« Il était une fois la girafe, le guépard et le rhinocéros noir… »

Il était une fois la girafe, le guépard et le rhinocéros noir.
Et tout semblait débuter comme un conte d’enfant.
Nos trois protagonistes prêts à l’aventure
Afin d’émerveiller petits et grands.

La girafe s’y serait rappelée
Qu’elle fut nommée « chameau-léopard »,
Toujours présent en langue grecque :
καμηλοπάρδαλη
(kamilopárdhali)

De son exceptionnelle prestance,
Elle nous aurait emmenés
Sur les terres orientales,
À la rencontre du fabuleux qílín
(suite…)


Dans la mémoire des Héréros et des Nama : un crime oublié ?

Namibie
Sublimes terres d’Afrique australe
Héritières de traditions plurielles
Enrichies de ses cultures, de ses savoirs

Pourtant se souvient-on
Du sort qu’y connurent
Au début du 20e siècle
Les tribus Hereros et Nama

Se souvient-on de leur massacre à partir de 1904
Suite au partage de l’Afrique
Acté à la Conférence de Berlin (1884-1885)
Au nom du pouvoir de taire toute opposition
Et de réprimer les rébellions

Se souvient-on de leur déportation
Sur Shark Island ?

À leur mémoire
Pour que justice leur soit rendue…

Photo by Panoramas

En Namibie, les victimes du génocide de 1904 en quête de réparations

C’est une mince langue de terre qui plonge dans la baie de Lüderitz, dans le sud de la Namibie. Alignées sur un belvédère, des dizaines de stèles gravées du nom de soldats allemands tombés au début du XXe siècle lors d’une guerre coloniale oubliée.

A côté, une unique plaque de marbre blanc honore la mémoire de quelques-uns de leurs adversaires, anonymes.

De 1904 à 1908, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, tous membres des tribus herero et nama qui avaient osé défier l’autorité de Berlin, sont morts de faim, de froid ou de mauvais traitements dans cette petite péninsule reculée d’Afrique australe à l’époque colonie allemande.

« Shark Island » (L’Ile au requin), c’est son nom, était alors un camp de concentration. Un des outils d’une politique de répression systématique que nombre d’historiens considèrent aujourd’hui comme le premier génocide du XXe siècle.

Longtemps, cet épisode meurtrier est resté ignoré. Tant en Europe qu’en Afrique. Au point que « Shark Island » est aujourd’hui un camping où les touristes viennent planter leur tente…

« Ça fait mal, vraiment mal ». Elue d’origine nama au Parlement namibien, Ida Hoffmann est en colère.

« Si les Allemands (…) avaient respecté notre douleur, nos sentiments et payé des dédommagements, cette chose qui est devenue un endroit où les gens fêtent leur lune de miel ne serait pas là », fulmine la sexagénaire. « Honte à eux! »

Le « eux » craché par la députée met dans le même sac de l’infamie les autorités de Berlin et celles de Windhoek, engagées depuis deux ans dans des discussions sur la reconnaissance des massacres et d’éventuelles compensations.

– Répression féroce –

Les faits ne sont pas contestés. En 1904, la guerre éclate en Namibie lorsque Hereros et, un an plus tard, Namas se révoltent contre les colons allemands, maîtres depuis 1884 de ce qui s’appelle alors le Sud-Ouest africain.

La répression est féroce. Massacres, déportations, travaux forcés, l’ordre d’extermination alors signé par le général Lothar von Trotha est scrupuleusement exécuté. Pour sauver leur peau, de nombreux indigènes s’enfuient à la hâte vers le Botswana voisin.

Selon les historiens, 80.000 Hereros, sur une population de 100.000 à l’époque, et 10.000 Namas, sur 20.000, sont tués.

Longtemps dans le déni, l’Allemagne commence à reconnaître sa responsabilité à l’occasion du centenaire des massacres, en 2004. Elle semble prête à reconnaître le génocide mais, pour l’heure, refuse catégoriquement l’idée de réparations.

