• Indéfinition principale :

    richesse 

    Possession (de biens, d’argent, autre) estimée importante au regard de son accumulation, mais aussi de sa constitution (création, évolution), voire de sa pérennité – Interroge sur l’emploi qui en est fait, et les valeurs qui y sont attachées (matérielles, immatérielles)

  • Les Mots De :

  • famille

    « J’ai grandi entouré de la tendresse de ma famille. C’est la plus grande richesse de ma vie. »


    Les Mots De


    Thème(s) :

    Tags :

  • Citation :

  • barbare 

    « Dans quelques dizaines ou centaines d’années, nous regarderons notre époque comme une époque particulièrement barbare. Celle où nous détruisions massivement l’écosystème pour planter des clones de plantes et y deverser des gigatonnes de dérivés pétrochimiques sous préetexte que c’était la meilleure manière de pratiquer l’agriculture. Celle où les écarts entre pauvres et riches ne cessaient de s’accroître sous prétexte que le système néo-libéral était le plus efficace pour développer le Monde. Celle où nous produisions toujours plus, pour devenir obèses et détruire plus de 40 % des aliments produits (voir la couv’ du Monde du 12 décembre), alors que près d’un milliard d’individus ont faim. Celle où face à des preuves massives et évidentes du Réchauffement Climatique, certains continuent de clamer le contraire uniquement pour flatter leur ego. » http://tristanlecomte.altereco.com


  • biodiversité 

    « La biodiversité est l’une des plus grandes richesses de la planète, et pourtant la moins reconnue comme telle ». Edward Wilson.


  • Veillée :

  • L’Eldorado… et le lac de Bacatá

    (légende chibcha) Il était une fois un roi follement amoureux. Il faut bien dire que son épouse, venant d’une autre tribu, ne manquait pas de rayonner sur tout son entourage. Et aux débuts, leur amour fut prospère, puisqu’une fille en naquit. Hélas, le roi manquait sérieusement à ses devoirs, et il ne tarda pas à délaisser son épouse pour se livrer à toutes sortes de divertissements ! Il passait son temps en compagnie d’autres jeunes femmes, et la reine en fut bouleversée. Elle finit elle-même par se détourner de lui, et porta son regard de braise sur un beau et fier guerrier qui à son tour en fut follement épris. Leur union secrète suivit. Jusqu’à ce qu’un jour, elle fut découverte par le roi. Celui-ci ordonna qu’on le torture… Puis fut annoncée la tenue d’un grand festin pour la reine. Aucun luxe n’avait été mis de côté. Les tables étaient somptueuses et les mets abondants. Plus encore, un plat spécial attendait la souveraine.

    Elle y porta ses lèvres avec appréhension, quand le roi lui apprit qu’il s’agissait du cœur d’un animal rare et sauvage. La reine n’eut alors aucun besoin d’explication pour comprendre qu’il s’agissait du cœur de son amant. Folle de douleur, elle se rua sur sa fille, et l’emmena en courant jusqu’à la lagune de Guatavita, dans les eaux de laquelle elles s’enfoncèrent profondément. C’est à cet instant que le souverain pris de remords comprit enfin sa propre faute et demanda qu’on lui restitue le corps de son épouse, se rappelant combien il l’avait aimée dès le premier regard, et pourtant délaissée sans raison. Les sorciers lui répondirent qu’elle n’était pas morte, mais qu’elle vivait dans un palais au fond du lac, en compagnie d’un dieu-serpent. Le roi se soucia ensuite de sa fille et pria qu’on la lui rende. C’est ce que l’on fit, mais celle-ci était aveugle désormais et on décida donc de la laisser repartir. La reine, à présent divinisée (et transformée en serpent), se vit régulièrement offrir des offrandes d’or lors de cérémonies rituelles. Ces rites furent bientôt conduits pour l’élection d’un nouveau zipa (« roi »). Dans une ambiance de jeûne et de préparation à la fête, des masques et vêtements particulièrement riches étaient produits. Puis le jour venu, le roi se plaçait dans une embarcation et se dirigeait au centre du lac circulaire. Alors au moment même où le soleil levant touchait la barque et son corps, il se débarrassait de sa cape, laissait voir son corps recouvert de poussière d’or. Il ne restait plus qu’à jeter or et émeraudes au fond du lac tandis que débutait la fête. Au fait, ce roi régnait sur Bacatá, qui n’est autre que la cité qui donna son nom à la capitale actuelle de la Colombie, Bogotá (4°36 N / 74°04 O). Quant à cette légende, reprise par les Conquistadores et notamment Benalcázar, elle alimenta sérieusement les rumeurs et donna naissance au mythe de l’Eldorado.


