enseigner

« A une période de ma vie, quand j’avais un peu plus de 10 ans, des Mauriciens allaient en Inde apprendre le sitar, les tablas, etc. Puis ils revenaient mariés à des indiennes. Ces femmes ont ouvert un centre, qui est devenu par la suite l’équivalent d’un conservatoire de danse, musique, chant et beaux-arts… Et moi, j’y suis allée en cachette (j’avais alors 12 ans) mais je ne pouvais pas payer. On habitait alors à la campagne, et on allait à l’école en ville (on devait se lever à 5 h 30). C’était à 1 h 30 par le bus. L’école de danse était juste à côté de mon collège. J’ai commencé à prendre des cours de Bharata Natyam, danse classique du sud de l’Inde. Ma mère savait ce que je faisais mais pas mon père. Puis un jour, j’avais 13 ans, une audition a eu lieu. La grande banque de l’État voulait une danse indienne pour réaliser sa publicité. Le professeur nous a fait jouer : on était une dizaine. Et mon père a vu la pub à la télé… Mais finalement il en a été tellement fier, qu’il n’a rien dit. Alors j’ai continué. Et aujourd’hui quand je reviens à Maurice, je retrouve ce professeur. Et elle me corrige… »

Les mots de Indira B.

Les mots de Indira B.

Indira véhicule et croise plusieurs mondes pour mieux les offrir aux autres : celui de la danse indienne, de l’amour des langues, de son pays natal, Maurice. Nous partons ici à ses côtés à la connaissance des courpas sous les tonnelles de chouchous.

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