Comme le répète à l’envi le porte-parole de sa diplomatie Martin Schäfer, l’aide au développement « très généreuse » versée à la Namibie constitue « l’expression de (sa) responsabilité particulière » dans ces événements. Point final.

Une position qui fait bondir l’ex-ministre et député herero Kazenambo Kazenambo, qui exige la restitution de toutes les terres confisquées pendant l’ère coloniale.

« Le génocide a provoqué des déplacements qui ont contraint notre population à vivre dans des zones sous-développées », tonne-t-il, « nous vivons les uns sur les autres alors que des gens qui habitent Berlin ou Francfort ont des hectares de terres inutilisées ».

– ‘Plus rien’ –

A 300 km au nord de la capitale namibienne Windhoek, Okakarara, à portée de canon de l’un des champs de bataille les plus meurtriers de cette guerre, est un bastion de la communauté herero.

Les pieds dans le sable qui encercle sa baraque coiffée de tôles, Sarafia Komomungondo rumine le passé.

« Avant la guerre, nous étions bien (…), nous avions des sources de revenu, le bétail surtout », raconte l’octogénaire aux yeux bleus perçants, bicorne traditionnel sur la tête. « Aujourd’hui nous n’avons plus rien (…), les gens se couchent sans avoir mangé, alors des réparations nous feraient du bien ».

« Les pauvres deviennent plus pauvres, les riches plus riches. Les Hereros ne font pas partie de ceux du gouvernement », constate amèrement sa voisine, Veronika Mujazu, 69 ans.

Plus peut-être encore qu’aux Allemands, de nombreux membres de la communauté herero en veulent à leurs dirigeants.

Depuis son indépendance en 1990, la Namibie est dirigée sans partage par son mouvement de libération, la Swapo. Le parti est contrôlé par l’ethnie majoritaire du pays, les Ovambos. Les Hereros, qui ne représentent que 10% de ses 2,5 millions d’habitants, les accusent d’ignorer leurs intérêts.

« En Afrique, pour être politiquement fort il faut le nombre », explique sans détour Ester Muinjangue, la directrice de la Fondation pour le génocide ovaherero.

– ‘Discriminations’ –

« Nous ne sommes que le troisième ou quatrième groupe (ethnique), alors nous sommes désavantagés », poursuit-elle, « nous sommes exclus, donc nous ne pouvons pas influencer les négociations ni leurs résultats ».

Les chefs traditionnels herero et nama réclament depuis des mois un siège à la table des négociations entre Windhoek et Berlin, sur le modèle de celles qui ont réuni l’Allemagne, Israël et les communautés juives après 1945. Mais les deux capitales le leur refusent catégoriquement.

Les deux tribus ont donc riposté en déposant une plainte pour génocide contre l’Allemagne devant un tribunal de New York. Première victoire, un juge l’a acceptée en mars.

Les autorités namibiennes balaient ce nouveau front judiciaire d’un revers de main, persuadé qu’il finira en impasse.

« Ceux qui ont initié cette plainte ne viennent pas de notre camp politique », note leur très madré négociateur, Zed Ngavirue.

« Il peut y avoir ici et là des discriminations car nous sommes une société plurielle, mais il faut comprendre qu’au final un accord qui a du sens ne pourra être obtenu qu’au niveau des Etats », insiste le diplomate, « car il faudra faire respecter des obligations ».

Sans entrer dans les détails, M. Ngavirue fait état de « progrès » dans les négociations, persuadé que Berlin a intérêt à un accord.

L’ex-ministre Kazenambo, lui, reste sceptique. Mais il le jure, il continuera le combat jusqu’au bout. « Pour nous ce n’est pas une question d’argent, il s’agit de moralité et de dignité », lâche-t-il, « et nous ne cèderons jamais là-dessus ».pa/bed/mdr

AFP, publié le vendredi 21 juillet 2017 à 08h14

Lien : https://oran.ge/2h6Obu6


La bile d’ours : au prix de l’extrême souffrance…

Dans les arrière-boutiques
Un trafic se livre
Qui fait commerce de souffrance
Comme en bien d’autres lieux hélas

