Effets :

  • Effet Apocalypse

    À supposer que l’effet catastrophe n’ait pas amplement satisfait vos angoisses, que vous ayez une vision – s’il est possible – bien plus sombre de l’avenir de l’espèce, tablant sur ses incomparables facultés autodestructrices, à supposer que vous portiez sur l’arsenal nucléaire, sur les catastrophes climatiques ou sur l’avènement de Big Brother et de sa légion d’armes autonomes un regard plus qu’inquiet, l’effet Apocalypse vous est incontestablement destiné. Certains en usent, d’autres en abusent, les actualités ne manquent pas de circonstances ni de ténors pour lui donner de la voix, même si la plupart sont frappés d’un effet Cassandre*. Au fait, le terme apocalypse ne renvoie pas par son étymologie à la catastrophe comme les films à grand spectacle sembleraient y conduire, mais signifie plutôt « révélation », « retrait du voile »…


  • Citation :

  • barbare 

    « Dans quelques dizaines ou centaines d’années, nous regarderons notre époque comme une époque particulièrement barbare. Celle où nous détruisions massivement l’écosystème pour planter des clones de plantes et y deverser des gigatonnes de dérivés pétrochimiques sous préetexte que c’était la meilleure manière de pratiquer l’agriculture. Celle où les écarts entre pauvres et riches ne cessaient de s’accroître sous prétexte que le système néo-libéral était le plus efficace pour développer le Monde. Celle où nous produisions toujours plus, pour devenir obèses et détruire plus de 40 % des aliments produits (voir la couv’ du Monde du 12 décembre), alors que près d’un milliard d’individus ont faim. Celle où face à des preuves massives et évidentes du Réchauffement Climatique, certains continuent de clamer le contraire uniquement pour flatter leur ego. » http://tristanlecomte.altereco.com


  • innovation 

    « C’est grâce à un « entrepreneur innovateur » que la dynamique économique se fait sentir à travers des progrès aussi bien quantitatifs (avec l’augmentation du niveau de production) que qualitatifs. L’entrepreneur est donc l’acteur fondamental de la croissance économique. Il aime le risque et est à la recherche du profit maximal. L’innovation lui permettra d’obtenir un monopole temporaire sur le marché. Il sera donc le seul pendant un certain temps à pouvoir produire cet objet qui lui rapportera donc gros. (…) Schumpeter explique que l’économie est gouvernée par un phénomène particulier : la « destruction créatrice ». C’est « la donnée fondamentale du capitalisme et toute entreprise doit, bon gré mal gré, s’y adapter ». La croissance est un processus permanent de création, de destruction et de restructuration des activités économiques. En effet, « le nouveau ne sort pas de l’ancien, mais à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le nuire ». Ce processus de destruction créatrice est à l’origine des fluctuations économiques sous forme de cycles. » (s. : economie.gouv.fr)


  • risque 

    « Aujourd’hui une grande partie de la population se voit confrontée, à dessein ou non, par suite d’accidents ou de catastrophes, en temps de paix comme en temps de guerre, à des dommages et à des destructions face auxquelles le langage se révèle impuissant, de même que nos capacités de représentation, nos catégories médicales et morales. » Ulrich Beck – La société du risque