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  • The Camp : un concept, une vision, un défi…

    Jeudi 28 Septembre 2017
    Une inauguration prometteuse
    Sur les hauteurs d’Aix-en-Provence
    Colline de l’Arbois
    The Camp

    Un concept voulu par Frédéric Chevalier
    Décédé au mois de juillet de cette même année
    Un concept mis en oeuvre par une équipe motivée
    Consciente de l’enjeu et de sa signification

    Pour les uns, une « Université de la singularité » à la française
    Pour d’autres un « écosystème disruptif »
    Ou bien encore un « camp de base pour explorer l’avenir »…

    Et si The camp était tout simplement… lui-même
    Une vision d’un penser et faire autrement, ensemble,
    Une invitation à ne pas cocher les cases
    Qui prétendent trop souvent désigner des expertises
    Là où tout appelle à la transversalité
    Des savoirs, des compétences, des idées,
    Des générations…

    Rencontres appelées à se multiplier
    Entre le monde d’une entreprise qui expérimente, innove,
    D’une éducation qui transforme,
    D’un numérique humaniste
    D’une écologie responsable

    Sur quelques étagères en pourtour des cylindres de verre
    Figuraient en ces jours de lancement
    Des témoins de ce rapprochement souhaité
    L’homme symbiotique – J. de Rosnay
    Regards sur le monde actuel – Paul Valéry
    Le tiers-instruit – Michel Serres
    Parmi d’autres…

    Que l’on ne s’y trompe pas
    Ce qui se joue là n’est pas affaire élitiste
    C’est d’une révolution en profondeur dont il s’agit
    Et dont la partition vient de commencer à s’écrire…

    Rien ne se fera plus sans que le monde entier ne s’en mêle » P. Valéry

     

    now nothing do futureS * without participate ofSworld
    maintenant / rien / (ne se) fera (faire – futur) * sans / la participation / du / monde

     

    en savoir plus…


  • Les Mots De :

  • rugby

    « Les Basques ont aimé et adopté le rugby, ce jeu qui n’avait rien à voir avec le Sud-Ouest a bien pris, parce que les Basques se le sont un peu approprié, étant donné la magie qu’il détient. À ce sujet, Michel Serres a fort bien conté cela. Il disait… « Tout enfant, j’ai aimé à Agen le rugby, et j’ai joué avec mes petits camarades en sortant de l’école. On prenait le béret de l’un d’entre nous, que l’on tordait pour en faire une boule et on partait en courant et on se le passait. Naturellement le béret en souffrait beaucoup, et celui dont on avait pris la coiffe aurait des explications a donner en arrivant chez lui. On le faisait aussi avec le cartable quand il n’était pas trop plein. En tout cas, un endroit où on n’allait jamais, c’était le terrain, le vrai terrain de rugby où seuls les vrais joueurs de l’équipe d’Agen avaient le droit de jouer. Et un jour, nous sommes arrivés là, je ne sais pas comment, nous étions une cinquantaine de gamins sur le vrai terrain. Pas du tout séparés en équipe, pas du tout avec des maillots ! Nous étions cinquante gosses là et quelqu’un à jeté au milieu de cette foule, un vrai ballon ovale… Les enfants ont couru dans tous les sens, fous de joie. À un moment, le ballon, avec ses rebonds bizarres que lui permet sa forme tout aussi bizarre, est arrivé dans mes mains. Alors je l’ai pris, je l’ai serré contre mon cœur, et j’ai couru, couru, couru, couru, vers l’embut qui était là-bas et derrière moi il y avait cette foule hurlante de gosses qui me poursuivaient et je courais, je courais, je courais, je me suis écroulé de l’autre côté et j’ai posé le ballon. À ce moment là, j’ai su que j’étais immortel … ».  Personne n’a dit ça du rugby. Je crois que les Basques cherchent cela dans le sport, dans la façon de jouer, dans la brutalité, avec cependant cette notion de respect de l’autre. L’approche de l’autre, l’approche de l’immortalité. »


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