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  • Dans la Mer des Arbres…

    Elle porte le doux nom de Mer des Arbres
    樹海 Jukai
    La forêt d’Aokigahara
    S’étend magnifiquement au pied du Fujisan

    Mais si sa réputation a dépassé
    Les frontières de la région
    C’est en raison de l’attrait qu’elle exerce
    Sur les candidat/es au suicide

    De quoi rappeler au talent
    De Seichō Matsumoto (1909-1992)
    Auteur de plus de 450 ouvrages
    Dont Nami no tô, « pagode de vagues »
    Qui en propulsa l’invitation
    Y faisant périr son couple héroïque

    Puis vint le Kanzen Jisatsu Manyuaru
    Que l’on doit à Wataru Tsurumi
    Une référence du suicide
    Que l’on trouve quelquefois
    Sur le sol jonché de souvenirs
    De la Mer des Arbres

    Le lieu jouissait déjà d’une certaine aura
    Au 19e siècle
    Même si le mouvement prit de l’ampleur
    Dans la seconde moitié du 20e
    Jusqu’à compter au moins une centaine de passages à l’acte en 2010…

    10 septembre
    Journée mondiale de la prévention du suicide
    De quoi tous nous interroger sur notre relation à soi, à l’autre
    Et sur la fragilité de toute existence
    Au regard de la variété des contextes,
    Des décisions, des jugements,
    Des causes et conséquences,
    Quand toutes les 40 secondes, une personne sur Terre se donne la mort…

    Le réalisateur Gus van Sant réalise The Sea of Trees (« Nos souvenirs ») en 2016 mettant en scène Matthew McConaughey, Ken Watanabe et Naomi Watts…


  • Veillée :

  • Bateaux-dragons…

    Chaque année en Chine, le 5° jour du 5° mois (lunaire) a lieu la fête des bateaux-dragons. À cette occasion de grands bateaux ornés des motifs les plus colorés et représentant des dragons s’élancent sur les fleuves tandis que les familles se préparent à de belles réjouissances. Cette fête commémore le sacrifice de Qu Yuan屈原 (v. 340 / v. 278), grand poète et ministre du royaume de Chu. Inquiet devant la puissance grandissante de Qin, il mit tout en œuvre pour encourager à la résistance. Hélas, la cour le désavoua, le condamna à l’exil et seule la poésie put le consoler. Mais cela n’empêcha pas le pire d’arriver et, comme il l’avait prédit, la capitale de Chu tomba sous les assauts de Qin. Qu Yuan décida alors de composer un dernier poème, et se suicida dans le fleuve Miluo. Estimé au plus haut point par les gens du peuple, ceux-ci se précipitèrent pour retrouver son corps et les bateaux en grand nombre sillonnèrent tous les recoins de la rivière. Pour éviter que son corps ne soit attaqué par les poissons, certains jetèrent dans l’eau des boulettes de riz. Et on dit même que quelqu’un eut l’idée de les enivrer. La coutume demeure plus de 2000 ans plus tard à grands renforts de courses de bateaux, de riz gluant emballé dans des feuilles de bambou, et de vin de riz soufré.


  • L’exemple du lieu

    Lorsque le père de Mengzi mourut alors que celui-ci était encore jeune, sa mère décida de s’installer dans une autre demeure. C’est ainsi qu’ils aménagèrent près d’un cimetière. Le petit garçon eut tout le temps d’observer les rites funèbres, et c’est donc tout naturellement qu’il commença à les imiter. Toutefois sa mère considéra bientôt que ce n’était pas là une activité appropriée à un enfant, aussi changèrent-ils une fois encore de lieu. Ils s’installèrent cette fois-ci dans une rue marchande, au-dessus d’une boucherie. Et bien entendu, le petit Mengzi fut très attentif à ces pratiques qui ne manquaient pas de l’intriguer. Il ne tarda pas à user du couteau avec zèle. Bien sûr, sa mère dut une fois de plus constater que cet environnement n’était pas conforme à l’idée qu’elle s’en faisait. Alors ils déménagèrent une ultime fois et c’est ainsi qu’ils vécurent en proximité d’une école où Mengzi devait trouver le modèle qui le conduirait à devenir l’un des plus grands lettrés et philosophes de son temps.


