1er février 2015 : Hussein Sheikh Ahmed Kaddare – Mogadiscio…

Le somali, langue couchitique, a un statut officiel en Somalie, l’arabe y étant la seconde langue. Le somali est largement majoritaire, connaissant plusieurs variantes régionales. Celle du nord et du centre est devenue la langue standard à laquelle il faut ajouter le bénadiri (sur la côte), et le maay parlé dans le sud. Ce dernier est proche de diverses langues comme le garré, le dabarré, le jiiddu ou encore le tunni, qui appartiennent également au groupe couchitique. Notons aussi l’usage du swahili, langue bantoue. Le somali a connu et continue de connaître un certain nombre de systèmes visant à le transcrire. L’écriture arabe fut ainsi introduite dans le pays au XIIIe siècle, donnant lieu par la suite à un système dit wadaad, utilisé en particulier pour la transcription des lois coutumières et des odes dites qasidas. Entre 1920 et 1922 apparut l’alphabet osmanya créé par Osman Yusuf Kenadid (1919-1988), qui entrera dans la table UNICODE en 2003. Signalons également le borama, mis au point par Sheikh Abdurahman Sh. Nur vers 1933. Cette écriture doit son nom à la cité de Borama, chef-lieu de la province d’Awdal, au nord-ouest de la Somalie. Dans les années 1950, Musa Haji Ismail Galal (1917-1980) proposa une certaine refonte du wadaad avec un nouvel alphabet qui porte son nom.  Et voici qu’en 1952 (ou 1953), Hussein Sheikh Ahmed Kaddare (1934-2015) fut le créateur d’une autre écriture éponyme. Enfin, en 1972, une adaptation de l’alphabet latin fut mise au point par Shire Jama Ahmed. Les consonnes y sont énoncées dans l’ordre de l’alphabet arabe, tandis que les voyelles y reprennent celui du latin.

B T J X
KH D R S SH
DH C G F Q
K L M N W
H Y A E I
O U      

 


Dans la mémoire des Héréros et des Nama : un crime oublié ?

Namibie
Sublimes terres d’Afrique australe
Héritières de traditions plurielles
Enrichies de ses cultures, de ses savoirs

Pourtant se souvient-on
Du sort qu’y connurent
Au début du 20e siècle
Les tribus Hereros et Nama

Se souvient-on de leur massacre à partir de 1904
Suite au partage de l’Afrique
Acté à la Conférence de Berlin (1884-1885)
Au nom du pouvoir de taire toute opposition
Et de réprimer les rébellions

Se souvient-on de leur déportation
Sur Shark Island ?

À leur mémoire
Pour que justice leur soit rendue…

Photo by Panoramas


Django parmi les Roms…

Génie de l’artiste
Qui mit en orbite
Le jazz manouche

Django Reinhardt
L’homme aux doigts de fée
Dont ceux de la main gauche
Furent pourtant brûlés dans son enfance…

Mais alors que son existence (1910-1953)
Nous emmène dans les heures ténébreuses
De la Seconde Guerre Mondiale
Un abîme parfois oublié
Refait surface

Qu’on le nomme
« Holocauste tsigane »
Porajmos, « dévoration »
Ou encore Samudaripen, « Tuez-les tous »
Il nous entraîne dans ces tourbillons infâmes
Où périrent des centaines de milliers de personnes

De Roumanie, de France,
De Croatie, de Hongrie, d’URSS
D’Autriche, d’Estonie…
Entendons-nous leurs cris ?

Alors quand au son de la guitare magique
La danse nous prend
Quand le rythme nous vient
Ne perdons pas pour autant la mémoire
Qui est le seul véritable rempart
Contre de tels renouvellements…

 

Etienne Comar réalise Django, un film sorti en 2017 avec Reda Kateb, Cécile de France, Bea Palya… s’articulant autour du départ de Django Reinhardt de Paris en 1943 et de sa présence ainsi que de ses proches à Thonon-les-Bains dans l’espoir de passer en Suisse…


Il était une fois : « Vive le Québec libre ! »

1967 – 24 Juillet
Visite du Général de Gaulle au Québec
100 ans exactement après la Constitution
Créant la Confédération du Canada
Unissant alors
Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ontario et Québec

Du balcon de l’hôtel de ville
La voix s’élève
Et l’on retiendra un vigoureux :
« Vive le Québec libre ! »

Le gouvernement fédéral n’apprécie guère
Et le Général satisfait de son coup d’éclat
Rentre en France…

Photo by Bobolink


Une union, une unité : Ruth et Seretse…

Un regard a suffi
Et la flamme a fait le reste
Seretse Khama
Et Ruth Williams
Se sont promis fidélité, amour et justice
Et leur vie en témoigne

Témoignage contre l’adversité
Témoignage contre la ségrégation raciale
Témoignage contre la tentative de le déstabiliser
Ainsi que son pays

Au fait, Seretse Khama
Est Roi de Bangwato
Et son nom, Seretse,
Signifie : « l’argile qui lie »

Malgré les oppositions de toutes sortes
Malgré les dénis de justice
Malgré l’exil,
Ces deux-là tiendront bon
Et en 1966
Seretse Khama deviendra
Après l’indépendance
Le premier président
du Botswana…

Leur fils
Seretse Khama Ian Khama
Devient à son tour président en 2008
Réélu en 2014…

We are convinced that there is justification for all the races that have been brought together in this part of Africa, by the circumstances of history, to live together in peace and harmony, for they have no other home but Southern Africa. Here we will have to learn how to share aspirations and hopes as one people, united by a common belief in the unity of the human race. Here rests our past, our present, and, most importantly of all, our future. » – Seretse Khama – speech at the national stadium on the 10th anniversary of independence in 1976. As quoted in Thomas Tlou, Neil Parsons and Willie Henderson’s Seretse Khama 1921-80, Macmillan 1995. (thoughtco.com)

 

Un film « A United kingdom » paru en 2017 rend hommage à leur couple et à leur combat…