• Indéfinition principale :

    rivière

    Cours d’eau de taille moyenne.

  • Citation :

  • igname

    « Méfie-toi igname; c’est celui qui te lave à la rivière qui te mangera au village » – Rémy Boussengui – La sagesse de Kofi


  • Patrimoine Mondial :

  • parc national de durmitor

    « Façonné par les glaciers et découpé par les rivières et les eaux souterraines, le parc national Durmitor est d’une beauté naturelle saisissante : le long de la Tara, aux gorges les plus profondes d’Europe, les forêts denses de conifères sont parsemées de lacs aux eaux limpides et abritent une importante flore endémique. » (source : whc.unesco.org)


  • Veillée :

  • Baba Yaga…

    Il était une fois un homme qui se remaria. Il avait déjà une fille et malheureusement, sa belle-mère lui voulut aussitôt du mal. Un jour, elle lui demanda d’aller voir sa sœur qui habitait assez loin, pour lui demander une aiguille et du fil. La petite-fille mit un fichu rouge sur sa tête et partit pour accomplir sa mission. Mais en chemin, un doute lui vint. Aussi préféra-t-elle s’arrêter auparavant chez sa vraie tante, une brave dame qui l’accueillit avec plaisir. Alors qu’elle venait de lui raconter quelle était sa mission, sa tante s’écria : « Ô ma pauvre enfant, sais-tu que la sœur de ta marâtre n’est autre que Baba Yaga, la terrible ogresse ! » La petite-fille trembla de tout son corps, mais ne se découragea pas pour autant d’autant que sa brave tante lui conseilla d’apporter du jambon pour le chat, de l’huile pour la barrière, un ruban rouge pour le bouleau, enfin du pain tendre pour les chiens. Ainsi rassurée, la petite-fille arriva chez l’ogresse. « je suis venue t’emprunter du fil et une aiguille, lui dit-elle tentant de masquer sa terreur. » Baba Yaga s’en réjouit et tandis qu’elle passait dans la pièce d’à-côté, demanda à cette petite sotte de patienter en tissant. C’est alors que la petite-fille l’entendit exprimer sa joie à sa servante : « J’ai un beau repas pour le dîner, prépare-moi un bon feu ! » La servante vint avec du bois dans la pièce et la petite-fille lui sourit. Celle-ci lui offrit même son fichu rouge et la vieille domestique le mit aussitôt sur sa tête. Baba Yaga appela pour savoir si la petite-fille continuait à tisser : « Oui, ma tante, lui répondit-elle ». Mais elle s’apprêtait plutôt à s’enfuir. À ce moment-là, un chat effrayant bondit devant elle prêt à lui crever les yeux. Mais se souvenant des conseils de sa bonne tante, elle lui donna un morceau de jambon. Quand il l’eût fini, elle lui demanda : « Comment puis-je m’enfuir ? » « C’est simple, la conseilla le chat, prends cette serviette et ce peigne, et si Baba Yaga te rejoint, jette d’abord la serviette par terre ! Et si elle te rattrape de nouveau, jette le peigne ! » Alors la petite-fille sortit de la maison. Il ne fallut pas longtemps pour qu’elle se trouve devant la barrière qui voulut lui bloquer le passage. Toutefois, elle avait une petite burette d’huile pour l’amadouer et après l’avoir versé, la barrière fut si satisfaite qu’elle s’ouvrit complètement. À son tour le bouleau voulut l’arrêter, et tournoya violemment devant elle. Mais la petite-fille noua un ruban à une branche, et le bouleau se redressa calmement. Enfin deux chiens monstrueux voulurent à leur tour lui bloquer le passage. Elle se contenta de leur donner du pain tendre, et ils l’acceptèrent de bon cœur. Il ne lui restait désormais qu’à prendre ses jambes à son cou. Pendant ce temps BabaYaga avait fini par découvrir sa fuite et s’en prenait à tout le monde, frappant et vociférant. Mais chacun eût tôt fait de lui signaler que la petite-fille avait en une seule journée été plus gentille que Baba Yaga depuis des années ! Alors l’ogresse furieuse se mit à courir après son dîner. La petite-fille l’entendant gagner du terrain se souvint de ce que lui avait conseillé le chat et jeta la serviette par terre. Aussitôt celle-ci se transforma en une rivière si large que même l’ogresse ne put la franchir. Baba Yaga n’était pas à court d’idées : elle s’empressa d’aller chercher ses trois puissants bœufs et de leur soif immense, ils parvinrent à boire l’eau de la rivière jusqu’à sa dernière goutte. De nouveau Baba Yaga menaçait la petite-fille qui jeta alors le peigne. La plus luxuriante des forêts sortit de terre et cette fois-ci l’ogresse dut renoncer à la poursuivre. À bout de souffle, la petite-fille regagna enfin la maison où son père inquiet l’attendait. Elle lui fit le récit de tout ce qui s’était passé, et le brave homme décida sur-le-champ de sortir son fusil et de tuer la marâtre. Et le bonheur revint dans sa maison qui plus jamais ne désunit le père et sa fille.


