• Indéfinition principale :

    seppuku

    Suicide traditionnel au Japon en usage chez les samouraïs, procédant par éventration à l’aide d’un long couteau ou d’un sabre court, et dont on situe l’apparition au 12e siècle. Il fut officiellement interdit en 1868 avec l’ère Meiji – L’objet en était de libérer l’âme et s’exécutait afin de préserver son honneur ou laver sa honte. Une version plus douloureuse consistait à remonter verticalement. Le terme hara-kiri 腹切り (composé des mêmes kanjis) est moins officiel – Le mot seppuku est constitué de « couper » 切 et « ventre » 腹.

  • Articles :

  • Dans la Mer des Arbres…

    Elle porte le doux nom de Mer des Arbres
    樹海 Jukai
    La forêt d’Aokigahara
    S’étend magnifiquement au pied du Fujisan

    Mais si sa réputation a dépassé
    Les frontières de la région
    C’est en raison de l’attrait qu’elle exerce
    Sur les candidat/es au suicide

    De quoi rappeler au talent
    De Seichō Matsumoto (1909-1992)
    Auteur de plus de 450 ouvrages
    Dont Nami no tô, « pagode de vagues »
    Qui en propulsa l’invitation
    Y faisant périr son couple héroïque

    Puis vint le Kanzen Jisatsu Manyuaru
    Que l’on doit à Wataru Tsurumi
    Une référence du suicide
    Que l’on trouve quelquefois
    Sur le sol jonché de souvenirs
    De la Mer des Arbres

    Le lieu jouissait déjà d’une certaine aura
    Au 19e siècle
    Même si le mouvement prit de l’ampleur
    Dans la seconde moitié du 20e
    Jusqu’à compter au moins une centaine de passages à l’acte en 2010…

    10 septembre
    Journée mondiale de la prévention du suicide
    De quoi tous nous interroger sur notre relation à soi, à l’autre
    Et sur la fragilité de toute existence
    Au regard de la variété des contextes,
    Des décisions, des jugements,
    Des causes et conséquences,
    Quand toutes les 40 secondes, une personne sur Terre se donne la mort…

    Le réalisateur Gus van Sant réalise The Sea of Trees (« Nos souvenirs ») en 2016 mettant en scène Matthew McConaughey, Ken Watanabe et Naomi Watts…


  • Veillée :

  • Les 47 Ronins…

    On raconte que deux daimyô, seigneurs japonais, s’étaient rendus à la cour du shogun à sa demande. On était au début de l’ère d’Edo et ils se nommaient Kamei Korechika et Asano Naganori. Leur mission était de préparer la cérémonie d’accueil de l’Empereur. Ils rencontrèrent à cette fin, le maître des cérémonies, un certain Kira. Or celui-ci était un personnage corrompu, peu enclin à leur faciliter la tâche. Tout au contraire, il y mit bien de la mauvaise foi et finit par irriter sérieusement les deux daimyôs, qui ne savaient que faire. Si Kamei Korechika finit par le soudoyer, ainsi que Kira les y invitait, Asano Naganori du fief d’Akô resta pour sa part inflexible, ce qui lui valut les sarcasmes croissants de leur hôte. Finalement, un affrontement eut lieu et Asano dégaina une dague de son fourreau, blessant Kira et endommageant une porte dorée. Il n’en fallait pas plus, dans la maison du shogun, pour réclamer son suicide immédiat, par seppuku. Asano y consentit et toute sa maison et son clan en furent profondément affectés. Parmi eux étaient 47 samurais, devenus à présent des rônins, des chevaliers sans maître. Ceux-ci jurèrent vengeance. C’est ainsi que débuta un plan mené par leur chef Ōishi Kuranosuke. Il fallut de la patience et de l’organisation pour le mettre en œuvre, et tout d’abord se faire oublier de l’entourage de Kira qui s’attendait bien à des représailles. Deux années passèrent ainsi, à simuler une vie de débauche et de désarroi. Tout le monde finit par penser que les rônins avaient perdu tout sens de l’honneur, se soûlant et s’adonnant à toutes sortes d’activités peu dignes de leur rang. Mais le plan avançait bel et bien. Ils finirent, sous de fausses identités, à se rapprocher du palais de Kira. Ainsi vint le jour, tandis qu’un tapis de neige recouvrait la cité d’Edo, où les rônin purent porter leur attaque contre la maison de Kira. Finalement, celui-ci fut acculé et, alors qu’il essayait de s’enfuir, fut invité à son tour au seppuku. Il s’y refusa, et un rônin lui trancha donc la tête. Celle-ci fut portée sur la tombe d’Asano. Puis les rônin furent à leur tour condamnés à se suicider sur ordre du shogun, ce à quoi il s’étaient préparés. 46 d’entre eux s’exécutèrent, le 47ème, le plus jeune, qui avait reçu mission d’aller porter la nouvelle à Akô, y échappant. La légende ne tarda pas à se répandre et leur exemple de loyauté devint un modèle pour les générations japonaises à venir, de valeur et de courage.