Indéfinition :

  • offrir

    Remettre à une ou plusieurs personnes quelque chose de matériel ou d’immatériel dans l’idée de les honorer, les remercier, leur exprimer une forme de satisfaction.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • seibo 

    Coutume japonaise d’envoi de cadeaux qui a lieu à la fin de l’année. 

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  • Veillée :

  • La fille du marabout…

    On dit qu’un marabout avait une fille et que celle-ci n’avait d’égale en beauté. Tout le monde s’accordait à déclarer qu’elle était le plus beau joyau de la Terre et bien sûr il n’était jeune homme qui ne rêvat de l’épouser. C’est ainsi que chaque peuple brûlait d’espoir de voir l’un des siens vivre à ses côtés. Les Peuls, qui sont éleveurs de renom, adressaient donc au marabout quantité de veaux et de lait. Les Bambaras, qui sont agriculteurs, l’aidaient à cultiver son champ et lui concédaient même partie de leur récolte. Les Maninkas, qui pratiquent le commerce des esclaves, lui apportaient maints captifs. Enfin les julas, qui savent le prix des coquillages, lui offraient des monceaux de cauris. Tous étaient impatients de connaître sa décision. Aussi accepta-t-il de recevoir leurs délégations. Recevant chacune d’elles, le marabout ne parvint à se décider. Il accueillit donc favorablement les quatre propositions, promettant à leurs délégués la main de sa fille. Mais comment cela pouvait-il être ! Le marabout en réponse fixa la date du mariage. Toutefois, tandis que celle-ci approchait, son indécision devenait de plus en plus insupportable. Devant une telle situation, Dieu lui adressa un ange, accompagné d’un âne, d’un chien et d’un chat. Le conseil divin était clair : la veille du mariage, la belle promise devait dormir dans la même case que ces trois animaux. Bien entendu le père indécis s’exécuta. Quand au matin, les prétendants vinrent connaître sa décision, le marabout ouvrit la porte de la case et, à l’effarement de tous, en sortirent quatre jeunes filles, toutes identiques et d’incomparable beauté. Le marabout pas plus que ses visiteurs ne trouvèrent une explication cohérente et, pire que tout, nul ne sut qui était la vraie jeune fille. Comme celle-ci n’en souffla mot, chaque délégation fut satisfaite et repartit au terme d’un mariage des plus miraculeux. Quant au marabout, son indécision avait multiplié son angoisse car à présent, il ignorait laquelle de ces quatre beautés était sa vraie fille. C’était là la punition que Dieu avait voulu lui infliger. Il mourut bientôt sans le savoir.


  • La valeur du sel…

    Un roi avait trois filles qu’il adorait tendrement. Son affection était sincère et pleine d’autant que leur mère avait disparu prématurément et qu’il souhaitait sauvegarder le souvenir de sa douceur. C’est pourquoi il décida un jour de confier à l’une d’elles son pouvoir. Il faut dire que dans ce pays, les femmes pouvaient accéder au trône. Aussi s’y préparèrent-elles avec tout le sérieux qui convient à la tâche. Toutefois laquelle choisir ? Le roi, leur père, eut ici la plus étonnante des idées afin d’assurer cette succession. Alors que son anniversaire approchait, il leur demanda de lui offrir en présent ce qu’elles jugeraient chacune indispensable à la vie, ainsi qu’à l’exercice de la charge suprême. Lorsque l’anniversaire eut lieu, elles se mirent toutes trois en rang devant lui porteuses d’un présent qu’elles avaient sélectionné en réponse à l’attente de leur père. Celui-ci passa leurs cadeaux en revue, manifestant tantôt joie, tantôt curiosité, voire même un peu d’agacement, puis leur fit savoir sa décision. Il appela la fille aînée laquelle lui remit une tunique mauve brodée d’or et incrustée de joyaux. « Voilà père, dit-elle, un attribut indispensable à votre charge et je suis heureuse de vous le remettre. Dieu nous fit tous nus à l’origine et nous dûmes nous couvrir. Mais chacun le fait selon ses moyens et sa charge, et le roi se doit de manifester ici son rang. » Il ne manqua pas de la féliciter car, assurément, la fonction d’un roi ne saurait s’exercer sans les qualités de représentation qui lui sont attachées. Or, seul le roi, pouvait être ainsi vêtu et ainsi en serait-il aussi de celle qui lui succèderait. Après les compliments qu’il lui adressa, il l’embrassa doucement sur le front et convoqua sa seconde fille qui à son tour lui offrit un objet précieux, et qu’il remercia tout aussi chaleureusement. Mais quand vint le tour de la troisième, celle-ci lui tendit une salière… en bois. Telle était à ses yeux, l’une des choses au monde dont la valeur était indépassable. Le roi, son père, entra alors dans une impressionnante colère. Pensant que sa plus jeune fille se moquait de lui, il la chassa du palais sur-le-champ lui ordonnant de ne plus jamais se présenter devant lui. Abattue et croulant sous le poids de toute son incompréhension, la jeune fille prit le chemin et ne cessa sa marche, des semaines plus tard, qu’au terme de son total épuisement. Elle avait atteint les limites du royaume, et par chance, une auberge l’y attendait. La propriétaire ne lui demandant pas les raisons de son infortune ni qui elle était, la recueillit chaleureusement. Et les années passèrent. Années inattendues, car la jeune princesse y acquit un savoir-faire exceptionnel. S’appuyant sur les connaissances culinaires de sa protectrice, elle développa un réel talent et finit par être connue à des lieues à la ronde. Pendant ce temps, sa sœur aînée s’apprêtait à se marier et les préparatifs allaient bon train. Naturellement, on convoqua au palais tous ceux qui pourraient assurer le succès de cette fête. La réputation de cette lointaine cuisinière d’exception n’avait pas échappé à la cour, et on la fit prier de diriger la mise en place du festin. Ce qu’elle accepta. Le jour venu, tous les convives étaient attablés, et commençaient à se régaler des mets les plus délicieux qui fussent. À cette précision près, que la cuisinière avait préparé un plat particulier pour le roi, son préféré, et celui-ci se félicitait déjà de cette marque d’attention. Pourtant à peine y eut-il goûté, qu’un dégoût s’empara de lui. Ce plat était immangeable ! Il fit venir la responsable sans tarder et la somma de s’expliquer. Il ne lui fallut guère de temps pour s’apercevoir qu’il avait sa plus jeune fille en face de lui, laquelle lui tendit pour la deuxième fois une salière en bois. Et cette fois-ci il comprit la valeur qu’elle lui avait jadis assignée et qu’il était aujourd’hui en devoir de reconnaître. On dit que les rires qui fusèrent durant tout ce mariage ne valurent pas les larmes de réconciliation que ces deux là partagèrent en cet instant.


