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  • Inuits : Un défi de notre temps…

    Il était une fois les Inuits…

    Un peuple admirable, façonné par la force de la nature et une âme exceptionnelle…

    Un peuple de chamans, intercédant auprès des esprits, empruntant le vol de l’aigle et la puissance de l’ours…

    Un peuple de légendes, de jovialité, d’exigence, d’expérience.

    Un peuple doté de langues agglutinantes d’une grande force d’expression…

    Ici sur la banquise, les règles de la vie peuvent être brutalement confinées à celles de la survie. Ce qui expliquerait sans doute à quel point l’existence y est précieuse.

    Ici sur la banquise, peut-être plus qu’en d’autres endroits, s’affirment les traces d’un bouleversement climatique qui en appelle à une urgente conscience de toutes les autres composantes de l’humanité…

    Sommes-nous au rendez-vous ? Comment l’être ?


  • Veillée :

  • Sedna, déesse des océans

    (conte inuk) La mer est une source inépuisable dans l’histoire des Inuit. Elle leur apporte une grande partie de leur subsistance grâce à toute la vie qui l’anime, mais aussi grâce aux matières que les Inuit en extraient pour se vêtir, s’éclairer, chasser, etc. Sedna en est l’esprit, tout à la fois crainte et admirée… Les angakkuit, chamans inuit (sorciers), racontent différentes histoires à son sujet. L’une d’elles nous dit que refusant de se marier, son père la contraignit à épouser un chien, et qu’elle en eut des enfants ! Cependant après avoir constaté son erreur, celui-ci décida de noyer le chien. Des années plus tard, Sedna épousa enfin un homme. Mais celui-ci se révéla à nouveau être un chien déguisé en homme ! On dit aussi que s’enfuyant sur les eaux avec son père, le bateau chavira et Sedna passa par-dessus bord. Alors qu’elle s’agrippait désespérément, ses doigts se blessèrent aux rebords acérés de l’embarcation et elle finit par se couper les premières phalanges. Or, à peine tombés à l’eau, les fragments de doigts se transformèrent aussitôt en phoques. Puis les deuxièmes phalanges à leur tour cédèrent, et au contact de l’eau se métamorphosèrent en morses. Prête à lâcher, Sedna se coupa les troisièmes phalanges qui à leur tour devinrent baleines. Alors elle lâcha prise et s’enfonça dans les profondeurs de l’océan. C’est toujours là qu’elle demeure, mère de toutes les créatures qui y résident[1]. On prétend aujourd’hui que quand la mer est déchaînée, c’est parce que Sedna essaie de démêler ses cheveux mais, n’ayant plus de mains, en a le plus grand mal ! C’est alors aux chamans d’aller la peigner ! [1] Une autre histoire, encore plus triste, raconte que ce sont les parents qui décidèrent de se débarrasser de leur fille célibataire ne voulant plus subvenir à ses besoins. Ils partirent donc en bateau et au beau milieu d’une tempête décidèrent de la jeter par-dessus bord. Mais au lieu de disparaître dans les flots, la jeune fille s’accrocha aux rebords de l’embarcation tant et si bien que malgré tous leurs efforts ses occupants ne purent l’en faire tomber. Ils prirent alors un couteau et entreprirent, comble de l’horreur, de lui couper les doigts ! Le résultat serait le même. Une autre histoire encore prend la défense du père contre le méchant mari (l’homme-chien) ! etc.


  • Twitopique :

  • #angakkuq

    L’#angakkuq : chaman chez les Inuit / Sorcier ou guérisseur / En contact avec les esprits / Parés d’une ceinture et d’un tambour.


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