Il était une fois : « Vive le Québec libre ! »

1967 – 24 Juillet
Visite du Général de Gaulle au Québec
100 ans exactement après la Constitution
Créant la Confédération du Canada
Unissant alors
Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ontario et Québec

Du balcon de l’hôtel de ville
La voix s’élève
Et l’on retiendra un vigoureux :
« Vive le Québec libre ! »

Le gouvernement fédéral n’apprécie guère
Et le Général satisfait de son coup d’éclat
Rentre en France…

Photo by Bobolink


Tante Zélia : fourneaux et monde politique…

Tia Zélia, « Tante Zélia »
La reine de l’Arroz com Feijão

À la tête de sa brigade féminine
Toute investie dans les fourneaux
Prête à faire humer les senteurs les plus exquises
À la clientèle huppée qui se presse à sa table

Et pourtant, 40 ans plus tôt,
La mère et ses deux enfants
Débarquaient à Brasilia sans grande fortune

Les temps changent
Et si l’ancien Président Lula en fut l’hôte le plus remarqué
Et si Dilma Rousseff lui emboîta le pas
Aujourd’hui l’heure est à leur mise en cause

Entraînant celle de Zélia ?

Un moment,
Mais sa cuisine est heureusement apolitique
Et celle qui naquit dans l’Etat de Pernambouc
Garde la tête sur les épaules
Se rappelant son combat de la vie
Et la fierté d’avoir ouvert son restaurant en 1997…

Photo by Vi Neves

BRÉSIL: TATIE ZÉLIA, LE CORDON BLEU QUI A SÉDUIT LULA

« Dieu m’en garde, qu’il n’aille jamais derrière les barreaux », s’inquiète Zélia, dont les petits plats régalent depuis des années l’ex-président Lula, condamné récemment à une peine de prison pour corruption.

Dans la cuisine de son modeste restaurant de Brasilia, les senteurs épicées sont une invitation au voyage, direction Bahia, État du Nord-Est du Brésil dont elle est originaire.

Derrière les fourneaux, María de Jesús Oliveira, plus connue sous le surnom de « Tia Zélia » (Tatie Zélia), mène à la baguette une équipe exclusivement féminine.

Bœuf, morue et petits légumes savamment assaisonnés accompagnent le fameux « Arroz com Feijão », plat national du Brésil à base de riz et haricots noirs.

Coiffée d’une toque blanche et portant un tablier avec son nom bordé sur la poitrine, ce petit bout de femme de 64 ans et d’un mètre cinquante se remémore avec émotion le chemin parcouru pour séduire le palais de l’icône de la gauche latino-américaine.

Comme Lula, originaire de Pernambouc, État voisin de Bahia, elle a fui la misère du Nord-Est brésilien.

Elle a débarqué à Brasilia il y a une quarantaine d’années, avec deux enfants à charge, travaillant comme employée de maison.

Pour arrondir ses fins de mois, Zélia vendait des plats confectionnés chez elle à des amis, qui l’ont convaincue d’ouvrir son propre restaurant, en 1997.

L’établissement a bénéficié d’un coup du pub en 2008, quand la presse a publié une photo de Zélia aux côtés de Lula, qui était au milieu de son second mandat et jouissait d’une popularité record.

Une clientèle huppée a commencé à fréquenter l’établissement, notamment des hommes politiques s’y rendant en voitures officielles.

– ‘Entre, camarade’ –

Zélia a connu Lula grâce à une lettre de recommandation d’un chef pour lequel elle avait travaillé, qui a suggéré au président de goûter la cuisine de cette baianaise à la bonne humeur contagieuse.

Elle se souvient avec émotion de sa première rencontre avec l’icône de la gauche, en 2008, au Palais présidentiel de Planalto.

« Il m’a ouvert la porte de son bureau et m’a dit: +entre, camarade!+ », se souvient-elle.

La première commande présidentielle: une « rabada », sorte de ragoût de bœuf garni avec des oignons, de l’ail et des légumes frais.