  • Le cadeau d’Héphaistos…

    Mais qui était donc le père d’Héphaistos, dieu grec du feu et du travail des métaux (Vulcain chez les Romains) ? Son nom pourrait signifier « brûler » « allumer ». Les auteurs se disputent à ce sujet. En revanche, sa mère est incontestablement Héra avec laquelle il entretint des rapports tumultueux. A sa naissance, Zeus ne voulut croire qu’il n’était pas le fruit d’une union illégitime. Du reste il avait une si piètre allure qu’Héra le jeta du sommet de l’Olympe. Par chance, il fut recueilli dans la mer par les nymphes Thétis et Eurynomé, et il put grandir à leurs côtés malgré la claudication engendrée par sa chute dans une grotte où se développèrent ses talents de forgeron. Il y excella tant et si bien que plus d’une créature divine bénéficia des bijoux et ornements qu’il façonnait à merveille. Certaines légendes racontent qu’il conçut alors le projet d’envoyer un splendide trône en or à Héra. Celle-ci flatté par ce mystérieux présent s’y installa avec plaisir. Mais à peine y fut-elle assise, qu’un mécanisme l’y emprisonna. Tous les dieux tentèrent de l’en délivrer. Sans succès. L’heure de la revanche et de la reconnaissance avait sonné. Il fallut en effet faire appel aux pouvoirs du forgeron divin, Héphaistos pour que le trône relâche son emprise. Occasion rêvée pour faire reconnaître à tous et à Héra tout particulièrement, sa filiation et demander Aphrodite en mariage. La forge divine fut alors installée sur l’Olympe. Héphaistos fut l’artisan de nombreux objets qui traversent les récits : le trident de Poséidon, le char d’Hélios, la ceinture d’Aphrodite, les chaînes de Prométhée… Une autre légende raconte que son infirmité serait due à une dispute entre Zeus et Héra, dans laquelle il aurait pris le parti de cette dernière, suscitant le courroux du dieu des dieux. Ce dernier l’aurait en effet attrapé par les chevilles et précipité (décidément !) du haut de l’Olympe – Il aurait ainsi chuté une journée entière pour finir sur l’île de Lemnos. Une des versions du mythe de Prométhée le voit dérober le feu à la forge terrestre d’Héphaistos précisément à Lemnos.


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  • #cadeau

    #Cadeau : matériel ou immatériel / Remerciement, attachement, respect / Peut entrer dans un système d’échange et reconnaissance réciproque.


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  • #seibo

    O-#seibo お歳暮 / Le pendant de chugen / En hiver / Envoi de cadeaux / Marquer à qqn que l’on est redevable.


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  • 41 – posséder – possess – 拥有 – besitzen – possedere – poseer – 所有する – облада́ть

    Posséder ou non
    possess
    posséder
    Appartenir
    belong
    appartenir
    Longue histoire de la propriété, de ses vertus, de ses limites
    property
    propriété
    Et en matière monétaire, histoire de la richesse
    rich
    richesse
    et de la pauvreté
    poor
    pauvreté
    Triste histoire sans fin de la cupidité, de l’avidité, de l’avarice
    Mais aussi fabuleuse histoire de la générosité, de l’envie de donner,
    give
    donner
    De la possibilité de prêter
    lend
    prêter
    Et ici de transmettre au fil des héritages
    heritage
    héritage