Veillées :

  • Adonis…

    Adonis incarne une certaine idée de la beauté. Son nom provient du syrien (phénicien) adon « seigneur ». Il naît de la discorde qui oppose Aphrodite à sa future mère Smyrna (ou Myrrha), à propos de leur beauté respective. La déesse avait en effet conçu le plan d’une union contre nature entre Smyrna (dans le cœur de laquelle elle distilla un désir incestueux), et son père qu’elle enivra. Ce dernier recouvrant sa conscience tenta aussitôt d’assassiner sa fille mais Aphrodite la changea en arbre à myrrhe ! C’est en le fendant d’un coup d’épée qu’Adonis en sortit. Puis la déesse confia l’enfant à Perséphone (dans un coffre) laquelle, découvrant sa beauté, en fit son amant. Aphrodite en appela alors à Zeus, et c’est la muse Calliope qui trancha l’affaire en divisant l’année en trois parties égales : un tiers avec Aphrodite, un tiers avec Perséphone, et un tiers « libre ». Toutefois Aphrodite n’en resta pas là, et par un stratagème s’accorda les faveurs d’Adonis suscitant le courroux d’Arès qui le tua. Aphrodite éplorée créera une fête en son honneur que ne célèbreront que les femmes.


  • Arachné…

    Jeune fille née en Lydie, Arachné est célèbre pour avoir osé défier la déesse Athéna lors d’un tissage. Cette dernière représenta les 12 dieux de l’Olympe en majesté sur une tapisserie qu’elle pensait sans égale, lorsqu’Arachné entreprit quant à elle de les dépeindre dans tous leurs défauts. Sa tapisserie dépassait les mérites de la déesse, aussi celle-ci entra-t-elle dans une rage qui la conduisit à frapper la lydienne de sa navette. Puis elle détruisit l’œuvre de la jeune femme. Plongée dans le désespoir, Arachné se pendit. Athéna décida alors de la transformer en araignée pour que ses talents ne se perdent pas.


  • Bellérophon…

    Bellérophon est le fils de Poséidon et de la reine d’Ephyre, elle-même épouse de Glaucos, fils de Sisyphe. Il doit son nom au meurtre du tyran de Corinthe Belléros, soit « meurtrier de Belléros ». C’est pour l’expier qu’il se rendit à la cour de Tyrinthe auprès du roi Proteos. S’il y fut bien accueilli, la femme de ce dernier tenta de gagner ses faveurs. L’ayant repoussée, elle l’accusa faussement de l’avoir séduite. Proteos ne voulant pas briser les lois de l’hospitalité, décida de l’envoyer auprès de son beau-frère, Iobatès, roi de Lycie tout en le mandant de lui remettre un message scellé qui le condamnait à mort. C’est dans ce but qu’il fut prié de combattre Chimère, assuré de son funeste sort. Mais Athéna vint à son secours en lui permettant d’apprivoiser Pégase, auprès de la fontaine de Pirène. Il affronta donc la monstrueuse Chimère en sa compagnie et grâce à un bloc de plomb qu’il plaça dans sa gueule, lui brûla les entrailles. Revenu auprès de Iobatès, celui-ci lui confia à présent d’autres épreuves qu’il surmonta pareillement. Il défit ainsi les terribles Solymes, vainquit les Amazones… Devant tant de bravoure, Iobatès reconnut son erreur, et lui offrit sa fille Philonoé en mariage dont il eut trois enfants, ainsi que la charge de sa succession. Hélas Bellérophon fut gagné par l’orgueil et c’est pourquoi il revint se venger de Sthénébée qu’il entraîna sous un faux prétexte sur le dos de Pégase avant de la précipiter dans les flots. Puis il voulut gagner l’Olympe et vola avec une telle obstination, que Zeus décida de le punir en le faisant chuter sur terre, où il demeura, pauvre et errant, jusqu’à sa mort.


