« Il était une fois la girafe, le guépard et le rhinocéros noir… »

Il était une fois la girafe, le guépard et le rhinocéros noir.
Et tout semblait débuter comme un conte d’enfant.
Nos trois protagonistes prêts à l’aventure
Afin d’émerveiller petits et grands.

La girafe s’y serait rappelée
Qu’elle fut nommée « chameau-léopard »,
Toujours présent en langue grecque :
καμηλοπάρδαλη
(kamilopárdhali)

De son exceptionnelle prestance,
Elle nous aurait emmenés
Sur les terres orientales,
À la rencontre du fabuleux qílín
(suite…)


Mongolie : le temps des nomades est-il révolu ?

Mongolie
Le temps des nomades
Qui vont et viennent dans la steppe

Le temps de monter le ger
Selon des règles et dispositions immuables

Le temps de partager les rites, les fêtes et les contes
Naadam, Tsagaan Sar…

Mongolie
Lorsque le nomadisme côtoie la sédentarité
Lorsque le dzud les y condamne
Lorsque la Cité d’Oulan Bator les y avale en sa périphérie
Lorsqu’on y rêve d’éducation et de mieux gagner sa vie
Sur les pas d’Olzod et Purevsuren…

Mongolie : le rêve brisé des nomades aux portes d'Oulan-Bator

Elle est née dans les steppes qui s’étendent à perte de vue sous le soleil mongol. Aujourd’hui, Olzod a pour vis-à-vis un bidonville embrumé par la pollution, où s’entassent des centaines de milliers de nomades venus comme elle chercher une vie meilleure à Oulan-Bator.

Dans les collines qui entourent la capitale mongole, les gratte-ciel cèdent la place à des quartiers de yourtes, les tentes circulaires traditionnelles, sans eau courante ni système d’évacuation.

Olzod, une couturière de 35 ans, vit là depuis une quinzaine d’années.

« C’est très dur, mais la vie à la campagne l’est encore plus », dit-elle, couchée dans la yourte qu’elle partage avec ses trois enfants.

La rigueur de l’hiver pousse chaque année de nouveaux nomades vers la ville. L’hiver dernier, une vague de froid particulièrement vif doublée d’un épisode de sécheresse, a tué plus de 40.000 têtes de bétail.

Avec le changement climatique, les experts estiment que la fréquence de ce phénomène, appelé « dzud », ne cessera d’augmenter.

Aujourd’hui, près de la moitié de la population de Mongolie, soit 1,5 million d’habitants, vit à Oulan-Bator, dont la majorité dans ces bidonvilles qui ont grossi en périphérie. Des quartiers reliés par des chemins boueux, sans électricité, où s’alignent tentes et bicoques misérables.

La croissance rapide de ces zones a conduit en début d’année le maire de la ville à limiter les arrivées de migrants et à bloquer l’expansion du réseau d’électricité.

Le nouveau président Khaltmaa Battulga, un homme d’affaires populiste qui a remporté les élections au début du mois, a promis d’éradiquer la pauvreté dans ces taudis, où lui-même a grandi. En héritant d’un prêt de 4,8 milliards d’euros sous l’égide du Fonds monétaire international (FMI), il a juré de faire redécoller l’économie.

Selon la Banque mondiale, au moins 60% des habitants des bidonvilles sont au chômage.

– Un repas par jour –

Chez Olzod, un four à charbon trône au milieu de la tente afin de résister à l’hiver, lorsque la température tombe sous les -40°C; la toile de tente est doublée de vêtements colorés, offrant une couche d’isolation dérisoire avec l’extérieur.

A Oulan-Bator, « on croyait obtenir une bonne éducation », raconte Olzod, qui est venue avec sa soeur dans la capitale. Mais leur activité de couturière était insuffisante pour payer les frais de scolarité.

Aujourd’hui, son revenu principal vient de la vente de robes traditionnelles qu’elle coud à la main. Des robes qui se portent durant les deux principales fêtes nationales: le Nouvel an lunaire en hiver et le Naadam en été.

Avec le Nouvel an, Olzod a gagné 4 millions de tugriks (environ 1.500 euros). En comptant l’allocation mensuelle du gouvernement pour les enfants, Olzod a tout juste assez pour tenir jusqu’au Naadam.

« Tout ce que je veux, c’est une nouvelle machine à coudre », dit-elle. Dans cette famille qui ne peut se permettre qu’un repas par jour, le bonheur d’Olzod est que ses deux filles adolescentes et son fils de 10 ans puissent aller à l’école — un trajet de trois kilomètres qu’ils parcourent à pied.

– Chassée par l’hiver –

Chassée de la steppe par le « dzud », Shagdur Purevsuren, une laitière de 57 ans, est arrivée à Oulan-Bator il y a 17 ans. Endettée par l’achat de trois vaches, elle utilise sa retraite pour rembourser son crédit. La vente de ses produits est tout juste suffisante pour joindre les deux bouts, mais elle s’inquiète surtout pour sa fille au chômage et ses petits-enfants.

