8 septembre : Fardowsa accède à la lettre…

La lettre, le signe
Puissance d’une transmission
Accès au sens, à l’idée, à l’émotion

8 septembre
Journée internationale de l’alphabétisation
Pour lutter contre l’ignorance du signe
Contre l’obscurité de la lettre
Contre les interdits qui y sont attachés

Une journée pour rappeler
Qu’environ une personne sur 8 dans le monde
Demeure illettrée
Dont une majorité de femmes

Histoire ordinaire de Fardowsa
Jeune fille somalienne
Nous rappelant au devoir de justice
D’équité, d’éducation

« Je suis très différente
Depuis que je sais lire et écrire »
« Malgré plusieurs attaques et attentats
Perpétrés cette année à proximité de notre centre d’apprentissage communautaire,
Je continuerai de suivre mon rêve… »

En Somalie, un programme d'alphabétisation a transformé la vie d'une adolescente

« Je suis très différente depuis que je sais lire et écrire » raconte Fardowsa Bile Abdullahi, 17 ans, de Mogadishu, Somalie. « Ma famille me confie ses affaires parce que je sais compter l’argent et faire des transactions commerciales, grâce aux connaissances que j’ai acquises au centre. »

Fardowsa est l’une des jeunes femmes qui ont bénéficié d’un projet d’alphabétisation et de compétences pour la vie financé par Al Maktoum et mis en œuvre par l’UNESCO en Somalie. Elle a perdu très jeune ses deux parents et elle vit actuellement avec de la famille proche. À cause de l’agitation civile et des farouches rivalités claniques de son pays, Fardowsa n’a pas eu la possibilité d’apprendre et d’accéder à l’éducation pendant son enfance. L’éducation de base n’était accessible qu’à quelques personnes qui en avaient les moyens puisque la plupart des institutions éducatives étaient privées.

L’absence d’un gouvernement stable dans le Sud et le Centre de la Somalie a rendu impossible la fourniture d’une éducation aux enfants comme Fardowsa. C’est par des amis proches qu’elle a découvert la possibilité de faire des études dans un centre d’apprentissage communautaire de Mogadishu, avec l’appui de la Fondation Al Maktoum, de l’UNESCO et du Ministère de l’Education. « Un jour, alors que je me rendais au marché, un ami m’a parlé de cette opportunité au Centre national de formation communautaire des femmes de Somalie : je suis allée tout de suite m’inscrire aux cours d’alphabétisation, de calcul et d’entreprenariat du centre » indique Fardowsa. « C’est une belle occasion gratuite pour des apprenants comme moi qui n’ont jamais eu la chance de faire des études. »

Fardowsa ne tient pas ce qu’elle a pour acquis. Elle envisage l’avenir avec optimisme et veut faire des études plus approfondies pour améliorer sa vie.

La Somalie présente l’un des taux de scolarisation les plus faibles au monde pour les enfants d’âge scolaire. Il y a 4,4 millions d’enfants non scolarisés, près de la moitié de la population totale du pays qui compte 9,2 millions de personnes. Seulement quatre enfants sur dix sont scolarisés. Le pays est loin d’avoir atteint les Objectifs de développement durable qui visent à assurer une éducation de qualité, inclusive et équitable, et le seul moyen est de développer une formation standardisée de qualité pour l’alphabétisation et les compétences de la vie, qui contribue à améliorer l’accès à l’éducation et l’équité dans l’alphabétisation de ces enfants.

La situation sécuritaire reste instable et dangereuse dans la capitale Mogadishu et dans le reste du pays. Les attaques terroristes sont répandues en Somalie, perpétrées le plus souvent perpétrées par des kamikazes. C’est pour cela qu’il a été difficile pour des jeunes comme Fardowsa d’accéder au centre d’apprentissage communautaire et de suivre les cours.

« Malgré plusieurs attaques et attentats perpétrés cette année à proximité de notre centre d’apprentissage communautaire, je continuerai de suivre mon rêve d’éducation et de moyens de subsistance. » Fardowsa a déclaré : « Je suis reconnaissante à la Fondation Al Maktoum, au Ministère de l’Education, à l’UNESCO et au Centre national des femmes de Somalie, de m’avoir procuré cette deuxième chance. »

L’UNESCO est depuis 1946 au premier rang des efforts mondiaux pour l’alphabétisation, faisant progresser la vision d’un monde où chacun sait lire et écrire.

UNESCO - 31.05.2017 - Education Sector

Lien : http://bit.ly/2grgDqo


Deux Corées, une écriture, la paix…

Deux enfants.
Deux enfants ayant grandi de part et d’autre du 38e parallèle.

Deux enfants dont le cadre politique,
économique, éducatif,
Diffère en bien des points.

Pourtant, alors qu’une feuille blanche est posée devant eux,
Et qu’ils ont plaisir à y tracer un mot,
C’est la même écriture qu’ils mobilisent
L’un et l’autre.

Ils viennent d’écrire le mot « paix » :
Pyeonghwa 평화 en coréen.

En vérité, aussi différents soient leurs univers,
Ils ont tous deux hérité d’un même patrimoine scriptural,
Celui d’une écriture mise au point au 15e siècle
Succédant à l’usage du chinois.
Et même si son nom diffère de part et d’autre,
Au sud hangeul (ou hangul) 한글
Au nord joseongeul (ou chosŏn’gŭl) 조선글,
Ce sont bien les mêmes signes qui s’y animent.

Voici soudain que leur rencontre,
S’élance dans toutes les directions.
Voici qu’elle invite les enfants du monde
À s’associer à leur geste,
À écrire le mot « paix » en coréen.

Chacun, chacune devenant ainsi ambassadeur des cultures coréennes
Qui ne sauraient se réduire
Et encore moins se conclure
Dans la déflagration la plus insensée qui puisse être.

Moment de rappeler qu’on fête cette écriture dans le sud en ce 9 octobre !
Moment de rappeler qu’on la fête dans le nord le 15 janvier !
Rendez-vous pris.
Deux dates donc pour découvrir
Comment un ancien roi nommé Sejong
Envoya aux générations futures
Un message de la plus haute importance qui soit,
Pointant l’effort que requièrent les plus grands défis sur terre,
À commencer par celui de la concorde et de la Paix…

평화,
和平,
ειρήνη,
שלום,
მშვიდობა,
سلام,
խաղաղություն,
शांति,
สันติภาพ,
hòa bình,
ᏙᎯᏱ,
ᓴᐃᒻᒪᓯᒪᓂᖅ…


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