• Indéfinition principale :

    eau 

    Elément premier, celui duquel toute vie découle et dépend. Sa rareté, a fortiori son absence sont de puissants rappels à la fragilité de la vie, à ses équilibres incertains, et à la nécessité de penser son équité et son partage. 

    Indéfinition


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  • Kuomboka : « sortir de l’eau »…

    Chaque année fin mars-début avril,
    Tandis qu’aux abords du fleuve Zambèze gagne l’inondation,
    Vient le temps de Kuomboka.
    Littéralement « sortir de l’eau ».

    Son puissant des tambours,
    Assemblée des pagayeurs royaux.
    Bientôt en une journée de pleine lune,
    Sur Nalikwanda, le bateau sacré,
    Surmonté d’un éléphant noir,
    Embarque le roi, le litunga.

    Au fil du jour,
    Le roi a revêtu son uniforme d’amiral britannique,
    Souvenir des accords passés en 1902
    Entre le peuple lozi et le roi Edward VII.
    Sur le bateau, une fumée indique à tous
    Que le roi est en pleine santé
    Et en possession de ses pouvoirs.

    Sur Nalwange, autre embarcation sacrée
    Ornée d’une aigrette,
    Prend place son épouse.

    Au rythme des mélopées,
    Voguent les Lozis de Lealui à Limulunga.
    Ils reviendront dans six mois…


  • Indéfinition :

  • ablution 

    Purification (généralement) par l’eau de tout ou partie du corps dictée par de nombreuses spiritualités, permettant à celui qui s’y livre d’entrer dans un espace consacré ou de procéder à une activité sanctifiée.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • amphibien 

    Tout animal vertébré tel que grenouille, salamandre, vivant sur terre et eau, et bénéficiant ainsi de l’ambivalence symbolique qui peut y être attachée. 

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  • bateau 

    Moyen de locomotion sur l’eau répondant plus ou moins aux exigences de ce milieu, dont la propulsion est assurée de diverses manières (voile, rame, moteur…), pouvant accueillir personnes et marchandises en nombre variable selon sa taille, sur une distance et dans des conditions de navigation données. 

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  • glace 

    Eau congelée exploitée selon les lieux et les temps afin de conserver (ou rafraîchir) les aliments, construire des édifices, etc. – Symbole du froid.

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  • humidité 

    Etat de ce qui est chargé de liquide engendrant une série de sensations agréables ou non qui lui sont associées – Peut être le signe manifeste d’une présence de vie, contrairement à l’état de sécheresse qui, dans des situations extrêmes, indique souvent sa mise en danger.

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  • lac 

    Espace d’eau situé à l’intérieur des terres, pouvant être navigable et exploité à différentes fins (commerce, alimentation, jeu, etc.) – Est souvent associé à des contes, mythes ou légendes.

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    Indéfinition


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  • lagune

    Espace d’eau de mer qui est délimité par un cordon littoral.

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  • liquide 

    Toute substance qui s’écoule, et dont les propriétés sont à comparer celle des solides et des gaz. 

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    Indéfinition


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  • mammifère marin

    Toute forme de mammifère vivant dans les milieux aquatiques tels que baleine, dauphin, etc., qui appellent à se distinguer d’autres animaux marins (des poissons notamment) par leur mode de reproduction et de vie.

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  • mer 

    Vaste espace d’eau salée partiellement connu auquel nous devons des richesses fondamentales à la survie de notre espèce, et dont une mauvaise gestion (surpêche, déchets, pollution…) peut mettre en danger les équilibres fondamentaux directement ou indirectement – Par leur immensité et les mystères qu’on peut y attacher, les mondes marins offrent un cadre idéal aux développements symboliques, lieux secrets, demeure des dieux (ou des démons), cités englouties, etc. – Leur exploration et leur exploitation aux buts divers (commerciaux, politiques, militaires, religieux, scientifiques, distractifs…) ont constitué et constituent toujours (sous certaines formes) un enjeu décisif des sociétés humaines et de la qualité de leurs interrelations.

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  • nager

    Parvenir à se maintenir ou à se déplacer dans l’eau en activant diverses parties du corps, selon des techniques plus ou moins efficaces, et dans un but variable (sport, distraction, profession, etc.).