  • La mort de Baldr

    (Légende nordique – à partir des Eddas) Baldr est fils d’Odin et de Frigg. Tandis qu’il était enfant, des rêves annoncèrent à sa maman sa mort prochaine. C’est pourquoi celle-ci fit promettre à toutes les créatures du monde qu’elles ne lui feraient jamais aucun mal. Pour bien le prouver à tous, les Ases, dieux nordiques, décidèrent de lancer toutes sortes de projectiles sur Baldr… Aucun ne parvint à l’atteindre, démontrant ainsi son invulnérabilité : Baldr était désormais à l’abri de tout danger. Pourtant le malin Loki vint trouver Frigg et celle-ci eut la mauvaise idée de lui signaler que seul le gui, jugé inoffensif, n’avait pas prêté serment. Alors Loki alla voir Hod, frère jumeau de Baldr, et lui conseilla d’envoyer une branche de gui avec son arc puissant (bien qu’il soit aveugle, Hod était bien connu pour être un formidable archer). C’est ainsi qu’il tua son frère sur le coup à son grand malheur et celui de tous les dieux. Ceux-ci n’abandonnèrent pas pour autant et Odin fit demander à Hel, maîtresse des enfers, à quelle condition elle acceptait de lui rendre son fils. Hel répondit qu’il fallait pour cela que toutes les créatures du monde expriment ce désir. Tous les êtres se mirent donc à se lamenter de la disparition du beau et sage Baldr. Tous, sauf Thokk, une géante qui s’y refusa. Ainsi donc, par ce seul refus, Baldr resta-t-il aux enfers et il n’en serait libéré qu’à la fin des temps, lors du Ragnarök. Mais au juste pourquoi Thokk avait-elle ainsi bloqué ce que tous désiraient ? La réponse était simple, puisque la géante n’était autre que Loki déguisé. L’ayant découvert, la colère des Dieux s’abattit sur lui. Et alors qu’il avait toujours échappé à leur jugement grâce à sa malice, Loki dut cette fois-ci s’enfuir à toutes jambes. C’est dans cette fuite qu’il se transforma en saumon, puis inventa le seul moyen susceptible de l’attraper : le filet de pêche. Ayant été repéré, il le détruisit aussitôt dans le feu, et plongea dans les eaux profondes. Hélas pour lui, il s’était fait observer, et grâce à un filet identique, les dieux finirent par le saisir. Ils l’attachèrent alors sur de grosses pierres et firent goutter un puissant venin au-dessus de lui. Sa femme veillait à ce qu’il ne l’atteigne pas en glissant une coupelle dans laquelle tombaient les gouttes. Mais à chaque fois qu’elle désirait la vider, le venin frappait son visage et ses tressaillements de douleur provoquaient les tremblements de terre. Lui-même ne serait libéré qu’à la fin des temps.


