• Indéfinition principale :

    fleuve 

    Cours d’eau et écosystème qui prend sa source en un lieu donné, et parcourt un espace de dimension variable qu’il irrigue, fertilise, parfois inonde, avant de se jeter dans la mer – La vie en la périphérie du fleuve a partout suscité la création de points de rassemblements des espèces, notamment humaine, occasionnant des formes de relations spécifiques : marchandes, politiques, culturelles, cultuelles, etc., mettant en lumière la nature souvent diversifiée de ses rives, de sa traversée, de son appropriation, etc.

  • Articles :

  • L’argent : … « ne se mange pas. »

    Quand le dernier arbre aura été abattu,
    Le dernier poisson capturé,
    Le dernier fleuve empoisonné,
    Nous nous rendrons compte que l’argent ne se mange pas.
    Alanis Obomsawin


    (« When the last tree has been cut down, the last fish caught, the last river poisoned, only then will we realize that one cannot eat money. »)

    Argent, Geld, 钱 (qián)
    Money, novac, peningar…

    (suite…)


  • ornithorynque

    « Ornithorynque : Mammifère improbable et néanmoins monotrème qui pond des œufs et vit le long des rivières de l’Australie orientale jusqu’à la Tasmanie. L’ornithorynque porte un bec de canard, une queue de castor et des pattes de loutre, ce qui en fait un excellent nageur. Lorsque les naturalistes européens le découvrirent à la fin du dix-huitième siècle, d’abord à travers des dessins et une fourrure, ils crurent à un canular et crièrent à la chimère. On pensait même qu’il était un montage cousu par un taxidermiste facétieux.
    En fait, l’ornithorynque, littéralement le mammifère « à bec d’oiseau comme un canard » a non seulement étonné les Européens, mais déjà les Aborigènes racontaient un mythe selon lequel l’animal résultait d’un accouplement, quelque peu forcé, entre une cane et un rat d’eau. Ailleurs, c’est Dieu lui-même qui commit cette créature en raclant les fonds de tiroir de la morphologie animale. Et ce que j’aime dans l’ornithorynque, c’est que le nom, si poétique qu’on résiste mal à la tentation de l’écrire avec deux « y » pour le rendre plus grec et donc plus étrange, ressemble à la chose ; ce qui, au fond, donne raison à Cratyle contre Platon, conséquence pour le moins inattendue, me direz-vous. Et pourtant il bouge : l’ornithorynque est bien dans notre monde, dans nos pensées, nos fantaisies ; un capriccio bien vivant et agissant, inclassable, qui passe de la loutre au canard (la réciproque est vraie), de l’eau à la terre et de la rive au fleuve, de la réalité au mythe, qui sort de la Préhistoire pour surgir, incongru, dans le temps présent. L’ornithorynque, si étrange pour nous, nous est pourtant bien proche ; il traverse notre imaginaire et il l’élargit à de nouvelles (ou à de très anciennes) dimensions. Il enrichit notre bestiaire fantastique. »


  • Effets :

  • Effet Impermanence

    Héraclite nous en avait prévenus : l’on ne se baigne pas deux fois dans un même fleuve. Pourquoi l’oublie-t-on si souvent ? Pourquoi demeure-t-on à ce point attaché à ce que certaines choses ne varient pas ? Les Bouddhistes parlent ici d’impermanence, de l’inéluctable renouvellement du monde et de soi-même. De quoi susciter un effet impermanence, afin de lâcher prise ou de constater que ce n’est pas le cas…


  • Pays :

  • Uruguay

    Uruguay doit son nom au fleuve Urugua’ý qui en guarani, signifie « rivière des oiseaux peints ».

     

    continent : Amérique

    nom dans la langue : República Oriental del Uruguay

    localisation : Pays d’Amérique du sud

    type constitutionnel : République à régime présidentiel

    capitale : Montevideo

    coordonnées de la capitale : 34.53S/56.10O

    gentilé : uruguayen/ne

    monnaie : peso uruguayen (UYU​)

    langue(s) : espagnol

    nom en anglais : Uruguay

    indépendance : 1825/1830 (Brésil)

    unideo_pays :

    UYUY


  • Veillée :

