Effets :

  • Effet Cynisme

    On connaissait les Cyniques dans la version grecque. Ils apportèrent avec Diogène de Sinope  une contribution d’importance à la philosophie antique. S’y comporter comme des « chiens » (gr. kuôn) relevait d’un engagement* et d’une position à l’égard de la société sans appel. Peut-être quelque part se serait-elle retrouvée dans cette boutade d’Oscar Wilde : « Le cynisme consiste à voir les choses telles qu’elles sont et non telles qu’elles devraient être ». Toutefois une autre forme de cynisme, contemporaine quant à elle, a fait des émules. Prétendrait-elle un instant en être l’héritière ? Le confort qui l’environne souvent, la caisse de résonnance que lui offrent les outils de communication, ont-ils quelque rapport avec son auguste homonyme ? L’effet cynique souhaiterait-il nous le laisser entendre ?


  • Veillée :

  • Baba Yaga…

    Il était une fois un homme qui se remaria. Il avait déjà une fille et malheureusement, sa belle-mère lui voulut aussitôt du mal. Un jour, elle lui demanda d’aller voir sa sœur qui habitait assez loin, pour lui demander une aiguille et du fil. La petite-fille mit un fichu rouge sur sa tête et partit pour accomplir sa mission. Mais en chemin, un doute lui vint. Aussi préféra-t-elle s’arrêter auparavant chez sa vraie tante, une brave dame qui l’accueillit avec plaisir. Alors qu’elle venait de lui raconter quelle était sa mission, sa tante s’écria : « Ô ma pauvre enfant, sais-tu que la sœur de ta marâtre n’est autre que Baba Yaga, la terrible ogresse ! » La petite-fille trembla de tout son corps, mais ne se découragea pas pour autant d’autant que sa brave tante lui conseilla d’apporter du jambon pour le chat, de l’huile pour la barrière, un ruban rouge pour le bouleau, enfin du pain tendre pour les chiens. Ainsi rassurée, la petite-fille arriva chez l’ogresse. « je suis venue t’emprunter du fil et une aiguille, lui dit-elle tentant de masquer sa terreur. » Baba Yaga s’en réjouit et tandis qu’elle passait dans la pièce d’à-côté, demanda à cette petite sotte de patienter en tissant. C’est alors que la petite-fille l’entendit exprimer sa joie à sa servante : « J’ai un beau repas pour le dîner, prépare-moi un bon feu ! » La servante vint avec du bois dans la pièce et la petite-fille lui sourit. Celle-ci lui offrit même son fichu rouge et la vieille domestique le mit aussitôt sur sa tête. Baba Yaga appela pour savoir si la petite-fille continuait à tisser : « Oui, ma tante, lui répondit-elle ». Mais elle s’apprêtait plutôt à s’enfuir. À ce moment-là, un chat effrayant bondit devant elle prêt à lui crever les yeux. Mais se souvenant des conseils de sa bonne tante, elle lui donna un morceau de jambon. Quand il l’eût fini, elle lui demanda : « Comment puis-je m’enfuir ? » « C’est simple, la conseilla le chat, prends cette serviette et ce peigne, et si Baba Yaga te rejoint, jette d’abord la serviette par terre ! Et si elle te rattrape de nouveau, jette le peigne ! » Alors la petite-fille sortit de la maison. Il ne fallut pas longtemps pour qu’elle se trouve devant la barrière qui voulut lui bloquer le passage. Toutefois, elle avait une petite burette d’huile pour l’amadouer et après l’avoir versé, la barrière fut si satisfaite qu’elle s’ouvrit complètement. À son tour le bouleau voulut l’arrêter, et tournoya violemment devant elle. Mais la petite-fille noua un ruban à une branche, et le bouleau se redressa calmement. Enfin deux chiens monstrueux voulurent à leur tour lui bloquer le passage. Elle se contenta de leur donner du pain tendre, et ils l’acceptèrent de bon cœur. Il ne lui restait désormais qu’à prendre ses jambes à son cou. Pendant ce temps BabaYaga avait fini par découvrir sa fuite et s’en prenait à tout le monde, frappant et vociférant. Mais chacun eût tôt fait de lui signaler que la petite-fille avait en une seule journée été plus gentille que Baba Yaga depuis des années ! Alors l’ogresse furieuse se mit à courir après son dîner. La petite-fille l’entendant gagner du terrain se souvint de ce que lui avait conseillé le chat et jeta la serviette par terre. Aussitôt celle-ci se transforma en une rivière si large que même l’ogresse ne put la franchir. Baba Yaga n’était pas à court d’idées : elle s’empressa d’aller chercher ses trois puissants bœufs et de leur soif immense, ils parvinrent à boire l’eau de la rivière jusqu’à sa dernière goutte. De nouveau Baba Yaga menaçait la petite-fille qui jeta alors le peigne. La plus luxuriante des forêts sortit de terre et cette fois-ci l’ogresse dut renoncer à la poursuivre. À bout de souffle, la petite-fille regagna enfin la maison où son père inquiet l’attendait. Elle lui fit le récit de tout ce qui s’était passé, et le brave homme décida sur-le-champ de sortir son fusil et de tuer la marâtre. Et le bonheur revint dans sa maison qui plus jamais ne désunit le père et sa fille.


