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  • Bienveillance : un état d’esprit, un savoir être au monde…

    “La paix n’est pas l’absence de guerre,
    C’est une vertu, un état d’esprit,
    Une volonté de bienveillance, de confiance, de justice.”
    Spinoza

     

    Comment donc faire preuve de bienveillance ?
    Comment déterminer que ce que l’on dit, ce que l’on fait,
    Et peut-être ce que l’on pense,
    Peut être réellement mesuré à sa bonté ?
    Quelle est la mesure de la bonté ?

    Dans un monde si facilement enclin au déni, à la méfiance, à l’injustice,
    Où tant de relations humaines semblent promptes à l’invective, à la mesquinerie ou à la querelle,
    Comment adopter une attitude qui puisse ne pas les alimenter
    Ni sur le fait, ni après coup ?

    Bene volens, « vouloir du bien », « être favorable »…

    Oui, un « état d’esprit » assurément
    Mais aussi une discipline à acquérir, un savoir être au monde…

     

    « Un mot prononcé avec bienveillance engendre la confiance
    Une pensée exprimée avec bienveillance engendre la profondeur
    Un bienfait accordé avec bienveillance engendre l’amour… »
    Laozi


  • Effets :

  • Effet Silence

    Si l’heure semble être à la multiplication des sources et des bruits, des dépêches qui fusent et des scoops* banalisés, si l’heure est à la logorrhée* et au Big data*, elle semblerait aussi parfois opter pour le silence. Non pas de ces silences dont on pourrait se féliciter, qui nous donnent un micro-espace de respiration et de relative quiétude, ni encore moins de ceux que l’on savoure à la rencontre des grandes étendues à l’horizon infini, mais de silences imposés, voulus, décrétés… De silences qui illustrent notre faculté idéologique, politique, marchande, à taire une réalité, une injustice, à ne pas lui donner l’écho qu’elle réclame naturellement. L’effet silence n’est certes pas très glorieux mais il semblerait qu’il ait encore de beaux jours devant lui…


  • Indéfinition :

  • violence 

    Comportement excessif faisant appel à une force physique ou psychologique dirigée à l’encontre d’autrui ou de soi-même et suivi d’effets provisoires ou durables (blessures, incapacités, maltraitance…) – Elle peut être préméditée et régulière ou au contraire soudaine, occasionnelle que ce soit dans un cadre politique, militaire, juridique… ou dans un contexte interpersonnel, affectif, passionnel… – Le recours à la violence est fréquemment marqué par une forme d’aveuglement, de brutalité et d’injustice qui masque mal son incapacité à emprunter d’autres voies plus responsables et respectueuses traduisant toute sa faiblesse et appelant à sa condamnation.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Citation :

  • communication

    « Rencontre avec des membres d’IKURU, coopérative de producteurs de cacahuètes et de noix de cajou, près de Nampula dans le Nord du pays. Des gens très très pauvres (30 à 500 Euros de revenus annuels). Je n’arrive pas à m’habituer au choc entre les deux mondes. Tant de décalage et d’injustice ! Des situations incroyablement difficiles pour des producteurs complètement isolés, sans débouchés, sans ressources. Le commerce se doit d’être un lien sinon le monde ne tourne pas rond… » tristanlecomte.altereco.com


  • exclusion 

    « Sur des questions aussi sensibles socialement ou politiquement que l’exclusion ou la pauvreté, les chercheurs doivent tout d’abord reconnaître qu’il ne peut exister de définitions absolues. Ce sont des notions relatives, variables selon les époques et les lieux. Il est déraisonnable de prétendre trouver une définition scientifique juste, objective – et distincte du débat social – sans tomber dans le piège de la catégorisation de populations spécifiques dont on sait pertinemment par ailleurs que les frontières qui les distinguent des autres groupes sociaux ne sont jamais claires et valables une fois pour toutes ». Serge Paugam


  • Veillée :