Ici ce sont les ours
Qui en pâtissent
Traînés, recroquevillés, immobilisés
Tandis qu’on perfore leur abdomen
Pour atteindre la vésicule biliaire

Pour leur malheur
Leur bile satisfait la demande
Au nom de médecines traditionnelles

Pour leur sauvegarde
Certains se battent
Sans relâche
Pour que cesse cette abomination
Pour que des solutions viables
Lui soient apportées

Honneur à leur combat…

Le Vietnam va libérer 1.000 ours exploités pour leur bile

Le Vietnam a promis mercredi de libérer plus de 1.000 ours encore exploités dans des fermes pour leur bile, qui sert en médecine traditionnelle, afin de mettre définitivement un terme à ce commerce illégal.

L’animal, dont la chasse, le trafic et l’élevage sont interdits dans le pays communiste, peut légalement être utilisé comme animal de compagnie. Une faille utilisée par des fermes illicites qui produisent de la bile d’ours, utilisée dans la confection de produits de médecine traditionnelle, très demandés dans la région.

Ces dernières années, des centaines sont morts en raison des mauvais traitements – les animaux sont régulièrement drogués et immobilisés dans d’étroites cages, l’abdomen perforé par un cathéter ou une fistule reliés à leur vésicule biliaire.

L’administration vietnamienne des forêts (VNFOREST) ​​et l’ONG Animals Asia ont signé mercredi un accord pour sauver tous les ours restants dans les fermes et s’engager à mettre fin au commerce de la bile dans les cinq ans qui viennent.

« C’est une journée vraiment historique », a déclaré Jill Robinson, président de Animals Asia, lors de la signature à Hanoï. « Cela va permettre de définitivement mettre un terme aux fermes de bile au Vietnam », a-t-il ajouté.

Pour l’organisation, ce programme va coûter jusqu’à 20 millions de dollars (17,3 millions d’euros) pour sauver et construire suffisamment de centres pour les ours.

« Il est difficile de trouver des fonds pour prévenir et arrêter la chasse et sauver les animaux sauvages », a expliqué Cao Chi Cong, directeur adjoint de VNFOREST.

Les fermes d’ours sont officiellement interdites au Vietnam depuis 1992 mais cette interdiction n’est pas du tout respectée.

La bile contient un acide qui peut aider à traiter les maladies du foie et de la vésicule biliaire, mais des alternatives efficaces à base de plantes sont disponibles.

Il y a environ 1.200 ours en captivité au Vietnam et plus de 400 fermes d’ours dans le pays. Ils étaient plus de 4.000 en captivité en 2005.

Le Vietnam est devenu une destination de choix pour les personnes qui cherchent à consommer des espèces rares ainsi que du vin et des médicaments à partir d’animaux considérés comme ayant des propriétés curatives ou aphrodisiaques.

Par AFP le 19.07.2017 à 13h46

Lien : http://bit.ly/2h5WByc


Mongolie : le temps des nomades est-il révolu ?

Mongolie
Le temps des nomades
Qui vont et viennent dans la steppe

Le temps de monter le ger
Selon des règles et dispositions immuables

Le temps de partager les rites, les fêtes et les contes
Naadam, Tsagaan Sar…

Mongolie
Lorsque le nomadisme côtoie la sédentarité
Lorsque le dzud les y condamne
Lorsque la Cité d’Oulan Bator les y avale en sa périphérie
Lorsqu’on y rêve d’éducation et de mieux gagner sa vie
Sur les pas d’Olzod et Purevsuren…

Mongolie : le rêve brisé des nomades aux portes d'Oulan-Bator

Elle est née dans les steppes qui s’étendent à perte de vue sous le soleil mongol. Aujourd’hui, Olzod a pour vis-à-vis un bidonville embrumé par la pollution, où s’entassent des centaines de milliers de nomades venus comme elle chercher une vie meilleure à Oulan-Bator.

Dans les collines qui entourent la capitale mongole, les gratte-ciel cèdent la place à des quartiers de yourtes, les tentes circulaires traditionnelles, sans eau courante ni système d’évacuation.

