Dans la grotte Cosquer…

Mais qu’allait-il faire dans ces calanques ? Plonger tout simplement ! Ainsi débuta l’aventure du scaphandrier Henri Cosquer à partir de 1985. Le voici donc dans la calanque dite de la Triperie, 37 mètres sous l’eau. Un couloir se présente à lui qu’il décide d’emprunter. Non sans risque – plusieurs accidents le confirmeront hélas. Or 175 mètres plus loin, son émotion est à son comble : il débouche dans une cavité et la féerie éclate de toutes parts. Il se retrouve en présence de peintures pariétales ignorées de tous. Après analyse, l’on conclura qu’elles proviennent de deux âges distincts. Le premier remonte à 27000 ans et fait état de mains négatives*.   Le second a 19000 ans et l’on y trouve chevaux, bouquetins, cervidés, aurochs… Une merveille de plus vient de s’ajouter à la longue épopée de redécouverte de l’activité préhistorique. La grotte qui en 1992 s’intitulera désormais Cosquer, nous projette corps et âme en ces temps où nos ancêtres investirent tant de lieux dans le monde dont ils occupèrent le sol et marquèrent les parois. Et avec cette histoire, une certitude nous vient : il ne fait en effet aucun doute que plus le temps avancera, plus nous découvrirons de choses sur ces empreintes germinales, sources d’un des plus grands émerveillements que le signe écrit puisse nous inspirer !


Il était une fois : « Vive le Québec libre ! »

1967 – 24 Juillet
Visite du Général de Gaulle au Québec
100 ans exactement après la Constitution
Créant la Confédération du Canada
Unissant alors
Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Ontario et Québec

Du balcon de l’hôtel de ville
La voix s’élève
Et l’on retiendra un vigoureux :
« Vive le Québec libre ! »

Le gouvernement fédéral n’apprécie guère
Et le Général satisfait de son coup d’éclat
Rentre en France…

Photo by Bobolink


The Camp : un concept, une vision, un défi…

Jeudi 28 Septembre 2017
Une inauguration prometteuse
Sur les hauteurs d’Aix-en-Provence
Colline de l’Arbois
The Camp

Un concept voulu par Frédéric Chevalier
Décédé au mois de juillet de cette même année
Un concept mis en oeuvre par une équipe motivée
Consciente de l’enjeu et de sa signification

Pour les uns, une « Université de la singularité » à la française
Pour d’autres un « écosystème disruptif »
Ou bien encore un « camp de base pour explorer l’avenir »…

Et si The camp était tout simplement… lui-même
Une vision d’un penser et faire autrement, ensemble,
Une invitation à ne pas cocher les cases
Qui prétendent trop souvent désigner des expertises
Là où tout appelle à la transversalité
Des savoirs, des compétences, des idées,
Des générations…

Rencontres appelées à se multiplier
Entre le monde d’une entreprise qui expérimente, innove,
D’une éducation qui transforme,
D’un numérique humaniste
D’une écologie responsable

Sur quelques étagères en pourtour des cylindres de verre
Figuraient en ces jours de lancement
Des témoins de ce rapprochement souhaité
L’homme symbiotique – J. de Rosnay
Regards sur le monde actuel – Paul Valéry
Le tiers-instruit – Michel Serres
Parmi d’autres…

Que l’on ne s’y trompe pas
Ce qui se joue là n’est pas affaire élitiste
C’est d’une révolution en profondeur dont il s’agit
Et dont la partition vient de commencer à s’écrire…

Rien ne se fera plus sans que le monde entier ne s’en mêle » P. Valéry

 

now nothing do futureS * without participate ofSworld
maintenant / rien / (ne se) fera (faire – futur) * sans / la participation / du / monde

 

en savoir plus…


Veillées :

  • La légende d’Hubert

    Hubert (mort en 727) était fils de Bertrand, duc d’Aquitaine, arrière-petit-fils de Clovis, roi des Francs. On connaissait dans toute la Gaule son tempérament éclairé, sa générosité, et une passion : la chasse ! Cela l’éloignait un peu de tous et de tout : des conflits de son temps, de la religion, des hommes. Or, un jour qu’il chassait en Ardenne, chez Pépin d’Heristal, un certain 25 décembre, il faisait très froid. La forêt était nimbée de brouillard, lorsqu’un cerf dix-cors, tout blanc, l’obligea à faire halte. Il en avait rêvé depuis longtemps, car sa prise était exceptionnelle. Une légende racontait même que celui qui parviendrait à le chasser, pourrait se faire aimer de toutes les pucelles. Mais Hubert ne voyait là qu’une chose : la rareté de l’animal. Il s’élança à sa poursuite. Et soudain en plein milieu de la forêt, le cerf stoppa, une lumière ardente jaillit, et le Christ parut entre les bois du cerf. S’ensuivit un échange avec une voix qui lui demanda de cesser ces activités et de se rendre sans tarder auprès de l’évêque de Maestricht pour y entendre le moyen de sauver son âme. C’est ce qu’il fit. Ainsi Hubert consacra-t-il le reste de sa vie à Dieu, se retirant à Andage, dans les bois de Chamlon, durant sept ans de pénitence. Puis, l’évêque ayant été martyrisé, Hubert lui succéda. Une autre histoire raconte que tandis qu’il cherchait l’étole pour s’en couvrir, il ne la trouva point. Alors un ange lui remit une étole brodée par la sainte Vierge. Cette étole devait plus tard être employée à guérir miraculeusement les malades. Enfin une dernière histoire raconte que deux seigneurs chassant en cette même forêt un certain 3 novembre, ne trouvaient aucun animal à prendre. Ils réalisèrent qu’ils étaient sur les terres de Saint-Hubert et firent promesse de lui offrir le premier animal qu’ils parviendraient à abattre. Un magnifique sanglier se présenta à eux comme en sacrifice. Ils ne le manquèrent pas mais oublièrent aussitôt leur engagement. Alors le sanglier se redressa et disparut dans la forêt. Le 3 novembre est ainsi devenu la fête de saint Hubert, saint patron des chasseurs. (s. : les Chevaliers de l’Ordre de St Hubert)