  • Cadmos, à la recherche d’Europe…

    Europe était une princesse phénicienne de haute noblesse, fille d’Agénor, roi de Tyr, et de Téléphassa. Reconnue pour son exceptionnelle beauté, elle ne manqua pas d’attirer la convoitise de Zeus. C’est pourquoi celui-ci l’enleva sur les rivages de Phénicie, après s’être métamorphosé en taureau. Alors Agénor ordonna à tous les siens, frères d’Europe ainsi qu’à son épouse, de partir à sa recherche et de n’en point revenir sans l’avoir trouvée. C’est ainsi que Phénix s’installa en Phénicie, Cilix fonda la Cilicie, Thasos prit possession de l’île qui porte son nom, et Phinée, au funeste destin – les dieux le frapperaient de cécité, devint roi de Salmydessos. Le dernier frère, Cadmos, partit avec sa mère Téléphassa et ils s’installèrent en Thrace. C’est là qu’elle y mourut. L’oracle de Delphes lui conseilla alors de suivre une génisse et de ne s’arrêter que lorsque celle-ci ferait halte. Elle le conduisit jusqu’au fleuve Asopos. Voulant y sacrifier la bête, Cadmos fut confronté à un dragon qui gardait farouchement les lieux. Celui-ci se débarrassa de tous les hommes venus avec Cadmos, lequel finalement le terrassa. Sur les conseils d’Athéna, il parsema le sol des dents du monstre. En naquirent alors des géants qui s’entretuèrent à l’exception de cinq d’entre eux. En leur compagnie, il fonda la future Thèbes. Puis il épousa Harmonie, fille d’Arès et d’Aphrodite. On dit aussi que cet épisode donna le jour à l’alphabet grec, et c’est un fait que celui-ci dérive en effet de l’alphabet phénicien que Cadmos apportait avec lui. De leur union naquirent deux fils et quatre filles, qui connurent des histoires diversement heureuses. Quant à Cadmos, il fut accueilli à sa mort parmi les dieux avec tous les honneurs.


  • Chaos…

    Au commencement étaient le Chaos, la Nuit et l’Amour. Le Chaos et la Nuit engendrèrent le Destin. Puis naquirent la Terre (Titéa) et le Tartare (les Ténèbres). Titéa mit au monde Uranus (le Ciel), la Mer et les Cyclopes. Titéa et Uranus enfantèrent les Titans. Toutefois Uranus les précipitant dans le Tartare, Titéa fomenta sa vengeance. C’est ainsi que Saturne (Cronos) le mutila et prit sa place, tout en promettant à Titan, son aîné, que celui-ci lui succéderait. Ayant épousé Rhéa, Saturne prit ainsi l’engagement de ne pas avoir d’héritier mâle, et décida donc d’avaler ses enfants. Néanmoins alors qu’il s’apprêtait à engloutir Jupiter, Rhéa lui substitua une pierre emmaillotée. Jupiter grandit en Crète, nourri du lait de la chèvre Amalthée. Titan l’ayant cependant découvert, il enclencha la guerre avec son frère Saturne et en vint à bout. Jupiter, cherchant à s’allier des forces pour vaincre Titan, parvint à faire rendre à son père tous les enfants qu’il avait avalés. En récompense de quoi, il put à son tour mettre Titan à terre, et replacer Saturne sur son trône. Hélas celui-ci n’en fut guère reconnaissant et Jupiter, entré en guerre contre lui, le chassa du ciel. On dit qu’il trouva refuge dans le Latium, et qu’il y amena un Âge d’or dont les Romains fêtaient le souvenir sous le nom de Saturnales.


  • Danaos et les Danaïdes…

    Danaos avait 50 filles, les Danaïdes.
    Egyptos, son frère, 50 fils.
    Il proposa donc leur mariage afin d’éviter les querelles de succession.
    Toutefois Danaos craignant que les fils d’Egyptos n’en profitent pour se débarrasser de leurs épouses
    Prit la fuite avec elles.
    Finalement rejoints, et sous la menace,
    Le mariage eut lieu.
    Mais Danaos ne s’était point avoué vaincu.
    Il ordonna à ses filles de placer une épingle dans leurs cheveux
    Et, au moment opportun,
    De s’en servir pour mettre à mort leurs époux.
    Toutes y consentirent
    Sauf Hypermnestre
    Laquelle épargna son époux, Lyncée.

    C’est lui qui quelque temps plus tard
    Devait mettre à mort Danaos et ses filles
    Puis régna sur Argos en compagnie d’Hypermnestre.

