IoT : un « Internet des Arbres »…

Un arbre.
Dans toute sa splendeur.
Un arbre à Melbourne où s’est développé un « IoT ».
Usuellement « Internet des Objets » (IoT : Internet of Things).

Mais ici, en cette cité lovée dans la baie de Port Phillip
Entendons : Internet of Trees, « Internet des Arbres » !

Au point de départ de l’initiative :
Constituer une carte interactive
Des 70000 arbres présents dans la Cité.
Leur attribuant une adresse e-mail.

Idée de signaler un problème
En rapport avec leurs usages, leur état, leur santé,
Ex. une branche sur le point de tomber.

Or le cadre a été vite dépassé,
Et c’est à une vague de poésie et de remerciements
Que les arbres de Melbourne ont eu droit.

Occasion pour ceux qui les côtoient quotidiennement
De leur exprimer tout ce qu’ils leur doivent,
De bonheur, d’ombrage, de fraîcheur, etc.

Merci les arbres !

Au fait, peut-être l’occasion de se rappeler
Que les arbres n’ont pas attendu l’avènement du numérique
Pour entretenir une véritable communication…
Avec qui sait les entendre.

Internet of Trees: Melbourne Uses Smart City Tech To Stay World’s Most Liveable Place

Melbourne is the world’s most liveable city. Smart technology and IoT are how it plans to stay that way as population grows

Melbourne is Australia’s second largest city after Sydney. The rivalry between the two takes many forms but while Sydney can lay claim to being the financial and media capital, Melbourne is seen as the country’s capital of sport and culture. 

The capital of Victoria also takes great pride in being named the Economist Intelligence Unit (EIU)’s ‘most liveable city’ since 2011.

It attributes this success to its multicultural and youthful population, its cuisine, the high number of green spaces, the walkable nature of the city, the presence of the world’s most extensive urban tram system, its museums, its arts and its sports.

It has the largest number of students in Australia and two thirds of its jobs are knowledge related.

Melbourne wants to retain its title and believes smart city technology can help it achieve this. There are 4.5 million people in the greater Melbourne region, a figure which is expected to reach eight million by 2050.

Smart city 

Chief digital officer Michelle Fitzgerald oversees the city’s smart city team which comprises 45 people. These include researchers, knowledge teams and an open data team tasked with turning Melbourne into a city of the future. It’s the largest such team in Australia.

She told Smart IoT London that her team have deployed all the “usual suspects” in terms of smart city projects such as LED street lights, smart bins, an open data platform and pedestrian counter, but wanted to employ a “people-led” approach.

Research conducted by her team found that the majority of people were concerned about congestion (traffic and housing) and safety. Fitzgerald wanted to engage with citizens to see what their priorities were and how to strike a balance between technological advancement and other considerations like privacy. 

“We don’t feel comfortable investing in hi tech when we can see people sleeping rough,” she said. “There needs to be a balance.”

Internet of Trees 

It’s this philosophy that led to one of her favourite smart city projects: the Internet of Trees.

Melbourne can suffer from extreme weather conditions like strong heat and flashfloods. Bushfires are also a concern, but more people die from heatstroke than fires, she said.

The shade afforded by trees can therefore offer protection to citizens and help bring the city’s temperature down. This is why the city has catalogued every tree in the city and attached a dollar value to it. Each has an individual ID and can be seen in an open dataset which also has details such as life expectancy.

“This data was used to create email addresses for our trees,” she said. “You can start a conversation. It does take a couple of days for it to respond. It attracted global attention as people wrote love letters.

“The press thought this was fluffy but it came from a genuine need to improve our tree canopy.”

It was this dataset that was used to win a city hackathon in which participants were asked to prototype something they felt would belong in a future Melbourne. The winners used the database to communicate in real time to people, using sensors to help direct users or play their favourite songs.

“The whole idea was the tree would act as a point of bringing people together, added Fitzgerald.

“The more people become connected, the more isolated they become. I get the tram every day and everyone’s looking at their phones.”

Other projects have been low tech, such as smart laneways (Melbourne is famous for its alleys and arcades) and the installation of backboards in basketball courts that absorb noise.

Central government funds are available for smart city projects, smart metres are rolling out across Australia, while the troubled National Broadband Network (NBN) and the development of academic networks are improving connectivity.

The idea is to create a future Melbourne that sees residents gain tangible benefits. And Fitzgerald isn’t concerned that people don’t know what the term ‘smart city’ means. Research from The Economist suggested that just five percent of people in Melbourne knew what it meant, compared to 50 percent in India.

She said that so long as projects are working, it’s not an issue.

“I thought, does it actually matter?” She said. “Do people need to know?”

Steve McCaskill , March 16, 2017, 4:52 pm

Lien : http://bit.ly/2uogG8t


ornithorynque

« Ornithorynque : Mammifère improbable et néanmoins monotrème qui pond des œufs et vit le long des rivières de l’Australie orientale jusqu’à la Tasmanie. L’ornithorynque porte un bec de canard, une queue de castor et des pattes de loutre, ce qui en fait un excellent nageur. Lorsque les naturalistes européens le découvrirent à la fin du dix-huitième siècle, d’abord à travers des dessins et une fourrure, ils crurent à un canular et crièrent à la chimère. On pensait même qu’il était un montage cousu par un taxidermiste facétieux.
En fait, l’ornithorynque, littéralement le mammifère « à bec d’oiseau comme un canard » a non seulement étonné les Européens, mais déjà les Aborigènes racontaient un mythe selon lequel l’animal résultait d’un accouplement, quelque peu forcé, entre une cane et un rat d’eau. Ailleurs, c’est Dieu lui-même qui commit cette créature en raclant les fonds de tiroir de la morphologie animale. Et ce que j’aime dans l’ornithorynque, c’est que le nom, si poétique qu’on résiste mal à la tentation de l’écrire avec deux « y » pour le rendre plus grec et donc plus étrange, ressemble à la chose ; ce qui, au fond, donne raison à Cratyle contre Platon, conséquence pour le moins inattendue, me direz-vous. Et pourtant il bouge : l’ornithorynque est bien dans notre monde, dans nos pensées, nos fantaisies ; un capriccio bien vivant et agissant, inclassable, qui passe de la loutre au canard (la réciproque est vraie), de l’eau à la terre et de la rive au fleuve, de la réalité au mythe, qui sort de la Préhistoire pour surgir, incongru, dans le temps présent. L’ornithorynque, si étrange pour nous, nous est pourtant bien proche ; il traverse notre imaginaire et il l’élargit à de nouvelles (ou à de très anciennes) dimensions. Il enrichit notre bestiaire fantastique. »