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  • océan

    Vaste espace d’eau salée partiellement connu auquel nous devons des richesses fondamentales à la survie de notre espèce, et dont une mauvaise gestion (surpêche, déchets, pollution…) peut mettre en danger les équilibres fondamentaux directement ou indirectement.

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  • piscine

    Bassin artificiel rempli d’eau, de nature publique ou privée, de taille plus ou moins conséquente, établi pour y nager seul/e ou à plusieurs afin de se divertir, se délasser, s’entraîner, se livrer à une compétition – Sur le plan privé, la possession d’une piscine peut être évaluée au regard du plaisir procuré, des moyens financiers alloués (attestant ou non d’un statut social) ou encore de son impact écologique (gestion plus ou moins responsable de la réserve d’eau, , etc.) – Sur le plan sportif, une piscine est un espace composite avec ses règles, sensations, émotions, enjeux, public, acoustique…

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  • poisson

    Animal vertébré aquatique, qui se caractérise par son mode de respiration (branchies) et de déplacement, et constitue une ressource alimentaire majeure de l’espèce humaine, par la pêche ou l’élevage – Renvoie par ses qualités à de nombreuses représentations symboliques.

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  • Les Mots De :

  • eau

    « Paul-Émile Victor avait acheté en face de Bora-Bora une petite île, un paradis sur terre, sauf qu’il n’y avait pas d’eau, donc tous les deux jours, avec son petit bateau, il allait à Bora-Bora chercher de l’eau. Quand j’allais chez lui à l’occasion d’une des nombreuses interviews que nous avons réalisées ensemble ou d’un moment d’amitié, j’étais de corvée d’eau… On l’appelait PEV. Un jour, nous faisions une radio ensemble à Tahiti, il n’y avait pas de fractions de temps comme ici, on gardait l’antenne tant qu’on voulait, la radio et la télé c’était nous donc on faisait ce qu’on voulait. Il parlait, il parlait ! Et alors comme je voyais que les techniciens s’impatientaient … On avait dépassé l’heure de fin, je lui ai écrit sur un bout de papier : « N’oublie pas d’éteindre en partant », je lui ai poussé le papier devant lui. Il était en train de parler et a stoppé net ce qu’il était en train de dire : « Je crois qu’il va falloir que nous en restions là parce que le temps passe et on me demande de … » et il a lu mon papier à l’antenne. De quoi j’avais l’air, mon Dieu … »


  • Calendrier :

  • eau

    22 / mars

    Journée mondiale de l’eau (A/RES/47/193)


    Calendrier


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  • Veillée :

  • L’enfant et la digue

    (D’après Mary Mapes Dodge. 1865. Les Patins d’Argent) Hans Brinker était un petit garçon des belles étendues de Hollande, habitant dans la commune de Spaarndam. Amoureux de ce « pays » que l’on a qualifié de « bas » en raison de son souci constant du niveau des eaux, il vivait comme beaucoup de ses camarades et compatriotes proche d’une digue. Et c’est naturellement qu’il empruntait chaque soir le chemin qui la longeait afin de rentrer chez lui. Rien de bien particulier ne s’y passait. Pourtant un soir, alors qu’il revenait à la maison à vélo, fredonnant un air avec insouciance, un bruit inattendu attira son attention. De quoi pouvait-il bien s’agir ? Hans jeta un œil en bas de la digue et un frisson le gagna. Une toute petite brèche laissait passer un filet d’eau. Ô quiconque ne connaît pas la puissance de l’eau, et sa capacité à renverser tous les obstacles placés sur sa route, n’y aurait sans doute pas prêté attention. Mais Hans, comme tout un chacun ici, était un vrai connaisseur des dégâts qu’elle peut occasionner et il se précipita donc au bas de la digue. Que faire ? Personne aux environs… Aucune possibilité de colmater cette petite brèche. Il n’hésita pas plus longtemps et glissa son doigt dans l’interstice d’où s’échappait l’eau. Le « bouchon » fonctionna à merveille. Jusqu’à quand ? Il était soudain prisonnier de la digue mais il savait que c’était son devoir de se comporter ainsi. Alors Hans patienta, et nul ne vint davantage durant l’heure qui s’écoula qui lui parut désespérément longue. Son doigt était enflé à présent, et une douleur communiquée à travers le bras gagnait tout son corps. Le regard perdu au loin à la recherche d’une aide providentielle, Hans savait que la nuit bientôt viendrait. Ce qu’elle fit, inéluctablement. Et de longues et interminables heures, à moins que ce ne soit des siècles, se succédèrent. Au petit matin, le premier passant, un pasteur dit-on le retrouva, transi de douleur, grelottant de froid. Hans avait sauvé le village. Et il devint naturellement un héros. Si vous passez par Haarlem, ne manquez pas de faire un détour par sa statue qui se dresse sur l’une des écluses entrecoupant la digue de Spaarndam.


