26 mars 1823 – Radama I, le sorabe et le latin…

En entendant le terme « sorabe », nous pourrions partir en Lusace à l’est des terres germaniques à la rencontre d’une communauté slave qui s’y installa à partir du VIe siècle… Pourtant, si nous l’introduisons dans nos chroniques, c’est en référence à un tout autre contexte, puisque nous nous dirigerons plutôt vers les contrées malgaches, voici cinq siècles. À cette époque se met en place un alphabet dérivé de l’arabe (un adjami donc) dit sorabe (ou sora-be), ce qui signifierait écriture de « grande taille ». Quant à déterminer ses origines, les hypothèses oscillent entre une provenance d’un côté arabo-musulmane initiée au contact de marchands, d’un autre javanaise, certains observant des similarités avec le pegon*, autre adaptation de l’alphabet arabe, utilisé à Java. Les premiers textes dont nous avons gardé trace remontent au XVIIe siècle et consistent en particulier en des formules astrologiques ou magiques. On dit que le roi Andrianampoinimerina l’aurait fait venir à la cour. C’est sous le règne de son fils Radama I qui aurait acquis les bases du sorabe, que l’alphabet latin aurait été introduit par des missions protestantes le 26 mars 1823. L’alphabet actuel comprend 21 lettres destinées à transcrire le malgache qui est une langue austronésienne, comptant parmi les langues malayo-polynésiennes occidentales. Le malgache a connu de nombreuses influences tout à la fois bantou, arabo-swahili, sanskrite, mais aussi anglaise et française.

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g h i j k
l m n o p
r s t v y
z

fihavanana 

Forme de lien social, familial, créant les fondements de la solidarité malgache et se traduisant par une diversité de dispositions, conduites, actions destinées à le mettre en œuvre et à le préserver – Dicte et régule les mécanismes d’entraide et de réciprocité – Certains le disent plus ou moins bousculé par de nouvelles normes sociales.


INDEFINITION :

  • fihavanana 

    Forme de lien social, familial, créant les fondements de la solidarité malgache et se traduisant par une diversité de dispositions, conduites, actions destinées à le mettre en œuvre et à le préserver – Dicte et régule les mécanismes d’entraide et de réciprocité – Certains le disent plus ou moins bousculé par de nouvelles normes sociales.

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