Articles :

  • Il pleut…

    Il pleut…
    Il pleut et Lu Ban, le magistral charpentier, ainsi que sa sœur rivalisent d’exploit pour s’en protéger…
    Il pleut et le Serpent arc-en-ciel joue avec la pluie, au fondement des mythes…
    Et là Enkutatash annonce en Éthiopie le Nouvel An et la fin des pluies,
    De même que le Guéréwol et ses danses le font à Cure-Salée au Niger…
    Ici Chaac, dieu de la pluie, domine l’espace d’Uxmal…
    Et là le delta de l’Okavango voit la synchronisation des rythmes biologiques

    « Paix, pluie, prospérité… » Serait-ce la devise du Lesotho ? Ou celle d’une grande part de l’humanité ?

    « Mitra, qui a la force de la pureté, et Varouna, qui est le fléau de l’ennemi, accordez la pluie à la prière qui vous implore »

    Partout la pluie a fait l’objet d’attentions et de rituels
    N’est-elle pas source de vie ?
    Ne vient-elle pas mettre un terme à la douleur de la terre ?
    Toutefois qu’on y prenne garde, car il est également des pluies qui dévastent
    Des pluies qui déferlent
    Et dont l’illustre déluge compte en bien des lieux la suprême sanction…
    Épopée de Gilgamesh avec Uta-Napishtim
    Pyrrha et Deukalion chez les Grecs
    Yao et Fa Li en Chine
    Inuit, Sioux, Mayas…
    Tandis que le Mont Ararat se dresse comme une rédemption…

    Phénomène météorologique étudié avec soin
    Jouant un rôle prépondérant dans le cycle de l’eau
    Naturellement acide, parfois toxique,
    Fréquente, surabondante ou au contraire rare, voire inexistante
    Ainsi vient ou ne vient pas la pluie…
    Entre la lassitude qu’elle peut inspirer à celles et ceux qui en sont nantis,
    Et l’espérance de vivre que nombre placent en elle…


  • Patrimoine Mondial :

  • La cérémonie de la Nan Pa’ch

    « La cérémonie de la Paach est un rituel de vénération du maïs célébré à San Pedro Sacatepéquez. La cérémonie vise à remercier la nature pour les bonnes récoltes obtenues, au moyen d’un rituel mettant en lumière les liens étroits entre l’homme et la nature. Elle se caractérise également par des prières en langue mam. Les participants sont pour la plupart d’anciens fermiers, hommes et femmes, fortement liés à la communauté et qui sont reconnus comme meneurs par celle-ci. Quatre diseurs de prières  »parlamenteros » offrent des prières au cours de la cérémonie, bénéficiant du soutien de quatre  »parlamenteros » auxiliaires. Quatre marraines décorent les épis de maïs de façon cérémonielle et coordonnent la préparation et le service de la nourriture. La cérémonie de la Paach renforce l’identité de la communauté de San Pedro ainsi que le savoir communautaire lié au respect de la nature et à sa conservation. La méthode de transmission est à la fois orale et pratique, un meneur de groupe se charge d’instruire les nouveaux membres dans le cadre d’ateliers, tandis que les enfants accompagnent leurs grands-parents à la cérémonie. Depuis quelques années, la cérémonie de la Paach souffre d’un désintérêt, car certains jeunes la considèrent désormais désuète. L’insécurité économique est également un frein, au point de pousser une partie des détenteurs à ne plus prendre part à la célébration. D’autre part, l’âge avancé des anciens détenteurs et le recul des pratiques de transmission pourraient entraîner la disparition de cette expression culturelle. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • La Slava, célébration de la fête du saint patron de la famille

    « En Serbie, les familles chrétiennes orthodoxes célèbrent une fête importante, la Slava, en l’honneur de leur saint patron, qu’elles considèrent comme leur protecteur et garant de leur prospérité. Cette célébration consiste en l’offrande rituelle d’un sacrifice sans effusion de sang et en une fête qui réunit la famille, les voisins et les amis. On allume un cierge spécial dans la maison et on verse du vin sur le gâteau de la Slava, préparé et décoré par la femme de l’hôte, avant de l’inciser en croix, de le faire tourner en l’élevant et de le découper en quatre morceaux. Au cours du rituel, on rend louange au saint et on récite des prières pour obtenir la prospérité. Le découpage du gâteau est effectué par l’hôte, en compagnie de l’invité le plus âgé ou le plus important et d’autres membres de la famille. Le repas commence ensuite par un verre de vin cérémoniel, la dégustation d’un plat et un toast exprimant des vœux de santé, de fertilité et de bien-être pour la famille et les invités. Les connaissances relatives à la Slava sont transmises dans les familles, et les femmes jouent un rôle important dans la transmission des connaissances concernant l’exécution des rituels, leur signification et leur but. Le repas de la Slava renforce les relations sociales et joue un rôle important dans l’établissement et le maintien du dialogue dans les régions pluriethniques et multiconfessionnelles. » (source UNESCO : ich.unesco.org)


  • Le colindat de groupe d’hommes, rituel de Noël

    « Chaque année, avant Noël, des groupes de jeunes hommes se rassemblent dans les villages de Roumanie et de la République de Moldavie pour se préparer au rituel du colindat. Le soir de Noël, ils se rendent de maison en maison, exécutant des chants festifs. Après avoir chanté, les membres du groupe se voient offrir des présents rituels et de l’argent par leurs hôtes. Les chants ont un propos épique, adapté aux spécificités de chacune des maisons visitées. Les pratiquants du rituel chantent également des chants spéciaux, de bon augure, à l’intention des jeunes filles célibataires et dansent avec elles, cette pratique étant considérée comme pouvant les aider à se marier l’année suivante. Le colindat s’exécute parfois en costumes, accompagné par des instruments de musique et agrémenté d’une chorégraphie. Les groupes de jeunes hommes (traditionnellement célibataires) sont les principaux détenteurs et praticiens de l’élément ; des hommes expérimentés, habituellement anciens meneurs de groupe, sont responsables de l’entraînement du groupe. Les chansons rituelles sont apprises lors de répétitions quotidiennes à partir du jour de formation du groupe, et ce jusqu’à la veille de Noël. Dans certaines zones, les enfants sont autorisés à assister aux répétitions et apprennent ainsi le répertoire. En plus de véhiculer les vœux pour la saison nouvelle, cet héritage culturel joue un rôle important de préservation de l’identité sociale et de renforcement de la cohésion. » (source UNESCO : ich.unesco.org)