Indéfinition :

  • bonjour 

    Terme de salutation et de souhait qui introduit à la beauté partagée du jour à condition de lui accorder sa pleine vocation.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Veillée :

  • Ekeko et les miniatures

    Bien avant l’arrivée des Conquistadores, et même celle des Incas, existait sur l’Altiplano un homme de grande bonté qui se nommait Iqiqu. Petit et humble, il n’en dispensait pas moins une intarissable abondance de bienfaits à quiconque venait à le croiser. Il facilitait la rencontre des amoureux, donnait les conseils les plus avisés, et sa présence en un lieu suffisait à rendre chacun heureux. C’est pourquoi la grâce divine lui accorda des pouvoirs plus grands encore, comme celui de contrôler les rivières, les roches et les montagnes. Nul doute qu’il en disposerait avec modération et justice. Hélas, en cette même époque, le mauvais Awqa fit irruption dans la région, accompagné de son armée et de son lot de désolation. Il ne tarda pas à s’apercevoir qu’un vent de bonté soufflait en ces lieux et mit toute sa rage à le détruire. Il s’acharna sur ceux qui vouaient une estime à Iqiqu et celui-ci fut bientôt obligé de se cacher. Jusqu’au jour où il fut surpris auprès d’agriculteurs qui tentaient de constituer un système d’entraide. Au lieu de s’enfuir, Iqiqu décida de se rendre. Alors Awqa put libérer sa rancœur et sa haine et fit tout son possible pour effacer toute trace de ce protecteur. Après l’avoir écartelé et démembré, il fit enterrer les parties de son corps dans les endroits les plus reculés afin que jamais ils ne puissent à nouveau se réunir. Mais certains assurent que ce moment un jour viendra. Alors les peuples indigènes de l’Altiplano retrouveront leur liberté. Pour lui rendre hommage, un petit personnage nommé Ekeko symbolise depuis lors ce souvenir de l’abondance. Au Pérou, mais aussi en Bolivie, il se voit paré de toutes choses en miniature dans l’espoir que les demandes les plus sincères soient exaucées, en grandeur réelle. En Bolivie, le 24 janvier, des objets divers nommés alasitas (« achète-moi ») représentant tout ce que l’on peut souhaiter (véhicules, maisons, magasins, fortune…) sont mis en vente afin de perpétuer cette croyance, confiants dans le fait que leur possession en miniature est un sérieux préalable à leur prochaine obtention.


  • Les vœux du tailleur de pierre…

    Ceci est l’histoire d’un tailleur de pierre qui un jour eut la bonne fortune de rencontrer un lamina (plur. laminak). Comme on le sait les laminak sont des êtres souterrains, espèce de lutin qui sont volontiers gardiens de trésor. Ainsi donc notre tailleur de pierre en rencontra-t-il un, et put s’ouvrir à lui quant à son désir de devenir riche, loin de la peine quotidienne due à son métier. Il n’en fallut guère davantage pour que son vœu soit exaucé et voici donc notre bonhomme qui bénéficia aussitôt d’une coquette fortune. Après quoi, il songea qu’il aimerait bien à présent être Empereur. Et il en fut fait ainsi. Toutefois, tandis que l’été battait son plein, il jugea que le soleil avait bien plus de majesté. Et c’est ainsi qu’il fut un temps soleil ! Mais ne voilà-t-il pas qu’un nuage se mit à contrarier son rayonnement. Alors il jugea qu’il valait mieux être un nuage. Toutefois au cœur même d’un orage qui venait d’éclater, il n’eut aucun mal à observer que les rochers y résistaient fort bien. C’est pourquoi il pria son lamina de le transformer en rocher. Or il devait bientôt constater qu’un individu armé d’un marteau pouvait en attaquer la dureté. Aussi exigea-t-il de devenir tailleur de pierre. C’est alors que le lamina jura de ne plus s’y laisser prendre et de veiller désormais à ce qu’un lamina demeure un lamina, et un tailleur de pierre, un tailleur de pierre. (d’après Légendes Basques de Jean Barbier. Ed. Elkar – 1983)