faut savoir qu’en 1994, malgré les élections libres, les noirs ne pouvaient pas voyager sans autorisation spéciale. Pourtant Laurence et son mari se sont battus pour permettre aux jeunes de participer. »


    Les Mots De


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  • voyager

    Se déplacer généralement suffisamment loin de chez soi pour des motifs personnels ou professionnels, et pour une durée plus ou moins longue – Renvoie aux conditions dans lesquelles s’effectue ce déplacement (transport, hébergement, alimentation, activités diverses…) et à la satisfaction que l’on en retire ou non.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • voyageur/se

    Personne qui se déplace loin de chez elle pour des motifs personnels ou professionnels, et pour une durée plus ou moins longue – Renvoie aux conditions dans lesquelles s’effectue ce déplacement (transport, hébergement, alimentation, activités diverses…) et à la satisfaction que l’on en retire ou non.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


    Indéfinition


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  • Sur les traces de Lech et de la langue polonaise…

    Ogonek, en polonais « petite queue », est le nom donné à un signe diacritique de l’alphabet latin : « ˛ », destiné à marquer la nasalité de la voyelle qu’il désigne. Ainsi du « Ą, ą » ou du « Ę, ę ». On le retrouvera également en lituanien ou il se nomme nosinė, mais aussi en apache ou encore en navajo. Invitation à nous familiariser avec la langue polonaise qui appartient à un groupe de langues slaves occidentales dites léchitiques comprenant hormis le polonais, le cachoube, le silésien, etc. Le terme « léchitique » est pour sa part à rattacher à un ancêtre légendaire, un certain Lech, lui-même renvoyant à ses deux frères Čech et Rus. Tous trois sont considérés comme les héros fondateurs des peuples slaves, Lech désignant plus particulièrement les Polonais. La version polonaise du mythe (il en existe des variantes) a été fournie par la Chronique de Wielkopolska (« Grande Pologne) rédigée entre le XIIIe et le XIVe siècle et racontant l’histoire antique de la Pologne jusqu’en 1273. Les trois frères y seraient partis chacun dans une direction à la suite d’une partie de chasse. Qui a en tête l’aigle blanc figurant sur fond rouge dans les armoiries polonaises, ne s’étonnera guère de le découvrir en ces traces fondatrices ! En effet Lech dans son voyage vers le nord se serait retrouvé au soleil couchant devant un nid d’aigle et y aurait vu un bon présage. Pour en revenir à la langue polonaise, celle-ci fait partie des langues slaves qui ont adopté l’alphabet latin, ce qui aurait été le cas dès le XIIe siècle. Comme l’ogonek a pu l’introduire, la transcription du polonais a eu recours à des signes diacritiques. Ainsi également de la barre oblique : « ł », du point suscrit « ż » (équivalent à « ƶ »), ou encore de l’accent aigu « ć », « ń », « ó », « ś » et « ź ». 32 lettres en tout dont certaines comme le « q », le « v », le « x » sont utilisées pour les noms étrangers.

    A Ą B C Ć D E Ę
    a ą b c ć d e ę
    F G H I J K L Ł
    f g h i j k l ł
    M N Ń O Ó P R S
    m n ń o ó p r s
    Ś T U W Y Z Ź Ż (Ƶ)
    ś t u w y z ź ż (ƶ)

     


  • Gilgamesh… la première épopée

    En ce temps-là régnait sur la cité d’Uruk / Fameuse par son temple appelé Eana / Le roi Lugalbanda époux de Ninsuna / Maître des Sumériens de la Cité d’Uruk / Je vais vous raconter une très belle histoire / Celle de Gilgamesh leur fils sacré héros / Qui connut de son temps la plus grande des Gloires / En défiant la mort hors de Uruk-les-Clos / En quête d’un principe d’immortalité / Voulant devenir Dieu il fut déifié / Son épopée fut brève mais sa célébrité / Fit chanter les poètes de l’humanité » – Épopée de Gilgamesh

     

    Gilgamesh est roi d’Uruk. L’un de ses surnoms est « Celui qui a tout vu ». Et assurément, son destin est unique. Il a reçu la beauté du dieu Shamash et le courage d’Adad. Il exerce toutefois son pouvoir avec une telle tyrannie que les Dieux décident de le mettre à l’épreuve. Ils créent pour cela Enkidu, une force brute, lequel va tout d’abord se développer à l’écart de la civilisation. Mais bientôt cet être découvre l’amour en la personne de Shamhat, et il gagne bientôt la ville d’Uruk. Des rêves successifs le préviennent que Gilgamesh sera son rival, de même qu’ils l’avertiront plus tard de sa propre mort. Mais Gilgamesh dans un premier temps refuse de le voir. Or un jour, à l’occasion d’un mariage, Enkidu s’oppose ouvertement à lui. Un affrontement terrible se produit à l’issue duquel une amitié nouvelle se forge. C’est à cette époque que Gilgamesh conçoit le projet de laisser son nom dans les grandes annales du temps. Il propose donc à son ami Enkidu d’affronter le démon Houmbaba. Les deux partenaires partent alors à l’assaut de la forêt enchantée où réside le monstre. C’est grâce à Shamash et aux treize vents qu’il déchaîne pour contenir Houmbaba qu’ils finiront par le tuer, contre l’avis des Dieux. La colère divine s’amplifie encore en raison de l’insulte que Gilgamesh fait à la déesse Ishtar qui souhaitait le prendre pour amant. Celui-ci non seulement s’y refuse mais la blâme pour sa vie de débauche. C’en est trop, il faut mater ce roi présomptueux. Un taureau puissant descend sur Terre pour l’abattre, mais Enkidu en fait son affaire et le réduit à l’impuissance. Les deux amis ignorent que les Dieux ont juré leur perte. Enkidu meurt au treizième jour d’une maladie foudroyante. Gilgamesh conçoit alors que son temps est limité et entreprend un voyage vers Uta-Napishtim, l’être sauvé du Déluge, pour lui demander l’élixir d’immortalité. S’ensuit une série d’aventures où il affronte lions, hommes-scorpions, êtres de pierre, à l’issue de laquelle il lui faudra finalement admettre son statut de mortel. Ce que lui confirmera l’ombre d’Enkidu, consulté sur son propre sort.


  • rêve

    « Certes, un rêve de beignet, c’est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c’est déjà un voyage – Marek Halter.


    Citation


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  • calumet

    Samuel de Champlain l’appelait « pétunoir »… La tabagie faite… chacun de ceux qui étaient demeurés commença à garnir son pétunoir (calumet, pipe) et m’en présentèrent les uns et les autres, et employâmes une grande demie heure à cet exercice, sans dire un seul mot, selon leur coutume. Après avoir parmi un si long silence pétuné (fumé), je leur fis entendre par mon truchement (interprète) que le sujet de mon voyage n’était autre que pour les assurer de mon affection… » – Champlain – Œuvres, 1613 (cité par Jacques Mathieu. 2001. La Nouvelle-France: les Français en Amérique du Nord, XVIe-XVIIIe siècle. Ed. Université de Laval)


  • Le bài chòi, art traditionnel du Centre du Viet Nam

    « Le bài chòi, art traditionnel du Centre du Viet Nam, est une forme artistique très variée qui associe musique, poésie, théâtre, peinture et littérature. Il se présente sous deux formes principales : les « jeux du bài chòi » et le « spectacle de bài chòi ». Les jeux du bài chòi se pratiquent avec des cartes dans des cabanes de bambou à l’occasion du Nouvel An lunaire. Dans les spectacles de bài chòi, des artistes Hiệu, hommes et femmes, se produisent sur un tapis en rotin. Les artistes voyagent d’un endroit à un autre ou jouent dans un cadre familial privé. Les détenteurs et les praticiens de l’art du bài chòi sont les artistes Hiệu, les acteurs de bài chòi en solo, les artistes traditionnels qui fabriquent les cartes et les artistes traditionnels fabricants de cabanes. L’art du bài chòi est une importante forme de culture et de divertissement dans les communautés villageoises. Les acteurs et leurs familles jouent un rôle essentiel dans la sauvegarde de la pratique à travers l’enseignement à la jeune génération des répertoires chantés, des techniques de chant et d’interprétation, et des méthodes de fabrication des cartes. Avec les communautés, ces artistes ont constitué près de 90 équipes, troupes et clubs de bài chòi pour la pratique et la transmission de cette forme artistique qui incite la participation de nombreux membres de la communauté. La plupart des artistes de bài chòi apprennent leur savoir-faire dans le cadre familial et le savoir-faire est principalement transmis oralement. Mais certains artistes spécialisés dans le bài chòi transmettent également les connaissances et les savoir-faire dans des clubs, des écoles et des associations. » (source : whc.unesco.org)


     

    Règles du jeu :
    « Au commencement, vous choisissez 1 planchette (…) Sur la planche, se trouvent 3 dessins ainsi que 3 mots en vietnamien. Le jeu commence quand le chanteur aussi appelé Hieu en vietnamien tire un bâton en bambou où se trouve un mot. Ensuite, il  chantera souvent en duo (à Hoi An, c’est le cas ) une chanson folklorique traditionnelle vietnamienne où un mot vietnamien sera prononcé. Une personne passera dans le public avec une planche où sera inscrit le mot ainsi que le dessin correspondant. Pour mettre l’ambiance, n’hésitez pas à taper sur vos planchettes, vous ne serez pas le seul à le faire, n’ayez crainte… Si vous pensez avoir le bon dessin ainsi que le mot, il vous suffira d’avertir cette même personne qui viendra vérifier et vous donnera un drapeau jaune si tout correspond. Faites attention, certains dessins se ressemblent… »


  • Liste 2018 mots

    348 – route

    347 – téléphone

    346 – Kankurang

    345 – espace

    344 – Olonkho

    343 – chiffre

    342 – mort

    341 – /ui-//aes (Twyfelfontein)

    340 – ncegele

    339 – solstice

    338 – appartenir

    337 – coopérative

    336 – année

    335 – Bamiyan

    334 –recherche

    333 – céréale

    332 – Ribeira Grande

    331 – vieillesse

    330 – continent

    329 – Garifuna

    328 – sang

    327 – mouvement

    326 – bajan

    325 – bateau

    324 – Iran

    323 – économie

    322 – vent

    321 – outil

    320 – Cyrène

    319 – fruit

    318 – Comores

    317 – nom

    316 – univers

    315 – printemps

    314 – penser

    313 – Levuka

    312 – signe

    311 – mesure

    310 – religion

    309 – kinyarwanda

    308 – agriculture

    307 – Salvador

    306 – Sanganeb – Dungonab

    305 – art

    304 – tuvaluan

    303 – objet

    302 – couleur

    301 – T’heydinne

    300 – tel

    299 – ville

    298 – train

    297 – Petrykivka

    296 – Nasreddin Hodja

    295 – nudité

    294 – aimer

    293 – Guanacaste

    292 – Al-Bar’ah

    291 – Vatican

    290 – attendre

    289 – fleur

    288 – Slava

    287 – mendé écr (kikaku)

    286 – Liechtenstein

    285 – juche

    284 – montagne

    283 – famille

    282 – colindat

    281 – Damas

    280 – Lopé-Okanda

    279 – nous

    278 – Bouddhisme

    277 – Uluru-kata tjuta

    276 – Navajos

    275 – question

    274 – communication

    273 – Mashramani

    272 – Triglav

    271 – histoire

    270 – donner

    269 – batana

    268 – samoan

    267 – Ennedi

    266 – Paramaribo

    265 – asseoir (s’)

    264 – nüshu

    263 – Internet

    262 – jeunesse

    261 – maramureş 

    260 – griot

    259 – entreprise

    258 – nan pa’ch

    257 – métal (45-14)

    256 – pierre (45-13)

    255 – force (45-12)

    254 – Antigua

    253 – kartuli ena (géorgien lg)

    252 – sport

    251 – solitude

    250 – marshallais

    249 – ardha

    248 – toilettes

    247 – mushingantahe

    246 – Djibouti

    245 – dormir

    244 – araignée

    243 – Martin Luther

    242 – Porto Rico

    241 – bonjour

    240 – travail

    239 – temps

    238 – pluie

    237 – lune

    236 – distance

    235 – mariage

    234 – Tassili n’Ajjer

    233 – Brunei

    232 – révolution

    231 – handicap

    230 – ordinateur

    229 – tongien

    228 – femme

    227 – justice

    226 – Luxembourg

    225 – Monténégro

    224 – matière

    223 – maïs

    222 – pierre

    221 – autisme

    220 – vallée de mai

    219 – théâtre

    218 – crise

    217 – Uruguay

    216 – Kitabi Dədə Qorqud 

    215 – tigrigna

    214 – âge

    213 – e-estonia

    212  – séga

    211 – singapour 

    210 – sesotho

    209 – slovaque

    208 – Atomium

    207 – Comenius

    206 – océan

    205 –  مكة  (makka / La Mecque)

    204 – Cachoubes

    203 – n’ko alphabet

    202 – Grégoire Ahongbonon

    201 –  蔡伦 (Cai Lun)

    200 – rencontre

    199 – éducation

    198 – fleuve

    197 – atome

    196 – avion

    195 – informer

    194 – Vilnius

    193 – Martenitsa

    192 – ubérisation

    191 – jardin

    190 – numérique

    189 – sel

    188 – dzongkha

    187 – Carthage

    186 – nombre

    185 – santé

    184 – Spaarndam

    183 – wiki

    182 – Al-Zajal

    181 – Bialowieża

    180 – selfie

    179 – lumière

    178 – sarazm

    177 – bamoun

    176 – basque

    175 – intelligence

    174 – soleil

    173 – tupi-guarani

    172 – letton

    171 – gilbertin

    170 – commerce

    169 – Roma

    168 – innovation

    167 – sexe

    166 – eau (45-11)

    165 – sécurité

    164 – frère 

    163 – தமிழ்  (tamoul)

    162 – Sri Lanka

    161 – gouverner

    160 – énergie

    159 – automne

    158 – vérité

    157 – Keïta Salif

    156 – Rabat

    155 – Sapitwa

    154 – ngola

    153 – Copán

    152 – Phiona Mutesi

    151 – Rastafarisme

    150 – Manaschi

    149 – Haïti

    148 – kava

    147 – Pakistan

    146 – fjord

    145 – mano

    144 – jedek

    143 – vitesse

    142 – khoisan

    141 – fête

    140 – algorithme

    139 – 万里长城 (Grande Muraille)

