Effets :

  • Effet Mektoub (ou Force du destin)

    Les cinéphiles se souviendront peut-être de ce moment durant lequel Laurence d’Arabie pense pouvoir défier la force du destin alors qu’il se prend de sympathie pour un jeune garçon qu’il sauve – ou croit sauver – de la mort en le récupérant dans le désert. Hélas peu de temps après, impliqué dans une mauvaise affaire, celui-ci est mis à mort. « C’était écrit ! » lui répète-t-on de part et d’autre. L’effet mektoub (ou force du destin) est ainsi constitué qu’il semble – à raison ou à tort – attribuer un sort inéluctable à une situation, une entreprise, une personne dont on aurait alors déraison de croire qu’elle est maître d’elle-même ! D’ailleurs l’enchaînement des actualités ne le prouve-t-il pas !


  • Indéfinition :

  • banquise 

    Amas de glace dans les mers polaires dont la fonte constitue une aubaine pour certains (commerciale, pétrolière…). Fonte qui au passage met bien entendu en péril tout un écosystème, et l’ensemble des espèces, populations et cultures qui y sont attachées, interrogeant de ce fait le destin plus global de l’humanité

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Veillée :

  • Chaos…

    Au commencement étaient le Chaos, la Nuit et l’Amour. Le Chaos et la Nuit engendrèrent le Destin. Puis naquirent la Terre (Titéa) et le Tartare (les Ténèbres). Titéa mit au monde Uranus (le Ciel), la Mer et les Cyclopes. Titéa et Uranus enfantèrent les Titans. Toutefois Uranus les précipitant dans le Tartare, Titéa fomenta sa vengeance. C’est ainsi que Saturne (Cronos) le mutila et prit sa place, tout en promettant à Titan, son aîné, que celui-ci lui succéderait. Ayant épousé Rhéa, Saturne prit ainsi l’engagement de ne pas avoir d’héritier mâle, et décida donc d’avaler ses enfants. Néanmoins alors qu’il s’apprêtait à engloutir Jupiter, Rhéa lui substitua une pierre emmaillotée. Jupiter grandit en Crète, nourri du lait de la chèvre Amalthée. Titan l’ayant cependant découvert, il enclencha la guerre avec son frère Saturne et en vint à bout. Jupiter, cherchant à s’allier des forces pour vaincre Titan, parvint à faire rendre à son père tous les enfants qu’il avait avalés. En récompense de quoi, il put à son tour mettre Titan à terre, et replacer Saturne sur son trône. Hélas celui-ci n’en fut guère reconnaissant et Jupiter, entré en guerre contre lui, le chassa du ciel. On dit qu’il trouva refuge dans le Latium, et qu’il y amena un Âge d’or dont les Romains fêtaient le souvenir sous le nom de Saturnales.


  • Là-haut…

    « Lorsque là-haut le ciel n’avait pas encore de nom / Et qu’ici-bas la terre ferme n’avait pas de nom / Seul Apsou le premier, le progéniteur / Et Tiamat la génitrice qui les enfanta tous / Mêlaient en un seul tout, leurs eaux / Ni bancs de roseaux n’y étaient agglomérés / Ni cannaies n’y étaient discernables / Des Dieux nul n’était encore apparu / Ils n’étaient ni appelés de noms, ni lotis de destin… » Enuma Elish … Ainsi débute le grand texte sacré mésopotamien de l’Enuma Elish (qui en akkadien renvoie aux premiers mots : « Là-haut »). La suite raconte comment de l’Union de Tiamat, mère des eaux salées, et d’Apsou, père des eaux douces, naquirent les premiers dieux. Parmi eux se trouvaient An, qui lui-même enfanta Enki, mais aussi les Igigi et les Anunnaki, etc. Leur progéniture fut toutefois si vaste, et leur engeance si bruyante qu’Apsou conçut le dessein d’y mettre un terme. Or Enki en fut averti et, le devançant, le mit à mort. Puis il prit épouse et enfanta le divin Mardouk. Ce fut alors que Tiamat, pleurant la mort de son époux, entra dans un courroux sans égal. Naquirent en ces temps d’épouvantables monstres et Kingu, auquel fut confié le Destin. Mardouk fut chargé d’affronter pareille adversité. Mais il en fixa le prix : celui de régner sans partage. Il parvint alors à défaire ses ennemis, et en premier lieu Tiamat qu’il découpa en deux, créant le Ciel et la Terre, ainsi que montagnes, fleuves et au centre de tout : Babylone, la Cité sans pareille. Enfin furent créés les hommes, du sang de Kingu mêlé à l’argile. Hélas ceux-ci s’avèrent à leur tour trop dérangeants et un déluge les effaça de la surface de la Terre épargnant seulement l’un d’eux ainsi qu’un couple de chaque créature vivante.


  • Sinograph :

  • mìng – 命 : « vie », « destin »

    mìng – 命 : « vie », « destin ». En y associant le caractère de la renommée, on obtient 命名 mìngmíng : « nommer », « baptiser ». D’aucuns y voient un ordre sortant de la bouche 口.


    Sinograph


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