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  • Le tourisme : du trop au trop peu ?

    Avec un flux toujours croissant
    Le tourisme serait-il en train de tuer
    Ce qui lui a permis de se développer :
    L’authenticité des lieux, des êtres et des choses…

    Pas besoin de le qualifier de masse
    Pour comprendre que sa déferlante
    Crée partout où elle enfle,
    Venise, Majorque, Bali, Ecosse…
    Le sentiment d’une cruelle contradiction

    Jamais autant de personnes
    N’ont bénéficié de sa manne
    Permettant à des familles, à des régions, à des pays
    D’envisager des lendemains moins austères

    Jamais autant de situations
    N’ont amené les mêmes, ou leurs voisins,
    A se désoler du coût d’un tel bénéfice

    Alors
    Accepter sans rien dire au nom du divin profit ?
    Rejeter en payant un autre prix au nom d’une préservation
    Que certains jugeront luxueuse ?

    Et si une meilleure idée du tourisme
    D’un tourisme durable, lui-même authentique,
    D’un tourisme se rappelant aux vertus du voyage
    Respectueux des autres et de soi-même
    Etait en vérité un passage obligé ?

    De quoi s’interroger avec celles et ceux
    Qui le prônent, parfois de longue date,
    Pour une plus grande responsabilité commune…
    Vous avez dit : humanité ?

    En ce même jour, des innocents parcourant l’artère principale de Barcelone (les Ramblas) étaient fauchés par une voiture-bélier, suivis quelques heures plus tard d’un second attentat dans la cité balnéaire de Cambrils…


  • Effets :

  • Effet Catastrophe

    Exacerbation des revendications identitaires et religieuses sources d’hostilités et de rejets, conflits et tensions militaires courant vers leur paroxysme et induisant chaos et souffrances, dégradation de l’environnement avec un dérèglement du climat et les cataclysmes qui en résultent, déséquilibres socio-économiques et financiers causant paupérisation et misère croissantes, flux migratoires croissants causant malheurs et situations critiques… l’heure serait à la catastrophe. Et les actualités leur font un constant écho. D’aucuns le leur reprochent, en dénonçant la morbidité… D’autres ne voient guère à y redire arguant de l’état du monde. L’effet catastrophe y est pour sa part omniprésent créant chez beaucoup un climat anxiogène, jusqu’à parfois susciter un effet apocalypse*. Celui-ci est-il alors propice à de nouvelles prises de responsabilité* ? Ou au contraire interdit-il d’y songer ?


  • Effet Culpabilisation

    Plus vous avancez dans la découverte du propos, plus un sentiment s’y précise. Peut-être aurez-vous tout d’abord du mal à l’identifier, mais vous savez à une petite angoisse, une imperceptible boule au ventre qu’il se passe quelque chose. L’effet culpabilisation est en marche et il lui faudra en vérité peu de temps pour s’affirmer. Ô bien entendu, vous n’y êtes généralement pas pour grand-chose. Mais c’est plus fort que vous, vous vous dites qu’il en va ici d’une tragédie à laquelle vous ne sauriez rester indifférent/e, et ce n’est pas l’effet responsabilité* qui vous garantira d’en sortir indemne.


  • Effet Engagement vs Effet Neutralité

    Chacun, chacune peut, dans son propos, choisir de manifester une forme d’engagement ou tout au contraire rechercher une certaine neutralité, réelle ou supposée. La frontière entre les deux n’est pas toujours très clairement tracée et l’on peut facilement exprimer son engagement, sans avoir, pense-t-on, l’intention de le faire. À l’arrivée, on peut y reconnaître un effet d’appartenance* amplifié par toutes les réactions, approbations ou critiques en chaîne qu’il peut occasionner… Portant sur l’objectivité du propos, sur la responsabilité*, sur la relation au pouvoir*, à la mondialisation*, etc., l’effet d’engagement ou de neutralité offre une base à la discussion et quelquefois à la dispute.