  • La légende du koala

    On dit qu’une tribu recueillit un enfant à la mort de ses parents… Hélas, on ne fut pas très gentil avec lui et plus que tout, on l’assoiffait régulièrement ne lui donnant rien à boire, l’obligeant ainsi à mastiquer des feuilles d’eucalyptus. Un jour que les gens étaient partis à la chasse, l’enfant s’empara des récipients contenant l’eau et s’y abreuva abondamment puis il les emporta dans un eucalyptus. Tandis qu’il entonnait un chant magique, l’arbre grandit à perte de vue et l’enfant y grimpa pour se mettre à l’abri. À peine revenus de leur chasse, les gens s’aperçurent de ce qui s’était produit et prièrent l’enfant de leur rendre leurs récipients. S’il refusa tout d’abord, la promesse qu’ils lui firent de le traiter désormais plus gentiment finit par le convaincre. C’est pourquoi il descendit bientôt et les rejoignit. Mais lorsqu’il fut à leur portée, rompant leur promesse, les personnes le frappèrent de tous côtés. C’est alors qu’une chose extraordinaire se produisit car, sous leurs coups, l’enfant se transforma. Il se tassa, se couvrit de poils et tel un koala gagna en toute hâte l’eucalyptus dans lequel il prit la fuite pour ne plus jamais revenir.


  • La plume d’aigle et le déluge…

    (conte crow) On dit que Unktehi, le monstre des eaux, décida un jour d’inonder la Terre. Il est difficile de savoir pourquoi, mais toujours est-il que le Grand Esprit le laissa faire. Aussi les eaux ne tardèrent-elles pas à monter et à tout submerger. Tout, sauf une petite montagne où les hommes se réfugièrent, juste à côté du village où l’on fabrique les pipes sacrées. Hélas la mort ne tarda pas à les y rejoindre et tous périrent. Tous, sauf une jeune fille que l’aigle Wanblee Galeshka vint agripper au dernier moment. Elle s’accrocha de toutes ses forces à ses pattes et c’est ainsi qu’elle fut sauvée. Puis ils se marièrent, car ces choses qui nous paraissent extraordinaires étaient autrefois possibles, et des jumeaux naquirent de leur union. Et c’est bien pourquoi, les Sioux continuent de porter une plume d’aigle en souvenir de ce sauveur. Au fait, le Grand Esprit finit par châtier Unktehi et le transforma en pierre !


