Indéfinition :

  • fratrie 

    Ensemble de personnes ayant un père et/ou une mère en commun, unis par le sang ou l’alliance, développant des relations plus ou moins complices et harmonieuses, lesquelles sont censées être inaliénables.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • jumeau/lle 

    Se dit de deux ou plusieurs enfants nés ensemble d’une même mère – Ce type de naissance donne lieu chez les parents et l’entourage à de nombreux sentiments, jugements, voire superstitions ou croyances liés à sa relative rareté – Occasionne un rapport souvent particulier, généralement intense entre les jumeaux/elles qui se déploie dès l’enfance et peut se poursuivre toute l’existence.

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  • Veillée :

  • Cadmos, à la recherche d’Europe…

    Europe était une princesse phénicienne de haute noblesse, fille d’Agénor, roi de Tyr, et de Téléphassa. Reconnue pour son exceptionnelle beauté, elle ne manqua pas d’attirer la convoitise de Zeus. C’est pourquoi celui-ci l’enleva sur les rivages de Phénicie, après s’être métamorphosé en taureau. Alors Agénor ordonna à tous les siens, frères d’Europe ainsi qu’à son épouse, de partir à sa recherche et de n’en point revenir sans l’avoir trouvée. C’est ainsi que Phénix s’installa en Phénicie, Cilix fonda la Cilicie, Thasos prit possession de l’île qui porte son nom, et Phinée, au funeste destin – les dieux le frapperaient de cécité, devint roi de Salmydessos. Le dernier frère, Cadmos, partit avec sa mère Téléphassa et ils s’installèrent en Thrace. C’est là qu’elle y mourut. L’oracle de Delphes lui conseilla alors de suivre une génisse et de ne s’arrêter que lorsque celle-ci ferait halte. Elle le conduisit jusqu’au fleuve Asopos. Voulant y sacrifier la bête, Cadmos fut confronté à un dragon qui gardait farouchement les lieux. Celui-ci se débarrassa de tous les hommes venus avec Cadmos, lequel finalement le terrassa. Sur les conseils d’Athéna, il parsema le sol des dents du monstre. En naquirent alors des géants qui s’entretuèrent à l’exception de cinq d’entre eux. En leur compagnie, il fonda la future Thèbes. Puis il épousa Harmonie, fille d’Arès et d’Aphrodite. On dit aussi que cet épisode donna le jour à l’alphabet grec, et c’est un fait que celui-ci dérive en effet de l’alphabet phénicien que Cadmos apportait avec lui. De leur union naquirent deux fils et quatre filles, qui connurent des histoires diversement heureuses. Quant à Cadmos, il fut accueilli à sa mort parmi les dieux avec tous les honneurs.


  • Draupadi et les Pandavas

    Arjuna, l’un des cinq fils de Pandu, était sorti vainqueur de l’épreuve que Drupada avait imposée aux prétendants à la main de sa fille, Draupadi. Ayant en effet bandé l’arc et transpercé la cible (selon une légende connue d’une autre civilisation), Arjuna, le guerrier aux bras puissants, repartit donc avec ses frères annoncer l’heureuse nouvelle à Kunti, leur mère et belle-mère. À peine arrivé au palais, il se précipita auprès d’elle et lui annonça être porteur du plus grand des bonheurs ! Cependant dans l’empressement et la joie de retrouver ses enfants, Kunti devança ses explications et prononça le vœu d’un « partage de l’aumône entre eux tous ». Il était dit. Nul n’y pouvait plus rien. Afin de demeurer conforme au dharma, il fut convenu que la merveilleuse Draupadi deviendrait ainsi l’épouse des cinq frères.