    138 – fado

    137 – shabono

    136 – complexité

    135 – heure

    134 – Nazca

    133 – réussir

    132 – Inuit

    131 – symbole

    130 – paix

    129 – voyage

    128 – Pétra

    127 – Cú Chulainn

    126 – somali

    125 – hiri motu

    124 – Stari Most

    123 – fihavanana

    122 – Κύπρος / Kıbrıs 

    121 – alcool

    120 – nous

    119 – déchet

    118 – vaï (écriture)

    117 – famine

    116 – al-kuwait

    115 – animisme

    114 – Costa do Marfim (Côte d’Ivoire)

    113 – ennui

    112 – abebuu adekai (Cercueils (Ga)

    111 – Equateur

    110 – Grütli 

    109 – Kuomboka

    108 – feu (45-10)

    107 – Zanzibar

    106 – apprendre

    105 – Monomotapa

    104 – Brasilia

    103 – éléphant

    102 – organopónicos

    101 – goût

    100 – brezhoneg (breton)

    99 – Abya Yala

    98 – culture

    97 – encyclopédisme

    96 – indalo

    95 – matière (45-09)

    94 – main (45-08)

    93 – son (45-07)

    92 – Shqipëria

    91 – Salzburg

    90 – sisu

    89 – papillon

    88 – Samarkand

    87 – মুহাম্মদ ইউনূস (Muhammad Yunus)

    86 – Héreros

    85 – अवतार (avatāra)

    84 – Internet of trees (IoT)

    83 – Қазақ тілі

    82 – ລ້ານຊ້າງ (Lan Xang)

    81 – ᏍᏏᏉᏯ (Sequoyah)

    80 – Ruth & Seretse

    79 – nogar

    78 – argent

    77 – Yezidis

    76 –  alphabétisation

    75 – Ibeji

    74 – ⵉⵎⴰⵣⵉⵖⴻⵏ  (Imazighen)

    73 – རྒྱལ་ཡོངས་དགའ་སྐྱིད་དཔལ་འཛོམས་ (Bonheur National Brut) / BNB

    72 – baleine

    71 – université

    70 – encens

    69 – Rapa Nui

    68 – El Güegüense

    67 – zealandia

    66 – frontière

    65 – chamorro

    64 – Ακρόπολη Αθηνών (Acropole d’Athènes)

    63 – mémoire

    62 – partage

    61 – rugby

    60 – ลอยกระทง (Loy Krathong)

    59 – voir (45-06)

    58 – manger (45-05)

    57 – corps (45-04)

    56 – bài chòi

    55 – гэр (ger)

    54 – Quetzalcoatl

    53 – Serpent arc-en-ciel

    52 – Asubakatchin

    51 – ދިވެހިބަސް  (divehi)

    50 – ˁnḫ (ankh)

    49 – atoll

    48 – guerewol

    47 – Eldorado

    46 – animal (45-03)

    45 – plantes (45-02)

    44 – vie (45-01)

    43 – téranga

    42 – ꦕꦤ꧀ꦣꦶꦧꦫꦧꦸꦣꦸꦂ (Borobudur)

    41 –  بزکشی (bouzkachi)

    40 – binge watching

    39 – Cueva de las manos

    38 – Janteloven (Loi de Jante)

    37 – חג החנוכה (Hanoucca)

    36 – 勿体無い (mottainai)

    35 – plastique

    34 – Jadev Payeng

    33 – sango (–> zo kwe zo)

    32 – naissance

    31 – Çatal Höyük

    30 – Alþingi (Althing)

    29 – Yosemite

    28 – oignon

    27 – Ekeko

    26 – ရိုဟင်ဂျာ / রোহিঙ্গা  (Rohingya)

    25 – pantoun

    24 – Porajmos

    23 – ᐊᔭᒐᖅ (ajagaq)

    22 – مجلس (majlis)

    21 – Μεσοποταμία (Mésopotamie)

    20 – Kibera

    19 – ornithorynque

    18 – bidonville

    17 – អង្គរ (Angkor)

    16 – mot-coeur

    15 – sapeur

    14 – матрёшка (matriochka)

    13 – burkinabè

    12 – bienveillance

    11 –온돌 (ondol)

    10 – braille

    9 – čebela

    8 – ላሊበላ  (Lalibela)

    7 – 共享 (gòngxiǎng)

    6 – Արևախաչ (arevakhach)

    5 – ka’el

    4 – अहिंसा (ahimsa)

    3 – 愚公  (Yu Gong)

    2 – lagom

    1 – ubuntu


  • Les cinq voies pantopiques…

    La diversité de l’espèce humaine est des plus fascinantes. Tout autant que l’est son unité. Leur considération croisée permet de construire la paix sur des bases solides, celle du respect de nos différences comme de nos similitudes. Elle bâtit les ponts qui nous mènent vers un monde apaisé, favorisant le dialogue, la découverte de l’autre et de soi-même. Pourtant il semblerait que nous ayons parfois quelque difficulté à établir ce rapport de connaissance et reconnaissance mutuelles. Affrontement des vérités, volonté de conflit et de nuisance, faiblesse du partage, manque d’empathie… les raisons ne manquent pas. Et le prix en est élevé car, pendant ce temps, des questions essentielles restent posées, relatives à l’environnement, à l’économie, au pouvoir, à l’éducation, au numérique, parmi d’autres, toutes reliées à cette diversité dans l’unité du genre humain.

    La Pantopie a été voulue afin de promouvoir leur rapprochement, notre rapprochement, et propose de le faire au fil de cinq voies complémentaires. On y trouvera celles des langages (langues, écritures, autres), de l’espace-temps (histoire, patrimoine, veillée, environnement…), des rencontres (interviews, citations…), de la signification (indéfinitions, représentations…) et de la créativité (nouveaux moyens de communication et de savoir, monde numérique…). Y convoquant une langue, une actualité, un portrait, un mot ou encore une innovation, y valorisant les interactions qui tissent la toile de l’humanité et de son rapport plus harmonieux aux autres espèces, nous affirmons ici que « le centre du monde est partout et la périphérie nulle part » (Nicolas de Cues). Nous nous fixons ainsi le cap de ce 21e siècle afin de partager quelques récits prenant formes d’un conte, d’un entretien, d’une chronique, d’une indéfinition… Nous y croyons en une forme de Renaissance contemporaine, un mouvement de « tous les lieux » (grec pan-, pantos : « tout », topos : « lieu ») pour un progrès plus responsable de l’humanité.

    La voie des langages

    Les langues et langages sont inséparables de l’idée même de diversité. Ils en sont l’un des piliers les plus représentatifs. Avec 5000 à 7000 langues pratiquées aujourd’hui dans le monde, avec des dizaines d’écritures contemporaines, avec d’innombrables codes et symboles, ce matériau exceptionnel appelle à une découverte illimitée. La Pantopie souhaite y contribuer directement en y donnant accès par une forme d’invitation au voyage. Une invitation constamment renouvelée, rebondissant de système en système, de lieu en lieu, d’invention en invention.

    Toutefois nous aimerions aller un plus loin encore. Nous voudrions en effet saisir cette invitation afin de favoriser des formes multiples d’initiation à ces systèmes et pratiques. Comment faire nôtre la compréhension des écritures qui s’affichent dans les gares, les menus des restaurants et les écrans du monde ? En quoi par exemple l’écriture chinoise offre-t-elle une occasion rare de penser le signe ? En quoi tel ou tel alphabet ou syllabaire ouvre-t-il la porte d’un monde singulier ? Comment prêter oreille à cette voix captée au hasard d’une rencontre ou d’une vidéo, et à la langue qu’elle véhicule ? Comment déchiffrer ce symbole pour éviter un malentendu ? En vérité, ce ne sont pas les occasions qui manquent en matière de langages pour confirmer l’extraordinaire diversité de l’espèce humaine, et en clamer l’universalité. Alors prenons le plaisir de la partager, la défendre et l’étendre…

    La voie de l’espace et du temps

    Nous sommes toutes et tous liés à des lieux et à des époques qui nous caractérisent. Ainsi en va-t-il de notre espèce depuis la nuit des temps. Des sociétés, des pays, des histoires collectives, s’y sont fixés et constituent un patrimoine dont nous sommes les héritiers. Or nous voici à un moment de ce cheminement où de grandes questions se posent. Questions relatives à notre faculté de concorde, ou de discorde, à notre aptitude à dépasser les contentieux au lieu de nous y asservir et à forger des équilibres durables. Questions également relatives à l’environnement naturel, culturel, urbain, que nous voulons défendre et transmettre, à la mesure d’un défi planétaire.

    La Pantopie en ce sens qu’elle se veut de chaque lieu comme de chaque temps, souhaite prêter écoute à l’ensemble de ces questions et aux problématiques qu’elles nous adressent. Dès lors, une histoire plurielle pourrait-elle par exemple y émerger, tenant compte de l’honnêteté des parties engagées et de leur vision différenciée ? Une veillée collectant contes, mythes et légendes, y serait-elle envisageable donnant écho à la sagesse des humanités ? Un calendrier universel n’y aurait-il pas lui aussi toute sa place nous informant de nos fêtes, commémorations et rites ? Une prise de conscience de notre patrimoine universel ne mériterait-elle pas quant à elle un plus grand engagement de notre part ? Et que dire dans ce patrimoine, de l’aspect déterminant de nos espaces naturels dont nous savons aujourd’hui la mise en danger ?… Autant de pistes, autant de fragments d’une vaste mosaïque de l’espace-temps dont nous voulons ici clamer l’unité fondamentale, dans toute sa diversité de pensées et d’actes.

    La voie du sens

    Au regard de la diversité de nos pratiques, cultures, savoirs, opinions, il est peu de dire que nous n’avons pas toujours la même idée quant à la marche du monde. Et pas davantage du reste, quant aux petites choses de la vie. Il suffira de nous demander quel sens nous attribuons à des termes comme « famille », « santé », « justice », « amour » pour nous apercevoir de la fréquente sinon constante différenciation de nos approches. Ainsi va la vie qu’elle nous autorise à conduire notre chemin, à nous y forger un sens personnel de tout ce qui s’y déploie même si celui-ci est souvent conditionné par l’espace-temps qui l’enveloppe. Nous serions alors bien inspirés de nous en féliciter ! Car la force et la beauté du dialogue, le rejet d’une pensée unique, la défense du libre-arbitre, sont sans nul doute à ce prix-là.

    Oui, nos significations varient en bien des points, dirons-nous presque tous. Mais alors, comment en prendre mieux conscience ? Comment suivre cette fabrique du sens au cours des âges de la vie ? Et surtout comment nous en enrichir mutuellement ? La Pantopie suggère ici la voie de l’indéfinition. Une manière d’en appeler à nos propres définitions au gré de 100 thèmes qui vont de la vie aux arts, de la table aux sentiments. Alors, n’hésitons pas. Prenons la plume et le clavier et œuvrons ensemble à un dictionnaire inachevé de nos indéfinitions, source inépuisable de plaisir et de compréhension mutuelle…

    La voie de la rencontre

    Nous sommes en grande partie le fruit de nos rencontres. Celles-ci accompagnent notre existence et en déterminent souvent ce que nous appelons le « succès » ou « l’échec ». Elles sont faites de cette matière quotidienne qui tisse la vie, dans leur préparation ou leur spontanéité, dans leur ouverture ou leur secret. Ces rencontres permettent d’accéder à l’autre tout en nous aidant à mieux comprendre qui nous sommes. C’est pourquoi la Pantopie a souhaité faire relais de rencontres diverses telles que nous pourrions les glaner au détour de la vie.

    Allant au devant de personnes susceptibles de témoigner de leur parcours de manière sincère et vivante, ou bien captant l’écho de certaines existences dans les traces qu’elles en ont laissées, nous tentons ici de verser une pièce essentielle dans ce rapport tout autant à la diversité qu’à l’unité de notre espèce. Une charte, intitulée « les êtres humains », en dessine les contours génériques tandis que chaque portrait, chaque témoignage, chaque partage, lui donne corps et âme. Le tout, en constant prolongement, est une ode à la rencontre, ferment de tout, y compris le meilleur…

    La voie de la créativité

    Oui notre monde est divers. Nos langages, nos espaces, nos histoires, nos significations, et tous ces profils appelant à de possibles rencontres, en attestent aisément. Oui, ce que notre monde nous lègue et dont il nous confie la charge est marqué en tout point par cette diversité. Oui, une forme d’unité relie tout cela dont nous aurons tenté d’esquisser la présence, au nom d’une espèce dont les devoirs l’enjoignent à plus de respect, tant à l’égard d’elle-même que des autres espèces.

    Pourtant une chose vient à présent s’immiscer dans ce mouvement, et en quelque sorte l’amplifier. En fait, nous l’avons déjà croisée çà et là, dans les couloirs du sens, ou ceux de l’espace, tout comme dans la forêt des signes. Celle-ci tient à la créativité inhérente à l’humanité. Et c’est bien cette cinquième voie qui vient faire écho à toutes les autres, scrutant leur constant renouvellement. Chaque génération reçoit ainsi ce contrat d’avenir par lequel elle n’est pas seulement appelée à préserver ce qui fut établi avant elle, mais à le prolonger, le transformer. Qu’il s’agisse de l’innovation au service d’un progrès responsable, qu’il s’agisse d’une vision numérique forte d’un humanisme capable d’écoute et d’empathie, qu’il s’agisse également de réinventer les outils de notre communication planétaire, partageons ici ces actes et intentions qui font le futur et disent la confiance que nous y plaçons. La Pantopie se veut ouverte à ces initiatives et, d’une écriture idéographique contemporaine à l’esquisse d’une encyclopédie tweetée, d’une démarche innovante en matière de dépense d’énergie ou de sauvegarde de la forêt à une activité numérique susceptible de mieux relier les individus, prêtons ici écho à cette fabrique d’un monde de paix, plus digne et plus juste. Il y a tant et tant à faire et presqu’autant de générosité qui partout s’y emploie. Que les esprits bouillonnent donc et que les corps s’agitent, le monde est non seulement à espérer mais à entreprendre au quotidien.


