Articles :

  • « Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste »

    George Washington (1732-1799), Le Premier
    Les 10 Amendements de la Déclaration des Droits (Bill of Rights)
    Garantissant les libertés de presse, de parole, de religion, de réunion, le droit de porter des armes, et le droit de propriété

    Adams Père auquel succède Thomas Jefferson (1743-1826),
    Principal artisan de la Déclaration d’indépendance
    James Monroe, auteur d’une Doctrine isolationniste,
    Auquel succède Adams Fils

    Martin Van Buren (1782-1862), Premier président
    Né citoyen américain

    Abraham Lincoln (1809-1865),
    Abolition de l’esclavage, Guerre de Sécession
    Assassiné

    William McKinley (1843-1909)
    Début de la puissance mondiale, assassiné

    Lui succède Theodore Roosevelt (1858-1919),
    Chasseur écologiste, inspirateur du Teddy(’s) Bear ?
    T. Woodrow Wilson (1856-1924), fait entrer
    Le pays dans la 1ère Guerre Mondiale, Prix Nobel de la Paix en 1919

    Un second Rososevelt, Franklin Delano (1882-1945),
    Ayant épousé la nièce de Theodore, Eleanor,
    Réussit l’exploit à être élu pour 4 mandats,
    Incluant une réponse à la crise de 1929 avec le New Deal
    Et la participation du pays à la Seconde Guerre Mondiale

    Puis viendront Harry S. Truman, Dwight D. Eisenhower,
    John F. Kennedy, plus jeune président élu, assassiné,
    Lyndon B. Johnson, qui restera associé à la Guerre du Viêtnam,
    Richard Nixon, qui démissionnera à la suite du Watergate,

    Gerald R. Ford, Jimmy Carter, l’acteur Ronald W. Reagan
    George H. W. Bush, Bill Clinton, et le fils du précédent, George W. Bush,
    Présent lors des attentats du 11 septembre
    Barack Obama, père de l’Obomacare, Prix Nobel de la Paix en 2009
    Qui laisse sa place à Donald Trump, 45e président,
    Magnat de l’immobilier, animateur de télévision,
    Auquel son prédécesseur adressa une lettre
    Après la passation de pouvoir stipulant que :
    « Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste… »


  • Veillée :

  • Danaos et les Danaïdes…

    Danaos avait 50 filles, les Danaïdes.
    Egyptos, son frère, 50 fils.
    Il proposa donc leur mariage afin d’éviter les querelles de succession.
    Toutefois Danaos craignant que les fils d’Egyptos n’en profitent pour se débarrasser de leurs épouses
    Prit la fuite avec elles.
    Finalement rejoints, et sous la menace,
    Le mariage eut lieu.
    Mais Danaos ne s’était point avoué vaincu.
    Il ordonna à ses filles de placer une épingle dans leurs cheveux
    Et, au moment opportun,
    De s’en servir pour mettre à mort leurs époux.
    Toutes y consentirent
    Sauf Hypermnestre
    Laquelle épargna son époux, Lyncée.

    C’est lui qui quelque temps plus tard
    Devait mettre à mort Danaos et ses filles
    Puis régna sur Argos en compagnie d’Hypermnestre.

    En raison de leur crime
    On dit que les Danaïdes
    Furent condamnées aux Enfers
    À remplir une jarre percée.
    Une expression en est restée
    « Le tonneau des Danaïdes »
    Désignant un acte
    Condamné à se poursuivre sans fin…


  • Guillaume Tell…

    Tout aurait commencé par la volonté du bailli Hermann Gessler (représentant de l’Empereur romain germanique) d’imposer son autorité sur le Canton d’Uri. Afin de la confirmer aux yeux de tous, il fit fixer son chapeau sur une hampe dressée au milieu de la place publique d’Altdorf, demandant à chacun de lui prêter allégeance en passant devant lui. Or si tout le monde baissait la tête humblement, en guise de soumission, un certain Guillaume Tell n’y consentit point. Pour punition il se vit convoquer à tirer un carreau d’arbalète afin de décocher une pomme posée sur la tête de son fils. Ce qu’il fit avec succès ! Ayant néanmoins dissimulé un second carreau sous sa veste, il fut contraint d’avouer qu’il la réservait à Gessler s’il avait été amené à blesser son propre fils. Il fut aussitôt conduit sur une embarcation à destination du château de Gessler. Or à peine avaient-ils embarqué, qu’une tempête de foehn se leva. On confia vite à Guillaume Tell le gouvernail car il était le plus expérimenté pour y faire face. C’est ainsi qu’il en profita pour se libérer. Les récits divergent ici à savoir s’il tua Gessler à peine mis le pied à terre, ou s’il profita d’une autre aubaine. Dans tous les cas, il fut longtemps colporté que cet acte fondateur déclencha la révolte qui devait conduire à l’indépendance de la Suisse, tandis qu’une Ligue devait se former qui est à l’origine de la Confédération helvétique. Un Serment dit de Grütli conclu entre les représentants des trois cantons (ou plutôt un pacte signé en 1291 ) en marquerait ainsi les débuts. Friedrich von Schiller, ajouta une couche de publicité importante avec la publication en 1804 de son illustre Guillaume Tell, un des classiques du théâtre allemand, suivi de l’opéra de Rossini en 1829. Certes, les historiens devaient mettre un peu d’ordre là-dedans et, bien que l’histoire fût belle, en nier toute authenticité, la reléguant dans la gamme, non moins passionnante, des mythes fondateurs ! On décida le 1er août 1891, pour le 600ème anniversaire du pacte, que cette journée serait la fête nationale suisse. (d’après Livre blanc de Sarnen – 1470)