« Ma fille a fait beaucoup de petits boulots en ville », explique-t-elle, en remuant une crème onctueuse. « Ses patrons ne lui donnaient jamais l’argent qu’ils lui devaient. Parfois les enfants n’ont rien à manger, ils tombent malades », dit-elle.

Bien souvent, les nomades ne savent pas ce qui les attend dans la capitale, observe la directrice d’une branche de la Croix-Rouge américaine à Oulan-Bator, Damdinsurengiin Gerelmaa. « Ils ne sont pas au courant des risques ».

Malgré tout, Purevsuren, elle, a appris à aimer cet environnement bizarre où la steppe se fond dans la ville. C’est là qu’elle a rencontré son mari et que grandiront ses petits-enfants.

« De toute façon », dit-elle, « je suis trop vieille pour élever des animaux à la campagne ».

yan/lth/str/bar/cls/ple

AFP, publié le jeudi 20 juillet 2017 à 15h23

Lien : https://oran.ge/2ww6c8h


Repensons le plastique…

Une aventure au fil des siècles
Clamant le génie de l’humanité
D’invention en invention
Les techniques s’y affinent
Histoire du plastique

Découverte du caoutchouc, de la vulcanisation
Apparition du mot polymère (1866)
Mise au point du celluloïd (1856/1870) puis de la cellophane (1908)
Après un siècle de perfectionnement, fabrication industrielle du polychlorure de vinyle – PVC (1931)
Apparition des polyamides en 1935 : le nylon !
Découverte du polycarbonate en 1953…

Depuis 1950
Production de 8,3 milliards de tonnes de plastiques
Et la belle aventure a viré au cauchemar
L’invention géniale s’est disséminée
9 % ont été recyclés,
12 % incinérés
Et 79 % ont été accumulés dans des décharges ou dans la nature

Surexploitation des combustibles fossiles
Additifs toxiques
Substances chimiques
Perturbateurs endocriniens
Matières non biodégradables
Menace majeure pour nos océans

– STOP –
Dans nos actes
Dans nos comportements
Dans nos pensées
Repensons le plastique…

Pour lutter contre la pollution, le Kenya bannit les sacs en plastique

Dans le but de lutter contre la pollution, le Kenya interdit, depuis lundi 28 août, l’utilisation, la fabrication et l’importation de sacs en plastique. L’interdiction, qui vise principalement les sacs distribués par les commerçants et ne concerne ni les biens emballés dans du plastique, ni les sacs spécifiques utilisés pour les ordures, est entrée en vigueur après le rejet par la Haute Cour, vendredi, d’une plainte des importateurs de sacs en plastique, qui arguaient d’une importante perte d’emplois.
Des dizaines d’autres pays ont déjà interdit ou limité l’usage des sacs en plastique, comme le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire… Mais la loi kényane semble particulièrement dure pour les délits les plus graves, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 32 000 euros et des peines de prison de quatre ans maximum.
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les supermarchés kényans distribuent jusqu’à 100 millions de sacs en plastique par an. Le directeur du PNUE, Erik Solheim, a dès lors qualifié l’interdiction d’« étape gigantesque » en vue de mettre un terme à la pollution provoquée par le plastique dans un pays où ces sacs jonchent souvent les bas-côtés, se retrouvent régulièrement bloqués dans les branches des arbres, obstruent certaines voies d’égout, sont parfois ingérés par le bétail et se retrouvent dans les cours d’eau et l’océan Indien.
Sacs écologiques
L’interdiction avait été annoncée six mois plus tôt afin de laisser aux consommateurs et commerçants le temps de s’adapter à la législation à venir. L’Agence kényane de gestion de l’environnement (NEMA) avait à cet effet publié des annonces dans les principaux journaux afin de l’expliciter.
Malgré cela, l’entrée en vigueur a perturbé les opérations de certains supermarchés. De longues files se sont formées aux caisses et de nombreux clients ont été obligés d’emporter leurs courses dans les bras ou dans des caisses en carton, en l’absence des sacs en plastique. L’Association des commerçants au détail du Kenya a indiqué que les supermarchés prévoient de commercialiser d’ici peu des sacs écologiques et réutilisables à prix modique.
Le Kenya avait déjà tenté deux fois pendant la décennie écoulée d’interdire les sacs en plastique, en vain. Mais la mesure semble cette fois bénéficier d’un large soutien, tant le problème de la pollution au plastique est devenu visible. Quelques Kényans se sont toutefois plaints sur les réseaux sociaux, affirmant que des policiers arrêtent certaines voitures dans le centre de Nairobi pour vérifier qu’aucun sac en plastique ne s’y trouve et, le cas échéant, demander un pot-de-vin.

Le Monde.fr avec AFP Le 28.08.2017 à 17h18

Lien : http://lemde.fr/2wW1F1K