  • 2018 mots …

    2018
    2018 mots
    2018 mots pour une invitation à la rencontre
    Au partage du sens
    À la découverte de notre pluralité d’être, de penser, de communiquer

    2018 mots ordinaires
    Et extraordinaires

    ubuntu, lagom, cafuné, nogar, samsara…
    arevakach, matriochka, djugurba, enkai, chunjie…

    2018 mots comme une promesse et une espérance
    L’anticipation d’une table ronde autour de laquelle vont s’assembler les humanités
    L’idée d’une alliance faisant taire les raisons de toute discorde

    2018 mots parmi une myriade d’autres
    Choisis pour leur pouvoir d’évocation, la magie de leur présence
    Des mots pour un monde riche de ses différences
    Sachant revendiquer son unité…

    Générosité, sourire, vérité, mélange, voyage…
    Justice, savoir, enfant, curiosité, amour…

    2018 mots pour ne pas oublier ce que nous devons à toutes les espèces vivantes
    Et à l’environnement qui nous accueille pour un temps donné
    Pour tous les lointains et les proches,
    Pour tous les visibles et les invisibles qui ont permis notre présence sur cette Terre à laquelle nous appartenons…

    Rhinocéros, abeille, olivier, vent, désert, cercle polaire…

    2018 mots pour nous rappeler à la force de notre patrimoine
    Pour rappeler à chacun, chacune de nous
    Que nous en sommes ensemble et non séparément les héritiers, les héritières,
    Dans le devoir de le défendre, l’étendre et le transmettre à notre tour

    Borobudur, Achuars, Tangun, Ifa, Martenitsa…
    Stonehenge, Pétra, Nivkhs, Amungme…

    2018 mots pour clamer l’urgence d’un projet humaniste, inventif, créatif, contemporain,
    Soucieux d’une numérisation du monde respectueuse des droits et des devoirs,
    Propre à favoriser le partage, la reconnaissance, l’ouverture,
    Un projet choisissant la voie d’un progrès humaniste vers un futur commun

    énergie, transport, éducation, pouvoir, intergénérationnel, innovation…

    2018 mots pour une année 2018 à la hauteur d’un défi toujours renouvelé :
    Défi de notre compréhension mutuelle,
    Défi de la confiance et de la dignité que l’humanité se doit à elle-même
    Défi d’une paix forte et durable

    D’un mot, d’une idée, d’un acte à l’autre…
    Belle année pantopique 2018 à vous et aux vôtres,

    Pour suivre les 2018 mots : https://www.facebook.com/pantopie/ ou pour en proposer  http://pantopie.org/envoyer-une-contribution/


  • 19 – aller – go – 去 – gehen – andare – ir – 行く – идти́

    Aller, ou ne pas aller
    go
    aller
    Aller et venir
    come
    venir

    Entrer et sortir
    comein goout
    entrer / sortir
    Monter et descendre
    goup godown
    monter / descendre

    Sauter
    jump
    sauter
    Nager
    swim
    nager
    Marcher
    walk
    marcher
    Courir
    run
    courir

    Revenir
    return
    revenir
    Précéder
    precede
    précéder
    Suivre
    follow
    suivre
    Accompagner
    gowith
    accompagner

    Variété de nos déplacements, par-delà les limites
    limit
    limite
    Cycles du tourisme
    tourism
    tourisme
    Idéal du voyage
    travel
    voyage – voyager
    Défis de la migration
    immigrate emigrate
    immigrer / émigrer



  • Le tourisme : du trop au trop peu ?

    Avec un flux toujours croissant
    Le tourisme serait-il en train de tuer
    Ce qui lui a permis de se développer :
    L’authenticité des lieux, des êtres et des choses…

    Pas besoin de le qualifier de masse
    Pour comprendre que sa déferlante
    Crée partout où elle enfle,
    Venise, Majorque, Bali, Ecosse…
    Le sentiment d’une cruelle contradiction

    Jamais autant de personnes
    N’ont bénéficié de sa manne
    Permettant à des familles, à des régions, à des pays
    D’envisager des lendemains moins austères

    Jamais autant de situations
    N’ont amené les mêmes, ou leurs voisins,
    A se désoler du coût d’un tel bénéfice

    Alors
    Accepter sans rien dire au nom du divin profit ?
    Rejeter en payant un autre prix au nom d’une préservation
    Que certains jugeront luxueuse ?

    Et si une meilleure idée du tourisme
    D’un tourisme durable, lui-même authentique,
    D’un tourisme se rappelant aux vertus du voyage
    Respectueux des autres et de soi-même
    Etait en vérité un passage obligé ?

    De quoi s’interroger avec celles et ceux
    Qui le prônent, parfois de longue date,
    Pour une plus grande responsabilité commune…
    Vous avez dit : humanité ?

    En ce même jour, des innocents parcourant l’artère principale de Barcelone (les Ramblas) étaient fauchés par une voiture-bélier, suivis quelques heures plus tard d’un second attentat dans la cité balnéaire de Cambrils…


  • Kūkai

    Kūkai (774 / 835) est le fondateur au Japon de l’école bouddhiste Shingon. Il est considéré comme un être d’exception, ouvert à tous les arts, soucieux de la misère d’autrui, et lui-même toujours en quête d’amélioration. Il fit un voyage en Chine qui fut déterminant pour son engagement religieux. C’est à son retour qu’il fonda l’école Shingon. Son nom signifie : « Océan de vacuité ». Il est également nommé Kōbō-Daishi.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


    Indéfinition


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    Écriture(s) :

    WIVIWIC :

    29-buddhist
  • althing

    Premier parlement d’Europe fondé en 930 à Þingvellir – Cette date détermine également le début de la nation islandaise.


    Þingvellir : les « Plaines du Parlement »
    À proximité de Reykjavik
    Mettant au jour la « faille des hommes », l’Almannagjá

    Un lieu rare à l’acoustique si particulière
    Qu’on y établit le premier parlement islandais :
    L’Althing (islandais Alþingi)

    C’était en 930 et, avec lui,
    Naissait la Nation islandaise

    Úlfljótr en serait le fondateur,
    Suite à un voyage d’études en Norvège
    Où il étudia la loi du Gulaþing

    On dit de l’Althing qu’il est le plus vieux parlement d’Europe
    (certains étendent ses prouesses au monde !)
    Il restera en fonction jusqu’au 19e siècle

    Présidé par un lögsögumad, « celui qui dit la loi »
    Celui-ci la récitait en raison de l’absence d’une loi écrite
    Le Lögrétta l’assistait composé de plusieurs dizaines de goðar, chefs de clan

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • ville historique de djeddah, la porte de la mecque

    « Sur la rive orientale de la mer Rouge, Djedda a été à partir du VIIe siècle l’un des ports les plus importants sur les routes commerciales de l’océan Indien. C’est ici qu’arrivaient les marchandises à destination de La Mecque. C’était aussi le port d’arrivée pour les pèlerins voyageant par la mer. Ce double rôle a permis le développement d’une ville multiculturelle, caractérisée par une tradition architecturale originale, née de la fusion des traditions de construction en corail de la région côtière de la mer Rouge avec des idées et savoir-faire glanés le long des routes commerciales. Au XIXe siècle, les élites marchandes y ont notamment bâti de superbes maisons-tours. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Arabie saoudite

    Date :

    2014

    Catégorie :

    Culturel
  • ruines de kilwa kisiwani et de songo mnara

    « Sur deux petites îles toutes proches de la côte tanzanienne, subsistent les vestiges de deux grands ports qui firent l’admiration des premiers voyageurs européens. Du XIIIe au XVIe siècle, les marchands de Kilwa échangèrent l’or, l’argent, les perles, les parfums, la vaisselle d’Arabie, les faïences de Perse et la porcelaine de Chine, tenant ainsi entre leurs mains une bonne part du commerce de l’océan Indien. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    République-Unie de Tanzanie

    Date :

    1981

    Catégorie :

    Culturel
  • réserve naturelle de la vallée de mai

    « Au cœur de la petite île de Praslin, la réserve abrite les vestiges d’une forêt naturelle de palmiers qui a pour ainsi dire conservé son état d’origine. Le célèbre « coco de mer », fruit d’un palmier dont on pensait autrefois qu’il poussait au fond des mers, est la plus grosse graine du règne végétal. » (source : whc.unesco.org)

     

    Au cœur de l’Océan Indien, un chapelet de perles tropicales forme l’un des plus beaux archipels de la planète : les Seychelles. Ses décors verdoyants et ses plages de sables fins n’ont de cesse de faire rêver les voyageurs du monde entier. Cependant, les îles seychelloises regorgent de secrets qui ne demandent qu’à être découverts, plus particulièrement, l’île de Praslin, l’une des plus grandes de l’archipel. En son cœur se trouve l’un des plus beaux trésors de la planète : la Vallée de Mai. Cette magnifique forêt tropicale quasiment dépourvue d’activité humaine est conservée dans son état primitif. Plongez au cœur de cet univers unique au monde. (source : seychelles.fr)

     

    A la découverte du paradis originel
    La Vallée de Mai est une forêt, en partie primaire, composée essentiellement de palmiers endémiques de l’archipel dont certains ont traversé les âges depuis la Préhistoire. Parmi ces palmiers, on retrouve le célèbre coco de mer, la plante donnant la plus grosse graine du monde végétal, familièrement appelé coco-fesse à cause de sa forme très particulière. Les plus grands spécimens mesurent plusieurs mètres de hauts, avec des feuilles pouvant atteindre 6 mètres de large pour 14 mètres de long. La forêt, s’étendant sur 19 hectares, est actuellement la plus grande plantation de coco de mer de la Terre. Néanmoins, cette forêt est particulière de par son état actuel, se rapprochant grandement de toutes les forêts qui recouvraient la surface de la planète durant l’ère préhistorique. Elle nous montre de quelles façons la végétation a pu évoluer à travers les âges. Ainsi, la Vallée de Mai fait office d’atelier de science au sein duquel les scientifiques y étudient l’évolution végétale. De nombreuses personnes considèrent le site comme une réplique identique du mythique jardin d’Eden, le paradis originel. Cette zone unique au monde lui a valu sa reconnaissance mondiale.  (source : seychelles.fr)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Seychelles

    Date :

    1983

    Catégorie :

    Naturel

    Thème(s) :

    Tags :

    Zone(s) :

  • montagne sacrée de sulaiman-too

    « La Montagne sacrée de Sulaiman-Too domine le paysage de la vallée du Fergana et forme l’arrière-plan de la ville d’Osh, au croisement d’importantes routes de la soie d’Asie centrale. Pendant plus d’un millénaire et demi, Sulaiman-Too a été un phare pour les voyageurs, une montagne sacrée révérée par tous. Ses cinq pics et ses flancs abritent de nombreux anciens lieux de culte et des grottes ornées de pétroglyphes, ainsi que deux mosquées plus tardives (XVIème siècle) et largement reconstruites. Sur le site, on a recensé 101 emplacements comportant des pétroglyphes représentant humains, animaux ou formes géométriques. On y trouve aussi de nombreux sites rituels dont 17 sont encore utilisés. Dispersés autour des pics, ils sont reliés par des sentiers et sont associés à des croyances : cures soignant la stérilité, les migraines, le mal de dos et accroissant la longévité. Ce lieu de vénération mélange croyances préislamiques et islamiques. Le site est considéré comme un parfait exemple de montagne sacrée d’Asie centrale, adorée à travers plusieurs millénaires. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Kirghizistan

    Date :

    2009

    Catégorie :

    Culturel
  • le pont du forth

    « Le pont ferroviaire, qui enjambe l’estuaire du fleuve Forth en Ecosse  « avait, quand il fut inaugur »« é en 1890 »« , » « les travées les plus »« longue »« s »« du monde (541m).  Le pont demeure l »« ’un des plus grands ponts cantilever au monde et »il fonctionne encore « quotidiennement, »permettant le transport de passagers et de marchandises.  Son esthétique industrielle caractéristique résulte de la présentation« , » franche et dépouillée« , » de ses éléments structurels. Le pont du Forth, novateur dans son style, ses matériaux et son envergure, marque un jalon important dans la conception et la construction des ponts durant « la »période au cours de laquelle les lignes de chemins de fer se sont imposées dans les voyages longue distance par voie terrestre. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord

    Date :

    2015

    Catégorie :

    Culturel
  • ensemble monumental de hampi

    « Hampi est le site, austère et grandiose, de la dernière capitale du dernier grand royaume hindou de Vijayanagar, dont les princes extrêmement riches firent édifier des temples dravidiens et des palais qui firent l’admiration des voyageurs entre le XIVe et le XVIe siècle. Conquise par la Confédération islamique du Deccan en 1565, la ville fut livrée au pillage pendant six mois, puis abandonnée. » (source : whc.unesco.org)


    Patrimoine Mondial


    Pays :

    Inde

    Date :

    1986

    Catégorie :

    Culturel
  • Le fil d’amour

    Le « Fil d’amour… » est le premier texte à avoir fait l’objet d’un encodage en UNIDEO… Nous le publions ici par fragments successifs (merci de votre patience), à titre de prologue à une autre manière de construire et partager le sens… 

    1. On raconte qu’un visiteur parvint un soir à la Cité des dieux… Mille feux brillaient à son arrivée, étoiles de nacre tressées sur les imposantes murailles. Le voyage était réputé si long et si périlleux qu’on fêta le nouvel arrivant par un déploiement d’amabilité et d’enthousiasme.

    tell2 whatS * man whoS come for seeaccess pastS day * town ofS god pluralS

    (on) raconte / que * un visiteur (homme / qui / vient / pour / voir) * parvint (accéder / passé) * (un) jour / (à la) cité / de(s) / dieu(x)

    2. On le conduisit aussitôt à un palais de jade hissé sur un monticule planté de cèdres, d’oliviers et d’amandiers de l’essence la plus rare. Il fut convié à s’y délasser aussi longtemps qu’il le souhaiterait bercé par les senteurs raffinées et les sonorités célestes.

    smell pluralS imply2 satisfaction very * andSsound pluralS ofS heaven

    les senteurs / raffinées (qui entraînent / une satisfaction / élevée) * et * les sons / du / ciel

    3. Du point culminant de son observatoire, face à un horizon sans fin, l’homme plusieurs jours et plusieurs nuits contempla la Cité. Tandis que les douceurs et les attentions les plus exquises le noyaient de leur enivrante présence, il semblait perdu dans un songe dont nul ne se hâtait à voler le secret. Puis il en sortit par ces changements inexplicables dont on savait ici capable l’espèce humaine.

    infrontof horizon without limit * man * observe satisfaction pastS * whatS town * day night several

    devant / un horizon / sans / limite * l’homme * observa (observer / satisfaction / passé) * (objet) la cité * (temps) jour / nuit / plusieurs

    4. Quittant ce havre de paix, l’homme commença à visiter les lieux. Les allées y étaient cinq fois plus larges que dans la plus majestueuse des cités qu’il avait pu traverser. Les demeures rivalisaient de merveilles. Leurs cours intérieures aux larges péristyles lui paraissaient d’une perfection inégalée. Un parfum de myrrhe, mêlé de jasmin, troublait chacun de ses pas.

    after leave place calm maximal * man * start2 pastS * visit town

    après / avoir quitté / (ce) lieu / calme (maximal) * l’homme / commença (commencer / passé) * (à) visiter / la Cité