    En raison de leur crime
    On dit que les Danaïdes
    Furent condamnées aux Enfers
    À remplir une jarre percée.
    Une expression en est restée
    « Le tonneau des Danaïdes »
    Désignant un acte
    Condamné à se poursuivre sans fin…


  • Jardin des Hespérides…

    Il était un jardin connu pour abriter un pommier quelque peu spécial puisqu’il portait de célèbres pommes d’or. Gaia (la terre) l’avait offert à Héra en cadeau de mariage. Ajoutons que ce jardin était férocement gardé par un dragon, dénommé Ladon, depuis qu’Héra avait observé que les filles d’Atlas, les Hespérides, n’hésitaient pas à chaparder ces fruits exceptionnels. De son côté Atlas avait été prévenu qu’un fils de Zeus tenterait un jour de s’en emparer. C’est pourquoi il avait érigé des murailles tout autour de son jardin, dont l’emplacement du reste était tenu en grand secret. Lors de ces douze travaux, Hercule fut chargé d’aller les chercher. Ne sachant dans quelle direction s’élancer, il recourut aux services de Nérée qui, tentant de s’y soustraire, finit tout de même par lui conseiller de faire intervenir Atlas lui-même. Or entre-temps le sort d’Atlas avait connu une sévère infortune. Dans une lutte l’opposant à Zeus, dont il était sorti vaincu, il avait été condamné à supporter pour l’éternité le poids de la voûte céleste. Aussi Hercule songea-t-il qu’il pourrait aisément marchander son concours. Il lui proposa de porter un temps la voûte à sa place pendant que lui-même irait chercher quelques pommes. Restait à réduire la farouche résistance de Ladon, le dragon, qui lui fut acquise avec l’aide d’Hercule. C’est ainsi qu’Atlas revint victorieux, non sans songer à présent qu’il était libéré de cette épouvantable contrainte et qu’il pourrait fort bien la laisser à Hercule. Il lui annonça qu’il se rendrait lui-même auprès d’Eurysthée avec les pommes. Ce dernier dut alors recourir à une ruse pour tromper Atlas prétextant qu’il voulait juste s’emparer d’un coussin. Son stratagème porta (doublement) ses fruits. Et Atlas de nouveau enchaîné à son destin le regarda s’éloigner sans espoir de se recouvrer sa liberté. On dit qu’il la dut à Persée qui, grâce à la tête de la gorgone, le pétrifia, le transformant ainsi en un majestueux massif qui aujourd’hui encore porte le nom de l’Atlas.


  • Le cadeau d’Héphaistos…

    Mais qui était donc le père d’Héphaistos, dieu grec du feu et du travail des métaux (Vulcain chez les Romains) ? Son nom pourrait signifier « brûler » « allumer ». Les auteurs se disputent à ce sujet. En revanche, sa mère est incontestablement Héra avec laquelle il entretint des rapports tumultueux. A sa naissance, Zeus ne voulut croire qu’il n’était pas le fruit d’une union illégitime. Du reste il avait une si piètre allure qu’Héra le jeta du sommet de l’Olympe. Par chance, il fut recueilli dans la mer par les nymphes Thétis et Eurynomé, et il put grandir à leurs côtés malgré la claudication engendrée par sa chute dans une grotte où se développèrent ses talents de forgeron. Il y excella tant et si bien que plus d’une créature divine bénéficia des bijoux et ornements qu’il façonnait à merveille. Certaines légendes racontent qu’il conçut alors le projet d’envoyer un splendide trône en or à Héra. Celle-ci flatté par ce mystérieux présent s’y installa avec plaisir. Mais à peine y fut-elle assise, qu’un mécanisme l’y emprisonna. Tous les dieux tentèrent de l’en délivrer. Sans succès. L’heure de la revanche et de la reconnaissance avait sonné. Il fallut en effet faire appel aux pouvoirs du forgeron divin, Héphaistos pour que le trône relâche son emprise. Occasion rêvée pour faire reconnaître à tous et à Héra tout particulièrement, sa filiation et demander Aphrodite en mariage. La forge divine fut alors installée sur l’Olympe. Héphaistos fut l’artisan de nombreux objets qui traversent les récits : le trident de Poséidon, le char d’Hélios, la ceinture d’Aphrodite, les chaînes de Prométhée… Une autre légende raconte que son infirmité serait due à une dispute entre Zeus et Héra, dans laquelle il aurait pris le parti de cette dernière, suscitant le courroux du dieu des dieux. Ce dernier l’aurait en effet attrapé par les chevilles et précipité (décidément !) du haut de l’Olympe – Il aurait ainsi chuté une journée entière pour finir sur l’île de Lemnos. Une des versions du mythe de Prométhée le voit dérober le feu à la forge terrestre d’Héphaistos précisément à Lemnos.