Veillées :

  • Bur Buk Boon et la branche d’eucalyptus

    On dit qu’au début des temps,
    Régnait l’obscurité.

    tell2 * whatS start ofS world * thisis pastS darkness

    (On) raconte * qu’au début / du monde * c’était l’obscurité

    Tout y était froid
    Et les créatures vivaient dans la peur.
    C’est pourquoi un dénommé Bur Buk Boon
    Se mit en tête de faire une grande flambée
    Afin de réchauffer les siens.

    Il ramassa quantité de bois
    Et les déposa un à un dans le foyer.

    he * take pastS * wood alot * thenS putin fire

    il * prit (prendre / passé) * du bois en quantité (beaucoup) * puis (le) mit * dans / le feu

    Pourtant, il s’arrêta soudain
    Car un bois avait attiré sa curiosité.
    En vérité,
    Il était habité de termites.

    Bur Buk Boon se refusant
    À leur causer le moindre mal,
    plaça un embout près de sa bouche
    Et souffla dedans.

    Alors qu’un son grandiose se faisait entendre,
    Les termites s’envolèrent au-dessus du feu et,
    Toutes illuminées,
    Allèrent se fixer dans le ciel.
    C’est ainsi que furent créées les étoiles.

    imply create star pluralS

    (ceci) entraîna / la création / des étoiles

    C’est également ainsi
    Que naquit le didgeridoo
    Dont le son harmonieux et puissant
    Allait désormais baigner la Terre de ses bienfaits.


  • La légende du koala

    On dit qu’une tribu recueillit un enfant à la mort de ses parents… Hélas, on ne fut pas très gentil avec lui et plus que tout, on l’assoiffait régulièrement ne lui donnant rien à boire, l’obligeant ainsi à mastiquer des feuilles d’eucalyptus. Un jour que les gens étaient partis à la chasse, l’enfant s’empara des récipients contenant l’eau et s’y abreuva abondamment puis il les emporta dans un eucalyptus. Tandis qu’il entonnait un chant magique, l’arbre grandit à perte de vue et l’enfant y grimpa pour se mettre à l’abri. À peine revenus de leur chasse, les gens s’aperçurent de ce qui s’était produit et prièrent l’enfant de leur rendre leurs récipients. S’il refusa tout d’abord, la promesse qu’ils lui firent de le traiter désormais plus gentiment finit par le convaincre. C’est pourquoi il descendit bientôt et les rejoignit. Mais lorsqu’il fut à leur portée, rompant leur promesse, les personnes le frappèrent de tous côtés. C’est alors qu’une chose extraordinaire se produisit car, sous leurs coups, l’enfant se transforma. Il se tassa, se couvrit de poils et tel un koala gagna en toute hâte l’eucalyptus dans lequel il prit la fuite pour ne plus jamais revenir.


  • Le boomerang…

    Il y a très longtemps, au début du Rêve, les hommes ne savaient pas encore marcher. Il faut dire que le ciel était tellement bas, qu’ils étaient obligés de ramper. C’est en cette époque qu’un chef avisé eut la plus géniale des idées. Pendant qu’il était en train de désaltérer à un point d’eau, il aperçut un bâton aux formes étranges et se dit que, peut-être, s’il savait bien l’utiliser il pourrait alors repousser le ciel. Dans sa sagesse, il lança le bâton et celui-ci effectuant de magnifiques volutes s’envola et frappa le ciel. Il le récupéra puis le lança encore et encore. Et à chaque fois, le ciel était repoussé un peu plus loin. Bientôt fut accomplie son œuvre et partout les créatures explosèrent de joie. On vit les kangourous sauter, les arbres croître et les hommes se mirent enfin debout. Son œuvre achevée, le chef voulut se débarrasser de son bâton à présent inutile et vilainement courbé. Toutefois alors qu’il venait à peine de le lancer au loin, quelle ne fut pas sa surprise de le voir revenir dans sa main. Ainsi naquit le premier boomerang.


  • Les richesses de l’opale

    Une légende aborigène dit qu’à l’origine du monde un arc-en-ciel déposa sur terre le créateur du Rêve. Il demeura un certain temps sur terre. Mais un jour, contre toute attente et dans le désarroi de tous, il décida de repartir. Alors l’arc-en-ciel l’emporta comme il était venu et disparut avec lui. Pourtant une chose inattendue survint car au pied de l’arc-en-ciel, sur la Terre d’Australie, le sol se transforma en pierres précieuses. Ainsi naquirent les richesses de l’opale… □ Coober Pedy en Australie du Sud en est la capitale, pas très loin de la Grande Clôture des Dingos – En langue aborigène, ce lieu signifie « trou de l’homme blanc » à l’image des 5000 km² de mines creusées dans tous les sens pour pouvoir accéder aux filons d’opale !