Olzod, une couturière de 35 ans, vit là depuis une quinzaine d’années.

« C’est très dur, mais la vie à la campagne l’est encore plus », dit-elle, couchée dans la yourte qu’elle partage avec ses trois enfants.

La rigueur de l’hiver pousse chaque année de nouveaux nomades vers la ville. L’hiver dernier, une vague de froid particulièrement vif doublée d’un épisode de sécheresse, a tué plus de 40.000 têtes de bétail.

Avec le changement climatique, les experts estiment que la fréquence de ce phénomène, appelé « dzud », ne cessera d’augmenter.

Aujourd’hui, près de la moitié de la population de Mongolie, soit 1,5 million d’habitants, vit à Oulan-Bator, dont la majorité dans ces bidonvilles qui ont grossi en périphérie. Des quartiers reliés par des chemins boueux, sans électricité, où s’alignent tentes et bicoques misérables.

La croissance rapide de ces zones a conduit en début d’année le maire de la ville à limiter les arrivées de migrants et à bloquer l’expansion du réseau d’électricité.

Le nouveau président Khaltmaa Battulga, un homme d’affaires populiste qui a remporté les élections au début du mois, a promis d’éradiquer la pauvreté dans ces taudis, où lui-même a grandi. En héritant d’un prêt de 4,8 milliards d’euros sous l’égide du Fonds monétaire international (FMI), il a juré de faire redécoller l’économie.

Selon la Banque mondiale, au moins 60% des habitants des bidonvilles sont au chômage.

– Un repas par jour –

Chez Olzod, un four à charbon trône au milieu de la tente afin de résister à l’hiver, lorsque la température tombe sous les -40°C; la toile de tente est doublée de vêtements colorés, offrant une couche d’isolation dérisoire avec l’extérieur.

A Oulan-Bator, « on croyait obtenir une bonne éducation », raconte Olzod, qui est venue avec sa soeur dans la capitale. Mais leur activité de couturière était insuffisante pour payer les frais de scolarité.

Aujourd’hui, son revenu principal vient de la vente de robes traditionnelles qu’elle coud à la main. Des robes qui se portent durant les deux principales fêtes nationales: le Nouvel an lunaire en hiver et le Naadam en été.

Avec le Nouvel an, Olzod a gagné 4 millions de tugriks (environ 1.500 euros). En comptant l’allocation mensuelle du gouvernement pour les enfants, Olzod a tout juste assez pour tenir jusqu’au Naadam.

« Tout ce que je veux, c’est une nouvelle machine à coudre », dit-elle. Dans cette famille qui ne peut se permettre qu’un repas par jour, le bonheur d’Olzod est que ses deux filles adolescentes et son fils de 10 ans puissent aller à l’école — un trajet de trois kilomètres qu’ils parcourent à pied.

– Chassée par l’hiver –

Chassée de la steppe par le « dzud », Shagdur Purevsuren, une laitière de 57 ans, est arrivée à Oulan-Bator il y a 17 ans. Endettée par l’achat de trois vaches, elle utilise sa retraite pour rembourser son crédit. La vente de ses produits est tout juste suffisante pour joindre les deux bouts, mais elle s’inquiète surtout pour sa fille au chômage et ses petits-enfants.

« Ma fille a fait beaucoup de petits boulots en ville », explique-t-elle, en remuant une crème onctueuse. « Ses patrons ne lui donnaient jamais l’argent qu’ils lui devaient. Parfois les enfants n’ont rien à manger, ils tombent malades », dit-elle.

Bien souvent, les nomades ne savent pas ce qui les attend dans la capitale, observe la directrice d’une branche de la Croix-Rouge américaine à Oulan-Bator, Damdinsurengiin Gerelmaa. « Ils ne sont pas au courant des risques ».

Malgré tout, Purevsuren, elle, a appris à aimer cet environnement bizarre où la steppe se fond dans la ville. C’est là qu’elle a rencontré son mari et que grandiront ses petits-enfants.