  • Le ghoul à sept têtes…

    (conte berbère marocain) Dans le haut Atlas, vivait la princesse Tinarouz, belle comme un ange. Celle-ci n’avait qu’un rêve, se marier le jour où elle le déciderait. Or, elle jugea que ce jour devait coïncider avec le début du printemps et désirait qu’on lui offrît un splendide coffre en argent qui lui venait de son arrière-grand-mère. Son père, le sultan, y consentit. Hélas, le jour venu, nul prétendant ne se présenta, et la princesse en fut terriblement chagrinée. Heureusement, sa servante, Myriam, qui connaissait bien des choses, lui apporta une pierre en lui confiant que si elle la plaçait contre son cœur en exprimant un vœu sincère, il serait exaucé. Et c’est bien ce que fit Tinarouz, demandant à être mariée le jour de son prochain anniversaire. Ce jour-là, on fit venir le coffre et à peine l’eut-on ouvert qu’une stupéfaction gagna tout le monde : il contenait un magnifique jeune homme aux yeux si bleus et à l’allure si magnifique ! Tinarouz l’interrogea sur sa provenance, mais le bel inconnu resta mystérieux et se contenta de demander sa main au sultan si tous deux en avaient le désir. Certes, tel était le bien cas, mais comment s’assurer de sa bravoure, de son honnêteté ? Il fut décidé qu’il devrait combattre le « Ghoul à sept têtes » pour le mettre à l’épreuve. Le jeune homme trouva la proposition fort juste et partit aussitôt dans la forêt où vivait le monstre. Quand il l’eut atteinte, il ne lui fallut guère attendre pour que le Ghoul apparaisse, terrifiant et menaçant. Jetant des flammes, il aurait tôt fait de le réduire en cendres. C’est à cet instant que la rivière gonfla en leur proximité, tant et si bien qu’elle déferla sur la forêt. Le monstre en fut si décontenancé qu’il perdit un temps son équilibre et le jeune homme en profita pour trancher ses sept têtes. Revenant au palais, il eut tôt fait de présenter les têtes du Ghoul et obtint ainsi la main de la princesse. Ainsi débutèrent des temps de bonheur que nulle ombre ne vint ternir. Jusqu’à ce jour où… la princesse, de plus en plus curieuse, exigea que son bel amoureux lui confie sa provenance. Il refusa pour les mêmes raisons qui l’avaient encouragé au silence. Un malheur s’abattrait sur eux s’il lui indiquait. Mais elle insista avec tant de force qu’il commença à céder… C’est alors que la rivière qui l’avait hier sauvé, se déchaîna de nouveau et l’emporta avec elle : son bel époux venait de disparaître. Les semaines passèrent. Or un soir, Myriam se promenant près de la rivière, vit d’étranges lueurs s’animer à sa surface. Puis la rivière elle-même sembla bouillonner, et un vieil homme en sortit. Il s’assit sur un trône, et un jeune homme se plaça à ses côtés. Bien sûr, c’était le jeune époux de la princesse. Myriam se précipita auprès d’elle pour lui annoncer cette effarante nouvelle. Tinarouz se mit à danser devant eux et devant ce spectacle, le prince confia à son père que telle était celle qu’il avait épousée. Celui-ci comprit quel amour unissait ces deux êtres, et accepta de les laisser se retrouver. Il demanda toutefois qu’ils se rappellent toujours combien la curiosité pouvait être mauvaise conseillère. Puis il se retira avec les eaux, et les deux amoureux purent vivre dans le bonheur.


  • Pour une eau qui n’existe pas…

    Les Sakyas et les Koliyas vivaient en pleine harmonie, lorsqu’ils décidèrent soudain de se déclarer la guerre, en raison d’un grave affront. De part et d’autre de la frontière, on se promettait le pire. Aussi le jour de la bataille arriva-t-il rapidement. Mais au jour dit, alors qu’elles se faisaient face, le Bouddha s’assit entre les deux armées prêtes à en découdre. Les deux rois furent contraints à descendre de leur monture et à se présenter à lui , c’est alors qu’ il leur demanda : « Pourquoi vous faîtes-vous la guerre ? » Le roi des Koliyas assura aussitôt que les Sakyas, ses amis d’hier, étaient en vérité des gens abjects et sournois, d’ailleurs son Premier ministre le prouverait aisément. On appela le ministre en question qui, gêné, fit à son tour venir son secrétaire particulier. Celui-ci, beaucoup plus assuré, rappela que les Sakyas avaient traité les Koliyas de tous les noms, de poltrons, et de voleurs. D’ailleurs les Koliyas sauraient se battre, n’étaient-ils pas eux-aussi un peuple de guerriers ! « Mais, reprit le Bouddha doucement, quelles sont exactement ces provocations ? » Le secrétaire fit appeler son adjoint, qui était doté d’une grande mémoire. Hélas, celle-ci le trahit, et il eut grand peine à se souvenir d’une vague histoire d’eau. Seul le chef d’un village, enfin convoqué, sut apporter un éclaircissement. Il raconta que depuis trois ans sévissait le manque de pluie. Or un bruit courut que les Sakyas allaient construire un barrage. Alors que ses propres troupeaux mouraient, était-il normal que ces derniers gardent l’eau pour eux ? Il alla s’en plaindre au chef du district, qui en parla à son chef, qui en parla à son chef, etc. Et tout le monde fut convaincu de la nécessité de faire la guerre. « Et c’est donc pour une eau qui n’existe pas, fit observer le Bouddha, que vous allez aujourd’hui vous battre? » On dit que les armées s’en retournèrent chez elles sans livrer bataille…