  • Des queues…

    Pourquoi tous les animaux ont-ils des queues si différentes ? Un conte san apporte une réponse claire à cette question… Autrefois, aucun animal n’était doté de queue et cela rendait les choses souvent difficiles ou ingrates. C’est pourquoi le lion suivit les conseils du renard et annonça une grande distribution de queues à quiconque se rendrait à la rivière. Le lion et le renard arrivés les premiers eurent les plus beaux spécimens, ainsi que l’écureuil. Puis cheval, chien et chat, furent servis et relativement satisfaits. Hélas, il ne restait plus désormais que des queues bien insignifiantes et l’éléphant, le lièvre et le cochon durent s’en contenter. C’est pourquoi leurs appendices caudaux (lat. cauda : « queue ») sont si modestes… Ah, une dernière chose : le chat et le chien se disputèrent, et ce dernier mordit la queue du premier qui y laissa son panache au bonheur du lièvre qui en colla aussitôt le bout sur ses fesses ! (s. : crdp-strasbourg.fr)


  • Le chien de Culann …

    Cú Chulainn est un grand héros des cycles épiques de l’Ulster. Il s’appelait tout d’abord Setanta, ce qui signifie « chemin ». Mais lors d’une réception donnée en l’honneur du forgeron Culann, il fut vivement attaqué par le chien monstrueux de ce dernier. De quoi révéler ses talents précoces puisqu’il réussit à venir à bout de l’animal et le tua. Si le roi Conchobar craignit qu’il en fût sévèrement blessé, le forgeron quant à lui demanda réparation et c’est ainsi que Setanta proposa de remplacer son chien de garde le temps qu’il pût en élever un autre. C’est pourquoi il se nomma désormais : Cú Chulainn, le « chien de Culann ». Ses pouvoirs ne sont pas sans lien avec sa naissance aux origines controversées. D’aucuns le disent naître de l’union incestueuse de Conchobar et de sa sœur Dechtine (Deichtire). Il eut également des parents adoptifs. Mais tout le monde sait qu’il doit bien davantage ses qualités exceptionnelles au dieu Lug et à son épouse Eithne, mère des dieux. Cú Chulainn mènera maintes campagnes au nom de l’Ulster contre les Hommes d’Irlande et accomplira bien des exploits pour défendre sa terre et les siens. Il fera face avec courage à la reine Medb, souveraine du Connaught auquel il donnera du fil à retordre, souvent armé de son gae bolga, javelot-foudre insurpassable. Tout cela est retracé dans le fabuleux récit du Táin Bó Cúailnge (« Razzia des Vaches de Cooley »). Une de ces légendes raconte comment il apprivoisa ses deux chevaux sortis des eaux des lacs. Ainsi du « Gris de Macha » et du « Noir de Merveilleuse Vallée » lesquels l’accompagneront jusque dans sa mort héroïque. On dit dur reste qu’il rendit son dernier souffle le jour de Samain (→ Halloween).


