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  • La vie… « chandelle dans le vent »

    life
    vie

    La vie.
    « Une chandelle dans le vent »…

    thing hand matter for burn light * in wind
    Une chandelle (objet / maniable / de matière / pour / brûler / (et) éclairer (lumière) ) * dans / le vent

    « Un cheval blanc sautant un fossé qui disparaît »…

    horse white * jump whatS space depth * after see no
    (un) cheval / blanc * saute / (quoi) / un fossé (espace / profond) * puis / (on) ne (le) voit / plus

    (suite…)


  • Veillée :

  • Baba Yaga…

    Il était une fois un homme qui se remaria. Il avait déjà une fille et malheureusement, sa belle-mère lui voulut aussitôt du mal. Un jour, elle lui demanda d’aller voir sa sœur qui habitait assez loin, pour lui demander une aiguille et du fil. La petite-fille mit un fichu rouge sur sa tête et partit pour accomplir sa mission. Mais en chemin, un doute lui vint. Aussi préféra-t-elle s’arrêter auparavant chez sa vraie tante, une brave dame qui l’accueillit avec plaisir. Alors qu’elle venait de lui raconter quelle était sa mission, sa tante s’écria : « Ô ma pauvre enfant, sais-tu que la sœur de ta marâtre n’est autre que Baba Yaga, la terrible ogresse ! » La petite-fille trembla de tout son corps, mais ne se découragea pas pour autant d’autant que sa brave tante lui conseilla d’apporter du jambon pour le chat, de l’huile pour la barrière, un ruban rouge pour le bouleau, enfin du pain tendre pour les chiens. Ainsi rassurée, la petite-fille arriva chez l’ogresse. « je suis venue t’emprunter du fil et une aiguille, lui dit-elle tentant de masquer sa terreur. » Baba Yaga s’en réjouit et tandis qu’elle passait dans la pièce d’à-côté, demanda à cette petite sotte de patienter en tissant. C’est alors que la petite-fille l’entendit exprimer sa joie à sa servante : « J’ai un beau repas pour le dîner, prépare-moi un bon feu ! » La servante vint avec du bois dans la pièce et la petite-fille lui sourit. Celle-ci lui offrit même son fichu rouge et la vieille domestique le mit aussitôt sur sa tête. Baba Yaga appela pour savoir si la petite-fille continuait à tisser : « Oui, ma tante, lui répondit-elle ». Mais elle s’apprêtait plutôt à s’enfuir. À ce moment-là, un chat effrayant bondit devant elle prêt à lui crever les yeux. Mais se souvenant des conseils de sa bonne tante, elle lui donna un morceau de jambon. Quand il l’eût fini, elle lui demanda : « Comment puis-je m’enfuir ? » « C’est simple, la conseilla le chat, prends cette serviette et ce peigne, et si Baba Yaga te rejoint, jette d’abord la serviette par terre ! Et si elle te rattrape de nouveau, jette le peigne ! » Alors la petite-fille sortit de la maison. Il ne fallut pas longtemps pour qu’elle se trouve devant la barrière qui voulut lui bloquer le passage. Toutefois, elle avait une petite burette d’huile pour l’amadouer et après l’avoir versé, la barrière fut si satisfaite qu’elle s’ouvrit complètement. À son tour le bouleau voulut l’arrêter, et tournoya violemment devant elle. Mais la petite-fille noua un ruban à une branche, et le bouleau se redressa calmement. Enfin deux chiens monstrueux voulurent à leur tour lui bloquer le passage. Elle se contenta de leur donner du pain tendre, et ils l’acceptèrent de bon cœur. Il ne lui restait désormais qu’à prendre ses jambes à son cou. Pendant ce temps BabaYaga avait fini par découvrir sa fuite et s’en prenait à tout le monde, frappant et vociférant. Mais chacun eût tôt fait de lui signaler que la petite-fille avait en une seule journée été plus gentille que Baba Yaga depuis des années ! Alors l’ogresse furieuse se mit à courir après son dîner. La petite-fille l’entendant gagner du terrain se souvint de ce que lui avait conseillé le chat et jeta la serviette par terre. Aussitôt celle-ci se transforma en une rivière si large que même l’ogresse ne put la franchir. Baba Yaga n’était pas à court d’idées : elle s’empressa d’aller chercher ses trois puissants bœufs et de leur soif immense, ils parvinrent à boire l’eau de la rivière jusqu’à sa dernière goutte. De nouveau Baba Yaga menaçait la petite-fille qui jeta alors le peigne. La plus luxuriante des forêts sortit de terre et cette fois-ci l’ogresse dut renoncer à la poursuivre. À bout de souffle, la petite-fille regagna enfin la maison où son père inquiet l’attendait. Elle lui fit le récit de tout ce qui s’était passé, et le brave homme décida sur-le-champ de sortir son fusil et de tuer la marâtre. Et le bonheur revint dans sa maison qui plus jamais ne désunit le père et sa fille.


  • Martenitsa…

    Le 1er Mars est une date importante en Bulgarie. En ce jour un attribut est au centre de leur vie : la martenitsa, une composition faite de fils rouges et blancs qui prend diverses formes (pompons, boules, petits personnages). C’est l’occasion de souhaiter : Tchestita Baba Marta ! (« Heureuse grand mère mars » !). On fixe la martenitsa au poignet, sur la poitrine, et on ne la retire qu’avec l’arrivée du printemps. Une coutume comparable existe en Roumanie connue sous le nom de mărtisor… Bien des légendes courent sur ses origines. L’une d’elles raconte que le Khan Asparukh s’était engagé à envoyer un pigeon pour signaler à sa femme le sort de la bataille qui était en train de se livrer. Or Asparukh fut blessé et les fils blancs noués à la patte du messager furent en partie teintés de son sang. Ainsi son épouse reçut-elle la nouvelle de sa victoire avec une grande émotion. Lorsqu’on aperçoit une cigogne, une hirondelle ou un arbre en fleurs, on peut s’en défaire notamment en la nouant à la branche de cet arbre. Quant au folklore lié à grand-mère Marta, il est à rattacher à la succession des saisons car son sourire fait fondre la neige, tandis que sa mauvaise humeur la glace.