  • Sedna, déesse des océans

    (conte inuk) La mer est une source inépuisable dans l’histoire des Inuit. Elle leur apporte une grande partie de leur subsistance grâce à toute la vie qui l’anime, mais aussi grâce aux matières que les Inuit en extraient pour se vêtir, s’éclairer, chasser, etc. Sedna en est l’esprit, tout à la fois crainte et admirée… Les angakkuit, chamans inuit (sorciers), racontent différentes histoires à son sujet. L’une d’elles nous dit que refusant de se marier, son père la contraignit à épouser un chien, et qu’elle en eut des enfants ! Cependant après avoir constaté son erreur, celui-ci décida de noyer le chien. Des années plus tard, Sedna épousa enfin un homme. Mais celui-ci se révéla à nouveau être un chien déguisé en homme ! On dit aussi que s’enfuyant sur les eaux avec son père, le bateau chavira et Sedna passa par-dessus bord. Alors qu’elle s’agrippait désespérément, ses doigts se blessèrent aux rebords acérés de l’embarcation et elle finit par se couper les premières phalanges. Or, à peine tombés à l’eau, les fragments de doigts se transformèrent aussitôt en phoques. Puis les deuxièmes phalanges à leur tour cédèrent, et au contact de l’eau se métamorphosèrent en morses. Prête à lâcher, Sedna se coupa les troisièmes phalanges qui à leur tour devinrent baleines. Alors elle lâcha prise et s’enfonça dans les profondeurs de l’océan. C’est toujours là qu’elle demeure, mère de toutes les créatures qui y résident[1]. On prétend aujourd’hui que quand la mer est déchaînée, c’est parce que Sedna essaie de démêler ses cheveux mais, n’ayant plus de mains, en a le plus grand mal ! C’est alors aux chamans d’aller la peigner ! [1] Une autre histoire, encore plus triste, raconte que ce sont les parents qui décidèrent de se débarrasser de leur fille célibataire ne voulant plus subvenir à ses besoins. Ils partirent donc en bateau et au beau milieu d’une tempête décidèrent de la jeter par-dessus bord. Mais au lieu de disparaître dans les flots, la jeune fille s’accrocha aux rebords de l’embarcation tant et si bien que malgré tous leurs efforts ses occupants ne purent l’en faire tomber. Ils prirent alors un couteau et entreprirent, comble de l’horreur, de lui couper les doigts ! Le résultat serait le même. Une autre histoire encore prend la défense du père contre le méchant mari (l’homme-chien) ! etc.


  • Sinograph :

  • shuǐ – 水 : « eau »

    shuǐ – 水 : « eau ». On peut y voir un cours d’eau, ou des vagues, images tout à fait requises pour exprimer l’idée générale de l’eau. En combinaison avec d’autres éléments, la clé de l’eau se place à gauche et s’écrit : 氵.


    Sinograph


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  • #ablution

    Purification par l’eau de tout ou partie du corps dictée par de nombreuses spiritualités / Mikvé, baptême, wudû ou ghusl… / #Ablutions.


  • #amphibien

    #Amphibien / Tout animal vertébré tel que grenouille, salamandre… / Vivant sur terre et eau / Ambivalence symbolique.


  • #billabong

    Billa : « rivière », bong : « mort » / Le #billabong : trou d’eau à la saison sèche dans le lit de la rivière / Waltzing Mathilda.


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  • #chaul chnam thmey

    #Chaul Chnam Thmey : Nouvel An khmer / Purifications dans les pagodes, bains, aspersion des passants / Omniprésence de l’eau.


  • #clepsydre

    Elle est voleuse d’eau / Et compte le temps / Egypte / Grèce / La #clepsydre.


  • #eau

    22 mars : journée mondiale de l’#eau / Pour penser à son équité / A sa primauté / A son partage ?


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  • #rareté

    Elément premier duquel toute vie dépend / Entre #rareté et équilibres incertains / L’eau.


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  • 11- eau – water – 水 – Wasser – acqua – agua – 水 – вода́

    L’eau, source de vie
    water
    eau
    Qui se transforme en glace
    ice
    glace
    Qui gèle
    freeze
    geler
    L’eau qui se transforme en vapeur
    steam
    vapeur

    L’eau qui bout
    boil
    bouillir
    L’eau qui mouille
    wet
    mouillé/e

    L’eau qui déborde, inonde
    flood
    inondation – inonder
    L’eau qui vient à manquer, sécheresse
    dry
    sec/èche – sécheresse