  • Effet Proximité

    Elle est bien connue du monde journalistique : la loi du mort-kilomètre assure qu’un mort dans notre rue nous touchera plus qu’un millier à l’autre bout du monde. Outre qu’il relève de la capacité de compassion propre à l’espèce, de l’évidence de ses attachements ou encore de l’étendue de son regard, outre qu’il est propice à susciter un effet d’appartenance*, mais aussi de responsabilité* ou occasionnellement de culpabilisation*, l’effet proximité joue à coup sûr sur du velours. Chacun/e lui accordera donc le crédit qu’il mérite, ou non…


  • Effet Responsabilité

    Tentant d’échapper au côté pervers de l’effet culpabilisation*, son corollaire l’effet responsabilité offre l’occasion de susciter un attachement réel à une cause ! Certes il est passible de clicktivisme et autres facilités propres à l’engagement à distance, mais rien n’interdit qu’il ne se traduise par de réelles suites, matérielles ou immatérielles…


  • Indéfinition :

  • cyberjournalisme

    Forme de journalisme en lien avec une activité numérique qui emprunte peu ou prou les codes du journalisme qui l’a précédé (sources, investigation, vérifications, responsabilité…) ou au contraire s’en affranchit – Dans le premier cas, le cyberjournalisme apparaît comme un complément ou un prolongement du journalisme « traditionnel » – Dans le second, il évolue vers d’autres formes plus ou moins conformes aux besoins ou attentes de son audience ou à sa capacité à en susciter de nouveaux.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • économie collaborative

    Type d’organisation et de production s’appuyant sur une mutualisation des biens, espaces, moyens de production et de réflexion, ainsi que la mise en réseau des compétences et des besoins diversement appréhendés selon des critères écologique, éthique, numérique… – Constitue une autre manière de concevoir l’échange et plus largement l’économie, revisitant en particulier la finalité du profit caractéristique de l’économie capitalistique – Se veut défenseur et créatrice de valeurs d’entraide et de responsabilité partagée.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • pantopie

    Manière de penser et vivre le monde en sa pleine diversité accordant à chaque lieu, à chaque être, l’importance et la dignité auxquelles il a droit, tout en le replaçant dans un vaste réseau de correspondances spatio-temporelles, de reconnaissance mutuelle et de responsabilité commune où il prend tout son sens.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • parent

    Personne qui par le fait d’avoir mis au monde ou pris sous sa responsabilité un ou plusieurs enfants, doit concilier tout ce à quoi cela engage, affection, écoute, éducation, autorité, bien-être, etc., et ce qui pourrait lui faire obstacle ou l’en éloigner. 

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • pollution 

    Phénomène qui rompt ou dégrade des équilibres environnementaux (et leurs écosystèmes), de manière plus ou moins réversible. Toute pollution devrait ainsi être qualifiée au regard non seulement de l’acte (ou de l’accident) commis, et de l’esprit (ou de l’absence d’esprit) qui l’a autorisée, mais des conditions susceptibles d’éviter qu’il ne se reproduise. 

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Citation :

  • angoisse

    « La place du droit dans l’angoisse contemporaine ou le droit des sociétés comme instrument d’effectivité de la responsabilité sociale des entreprises » Ivan Tchotourian – 2008 – Université de Montréal


  • dahir 

    « Les organisations, et notamment les entreprises, communiquent désormais sur leurs engagements sociétaux. Pour ce faire, elles tentent de diminuer leurs externalités négatives et de renforcer leurs externalités positives et ce, tant sur le plan de leur environnement humain (interne et externe) que sur celui de leur environnement naturel. Objectif : démontrer à leurs parties prenantes qu’elles prennent leurs responsabilités. Mais leurs messages oscillent dangereusement entre civisme et cynisme, entre greenwashing et communication sociétale : comment faire la part des choses ? » iae.univ-lyon3.fr