Articles :

  • Il pleut…

    Il pleut…
    Il pleut et Lu Ban, le magistral charpentier, ainsi que sa sœur rivalisent d’exploit pour s’en protéger…
    Il pleut et le Serpent arc-en-ciel joue avec la pluie, au fondement des mythes…
    Et là Enkutatash annonce en Éthiopie le Nouvel An et la fin des pluies,
    De même que le Guéréwol et ses danses le font à Cure-Salée au Niger…
    Ici Chaac, dieu de la pluie, domine l’espace d’Uxmal…
    Et là le delta de l’Okavango voit la synchronisation des rythmes biologiques

    « Paix, pluie, prospérité… » Serait-ce la devise du Lesotho ? Ou celle d’une grande part de l’humanité ?

    « Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi, accordez la pluie à la prière qui vous implore »

    Partout la pluie a fait l’objet d’attentions et de rituels
    N’est-elle pas source de vie ?
    Ne vient-elle pas mettre un terme à la douleur de la terre ?
    Toutefois qu’on y prenne garde, car il est également des pluies qui dévastent
    Des pluies qui déferlent
    Et dont l’illustre déluge compte en bien des lieux la suprême sanction…
    Épopée de Gilgamesh avec Uta-Napishtim
    Pyrrha et Deukalion chez les Grecs
    Yao et Fa Li en Chine
    Inuit, Sioux, Mayas…
    Tandis que le Mont Ararat se dresse comme une rédemption…

    Phénomène météorologique étudié avec soin
    Jouant un rôle prépondérant dans le cycle de l’eau
    Naturellement acide, parfois toxique,
    Fréquente, surabondante ou au contraire rare, voire inexistante
    Ainsi vient ou ne vient pas la pluie…
    Entre la lassitude qu’elle peut inspirer à celles et ceux qui en sont nantis,
    Et l’espérance de vivre que nombre placent en elle…


  • Effets :

  • Effet Pluie-soudaine-un-soir-d’été

    Pourquoi un effet au titre aussi tarabiscoté ? Tout bonnement parce que chaque mot nous porte à sa rencontre. Le soir d’été donne le ton, celui d’une atmosphère, d’un climat, plutôt chaud et langoureux imaginera-t-on. C’est alors que la pluie propose une source de rafraîchissement ou de surprise. La soudaineté vient confirmer ce facteur, supposant que l’on ne s’y attendait guère… Le tout avancera cet effet pluie-soudaine-un-soir-d’été qui ne manquera pas d’apporter quelque réconfort par le ton ou le contenu…


  • Indéfinition :

  • Enkutatash

    Enkutatash est le Nouvel an éthiopien qui se déroule le 11 septembre à la fin de la saison des pluies – On le lie également au retour dans son pays de la reine de Saba après sa rencontre avec Salomon.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • imperméable 

    Habit destiné à protéger de la pluie, qui se caractérise par son degré d’imperméabilité, les zones couvertes (plus ou moins long ou ample), ou encore par sa résistance aux intempéries et à l’obsolescence.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Citation :

  • donner

    « Donne la pluie douce comme le sel, donne du mil, des femmes, des enfants à naître… » (Prière au dieu créateur Amma – citée par Geneviève Calame-Griaule)


  • envers

    « Peut-il y avoir sur terre un endroit où les choses sont à l’envers, où les arbres poussent vers le bas tandis que la pluie, la grêle et la neige tombent vers le haut ? L’idée folle selon laquelle la terre est ronde est la source de cette légende imbécile. »


  • fuir

    « En fuyant la pluie, on rencontre la grêle. » (Proverbe turc)


  • Veillée :

  • Au début était le maïs…

    (récit maya tiré du Popol Vuh ) À l’origine existaient les Dieux qui créèrent la Terre et les Cieux. Ils les peuplèrent des créatures les plus merveilleuses et eurent grand plaisir à les voir se multiplier. Pourtant, ils finirent par éprouver une certaine insatisfaction, car nul ici bas ne chantait leur louange. C’est pourquoi ils décidèrent de donner naissance à un dernier être qui serait doué de raison et de parole. Le Dieu Hurracan choisit de le faire de boue et on l’en complimenta. Hélas, il ne fallut pas attendre longtemps pour se rendre compte que cet être était particulièrement mou. Les sons qu’il articulait péniblement étaient inaudibles et ses mouvements manquaient singulièrement d’énergie. Et que dire lorsque la première pluie manqua de le défaire. Ils décidèrent donc de s’en débarrasser. Puis leur vint l’idée de créer une seconde créature, de bois cette fois-ci. Et là ils ne boudèrent pas leur contentement. Non seulement il parlait correctement, mais il était suffisamment ferme et droit. Il se multiplia à son tour à la surface de la Terre. Toutefois les créatures de bois finirent par se dessécher, physiquement et moralement, et les Dieux s’en lassèrent. Ils décidèrent alors de les noyer sous un déluge. Ils y furent aidés par les animaux et les objets qui se rebellèrent contre ces piètres maîtres lesquels les avaient exploités sans relâche. C’est alors qu’Hurracan eut une idée géniale. Il prit des épis de maïs blanc et jaune et forma quatre créatures. Il leur donna une vision et un savoir sans borne. Et pour la première fois il fut amplement satisfait. Le maïs était un matériau incomparable, ni trop mou, ni trop sec. Et la qualité de ces hommes de maïs était en tout point admirable. Pourtant les dieux commencèrent à se demander si de telles créatures n’allaient pas finalement se retourner contre eux. Alors ils décidèrent de limiter leur vision et leur savoir. Puis ils donnèrent vie à quatre femmes et de leur union naquit l’espèce humaine qui ne tarda pas à s’étendre sur les terres mayas. Les Mayas ne lui doivent-ils pas leur nom !