  • Les richesses de l’opale

    Une légende aborigène dit qu’à l’origine du monde un arc-en-ciel déposa sur terre le créateur du Rêve. Il demeura un certain temps sur terre. Mais un jour, contre toute attente et dans le désarroi de tous, il décida de repartir. Alors l’arc-en-ciel l’emporta comme il était venu et disparut avec lui. Pourtant une chose inattendue survint car au pied de l’arc-en-ciel, sur la Terre d’Australie, le sol se transforma en pierres précieuses. Ainsi naquirent les richesses de l’opale… □ Coober Pedy en Australie du Sud en est la capitale, pas très loin de la Grande Clôture des Dingos – En langue aborigène, ce lieu signifie « trou de l’homme blanc » à l’image des 5000 km² de mines creusées dans tous les sens pour pouvoir accéder aux filons d’opale !


  • Les vœux du tailleur de pierre…

    Ceci est l’histoire d’un tailleur de pierre qui un jour eut la bonne fortune de rencontrer un lamina (plur. laminak). Comme on le sait les laminak sont des êtres souterrains, espèce de lutin qui sont volontiers gardiens de trésor. Ainsi donc notre tailleur de pierre en rencontra-t-il un, et put s’ouvrir à lui quant à son désir de devenir riche, loin de la peine quotidienne due à son métier. Il n’en fallut guère davantage pour que son vœu soit exaucé et voici donc notre bonhomme qui bénéficia aussitôt d’une coquette fortune. Après quoi, il songea qu’il aimerait bien à présent être Empereur. Et il en fut fait ainsi. Toutefois, tandis que l’été battait son plein, il jugea que le soleil avait bien plus de majesté. Et c’est ainsi qu’il fut un temps soleil ! Mais ne voilà-t-il pas qu’un nuage se mit à contrarier son rayonnement. Alors il jugea qu’il valait mieux être un nuage. Toutefois au cœur même d’un orage qui venait d’éclater, il n’eut aucun mal à observer que les rochers y résistaient fort bien. C’est pourquoi il pria son lamina de le transformer en rocher. Or il devait bientôt constater qu’un individu armé d’un marteau pouvait en attaquer la dureté. Aussi exigea-t-il de devenir tailleur de pierre. C’est alors que le lamina jura de ne plus s’y laisser prendre et de veiller désormais à ce qu’un lamina demeure un lamina, et un tailleur de pierre, un tailleur de pierre. (d’après Légendes Basques de Jean Barbier. Ed. Elkar – 1983)


  • Midas et le Pactole

    Les richesses aurifères charriées par le fleuve Pactole, et qui ont donné à ce mot le sens de fortune, de gain important (toucher le pactole) sont liées à la légende de Midas, roi de Phrygie qui aurait vécu de 738 à 696 av. J.-C. (ou 675). Toute l’histoire commença avec un personnage ivre, déambulant dans les rues de sa Cité. Alors que les passants s’apprêtaient à le railler, on dit que Midas tout au contraire leur ordonna de prendre soin de lui. Il fut ainsi conduit au palais et put y profiter de tous les bienfaits. On découvrit alors que ce dernier n’était autre que Silène, satyre, précepteur et père adoptif de Dyonisos. Le Dieu eut vite vent de la protection que Midas avait apportée à Silène, et lui fit savoir qu’il lui accorderait tout ce qu’il désirerait. Or Midas demanda sans bien y réfléchir que tout ce qu’il toucherait soit immédiatement transformé en or. Cela lui fut consenti. Hélas, le résultat dépassa ses espérances, et faillit causer sa mort puisque désormais aucun aliment ne pouvait plus parvenir à ses lèvres sans être transformé en or. Il fut délivré de ce malheur par une autre intervention de Dionysos, qui lui demanda de se laver les mains dans le fleuve Pactole lequel, dès ce jour, fut illustre pour ses qualités aurifères.


