Effets :

  • Effet Genre

    Être un homme, être une femme, voilà bien une affaire ordinaire que les êtres humains ont trop souvent emberlificotée, quelquefois pour le meilleur, si souvent pour le pire. Et pourtant une affaire constante, omniprésente dont l’oubli un instant ne manque jamais de se rappeler à l’ordre par une pointe de sexisme, de brutalité, d’ironie qui se veut de l’humour*… L’effet genre s’observe dans bien des actualités. Que ce soit dans les thèmes auxquels elles font écho. Dans leurs protagonistes. Ou encore dans la manière dont l’exposé en est fait. Ou encore dans ce qu’il suscite chez son destinataire, et que celui-ci, celle-ci, peut traduire en commentaire*…


  • Effet Guillemite

    Mise en exergues par de talentueux observateurs, l’effet guillemite est une maladie fort répandue qui n’a rien à voir avec la congrégation mise en place par Guillaume de Malavalle au 12siècle. Elle relève davantage de cette tendance excessive à user des guillemets (à l’oral notamment) marquée par un geste très reconnaissable des deux index recourbés ouvrant et fermant un mot ou une expression. On y verra selon les cas  une mise à distance du propos, un refus de s’engager, mais aussi une marque d’ironie. L’abus dont la guillemite peut faire l’objet conduit à s’interroger sur la réflexion (ou le manque de réflexion) qui l’accompagne.


  • Effet Question

    Quelle est la place du questionnement dans les raisonnements que nous tenons ? À quel moment viennent les questions ? Et de quelle manière ? Quel rôle jouent-elles dans le rapport au savoir, à sa quête, à sa remise en cause ? Se souvient-on toujours que « la réponse est un moyen que la question a inventé pour se reproduire » (Daniel Beresniak) ?  S’est-on penché avec les adeptes du zen (le vrai) sur ces questions apparemment idiotes qui unissent maîtres et élèves dans le même désir de progrès : « Quel bruit fait le claquement d’une seule main ? » « Vois-tu la jeune fille sur le trottoir d’en face ? est-elle l’aînée ou la cadette ? » (koâns japonais) A-t-on partagé avec Socrate les joies de l’accouchement des esprits, favorisé par le questionnement ? Assurément, ne devrait-on pas rappeler constamment ce que les questions nous permettent d’éclairer ou au contraire de laisser filer ? L’effet question gagnerait-il alors à se généraliser ?