  • Dans la forêt de Khandava…

    (D’après Maurice Cocagnac – Les racines de l’âme indienne…) Nous sommes dans la grande forêt de Khandava. Arjuna et Krishna y ont chassé toute la journée. Ils sont heureux et s’arrêtent dans une clairière pour se réconforter, accompagnés de musique et de bons mets. C’est alors qu’un brâhmane s’approche d’eux, visiblement il est fatigué. Ils le prient de se joindre à eux, et au bout d’un moment, celui-ci leur confie qu’il est Agni, dieu du feu. Les deux amis s’étonnent de cet apparent épuisement. Comment le puissant dieu qui préside aux forces du feu peut-il être à ce point exténué ! Agni leur avoue ceci : « Voilà 12 ans qu’un sage fait des offrandes sur mon autel, y versant quantité d’huile sur le feu, et cela a fini par m’épuiser. Si je veux recouvrer mes forces, je dois absolument brûler cette forêt. » Ses deux interlocuteurs en conviennent aisément, mais lui demandent donc aussitôt pourquoi il n’a pas accompli son projet : n’est-il pas le dieu du feu ! « Hélas, soupire Agni, à chaque fois que je m’y essaie, Indra fait pleuvoir pour protéger les grands serpents qui demeurent en cette forêt, et tout est à recommencer… » Agni leur demande donc de l’aider. C’est ainsi que les deux compagnons, sensibles à son récit, s’y engagent. Ils reçoivent alors pour y parvenir les armes divines. Arjuna y obtient notamment certains attributs qui le rendront célèbre, l’arc Gandiva, mais aussi deux carquois, et un char avec le roi des singes pour porte-étendard. Ainsi pourvus, les deux amis vaincront, et Indra sera chassé, Agni pourra alors brûler la forêt, et seul le roi des serpents parviendra à s’en échapper.


  • Pour une eau qui n’existe pas…

    Les Sakyas et les Koliyas vivaient en pleine harmonie, lorsqu’ils décidèrent soudain de se déclarer la guerre, en raison d’un grave affront. De part et d’autre de la frontière, on se promettait le pire. Aussi le jour de la bataille arriva-t-il rapidement. Mais au jour dit, alors qu’elles se faisaient face, le Bouddha s’assit entre les deux armées prêtes à en découdre. Les deux rois furent contraints à descendre de leur monture et à se présenter à lui , c’est alors qu’ il leur demanda : « Pourquoi vous faîtes-vous la guerre ? » Le roi des Koliyas assura aussitôt que les Sakyas, ses amis d’hier, étaient en vérité des gens abjects et sournois, d’ailleurs son Premier ministre le prouverait aisément. On appela le ministre en question qui, gêné, fit à son tour venir son secrétaire particulier. Celui-ci, beaucoup plus assuré, rappela que les Sakyas avaient traité les Koliyas de tous les noms, de poltrons, et de voleurs. D’ailleurs les Koliyas sauraient se battre, n’étaient-ils pas eux-aussi un peuple de guerriers ! « Mais, reprit le Bouddha doucement, quelles sont exactement ces provocations ? » Le secrétaire fit appeler son adjoint, qui était doté d’une grande mémoire. Hélas, celle-ci le trahit, et il eut grand peine à se souvenir d’une vague histoire d’eau. Seul le chef d’un village, enfin convoqué, sut apporter un éclaircissement. Il raconta que depuis trois ans sévissait le manque de pluie. Or un bruit courut que les Sakyas allaient construire un barrage. Alors que ses propres troupeaux mouraient, était-il normal que ces derniers gardent l’eau pour eux ? Il alla s’en plaindre au chef du district, qui en parla à son chef, qui en parla à son chef, etc. Et tout le monde fut convaincu de la nécessité de faire la guerre. « Et c’est donc pour une eau qui n’existe pas, fit observer le Bouddha, que vous allez aujourd’hui vous battre? » On dit que les armées s’en retournèrent chez elles sans livrer bataille…


