Une crise démographique en Arménie ?

Tandis que l’Arménie peine à développer
une activité économique suffisante,
Sa population serait-elle en train de décroître inexorablement ?

Exode de la population active,
principalement masculine,
vers la Russie voisine,
Baisse du nombre des enfants en âge scolaire,
De quoi attirer l’attention sur un mouvement
Qui fait l’objet de vives discussions.

D’un côté le discours officiel
Qui reste positif
Et encourage à penser
Que le mouvement est aujourd’hui interrompu
Que la population va se stabiliser
Et même croître de nouveau.

D’un autre, des observateurs
Inquiets de voir le vieillissement d’une grande part du territoire
Tout particulièrement des villages reculés.

Un enjeu à la hauteur d’une survie…

Armenia suffers from demographic crisis

It is a well-known fact that Armenia has been going through a dreadful socio-economic crisis for many years and today this process continues in the country. Naturally, this causes many problems for the life of Armenia’s citizens, and as a result, many of them decide to leave the country.

The problem of exodus from Armenia is regularly highlighted in the country’s media. Recently, Lragir agency wrote about the dire demographic consequences caused by the wrong policy of the Armenian government.

It was noted in the article that today there are villages in Armenia where only women live. Their husbands and sons had to leave for Russia to feed their family, as they cannot find a job in Armenia because of terrible unemployment that plagues the whole country.

Thus, the population of Armenia is declining at a rapid pace and the Armenian government is unable to stop the process. The official Armenian statistics show that some 3,226,000 people lived in the country in 2000, but this figure fell to 2,981,000 million by early 2017.

That is, 245,000 people have left Armenia during this period, and these are only official figures. Most likely, the real situation is even worse. Independent experts say that more than 40,000 people annually emigrate from Armenia.

It is also noteworthy that the number of schoolchildren leaving Armenia also grows steadily. The data of the National Center of Educational Technologies under Armenia’s Education and Science Ministry show that 6,562 students left the country in 2015-2016 and this figure became 7,117 next year.

Thus, Armenia loses its younger generation. Therefore, the demographic situation in the country is going to be even more dreadful in some years – Armenia will be mostly populated with the elderly, there will be almost no economically active population, and as a result, the economy of Armenia will completely collapse.

Against this backdrop, last month’s statement of the Armenian president Serzh Sargsyan seems too positive and even goofy. He promised Armenians that the number of country’s population will allegedly reach 4 million in 2040 “thanks to a sharp improvement of the demographic situation.” Obviously, he has no idea about the current demographic trends of Armenia. The country is at risk to become a complete desert in the foreseeable future, and the Armenian government takes no needed actions to halt the process.

Rashid Shirinov - AzerNews - 21 July 2017 17:42

Lien : http://bit.ly/2vls6LA


Veillées :

  • Notre trésor…

    (Histoire arménienne) Deux couples vivaient dans des appartements contigus. Le premier couple était d’une infinie richesse : son mobilier, ses murs, ses sols, ses lustres, les mets qui se succédaient à sa table, brillaient de mille acquisitions. Le second était au contraire d’une grande pauvreté, et il n’était pas rare qu’un bouillon maigre soit le seul aliment pour toute une journée. Pourtant le couple qui vivait dans l’opulence et le confort, était affligé d’un grand accablement. À longueur de journée, mari et femme se regardaient tristement, ou plus exactement ne se regardaient plus. Le temps passait dans un indicible ennui. Leur désarroi était d’ailleurs aggravé par une chose bien surprenante : les cris de joie et d’amusement qui venaient de l’appartement voisin. Du matin au soir, des éclats de rire traversaient les cloisons que d’épaisses tentures parvenaient mal à contenir. Et cela ne faisait qu’accroître l’état d’affliction dans lequel eux-mêmes se trouvaient. N’y tenant plus, l’épouse du couple riche alla bientôt frapper à la porte de sa voisine. Celle-ci lui ouvrant s’entendit alors demander avec quelque embarras : « Voisine, pourquoi riez-vous donc à longueur de journée ? » L’autre répondit d’évidence : « C’est simple voisine, avec mon mari, on se passe notre trésor, et cela nous fait beaucoup rire ! » Ayant trouvé là une explication étrange à bien des égards, mais dont l’application ne souffrirait chez eux d’aucun délai, notre couple fortuné après avoir ouvert son coffre, commença à chasser sa tristesse – enfin, s’y essaya. Mari et femme s’envoyèrent donc mutuellement un lingot d’or avec une volonté et un entrain qu’ils n’avaient guère connus depuis longtemps. Hélas le résultat fut décevant. Seuls coups et ecchymoses se multiplièrent sur leurs bras, leurs cuisses et leur torse. Une grande incompréhension les gagna, alors que les rires ne cessaient venant de l’autre appartement. Se saisissant du lingot, l’épouse alla sur-le-champ frapper à la porte de la voisine pour demander éclaircissement : « Je ne comprends pas, lui dit-elle. (Lui montrant le lingot d’or) Voilà des heures que nous nous l’envoyons avec notre mari, mais nous n’obtenons aucun résultat. – Mais, notre trésor [1. Le terme arménien voski top signifie tout à la fois « trésor » et « bébé »], c’est lui, dit alors tristement la voisine en désignant leur enfant de quelques mois. »