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  • Les mots-cœurs

    sur une inspiration de Joëlle B.

    Les mots-cœurs
    Sont tout sauf moqueurs

    Les mots-cœurs s’accrochent à un ruban de soie
    À un fil de laine
    Ils font le balancier sur notre buste
    Pendant que nous vaquons à nos activités

    Les mots-cœurs sont des gages d’affection
    Des marques d’attention
    Ils emplissent une journée
    D’un scintillement, d’un battement, d’un clin d’œil

    Les mots-cœurs vont et viennent
    Au hasard des rencontres
    Au hasard des chemins

    Alors si vous en croisez un
    Ne manquez pas de nous le faire connaître
    A moins que vous ne préfériez le blottir contre votre cœur
    Nous ne trouverons mot à dire…


  • Indéfinition :

  • bonheur 

    Les Tibétains nous disent que le bonheur n’est pas au bout du chemin, car il est le chemin … Et si à l’instar de ce chemin, le bonheur renvoyait aussi (surtout ?) à une certaine capacité à vivre l’instant présent et à apprécier tout ce qu’il nous apporte et que nous avons tendance à ne pas, à ne plus voir ?

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • voyage 

    Un chemin plus ou moins long dans le monde qui, conduisant à l’autre, conduit souvent à soi.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Les Mots De :

  • apprendre

    « C’est le chemin vers le progrès et la liberté. Si tu n’apprends plus tu meurs – psychologiquement. C’est aussi le chemin vers le partage, l’ouverture d’esprit et la découverte. »


    Les Mots De


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  • Veillée :

  • L’enfant et la digue

    (D’après Mary Mapes Dodge. 1865. Les Patins d’Argent) Hans Brinker était un petit garçon des belles étendues de Hollande, habitant dans la commune de Spaarndam. Amoureux de ce « pays » que l’on a qualifié de « bas » en raison de son souci constant du niveau des eaux, il vivait comme beaucoup de ses camarades et compatriotes proche d’une digue. Et c’est naturellement qu’il empruntait chaque soir le chemin qui la longeait afin de rentrer chez lui. Rien de bien particulier ne s’y passait. Pourtant un soir, alors qu’il revenait à la maison à vélo, fredonnant un air avec insouciance, un bruit inattendu attira son attention. De quoi pouvait-il bien s’agir ? Hans jeta un œil en bas de la digue et un frisson le gagna. Une toute petite brèche laissait passer un filet d’eau. Ô quiconque ne connaît pas la puissance de l’eau, et sa capacité à renverser tous les obstacles placés sur sa route, n’y aurait sans doute pas prêté attention. Mais Hans, comme tout un chacun ici, était un vrai connaisseur des dégâts qu’elle peut occasionner et il se précipita donc au bas de la digue. Que faire ? Personne aux environs… Aucune possibilité de colmater cette petite brèche. Il n’hésita pas plus longtemps et glissa son doigt dans l’interstice d’où s’échappait l’eau. Le « bouchon » fonctionna à merveille. Jusqu’à quand ? Il était soudain prisonnier de la digue mais il savait que c’était son devoir de se comporter ainsi. Alors Hans patienta, et nul ne vint davantage durant l’heure qui s’écoula qui lui parut désespérément longue. Son doigt était enflé à présent, et une douleur communiquée à travers le bras gagnait tout son corps. Le regard perdu au loin à la recherche d’une aide providentielle, Hans savait que la nuit bientôt viendrait. Ce qu’elle fit, inéluctablement. Et de longues et interminables heures, à moins que ce ne soit des siècles, se succédèrent. Au petit matin, le premier passant, un pasteur dit-on le retrouva, transi de douleur, grelottant de froid. Hans avait sauvé le village. Et il devint naturellement un héros. Si vous passez par Haarlem, ne manquez pas de faire un détour par sa statue qui se dresse sur l’une des écluses entrecoupant la digue de Spaarndam.