  • Midas et le Pactole

    Les richesses aurifères charriées par le fleuve Pactole, et qui ont donné à ce mot le sens de fortune, de gain important (toucher le pactole) sont liées à la légende de Midas, roi de Phrygie qui aurait vécu de 738 à 696 av. J.-C. (ou 675). Toute l’histoire commença avec un personnage ivre, déambulant dans les rues de sa Cité. Alors que les passants s’apprêtaient à le railler, on dit que Midas tout au contraire leur ordonna de prendre soin de lui. Il fut ainsi conduit au palais et put y profiter de tous les bienfaits. On découvrit alors que ce dernier n’était autre que Silène, satyre, précepteur et père adoptif de Dyonisos. Le Dieu eut vite vent de la protection que Midas avait apportée à Silène, et lui fit savoir qu’il lui accorderait tout ce qu’il désirerait. Or Midas demanda sans bien y réfléchir que tout ce qu’il toucherait soit immédiatement transformé en or. Cela lui fut consenti. Hélas, le résultat dépassa ses espérances, et faillit causer sa mort puisque désormais aucun aliment ne pouvait plus parvenir à ses lèvres sans être transformé en or. Il fut délivré de ce malheur par une autre intervention de Dionysos, qui lui demanda de se laver les mains dans le fleuve Pactole lequel, dès ce jour, fut illustre pour ses qualités aurifères.


  • Œdipe …

    Laïos, roi de Thèbes, avait poussé le fils de Pélops à se suicider après l’avoir enlevé. Pélops le maudit alors, et lui prédit qu’il serait lui-même assassiné par son propre fils. C’est pourquoi il prit grand soin de ne pas se rapprocher de son épouse Jocaste. Mais une nuit d’ivresse, leur union ne put être évitée et en naquit un fils. Avisé de son funeste sort, Laïos décida de s’en séparer et l’abandonna les pieds attachés au sommet du Cithéron, une montagne proche de Corinthe. On l’y découvrit bientôt et on le nomma « aux pieds enflés », Œdipe, en raison des attaches qui l’avaient blessé. Puis il fut présenté à Polybe, roi de Corinthe, et son épouse lesquels en prirent grand soin. Il grandit à leur côté, entouré de leur amour. Mais parvenu à l’âge adulte, une personne l’informa qu’il n’était en aucune sorte leur fils, le poussant à consulter l’oracle de Delphes. C’est là que la plus énigmatique des réponses lui fut proposée : l’oracle lui annonça en effet qu’il tuerait son père, et épouserait sa mère. Frappé d’effroi, Œdipe décida de fuir loin de Corinthe, et de ses parents supposés et se rendit en Boétie. Sur le chemin, il se prit de querelle avec un cocher et son passager et la dispute s’envenimant, les tua. Puis il gagna Thèbes et alors qu’il s’en approchait, il apprit que la cité était terrorisée par la Sphinge. Se rendant auprès d’elle, sur un tapis d’ossements attestant sa cruauté, il dut répondre à une étrange question : « Quelle est la créature qui a quatre pattes le matin, deux à midi, et trois le soir ? » L’évidence le frappa et, répondant qu’il s’agissait de « l’homme », la Sphinge se précipita dans le vide, libérant la Cité ! Il y entra en héros, et gagna la main de la reine qui venait de perdre son époux. Leur union donna naissance à quatre enfants et vingt ans passèrent. C’est alors qu’une peste terrible frappa la Cité. Œdipe, son roi, mit tout en œuvre pour la combattre et accueillit les dires de l’oracle de Delphes avec soulagement, et colère. Ce dernier était formel : il fallait débarrasser la Cité du meurtrier de Laïos, cause de ce grand malheur qui s’abattait sur la ville. Œdipe convoqua le vieux Tirésias qui en savait bien plus qu’il ne le disait. Sous ses menaces, le vieil homme aveugle lui apprit qu’il n’était autre que le meurtrier et rappela la prédiction de Pelops selon laquelle le père serait tué par son fils. Se refusant à croire à de telles inepties, Œdipe s’emporta contre Tirésias ainsi que Créon, frère de Jocaste. Celle-ci attesta que cela ne pouvait être, car leur fils était mort sur la montagne du Cithéron ! C’est alors que tout devint clair et que le drame épouvantable éclata au grand jour. Le vieil homme qu’il avait tué sur le chemin de Thèbes n’était autre que son père, et la reine Jocaste sa mère. Celle-ci se pendit aussitôt. Quant à Œdipe, fou de douleur, il se perça les yeux avec la fibule de Jocaste. C’est aux bras de sa fille Antigone qu’il quitta la Cité. On dit qu’il trouva refuge grâce à Apollon dans les bois de Colone, près d’Athènes.