    5. Mais surtout, à la moindre de ses haltes, les résidents l’accueillaient avec chaleur et simplicité. Leur verbe était léger, aussi délicat que le vin qu’ils versaient dans de fines coupes serties d’améthyste – car nul n’ignore que cette pierre combat l’ivresse.

    everyone * know * whatS stone this * against disease ofS alcohol

    Tout le monde * sait * que / cette pierre (pierre / cette) * contre / ivresse (maladie / de l’alcool)

    6. Au cours de ses pérégrinations l’homme souhaita s’informer de quantité de choses dont il était naturellement intéressé. Car tout ce qui pouvait se penser, se dire ou se faire, prenait en ces lieux corps et âme. On y filait les cotons et les soies les plus variées. On y martelait toutes sortes de métaux. On y chantait des mélopées anciennes. On y incrustait le sens dans des sonnets d’albâtre. On y érigeait des constructions imaginaires de forme et d’esprit. La Cité, ainsi que les hommes en avaient solidement établi la réputation était un lieu d’enchantement. Et le séjour y glissait. Sans écueil.

    hit pastS species all ofS metal ** sing pastS * song old2 for say

    (On y) frappait (battre / passé) * toutes sortes (espèce / toutes) / de métal ** (On y) chantait (chanter / passé) / des chansons récitatives (chanson pour dire) / anciennes

    7. Toutefois, lors d’une halte, le visiteur, tel qu’on le nommait déjà, fut pris à parti par le dieu de la guerre. On chuchotait alors que ce dernier était irrité par cette présence étrangère qu’il qualifiait d’hérétique et d’intrigante.

    presence ofS foreigner * imply2 pastS * dissatisfaction ofS god ofS war

    (la) présence / de / (cet) étranger * entraînaît * le déplaisir / du / dieu de la guerre

    8. « Dis-moi, étranger, entreprit le dieu sans détour, quelle folie t’a mené en ces lieux ? Pourquoi avoir pris tant de risques ? » L’étranger pressentant l’importance de sa réponse, demeura silencieux. Le dieu de la guerre formula donc la question de manière plus incisive : « Qu’es-tu venu chercher ? »

    9. « Je suis venu apprendre. » répondit l’homme dont le visage s’était subitement illuminé. « Apprendre, reprit l’autre quelque peu interloqué. Mais, apprendre quoi ?! » « Je suis venu apprendre à apprendre, poursuivit le visiteur, dont le cœur se faisait toujours plus léger. »

    10. Le dieu de la guerre, au torse puissant, prêt à toutes sortes de combat, trouva celui-ci de bien médiocre espèce. Il décida en conséquence de laisser cet hôte poursuivre sa quête insensée, puisqu’il avait parcouru un si long chemin afin de la conduire.

    11. Il lui signala néanmoins qu’un prédécesseur avait hier commis pêché de s’emparer d’un feu qui lui avait valu d’être enchaîné sur de lointaines montagnes. Si tel était le destin des hommes de renouveler cette erreur, qu’il en soit donc ainsi. Le visiteur fut troublé par cet avertissement. Il sembla différent après l’entrevue, comme si la menace voilée de son puissant interlocuteur avait sonné l’heure précoce d’un rappel.

    12. Délaissant toujours plus tôt son promontoire, et les douceurs qui y affluaient en grand nombre, l’homme s’attacha avec application à glaner quantité d’informations disparates, détails insignifiants, connaissances éparses. Et il fut grandement étonné de ce qu’il constata car, malgré tant de richesses, tous ou presque en négligeaient l’existence.

    13. En vérité, ici comme partout ailleurs, régnaient de grands cloisonnements. Chacun attaché à son savoir, sa culture, son pouvoir, son langage, mettait un point d’honneur à ne les partager qu’en d’exceptionnelles circonstances. Ici comme ailleurs, pour la grenouille au fond du puits, le ciel se limitait à la margelle.

    14. De la fabrique des dentelles les plus fines, à la connaissance du calendrier lunaire, de la pratique de jeux équestres, à l’usage d’une clepsydre ou d’une lyre divine, pas un aspect de ce foisonnement ne sembla échapper à sa collecte. Tant et si bien qu’on se demandait quel bric-à-brac une telle assemblée de choses finirait par constituer.

    15. Puis, un soir venu, à la tablée nocturne à laquelle il était convié, le visiteur souhaita faire une déclaration. Un silence peu familier à ces lieux s’installa soudain. Le visiteur informa alors ses hôtes de son désir de quitter la Cité à l’aube du troisième jour.

    16. Chacun se mit à observer cet homme à la présence duquel on s’était accoutumé. Le visiteur partirait de la Cité à l’aube du troisième jour, telle était sa parole. Nul ne songerait à s’y opposer. On l’avisa néanmoins que le Grand Conseil se réunirait le lendemain matin. Contrairement aux usages il était invité à s’y associer.

    17. Dans cette salle aux colonnades massives qui portait les symboles des anciens, et dont le visiteur décryptait mal le message, étaient réunis les membres les plus prestigieux de la Cité. Déployés en un vaste arc de cercle, ils étreignirent tour à tour leur hôte en leurs bras amicaux.

    18. Nombre parmi ces hauts dignitaires qui connaissaient l’histoire des deux mondes, et celles des nombreuses âmes qui les avaient peuplés, étaient en effet peinés à l’idée de ce départ. Car l’étranger, dans sa quête méthodique et curieuse, avait finalement aidé plus d’un à se rappeler à la richesse de ces lieux, ternie par l’habitude d’un trop grand luxe.

    19. Hélas chacun savait que le temps d’homme est compté, et qu’il lui faudrait très bientôt repartir s’il voulait reposer parmi les siens. Le chef du conseil drapé de son prestige ouvrit la réunion : « Visiteur, tu es homme en vérité. Toutefois, nous n’avons eu durant ton séjour qu’à nous louer de ta présence. Celle-ci a contribué par sa fraîcheur à nous rappeler à la réalité de ces lieux dont trop nombreux avaient ici négligé l’abondance (…)

    20. (…) Nous avons entendu que tu désires nous quitter à l’aube du troisième jour. Et tu nous en vois triste. C’est pourquoi, après délibération du conseil et à l’unanimité de ses membres, nous avons décidé de t’offrir l’immortalité et te garder ainsi parmi nous. »

    21. À ces mots, seul le clan guerrier manifesta un réel mécontentement. Partout ailleurs rayonnait une satisfaction commune, faite d’entendement et de tacite acquiescement. Une force inconnue des hommes semblait émaner de l’hémisphère, révélant la rare unité des dieux.

    22. L’homme prit à son tour la parole : « Je suis, divin conseil, honoré au plus haut point d’un présent si majestueux. Nous pourrions si j’en crois les registres consultés, compter sur les doigts d’une seule main ceux qui parmi mes semblables eurent accès à un tel honneur. »

    23. Tous convinrent de la sagesse de ce propos. Déjà les congratulations se préparaient, toujours somptueuses lors de l’accueil d’un nouveau membre. De grandes jarres seraient apportées depuis les sources primitives. Bientôt le bain lustral consacrerait l’immortalité.

    24. Le visiteur poursuivit cependant : « Pareil honneur me rend d’autant plus difficile de vous signaler mon impossibilité d’accepter un tel présent. » On fut choqué par cette réponse aussi absurde que discourtoise. Comment un homme sensé pouvait-il refuser le plus précieux, le plus divin des dons qu’on pût recevoir ?

    25. La vaste salle s’anima aussitôt de chahuts et de râles. S’il n’avait été la sérénité du chef du conseil, sans doute cette audience se serait-elle disloquée dans la cohue. Celui-ci obtint cependant un silence immédiat : « Soit ! entreprit-il avec une exceptionnelle gravité, tu te trouves donc dans « l’impossibilité » de recevoir l’immortalité, et les motifs de cette interdiction t’appartiennent…

    26. … Toutefois, visiteur, en qualité de l’amitié que tu ne saurais une seconde fois rejeter, et en vertu des sept éléments naturels dont j’ai la charge, j’attends que tu nous dises quel présent tu souhaites emporter avec toi. »

    27. Cette offre parut excessive à bien des membres de l’assistance. Mais le visiteur ne leur laissa guère le temps d’y songer car sa réponse fut tranchée et sans appel : « Je désirerais haut représentant du conseil, et noble assemblée, recevoir quelques longueurs divines de ce que vous nommez, je crois, le fil d’amour. »

    28. « Le fil d’amour ?! reprit le chef du Conseil interloqué ». « Le fil d’amour ?! entendit-on de part et d’autre. » « Le fil d’amour, répéta l’homme. » Ainsi qu’il en va dans l’ensemble des groupes, un retournement immédiat s’accomplit alors. Une sorte d’allégresse retrouvée se répandit parmi les esprits, y compris en proximité du clan le plus réfractaire.

    29. « Voilà qui est pour le moins inattendu, répliqua le chef du conseil masquant mal son amusement. Pourtant qu’il en soit ainsi. Le dieu des passions te remettra quelques longueurs de ce fil dont nous t’encourageons tout de même à faire un usage parcimonieux … » Ainsi entouré des rires et des félicitations, le visiteur fut invité à suivre un page qui le conduisit sans délai dans la fabrique du fil d’amour.

    30. L’étranger avait voici quelque temps visité cette fabrique, et les artisans s’étaient plu à l’instruire de l’objet qu’on y produisait. Le fil en question servait en effet à tisser les passions, à nouer les amours, parfois aussi à dévoiler le complot des amants.

    31. Ce fil était invisible et extensible à souhait. Seul un mécanisme de clés optiques, qu’on ajustait comme on porte des lunettes, en autorisait l’observation à celui qui s’en trouvait muni. Si les dieux voilà longtemps y avaient accordé une certaine attention, son emploi avait été délaissé pour d’autres pratiques.

    32. L’homme se vit donc remettre plusieurs coudées de ce fil mystérieux, ainsi qu’une certaine quantité de clés optiques permettant de le localiser. Nanti de ce précieux objet, l’homme consacra alors ses dernières heures dans la Cité, à un empressement inhabituel, une activité redoublée.

    33. Il n’était pas une personne, pas un lieu, précédemment visités, qu’il ne vint saluer. Il s’assurait de détails de toutes sortes, dessinant des croquis de surface et de volume, notant scrupuleusement divers indices auxquels il accordait une étonnante importance.

    34. L’aube du troisième jour ne tarda pas à se présenter. Le point d’adieu avait été fixé à la Porte du Grand Ouest, là où s’assemblent les trois grandes stèles. Quelques membres de la Cité s’y étaient rendus en cortège. L’homme dans un instant les quitterait sans possible retour.

    35. Parmi cette assemblée céleste, se trouvait présent le dieu de la guerre, tout auréolé de sa victoire sur le bon sens. L’homme une fois encore n’avait-il pas prouvé sa légèreté, préférant le jeu des sentiments à l’immortalité ! C’est à lui que le visiteur s’adressa en premier : « Dis-moi, dieu de la guerre, pourrais-tu nous dire à quoi ressemble « la corne d’asjinc »? »

    36. On fut quelque peu troublé par cette question, et le dieu pour sa part la trouva plutôt moqueuse et déplacée. À l’évidence tous ignoraient ce qu’était la corne dite « d’asjinc », et lui-même n’en connaissait pas le bruit, ni davantage le métal !

    37. Le visiteur sortit à cet instant un trousseau de clés optiques, semblable à ceux dont on se servait afin de dévoiler la présence du fil d’amour. Puis il demanda au dieu de la guerre de bien vouloir utiliser le trousseau afin d’aviser chacun de la nature de la corne dite d’asjinc.

    38. L’irritation du dieu guerrier devait ici atteindre son comble, celui-ci se refusant à de tels enfantillages ! L’impatience de son entourage eut raison de son adversité. Manipulant alors les clés avec un certain embarras, le dieu vit soudain apparaître des formes étranges et des significations enchevêtrées.

    39. Leur assemblée tenait un langage qu’il ignorait, et pouvait cependant aisément entendre. Il y accéda à de nouvelles significations, et celle de la corne d’asjinc y figurait. Puis le visiteur remit à chacun un exemplaire du trousseau optique, et tous purent s’enquérir de cet objet auparavant mystérieux.

    40. Une muse se risqua à demander : « Serait-ce donc… le fil d’amour ? » L’homme lui fit savoir que son intuition était exacte. Tel était bien le fil d’amour qui reliait les significations les plus diverses, renvoyant au monde des êtres et des choses.

    41. Durant ses derniers jours, affairé comme seuls le sont les marchands, le visiteur s’était employé à mille activités. Il avait ainsi relié l’ensemble des connaissances de la Cité en un vaste réseau de correspondances secrètes. Chacun pouvait s’y aventurer à présent sans risquer de s’y perdre. À la surprise générale avait succédé une forme d’émerveillement enfantin.