  • La valeur du sel…

    Un roi avait trois filles qu’il adorait tendrement. Son affection était sincère et pleine d’autant que leur mère avait disparu prématurément et qu’il souhaitait sauvegarder le souvenir de sa douceur. C’est pourquoi il décida un jour de confier à l’une d’elles son pouvoir. Il faut dire que dans ce pays, les femmes pouvaient accéder au trône. Aussi s’y préparèrent-elles avec tout le sérieux qui convient à la tâche. Toutefois laquelle choisir ? Le roi, leur père, eut ici la plus étonnante des idées afin d’assurer cette succession. Alors que son anniversaire approchait, il leur demanda de lui offrir en présent ce qu’elles jugeraient chacune indispensable à la vie, ainsi qu’à l’exercice de la charge suprême. Lorsque l’anniversaire eut lieu, elles se mirent toutes trois en rang devant lui porteuses d’un présent qu’elles avaient sélectionné en réponse à l’attente de leur père. Celui-ci passa leurs cadeaux en revue, manifestant tantôt joie, tantôt curiosité, voire même un peu d’agacement, puis leur fit savoir sa décision. Il appela la fille aînée laquelle lui remit une tunique mauve brodée d’or et incrustée de joyaux. « Voilà père, dit-elle, un attribut indispensable à votre charge et je suis heureuse de vous le remettre. Dieu nous fit tous nus à l’origine et nous dûmes nous couvrir. Mais chacun le fait selon ses moyens et sa charge, et le roi se doit de manifester ici son rang. » Il ne manqua pas de la féliciter car, assurément, la fonction d’un roi ne saurait s’exercer sans les qualités de représentation qui lui sont attachées. Or, seul le roi, pouvait être ainsi vêtu et ainsi en serait-il aussi de celle qui lui succèderait. Après les compliments qu’il lui adressa, il l’embrassa doucement sur le front et convoqua sa seconde fille qui à son tour lui offrit un objet précieux, et qu’il remercia tout aussi chaleureusement. Mais quand vint le tour de la troisième, celle-ci lui tendit une salière… en bois. Telle était à ses yeux, l’une des choses au monde dont la valeur était indépassable. Le roi, son père, entra alors dans une impressionnante colère. Pensant que sa plus jeune fille se moquait de lui, il la chassa du palais sur-le-champ lui ordonnant de ne plus jamais se présenter devant lui. Abattue et croulant sous le poids de toute son incompréhension, la jeune fille prit le chemin et ne cessa sa marche, des semaines plus tard, qu’au terme de son total épuisement. Elle avait atteint les limites du royaume, et par chance, une auberge l’y attendait. La propriétaire ne lui demandant pas les raisons de son infortune ni qui elle était, la recueillit chaleureusement. Et les années passèrent. Années inattendues, car la jeune princesse y acquit un savoir-faire exceptionnel. S’appuyant sur les connaissances culinaires de sa protectrice, elle développa un réel talent et finit par être connue à des lieues à la ronde. Pendant ce temps, sa sœur aînée s’apprêtait à se marier et les préparatifs allaient bon train. Naturellement, on convoqua au palais tous ceux qui pourraient assurer le succès de cette fête. La réputation de cette lointaine cuisinière d’exception n’avait pas échappé à la cour, et on la fit prier de diriger la mise en place du festin. Ce qu’elle accepta. Le jour venu, tous les convives étaient attablés, et commençaient à se régaler des mets les plus délicieux qui fussent. À cette précision près, que la cuisinière avait préparé un plat particulier pour le roi, son préféré, et celui-ci se félicitait déjà de cette marque d’attention. Pourtant à peine y eut-il goûté, qu’un dégoût s’empara de lui. Ce plat était immangeable ! Il fit venir la responsable sans tarder et la somma de s’expliquer. Il ne lui fallut guère de temps pour s’apercevoir qu’il avait sa plus jeune fille en face de lui, laquelle lui tendit pour la deuxième fois une salière en bois. Et cette fois-ci il comprit la valeur qu’elle lui avait jadis assignée et qu’il était aujourd’hui en devoir de reconnaître. On dit que les rires qui fusèrent durant tout ce mariage ne valurent pas les larmes de réconciliation que ces deux là partagèrent en cet instant.