Aller à cheval et regarder les fleurs…

… Il était une fois dans le vaste empire chinois, un jeune homme de bonne société qui se nommait Guiliang. Le pauvre garçon avait à déplorer une jambe défectueuse et ne parvenait pas à se marier. Il était également en ce même empire, et dans le voisinage du précédent, une jeune fille de bonne famille qui se nommait Ye Qing. La pauvre enfant avait à supporter un appendice nasal disproportionné, lequel lui causait quelque ennui dans sa recherche de l’âme-sœur. Guiliang profita un jour de la perspicacité de son ami Hua Han pour tenter de résoudre son problème. Les circonstances voulurent qu’à la même époque on fit également appel aux services de ce dernier afin de trouver époux à l’infortunée Ye Qing. Hua Han ayant évalué la difficulté de la tâche organisa son stratagème. Ce fut ainsi par une matinée souriante que le jeune et fringant Guiliang passa à cheval devant la demeure d’une délicieuse jeune fille. Alors que sa monture l’avait conduit au plus proche de la belle enfant, celle-ci plongea son joli minois dans un superbe arrangement floral d’où jaillirent ses yeux langoureux et complices. Le cœur de nos deux protagonistes vibra bien sûr d’un même élan, et le respectable ami Hua Han arrangea bientôt les détails de leur union. Un proverbe chinois en quatre caractères rappelle encore aujourd’hui la légèreté de tels jugements. On pourrait le transposer par « aller à cheval et regarder les fleurs ».

Suggestions :

Suggestions :