• Indéfinition principale :

    modèle 

    Ce qui oriente notre action ou notre pensée par son pouvoir d’exemple, la qualité de sa conduite ou de son accomplissement, sa valeur, et qui peut ainsi donner le goût d’être suivi – sans perdre pour autant de vue la singularité de notre propre parcours.

  • Indéfinition :

  • prototype 

    Modèle élaboré afin de présenter – dans un environnement supposé proche de la réalité et des conséquences qu’il peut engendrer – les avantages et/ou performances, ou tout simplement les futurs usages d’un produit ou d’un service en phase de développement, s’appuyant sur une série de tests et essais destinés à anticiper toutes les étapes de sa prochaine réalisation à plus large échelle – Constitue en cela un moment décisif, sensible, et souvent entouré d’un certain secret (intellectuel et/ou industriel) susceptible d’être l’objet d’enjeux, notamment financiers, plus ou moins conséquents. 

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Citation :

  • mushingantahe

    « Toutefois, l’institution des Bashingantahe avait atteint au Burundi un degré de perfection qui mérite d’être présenté à l’Afrique et au monde comme un modèle, pour ce qui est de l’animation des milieux naturels de vie. Le Mushingantahe, en effet, était un homme qui avait pour rôle de trancher des litiges autour de lui, réconcilier des personnes ou des familles en conflit, authentifier des contrats de tout genre (mariages, successions, ventes, dons…), assurer la sécurité et la justice autour de lui, représenter la population dans des négociations, conseiller et équilibrer le pouvoir politique, parler au nom de son peuple chaque fois que de besoin. Comme on peut le voir, il s’agit d’un leader naturel dont les responsabilités n’avaient guère de limites. C’était une personnalité sur laquelle et avec laquelle l’on devait compter en temps de paix comme en temps de guerre, dans la joie comme dans la peine, à propos de la vie privée comme à propos de la vie publique. Et il était tenu de rendre ce genre de service, qu’il vente ou qu’il pleuve. C’était son être, du moment qu’il avait obtenu l’investiture. Pour lui, renoncer à ce type de responsabilité, c’était renoncer à son devoir d’être un homme. Il s’agissait du reste d’un état permanent de vie plutôt qu’une fonction passagère, nominative ou élective. Chaque homme ou chaque femme avait le droit de déranger un Mushingantahe comme l’on dérange un membre de la famille : il était père de son milieu, avec tout ce que cela comporte de responsabilité et d’abnégation. C’est pourquoi avant son investiture, il lui était nécessaire de passer par plusieurs étapes de formation et d’épreuves.

    Au cours de ce temps de formation, le Mushingantahe devait acquérir un sens aigu de la vérité et de la justice, une responsabilité sociale poussée, un amour du travail en vue d’un minimum d’aisance économique, une intelligence aiguë, beaucoup de courage, une maturité humaine attendue d’un père, bref, une conduite exemplaire qui, du reste, était conçue comme un modèle culturel, une personnalité de statut pour toute la population. Toutes ces vertus et bien d’autres étaient progressivement acquises avant l’investiture. Il ne s’agissait pas du reste d’une simple charge, mais d’un devenir progressif consacré et rendu irréversible par l’investiture. Celle-ci consistait en un pacte entre le candidat Mushingantahe et la population qui devait exprimer son adhésion. A partir de ce jour, l’individu changeait de statut social et d’engagement intérieur. Il devenait du dedans (ibanga) un responsable volontaire de la paix et de l’harmonie autour de lui. Son investiture constituait le serment des serments qui engendrait un devoir investissant tout l’être de la personne. » – Adrien Ntabona, Institution des Bashingantahe à l’heure du pluralisme politique africain, Au Cœur de l’Afrique, 59, 2-3, 1991, 263-284 (s. : uantwerpen.be)


  • Veillée :

  • L’exemple du lieu

    Lorsque le père de Mengzi mourut alors que celui-ci était encore jeune, sa mère décida de s’installer dans une autre demeure. C’est ainsi qu’ils aménagèrent près d’un cimetière. Le petit garçon eut tout le temps d’observer les rites funèbres, et c’est donc tout naturellement qu’il commença à les imiter. Toutefois sa mère considéra bientôt que ce n’était pas là une activité appropriée à un enfant, aussi changèrent-ils une fois encore de lieu. Ils s’installèrent cette fois-ci dans une rue marchande, au-dessus d’une boucherie. Et bien entendu, le petit Mengzi fut très attentif à ces pratiques qui ne manquaient pas de l’intriguer. Il ne tarda pas à user du couteau avec zèle. Bien sûr, sa mère dut une fois de plus constater que cet environnement n’était pas conforme à l’idée qu’elle s’en faisait. Alors ils déménagèrent une ultime fois et c’est ainsi qu’ils vécurent en proximité d’une école où Mengzi devait trouver le modèle qui le conduirait à devenir l’un des plus grands lettrés et philosophes de son temps.


  • Persévérance…

    On dit que Li Bo (701 / 762) était un enfant fort paresseux. Il passait son temps à déserter la classe. Lors d’une de ses escapades, Li Po rencontra une vieille dame près d’un cours d’eau. L’y voyant tremper une barre de fer, il lui demanda ce qu’elle en attendait. À quoi la vieille dame lui répondit, qu’elle espérait à la longue en faire une aiguille. Li Po trouva dans cette anecdote la réponse à son errance. C’est en poursuivant ce qu’on a entrepris, à condition de commencer à l’entreprendre, qu’on a une chance d’y aboutir. Li Bo (ou Li Bai) devint ainsi un des plus grands représentants de la poésie chinoise.


  • Une écuelle pour ta vieillesse

    (conte universel…) Un père de famille s’affairait sur son établi. Son fils lui demanda ce qu’il faisait. À quoi le père lui répondit : « Vois-tu, ton grand-père casse toutes les assiettes que nous lui donnons, parce qu’il est bien vieux. Aussi je lui fabrique une écuelle de bois, qui ne risquera rien en tombant. » Quelques jours plus tard, le père aperçut son fils œuvrant sur l’établi. Lui demandant à son tour quel en était l’objet, le fils répondit : « Tu le vois bien, je te fais une écuelle en bois pour ta vieillesse. »