  • Il était une fois deux frères ennemis, Osiris et Seth…

    Osiris était fils de Geb, dieu de la terre, et de Nout, déesse du ciel. Il était aussi le frère de Seth. Or à sa mort, Geb décida de partager son royaume en deux. Partage bien inégal puisqu’il confia à Osiris les terres fertiles, et à Seth les terres rouges du désert. De quoi, on le comprendra, nourrir beaucoup de rancune chez l’infortuné Seth. Puis Osiris épousa Isis et on dit que leur union fut heureuse. Ils dispensèrent leurs bienfaits aux hommes, Osiris leur apportant la culture du blé, la pêche, et Isis la médecine, le tissage. Mais Seth ne s’avoua pas vaincu, et il attendit patiemment son heure. Lors d’un banquet auquel il avait convié 72 de ses amis, il proposa à chacun des convives de s’allonger dans un coffre promettant de l’offrir à celui qui y tiendrait parfaitement. Les complices de Seth s’y essayèrent mais aucun d’eux n’avait la taille voulue. C’est lorsque le tour d’Osiris arriva que tous purent constater qu’il y tenait à merveille, le coffre semblait fait pour lui. En vérité il l’était. Tant et si bien que les auteurs du complot, Seth en tête, fermèrent le coffre sur lui puis le jetèrent dans les eaux du Nil non loin de Byblos. Osiris s’y noya. Mais Isis, épouse fidèle, n’avait pas dit son dernier mot. Elle partit en quête de son corps et, finit par le trouver. Elle le ramena en Egypte. Toutefois Seth profita d’un moment de relâchement pour découper le corps et en éparpiller les morceaux. Isis partit une nouvelle fois à leur recherche et à chaque fois qu’elle en trouva une partie, l’ensevelit sur place. C’est ainsi qu’elle enterra la tête à Abydos, le cou à Héliopolis, et ainsi de suite. Seul son sexe avait été avalé par un crocodile. Puis elle reconstitua son corps, et grâce à l’aide d’Anubis, se fit féconder. Horus devait naître de leur union. Elle embauma le corps, initiant la première momie, et c’est ainsi qu’Osiris devint le seigneur de l’Au-Delà, présidant à la pesée des âmes, assisté de Thot et Anubis. Quant à Horus, dieu à tête de faucon, dont le nom signifie « vengeur de son père », il s’opposa bientôt à Seth, dans une lutte sans merci. Il devait y perdre un œil* mais y gagner l’admiration de tous, devenant ainsi le symbole de la piété filiale.


  • Les frères Philène…

    Dans sa Guerre de Jugurtha, Salluste (- 86 / – 35) rappelle la triste et héroïque destinée des frères Philène, carthaginois, qui acceptèrent de se voir enterrer vifs afin de prouver leur bonne foi, face aux accusations des Cyréniens . Ainsi est le récit : « LXXIX. Dans le temps que les Carthaginois donnaient la loi à presque toute l’Afrique, les Cyrénéens n’étaient guère moins riches et moins puissants. Entre les deux Etats était une plaine sablonneuse, toute unie, sans fleuve ni montagne qui marquât leurs limites. (…) Craignant qu’un troisième peuple ne vînt les attaquer, (on convint) à la faveur d’une trêve, qu’à un jour déterminé des envoyés partiraient de chaque ville, et que le lieu où ils se rencontreraient deviendrait la limite des deux territoires. Deux frères nommés Philènes, que choisit Carthage, firent la route avec une grande célérité , les Cyrénéens arrivèrent plus tard. (…) Les Cyrénéens, se trouvant ainsi devancés, craignent, à leur retour dans leur patrie, d’être punis du dommage qu’ils lui avaient fait encourir. Ils accusent les Carthaginois d’être partis de chez eux avant le temps prescrit (…) Les Grecs leur laissent le choix ou d’être enterrés vifs à l’endroit qu’ils prétendaient fixer pour limites de leur pays, ou de laisser avancer leurs adversaires jusqu’où ils voudraient, sous la même condition. Les Philènes acceptent la proposition , ils font à leur patrie le sacrifice de leurs personnes et de leur vie, et sont enterrés vifs. Les Carthaginois élevèrent sur le lieu même des autels aux frères Philènes, et leur décernèrent d’autres honneurs au sein de leur ville. » (trad. Charles Durosoir – Paris, Librairie Garnier. 1865)