  • Holi, la fête des couleurs

    Hiranyakashipu avait reçu de Brahma des dons incroyables. On ne pouvait lui porter tort ni le jour, ni la nuit, ni sur Terre, ni dans le Ciel, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur, ni par une arme, ni sans arme, que l’on soit homme ou animal. Or Hiranyakashipu était hostile à Vishnu et voulait absolument lui nuire. Pour contrecarrer ses plans, on parvint à conduire son épouse alors enceinte au Sage Narada qui lui enseigna tout au contraire la gloire de Vishnu. C’est ainsi que lorsqu’il naquit, Prahlad fut entièrement habité de l’esprit du dieu Vishnu et bientôt son père s’en rendit compte, à sa grande colère. Il demanda à ses maîtres de bien le surveiller, de cesser de lui ôter pareille idée ! Mais rien n’y fit, au contraire. A chaque fois qu’il lui demandait ce qui était au monde la chose la plus importante, Prahlad répondait en toute simplicité : « C’est de renoncer au monde et de chercher refuge auprès du Seigneur Vishnu. » Alors Hiranyakashipu fou de rage décida de tuer son fils. Il envoya ses armées sur lui, mais elles échouèrent. Puis les serpents, qui n’y parvinrent pas davantage. Le poison se transforma en nectar dans sa bouche. Quant aux éléphants, ils ne purent davantage le piétiner. Hiranyakashipu finit par se demander où pouvait donc être ce Vishnu qui lui causait tant de tourments et frappa un pilier de son épée. En sortit Narasimha, qui n’était ni homme, ni lion, lequel le saisit et l’emmena sur le seuil du palais (ni dedans, ni dehors), à l’heure du crépuscule (ni jour, ni nuit), et là le tua. Prahlad monta sur le trône et régna avec une infinie sagesse. Mais tout n’était pas fini pour autant car Holika, la sœur de Hiranyakashipu, qui gouvernait le feu, le prit sur ses genoux et voulut le consumer. Or, tout au contraire, c’est elle qui fut réduite en cendres, tandis que Prahlad n’en était pas affecté. On dit qu’avant de mourir, Holika implora son pardon et qu’il lui accorda. C’est en son honneur qu’on fête Holi, le festival des couleurs, pour rappeler aux hommes, la vanité qui brûle et les règles de bonne conduite. (Une autre histoire est liée à la fête de Holi, qui raconte les amours de Krishna et de Râdhâ).


  • Œdipe …

    Laïos, roi de Thèbes, avait poussé le fils de Pélops à se suicider après l’avoir enlevé. Pélops le maudit alors, et lui prédit qu’il serait lui-même assassiné par son propre fils. C’est pourquoi il prit grand soin de ne pas se rapprocher de son épouse Jocaste. Mais une nuit d’ivresse, leur union ne put être évitée et en naquit un fils. Avisé de son funeste sort, Laïos décida de s’en séparer et l’abandonna les pieds attachés au sommet du Cithéron, une montagne proche de Corinthe. On l’y découvrit bientôt et on le nomma « aux pieds enflés », Œdipe, en raison des attaches qui l’avaient blessé. Puis il fut présenté à Polybe, roi de Corinthe, et son épouse lesquels en prirent grand soin. Il grandit à leur côté, entouré de leur amour. Mais parvenu à l’âge adulte, une personne l’informa qu’il n’était en aucune sorte leur fils, le poussant à consulter l’oracle de Delphes. C’est là que la plus énigmatique des réponses lui fut proposée : l’oracle lui annonça en effet qu’il tuerait son père, et épouserait sa mère. Frappé d’effroi, Œdipe décida de fuir loin de Corinthe, et de ses parents supposés et se rendit en Boétie. Sur le chemin, il se prit de querelle avec un cocher et son passager et la dispute s’envenimant, les tua. Puis il gagna Thèbes et alors qu’il s’en approchait, il apprit que la cité était terrorisée par la Sphinge. Se rendant auprès d’elle, sur un tapis d’ossements attestant sa cruauté, il dut répondre à une étrange question : « Quelle est la créature qui a quatre pattes le matin, deux à midi, et trois le soir ? » L’évidence le frappa et, répondant qu’il s’agissait de « l’homme », la Sphinge se précipita dans le vide, libérant la Cité ! Il y entra en héros, et gagna la main de la reine qui venait de perdre son époux. Leur union donna naissance à quatre enfants et vingt ans passèrent. C’est alors qu’une peste terrible frappa la Cité. Œdipe, son roi, mit tout en œuvre pour la combattre et accueillit les dires de l’oracle de Delphes avec soulagement, et colère. Ce dernier était formel : il fallait débarrasser la Cité du meurtrier de Laïos, cause de ce grand malheur qui s’abattait sur la ville. Œdipe convoqua le vieux Tirésias qui en savait bien plus qu’il ne le disait. Sous ses menaces, le vieil homme aveugle lui apprit qu’il n’était autre que le meurtrier et rappela la prédiction de Pelops selon laquelle le père serait tué par son fils. Se refusant à croire à de telles inepties, Œdipe s’emporta contre Tirésias ainsi que Créon, frère de Jocaste. Celle-ci attesta que cela ne pouvait être, car leur fils était mort sur la montagne du Cithéron ! C’est alors que tout devint clair et que le drame épouvantable éclata au grand jour. Le vieil homme qu’il avait tué sur le chemin de Thèbes n’était autre que son père, et la reine Jocaste sa mère. Celle-ci se pendit aussitôt. Quant à Œdipe, fou de douleur, il se perça les yeux avec la fibule de Jocaste. C’est aux bras de sa fille Antigone qu’il quitta la Cité. On dit qu’il trouva refuge grâce à Apollon dans les bois de Colone, près d’Athènes.