  • Le garçon de la pêche

    Il était une fois un couple de personnes âgées qui vivaient tranquillement une existence modeste mais heureuse… Un seul élément manquait à leur bonheur : ils n’avaient pu hélas avoir d’enfants mais qu’importe, telle était la décision du ciel et il fallait s’y conformer. Chaque jour ils vaquaient à leurs tâches usuelles dans ce district de Okayama. Le vieil homme partait dans la forêt couper du bois tandis que la vieille dame se rendait à la rivière pour laver son linge. Mais, un jour, une chose étrange se produisit. Là, à la surface de l’eau devant elle flottait une énorme pêche qui descendait la rivière. Il faut dire que la région est bien connue pour la qualité de ses pêches. La vieille dame se dit donc qu’elle ferait un magnifique dessert et s’en empara. L’ayant ramenée à la maison, elle attendit impatiemment le retour de son époux et, dès que celui-ci fut rentré, ils commencèrent à découper le fruit. Or, à peine l’avaient-ils ouvert qu’un choc les laissa tous deux sans voix : à l’intérieur figurait un enfant magnifique ! Stupéfaits, mais en même temps comblés, ils décidèrent de l’appeler Momotarô (桃太郎) ce qui signifie « le garçon de la pêche ». Ainsi passèrent des années merveilleuses. Enfin, la jeunesse de la vie résonnait de toutes parts dans l’humble demeure. Mais une ombre planait sur cette sérénité, celle d’un démon qui pillait la région et causait les plus grands malheurs. Momotarô avait grandi et se révélait être un jeune homme très particulier : il était à la fois grand et fort, nanti d’un haut sens moral et de la sagesse de ces deux personnes qui l’avaient élevé. Qui aurait pu imaginer qu’il provenait d’une pêche ! C’est pourquoi il décida d’aller affronter le démon sur son île. Ainsi commença son voyage. Il partit avec une provision de kibidango, de délicieux gâteaux de millet (comparables au mochi) et une grande assurance face à l’adversité. En chemin, il eut la chance de rencontrer trois compagnons, un chien, un singe et un faisan. Ceux-ci choisirent de l’accompagner dans son combat contre le démon en échange d’un de ces délicieux kibidango. Se retrouvant sur l’île des démons, un premier obstacle leur fit face : un portail infranchissable ! C’est alors que le faisan passa au-dessus et réussit à en voler la clé. Les assaillants, armés de courage, purent ainsi se ruer sur leurs ennemis. Le démon n’était pas sans être entouré de nombreuses créatures aussi malveillantes que lui et un combat indécis s’engagea. Mais heureusement, Momotarô avait eu l’intelligence de ne pas venir seul et chacun de ses amis se révéla des plus précieux. Le faisan piqua leurs yeux de son bec acéré. Le chien s’en prit violemment à leurs jambes qu’il mordit de toutes ses forces. Quant au singe, il sauta sur leur dos les griffant sans relâche. Finalement les démons demandèrent pitié. Momotarô et ses compagnons avaient gagné la partie. Il récupéra l’ensemble des richesses qui avaient été volées afin de les redistribuer puis regagna la demeure de ses parents où tous trois vécurent des jours heureux.