    42. Sortant d’une ivresse passagère, le dieu de la guerre entra dans une impressionnante colère : « Es-tu en train de nous dire, étranger, que nous dieux, avons employé ce fil mystérieux pour de vils usages ? Es-tu en train de dire que nous dieux, ignorions ce qu’est la corne d’asjinc et que nous la connaîtrions enfin grâce à toi et tes manipulations puériles ? »

    43. « Je dis, dieu de la guerre, l’interrompit le visiteur, que je remercie cette cité de m’avoir tant appris. Je dis, mes amis, que les hommes ne sont pas encore prêts à se servir de ce fil pour un amour qu’ils ne veulent pas tous entendre. Mais une étape intermédiaire pourrait les aider à y accéder car vous nous permettez aujourd’hui d’y songer. »

    44. « Je dis également qu’il me faut désormais arpenter le monde, pour qu’un jour prochain y apparaisse que tout n’est que correspondances, relations de formes et de sens. Enfin je te dis plus particulièrement, dieu de la guerre, que c’est là la promesse d’un ultime combat. Un combat que l’homme ne livrera plus contre l’autre, mais pour lui-même. Certes ceci est un rêve, mais je suis sûr qu’il se répandra bientôt à la surface du monde… »

    45. « Un rêve ? De quel rêve parles-tu donc ? » s’exclama le dieu de la guerre, au comble de l’incompréhension. Nulle voix ne lui répondit, car la silhouette du visiteur se fondait déjà sur le chemin du retour…

    (Le fil d’amour – 1995)

    à suivre…

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    pour / suivre


  • Equateur

    L’Équateur est un pays indépendant depuis 1830 constitué de 24 provinces et dont la capitale est Quito (0°15 S – 78°35 O). Il doit son nom à l’expédition entreprise en 1735 sur ordre du roi de France Louis XV par une série de savants dont Charles-Marie de La Condamine, avec pour objectif de mesurer une portion de méridien sur l’équateur. Mission : trancher définitivement la question de la forme de la Terre. Or au terme de leur voyage, et tandis qu’une autre expédition suivait le même objectif en Laponie, le résultat fut indiscutable. Ainsi le rappelle La Harpe – Voyage des géomètres en Amérique du Sud (Ed. 1820) :

    « Des mesures prises dans la zone torride et dans la Laponie suédoise, il est résulté que la différence entre le degré du Pérou et celui de la Laponie est de huit cents toises. Or il n’est ni vraisemblable, ni même possible qu’une différence si considérable puisse être attribuée à une erreur d’observation. Ainsi ce qu’on cherchait paraît démontré, en partant de ce principe qui n’est pas contesté, que, si les degrés vont en s’allongeant vers les pôles, la Terre est un sphéroïde aplati. » (s. : cosmovisions.com) …

     

     

    continent : Amérique

    nom dans la langue : República del Ecuador

    localisation : Pays d’Amérique du sud

    type constitutionnel : République

    capitale : Quito

    coordonnées de la capitale : 0.09S/78.21O

    gentilé : équatorien/ne

    monnaie : dollar américain (USD) 

    langue(s) : espagnol / quechua / shuar

    nom en anglais : Ecuador

    indépendance : 1991/1993 (Ethiopie)

    unideo_pays :

    ECEC


  • Un espace numérique humaniste (ENH)

    Prologue

    Un espace numérique humaniste (ENH) est possible, entendons un espace respectueux de chacun/e, aspirant à de nouvelles formes de partage des ressources, du temps, des savoirs, un espace enclin à favoriser les projets et la créativité. Nous l’envisageons à la rencontre de douze variables : l’être humain (1), l’intelligence (2), le corps (3), les activités (4), le mouvement (5), la communication (6), le pouvoir (7), le commerce (8), le temps (9), l’espace (10), les techniques (11) et la matière (12). Tandis que le numérique [01] est effectivement en train de transformer le monde et la relation qui nous lie affectant ces variables et quelques autres, nous proposons de prendre ensemble la mesure et le cap d’un numérique humaniste, questionnant les avancées contemporaines et tentant de ne pas nous y laisser enfermer…

    En somme douze variables pour concourir à éclairer des évolutions contradictoires, et y repérer les éléments favorables au progrès responsable des humanités…

    By: Daniel Voyager

    1. Le [01] et l’être humain

    1.1 Le [01] modifie les interactions sociales et familiales
    1.2 Le [01] revisite la représentation de soi
    1.3 Le [01] aspire-t-il à réinventer l’être humain ?

    By: ICT Authority

    2. Le [01] et l’intellect

    2.1 Le [01] modifie notre idée de l’intelligence
    2.2 Le [01] transforme notre relation aux savoirs et apprentissages
    2.3 Le [01] introduit de nouveaux (?) signes
    2.4 Le [01] enregistre (tout) pour l’éternité ?
    2.5 Le [01] vise-t-il à installer le pouvoir des algorithmes ?
    2.6 Le [01] réinvente la culture et stimule la créativité
    2.7 Le [01] conduit-il à une forme d’utopie, de dystopie ou de pantopie ?

    By: z s

    3. Le [01] et le corps

    3.1 Le [01] transforme le rapport à la santé et à l’hygiène
    3.2 Le [01] vise à « augmenter » les fonctions corporelles
    3.3 Le [01] change la manière de manger, de dormir
    3.4 Le sexe occupe une place centrale dans le [01]

    By: PAN ANT

    4. Le [01] et les activités

    4.1 Le [01] revisite la relation aux activités
    4.2 Le [01] repense la relation au travail
    4.3 Le [01] amplifie les effets de l’automatisation

    By: Andrew Turner

    5. Le [01] et le mouvement

    5.1 Le [01] initie un mouvement constant
    5.2 Le [01] trace tout et tous
    5.3 Le [01] revoit la locomotion

    By: KamiPhuc

    6. Le [01] et la communication

    6.1 Le [01] « augmente » le flux d’information
    6.2 Le [01] amplifie la puissance de l’opinion… fondée ou non
    6.3 Le [01] développe de nouveaux (?) langages
    6.4 Le [01] agit sur la dénomination
    6.5 Le [01] donne naissance à de nouveaux communicant/es
    6.6 Le [01] change l’idée du journalisme
    6.7 Le [01] influence nos émotions et les prédétermine

    By: Kevin Dooley

    7. Le [01] et le pouvoir

    7.1 Chaque pays fixe sa relation au [01]
    7.2 Le [01] questionne la démocratie en introduisant des formes de cybercitoyenneté
    7.3 La sécurité est au centre des problématiques [01]
    7.4 Le [01] réinvente les règles et normes… à sa manière
    7.5 Le [01] démultiplie le pouvoir de dire… et de nuire
    7.6 Le [01] requiert une nouvelle forme de droit
    7.7 Le [01] change les visages de la guerre
    7.8 Le [01] soutient de nouvelles formes de résistance (?)

    By: Satya Murthy

    8. Le [01] et le commerce

    8.1 Le [01] fait commerce… de tout
    8.2 Le [01] repense le rapport à l’argent et l’idée que l’on s’en fait
    8.3 Le [01] revoit le fonctionnement et le rôle de l’entreprise

    By: pallina60 Loon

    9. Le [01] et le temps

    9.1 Le [01] revisite le rapport au temps
    9.2 Le [01] questionne le rapport à la vie, à la mort … et aux êtres vivants
    9.3 Le [01] redistribue la perception de l’histoire
    9.4 Le [01] reconstruit-il le réel ?

    By: Anthony Luco

    10. Le [01] et l’espace

    10.1 Le [01] revoit le rapport à « l’espace »
    10.2 Le [01] repense la distance
    10.3 Le [01] réinvente la ville
    10.4 Le [01] change l’idée de la route

    By: Robin Zebrowski

    11. Le [01] et les techniques

    11.1 Le [01] est connexion
    11.2 Le [01] se rappelle qu’il était une fois l’ordinateur
    11.3 Le [01] nous rend – plus ou moins – geek
    11.4 Le [01] nous fait entrer plus avant dans l’ère des robots

    By: David

    12. Le [01] et la matière

    12.1 Le [01] mobilise les ressources
    12.2 Le [01] développe les objets « connectés »
    12.3 Le [01] produit des déchets


  • Vers une histoire universelle…

    01 – Australia – A lesson in spinning string, Central Australia – Wellcome Images – Wikimedia

    Avant – 10000

    • D’après les cosmologistes, l’univers serait entré en expansion il y a 13,8 milliards d’années.
    • L’âge de la Terre serait de 4,55 milliards d’années.
    • L’homo habilis aurait vécu en Afrique il y a 2,5 à 1,5 millions d’années.
    • D’après les théories les plus récentes, certains encouragent à différencier homo ergaster localisé en Afrique (entre 1,8 et 1 million d’années) et homo erectus sur l’espace eurasiatique (de 1 million à 300000 ans).
    • L’homo sapiens apparaît selon les théories il y a 200000 ans (ou plus récemment) se caractérisant par le développement du crâne, la diminution des canines, la survenance du langage et  une locomotion bipède. Certains penchent pour une apparition en plusieurs endroits simultanés de la planète (hypothèse pluricentrée). D’autres y voient plutôt une évolution depuis l’Afrique exclusivement (hypothèse monocentrée dite Out of Africa).
    • Il y a plus de 40000 ans, des populations dites aujourd’hui aborigènes (lat. aborigenes, de origo, -inis : « origine ») s’implantent en Australie.
    • Les San (Bushmen) aujourd’hui localisés dans le vaste désert de Kalahari, sont les plus anciens habitants de l’Afrique australe où ils se seraient implantés voici au moins 20 000 ans. Ils se définissent comme « ceux qui suivent l’éclair ».
    02 – Karas Region, southern Namibia – Hans Stieglitz – 2012 – Wikimedia

    -10000 à -5000

    • Catal Höyük (Anatolie), fondée vers 7000 av. J.-C., est considérée comme l’une des plus vieilles agglomérations du monde.
    • 5000 ans av. J.-C., un art rupestre s’impose dans le Sahara, au Tassili de l’Ajjer.
    03 – Sunrise on the Congo River near Mossaka – Republic of the Congo – Bsm15 – 2009 – Wikimedia

    -5000 à -3000

    • En Mésopotamie, au IVe millénaire débute l’époque urbaine d’Uruk. Parallèlement, apparaît l’écriture à Sumer.
    • Le calendrier juif débute en – 3761.
    • 3200 ans av. J.-C., Ménès (Narmer) unifie la Haute et la Basse-Égypte. Plus de 30 dynasties vont dès lors se succéder.
    04 – La tombe de Toutankhamon.

    -3000 à -1000

    • 2500 ans av. J.-C., se déploie la civilisation de l’Indus avec Mohenjo-Daro, Harappa. Une écriture (encore) indéchiffrée y est pratiquée.
    • Sous Sargon d’Akkad (- 2334 / 2279), fondateur de l’empire akkadien, est élaborée une première carte du monde.
    • Les Olmèques apparaissent au Mexique au IIe millénaire av. J.-C. Leur culture atteint son apogée entre 1200 et 600 avant J.-C.
    • Hammurabi est roi de Babylone de – 1792 à – 1750. Sous son règne est élaboré le Code qui porte son nom.
    • Du XVIIe au XIIe siècles av. J.-C. se développe la civilisation des Hittites au centre de l’Anatolie.
    • Au XVIe siècle av. J.-C. en Chine, se met en place la dynastie Shang durant laquelle apparaît l’écriture.
    • 15 siècles av. J.-C., commencent à se développer en Polynésie les cultures dites de Lapita.
    • Vers – 1500, les Indo-Aryens envahissent le Nord de l’Inde.
    • 14 siècles av. J.-C., la civilisation mycénienne s’étend en Grèce et dans tout son environnement.
    • Moïse conduit les Hébreux hors d’Egypte jusqu’en Terre promise au XIIIe siècle av. J.-C.
    • Les Phéniciens sont un peuple marchand dont le prestige va se répandre, en même temps que leur alphabet mis au point au XIe siècle av. J.-C.
    • En – 1046, la dynastie des Zhou remplace celle des Shang – Elle s’achèvera en – 256.
    • David (- 1040 / – 970) unifie le royaume d’Israël et installe sa capitale à Jérusalem.
    05 – Flickr_-_dalbera_-_La_naissance_du_Buddha_(musée_Guimet) – Wikimedia

    -1000 à -500

    • Salomon, fils de David, lui succède comme roi d’Israël de – 970 à – 931. Il fait bâtir le Temple.
    • Carthage est fondée en – 814.
    • Dans le Salzkammergut (act. Autriche), la civilisation de Hallstatt se développe durant la première période de l’âge du fer (VIIIe siècle av. J.-C.).
    • Situé au VIIIe siècle, Homère serait l’auteur de l’Iliade et l’Odyssée.
    • La période dite des Printemps et Automnes a lieu en Chine entre le VIIIe siècle av. J.-C. et la période des Royaumes Combattants au Ve siècle av. J.-C.
    • En – 776 ont lieu les Premiers Jeux Olympiques en Grèce.
    • En – 753 aurait été fondée la ville de Rome par Romulus et Rémus.
    • Sous le règne d’Assurbanipal (- 669 / – 627), l’Assyrie atteint son apogée.
    • Jimmu est en – 660 le premier empereur du Japon.
    • Vie du prophète Zarathoustra en Perse (sa date exacte varie selon les analystes de 10 à 6 siècles av.J.-C.).
    • En Chine, Lao zi (- VIe siècle) lègue une pensée, qui prendra plus tard forme du Daodejing (taoïsme).
    • En – 587, le royaume de Juda est envahi par Nabuchodonosor qui emmène une partie du peuple hébreu en captivité à Babylone. Le temple est détruit (il sera reconstruit en – 515).
    • Crésus est roi de Lydie de – 561 à – 547.
    • Siddharta Gautama (- 560 / – 480), du clan des Shakyas, parvient à l’« éveil » (bodhi). Le bouddhisme va s’étendre progressivement à toute l’Asie (Indochine, Chine, Tibet, Corée, Japon…).
    • En – 556 se développe l’empire perse achéménide qui durera jusqu’en – 330. Darius 1er (- 550 / – 486) en sera l’un des grands rois.
    • Mahâvira, 24ème et dernier guide du jaïnisme, mourut et atteignit le nirvâna en 527 av. J.-C. à l’âge de 72 ans.
    • Il y a 2500 ans, au Nigéria, apparaît la culture de Nok.
    06 – Vercingetorix jette ses armes aux pieds de Jules César – Lionel Royer – 1852 – 1926 – Wikimedia

    -500 à 0

    • Les Ibères se déploient sur la péninsule ibérique. Leur culture atteint son apogée entre le Ve et le IIIe siècles av. J.-C.
    • Du Ve siècle av. J.-C. jusqu’en 221 a lieu la période des Royaumes combattants en Chine.
    • Entre le Ve et le Ier siècle av. J.-C., durant l’époque dite de la Tène, les Celtes diffusent leur culture à travers l’Europe.
    • En – 490, l’armée perse est mise en déroute par les Grecs à Marathon.
    • A Rome la Loi dite des 12 Tables est rédigée en – 451.
    • Vie de Socrate (- 470 / – 399) et de Platon (- 428 / – 348), philosophes grecs.
    • Le Macédonien Alexandre le Grand (- 356 / – 323), fils de Philippe et d’Olympias, après avoir renversé le Perse Darius, établit un gigantesque empire qui le conduit jusqu’en Inde.
    • Ptolémée ( – 368 / – 283), général d’Alexandre, crée une ultime dynastie en Egypte (dite ptolémaïque ou lagide) qui régnera de – 323 à – 30.
    • Séleucos (- 358 / – 280), général d’Alexandre, crée la dynastie des Séleucides (syro-iranienne) qui durera de – 305 à – 64.
    • Ashoka, empereur de la dynastie Maurya en Inde, se convertit au bouddhisme après la sanglante bataille de Kalinga en – 261. Il va désormais s’efforcer d’imposer les principes bouddhistes dans l’empire.
    • La dynastie parthe arsacide règne de – 250 à 224 ap. J.-C.
    • La dynastie Qin arrive au pouvoir en – 221. Qin Shi Huangdi va unifier la Chine sous son autorité : l’écriture chinoise en profite directement. Il engage la construction de la Grande muraille.
    • La dynastie Han succède à celle des Qin de – 206 à 220 apr. J.-C. Elle se divise en deux : Les Han de l’Ouest qui ont pour capitale Chang’an (jusqu’en – 9), puis les Han de l’Est.
    • Les Maccabées, Juifs pieux, se révoltent contre les Séleucides de – 175 à – 140. En résulte la dynastie des Hasmonéens (- 140 / – 37).
    • L’ancien esclave et gladiateur Spartacus mène la guerre contre Rome de – 73 à – 71.
    • A partir de – 57, commence en Corée la période des trois royaumes : Koguryo, Paekche et Silla.
    • En – 52, le Gaulois Vercingétorix est vaincu sur l’oppidum d’Alésia par Jules César.
    • La nuit du 11 au 12 janvier 49 avant J.-C., César franchit le Rubicon.
    07 – Raindeer Rajd by Johan Turi died in1936 – 2013 – Wikimedia