    Valère Maxime, historien romain du 1er siècle, après avoir dénoncé (selon lui) la tricherie des frères Philène, et interrogé l’oubli dans lequel Carthage fut plongée suite à son éclatante défaite, ne manque pas de rendre hommage à la vertu des frères et à l’œuvre de la postérité : « Où sont les hautes murailles de l’orgueilleuse Carthage ? Qu’est devenue la gloire maritime de ce port si fameux ? Où est cette flotte qui portait la terreur sur tous les rivages ? Où, tant d’armées ? Où, cette cavalerie formidable ? Où, cette ambition qui étouffait dans l’immense étendue de l’Afrique ? La fortune a partagé tout cela entre les deux Scipions, mais le souvenir des Philènes et de leur noble dévouement a survécu à la ruine même de leur patrie. L’âme et le bras des mortels ne peuvent donc prétendre, si ce n’est par la vertu, à rien d’immortel. »


  • Senteu et Olanana

    Il était une fois deux frères, Senteu, l’aîné appelé à succéder à son père, le Laibon (chef des Masaï) et Olonana, son cadet. Les pouvoirs de Mbatiany, leur père, étaient sans conteste des plus accomplis. Celui-ci pouvait guérir, pratiquer la divination, et connaissait en outre tous les rituels qui conviennent à la riche culture des Masaï. Or, ses derniers instants étaient comptés. Bientôt il rejoindrait les esprits et il décida d’appeler Senteu. Il lui annonça qu’il s’apprêtait à mourir et qu’il avait décidé de lui transmettre tous ses pouvoirs. Il lui demanda de venir à l’aube recevoir sa bénédiction. Il ferait alors de lui le chef incontestable de toute la communauté. Il l’enjoignit de bien respecter cette ultime demande et en précisa tous les attributs ainsi que les objets qu’il devrait amener avec lui. Mais dans l’ombre, Olonana avait tout entendu. Il alla aussitôt en prévenir sa mère et tous deux, animés du même désir, convinrent qu’il fallait agir ! Ce fut ainsi qu’aux premières lueurs de l’aube, Olonana se présenta à Mbatiany. Celui-ci, alité et faible, le pria de se présenter. À quoi Olonana répondit qu’il était Senteu et qu’il venait comme ils en avaient convenu la veille. La supercherie fut totale et Mbatiany, sans se douter de rien, transmit donc à Olonana l’ensemble des insignes du pouvoir ainsi que la connaissance qui y était attachée. Puis il quitta précipitamment la case. Sur son départ il croisa Senteu qui devina au premier regard l’étendue de la fourberie. À son tour il se présenta devant son père et celui-ci lui demanda qui il était. Assurant qu’il était le vrai Senteu, père et fils comprirent qu’ils avaient été dupés. Hélas, ce qui était fait ne pouvait plus être défait. Néanmoins Mbatiany lui confia une boîte magique qui lui permettrait de jeter des sorts. On dit que plus tard, Senteu parvint à gagner une plus grande estime du peuple Masaï, et Olonana pour maintenir son pouvoir dut faire appel aux colons. Mais c’est là une autre histoire…


  • Tupi et Guarani…

    Les langues tupi-guaraní constituent un ensemble de langues pratiquées en Amérique Latine qui s’étend sur une vaste aire englobant : Paraguay, Brésil, Bolivie, Pérou, Equateur… Le tupi et le guaraní en sont les principaux représentants. Le déplacement constant est du reste l’une des particularités de ce groupe, renvoyant à une antique légende opposant les deux frères Tupi et Guaraní, et leurs tribus. Ce différend débuta à propos d’un magnifique gua’á, un splendide perroquet (faut-il observer au passage que le mot « ara » est justement un emprunt au tupi). Refusant de se laisser entraîner dans une guerre fratricide, Guaraní implora l’aide des esprits et celle-ci lui fut accordée. On lui indiqua ainsi comment prendre la route en suivant de jour l’ombre d’un nuage, et de nuit, un rayon de lune. Depuis lors, les Guaranis sont à la recherche de la « Terre sans mal », un lieu où ils pourront vivre dans le bonheur et l’absence de souffrances.