  • Un parapluie de soie

    (Histoire de Chine) Lu Ban, le grand maître charpentier, et sa sœur se promenaient dans la si belle ville de Hangzhou… Le printemps était en fleurs et le spectacle proche du lac les saisit de beauté. Mais alors qu’ils arrivaient dans un lieu enchanteur, une pluie soudaine s’abattit sur eux et il ne fallut guère de temps pour qu’ils soient entièrement trempés. C’est alors que la sœur de Lu lui fit observer une chose étrange : « Comment, lui dit-elle, tu es un si grand maître qui peut tout réaliser, or une simple pluie suffit à nous mettre dans un tel état ! Je te propose donc que nous fassions un concours. Voyons lequel de nous deux pourrait inventer la meilleure solution à cette situation ! » Lu Ban sourit tout d’abord, pensant que c’était une blague. Pourtant devant l’air sérieux de sa sœur, il finit par comprendre qu’elle avait réellement envie de se lancer dans cette épreuve ! Alors tous deux se mirent d’accord pour y consacrer la nuit suivante. « Nous arrêterons au chant du coq, dit la sœur, et nous verrons alors qui a gagné ! ». Ainsi fut fait. Chacun de son côté commença à travailler et la nuit ne fut pas de peu pour les aider à accomplir une telle tâche. De son côté, Lu Ban, ne tarda pas à construire un premier pavillon à quatre piliers. Ce serait un abri parfait pour venir s’y protéger en cas de pluie. Il était assez heureux de son travail quand il pensa qu’il serait sage d’épier ce que faisait sa sœur. Il se rapprocha de sa chambre : aucun bruit ! Il trouva cela étrange, et repartit donc de plus belle envisageant d’édifier un second pavillon, à six piliers celui-là. Il ne savait pas alors que sa sœur l’observait secrètement et celle-ci s’amusa même à imiter le cri du coq. Aussitôt Lu Ban posa ses outils, bien que le pavillon ne fût pas achevé. Mais bien sûr, il ne tarda pas à constater qu’on lui avait fait une farce, et il reprit son travail un peu irrité. Emporté par son élan, ce ne sont pas moins de neuf pavillons qu’il parvint ainsi à élever en une seule nuit. Un véritable exploit. Et le vrai coq chanta pendant que Lu Ban construisait un dernier pavillon, et qu’il n’en avait achevé que trois côtés. Lu Ban pouvait être satisfait : le spectacle de tous ces pavillons bordant le lac était magnifique. C’est alors que sa sœur sortit de sa chambre. Il l’aperçut de loin tandis qu’elle tenait au-dessus de sa tête un curieux toit mobile. Elle avançait en s’agrippant à un fin pilier et Lu Ban ne comprenait pas vraiment de quoi il pouvait bien s’agir. Quand il l’examina de plus près, Lu Ban fut stupéfait : cet instrument était d’une grande beauté, composé de trente-deux arêtes, recouvertes de soie, décoré du thème du phénix et de la pivoine, capable de s’ouvrir et de se fermer. Ainsi venait d’être inventé le parapluie. Le grand charpentier n’était pas homme à nier le succès d’autrui, et il rendit un vif hommage à sa sœur qui avait réalisé le plus magnifique moyen de se protéger de la pluie. Celle-ci eut beau louer à son tour le prodige de son frère, capable de construire ce qu’aucun autre homme n’aurait pu réaliser en une seule nuit, il n’en démordit pas : ce parapluie mobile était à ses yeux la réponse même au défi qu’ils s’étaient posé la veille. Et c’est ainsi que Lu Ban ne manqua plus jamais de demander conseil à sa sœur dans ses futurs travaux.


  • Unideo :

  • 17 – terre – earth – 地球 – Erde – terra – tierra – 地球 – земля́

    Mère nourricière, la Terre
    earth
    birth
    Dans la pluralité de ses reliefs, désert
    desert
    désert
    Montagnes
    mountain
    montagne
    Vallées
    valley
    vallée
    Volcans
    volcano
    volcan

    La terre dont les sols
    soil
    sol
    Parfois tremblent
    earthquake
    tremblement de terre

    La terre divisée en continents
    continent
    continent

    La terre dont le climat varie
    climate
    birth
    Ici la pluie
    rain
    pluie
    la neige
    snow
    neige
    Et là le vent
    wind
    vent

    Puissance des eaux, de la mer
    sea
    mer
    Des fleuves et des lacs
    river lake
    fleuve / lac

    La terre, un monde
    world
    monde



  • Histoire :

  • Serpent arc-en-ciel

    Le serpent arc-en-ciel est un être fondateur dans les mythes aborigènes australiens. Il porte de nombreux noms au gré de la diversité des cultures aborigènes, comme Ndjamulji, Waagal, Yurlungur, Witij, Boorlung, etc. Il est fortement lié aux rites de l’eau et de la pluie, et donc de la vie.


  • Galerie UNIDEO :

  • Teru teru bōzu… shine shine monk


  • Tribute to the rain…