Autisme : Pour une neurodiversité…

Nous avons dit « autisme » ?
Bien sûr, nous pensons à juste titre à la difficulté
Que représente un tel handicap
Dans la relation aux autres, aux siens, à la vie.

Bien sûr nous imaginons toutes les situations d’incompréhension réciproque,
De mutisme, l’altération des interactions sociales…

Pourtant chaque 2 avril,
Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme,
Une invitation s’anime qui gagnerait à se diffuser plus largement :

« Les recherches sur ce sujet laissent entendre
Que les employeurs passent à côté de certaines capacités
Que les personnes autistes possèdent en abondance
Par rapport à des travailleurs « neurotypiques »,
Notamment en matière de reconnaissance des formes
Et de raisonnement logique,
Ainsi qu’une plus grande attention aux détails.
Ces qualités rendent ces individus idéalement adaptés
À certains types d’emplois,
Comme les tests de logiciels, la saisie de données,
Les travaux de laboratoires et la relecture,
Pour ne citer que ces exemples. » (s. : un.org)

Alors, à quand une vraie mobilisation
Afin d’accompagner le mouvement d’un programme de formation aux vocations,
D’un soutien mieux adapté au placement dans l’emploi,
Et d’une lutte plus forte contre cette forme de discrimination ?

Nous avons dit progrès ? Assurément,
Il est des avancées qui ne sont pas inaccessibles,
Dès lors que nous nous « employons » à les rendre plus claires.
À chacun/e d’en illustrer les possibles…


Les oubliés des oubliés…

Ils sont : « Les oubliés »…
Oubliés parce que différents
Oubliés car ils présentent des troubles mentaux
Souvent enchaînés, mis à l’écart,
Irrécupérables…

Mais sur leur chemin,
Il y avait Grégoire Ahongbonon
Psychiatre ? Non
Médecin ? Pas davantage…
De son métier : réparateur de pneus

Après le succès de son garage, puis une faillite
Il connaît la dépression et la tentation du suicide
C’est alors qu’il ouvre les yeux sur une misère particulière
Celle de gens errants, ou de personnes entravées
Condamnées à vivre en marge de la société
Pour leur différence mentale…

« Cette chaîne, c’est la honte de l’humanité.
Lorsque quelqu’un est enchaîné,
C’est l’humanité tout entière qui est entravée. »
dira-t-il…

Un combat naît de cette rencontre
Celui de venir en aide aux « oubliés des oubliés »

S’ensuit la création d’un puis de plusieurs centres d’accueil
En Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo…
Souvent portés par d’anciens malades

Regagner confiance
Retrouver le sens de l’autre et de soi
« Monsieur Grégoire » : l’histoire d’un engagement…


UNIDEO :