  • Bateaux-dragons…

    Chaque année en Chine, le 5° jour du 5° mois (lunaire) a lieu la fête des bateaux-dragons. À cette occasion de grands bateaux ornés des motifs les plus colorés et représentant des dragons s’élancent sur les fleuves tandis que les familles se préparent à de belles réjouissances. Cette fête commémore le sacrifice de Qu Yuan屈原 (v. 340 / v. 278), grand poète et ministre du royaume de Chu. Inquiet devant la puissance grandissante de Qin, il mit tout en œuvre pour encourager à la résistance. Hélas, la cour le désavoua, le condamna à l’exil et seule la poésie put le consoler. Mais cela n’empêcha pas le pire d’arriver et, comme il l’avait prédit, la capitale de Chu tomba sous les assauts de Qin. Qu Yuan décida alors de composer un dernier poème, et se suicida dans le fleuve Miluo. Estimé au plus haut point par les gens du peuple, ceux-ci se précipitèrent pour retrouver son corps et les bateaux en grand nombre sillonnèrent tous les recoins de la rivière. Pour éviter que son corps ne soit attaqué par les poissons, certains jetèrent dans l’eau des boulettes de riz. Et on dit même que quelqu’un eut l’idée de les enivrer. La coutume demeure plus de 2000 ans plus tard à grands renforts de courses de bateaux, de riz gluant emballé dans des feuilles de bambou, et de vin de riz soufré.


  • Ganga…

    En ces heures germinales, en une époque où s’affrontaient dieux et démons, ces derniers avaient coutume de se réfugier dans les océans. C’est pourquoi les dieux demandèrent au yogi Agastya de leur rendre un petit service : celui d’avaler les eaux océaniques. Ce qu’il fit bien entendu sans hésiter. Et l’aide fut hautement appréciée car les démons ne pouvaient plus désormais se cacher. Ils furent réduits à néant. C’est alors qu’on pria Agastya de libérer l’océan qu’il avait englouti. Hélas, il l’avait digéré ! Débutèrent des temps de désolation. La sécheresse s’abattit, le désert gagna, et bien des activités essentielles et vitales, jusqu’aux rites de purification, furent contraintes d’être abandonnées. Pendant ce temps le roi Saagar qui avait de grands desseins s’apprêtait à sacrifier le cheval annuel qu’il laissait de coutume en liberté. Mais lorsqu’il voulut y procéder, ô comble de malheur, le cheval avait disparu. Il chargea ses soixante mille fils de le retrouver. Ceux-ci ne le déçurent point, car ils réussirent à le localiser chez le sage Kapila où l’animal avait effectivement choisi de faire halte. Ils ne tardèrent pas à l’accuser de vol ! Or, irrité par leurs accusations infantiles alors qu’il était en méditation, celui-ci ouvrit les yeux et les réduisit en cendres ! Le malheur frappa le cœur de Saagar qui pria Kapila de lui dire comment réparer cette erreur. Aussi le sage précisa-t-il que seul le Gange pourrait apaiser leur souffrance en baignant leurs âmes errantes. Il fallut alors implorer Brahmâ. Mais la mort vint trouver Saagar. Ainsi passèrent sept générations jusqu’à ce qu’un descendant, Bhagirath, reprît à son tour la prière pour le repos de ses ancêtres. Brahmâ en fut touché mais avertit que le déferlement du Gange serait terrifiant. C’est pourquoi il conseilla d’invoquer Shiva afin que celui-ci puisse retenir le Gange dans ses cheveux. C’est bien ce qui se produisit et grâce à ces sages conseils, les âmes des défunts purent s’y tremper et se libérer. Et la Terre regagna ses couleurs loin de la sécheresse qui s’était abattue sur elle…Le Gange devint ainsi le centre d’une sacralisation qui fait que les mariés accrochent des guirlandes d’une rive à l’autre, que les paysans du Bihar enterrent des pots remplis d’eau du Gange dans leurs champs ensemencés, et que s’y baigner, et mourir sa proximité, constituent l’aboutissement de toute vie chez les Hindous. Du reste, pour en revenir aux critiques hygiénistes soulevées plus haut, certains soutiennent que ses capacités d’auto-dépollution sont inégalées. Mais bien sûr, on nous dira qu’il faut y croire…


  • Midas et le Pactole

    Les richesses aurifères charriées par le fleuve Pactole, et qui ont donné à ce mot le sens de fortune, de gain important (toucher le pactole) sont liées à la légende de Midas, roi de Phrygie qui aurait vécu de 738 à 696 av. J.-C. (ou 675). Toute l’histoire commença avec un personnage ivre, déambulant dans les rues de sa Cité. Alors que les passants s’apprêtaient à le railler, on dit que Midas tout au contraire leur ordonna de prendre soin de lui. Il fut ainsi conduit au palais et put y profiter de tous les bienfaits. On découvrit alors que ce dernier n’était autre que Silène, satyre, précepteur et père adoptif de Dyonisos. Le Dieu eut vite vent de la protection que Midas avait apportée à Silène, et lui fit savoir qu’il lui accorderait tout ce qu’il désirerait. Or Midas demanda sans bien y réfléchir que tout ce qu’il toucherait soit immédiatement transformé en or. Cela lui fut consenti. Hélas, le résultat dépassa ses espérances, et faillit causer sa mort puisque désormais aucun aliment ne pouvait plus parvenir à ses lèvres sans être transformé en or. Il fut délivré de ce malheur par une autre intervention de Dionysos, qui lui demanda de se laver les mains dans le fleuve Pactole lequel, dès ce jour, fut illustre pour ses qualités aurifères.