Lula a été conquis par ce plat, qu’il avait demandé « pas trop gras », et les talents culinaires de Zélia ont été maintes fois sollicités depuis, même quand il a quitté Brasilia pour s’établir à Sao Paulo.

« Je ne voyais les présidents qu’à la télévision, mais lui, je l’ai vu en chair et en os. Il est même venu me rendre visite le mois dernier », rappelle-t-elle.

« Je suis triste qu’il ait été condamné. C’est une bonne personne, très humble », soupire-t-elle, au sujet de la sentence de neuf ans et six mois de réclusion pour corruption prononcée par le juge Sergio Moro.

– ‘La crème de la crème’ –

Les murs rouges du restaurant de Zélia sont remplis de photos de chaque rencontre avec Lula et de coupures d’articles dans la presse locale.

Sans oublier une photo dédicacée de Dilma Rousseff, dauphine de Lula et première femme présidente du Brésil (2011-2016), destituée l’an dernier pour maquillage des comptes publics.

Cette chute brutale qui a mis fin à 13 ans de gouvernement de gauche au Brésil eu un effet direct sur le chiffre d’affaires de Zélia, qui a baissé de 30% dans un premier temps.

« Mais Dieu merci, les affaires commencent à reprendre. Ici, je reçois la crème de la crème, des députés, des ministres, des juges », se vante-t-elle.

Les plats de Zélia ne coûtent en moyenne que 35 réais (à peine 10 euros) et les clients peuvent se resservir à volonté, quelles que soient leurs convictions politiques.

« Je ne suis pas politicienne, je suis commerçante, je ne peux traiter personne avec indifférence », explique Zélia, qui admet avoir servi plus d’une fois des opposants politiques de Lula.

Même ses affaires dépendent de la fréquentation de clients issus des salons du pouvoir, elle ne cache pas son exaspération face aux scandales de corruption.

« C’est une honte. La politique, aujourd’hui, c’est juste du blanchiment de l’argent et c’est nous, les pauvres, qui payons les pots cassés ».

AFP, publié le vendredi 21 juillet 2017 à 11h57 - France Soir

Lien : http://bit.ly/2hDhncn


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  • Aung San Suu Kyi

    Aung San Suu Kyi (1945-) est une figure majeure de la Birmanie, représentante emblématique de l’opposition non-violente à la jungle birmane qui y a régné de 1962 à 2012. Fille du général Aung San, elle a effectué un parcours méritant qui lui a valu de nombreuses reconnaissances à travers le monde, dont celui du prix Nobel de la Paix en 1991. Elue députée en 2012, elle prend à partir de cette date des responsabilités politiques et devient chef de gouvernement de facto (une disposition constitutionnelle l’empêchant d’en porter le titre). Elle a fait l’objet de vives critiques pour son silence prolongé lors de la crise des Rohingya.

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  • Gandhi Mohandas Karamchand

    Mohandas Karamchand Gandhi (1869/1948) est une des plus hautes figures de l’Inde, reconnu pour son combat prônant la non-violence (ahimsa), et son investissement entier pour l’indépendance de l’Inde. Il naît dans le Gujarat, dans une famille de caste marchande (vaishyas). Il se destinait à la carrière d’avocat et effectua donc ses études en Angleterre. Appelé pour une affaire en Afrique du sud, il y demeurera plus de vingt ans (1893-1915) jusqu’à ce qu’il revienne en Inde. La dernière partie de sa vie (1915-1948) le voit s’engager sur la route de l’indépendance qu’il va mener au nom de certains principes qui feront sa réputation de Mahatma (sanskr. « grande âme »). De nombreux épisodes jalonnent cette période dont celui hautement symbolique de la Marche du sel. Il mourra assassiné par un ultra-hindou le tenant – entre autres – pour responsable de la partition de l’Inde.

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  • KGB

    Le KGB fut de 1954 à 1991 la police politique post-stalinienne de l’URSS. Il succède au MGB qui fut mis en place entre de 1946 à 1954. Les initiales renvoient à Komitet gossoudarstvennoï bezopasnosti, Comité pour la Sécurité de l’État.

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