• Indéfinition principale :

    big data

    Ensemble des données numériques considérées du point de vue de leur expansion continue et du traitement qu’elles sont et seront en mesure de susciter – Enjeu majeur des acteurs numériques non seulement dans la maîtrise de l’information mais des services liés à leur exploitation et à leur analyse – Tous les secteurs d’activité (des médias à la politique, de la santé à la météorologie, de l’éducation au commerce, de la sécurité à l’énergie…) sont concernés par cette gestion visant à identifier un nombre incalculable de phénomènes individuels ou collectifs, facteurs d’aide à l’analyse prédictive et à la décision et véritable levier d’influence avec toutes les avancées et dérives que ces développements peuvent occasionner selon qui s’y livre et à quelles fins.

  • Effets :

  • Effet Big data et Effet Un

    OK, nous sommes à l’heure de l’effet big data. Entendons d’un tel déferlement de données que les chiffres censés les décrire sont frappés d’un étrange malaise, celui d’une perte relative ou plus avancée de signification. Les approcher sous une forme analytique fait le succès de quelques acteurs du système. Les autres, un peu dépassés, n’ont qu’à acquiescer ou prétendre se révolter si telle ou telle ligne chiffrée les a choqués. Pourtant comment ne pas mettre en pendant de cet effet, un autre effet qui viendra rappeler que tous les grands nombres, y compris ceux des génocides et de l’abime qu’ils contiennent, commence et recommence par le chiffre 1. L’effet Un en remettant la singularité de chaque être, de chaque chose, au centre du débat, serait-il alors un antidote à la déferlante du big data ?


  • Effet Silence

    Si l’heure semble être à la multiplication des sources et des bruits, des dépêches qui fusent et des scoops* banalisés, si l’heure est à la logorrhée* et au Big data*, elle semblerait aussi parfois opter pour le silence. Non pas de ces silences dont on pourrait se féliciter, qui nous donnent un micro-espace de respiration et de relative quiétude, ni encore moins de ceux que l’on savoure à la rencontre des grandes étendues à l’horizon infini, mais de silences imposés, voulus, décrétés… De silences qui illustrent notre faculté idéologique, politique, marchande, à taire une réalité, une injustice, à ne pas lui donner l’écho qu’elle réclame naturellement. L’effet silence n’est certes pas très glorieux mais il semblerait qu’il ait encore de beaux jours devant lui…