  • Sinograph :

  • chuān – 川 : « fleuve »

    chuān – 川 : « fleuve », « rivière » (lesquels se disent également 河 hé). 川 se retrouve dans la province du Sìchuān  四川  qui est littér. celle des « quatre rivières ». Une expression chinoise nous dit : 川流不息 chuān liú bù xī, et signifie « un flot ininterrompu ». / 川 se dit kawa en japonais. On va le retrouver dans la Voie Lactée  天の川 (amanogawa) par exemple, ou encore dans l’expression 川の字 kawa no ji, dormir en « caractère de rivière » désignant l’enfant qui dort dans le lit de ses parents (observez bien les trois traits alignés ,-).


    Sinograph


    Thème(s) :

    Tags :

  • Twitopique :

  • #amazonie

    #Amazonie : source dans les Andes / Rejoint l’Atlantique après 6500 km / Principale ville : Manaus / Heures fastes à l’époque du caoutchouc.


  • #fleuve

    #Fleuve / Source en un lieu donné / Irrigue, fertilise, parfois inonde / Avant de se jeter dans la mer / Point de rassemblement des espèces.


    Twitopique


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    Tags :

  • #ganga

    Agastya avale les océans / Les démons pris au piège / #Ganga déferle dans les cheveux de Shiva.


    Twitopique


    Thème(s) :

    Tags :

  • #kuomboka

    #Kuomboka / « Sortir de l’eau » / Cérémonie chez les Lozis / Le grand bateau quitte les terres / Le litunga en habit d’amiral.


  • #mésopotamie

    Sumer, Akkad / Assyrie, Babylonie / Elam, Suse, Mitanni / La #Mésopotamie : pays « entre les fleuves ».


  • Unideo :

  • 17 – terre – earth – 地球 – Erde – terra – tierra – 地球 – земля́

    Mère nourricière, la Terre
    earth
    birth
    Dans la pluralité de ses reliefs, désert
    desert
    désert
    Montagnes
    mountain
    montagne
    Vallées
    valley
    vallée
    Volcans
    volcano
    volcan

    La terre dont les sols
    soil
    sol
    Parfois tremblent
    earthquake
    tremblement de terre

    La terre divisée en continents
    continent
    continent

    La terre dont le climat varie
    climate
    birth
    Ici la pluie
    rain
    pluie
    la neige
    snow
    neige
    Et là le vent
    wind
    vent

    Puissance des eaux, de la mer
    sea
    mer
    Des fleuves et des lacs
    river lake
    fleuve / lac

    La terre, un monde
    world
    monde



  • Histoire :

  • Mésopotamie

    « La Mésopotamie est une région de l’Asie occidentale située entre le Tigre et l’Euphrate, la Mésopotamie fut, entre le VIème et le Ier millénaire av. J.-C., un brillant foyer de civilisation.

    Le nom de Mésopotamie vient du grec Mesopotamos et signifie « entre les fleuves ». Ce bassin alluvial d’Asie se situe entre le Tigre et l’Euphrate ; il couvre aujourd’hui en partie l’Irak. La zone a un climat aride. Au sud, les cultures ne sont possibles que par l’irrigation. La Mésopotamie n’en demeure pas moins un creuset de notre histoire universelle. Les savants s’accordent à penser que c’est dans cette région qu’est apparue la plus ancienne écriture connue, vers 3500 av. J.-C. Dans l’histoire ancienne de la Mésopotamie, on distingue la culture sumérienne (IVe – IIIe millénaire), puis la culture suméro-akkadienne (à partir de 2300 av. J.-C. environ). Deux langues alors se succèdent ou se juxtaposent : le sumérien et l’akkadien. L’élevage, les cultures, le commerce et la diffusion des écrits vont assurer un grand essor à la région et confirmer son rayonnement, en particulier à travers ses grandes cités telles Assour, Akkad (ou Agadé), Kish, Lagash, Ourouk et Our (ou Ur), puis Babylone. Politiquement, la Mésopotamie évoluera des cités-Etats vers l’Empire. Mais une césure se produira entre l’Assyrie au nord et Babylone au sud. Au premier millénaire av. J.-C., les empires assyriens et babyloniens seront remplacés par l’empire perse des Achéménides. »