    0 à 250

    • Entre 29 et 33, Jésus de Nazareth est crucifié à Jérusalem.
    • Les Han de l’Est déplacent leur pouvoir à Luoyang (à partir de 25 jusqu’en 220). Les Han constituent aujourd’hui 90 % de la population chinoise.
    • La reine Boudicca (Boadicée) (30 / 61) mène la révolte contre l’envahisseur romain en Bretagne et brûle Londres en 60.
    • Suite à la révolte des Juifs, les Romains détruisent le temple de Jérusalem pour la seconde fois en 70.
    • Pompéi et Herculanum sont détruites par l’éruption du Vésuve.
    • Les Evangiles de Mathieu, Marc et Luc sont rédigées.
    • La dernière révolte juive est conduite par Simon Bar Kokhba de 132 à 135.
    • Marc-Aurèle, l’empereur philosophe, succède à Antonin en 161.
    • Renversant les Arsacides, la dynastie sassanide est fondée par Ardachêr en Perse en 224. Elle régnera jusqu’à la conquête musulmane en 654.
    08 – Gregory the Illuminator, Portrait of Saint – Ashnag – 2009 – Wikimedia

    250 à 500

    • Entre le IIIe et le Xe siècles, la civilisation maya atteint son apogée.
    • Le premier évêché éthiopien est fondé en 340 dans le royaume d’Axoum.
    • A la mort de l’Empereur Théodose en 395, l’empire romain est partagé entre ses fils : Honorius (Occident) et Arcadius (Orient).
    • En 392, la Bible est traduite en latin par Jérôme (la Vulgate).
    • Les Vandales, les Suèves, les Alains, déferlent sur la Gaule puis l’Espagne dès le début du Ve siècle.
    • En 410 les Wisigoths pillent Rome. Ils s’installeront ensuite en Aquitaine et Espagne (avec pour centre Toulouse).
    • Les Vandales donnent leur nom à l’Andalousie puis se dirigent en Afrique romaine.
    • Saint Patrick évangélise l’Irlande.
    • Angles, Saxons, Jutes, profitent du départ des Romains de Bretagne pour s’y installer.
    • Le Hun Attila est défait durant la bataille des Champs Catalauniques en 451.
    • En 476, le germain Odoacre met un terme à l’Empire romain d’Occident. C’est l’entrée dans le Moyen Âge.
    • Benoît de Nursie (480 / 547) dit Saint Benoît, fonde l’ordre des Bénédictins.
    • En 498, le roi franc Clovis est baptisé à Reims.
    09 – omeyyades – Detail of the Dome of the Treasury -Guillaume Piolle – 2010 – Wikimedia

    500  à 750

    • Par la victoire de Vouillé sur les Wisigoths en 507, l’Aquitaine est rattachée au royaume franc.
    • Les Slaves colonisent les Balkans à partir de 580.
    • La dynastie Sui (581 / 618), fondée par le général Yang Jian, rétablit l’unité de la Chine malmenée depuis 4 siècles.
    • La dynastie Tang règne sur la Chine de 618 à 907. Sa capitale est Chang’an. De grands poètes s’y font connaître comme Li Bai (701 / 762) ou Wang Wei (701 / 761).
    • En 622, le prophète Mohammed quitte La Mecque pour Médine : c’est l’Hégire, début du calendrier musulman.
    • En 628, le mathématicien indien Brahmagupta utilise les nombres négatifs et invente le zéro.
    • En 641, le roi tibétain Srong-btsan Sgam-po fonde Lhassa, se convertit au bouddhisme, influence la création de l’écriture tibétaine, et épouse deux princesses, l’une d’origine chinoise, l’autre népalaise.
    • L’Empire songhaï est fondé au VIIe siècle.
    • En Corée Silla, s’appuyant sur l’aide des Tang, annexe Paekche en 660, puis Koguryo en 668.
    • En 661 est fondée la dynastie des califes Omeyyades qui installe son centre à Damas.
    • L’expansion musulmane se produit d’est et d’ouest.
    • La ville de Nara est capitale du Japon de 710 à 784.
    • Le royaume de Nanzhao se développe dans le Sud de la Chine en 737.
    • En 750, une nouvelle dynastie de califes, celle des Abbassides, renverse celle des Omeyyades.
    10 – Chichen Itza – North Temple – Rob Young – 2012 – Wikimedia

    750 à 1000

    • En 756 est fondé l’Emirat de Cordoue (Espagne) par les Omeyyades.
    • En Chine un terme est mis à la révolte d’An Lushan en 757.
    • Les Abbassides s’installent à Bagdad en 762.
    • Le premier raid viking est effectué sur les îles britanniques au monastère de Lindisfarne.
    • Charlemagne est nommé empereur en 800.
    • Le temple de Borobodur est construit au VIIIe siècle à Java.
    • Le calife abbaside Al-Mamun (786 / 833) ouvre la « Maison de la sagesse et « l’Observatoire de Bagdad ».
    • À la fin du IXe siècle, Yasovarman fonde sa capitale sur le site d’Angkor. La cité cessera d’exercer son influence sur la région en 1431.
    • En Chine apparaît la dynastie Liao (907 / 1125) issue des Khitan.
    • La dynastie fatimide est fondée en Afrique du Nord en 909. Elle règnera sur l’Egypte à partir de 969.
    • En 918 est établi le royaume de Goryeo (Koryo) succédant à Silla en Corée.
    • Le Vietnam acquiert son indépendance en 939.
    • La dynastie Song s’impose en Chine (960 / 1279).
    11 – ronin – Utagawa Hiroshige – Wikimedia

    1000 à 1100

    • Knut II, roi du Danemark, et bientôt de Norvège, devient également roi d’Angleterre de 1016 à 1035.
    • Les Turcs Seldjoukides établissent leur dynastie en Asie Mineure qu’ils prolongeront tant bien que mal – selon les branches – jusqu’à la fin du XIIIe siècle.
    • Les Almoravides se développent (Maroc, Sénégal) de 1040 à 1147.
    • En 1066, la bataille d’Hastings ouvre le royaume d’Angleterre à Guillaume le Conquérant.
    • En 1071 la bataille de Manzikert (Malazgirt, act. Turquie), voit la victoire des Seldjoukides sur les Byzantins.
    • Les premières universités européennes apparaissent : Bologne (1088), Paris (1150)… qui seront bientôt suivies d’Oxford (1166), Salamanque 1218)…
    • En 1099, la prise de Jérusalem suite à l’appel du pape et l’élection de Godefroy de Bouillon, marquent le début des croisades. Huit expéditions se succéderont jusqu’au XIIIe siècle.
    12 – Une femme et une petite fille soninkées. Selibaby, Guidimakha, Mauritanie – Martin Baran – 2007 – Wikimedia

    1100 à 1200

    • La dynastie Jin s’installe sur la Chine du Nord de 1115 à 1134.
    • En 1119 est fondé l’Ordre des Templiers.
    • Le pouvoir des Almohades (al Muwwahhidun) rayonne de 1147 à 1269 sur le Nord de l’Afrique et une grande partie de l’Espagne.
    • Minamoto no Yoritomo (1147 / 1199) fonde le shogunat au Japon qui durera jusqu’au milieu du XIXe siècle. La figure du samouraï et son code, le bushidô, y prendront toute leur primauté.
    • Saladin s’empare de Jérusalem.
    • En 1191, l’Ordre des chevaliers teutoniques est reconnu comme hospitalier par le Pape.

    1200 à 1300

    • En 1214 a lieu la bataille de Bouvines qui voit la victoire du royaume capétien.
    • Vers 1220, les Syam de Sukhothai chassent le gouverneur khmer.
    • En 1240 prend fin l’empire du Ghana. L’Empire du Mali lui succède qui s’étendra jusqu’au milieu du XVIe siècle.
    • Les Mongols détruisent Bagdad en 1258, certains Abbassides parviennent à s’enfuir au Caire.
    • Les Mongols règnent sur la Chine sous le nom de Yuan de 1271 à 1368.
    • En 1298, Rustichello, compagnon de geôle de Marco Polo, consigne les souvenirs qui donneront « le livre des merveilles (ou devisement du monde) ».
    14 – Timbre-Maroc-Ibn Khaldun-Wikimedia

    1300 à 1400

    • En 1307, le roi de France Philippe le Bel ordonne l’arrestation et l’exécution des Templiers.
    • D’après leurs récits, les Aztèques fondent en 1325 Mexico, à l’emplacement où leur dieu leur avait donné l’ordre de s’établir car ils y verraient un aigle, perché sur un cactus, en train de dévorer un serpent.
    • La guerre dite de Cent Ans entre la France et l’Angleterre durera de 1337 à 1453.
    • La dynastie Ming s’installe en Chine de 1368 à 1644.
    • Le Grand Schisme d’Occident voit deux papes régner simultanément à Rome et Avignon de 1378 à 1418.
    15 – Portrait of Desiderius Erasmus of Rotterdam with Renaissance Pilaster – Hans Holbein the younger – 1523 – Wikimedia

    1400 à 1500

    • Tamerlan décède en 1405 après avoir conquis une grande part de l’Asie.
    • Jeanne d’Arc est condamnée et meurt sur le bûcher en 1431.
    • En 1443, le roi coréen Sejong commande la création d’un nouvel alphabet.
    • Entre 1452 et 1455 est publiée la Bible de Gutenberg en 42 lignes.
    • En 1453 l’empire ottoman s’empare de Constantinople.
    • Entre 1455 et 1485, la Guerre des Deux-Roses met à mal l’Angleterre.
    • En 1492/1493 Christophe Colomb effectue son premier voyage vers les « Indes ».
    • Le Traité de Tordesillas consacre en 1494 le partage du monde entre Espagne et Portugal.
    16 – Li Shizhen – Peking University Health Science Center statue of Li Shizhen – Wikimedia

    1500 à 1600

    • Henri VIII est roi d’Angleterre de 1509 à 1547. Ses démêlés avec la papauté sont à l’origine de la naissance de l’Anglicanisme.
    • Les Ottomans succèdent aux Abbassides et fondent leur califat en 1517.
    • Les 95 Thèses de Martin Luther enclenchent le mouvement de la Réforme en 1517.
    • Babûr fonde l’Empire Moghol en Inde en 1526.
    • Ivan le terrible est le premier tsar de Russie de 1547 à 1584.
    • En 1533, l’empereur inca, Atahualpa, est exécuté.
    • En 1556, Akhbar prend la tête de l’Empire moghol. Il sera un empereur particulièrement éclairé.
    • En 1582, le pape Grégoire XIII introduit le nouveau calendrier (dit grégorien).
    17 – ottoman -Carreaux de céramique ottomans – 16th century – Coyau – 2014 – Wikimedia

    1600 à 1700

    • Samuel de Champlain fonde la ville de Québec en 1608.
    • En 1620, les émigrants du Mayflower fondent Plymouth (Massachusetts). Le territoire nord-américain compte plusieurs centaines de groupes ethniques.
    • L’Université de Harvard est fondée en 1636.
    • Au Japon, la période d’Edo dure de 1603 à 1867. A partir de 1637, et pour plus de deux siècles, le pays sera fermé aux étrangers. L’ère Meiji y mettra un terme officiel en 1868.
    • Le roi Louis XIV arrive au pouvoir en France en 1643 – Il régnera jusqu’en 1715.
    • La dynastie Qing arrive au pouvoir en Chine en 1644. Elle s’y maintiendra jusqu’en 1911.
    • En 1649, Oliver Cromwell proclame la République en Angleterre.
    • A partir de 1666 débute la dynastie alaouite au Maroc.
    • A la bataille de Mohacs (Hongrie) en 1687, l’expansion des Turcs en Europe est définitivement stoppée.
    18 – expedition guarani kaiowa, dourados-ninja midia-2014-flickr

    1700 à 1800

    • Fondée par le tsar Pierre le grand en mai 1703 qui voulait ainsi ouvrir en Russie « une fenêtre sur l’Europe », Saint-Pétersbourg fut la capitale de l’Empire russe du XVIIIe au XXe siècles.
    • De 1705 à 1957 règne la dynastie husseinite en Tunisie.
    • Au service de la Compagnie des Indes occidentales, Jacob Roggeveen dirige une expédition dans le Pacifique où il découvre l’île de Pâques et les Samoa en 1722.
    • Frédéric II, roi de Prusse de 1740 à 1786, est un modèle de « despote éclairé ».
    • L’Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des arts, des sciences et  des métiers, est conduite par D’Alembert et Diderot entre 1751 et 1772.
    • Sepé Tiaraju est le héros du peuple guarani. Il tombe au combat le 7 février 1756. Plus de 1500 guerriers guaranis, attirés par l’illusion d’un accord de paix, y sont également massacrés.
    • Le 4 juillet 1776 est signée la Déclaration d’indépendance américaine.
    • En 1789 en France, l’Ancien Régime s’effondre. La Révolution commence.
    • C’est finalement la dix millionième partie d’un quart de méridien qui est choisie provisoirement en 1793 pour instituer le mètre.
    19 – Franklin Benjamin – Drawing Electricity from the Sky – Philadelphia Museum of Art – 1816 – Wikimedia

    1800 à 1850

    • Au Vietnam est fondée la dynastie des Nguyên en 1802. Capitale : Huê.
    • Haïti proclame son indépendance sous Jean-Jacques Dessalines (1758 / 1806) en 1804.
    • Napoléon est sacré Empereur en 1804.
    • La Finlande est annexée par la Russie en 1809.
    • Le Venezuela proclame son indépendance en 1811.
    • Les armées prussiennes et anglaises ont raison de la Grande Armée napoléonienne à Waterloo en 1815.
    • Chaka est roi des Zoulous de 1816 à 1828.
    • Bolivar proclame la république de Grande Colombie en 1819.
    • Johann Gregor Mendel (1822-1884), moine et botaniste autrichien, est communément reconnu comme le père fondateur de la génétique.
    • Jean-François Champollion déchiffre les hiéroglyphes en 1822.
    • Le 6 août 1825, les députés du Haut Pérou donnent à leur pays le nom de República Bolívar, qui sera la Bolivie. Le Libertador élabore pour elle un projet de Constitution en reprenant ses idées exposées à Angostura.
    • La Belgique proclame son indépendance en 1830, se séparant des Pays-Bas.
    • Abd el Kader mène la résistance à l’occupation française de l’Algérie.
    • En Afrique du Sud a lieu le Grand Trek des Boers.
    • De 1837 à 1901, Victoria portera l’Empire britannique à son apogée.
    • Salvador, Costa Rica, Nicaragua et Honduras (re)deviennent indépendants.
    • La France abolit l’esclavage dans les colonies.
    20 – Minik in New York, 1897 photograph – Lennart.larsen – Wikimedia

