• Indéfinition principale :

    valeur 

    Généralement définie par les sociétés dans lesquelles nous évoluons, relevant quelquefois d’une quête plus personnelle, la valeur est une mesure d’accomplissement vers laquelle chacun est invité à tendre et qui stipule aux yeux d’autrui ou aux siens la qualité de l’existence conduite □ Selon les âges, selon les lieux, la valeur emprunte des formes matérielles ou immatérielles. Elle s’inscrit dans un système* complexe* qui reflète l’évolution d’une société, les choix qu’elle a opérés au regard des événements majeurs qui l’ont structurée ou transformée et la manière dont ses membres se sont conformés ou non, ont défendu ou pas, les principes et fondements qui en ont résulté. 

  • Articles :

  • L’argent : … « ne se mange pas. »

    Quand le dernier arbre aura été abattu,
    Le dernier poisson capturé,
    Le dernier fleuve empoisonné,
    Nous nous rendrons compte que l’argent ne se mange pas.
    Alanis Obomsawin


    (« When the last tree has been cut down, the last fish caught, the last river poisoned, only then will we realize that one cannot eat money. »)

    Argent, Geld, 钱 (qián)
    Money, novac, peningar…

    (suite…)


  • Indéfinition :

  • argent

    Moyen d’échange de biens, matériel (métaux, pièces, billets) ou immatériel, fixant une valeur aux choses et services, qui a permis aux sociétés humaines de développer leurs activités marchandes, tout en suscitant quelquefois un appétit incontrôlé, source de bien des maux. // Mesure de toute chose, objet de toutes les convoitises, source de la plupart des conflits, l’argent nous a ainsi fait oublier sa véritable valeur qui était de favoriser l’échange (de biens et services) et non de s’y substituer

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • culture 

    Ensemble complexe de valeurs, croyances, normes, usages, pratiques, savoirs, techniques, systèmes, référents et repères spatio-temporels, etc., par lesquels un groupe se reconnaît une certaine unité transmissible entre générations. La culture se définit autant en soi (enculturation) que par écart à l’autre. Toute culture grandit dans sa singularité même, et la défense qu’elle peut ou doit en avoir, dans sa relation à l’universalité qui la porte et la traverse.

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  • cynisme 

    Sa visée salutaire reste de nous alerter sur les contradictions de la morale et des opinions reçues, à condition de s’extraire de l’exercice gratuit de l’irrespect, a fortiori lucratif, affectant le mépris de toute valeur, à l’exception bien entendu de la sienne.

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  • esclavage 

    Etat de privation de tout droit, liberté, et dignité, qui place un individu et/ou les siens, présents ou à venir, dans une totale soumission à la volonté d’un maître lequel en dispose intégralement selon ses besoins et ses caprices □ L’exercice de l’esclavage manifeste le déni absolu de la valeur humaine qu’un individu ou une société peuvent mettre en œuvre relatif au rejet fondamental du respect de la vie.

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  • modèle 

    Ce qui oriente notre action ou notre pensée par son pouvoir d’exemple, la qualité de sa conduite ou de son accomplissement, sa valeur, et qui peut ainsi donner le goût d’être suivi – sans perdre pour autant de vue la singularité de notre propre parcours.

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  • monnaie 

    Moyen d’accompagner et faciliter l’échange de manière équitable sans s’y substituer □ Moyen de favoriser l’enrichissement par le jeu artificiel des transactions financières et des risques qu’elles font courir à tous ceux qui dépendent de leurs jeux pervers

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  • parole donnée

    Engagement qui nous lie à sa mise en œuvre à condition que cette liaison ait du sens et de la valeur pour nous, comme pour ceux auxquels on l’adresse

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  • prix 

    Montant fixé dans les termes de l’échange, unilatéralement ou après négociation, que l’on accepte ou non de payer en vue de se procurer un bien ou un service.

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  • qualité

    Ensemble de traits ou caractéristiques susceptibles ou censées refléter la valeur de quelqu’un ou quelque chose.

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  • variable 

    Toute quantité appelée à estimer un phénomène en fonction de sa valeur, de son intensité, etc. – S’inscrivant dans des systèmes donnés, relatifs à l’avancée des idées et des sciences.

