Indéfinition :

  • Vidar

    Dieu nordique, fils d’Odin et de Gríðr, appartenant aux Ases, associé à la vengeance et au silence – Tient un rôle majeur dans le Ragnarök.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.


  • Veillée :

  • Danaos et les Danaïdes…

    Danaos avait 50 filles, les Danaïdes.
    Egyptos, son frère, 50 fils.
    Il proposa donc leur mariage afin d’éviter les querelles de succession.
    Toutefois Danaos craignant que les fils d’Egyptos n’en profitent pour se débarrasser de leurs épouses
    Prit la fuite avec elles.
    Finalement rejoints, et sous la menace,
    Le mariage eut lieu.
    Mais Danaos ne s’était point avoué vaincu.
    Il ordonna à ses filles de placer une épingle dans leurs cheveux
    Et, au moment opportun,
    De s’en servir pour mettre à mort leurs époux.
    Toutes y consentirent
    Sauf Hypermnestre
    Laquelle épargna son époux, Lyncée.

    C’est lui qui quelque temps plus tard
    Devait mettre à mort Danaos et ses filles
    Puis régna sur Argos en compagnie d’Hypermnestre.

    En raison de leur crime
    On dit que les Danaïdes
    Furent condamnées aux Enfers
    À remplir une jarre percée.
    Une expression en est restée
    « Le tonneau des Danaïdes »
    Désignant un acte
    Condamné à se poursuivre sans fin…


  • Guillaume Tell…

    Tout aurait commencé par la volonté du bailli Hermann Gessler (représentant de l’Empereur romain germanique) d’imposer son autorité sur le Canton d’Uri. Afin de la confirmer aux yeux de tous, il fit fixer son chapeau sur une hampe dressée au milieu de la place publique d’Altdorf, demandant à chacun de lui prêter allégeance en passant devant lui. Or si tout le monde baissait la tête humblement, en guise de soumission, un certain Guillaume Tell n’y consentit point. Pour punition il se vit convoquer à tirer un carreau d’arbalète afin de décocher une pomme posée sur la tête de son fils. Ce qu’il fit avec succès ! Ayant néanmoins dissimulé un second carreau sous sa veste, il fut contraint d’avouer qu’il la réservait à Gessler s’il avait été amené à blesser son propre fils. Il fut aussitôt conduit sur une embarcation à destination du château de Gessler. Or à peine avaient-ils embarqué, qu’une tempête de foehn se leva. On confia vite à Guillaume Tell le gouvernail car il était le plus expérimenté pour y faire face. C’est ainsi qu’il en profita pour se libérer. Les récits divergent ici à savoir s’il tua Gessler à peine mis le pied à terre, ou s’il profita d’une autre aubaine. Dans tous les cas, il fut longtemps colporté que cet acte fondateur déclencha la révolte qui devait conduire à l’indépendance de la Suisse, tandis qu’une Ligue devait se former qui est à l’origine de la Confédération helvétique. Un Serment dit de Grütli conclu entre les représentants des trois cantons (ou plutôt un pacte signé en 1291 ) en marquerait ainsi les débuts. Friedrich von Schiller, ajouta une couche de publicité importante avec la publication en 1804 de son illustre Guillaume Tell, un des classiques du théâtre allemand, suivi de l’opéra de Rossini en 1829. Certes, les historiens devaient mettre un peu d’ordre là-dedans et, bien que l’histoire fût belle, en nier toute authenticité, la reléguant dans la gamme, non moins passionnante, des mythes fondateurs ! On décida le 1er août 1891, pour le 600ème anniversaire du pacte, que cette journée serait la fête nationale suisse. (d’après Livre blanc de Sarnen – 1470)


  • Il était une fois deux frères ennemis, Osiris et Seth…

    Osiris était fils de Geb, dieu de la terre, et de Nout, déesse du ciel. Il était aussi le frère de Seth. Or à sa mort, Geb décida de partager son royaume en deux. Partage bien inégal puisqu’il confia à Osiris les terres fertiles, et à Seth les terres rouges du désert. De quoi, on le comprendra, nourrir beaucoup de rancune chez l’infortuné Seth. Puis Osiris épousa Isis et on dit que leur union fut heureuse. Ils dispensèrent leurs bienfaits aux hommes, Osiris leur apportant la culture du blé, la pêche, et Isis la médecine, le tissage. Mais Seth ne s’avoua pas vaincu, et il attendit patiemment son heure. Lors d’un banquet auquel il avait convié 72 de ses amis, il proposa à chacun des convives de s’allonger dans un coffre promettant de l’offrir à celui qui y tiendrait parfaitement. Les complices de Seth s’y essayèrent mais aucun d’eux n’avait la taille voulue. C’est lorsque le tour d’Osiris arriva que tous purent constater qu’il y tenait à merveille, le coffre semblait fait pour lui. En vérité il l’était. Tant et si bien que les auteurs du complot, Seth en tête, fermèrent le coffre sur lui puis le jetèrent dans les eaux du Nil non loin de Byblos. Osiris s’y noya. Mais Isis, épouse fidèle, n’avait pas dit son dernier mot. Elle partit en quête de son corps et, finit par le trouver. Elle le ramena en Egypte. Toutefois Seth profita d’un moment de relâchement pour découper le corps et en éparpiller les morceaux. Isis partit une nouvelle fois à leur recherche et à chaque fois qu’elle en trouva une partie, l’ensevelit sur place. C’est ainsi qu’elle enterra la tête à Abydos, le cou à Héliopolis, et ainsi de suite. Seul son sexe avait été avalé par un crocodile. Puis elle reconstitua son corps, et grâce à l’aide d’Anubis, se fit féconder. Horus devait naître de leur union. Elle embauma le corps, initiant la première momie, et c’est ainsi qu’Osiris devint le seigneur de l’Au-Delà, présidant à la pesée des âmes, assisté de Thot et Anubis. Quant à Horus, dieu à tête de faucon, dont le nom signifie « vengeur de son père », il s’opposa bientôt à Seth, dans une lutte sans merci. Il devait y perdre un œil* mais y gagner l’admiration de tous, devenant ainsi le symbole de la piété filiale.


  • Tarpéia…

    Romulus avait invité les Sabins à s’associer aux rites célébrés dans la Rome fraîchement constituée. Or sans que ceux-ci aient pu s’en douter, il ordonna à ses hommes de kidnapper les plus jeunes et les plus belles de ses invitées, afin de leur procurer épouses. C’est ici qu’intervient un épisode liée à la fille du commandant de la forteresse du Capitole, une dénommée Tarpéia. Celle-ci était tombée amoureuse de Titus Tatius roi des Sabins. Or celui-ci s’apprêtait à marcher contre Rome en représailles à l’enlèvement des siennes. Tarpéia l’assura de son aide et il put ainsi pénétrer les défenses de la Cité. Certains disent qu’elle réclama en tribut de sa trahison, « ce que les Sabines portaient au bras gauche », visant leurs bracelets. Or, à peine les Sabins eurent-ils vaincu qu’elle fut grassement rétribuée de ce que les Sabines portaient effectivement au bras gauche : à savoir on seulement leurs bracelets, mais aussi leurs boucliers. Elle en fut mortellement écrasée. Elle donna ainsi son nom à une crête rocheuse proche du Capitole : la roche tarpéienne. Celle-ci devint bientôt un lieu d’exécution des peines capitales, les criminels y étant précipités, donnant une expression : « La roche tarpéienne est proche du Capitole », à savoir la déchéance suit (l’illusion de) la victoire.