« De toute façon », dit-elle, « je suis trop vieille pour élever des animaux à la campagne ».

yan/lth/str/bar/cls/ple

AFP, publié le jeudi 20 juillet 2017 à 15h23

Lien : https://oran.ge/2ww6c8h


Repensons le plastique…

Une aventure au fil des siècles
Clamant le génie de l’humanité
D’invention en invention
Les techniques s’y affinent
Histoire du plastique

Découverte du caoutchouc, de la vulcanisation
Apparition du mot polymère (1866)
Mise au point du celluloïd (1856/1870) puis de la cellophane (1908)
Après un siècle de perfectionnement, fabrication industrielle du polychlorure de vinyle – PVC (1931)
Apparition des polyamides en 1935 : le nylon !
Découverte du polycarbonate en 1953…

Depuis 1950
Production de 8,3 milliards de tonnes de plastiques
Et la belle aventure a viré au cauchemar
L’invention géniale s’est disséminée
9 % ont été recyclés,
12 % incinérés
Et 79 % ont été accumulés dans des décharges ou dans la nature

Surexploitation des combustibles fossiles
Additifs toxiques
Substances chimiques
Perturbateurs endocriniens
Matières non biodégradables
Menace majeure pour nos océans

– STOP –
Dans nos actes
Dans nos comportements
Dans nos pensées
Repensons le plastique…

Pour lutter contre la pollution, le Kenya bannit les sacs en plastique

Dans le but de lutter contre la pollution, le Kenya interdit, depuis lundi 28 août, l’utilisation, la fabrication et l’importation de sacs en plastique. L’interdiction, qui vise principalement les sacs distribués par les commerçants et ne concerne ni les biens emballés dans du plastique, ni les sacs spécifiques utilisés pour les ordures, est entrée en vigueur après le rejet par la Haute Cour, vendredi, d’une plainte des importateurs de sacs en plastique, qui arguaient d’une importante perte d’emplois.
Des dizaines d’autres pays ont déjà interdit ou limité l’usage des sacs en plastique, comme le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire… Mais la loi kényane semble particulièrement dure pour les délits les plus graves, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 32 000 euros et des peines de prison de quatre ans maximum.
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les supermarchés kényans distribuent jusqu’à 100 millions de sacs en plastique par an. Le directeur du PNUE, Erik Solheim, a dès lors qualifié l’interdiction d’« étape gigantesque » en vue de mettre un terme à la pollution provoquée par le plastique dans un pays où ces sacs jonchent souvent les bas-côtés, se retrouvent régulièrement bloqués dans les branches des arbres, obstruent certaines voies d’égout, sont parfois ingérés par le bétail et se retrouvent dans les cours d’eau et l’océan Indien.
Sacs écologiques
L’interdiction avait été annoncée six mois plus tôt afin de laisser aux consommateurs et commerçants le temps de s’adapter à la législation à venir. L’Agence kényane de gestion de l’environnement (NEMA) avait à cet effet publié des annonces dans les principaux journaux afin de l’expliciter.
Malgré cela, l’entrée en vigueur a perturbé les opérations de certains supermarchés. De longues files se sont formées aux caisses et de nombreux clients ont été obligés d’emporter leurs courses dans les bras ou dans des caisses en carton, en l’absence des sacs en plastique. L’Association des commerçants au détail du Kenya a indiqué que les supermarchés prévoient de commercialiser d’ici peu des sacs écologiques et réutilisables à prix modique.
Le Kenya avait déjà tenté deux fois pendant la décennie écoulée d’interdire les sacs en plastique, en vain. Mais la mesure semble cette fois bénéficier d’un large soutien, tant le problème de la pollution au plastique est devenu visible. Quelques Kényans se sont toutefois plaints sur les réseaux sociaux, affirmant que des policiers arrêtent certaines voitures dans le centre de Nairobi pour vérifier qu’aucun sac en plastique ne s’y trouve et, le cas échéant, demander un pot-de-vin.

Le Monde.fr avec AFP Le 28.08.2017 à 17h18

Lien : http://lemde.fr/2wW1F1K