  • Sedna, déesse des océans

    (conte inuk) La mer est une source inépuisable dans l’histoire des Inuit. Elle leur apporte une grande partie de leur subsistance grâce à toute la vie qui l’anime, mais aussi grâce aux matières que les Inuit en extraient pour se vêtir, s’éclairer, chasser, etc. Sedna en est l’esprit, tout à la fois crainte et admirée… Les angakkuit, chamans inuit (sorciers), racontent différentes histoires à son sujet. L’une d’elles nous dit que refusant de se marier, son père la contraignit à épouser un chien, et qu’elle en eut des enfants ! Cependant après avoir constaté son erreur, celui-ci décida de noyer le chien. Des années plus tard, Sedna épousa enfin un homme. Mais celui-ci se révéla à nouveau être un chien déguisé en homme ! On dit aussi que s’enfuyant sur les eaux avec son père, le bateau chavira et Sedna passa par-dessus bord. Alors qu’elle s’agrippait désespérément, ses doigts se blessèrent aux rebords acérés de l’embarcation et elle finit par se couper les premières phalanges. Or, à peine tombés à l’eau, les fragments de doigts se transformèrent aussitôt en phoques. Puis les deuxièmes phalanges à leur tour cédèrent, et au contact de l’eau se métamorphosèrent en morses. Prête à lâcher, Sedna se coupa les troisièmes phalanges qui à leur tour devinrent baleines. Alors elle lâcha prise et s’enfonça dans les profondeurs de l’océan. C’est toujours là qu’elle demeure, mère de toutes les créatures qui y résident[1]. On prétend aujourd’hui que quand la mer est déchaînée, c’est parce que Sedna essaie de démêler ses cheveux mais, n’ayant plus de mains, en a le plus grand mal ! C’est alors aux chamans d’aller la peigner ! [1] Une autre histoire, encore plus triste, raconte que ce sont les parents qui décidèrent de se débarrasser de leur fille célibataire ne voulant plus subvenir à ses besoins. Ils partirent donc en bateau et au beau milieu d’une tempête décidèrent de la jeter par-dessus bord. Mais au lieu de disparaître dans les flots, la jeune fille s’accrocha aux rebords de l’embarcation tant et si bien que malgré tous leurs efforts ses occupants ne purent l’en faire tomber. Ils prirent alors un couteau et entreprirent, comble de l’horreur, de lui couper les doigts ! Le résultat serait le même. Une autre histoire encore prend la défense du père contre le méchant mari (l’homme-chien) ! etc.


  • Twitopique :

  • #cú chulainn

    #Cú Chulainn, héros des gens de l’Ulster / Le « chemin » devient « chien de Culann » / Et accomplit bien des exploits.


  • #pavlov ivan petrovitch

    Ivan Petrovitch #Pavlov (1849/1936) / Etudie les réflexes conditionnels / Le fameux « chien » … / Prix Nobel – 1904 / Médaille Copley – 1915.


  • Unideo :

  • 03- animal – animal – 动物 – Tier – animale – animal – 動物 – живо́тное

    Un animal
    animal
    animal
    Dans l’extrême diversité des espèces, qu’elles soient invertébrées
    invertebrate
    invertébrés
    ou vertébrées
    vertebrate
    vertébrés

    D’un côté, celui des invertébrés, les mollusques,
    mollusc
    mollusques
    Les crustacés
    shellfish
    crustacés
    Les arachnides (entre autres les araignées)
    spider
    araignée
    Les insectes
    insect
    insecte

    D’un autre côté, celui des vertébrés, avec les poissons,
    fish
    poisson
    Les reptiles,
    reptile
    reptile
    Les amphibiens,
    amphibian
    amphibien
    Les oiseaux,
    bird
    oiseau

    Ou encore les mammifères
    mammal
    mammifère
    Qu’ils soient terrestres, ou marins
    marinemammal
    mammifère marin

    De quoi, œuvrer à bien des représentations singulières, de l’abeille,
    bee
    abeille
    À la baleine,
    whale
    baleine
    De la grenouille
    frog
    grenouille
    À l’éléphant
    elephant
    éléphant