« Une vie tranquille et modeste »… selon Einstein

« Une vie tranquille et modeste
Apporte plus de joie
Que la recherche du succès
Qui implique une agitation permanente… »

Telle serait la note laissée par Albert Einstein
À un coursier de l’Imperial Hôtel de Tôkyô
En remerciement de la course effectuée
Dans un pays qui ne pratique pas le pourboire…

La scène se serait produite en 1922
Et ferait partie de deux notes
Refaisant surface 95 ans plus tard…

Alors, une idée à ce sujet ?
Que choisir entre les rêves de gloire, de notoriété,
L’avalanche d’avantages et de privilèges
Qu’ils entraînent,
Et une vie moins exposée,
N’ayant pas accès aux mêmes tables
Ni aux mêmes tribunes
Mais prenant le temps d’apprécier
Les bonheurs simples de la vie ?

Eternel dilemme
Souveraine décision
Mais qui ne dépendent de nous
Qu’en partie…

Quant aux deux notes
Les voici mises aux enchères
Ainsi que la gloire y porte…


Le tourisme : du trop au trop peu ?

Avec un flux toujours croissant
Le tourisme serait-il en train de tuer
Ce qui lui a permis de se développer :
L’authenticité des lieux, des êtres et des choses…

Pas besoin de le qualifier de masse
Pour comprendre que sa déferlante
Crée partout où elle enfle,
Venise, Majorque, Bali, Ecosse…
Le sentiment d’une cruelle contradiction

Jamais autant de personnes
N’ont bénéficié de sa manne
Permettant à des familles, à des régions, à des pays
D’envisager des lendemains moins austères

Jamais autant de situations
N’ont amené les mêmes, ou leurs voisins,
A se désoler du coût d’un tel bénéfice

Alors
Accepter sans rien dire au nom du divin profit ?
Rejeter en payant un autre prix au nom d’une préservation
Que certains jugeront luxueuse ?

Et si une meilleure idée du tourisme
D’un tourisme durable, lui-même authentique,
D’un tourisme se rappelant aux vertus du voyage
Respectueux des autres et de soi-même
Etait en vérité un passage obligé ?

De quoi s’interroger avec celles et ceux
Qui le prônent, parfois de longue date,
Pour une plus grande responsabilité commune…
Vous avez dit : humanité ?

En ce même jour, des innocents parcourant l’artère principale de Barcelone (les Ramblas) étaient fauchés par une voiture-bélier, suivis quelques heures plus tard d’un second attentat dans la cité balnéaire de Cambrils…


UNIDEO :

INDEFINITION :

  • lagom

    Principe de juste mesure dont on conseille l’application en Suède consistant à se tenir en toute chose à bonne distance du trop ou du trop peu. Idée d’un « assez » susceptible de satisfaire toutes celles et ceux qui pensent que la vie s’en trouvera ainsi facilitée.

    Bienvenue en Suède où il fait bon d’agir en tenant compte d’un principe, dit lagom. Évidemment difficile à traduire ! Disons que cela correspond à « ni trop ni trop peu », en quelque sorte « raisonnablement ». Très utile dans la vie quotidienne, comme les affaires, on peut le trouver dans toutes sortes de contextes. Bien sûr l’idée même de ce qui est « raisonnable », par exemple du « temps raisonnable » pour accomplir une tâche peut prêter à quelque légitime questionnement !

     

    Un mythe à propos du mot lagom nous apprend qu’il résulte d’une vieille tradition viking. Lorsque les Vikings faisaient passer la corne qui leur servait de coupe, chacun était supposé boire tout juste assez pour que le récipient puisse faire lag om (le tour de l’assemblée ou du groupe), c’est-à-dire qu’ils ne devaient pas boire trop (ni trop peu), mais juste suffisamment pour que tous puissent boire à la corne.  (source : etudes-scandinaves.unistra.fr)

     

    Le terme lagom serait emprunté à l’ancien suédois lagh signifiant « loi », laghum voulant dire « conformément aux lois ». » On aime à le ramener à un illustre dicton : Lagom är  bäst, soit « Lagom, c’est le mieux » ou « Assez est plus important que trop », vantant les bienfaits de la modération.

    Une indéfinition n'est jamais définitive - Vous pouvez la modifier ou la compléter selon vos propres pratiques, opinions, savoirs, cultures, histoire.