    1850 à 1900

    • La révolte Taiping en Chine s’étend de 1851 à 1864.
    • Le Crystal Palace rayonne durant l’exposition universelle de Londres en 1851.
    • En 1852, Napoléon III est proclamé empereur des Français.
    • Le Japon est contraint à s’ouvrir en 1853 au commerce avec l’Occident.
    • Valachie et Moldavie sont réunies pour former la Roumanie en 1858.
    • Aux Etats-Unis, la guerre de sécession oppose de 1861 à 1865 les Etats du Sud  à ceux du Nord. Abraham Lincoln fait abolir l’esclavage en 1862 – Il sera assassiné en 1865.
    • Henri Dunant (1828 / 1910) fonde la Croix-Rouge en 1864.
    • L’ère Meiji commence au Japon en 1868. Après une longue période de fermeture, le pays entre dans une nouvelle phase de son histoire.
    • La France est défaite par la Prusse en 1870.
    • L’Allemagne réalise son unité (IIe Reich) en 1871.
    • Le général Custer est défait à Little Bighorn par Cray Horse et Sitting Bull en 1876.
    • De 1881 à 1889, le Mahdi mène une révolte contre Egyptiens et Anglais au Soudan.
    • De fin 1884 à début 1885, la Conférence de Berlin organise le partage de l’Afrique entre puissances coloniales.
    • En 1889 (un siècle après la Révolution française), Gustave Eiffel construit à Paris, à l’occasion de l’Exposition Universelle, la Tour qui portera désormais son nom.
    • En 1897, l’explorateur Robert Peary (futur « découvreur » du pôle nord – 1909) ramène avec lui à New-York, plusieurs esquimaux polaires dont le petit Minik qui a alors 8 ans.
    • Le premier congrès sioniste a lieu à Bâle en 1897 sous l’influence de Theodor Herzl (auteur de l’Etat juif en 1895).
    21 – Einstein Albert, official 1921 Nobel Prize in Physics photograph – Wikimedia

    1900 à 1925

    • Un fragment d’astéroïde ou de noyau cométaire s’abat sur la Sibérie orientale en 1908. C’est un événement qui portera les scientifiques à s’intéresser à cette région de la Toungouska habitée par les Evenks.
    • L’Archiduc d’Autriche François-Ferdinand est tué à Sarajevo en 1914. La Première Guerre Mondiale en est la conséquence.
    • Le 25 octobre 1917, les Bolcheviks prennent le pouvoir en Russie.
    • Dans l’enfer de la première guerre mondiale, le massacre massif de la population arménienne sur le sol ottoman constitue pour de nombreux analystes le premier génocide du XXe siècle. Sa reconnaissance par la Turquie, successeur de l’Empire ottoman, est l’objet de controverses.
    • L’armistice est signé le 11 Novembre 1918 mettant fin à la Première Guerre Mondiale.
    • La Société Des Nations (SDN) est créée en 1920.
    • La Marche sur Rome (ou marche fasciste) en 1922 assure à Mussolini la prise du pouvoir.
    22 – Марка СССР – Post of USSR – 2008 – Wikimedia

    1925 à 1950

    • En 1926 débute au Japon l’ère Showa.
    • Un Krach boursier survenu à Wall Street (New-York) ébranle l’ordre économique mondial.
    • Hailé Sélassié est proclamé Empereur d’Ethiopie.
    • Hitler accède à la chancellerie du IIIe Reich en janvier 1933.
    • Batista installe sa dictature à Cuba (1933 / 1959).
    • Les communistes chinois effectuent la « Longue marche » qui les conduit de 1934 à 1936 jusqu’à Yanan.
    • En 1936, Jesse Owens (1912-1980) est quadruple champion aux Jeux Olympiques de Berlin.
    • Après avoir créé le Mandchukuo en 1932/1933 dans le Nord de la Chine (en Mandchourie), le Japon envahit la Chine.
    • La Seconde Guerre Mondiale débute (1939 / 1945).
    • Après des années du plus terrible chaos, et la conduite d’une politique de destruction systématique, après avoir tenté d’éradiquer des populations entières (Juifs, Tsiganes, Personnes handicapées, homosexuels…), le IIIe  Reich s’effondre et la Seconde Guerre Mondiale s’achève le 8 mai 1945.
    • La Conférence de Yalta se déroule en 1945 entre Etats-Unis, URSS et Royaume-Uni.
    • Juan Peron est Président d’Argentine de 1946 à 1955. Il le sera à nouveau pour une courte durée de 1973 à 1974. Sa deuxième épouse Eva Peron (1919 / 1952) jouera un rôle iconique important dans l’histoire du pays.
    • L’indépendance de l’Inde est proclamée en 1947 conduisant à la partition qui mènera à la création du Pakistan à l’ouest, et du Bengale oriental à l’est (puis Pakistan oriental, enfin Bangladesh).
    • Le Mahatma (« grande âme ») Gandhi, après une vie consacrée à la philosophie de la non violence, et avoir été le principal artisan de l’indépendance de l’Inde, est assassiné le 30 janvier 1948 par des ultra-nationalistes hindous.
    • Mao Zedong arrive au pouvoir en Chine avec l’installation de la République Populaire de Chine en 1949.
    23 – Malcolm X – Ed Ford, World Telegram staff photographer – 1964 – Wikimedia

    1950 à 1975

    • La Guerre de Corée se livre entre 1950 et 1953 et aboutit à la division du pays de part et d’autre du 38° parallèle.
    • La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) est créée en 1952.
    • En 1952 Nasser mène un coup d’Etat en Egypte.
    • En 1955, la Conférence de Bandung signe l’entrée sur la scène internationale des pays non alignés.
    • Léopold Sédar Senghor devient premier président de la République du Sénégal en 1960.
    • A Berlin est construit le Mur en 1961.
    • La République arabe du Yémen est proclamée en 1962.
    • Le Président des Etats-Unis J.F. Kennedy est assassiné à Dallas en 1963.
    • Est créée en 1963 l’Organisation de l’Unité Africaine.
    • Martin Luther King est désigné prix Nobel de la Paix en 1964.
    • Le 21 juillet 1969, Armstrong et Aldrin deviennent les premiers hommes à marcher sur la Lune, tandis que Collins est en orbite autour de l’astre.
    • Mao Zedong lance la Révolution culturelle en 1966. Elle plonge le pays dans le chaos.
    • Les Emirats Arabes Unis sont créés en 1971.
    • En 1973 a lieu le premier choc pétrolier.
    • Le Général Pinochet (1915 / 2006) renverse le Président Allende au Chili en 1973, et prend le pouvoir qu’il tiendra par la force militaire jusqu’en 1990 entraînant l’arrestation, la torture, l’exil de centaines de milliers de ses compatriotes.
    • En 1975, à la mort de Franco, Juan Carlos devient roi d’Espagne.
    • Le 17 Avril 1975, les Khmers Rouges emmenés par le Maréchal Pol Pot prennent Phnom Penh imposant la terreur.
    • L’Angola et le Mozambique gagnent leur indépendance par rapport au Portugal en 1975.
    • La Papouasie-Nouvelle-Guinée devient indépendante en 1975.
    24 – Brundtland Dr. Gro Harlem – Joi – 2008 – Wikimedia

    1975 à 2000

    • La République Socialiste du Vietnam est installée en 1976.
    • En 1977 au Pakistan, Ali Butto est renversé par le Général Zia.
    • En 1978, Begin et Sadate signent les accords de Camp David.
    • Le Vietnam envahit le Cambodge en 1978 chassant les Khmers Rouges du pouvoir.
    • En 1979 a lieu le deuxième choc pétrolier.
    • La révolution islamique conduite en Iran par l’ayatollah Khomeyni chasse le chah et impose un nouveau régime religieux.
    • En  1980 est créé en Pologne le syndicat Solidarnosc.
    • En France, la Gauche arrive au pouvoir avec François Mitterrand en 1981.
    • Entraîné par la perestroika de Gorbatchev, un vent de libéralisation souffle sur l’ancien bloc de l’Est. Le Mur de Berlin s’écroule en novembre 1989, augurant de la réunification de l’Allemagne en 1990, et de nombreuses conséquences dans les pays anciennement dits de l’Est.
    • L’Irak est à l’origine de la guerre du Koweit (ou deuxième guerre du golfe) en 1990-1991 qui se soldera par l’échec de sa tentative face à une coalition de 34 Etats.
    • Le World Wide Web (WWW) est réalisé par le CERN en 1991. Tim Berners-Lee en est le développeur.
    • La politique ségrégationniste de l’apartheid est abolie en Afrique du Sud en 1991. Nelson Mandela devient président en 1994.
    • En 1994 le génocide des Tutsis organisé par les radicaux Hutus fait près de 800000 morts.
    • L’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) entre en vigueur en 1995.
    • La Conférence de Kyôto en 1997 réunit 160 pays et élabore un protocole sur le réchauffement climatique.
    25 – Woman in truck window, Holguin, Cuba. January – Adam Jones Adam63 – 2003 – Wikimedia

    Après 2000

    • En mars 2001, les Talibans détruisent les trois Bouddhas de Bâmiyân vieux de 15 siècles et témoins de l’art gréco-bouddhique du Gandhara.
    • Le 11 Septembre 2001 les quatre attentats perpétrés par le réseau Al-Qaïda sur le sol des États-Unis occasionnent des milliers de victimes et font basculer le monde dans une nouvelle ère.
    • La déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle est prononcée en 2001.
    • EN 2002, le Sommet de la Terre a lieu à Johannesburg.
    • La guerre d’Irak (ou troisième guerre du golfe) est conduite en 2003 à l’initiative des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de quelques alliés. Elle mène au renversement de Saddam Hussein (1937 / 2006).
    • Benoit XVI devient pape en 2005.
    • Une crise financière planétaire secoue les équilibres internationaux.
    • Aung San Suu Kyi est libérée en 2010 et devient députée en 2012.
    • Un tremblement de terre et un tsunami d’une exceptionnelle violence frappent le Japon en mars 2011.
    • Ben Ali est chassé du pouvoir en Tunisie en 2011.
    • En 2011, le régime de Mouammar Khadafi (1942 / 2011) est renversé en Lybie.
    • Le Soudan du Sud prend son indépendance en 2011.
    • En Egypte, Hosni Moubarak est renversé en 2011. Mohamed Morsi, issu des rangs des Frères musulmans, devient président en 2012, et en est écarté en 2013.
    • Une crise destructrice majeure débute en Syrie en 2011 qui va s’amplifier avec la montée en puissance du dit Etat Islamique.
    • En février 2013, le Pape Benoit XVI démissionne, fait extrêmement rare dans la papauté. Le Pape François originaire d’Argentine lui succède.
    • Xi Jinping prend la tête de la Chine en mars 2013.
    • Le dit Etat Islamique auto-proclame un « califat » sur l’Irak et la Syrie, suscitant une coalition internationale destinée à le réduire. Des attentats successifs sont commis en son nom dans divers pays.
    • La COP 21 se tient à Paris fin 2015 dans le but de lutter plus efficacement contre le réchauffement mondial.
    • Le milliardaire Donald Trump est élu Président des Etats-Unis.

  • Dans les effluves du khât…

    On raconte qu’une jeune fille prit époux et que dès qu’ils furent mariés les amoureux partirent s’installer loin de la demeure de ses parents. Or ceux-ci voyant les mois passer, se languirent bientôt de leur enfant tant aimée. C’est pourquoi ils décidèrent de lui rendre visite. Le père comme la mère désiraient ardemment entreprendre ce voyage, mais celui-ci était long et périlleux. Aussi fut-il finalement conclu que seul l’homme s’y rendrait en prenant soin d’être accompagné de ses meilleurs amis. Le voyage débuta, et on chargea une brebis des victuailles et de l’indispensable qât (ou khat), qui rend fort. Mais très vite, la fatigue se fit sentir et à la tombée de la nuit, les compagnons jugèrent plus sage de prendre des forces d’autant que le chemin était à présent plongé dans l’obscurité. Ils résolurent alors de s’arrêter à un jawal, petit refuge, le temps que la lune apparût et les éclaire de sa bienveillante lumière. Après s’être un peu restauré, ils constatèrent que leur projet de reprendre la route nocturne serait bientôt compromis car la fatigue aidant, le sommeil commençait à les gagner. « Et si on prenait un peu de khat, proposa l’un d’eux » Aussitôt la joyeuse équipe se mit à mâcher les feuilles euphorisantes et la force ne tarda pas à les rejoindre. Mais, tandis qu’ils retrouvaient de l’élan, une autre conséquence ne manqua pas de se manifester. Dans leur euphorie, les sept amis eurent bientôt des visions. Et une forme d’inquiétude les gagna. N’était-on pas au cœur de la nuit, au moment où les esprits rôdent ! Et si l’un d’entre eux avait été dévoré par une bête sauvage. D’ailleurs, étaient-ils toujours sept ? Il fallait absolument se compter pour en avoir le cœur net. L’un d’entre eux débuta le décompte et, comble d’horreur, n’en trouva que six. Un autre le bouscula un peu, et se mit à recompter. Hélas il parvint au même résultat. Il faut bien dire que le qât agissant à la faveur de leurs excès, les encourageait à effectuer un calcul sans se compter eux-mêmes dans le lot. Et tous parvenaient à la conclusion qu’un membre du groupe avait été avalé par une créature monstrueuse. À cet instant, la brebis passant sa tête dans l’embrasure de la porte les en persuada. N’avait-elle pas des yeux de hyène ! Pauvre compagnon ! Des pleurs et des cris s’échappèrent de toutes parts car, à n’en pas douter, c’était là le sort qu’elle leur réservait à tous. Or un voyageur passant par là ne tarda pas à les entendre. « Que vous arrive-t-il ? s’interrogea-t-il alarmé par tant de frayeur. Ils lui expliquèrent par le détail ce qui s’était passé et l’homme ne mit pas beaucoup de temps à s’apercevoir qu’ils étaient sous l’emprise du khat. D’autant qu’une odeur singulière inondait la pièce. Il leur proposa donc de vérifier leurs dires et se posta à l’entrée du jawal tout en demanda à chacun à son tour d’en sortir. Ils convinrent que c’était là une bonne idée et chacun franchit le seuil. À chaque passage, le voyageur asséna un grand coup de bâton dans le dos de l’infortuné en lui demandant de hurler le chiffre de son passage. « Un » hurla le premier tout en se tenant le dos tout endolori. « Deux » « Trois » … « Sept » Ainsi fut démontré à tous que la pauvre brebis n’y avait rien à voir et les sept compagnons se promirent de poursuivre leur voyage en modérant leur consommation de khat. D’après ‘Alî Muhammad ‘Abduh – Sanaa, 1985.