  • Notre trésor…

    (Histoire arménienne) Deux couples vivaient dans des appartements contigus. Le premier couple était d’une infinie richesse : son mobilier, ses murs, ses sols, ses lustres, les mets qui se succédaient à sa table, brillaient de mille acquisitions. Le second était au contraire d’une grande pauvreté, et il n’était pas rare qu’un bouillon maigre soit le seul aliment pour toute une journée. Pourtant le couple qui vivait dans l’opulence et le confort, était affligé d’un grand accablement. À longueur de journée, mari et femme se regardaient tristement, ou plus exactement ne se regardaient plus. Le temps passait dans un indicible ennui. Leur désarroi était d’ailleurs aggravé par une chose bien surprenante : les cris de joie et d’amusement qui venaient de l’appartement voisin. Du matin au soir, des éclats de rire traversaient les cloisons que d’épaisses tentures parvenaient mal à contenir. Et cela ne faisait qu’accroître l’état d’affliction dans lequel eux-mêmes se trouvaient. N’y tenant plus, l’épouse du couple riche alla bientôt frapper à la porte de sa voisine. Celle-ci lui ouvrant s’entendit alors demander avec quelque embarras : « Voisine, pourquoi riez-vous donc à longueur de journée ? » L’autre répondit d’évidence : « C’est simple voisine, avec mon mari, on se passe notre trésor, et cela nous fait beaucoup rire ! » Ayant trouvé là une explication étrange à bien des égards, mais dont l’application ne souffrirait chez eux d’aucun délai, notre couple fortuné après avoir ouvert son coffre, commença à chasser sa tristesse – enfin, s’y essaya. Mari et femme s’envoyèrent donc mutuellement un lingot d’or avec une volonté et un entrain qu’ils n’avaient guère connus depuis longtemps. Hélas le résultat fut décevant. Seuls coups et ecchymoses se multiplièrent sur leurs bras, leurs cuisses et leur torse. Une grande incompréhension les gagna, alors que les rires ne cessaient venant de l’autre appartement. Se saisissant du lingot, l’épouse alla sur-le-champ frapper à la porte de la voisine pour demander éclaircissement : « Je ne comprends pas, lui dit-elle. (Lui montrant le lingot d’or) Voilà des heures que nous nous l’envoyons avec notre mari, mais nous n’obtenons aucun résultat. – Mais, notre trésor [1. Le terme arménien voski top signifie tout à la fois « trésor » et « bébé »], c’est lui, dit alors tristement la voisine en désignant leur enfant de quelques mois. »


  • Sinograph :

  • bèi – 贝 : « coquillage »

    bèi – 贝 : « coquillage ». Anciennement 貝 – Servait autrefois de monnaie, d’où sa présence dans de nombreux caractères se rapportant à la richesse tels guì 贵 (« cher »), cái 财 (« trésor ») ou encore zī 资 (« capital », « biens », mais aussi « ancienneté »). En japonais, kau買うsignifie « acheter », et 買い物 kaimono les « courses », les « achats » – le caractère ayant été particulièrement simplifié en Chine continentale puisqu’il apparaît aujourd’hui sous la forme 买 mǎi.


  • Twitopique :

  • #richesse

    Possession (biens, argent, autre) / Estimée importante / Interroge son emploi et les valeurs attachées (matérielles ou non) / #Richesse.


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