  • La petite fille aux allumettes

    (d’après Hans Christian Andersen) Une petite fille sortit de chez elle dans le froid glacial de l’hiver. Elle ne subsistait qu’en vendant aux passants compatissants, quelques allumettes. Ce soir là, elle avait enfilé une paire de pantoufles trop grandes pour elle. Et les avait aussitôt perdues en esquivant le flot de la circulation. Tout autour d’elle l’empressement du Nouvel An battait son plein. Et la neige tombait. La petite fille savait qu’elle ne pouvait rentrer chez elle sans devoir affronter la brutalité de son père. Elle n’avait encore vendu aucune boîte d’allumettes et vacillant sur ses pieds brûlés par le froid, la rue lui paraissait un univers sombre et vide. Bientôt elle décida de se protéger dans le recoin d’une demeure. Et là, elle s’abattit de tout son petit poids, tentant de se blottir contre les murailles glacées. La Cité tourbillonnait d’énergie autour d’elle mais elle n’en recevait que l’écho sourd et lointain. C’est alors qu’elle décida de frotter une allumette. À peine celle-ci fut-elle allumée qu’il lui sembla qu’elle dégageait un rayonnement infini. Elle vit un poêle se dresser devant elle contre lequel elle s’empressa de presser ses pieds. Hélas l’allumette s’éteignit et le charme disparut avec elle. Alors elle décida de frotter une seconde allumette et là la magie opéra de nouveau. Elle vit une oie rôtie et en sentit tout l’arôme. Puis une fois encore l’émerveillement fut interrompu. De nouveau elle alluma ce petit bois magique et ce fut à présent un magnifique sapin tout illuminé qui se manifesta dans sa splendeur. Puis comme précédemment, il s’éteignit et une petite lueur s’en échappa qui gagna le ciel. La petite fille savait que cela signifiait qu’une personne mourrait bientôt, ainsi le lui avait confié sa grand-mère, dernièrement disparue. Alors, tandis qu’elle frottait une nouvelle allumette, c’est précisément sa grand-mère qui lui apparut. Elle qui l’avait tant aimée, et qu’elle chérissait plus que tout. Non, le charme ne cesserait point cette fois-ci. Une allumette après l’autre, elle maintint la présence de sa grand-mère. Celle-ci la prit dans ses bras et la porta devant le trône du Seigneur là où elle ne connaîtrait ni froid, ni faim, ni misère… Le lendemain du Nouvel An, des passants découvrirent dans ce petit recoin de la Cité, le corps d’une petite fille dont le froid avait volé la vie. Et chacun y alla de son commentaire. On aperçut bien les allumettes consumées, et certains firent même observer qu’elle devait être bien sotte d’avoir pensé qu’elles eussent pu la réchauffer. Qui se doutait alors qu’elle avait gagné le lieu de ses rêves, et qu’elle était à présent dans les bras de sa grand-mère loin de l’indifférence cruelle de ce monde ? Aussi amis, n’oubliez pas le soir du Nouvel An, si quelqu’un vous tend la main. Oui, n’oubliez pas de la réchauffer de votre bienveillance…


  • Là-haut…

    « Lorsque là-haut le ciel n’avait pas encore de nom / Et qu’ici-bas la terre ferme n’avait pas de nom / Seul Apsou le premier, le progéniteur / Et Tiamat la génitrice qui les enfanta tous / Mêlaient en un seul tout, leurs eaux / Ni bancs de roseaux n’y étaient agglomérés / Ni cannaies n’y étaient discernables / Des Dieux nul n’était encore apparu / Ils n’étaient ni appelés de noms, ni lotis de destin… » Enuma Elish … Ainsi débute le grand texte sacré mésopotamien de l’Enuma Elish (qui en akkadien renvoie aux premiers mots : « Là-haut »). La suite raconte comment de l’Union de Tiamat, mère des eaux salées, et d’Apsou, père des eaux douces, naquirent les premiers dieux. Parmi eux se trouvaient An, qui lui-même enfanta Enki, mais aussi les Igigi et les Anunnaki, etc. Leur progéniture fut toutefois si vaste, et leur engeance si bruyante qu’Apsou conçut le dessein d’y mettre un terme. Or Enki en fut averti et, le devançant, le mit à mort. Puis il prit épouse et enfanta le divin Mardouk. Ce fut alors que Tiamat, pleurant la mort de son époux, entra dans un courroux sans égal. Naquirent en ces temps d’épouvantables monstres et Kingu, auquel fut confié le Destin. Mardouk fut chargé d’affronter pareille adversité. Mais il en fixa le prix : celui de régner sans partage. Il parvint alors à défaire ses ennemis, et en premier lieu Tiamat qu’il découpa en deux, créant le Ciel et la Terre, ainsi que montagnes, fleuves et au centre de tout : Babylone, la Cité sans pareille. Enfin furent créés les hommes, du sang de Kingu mêlé à l’argile. Hélas ceux-ci s’avèrent à leur tour trop dérangeants et un déluge les effaça de la surface de la Terre épargnant seulement l’un d’eux ainsi qu’un couple de chaque créature vivante.


