Dans la grotte Cosquer…

Mais qu’allait-il faire dans ces calanques ? Plonger tout simplement ! Ainsi débuta l’aventure du scaphandrier Henri Cosquer à partir de 1985. Le voici donc dans la calanque dite de la Triperie, 37 mètres sous l’eau. Un couloir se présente à lui qu’il décide d’emprunter. Non sans risque – plusieurs accidents le confirmeront hélas. Or 175 mètres plus loin, son émotion est à son comble : il débouche dans une cavité et la féerie éclate de toutes parts. Il se retrouve en présence de peintures pariétales ignorées de tous. Après analyse, l’on conclura qu’elles proviennent de deux âges distincts. Le premier remonte à 27000 ans et fait état de mains négatives*.   Le second a 19000 ans et l’on y trouve chevaux, bouquetins, cervidés, aurochs… Une merveille de plus vient de s’ajouter à la longue épopée de redécouverte de l’activité préhistorique. La grotte qui en 1992 s’intitulera désormais Cosquer, nous projette corps et âme en ces temps où nos ancêtres investirent tant de lieux dans le monde dont ils occupèrent le sol et marquèrent les parois. Et avec cette histoire, une certitude nous vient : il ne fait en effet aucun doute que plus le temps avancera, plus nous découvrirons de choses sur ces empreintes germinales, sources d’un des plus grands émerveillements que le signe écrit puisse nous inspirer !