  • Le ghoul à sept têtes…

    (conte berbère marocain) Dans le haut Atlas, vivait la princesse Tinarouz, belle comme un ange. Celle-ci n’avait qu’un rêve, se marier le jour où elle le déciderait. Or, elle jugea que ce jour devait coïncider avec le début du printemps et désirait qu’on lui offrît un splendide coffre en argent qui lui venait de son arrière-grand-mère. Son père, le sultan, y consentit. Hélas, le jour venu, nul prétendant ne se présenta, et la princesse en fut terriblement chagrinée. Heureusement, sa servante, Myriam, qui connaissait bien des choses, lui apporta une pierre en lui confiant que si elle la plaçait contre son cœur en exprimant un vœu sincère, il serait exaucé. Et c’est bien ce que fit Tinarouz, demandant à être mariée le jour de son prochain anniversaire. Ce jour-là, on fit venir le coffre et à peine l’eut-on ouvert qu’une stupéfaction gagna tout le monde : il contenait un magnifique jeune homme aux yeux si bleus et à l’allure si magnifique ! Tinarouz l’interrogea sur sa provenance, mais le bel inconnu resta mystérieux et se contenta de demander sa main au sultan si tous deux en avaient le désir. Certes, tel était le bien cas, mais comment s’assurer de sa bravoure, de son honnêteté ? Il fut décidé qu’il devrait combattre le « Ghoul à sept têtes » pour le mettre à l’épreuve. Le jeune homme trouva la proposition fort juste et partit aussitôt dans la forêt où vivait le monstre. Quand il l’eut atteinte, il ne lui fallut guère attendre pour que le Ghoul apparaisse, terrifiant et menaçant. Jetant des flammes, il aurait tôt fait de le réduire en cendres. C’est à cet instant que la rivière gonfla en leur proximité, tant et si bien qu’elle déferla sur la forêt. Le monstre en fut si décontenancé qu’il perdit un temps son équilibre et le jeune homme en profita pour trancher ses sept têtes. Revenant au palais, il eut tôt fait de présenter les têtes du Ghoul et obtint ainsi la main de la princesse. Ainsi débutèrent des temps de bonheur que nulle ombre ne vint ternir. Jusqu’à ce jour où… la princesse, de plus en plus curieuse, exigea que son bel amoureux lui confie sa provenance. Il refusa pour les mêmes raisons qui l’avaient encouragé au silence. Un malheur s’abattrait sur eux s’il lui indiquait. Mais elle insista avec tant de force qu’il commença à céder… C’est alors que la rivière qui l’avait hier sauvé, se déchaîna de nouveau et l’emporta avec elle : son bel époux venait de disparaître. Les semaines passèrent. Or un soir, Myriam se promenant près de la rivière, vit d’étranges lueurs s’animer à sa surface. Puis la rivière elle-même sembla bouillonner, et un vieil homme en sortit. Il s’assit sur un trône, et un jeune homme se plaça à ses côtés. Bien sûr, c’était le jeune époux de la princesse. Myriam se précipita auprès d’elle pour lui annoncer cette effarante nouvelle. Tinarouz se mit à danser devant eux et devant ce spectacle, le prince confia à son père que telle était celle qu’il avait épousée. Celui-ci comprit quel amour unissait ces deux êtres, et accepta de les laisser se retrouver. Il demanda toutefois qu’ils se rappellent toujours combien la curiosité pouvait être mauvaise conseillère. Puis il se retira avec les eaux, et les deux amoureux purent vivre dans le bonheur.