  • Le kava…

    Un certain Aso vivait avec sa femme sur Maewo. Un jour ses neveux, des jumeaux, vinrent le visiter. Or ceux-ci savaient qu’il mangeait de la chair humaine. Aussi restèrent-ils sur leurs gardes. Lorsqu’il les envoya déterrer des ignames, ils firent attention à ne pas trop se pencher pour éviter d’être frappés. Puis ils se rendirent tous dans le nakamal (un lieu tabou où l’on se retrouve le soir), et un feu y fut préparé. Lorsque la fumée en fut suffisamment épaisse, Aso leur avoua ses plans : bientôt il se délecterait de ses invités ! Mais les jumeaux ne l’entendirent pas de cette oreille et grâce à leur sang-froid, ils en vinrent à bout et le tuèrent. Puis ils réservèrent ce même sort à son épouse. Après quoi, ils les enterrèrent et repartirent chez eux. Des mois plus tard, lorsqu’ils revinrent, ils constatèrent qu’un cocotier avait poussé à l’emplacement où était inhumé le corps d’Aso, tandis qu’un pied de kava en avait fait de même au-dessus de celui de son épouse, à l’emplacement de son ventre. Or comme ils avaient soif, ils voulurent l’étancher grâce à une noix de coco et décochèrent trois flèches pour la faire tomber. Ceci explique les trois yeux de ce fruit. Seul l’un d’eux put être percé et les désaltéra. Puis ils observèrent un rat grignoter les racines du kava, avant de s’effondrer. Tout d’abord ils le crurent mort mais celui-ci se secoua bientôt de sa torpeur. Ceci les amena à s’y intéresser et à en découvrir les effets aussi puissants qu’apaisants. (d’après Annabel R. Chanteraud. 2001. La saga du kava. Ed. CRET – Bordeaux).


  • Mensonge ou vérité ?

    (d’après un conte de Saadi – Le Jardin des roses) Ceci est l’histoire d’un homme infortuné. Fait prisonnier à la guerre, il se trouvait à présent dans l’antichambre de son exécution. Bientôt le bourreau abattrait sa hache et c’en serait fini de ses jours. Advint le moment fatidique. Il fut traîné sur le lieu de la sentence et amené devant la cour réjouie à cet effroyable spectacle. Mais notre homme ne l’entendait pas ainsi. Non, il ne mourrait point sans inonder son audience de toutes les injures qu’il connaissait dans sa langue. Il fulmina contre son sort, contre la guerre, contre les hommes et leur soif de pouvoir, et plus particulièrement contre le roi, présent, qu’il traita de tous les noms. Avant d’ordonner la mise à mort, le roi qui n’entendait rien à cette langue, demanda à un proche conseiller de lui traduire les paroles du prisonnier. Ce que l’autre fit avec empressement : « Ô Sire, notre homme vous supplie du fond du cœur, vous qui êtes la générosité et la splendeur incarnées, de vous attarder sur son triste sort. Il vous supplie au nom de votre infinie miséricorde, de lui pardonner ses erreurs, et de ne pas lui ôter la vie. » Le Roi en fut fort touché et ordonna aussitôt qu’on suspende la sentence. C’est alors qu’un autre conseiller intervint : « Ô mon roi, vous venez d’être trompé, s’écria-t-il. » Le Roi en fut troublé, quelle était donc la raison de cette duperie ? Le second conseiller poursuivit : « Ce que l’on vient de vous traduire n’est pas exact. Cet infâme prisonnier vous a traité de tous les noms, et insulté au plus haut degré ! Il est insensé que l’un de vos conseillers puisse ainsi vous mentir.» Le Roi s’insurgea contre ce second propos : « de quelle vérité me parles-tu donc ! Ne trouves-tu pas qu’un tel mensonge est humain, et la vérité bien cruelle ? Lorsque le mensonge apporte le bien, n’est-il pas préférable à la vérité qui nuit ? Que dois-je penser d’un de mes proches s’il me donne des conseils qui m’invitent à ne pas être magnanime ! »