  • Un parapluie de soie

    (Histoire de Chine) Lu Ban, le grand maître charpentier, et sa sœur se promenaient dans la si belle ville de Hangzhou… Le printemps était en fleurs et le spectacle proche du lac les saisit de beauté. Mais alors qu’ils arrivaient dans un lieu enchanteur, une pluie soudaine s’abattit sur eux et il ne fallut guère de temps pour qu’ils soient entièrement trempés. C’est alors que la sœur de Lu lui fit observer une chose étrange : « Comment, lui dit-elle, tu es un si grand maître qui peut tout réaliser, or une simple pluie suffit à nous mettre dans un tel état ! Je te propose donc que nous fassions un concours. Voyons lequel de nous deux pourrait inventer la meilleure solution à cette situation ! » Lu Ban sourit tout d’abord, pensant que c’était une blague. Pourtant devant l’air sérieux de sa sœur, il finit par comprendre qu’elle avait réellement envie de se lancer dans cette épreuve ! Alors tous deux se mirent d’accord pour y consacrer la nuit suivante. « Nous arrêterons au chant du coq, dit la sœur, et nous verrons alors qui a gagné ! ». Ainsi fut fait. Chacun de son côté commença à travailler et la nuit ne fut pas de peu pour les aider à accomplir une telle tâche. De son côté, Lu Ban, ne tarda pas à construire un premier pavillon à quatre piliers. Ce serait un abri parfait pour venir s’y protéger en cas de pluie. Il était assez heureux de son travail quand il pensa qu’il serait sage d’épier ce que faisait sa sœur. Il se rapprocha de sa chambre : aucun bruit ! Il trouva cela étrange, et repartit donc de plus belle envisageant d’édifier un second pavillon, à six piliers celui-là. Il ne savait pas alors que sa sœur l’observait secrètement et celle-ci s’amusa même à imiter le cri du coq. Aussitôt Lu Ban posa ses outils, bien que le pavillon ne fût pas achevé. Mais bien sûr, il ne tarda pas à constater qu’on lui avait fait une farce, et il reprit son travail un peu irrité. Emporté par son élan, ce ne sont pas moins de neuf pavillons qu’il parvint ainsi à élever en une seule nuit. Un véritable exploit. Et le vrai coq chanta pendant que Lu Ban construisait un dernier pavillon, et qu’il n’en avait achevé que trois côtés. Lu Ban pouvait être satisfait : le spectacle de tous ces pavillons bordant le lac était magnifique. C’est alors que sa sœur sortit de sa chambre. Il l’aperçut de loin tandis qu’elle tenait au-dessus de sa tête un curieux toit mobile. Elle avançait en s’agrippant à un fin pilier et Lu Ban ne comprenait pas vraiment de quoi il pouvait bien s’agir. Quand il l’examina de plus près, Lu Ban fut stupéfait : cet instrument était d’une grande beauté, composé de trente-deux arêtes, recouvertes de soie, décoré du thème du phénix et de la pivoine, capable de s’ouvrir et de se fermer. Ainsi venait d’être inventé le parapluie. Le grand charpentier n’était pas homme à nier le succès d’autrui, et il rendit un vif hommage à sa sœur qui avait réalisé le plus magnifique moyen de se protéger de la pluie. Celle-ci eut beau louer à son tour le prodige de son frère, capable de construire ce qu’aucun autre homme n’aurait pu réaliser en une seule nuit, il n’en démordit pas : ce parapluie mobile était à ses yeux la réponse même au défi qu’ils s’étaient posé la veille. Et c’est ainsi que Lu Ban ne manqua plus jamais de demander conseil à sa sœur dans ses futurs travaux.


  • Unideo :

  • 25 – famille – family – 家庭 – Familie – famiglia – familia – 家族 – семья́

    La famille
    family
    famille
    Un ensemble de relations diversement étendues, comprenant les parents
    parent
    parent
    Père et mère
    father mother
    père / mère
    Et les enfants
    child
    enfant
    Filles et fils
    daughter son
    fils / fille
    Et ainsi de suite selon le chemin des générations, avec les grands-parents
    grandparents
    grands-parents
    Et les petits-enfants
    grandchildren
    petits-enfants

    Relations pouvant renvoyer à la fratrie, aux frères
    brother
    frère
    Et sœurs
    sister
    sœur
    Qu’ils ou qu’elles soient ainé(e)s
    elderbrother eldersister
    frère ainé / sœur ainée
    Ou cadet(te)s
    youngerbrother youngersister
    frère cadet / sœur cadette

    Tout cela, occasionné ou non, par une alliance, un mariage
    marriage
    mariage
    Plus ou moins longue et accomplie, en compagnie de sa belle-famille
    inlaws
    belle-famille