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  • Les Mots De :

  • pays

    « Pour moi, d’après mon expérience, l’Afrique est un pays, parce que moi qui suis de l’Afrique centrale, lorsque j’ai quitté mon pays, et suis arrivé en Côte d’Ivoire, au Mali, ou encore au Sénégal … les réalités vécues et connues m’ont semblé être les mêmes que celles que j’avais laissées chez moi. Je sais qu’il y en a qui n’aiment pas cette expression, mais qu’on soit au Sud, ou au Nord, qu’on soit à l’Est ou à l’Ouest, on vit des réalités proches. Ceux qui refusent cette expression croient que c’est un cliché, ça n’a rien à voir, car la paisible population partage les mêmes valeurs africaines, les mêmes valeurs profondes. »


    Les Mots De


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  • Citation :

  • cupidité 

    La culture est « l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, entre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances » – Conférence mondiale sur les politiques culturelles (MONDIACULT) organisée par l’UNESCO – Mexico – 1982


  • décision 

    « Le but n’est pas de constater que nos élèves trient leurs déchets, éteignent les lumières quand ils quittent une pièce ou ne gaspillent pas l’eau. Ce qui compte, c’est la capacité des élèves à prendre en compte les valeurs que sous-tendent leurs actes. » Aurélie Zwang-Steiger – 2010 www.vousnousils.fr


  • Veillée :

  • La valeur du sel…

    Un roi avait trois filles qu’il adorait tendrement. Son affection était sincère et pleine d’autant que leur mère avait disparu prématurément et qu’il souhaitait sauvegarder le souvenir de sa douceur. C’est pourquoi il décida un jour de confier à l’une d’elles son pouvoir. Il faut dire que dans ce pays, les femmes pouvaient accéder au trône. Aussi s’y préparèrent-elles avec tout le sérieux qui convient à la tâche. Toutefois laquelle choisir ? Le roi, leur père, eut ici la plus étonnante des idées afin d’assurer cette succession. Alors que son anniversaire approchait, il leur demanda de lui offrir en présent ce qu’elles jugeraient chacune indispensable à la vie, ainsi qu’à l’exercice de la charge suprême. Lorsque l’anniversaire eut lieu, elles se mirent toutes trois en rang devant lui porteuses d’un présent qu’elles avaient sélectionné en réponse à l’attente de leur père. Celui-ci passa leurs cadeaux en revue, manifestant tantôt joie, tantôt curiosité, voire même un peu d’agacement, puis leur fit savoir sa décision. Il appela la fille aînée laquelle lui remit une tunique mauve brodée d’or et incrustée de joyaux. « Voilà père, dit-elle, un attribut indispensable à votre charge et je suis heureuse de vous le remettre. Dieu nous fit tous nus à l’origine et nous dûmes nous couvrir. Mais chacun le fait selon ses moyens et sa charge, et le roi se doit de manifester ici son rang. » Il ne manqua pas de la féliciter car, assurément, la fonction d’un roi ne saurait s’exercer sans les qualités de représentation qui lui sont attachées. Or, seul le roi, pouvait être ainsi vêtu et ainsi en serait-il aussi de celle qui lui succèderait. Après les compliments qu’il lui adressa, il l’embrassa doucement sur le front et convoqua sa seconde fille qui à son tour lui offrit un objet précieux, et qu’il remercia tout aussi chaleureusement. Mais quand vint le tour de la troisième, celle-ci lui tendit une salière… en bois. Telle était à ses yeux, l’une des choses au monde dont la valeur était indépassable. Le roi, son père, entra alors dans une impressionnante colère. Pensant que sa plus jeune fille se moquait de lui, il la chassa du palais sur-le-champ lui ordonnant de ne plus jamais se présenter devant lui. Abattue et croulant sous le poids de toute son incompréhension, la jeune fille prit le chemin et ne cessa sa marche, des semaines plus tard, qu’au terme de son total épuisement. Elle avait atteint les limites du royaume, et par chance, une auberge l’y attendait. La propriétaire ne lui demandant pas les raisons de son infortune ni qui elle était, la recueillit chaleureusement. Et les années passèrent. Années inattendues, car la jeune princesse y acquit un savoir-faire exceptionnel. S’appuyant sur les connaissances culinaires de sa protectrice, elle développa un réel talent et finit par être connue à des lieues à la ronde. Pendant ce temps, sa sœur aînée s’apprêtait à se marier et les préparatifs allaient bon train. Naturellement, on convoqua au palais tous ceux qui pourraient assurer le succès de cette fête. La réputation de cette lointaine cuisinière d’exception n’avait pas échappé à la cour, et on la fit prier de diriger la mise en place du festin. Ce qu’elle accepta. Le jour venu, tous les convives étaient attablés, et commençaient à se régaler des mets les plus délicieux qui fussent. À cette précision près, que la cuisinière avait préparé un plat particulier pour le roi, son préféré, et celui-ci se félicitait déjà de cette marque d’attention. Pourtant à peine y eut-il goûté, qu’un dégoût s’empara de lui. Ce plat était immangeable ! Il fit venir la responsable sans tarder et la somma de s’expliquer. Il ne lui fallut guère de temps pour s’apercevoir qu’il avait sa plus jeune fille en face de lui, laquelle lui tendit pour la deuxième fois une salière en bois. Et cette fois-ci il comprit la valeur qu’elle lui avait jadis assignée et qu’il était aujourd’hui en devoir de reconnaître. On dit que les rires qui fusèrent durant tout ce mariage ne valurent pas les larmes de réconciliation que ces deux là partagèrent en cet instant.