  • Gilgamesh…

    En ce temps-là régnait sur la cité d’Uruk / Fameuse par son temple appelé Eana / Le roi Lugalbanda époux de Ninsuna / Maître des Sumériens de la Cité d’Uruk / Je vais vous raconter une très belle histoire / Celle de Gilgamesh leur fils sacré héros / Qui connut de son temps la plus grande des Gloires / En défiant la mort hors de Uruk-les-Clos / En quête d’un principe d’immortalité / Voulant devenir Dieu il fut déifié / Son épopée fut brève mais sa célébrité / Fit chanter les poètes de l’humanité » – Épopée de Gilgamesh

     

     

    Gilgamesh est roi d’Uruk. L’un de ses surnoms est « Celui qui a tout vu ». Et assurément, son destin est unique. Il a reçu la beauté du dieu Shamash et le courage d’Adad. Il exerce toutefois son pouvoir avec une telle tyrannie que les Dieux décident de le mettre à l’épreuve. Ils créent pour cela Enkidu, lequel va tout d’abord se développer à l’écart de la civilisation. Mais bientôt cet être découvre l’amour en la personne de Shamhat, et il gagne bientôt la ville d’Uruk. Des rêves successifs le préviennent que Gilgamesh sera son rival, de même qu’ils l’avertiront plus tard de sa propre mort. Mais Gilgamesh dans un premier temps refuse de le voir. Or un jour, à l’occasion d’un mariage, Enkidu s’oppose ouvertement à lui. Un affrontement terrible se produit à l’issue duquel une amitié nouvelle se forge. C’est à cette époque que Gilgamesh conçoit le projet de laisser son nom dans les grandes annales du temps. Il propose donc à son ami Enkidu d’affronter le démon Houmbaba. Après hésitation, et malgré la réticence du peuple, les deux partenaires partent à l’assaut de la forêt enchantée où réside le monstre. Cest grâce à Shamash et aux treize vents qu’il déchaîne pour contenir Houmbaba qu’ils finiront par le tuer, contre l’avis des Dieux. La colère divine s’amplifie encore en raison de l’insulte que Gilgamesh fait à la déesse Ishtar qui souhaitait le prendre pour amant. Celui-ci non seulement s’y refuse mais la blâme pour sa vie de débauche. C’en est trop, il faut mater ce roi présomptueux. Un taureau puissant descend bientôt sur Terre pour l’abattre, mais Enkidu en fait son affaire et le réduit à l’impuissance. Les deux amis ignorent que les Dieux ont juré leur perte. Enkidu meurt au treizième jour d’une maladie foudroyante. Gilgamesh conçoit alors que son temps est limité et entreprend un voyage vers Uta-Napishtim, l’être sauvé du Déluge, pour lui demander l’élixir d’immortalité. S’ensuit une série d’aventures où il affronte lions, hommes-scorpions, êtres de pierre, à l’issue de laquelle il lui faudra finalement admettre son statut de mortel. Ce que lui confirmera l’ombre d’Enkidu, consulté sur son propre sort.


  • Le garçon de la pêche

    Il était une fois un couple de personnes âgées qui vivaient tranquillement une existence modeste mais heureuse… Un seul élément manquait à leur bonheur : ils n’avaient pu hélas avoir d’enfants mais qu’importe, telle était la décision du ciel et il fallait s’y conformer. Chaque jour ils vaquaient à leurs tâches usuelles dans ce district de Okayama. Le vieil homme partait dans la forêt couper du bois tandis que la vieille dame se rendait à la rivière pour laver son linge. Mais, un jour, une chose étrange se produisit. Là, à la surface de l’eau devant elle flottait une énorme pêche qui descendait la rivière. Il faut dire que la région est bien connue pour la qualité de ses pêches. La vieille dame se dit donc qu’elle ferait un magnifique dessert et s’en empara. L’ayant ramenée à la maison, elle attendit impatiemment le retour de son époux et, dès que celui-ci fut rentré, ils commencèrent à découper le fruit. Or, à peine l’avaient-ils ouvert qu’un choc les laissa tous deux sans voix : à l’intérieur figurait un enfant magnifique ! Stupéfaits, mais en même temps comblés, ils décidèrent de l’appeler Momotarô (桃太郎) ce qui signifie « le garçon de la pêche ». Ainsi passèrent des années merveilleuses. Enfin, la jeunesse de la vie résonnait de toutes parts dans l’humble demeure. Mais une ombre planait sur cette sérénité, celle d’un démon qui pillait la région et causait les plus grands malheurs. Momotarô avait grandi et se révélait être un jeune homme très particulier : il était à la fois grand et fort, nanti d’un haut sens moral et de la sagesse de ces deux personnes qui l’avaient élevé. Qui aurait pu imaginer qu’il provenait d’une pêche ! C’est pourquoi il décida d’aller affronter le démon sur son île. Ainsi commença son voyage. Il partit avec une provision de kibidango, de délicieux gâteaux de millet (comparables au mochi) et une grande assurance face à l’adversité. En chemin, il eut la chance de rencontrer trois compagnons, un chien, un singe et un faisan. Ceux-ci choisirent de l’accompagner dans son combat contre le démon en échange d’un de ces délicieux kibidango. Se retrouvant sur l’île des démons, un premier obstacle leur fit face : un portail infranchissable ! C’est alors que le faisan passa au-dessus et réussit à en voler la clé. Les assaillants, armés de courage, purent ainsi se ruer sur leurs ennemis. Le démon n’était pas sans être entouré de nombreuses créatures aussi malveillantes que lui et un combat indécis s’engagea. Mais heureusement, Momotarô avait eu l’intelligence de ne pas venir seul et chacun de ses amis se révéla des plus précieux. Le faisan piqua leurs yeux de son bec acéré. Le chien s’en prit violemment à leurs jambes qu’il mordit de toutes ses forces. Quant au singe, il sauta sur leur dos les griffant sans relâche. Finalement les démons demandèrent pitié. Momotarô et ses compagnons avaient gagné la partie. Il récupéra l’ensemble des richesses qui avaient été volées afin de les redistribuer puis regagna la demeure de ses parents où tous trois vécurent des jours heureux.


  • #verne jules

    Jules #Verne (1828/1905) / Ed. Hetzel : 5 semaines en ballon, Voyage au centre de la Terre, 20000 lieues sous les mers / Succès planétaire.


  • #rubens pierre paul

    Pierre Paul #Rubens (1577/1640) / Peintre flamand / Fécond atelier – Nombreux collaborateurs / Diplomate à ses heures et grand voyageur.


  • projet

    « Pour Emeline, il fallait toujours qu’il y ait un projet pour s’accrocher : une fête, un gala de danse, un voyage,… C’est ce qui lui permettait de tenir. Elle considérait qu’il fallait vivre à fond le temps présent, tout en mettant des projets en route. » « Quand elle était petite, elle se rendait compte elle-même de la gravité de sa maladie car elle me demandait toujours ce que l’on allait faire le lendemain. »


    Les Mots De


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  • cuisine

    « Une autre façon de voyager, d’inventer, de composer, de créer. Assemblages de saveurs, de textures, d’herbes et d’épices , composition de couleurs , mélanges d’influences et de cultures. A la fois dépaysement et rattachement aux racines. »


    Les Mots De


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  • lecture

    « La lecture est le plus ancien et le principal de mes loisirs. Je lis beaucoup et de tout : de la poésie bien sûr, mais aussi des romans, des bandes dessinées, des livres d’artistes, des livres jeunesse aux illustrations superbement travaillées, des magazines et parfois des essais. J’ai toujours une pile de lecture en cours et je ne peux pas partir en voyage sans glisser deux ou trois ouvrages dans mes bagages. Même si je ne pars qu’une semaine, voire un week-end. Pour toujours avoir le choix. Et je lis souvent plusieurs ouvrages en même temps. Les livres, la lecture, c’est une autre possibilité de voyage. »


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  • #méliès georges

    Georges #Méliès (1861/1938) / Pionnier du cinéma / Voyage dans la lune, Vingt Mille Lieues sous les mers / Grand adepte des trucages.


  • #mandeville jean de

    Jean de #Mandeville, et ses Voyages / Parfois descriptif, parfois fabuleux / Description du monde – Ouvrage des plus lus en son temps.


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  • #kiribati

    3 groupes d’atolls coraliens / Sur 4000 km / #Kiribati / Cap. : Tarawa / Lgs gilbertain, anglais / Autr. Îles du Bon-Voyage.


  • #ibn battûta

    Infatigable #Ibn Battûta (1304/1377) / Grand voyageur : Afrique, Perse, Inde, Chine… / Plusieurs fois pèlerin.


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  • touriste

    Personne qui voyage pour son agrément dans un cadre marchand.

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  • #gare

    Lieu de départ et d’arrivée des trains / Lieu de tous les voyages, de tous les ailleurs / Celui où l’on se retrouve, ou se sépare / #Gare.


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  • pèlerinage 

    Voyage de dévotion en un lieu consacré, effectué à seul ou à plusieurs, supposant le plus souvent une certaine préparation, renvoyant à l’ensemble des critères qui peuvent l’autoriser et/ou l’accompagner : moyen(s) de locomotion, moyens financiers, accueil (sur la route et à terme), activités successives, rencontres, etc. – Le statut qui en découle place la personne qui l’a effectué dans une position particulière à l’égard de celles et ceux qui ne l’ont pas (encore) accompli.

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  • o-miyage

    Au Japon, petits cadeaux que l’on doit systématiquement rapporter aux proches à la suite d’un voyage afin d’exprimer qu’on a pensé à eux

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  • #cook james

    James #Cook (1728 / 1779) / 3 voyages – Pacifique / Endeavour et Discovery : des navires aux navettes / Tué par méprise sur sa « divinité ».


  • #colomb christophe

    1492-1493 / Christophe #Colomb / Effectue son premier voyage / Vers les Indes. Pense-t-il…


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  • #bougainville louis-antoine (de)

    Louis-Antoine de #Bougainville (1729/1811) / Québec, Malouines / Description d’un voyage autour du monde – 1771 / Passionné d’horticulture.


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  • #bodhidharma

    #Bodhidharma (6e s. ?) / « Enseignement de sagesse » « Grand voyageur » / Fond. légendaire du bouddh. chan (Chine), zen (Japon).


  • qiān – 千 : « mille »

    qiān – 千 : « mille ». 千克 qiānkè : « kilo(gramme) ». 千 et 万 wàn se combinent dans un certain nombre d’expressions comme par ex. 千言万语 qiān yán wàn yǔ, « avoir mille choses (ou dix mille) à dire », ou 千丝万缕 qiān sī wàn lǚ « mille (dix mille) liens, attaches », 万水千山 wàn shuǐ qiān shān, littéral. « dix mille rivières et mille montagnes » désignant un « voyage périlleux, plein d’épreuves », etc.


    Sinograph


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  • #avicenne

    Ibn Sīnā, #Avicenne (980/1037) / Canon de la Médecine / Mathématique, logique, chimie … / Grand voyageur / Porté en grande estime.


  • carte postale

    Carte qui comprend sur une face une image, un paysage, un trait d’humour, et au dos de laquelle on inscrit un mot et l’adresse d’une personne à qui on la poste afin de témoigner qu’on pense à elle à l’occasion d’un événement, d’un voyage, etc. 

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  • #al razi

    #Al Razi (865/925) / En Perse / Médecin, philosophe / Alchimiste, mathématicien / Voyageur, enseignant / Isole acide sulfurique et éthanol.


  • 21

    À leur tour les langues romanes se feront complices de notre voyage dans la grande diversité de leurs groupes, espagnol, portugais, catalan, occitan, italien, roumain, rhéto-roman, français … Bien des langues y appelleront notre observation : mirandais, frioulan, ladin, romanche, lombard, provençal, moldave, aroumain… histoire de nous rappeler à l’étendue d’une diffusion dont le latin populaire fut le héraut sans pareil. Occasion également de nous arrêter sur l’incroyable destin de l’écriture latine qui a gagné la planète se plaçant au service d’innombrables langues appartenant à toutes les familles linguistiques.


  • 31

    Retrouvant la famille altaïque du début de notre voyage au sein de laquelle il faudra également compter azéri, gagaouze…, nous arpenterons le sol turc et son passé ottoman, au son du ney et du oud, et dans le fascinant tournoiement des derviches. Puis nous partirons vers l’est à la rencontre de la famille caucasienne où le géorgien se manifestera, entouré des langues abkhaze, ingouche, tchétchène, avar… En ces espaces partagés, sur les antiques terres ourartéennes devenues celles d’Arménie, et de sa langue indo-européenne, l’esprit de Mesrop Machtots planera sur nos pas, lui qui fut père de l’écriture.


  • 32

    C’est alors non loin de là, dans les espaces iraniens, que s’achèvera notre voyage avec l’évocation finale de ce vaste groupe des langues indo-européennes. Outre la langue persane, riche de sa littérature et de son apport civilisationnel, nous rejoindrons les terres d’Asie centrale à la rencontre du kurde, du pashto (ou pachtoune), du dari, du tadjik, de l’hazara… Une poésie du grand Rumî y emplira le chemin de notre âme…
     » Je ne suis pas moi-même, tu n’es pas toi, tu n’es pas moi ;
    Et cependant, je suis moi, tu es toi et tu es moi.
    L’état où tu m’as mis est tel, ô idole de Khotan,
    Que je ne sais si je suis toi, ou si tu es moi. »


  • 33

    …Alors un ultime vertige nous surprendra à nous sentir désormais bien plus que des voyageurs, peut-être parce que nous aurons alors compris que nous sommes tout à la fois des sentinelles, mais aussi des acteurs engagés, enfants d’une génération dont la mission ne consistera plus seulement à sauvegarder nos 7000 langues, mais à les faire vivre, et à les partager par tous les moyens de cœur et d’esprit.