  • Senteu et Olanana

    Il était une fois deux frères, Senteu, l’aîné appelé à succéder à son père, le Laibon (chef des Masaï) et Olonana, son cadet. Les pouvoirs de Mbatiany, leur père, étaient sans conteste des plus accomplis. Celui-ci pouvait guérir, pratiquer la divination, et connaissait en outre tous les rituels qui conviennent à la riche culture des Masaï. Or, ses derniers instants étaient comptés. Bientôt il rejoindrait les esprits et il décida d’appeler Senteu. Il lui annonça qu’il s’apprêtait à mourir et qu’il avait décidé de lui transmettre tous ses pouvoirs. Il lui demanda de venir à l’aube recevoir sa bénédiction. Il ferait alors de lui le chef incontestable de toute la communauté. Il l’enjoignit de bien respecter cette ultime demande et en précisa tous les attributs ainsi que les objets qu’il devrait amener avec lui. Mais dans l’ombre, Olonana avait tout entendu. Il alla aussitôt en prévenir sa mère et tous deux, animés du même désir, convinrent qu’il fallait agir ! Ce fut ainsi qu’aux premières lueurs de l’aube, Olonana se présenta à Mbatiany. Celui-ci, alité et faible, le pria de se présenter. À quoi Olonana répondit qu’il était Senteu et qu’il venait comme ils en avaient convenu la veille. La supercherie fut totale et Mbatiany, sans se douter de rien, transmit donc à Olonana l’ensemble des insignes du pouvoir ainsi que la connaissance qui y était attachée. Puis il quitta précipitamment la case. Sur son départ il croisa Senteu qui devina au premier regard l’étendue de la fourberie. À son tour il se présenta devant son père et celui-ci lui demanda qui il était. Assurant qu’il était le vrai Senteu, père et fils comprirent qu’ils avaient été dupés. Hélas, ce qui était fait ne pouvait plus être défait. Néanmoins Mbatiany lui confia une boîte magique qui lui permettrait de jeter des sorts. On dit que plus tard, Senteu parvint à gagner une plus grande estime du peuple Masaï, et Olonana pour maintenir son pouvoir dut faire appel aux colons. Mais c’est là une autre histoire…


  • Un reflet mortel…

    Narcisse était un jeune homme de grande beauté. Or il avait été également doté d’un tempérament extrêmement fier et se refusait à céder aux avances de toutes les jeunes personnes qui tombaient amoureuses de lui. C’est ainsi qu’il repoussa les avances d’Echo, au point de l’affliger terriblement. On se rappellera ici qu’Echo était une nymphe que Zeus avait chargée de détourner l’attention d’Héra pendant qu’il batifolait auprès de ses amours. Or Héra s’étant aperçu du stratagème lui avait ôté la parole, la condamnant à répéter les derniers mots des paroles qu’elle entendait. Ainsi donc Echo fut-elle rejetée et jura de se venger. Chose fut faite le jour où Narcisse s’approcha d’une source et y vit son reflet. Le devin Tirésias n’avait-il pas prévenu en déclarant que Narcisse vivrait tant qu’il ne se connaîtrait pas ! Or, devant un tel éclat de beauté, Narcisse tomba amoureux de lui-même se condamnant à ne pouvoir vivre pleinement cette passion. Elle le consuma jour après jour tandis qu’il ne pouvait plus se détacher de son image et Narcisse se vida ainsi de sa vie. On dit que l’emplacement où les naïades le retrouvèrent était tapissé de fleurs blanches, qu’on nomme narcisses.


  • Unideo :

  • 01- vie – life – 生活 – Leben – vita – vida – 生命 – жизнь

    De la naissance
    birth
    naître – naissance
    A la mort
    death
    death
    en passant par les variations de l’âge,
    age
    âge
    Jeunesse
    young
    jeunesse
    Ou vieillesse,
    oldage
    vieillesse
    Cette clé est celle de la vie
    life
    vie

    Mais de quelle « vie » parlons-nous donc ?

    De celle de la cellule
    cell
    cellule
    Et des êtres vivants
    livingcreature
    créature vivante
    Qu’ils soient unicellulaires
    unicellular
    unicellulaire
    Ou pluricellulaires
    multicellular
    pluricellulaire
    Et de ses nombreuses investigations :
    Noyau,
    cellnucleus
    noyau cellulaire
    Chromosome,
    chromosome
    chromosome
    ADN
    dna
    ADN
    Gène
    gene
    gène
    Mobilisant les sciences
    A commencer par la biologie
    biology
    biologie
    Et bien entendu la génétique…
    genetics
    génétique
    Avec toutes les questions éthiques qu’elles appellent.

    Ou parlons-nous plutôt de la vie spirituelle, de celle qui possède un « avant » et/ou un « après » ?

    A moins que nous n’en évoquions ici la fragilité…
    De la vie qu’on interrompt, volontairement ou non
    Sachant que certains êtres vivants, à commencer par les humains, peuvent en tuer d’autres
    kill
    tuer
    Voire se tuer soi-même (suicide)…
    suicide
    suicide