  • Pélias, et l’éternelle jeunesse…

    (histoire grecque)… Pelias et Aeson étaient deux frères jumeaux nés de la nymphe Tyro et de Poséidon. On dit que Pelias, avide de pouvoir, et désireux de l’exercer seul, se débarrassa de son frère Aeson. Ainsi débuta son règne à Iolcos. Il eut bientôt quatre enfants : Acaste, Alceste, Evadné et Pélopia. Toutefois il advint un jour où Jason, fils d’Aeson, élevé par le centaure Chiron, vint lui réclamer le trône. C’est à ce moment là que Pélias lui demanda d’aller quérir la Toison d’or, afin de s’en défaire. Jason en revint en compagnie de sa compagne Médée. Celle-ci élabora alors un stratagème pour en finir avec le vieux Pélias. Pour l’accomplir, elle se rapprocha de ses quatre enfants. Faisant bouillir les morceaux d’un vieux bélier dans un chaudron, elle en sortit, sous leurs yeux médusés, un jeune agneau plein de vigueur. Qu’il en fût ainsi : les enfants de Pélias, convaincus par sa magie (à l’exception d’Alceste), s’empressèrent de profiter du sommeil de leur père, le découpèrent en morceau et le livrèrent à Médée. Leur désenchantement fut grand car rien ne se produisit ! Jason et Médée devaient être bannis d’Iolcos, et aller à la rencontre de bien d’autres aventures, mais c’est là une autre histoire…


  • Sur la queue du paon…

    Zeus s’était épris de la belle Io. Or Héra, son épouse, en était jalouse. Zeus transforma donc son amante en génisse. Toutefois sachant quel mystère se cachait sous ces formes trompeuses, Héra en confia la garde au géant Argos car celui-ci possédait cinquante paires d’yeux, dont la moitié restait constamment ouverte. C’est auprès d’un olivier où il la surveillait étroitement, qu’Hermès parvint à déjouer la méfiance du géant. Le fils de Zeus réussit en effet grâce à sa flûte à endormir le gardien, avant de le tuer. La pauvre Io se fit néanmoins piquer par un taon envoyé par Héra et dut s’enfuir à toute allure. De nombreuses terres se souviennent de sa fuite éperdue. En particulier la mer dite toujours Ionienne, et le Bosphore, qui signifie en grec « qui porte la vache ». On raconte qu’Héra décida de parsemer les yeux d’Argos sur la queue du paon.


  • Un reflet mortel…

    Narcisse était un jeune homme de grande beauté. Or il avait été également doté d’un tempérament extrêmement fier et se refusait à céder aux avances de toutes les jeunes personnes qui tombaient amoureuses de lui. C’est ainsi qu’il repoussa les avances d’Echo, au point de l’affliger terriblement. On se rappellera ici qu’Echo était une nymphe que Zeus avait chargée de détourner l’attention d’Héra pendant qu’il batifolait auprès de ses amours. Or Héra s’étant aperçu du stratagème lui avait ôté la parole, la condamnant à répéter les derniers mots des paroles qu’elle entendait. Ainsi donc Echo fut-elle rejetée et jura de se venger. Chose fut faite le jour où Narcisse s’approcha d’une source et y vit son reflet. Le devin Tirésias n’avait-il pas prévenu en déclarant que Narcisse vivrait tant qu’il ne se connaîtrait pas ! Or, devant un tel éclat de beauté, Narcisse tomba amoureux de lui-même se condamnant à ne pouvoir vivre pleinement cette passion. Elle le consuma jour après jour tandis qu’il ne pouvait plus se détacher de son image et Narcisse se vida ainsi de sa vie. On dit que l’emplacement où les naïades le retrouvèrent était tapissé de fleurs blanches, qu’on nomme narcisses.