  • Le joueur d’Hamelin

    On raconte que la ville d’Hamelin connut une bien étrange affaire en 1284. À cette époque, la ville était infestée par les rats. Leur multiplication était telle que les habitants de la cité médiévale en étaient épouvantés. Ils avaient bien tenté de s’en débarrasser de diverses manières, mais rien n’y faisait. Il semblait que la ville fût condamnée à tomber entre les mains, ou plutôt entre les pattes de ces nouveaux propriétaires particulièrement encombrants. C’est alors que le Conseil de la cité eut une idée de génie. On disait qu’il existait une méthode infaillible pour chasser les rats : celle du « meneur de rats », un personnage quelque peu mystérieux qui avait, assurait-on, pareil pouvoir. On ne tarda plus à faire appel à lui et ce fut ainsi qu’un beau matin, un individu à la tunique rayée et au chapeau pointu, fit son apparition à Hamelin. On le pria de remplir sans tarder la mission qu’on lui avait confiée. Toutefois, celui-ci s’assura d’abord qu’il serait gratifié en retour de la fortune qu’on lui avait promise. Bien entendu, les notables d’Hamelin s’empressèrent de le lui confirmer : mais, qu’il ne tarde point à prouver son talent ! L’affaire pressait et la situation devenait insupportable. Le meneur de rats sortit alors une flûte de sa besace devant l’effarement de la population. Etait-ce donc de cette manière qu’il comptait venir à bout de ce fléau ?! Ne prêtant attention à quiconque, il commença à jouer. Et soudain, le miracle s’accomplit. Les rats cachés dans leurs recoins se mirent à écouter cette mélodie. Plus étonnant encore, tandis que le joueur se mettait en marche, des cohortes impressionnantes de rats lui emboîtèrent le pas. Ils venaient de toute la cité et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, l’ensemble de ces créatures furent comme hypnotisées par cette étrange mélodie surgie de nulle part. Le joueur de flûte se dirigea ensuite vers les portes de la ville, suivi par un nombre de rats si élevé que tous les habitants ressentirent un frisson d’effroi, mais aussi de soulagement. Car, assurément, le meneur de rats était bien en train de les en débarrasser ainsi qu’il s’y était engagé. Il n’eut plus qu’à les conduire jusqu’à la rivière Weser, où tous, sans exception, se noyèrent. Ainsi fut mis fin à la tragédie qui hantait la Cité. Hélas, c’était pour qu’une autre s’abatte, bien plus impitoyable ! En effet lorsqu’il revint chercher son dû, les habitants bien heureux de leur sort, et oublieux de celui à qui ils le devaient, décidèrent de ne pas respecter leur engagement. Pire encore, ils ramassèrent des pierres et commencèrent à se déchaîner sur le joueur de flûte qui n’eut d’autre salut que de s’enfuir. Grand mal leur en prit. Car quelque temps plus tard, alors que la ville connaissait enfin la quiétude, le son de la flûte de nouveau fut entendu dans les murs de la cité. Mais cette fois-ci, ce n’était plus de rats dont il était question, mais des enfants mêmes de ceux qui n’avaient pas honoré leur parole. On dit que cette nuit-là, cent-trente enfants, garçons et filles, sortirent de leur lit et suivirent le son ensorcelé de la flûte. Les histoires divergent en ce point. Certaines racontent qu’ils furent menés jusqu’à la rivière. D’autres prétendent qu’ils disparurent dans le fond d’une grotte. En tout cas, une chose est certaine : on ne les revit plus. De quoi laisser méditer les habitants d’Hamelin, comme tout un chacun, sur la valeur de l’engagement et de la parole donnée.


  • Persévérance…

    On dit que Li Bo (701 / 762) était un enfant fort paresseux. Il passait son temps à déserter la classe. Lors d’une de ses escapades, Li Po rencontra une vieille dame près d’un cours d’eau. L’y voyant tremper une barre de fer, il lui demanda ce qu’elle en attendait. À quoi la vieille dame lui répondit, qu’elle espérait à la longue en faire une aiguille. Li Po trouva dans cette anecdote la réponse à son errance. C’est en poursuivant ce qu’on a entrepris, à condition de commencer à l’entreprendre, qu’on a une chance d’y aboutir. Li Bo (ou Li Bai) devint ainsi un des plus grands représentants de la poésie chinoise.


  • Sinograph :

  • chuān – 川 : « fleuve »

    chuān – 川 : « fleuve », « rivière » (lesquels se disent également 河 hé). 川 se retrouve dans la province du Sìchuān  四川  qui est littér. celle des « quatre rivières ». Une expression chinoise nous dit : 川流不息 chuān liú bù xī, et signifie « un flot ininterrompu ». / 川 se dit kawa en japonais. On va le retrouver dans la Voie Lactée  天の川 (amanogawa) par exemple, ou encore dans l’expression 川の字 kawa no ji, dormir en « caractère de rivière » désignant l’enfant qui dort dans le lit de ses parents (observez bien les trois traits alignés ,-).


    Sinograph


    Thème(s) :

    Tags :