« Il était une fois la girafe, le guépard et le rhinocéros noir… »

Il était une fois la girafe, le guépard et le rhinocéros noir.
Et tout semblait débuter comme un conte d’enfant.
Nos trois protagonistes prêts à l’aventure
Afin d’émerveiller petits et grands.

La girafe s’y serait rappelée
Qu’elle fut nommée « chameau-léopard »,
Toujours présent en langue grecque :
καμηλοπάρδαλη
(kamilopárdhali)

De son exceptionnelle prestance,
Elle nous aurait emmenés
Sur les terres orientales,
À la rencontre du fabuleux qílín

Porteur de bons présages,
Celui-ci inspirerait la girafe japonaise, dite kirin

Le guépard aurait lancé un clin d’œil,
À la succession des âges.
De Sumer à la cour de Kubilai,
Des San aux Egyptiens,
Jusqu’à camper un personnage de Visconti,
Tandis qu’un monde disparaîtraît…

Le rhinocéros noir quant à lui,
Aurait fait trembler le sol de la savane.
De toute sa puissance,
Et d’une soudaine accélération,
Il aurait dans sa lancée écarté toute opposition.

Hélas, si tous trois aujourd’hui
Se voient conviés en ces lignes.
Ce n’est point pour les conter,
mais les compter…
Tous trois font à des titres divers
Partie des espèces menacées.

Que raconterons-nous donc à nos enfants ?
Les désignerons-nous sur les parois rupestres
De nos coupables abandons ?

Leur dirons-nous qu’il était jadis
Une dame au long cou,
Un chevalier bondissant,
Un combattant au nez de force,
Et que nous avons négligé de les défendre
Prétendument occupés à de plus urgentes affaires ?


La moustache était dans la tombe…

La moustache était dans la tombe
Et pointait le monde de toute son ironie

C’est ce que l’on retiendra
D’un épisode inattendu
Lié à l’un des plus authentiques excentriques
Que l’art ait pu connaître :
Salvador Domingo Felipe Jacinto Dalí i Domènech

Une recherche de paternité
Réclamée par une fille présumée
En a décidé ainsi
Et le temps, et la science, diront si la cartomancienne
A lu les bons indices

L’exhumation a pu en tout cas confirmer
Que l’illustre moustache
N’était pas un signe éphémère d’un génie usurpé
Mais l’expression d’un véritable « mysticisme corpusculaire » !

Le maître des horloges molles
En aurait bien fait une suite
À La Persistance de la mémoire…
Photo by cocoate.com


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INDEFINITION :

  • dzud

    Le dzud est une forme d’hiver en Mongolie durant lequel la neige est si épaisse ou le sol si gelé que les animaux ne peuvent parvenir à se nourrir provoquant ainsi de lourdes pertes. Il en existe de différentes sortes selon la gravité de la situation : blanc, noir ou encore dit de fer. Les conséquences sur la vie nomade en sont particulièrement importantes.

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